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lundi 10 janvier 2011

L’argent d’Ottawa pour la reconstruction en Haïti peine à arriver

Agence QMI, Josianne Desjardins 10/01/2011 17h32
MONTREAL – Le gouvernement canadien n’aurait déboursé que le tiers de son engagement pour 2010 dans les projets de reconstruction en Haïti selon la Concertation pour Haïti (CPH), qui exige qu’Ottawa rende des comptes.

La CPH, qui est une coalition de 15 organismes humanitaires, dont l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et Amnistie internationale, a présenté son rapport «Aide et reconstruction après le séisme : quel engagement du Canada en Haïti ?» lors d’une conférence de presse, lundi.
«Force est de constater une lenteur» dans le versement des fonds pour la reconstruction, selon la CPH, puisqu’Ottawa n’a consacré que 31,6 % de la somme prévue pour l’année 2010.
En date du 24 novembre, le gouvernement n’avait octroyé que 70 millions $ pour la reconstruction du pays sur les 220 millions $ qui avaient été alloués en 2010.
«Ce sont les projets qui permettent une aide rapide qui intéressent le gouvernement, mais il faut aussi miser sur des projets à plus long terme», a affirmé Suzanne Loiselle, directrice d’Entraide solidaire et membre du CPH.
La CPH demande entre autres au gouvernement canadien de dévoiler les montants et le contenu des projets de reconstruction qu’il finance et d’être plus clair sur sa stratégie.
«Les informations restent très générales et ne permettent pas de déterminer où va l’argent concrètement. Le contenu est imprécis et il n’y a encore aucun document-cadre qui n’a été publié», a déploré Catherine Duhamel, avocate et membre de la CPH.
Lorsque l’Agence QMI a contacté l’Agence de développement international (ACDI), jeudi dernier, pour connaître concrètement les projets auxquels servira cet argent, le porte-parole de l’ACDI, Scott Cantin, s’est contenté de répondre par courriel qu’il «déboursera les fonds au fur et à mesure que les besoins seront déterminés».
Concertation pour Haïti demande enfin au fédéral de réorienter ses activités vers le développement et les droits humains plutôt que sur les projets de sécurité

vendredi 1 octobre 2010

La révolution selon Muhammad Yunus

Publié le 01 octobre 2010 Agnès Gruda; La Presse
José Andres est un grand chef qui a fait connaître les tapas aux États-Unis, a popularisé la cuisine moléculaire et enseigne aujourd'hui la physique culinaire à Harvard. Bientôt, il pourrait diriger une école de cuisine... en Haïti.
But de l'opération: former des cuisiniers qui pourront gagner leur vie en vendant des plats pas chers, préparés avec des produits locaux. Tout le monde y gagnerait: les nouveaux chefs, qui y trouveraient un gagne-pain, les agriculteurs qui auraient plus de débouchés pour leurs produits, et les clients qui pourraient bien manger, à peu de frais.
Si ce projet a des chances de voir le jour, c'est grâce à Muhammad Yunus, inventeur du concept du microcrédit et Prix Nobel de la paix 2006.
Dans les années 70, Muhammad Yunus a fondé la banque Grameen pour donner accès au crédit à ceux qui n'en avaient pas. Les pauvres. Et les femmes. Depuis, cette banque a distribué près de 10 milliards de dollars de prêts. Le concept a essaimé partout, y compris dans le monde développé. À la faveur de la crise économique, le réseau Grameen compte déjà cinq succursales aux États-Unis!
Muhammad Yunus, lui, s'est lancé dans une nouvelle bataille: celle en faveur de l'économie sociale, seule façon, selon lui, de sortir le capitalisme du cul-de-sac dans lequel il s'est embourbé. Seule façon, aussi, de donner aux plus pauvres les outils pour sortir vraiment de l'indigence.
Son objectif: convaincre la communauté internationale d'investir entre 10 et 20% de l'argent consacré à l'aide internationale dans un fonds qui financerait des entreprises socialement rentables dans les pays pauvres.
C'est un fonds de ce genre qui permettrait de financer son école culinaire en Haïti. «Nous n'avons eu que des réponses positives, il ne reste que des détails juridiques à régler», assure l'économiste de 70 ans, qui est de passage à Montréal ces jours-ci à l'invitation de l'Université McGill.
Le pape du microcrédit jongle avec des dizaines d'autres projets. À l'écouter parler, on a le sentiment qu'il n'y a rien à son épreuve. Il a convaincu la compagnie Adidas de créer des chaussures à un dollar pour des gens qui n'en ont pas. La compagnie Danone, elle, a produit un yogourt nutritif et pas cher pour les mal nourris du Bangladesh, son pays natal.
Muhammad Yunus voit grand. Il a déjà un autre projet pour Haïti: convaincre de grandes chaînes de magasins, comme Walmart, d'y faire fabriquer des vêtements.
Cet homme qui a étudié aux États-Unis, et qui est sorti du carcan économique traditionnel quand la famine a frappé le Bangladesh, porte un regard critique sur l'aide internationale telle que pratiquée aujourd'hui. Parfois, elle peut faire plus de mal que de bien. En Haïti, par exemple, on a tué l'économie locale en distribuant gratuitement des aliments produits ailleurs.
«L'aide internationale n'a pas évolué depuis les années 60, alors que le monde a changé», déplore Muhammad Yunus, qui prône une sorte de révolution tranquille dans ce secteur.
L'un de ses principaux arguments en faveur de l'entrepreneuriat social, c'est que l'argent qui y entre se «recycle». Tandis qu'un dollar dépensé en charité est dépensé, et ne revient jamais...
Son approche se heurte à quelques résistances. À droite, des gens qui ne croient pas trop que l'entreprise privée puisse être mue par d'autres motivations que le profit. À gauche, des gens qui pensent que les gouvernements doivent résoudre tous les maux. Muhammad Yunus leur répond: «Au lieu de descendre dans la rue pour changer les gouvernements, intervenez là où il y a des lacunes.»
Muhammad Yunus parcourt inlassablement la planète pour convaincre les gouvernements de créer un Fonds d'entrepreneuriat social où serait versé jusqu'à 20% de l'argent de la coopération internationale. Le premier à avoir donné suite à son appel est le Japon. À quand le Canada?
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201010/01/01-4328441-la-revolution-selon-muhammad-yunus.php

mercredi 8 septembre 2010

Un héros haïtien honoré à Québec

Publié le 08 septembre 2010 à 16h02

Pierre Pelchat Le Soleil
Le représentant de l'Association haïtienne de Québec,
Adrien Chavannes, le sculpteur Anioclès Grégoire
 et le président de la Commission de la capitale nationale,
Jacques Langlois, devant la statue du général Toussaint Louverture.

LE SOLEIL, STEVE DESCHÊNES

(Québec) Un héros haïtien a été honoré, mercredi, à Québec par le dévoilement d'une statue en bronze du général Toussaint Louverture dans le parc de l'Amérique latine situé dans la basse-ville, entre le Palais de justice et la rivière Saint-Charles.
L'événement s'est déroulé en présence de représentants du président d'Haïti, de la communauté haïtienne, du gouvernement du Québec, de la Commission de la capitale nationale, de la Ville Québec ainsi que de plusieurs invités.
Le représentant de l'Association haïtienne de Québec, Adrien Chavannes, a souligné le rôle important joué par le général dans l'abolition de l'esclavage à Haïti à la fin du 18e siècle qui a conduit, par la suite, à l'indépendance de son pays. L'action de Toussait Louverture a aussi ouvert le chemin au mouvement anticolonialiste en Amérique latine.
«Il a été le précurseur de l'indépendance. Il a conduit la seule révolution victorieuse d'esclaves de l'histoire. C'est le plus grand héros afro-américain. Il a fondé le premier État noir et il est considéré comme un grand libérateur des peuples», a affirmé M. Chavannes.
«Avec la statue de Toussaint Louverture, le parc de l'Amérique latine est un lieu de mémoire pour les Haïtiens, les Noirs mais aussi pour toutes les personnes qui rêvent de justice et liberté», a-t-il ajouté.
La statue est l'oeuvre de l'artiste sculpteur Anioclès Grégoire. Le monument a été offert par l'Association haïtienne de Québec.
Le général Toussait Louverture est décédé en 1803 dans une prison en France après avoir été fait prisonnier par les troupes françaises sous les ordres de Napoléon. L'année suivante, l'indépendance d'Haïti a été proclamée.
La statue du général haïtien se retrouve aux côtés de celles de l'écrivain cubain José Marti, du philosophe équatorien Juan Montalvo, du général uruguayen José Gervasio Artigas, de l'homme politique chilien Bernardo O'Higgins et du général vénézuélien Simon Bolivar.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201009/08/01-4313731-un-heros-haitien-honore-a-quebec.php

vendredi 3 septembre 2010

Concert en plein air de l'OSM: un hommage émouvant à Haïti

Mis à jour le 02 septembre 2010
Éric Clément, La Presse
Le chef d'orchestre de l'OSM, Kent Nagano,
salue la foule après le concert.
PHOTO: ROBERT SKINNER, LA PRESSE
Dédié au peuple haïtien et organisé en sa faveur, le premier concert de l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) pour la saison 2010-2011, présenté en plein air sur le Parterre du Quartier des spectacles, a ravi et ému quelque 10 000 spectateurs.
Les nombreux spectateurs s'étaient massés à l'ombre de la future Adresse symphonique, apportant leurs chaises pliantes pour profiter pleinement du spectacle, les premiers étant arrivés à 16h pour le concert de 19h.
L'orchestre avait pris place sur une estrade placée sous un chapiteau érigé en demi-cercle. Le monde politique, économique et culturel s'était aussi déplacé pour l'occasion. Raymond Bachand, ministre des Finances du Québec et responsable de Montréal, représentait le gouvernement du Québec. Les conseillères municipales Helen Fotopulos et Marie Cinq-Mars représentaient la Ville de Montréal en l'absence du maire Gérald Tremblay.
On remarquait également la présence de Simon Brault, chargé de piloter l'organisme Métropole culturelle, l'avocat Bernard Roy, le président des Canadiens de Montréal, Pierre Boivin, ou encore le fondateur du Festival international de jazz de Montréal, Alain Simard.
L'ex-premier ministre québécois Lucien Bouchard, président du CA de l'orchestre, a annoncé au début de la soirée que le contrat du maestro Kent Nagano, qui s'achève le 1er septembre 2011, sera prolongé de trois ans, avec une possibilité de deux années supplémentaires.
Animée par le chanteur Luck Mervil, la soirée était diffusée en Haïti. Après le poème symphonique Don Juan, de Richard Strauss, l'OSM a interprété L'oiseau de feu d'Igor Stravinsky tandis que les artistes du cirque Éloize accompagnaient la musique de leurs acrobaties et exercices d'équilibre.
Mais quand les danseuses classiques sont arrivées sur scène des trombes d'eau se sont mises à tomber...
Tandis qu'on distribuait des vêtements de pluie aux invités d'honneur et aux journalistes (merci Air Canada!), les danseuses et les artistes poursuivaient leur numéro, toutes de blanc vêtues et protégées par le chapiteau.
Bel exercice que cette collaboration inhabituelle entre deux formes d'art. Les artistes du cirque accomplissaient leurs exercices en totale harmonie avec la musique, qu'elle soit doucement rythmée (au début) ou plus saccadée et forte par la suite. Cette harmonie plut au ciel qui cessa toute colère alors que les musiciens achevaient cet Oiseau de feu fort réussi et applaudi debout par les spectateurs. Est-ce une voie d'avenir pour populariser l'orchestre et rajeunir son audience?
Changement de registre ensuite avec l'interprétation par l'OSM de Lollapalooza, composé en 1995 par le compositeur américain John Adams.
Marie-Josée Lord a ensuite interprété avec émotion un superbe Summertime, extrait de l'opéra Porgy and Bess créé par George Gershwin en 1935.
Puis, avec en appui le bouleversant Adagio de Samuel Barber, l'écrivain Dany Laferrière a lu un texte qu'il a écrit à Port-au-Prince lors du tremblement de terre du 12 janvier dernier. Instants de poésie et de frissons, rappel des drames vécus par le peuple haïtien depuis les dictatures jusqu'aux ouragans meurtriers. Une lecture émouvante sur ces heures d'angoisse et ses «tressaillements du sol» vécues et ressentis par l'écrivain au milieu des siens, une lecture écoutée dans le silence le plus total de l'assistance, alors que l'écrivain évoquait le «silence assourdissant» du séisme.
«Je ne savais pas que 60 secondes pouvaient durer si longtemps», a dit Dany Laferrière, très applaudi quand il a terminé sa lecture en affirmant qu'Haïti continuera longtemps à occuper le coeur du monde.
La soirée s'est achevée avec Luck Mervil qui a rappelé l'importance de changer les bidonvilles en villages sains, avant d'interpréter sa chanson Mezanmi avec l'OSM. Il chantait mais s'adressait aussi, en créole, via la rediffusion télévisée, aux Haïtiens qui ont été capables de capter cet émouvant hommage qui leur était destiné.
De nombreux spectateurs ont acheté des bracelets au prix de 5$ afin de fournir des fonds à l'organisme Vilaj Vilaj qui construit, notamment en Haïti, des villages modernes et sécuritaires. L'événement a amassé 60 000 dollars.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/musique-classique/201009/02/01-4312180-concert-en-plein-air-de-losm-un-hommage-emouvant-a-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1

mercredi 1 septembre 2010

Accueil de 10 étudiants haïtiens à l'UQAR: apprendre pour rebâtir

Publié le 01 septembre 2010
Trois des 10 étudiants haïtiens admis, sans frais, à l'UQAR,
Marline (génie électrique), Gaêlle (informatique)  et Aude-Laule
 (génie électrique), consultent le journal de la rentrée.

COLLABORATION SPÉCIALE CARL THÉRIAULT


Carl Thériault, collaboration spéciale, Le Soleil
(Rimouski) Se former pour contribuer à la reconstruction de leur pays, tel est le leitmotiv des 10 étudiants de l'Université d'État d'Haïti qui, depuis lundi, ont entrepris des études sur le campus de Rimouski de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).
Ces étudiants ont été accueillis, sans frais, par l'UQAR et la communauté rimouskoise. «Le séisme du 12 janvier, qui a été très dur pour nous, a ravagé notre université. Je vais faire de mon mieux pour apporter toute ma rigueur à mes études dans le but de retourner en Haïti pour reconstruire le pays à ma façon et d'apporter mon aide au peuple haïtien surtout en éducation», a exprimé Pierre Roland, étudiant en biologie.
La Rimouskoise Monique Duchaine loge dans sa maison trois étudiantes haïtiennes. «Tout se passe bien avec les filles. Elles ont même commencé à cuisiner samedi soir des mets créoles», a relaté
Mme Duchaine qui a déjà adopté deux enfants haïtiens en plus de supporter cinq enfants en Haïti.
L'UQAR n'impose pas de paiement de frais de scolarité à ces étudiants. «Nous avons gravi comme des montagnes et traversé de longs tunnels pour arriver à ce tour de forces en quelques mois et choisir des étudiants qui n'auraient pu poursuivre leurs études autrement. C'est une belle aventure qui débute avec Haïti. Notre comité d'orientation internationale veut privilégier la francophonie en ciblant un certain nombre d'universités comme celle d'Haïti», a fait valoir Michel Ringuet, recteur de l'UQAR.
Chaque étudiant représente une somme totale de 24 000 $ (scolarité, séjour...).
D'autres fers sont au feu entre l'UQAR et l'Université d'État d'Haïti. «Nous devrions aussi profiter de l'expertise en océanographie et en développement régional de l'UQAR. Nous n'avons pas de diplôme en gestion des ressources maritimes et en océanographie. Le séisme a montré l'extrême concentration des ressources et des infrastructures à Port-au-Prince qui n'est pas une bonne chose. Nous avons commencé à discuter d'un campus dans la zone de la Grande-Anse», a donné, comme exemples, Fritz Deshommes, vice-recteur à la recherche de l'Université d'État d'Haïti, qui a aussi des étudiants à l'Université Laval et à Montréal.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/societe/201008/31/01-4311455-accueil-de-10-etudiants-haitiens-a-luqar-apprendre-pour-rebatir.php

Commentaires:
Tous les pays qui disposent de grandes universitaires devraient faire des gestes similaires dans le cadre de la formation. Ceci  n'aurait bien entendu les résultats escomptés que si le gouvernement haïtien assume lui-aussi la responsabilité de créer le cadre adéquat pour réintégrer ces professionnels de façon à ce qu'ils ne cèdent pas aux chants des sirènes qui vont les inviter a rester là ou ils sont formés.

Éloize se plie en quatre pour l'OSM...Concert dédié au peuple haïtien

Publié le 01 septembre 2010

Éric Clément, La Presse
Le Cirque Éloize répétait hier sa prestation  de 18 minutes
qui fera partie d'un concert gratuit donné demain soir par
l'OSM en hommage au peuple haïtien.

PHOTO: DAVID BOILY, LA PRESSE
L'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) offrira demain soir un spectacle inédit au public montréalais en ouverture de sa saison 2010-2011. Le Cirque Éloize, Dany Laferrière, Luck Mervil et Marie-Josée Lord accompagneront les musiciens sur le nouveau parterre du Quartier des spectacles dans une mise en scène de Denis Bouchard.
Dans le cadre de ce concert gratuit «en hommage au courage du peuple haïtien», le Cirque Eloize a préparé une oeuvre originale avec des danseuses classiques et des break dancers. Au total, 10 artistes du cirque se produiront au moment où l'OSM jouera L'oiseau de feu, d'Igor Stravinsky.
«On est partis de Stravinsky et du ballet de Serge de Diaghilev pour jouer avec les différents personnages, les princesses, le monstre, un enfant, un jeune homme qui rencontre un oiseau de feu, etc., dit Denis Bouchard. On suit donc la trame narrative tel que recommandé par maestro Nagano, ce qui donne un cirque balletique d'environ 18 minutes.»
«On a intégré la danse et les arts du cirque, ajoute le directeur artistique responsable des événements spéciaux au Cirque Éloize, Benoît Laroche. Le prince Ivan sera joué par Christian «Sancho» Garmatter, l'oiseau de feu par Évelyne Lamontagne, qui était la Lucy in the Sky du spectacle Love du Cirque du Soleil à Las Vegas, et le monstre sera joué par le spécialiste des sangles David Bonneville.»
Appuyant ces trois personnages principaux, sept déesses complètent la distribution (trois équilibristes, trois danseuses et la contorsionniste Leilani Franco). «C'est un immense puzzle à monter en suivant la musique, dit Benoît Laroche. Ce sera une rencontre éphémère avec l'OSM qui ne durera qu'une journée.»

Beau temps, mauvais temps
Le spectacle débutera, beau temps mauvais temps, à 19h. Il vaut mieux arriver tôt pour cette grande ouverture de la saison de l'OSM qui sera présentée - une première - sur le parterre du Quartier des spectacles, dans le quadrilatère formé des rues Clark, de Montigny Ouest, Ontario Ouest et du boulevard de Maisonneuve, soit devant la future Adresse symphonique de l'OSM, à un an de son inauguration.
Le concert de 1h30, retransmis sur deux écrans géants, promet d'être captivant. Tandis que Kent Nagano mènera son orchestre, Luck Mervil animera la soirée qui débutera par le poème symphonique Don Juan, de Richard Strauss.
Le volet consacré à Haïti consistera en une lecture d'un texte de Dany Laferrière couplée à l'Adagio de Barber. «Il s'agit d'un montage de deux textes que Dany a écrits au moment du tremblement de terre, alors qu'il était à Port-au-Prince», dit Denis Bouchard. Puis, la soprano Marie-Josée Lord chantera Summertime, de Gershwin. Le spectacle s'achèvera avec Luck Mervil qui chantera deux de ses chansons, notamment Mezanmi, avec l'orchestre.
Le spectacle est gratuit, mais les spectateurs pourront poser un geste sur place envers le peuple haïtien en achetant pour 5$ un bracelet mauve «OSM?&?Haïti». L'argent amassé sera versé à l'organisme Vilaj Vilaj, qui participe en Haïti à l'édification de villages modernes et sécuritaires.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/musique-classique/201008/31/01-4311492-eloize-se-plie-en-quatre-pour-losm.php

dimanche 29 août 2010

Pluie de dons pour ONE DROP

Le président du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, accompagné
par sa conjointe, Claudia Barila
LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE
Publié le 29 août 2010 à 05h00
Ian Bussières, Le Soleil
(Québec) Le pdg du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, n'oublie pas sa ville natale et, hier, Québec lui a montré qu'elle ne l'oubliait pas non plus alors que la soirée-bénéfice pour la fondation ONE DROP, à l'occasion de l'avant-dernière présentation du spectacle TOTEM dans le Vieux-Port, a permis d'amasser 820 000 $ pour l'association caritative.
«C'est ici que je suis né, c'est ici que j'ai travaillé fort au cours des premières années, ça fait toujours plaisir de voir que Québec soutient encore les causes qui me tiennent à coeur», a déclaré l'homme d'affaires peu de temps avant que son partenaire et président d'honneur de la soirée, le metteur en scène Robert Lepage, ne dévoile le montant recueilli.
En entrevue au Soleil, Guy Laliberté s'est dit heureux de pouvoir être présent dans la capitale cette année alors que l'an dernier, il préparait son voyage dans l'espace. «Je n'ai pas pu être là l'an passé, je m'étais adressé aux gens par vidéo. Je suis content de pouvoir souligner deux grandes années de levées de fonds à Québec», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que sa jeune fondation avait grandement bénéficié de sa très médiatisée épopée spatiale à bord du vaisseau Soyouz TMA-16. «Ça a vraiment eu un gros impact à l'international. Au Québec, à la limite ça a quasiment été de la surexposition, mais c'était nécessaire pour nous faire connaître dans les grandes capitales du monde.»
Robert Lepage, créateur et metteur en scène de TOTEM, était heureux de s'associer à la soirée, qui permettait aussi de recueillir du financement pour le Centre résidentiel et communautaire Jacques-Cartier, qui aide les jeunes en situation difficile à reprendre leur place dans la société.
«Nous avons amassé 820 000 $ et on me dit que dans la région de Québec, jamais une oeuvre caritative n'a amassé autant à travers les années. Pour moi, c'est important d'avoir une compassion locale et une préoccupation universelle», a-t-il expliqué.
La directrice générale de la fondation ONE DROP, Lili Anna Peresa, a expliqué que la somme recueillie à Québec s'ajoutait à un montant de 1 million $ obtenu lors d'une activité de financement à Montréal et à un don de 1 million $ du Groupe financier RBC.
Pour Haïti
«Ce sont donc entre 2,5 et 3 millions $ qui serviront à financer le projet de ONE DROP en Haïti, plus précisément à Léogâne, où se trouvait l'épicentre du séisme du 12 janvier. Nous sommes actuellement en phase de planification, mais les opérations sur le terrain débuteront en septembre», indique-t-elle. ONE DROP aidera la communauté de Léogâne, qui compte 100 000habitants et dont 90 % des infrastructures ont été détruites, en creusant des puits, mais aussi en fournissant des filtres pour procurer une eau de qualité, en installant des toilettes et des latrines et en mettant en place un système de captation de l'eau de pluie qui permettra d'arroser des jardins.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201008/28/01-4310684-pluie-de-dons-pour-one-drop.php

mercredi 11 août 2010

Il traverse le Canada en vélo pour supporter Haïti

Publié le 10 août 2010

La Presse Canadienne, Montréal.-
Dans l'espoir de recueillir 10 000$ pour aider les sinitrés d'Haïti, un sexagénaire du Nouveau-Brunswick a entrepris de traverser le Canada d'Est en Ouest à vélo.
Âgé de 68 ans, Art Denton a entamé son parcours de 6 671 kilomètres en Colombie-Britannique le 1er juin dernier. Jusqu'ici, il a traversé les provinces de l'Ouest et l'Ontario. Mardi, il a fait son arrivée au Québec et d'ici la fin du mois d'août, il croit pouvoir atteindre Halifax.
Originaire du Nouveau-Brunswick, Art Denton n'a aucune famille en Haïti. Son projet de mener un périple sur deux roues est une initiative toute personnelle, inspirée d'une photo prise après le séisme du 12 janvier dernier.
En entrevue à La Presse Canadienne, le cycliste de Saint-Jean a dit avoir été ému par la photo d'une fillette couverte de poussière, qui a tout perdu dans les nombreux effondrements ayant suivi le tremblement de terre. Elle a perdu sa quiétude, sa famille, a-t-il laissé échapper.
Art Denton s'efforce de franchir environ 120 kilomètres par jour. Une course qu'il trouve difficile. Même si le vélo représente une passion, à près de 70 ans, il a l'impression de pousser la machine à fond pour mener sa cause jusqu'au bout.
Le cycliste, qui dit agir sous aucune bannière et sans tambour ni trompette, se dit confiant non seulement d'amasser la somme prévue, mais de dépasser le compte.
L'argent sera ensuite remis à Vision Mondiale pour soutenir les efforts de reconstruction en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201008/10/01-4305387-il-traverse-le-canada-en-velo-pour-supporter-haiti.php

dimanche 1 août 2010

Haïti: des organisations s'impatientent

Hugo De Grandpré, La Presse.-
(Ottawa) Des organismes canadiens s'impatientent et dénoncent la lenteur d'Ottawa à verser les fonds promis pour égaler les dons des Canadiens au lendemain du séisme en Haïti. Le gouvernement fédéral, lui, fait valoir qu'il ne peut aller plus vite que le gouvernement d'Haïti, qui en est toujours à établir ses priorités.
Au lendemain du séisme, le gouvernement fédéral a créé le Fonds d'aide aux victimes du séisme en Haïti (aussi appelé «fonds de jumelage») pour égaler les dons versés par les Canadiens à des organismes d'aide entre le 12 janvier et le 12 février 2010. Une somme de 220 millions de dollars a donc été versée au Fonds. Mais à l'heure actuelle, seulement 65 millions ont été renvoyés aux organisations qui ont soumis des projets.
Six mois après le séisme, des organisations non gouvernementales (ONG) trépignent d'impatience. Les besoins sur le terrain sont criants; leurs plans sont bien ficelés et les fonds recueillis auprès des donateurs privés, eux, s'épuisent rapidement, ont affirmé à La Presse les représentants d'une demi-douzaine de ces organismes.
À titre d'exemple, le Centre d'éducation et de coopération internationale (CECI), qui a amassé plus de 13 millions de dollars en dons au Québec, a déjà dépensé plus de 10,5 millions. Il n'a toujours rien reçu du fonds de jumelage.
«Comme la plupart des ONG canadiennes, on trouve que le processus est quand même lent», a confié Alain Lapierre, chef de l'équipe d'urgence envoyée par CARE Canada en Haïti après la catastrophe. CARE Canada a reçu 1,5 million de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) depuis le mois de janvier. Cet argent provenait de l'enveloppe d'urgence de 85 millions débloquée à ce moment, et non du fonds de jumelage. À l'heure actuelle, l'organisme a l'équivalent de 6 millions en propositions qui attendent l'aide du fédéral. L'une d'elles vise à construire des abris.
À Montréal, des organismes plus petits que CARE attendent eux aussi qu'Ottawa leur prête main-forte. À la Fondation Paul Gérin-Lajoie, par exemple, on est toujours sans nouvelles d'une demande de financement de 1 million de dollars faite il y a un mois et demi pour reconstruire des écoles et faire de l'accompagnement psychologique et pédagogique. «C'est clair qu'on est dans l'attente et qu'on est déçus», a dit François Gérin-Lajoie, président de l'organisme, qui a amassé 225 000$.

Commission intérimaire
À Ottawa, on explique que l'on doit attendre les directives de la commission intérimaire avant d'aller de l'avant avec le financement de projets. Cette commission, coprésidée par Bill Clinton et le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a été créée dans la foulée de la conférence de New York, au printemps, pour coordonner les efforts d'aide et de reconstruction du pays. Jusqu'ici, ses membres ne se sont rencontrés qu'une seule fois, en juin. Elle doit se réunir de nouveau en août.
«Tous les projets, techniquement, vont être entérinés par la commission», a reconnu une haute fonctionnaire responsable de l'aide haïtienne à l'ACDI. Elle aussi a requis l'anonymat.
«C'est sûr qu'il y a des délais, sauf qu'il faut travailler en collaboration avec le gouvernement haïtien», a-t-elle ajouté. Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, a récemment fait parvenir une lettre à Bill Clinton pour organiser une rencontre au sujet de l'aide en Haïti. Aucune date n'a encore été arrêtée.
Plus de 550 millions de dollars ont été promis pour Haïti par le gouvernement Harper. Jusqu'ici, 150 millions ont été déboursés en aide d'urgence et par le fonds de jumelage. Ce même fonds doit fournir 110 des 400 millions de dollars en deux ans promis par le Canada à la conférence des grands donateurs, à New York en mars. L'ACDI prévoit enfin dépenser les 45 derniers millions après 2012.
Le Canada s'est également engagé à verser plus de 33 millions pour aider Haïti à éponger sa dette internationale.
Organismes qui ont reçu des sommes du Fonds d'aide aux victimes du séisme en Haïti
Croix-Rouge canadienne : 19,2 millions
Aide à l'enfance-Canada : 4,1m illions
Vision mondiale Canada : 6,8 millions
Oxfam-Québec : 2millions
Total des organisations canadiennes : 32 millions
Mouvement international de la Croix-Rouge (sans le Canada) : 21,7 millions
ONU (PNUD, Programme alimentaire mondial, OCHA): 11,3 millions
TOTAL: 65 millions
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/31/01-4302810-haiti-des-organisations-simpatientent.php

vendredi 30 juillet 2010

Une 4e mission en Haïti pour la faculté de médecine du CHUS

François Gougeon, La Tribune.-
(Sherbrooke) Si les efforts de la communauté internationale en faveur de la reconstruction d'Haïti ne semblent guère paraître, ceux de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de Sherbrooke progressent sans cesse et portent fruit.
«On ne peut pas abandonner Haïti à son sort. Déjà, avant même le séisme du 12 janvier, la situation de ce pays était catastrophique à tout point de vue. Imaginez maintenant! Alors nous on poursuit nos efforts», clame vivement le chirurgien humaniste Vincent Echavé.
Ce Médecin sans frontière (MSF) «normalement à la retraite» part tôt demain matin vers Haïti avec une équipe de la FMSS pour une quatrième mission d'aide à la formation médicale. Avec le Dr Echavé, il y aura le Dr Marco Sirois, professeur au Département de chirurgie rendu célèbre pour avoir installé avec succès un poumon artificiel sur un patient, le Dr Javier Teijeira, professeur, chirurgien cardiaque et directeur du Bureau des relations internationales de la FMSS et la professeure Louise O'Reilly, de l'École des sciences infirmières.
Le doyen Réjean Hébert est particulièrement heureux de voir la FMSS ainsi élargir son implication, toujours auprès de l'Université de Quisqueya, détruite par le tremblement de terre et où les cours de médecine se poursuivent sous des abris de fortune. Le premier volet du périple d'une semaine porte sur l'enseignement de base de la chirurgie à une quarantaine de futurs médecins de famille et le second sur l'évaluation de la formation sur les maladies infectieuses suivie par les infirmière haïtiennes.
«C'est bien sûr court une semaine mais l'idée n'est pas de former des chirurgiens. C'est de permettre à des médecins généralistes de connaître la base et de mieux intervenir auprès de leurs patients face à différentes pathologies chirurgicales», a résumé le Dr Echavé. Ce sera par exemple la façon de faire des points de suture simples, comment guérir les plaies, comment approcher et soutenir un patient victime de trauma et ainsi de suite.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/estrie/201007/30/01-4302432-une-4e-mission-en-haiti-pour-la-faculte-de-medecine-du-chus.php

Quatrième mission en Haïti

Claude Plante, La Tribune.- (Sherbrooke) Une quatrième équipe de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l'Université de Sherbrooke partira en mission pour Haïti, samedi matin.

"Louise O'Reilly, professeure à l'École des sciences infirmières, Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine, et Vincent Échavé, chef de mission, ont annoncé la tenue d'une quatrième mission en Haïti."
Avec à sa tête le Dr Vincent Echavé, le groupe s'est donné comme but d'enseigner les principes de base de la chirurgie à une cohorte de finissants en médecine de l'Université de Quisqueya, à Port-au-Prince.
On verra aussi à tisser des liens entre l'École des sciences infirmières de la faculté sherbrookoise avec l'université haïtienne, a on annoncé en conférence de presse jeudi avant-midi le doyen de la FMSS, Réjean Hébert.
La mission sera d'une duré d'une semaine. L'équipe compte aussi Louise O'Reilly, professeure à l'École des sciences infirmières, Marco Sirois, professeur du département de chirurgie, et Javier Teijeira, directeur du Bureau des relations internationales de la FMSS.
Dans les jours ayant suivi le tremblement de terre en Haïti, en janvier, une première délégation médicale avait été formée par la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. L'équipe sherbrookoise s'était envolée pour Haïti, et ce, même si les Nations unies n'ont pas autorisé le Canada à envoyer des équipes médicales.
Deux autres délégations de la FMSS de l'Université de Sherbrooke ont été prêter main forte au peuple haïtien depuis.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201007/29/01-4302288-quatrieme-mission-en-haiti.php

jeudi 22 juillet 2010

Le chaos haïtien sert le trafic de drogue

Caroline Touzin, La Presse
Le Canada craint une augmentation de la contrebande de drogue en provenance d'Haïti depuis le séisme qui a ravagé la capitale de ce petit pays des Antilles en janvier dernier.
L'Agence des services frontaliers du Canada a saisi en provenance d'Haïti autant de cocaïne dans les trois premiers mois de l'année que pour toute l'année dernière. Les agents frontaliers ont saisi 5,7 kg de cocaïne de janvier à mars 2010 contre 5,5 kg pour toute l'année 2009, selon un rapport de l'Agence obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
«De récentes saisies de produits de contrebande en provenance d'Haïti indiquent que le tremblement de terre dévastateur de janvier pourrait mener à une augmentation de la contrebande de drogue en provenance de ce pays», écrit la Division de l'analyse du renseignement et du ciblage de l'Agence dans son rapport trimestriel sur les drogues.
Les contrebandiers profitent du chaos qui règne dans ce pays. «Même si les quantités saisies ne sont pas extraordinairement élevées, la nature de la saisie de cocaïne en provenance d'Haïti révèle que les contrebandiers tirent parti des vols et des activités humanitaires», peut-on lire dans le document en partie caviardé.
Les analystes de l'Agence donnent l'exemple de cette Canadienne de retour d'Haïti via l'aéroport international Montréal-Trudeau arrêtée avec 2 kg de cocaïne fixés à son corps avec du ruban adhésif le 14 février dernier, moins d'un mois après le tremblement de terre.
La Presse avait révélé les détails de cette histoire au lendemain de l'arrestation de cette mère de famille de Montréal-Nord. Carmélite Massenat, 52 ans, est soupçonnée d'avoir importé cette drogue à bord d'un avion de rapatriement.





Lors de sa comparution, le juge Pierre Labelle lui avait d'ailleurs reproché ce geste d'une «arrogance difficile à imaginer». Cette présumée trafiquante a pu bénéficier du transport gratuitement, comme tous les autres ressortissants canadiens évacués par Ottawa.





L'Agence des services frontaliers du Canada estime que cette hausse de saisies n'est pas encore alarmante. «Pour l'instant, on ne voit pas une augmentation significative, mais on reste à l'affût de la situation», a expliqué à La Presse son porte-parole, Dominique McNeely.
Le Canada n'est pas le seul à s'inquiéter du phénomène. Avant le séisme, Haïti était déjà une plaque tournante du trafic de drogue provenant de l'Amérique latine à destination des États-Unis en raison de la faiblesse de ses institutions, selon le département de la Justice américain. Or, un mois après le tremblement de terre, les contrebandiers se sont remis au travail, a indiqué un commandant de la garde côtière américaine interviewé par le USA Today en février dernier. Le chaos, l'absence d'emplois et l'évasion de milliers de prisonniers facilitent la tâche aux criminels.
- Avec la collaboration de William Leclerc
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/20/01-4299932-le-chaos-haitien-sert-le-trafic-de-drogue.php

samedi 10 juillet 2010

Haïti rattrapé par ses démons

Agnès Gruda.- La Presse
Au départ, l'idée paraissait simple: envoyer des maisons prêtes-à-monter par bateau, jusqu'en Haïti, où des centaines de milliers de gens s'entassaient dans des camps insalubres après le tremblement de terre du 12 janvier.
Dès les semaines qui ont suivi la catastrophe, le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) a donc entrepris d'étudier des modèles de «maisons en kit». Mais encore fallait-il trouver des terrains où les installer. Gros problème: même avant le séisme, les registres fonciers haïtiens étaient chaotiques. Ça ne s'est pas arrangé depuis.
«Nous ne pouvions pas transporter des maisons sans savoir où les mettre. Et nous ne pouvions pas commencer à les monter sur des débris ou des terrains incertains», explique Carine Guidicelli, directrice des communications du CECI.
Et puis, il n'y avait pas que le chaos foncier. Étonnamment fluides dans les semaines suivant le séisme, les douanes haïtiennes ont repris, depuis, leur rythme habituel. Lent. Très lent.
Confronté à la perspective de transporter des maisons sans destination connue pour les laisser moisir au port de la capitale, le CECI a abandonné son projet. Pour s'attaquer plutôt à la construction d'une centaine de maisons à Léogâne, cette ville qui a été pratiquement rasée le 12 janvier.
Contrairement aux cabanes prêtes-à-monter, les nouvelles habitations, bâties avec des gravats recyclés, seront de «vraies» maisons, destinées à durer. On prend le temps de démêler les titres de propriété avec les autorités locales et les voisins. Le processus est laborieux. Et on est encore loin, très loin, d'avoir posé la première pierre de la première maison...
On estime que le tremblement de terre du 12 janvier a enseveli Haïti sous 20 millions de mètres cubes de débris. Six mois plus tard, à peine 250 000 mètres cubes ont été retirés. C'est à peine plus d'un pour cent!
Pourquoi si peu? Pourquoi pas plus vite? L'histoire des maisons prêtes-à-monter donne quelques éléments de réponse. Car elle est loin d'être unique. La Société canadienne de la Croix-Rouge voulait elle aussi construire des maisons sur des fondations de béton à Léogâne. Et elle a trébuché elle aussi sur les titres fonciers incertains. Pour se rabattre sur des cabanes démontables qu'elle compte fixer au sol avec des sangles. Un projet critiqué par les Architectes de l'urgence, qui craignent que ces maisons temporaires ne se transforment en de futurs bidonvilles.
Mais pour Jean-Pierre Taschereau, responsable des opérations d'urgence à la Croix-Rouge canadienne, il n'y avait pas vraiment le choix: «Au moins, si le propriétaire réclame son terrain, les maisons pourront être déménagées.»
***
Cette confusion foncière pose aussi problème pour ces millions de tonnes de gravats qu'il faudra bien placer quelque part. Mais sur quel terrain? Appartenant à qui?
En d'autres mots, si les choses piétinent, c'est en partie à cause de ce qu'était Haïti avant le 12 janvier. «Nous nous faisons rattraper par le contexte du pays. Ce qui n'allait pas bien avant ne va pas mieux aujourd'hui.», résume Jean-Pierre Taschereau.
C'est ce qui se produit aux douanes, par exemple, où «le système a repris le dessus». Un exemple: les Architectes de l'urgence ont acheminé 280 abris au port de Port-au-Prince. Ils poireautent là depuis un mois en attendant d'être dédouanés.
«Haïti est à une croisée des chemins critique», constate le rapport d'un comité du Sénat américain, qui dénonce lui aussi le fouillis foncier et le blocage douanier.
Mais derrière ces deux problèmes se dessine une tendance plus large: la faiblesse du gouvernement haïtien, incapable ne serait-ce que d'accélérer les procédures douanières.
Plusieurs craignent que les élections annoncées pour novembre ne fassent qu'exacerber cette impuissance, en politisant à outrance la moindre décision du gouvernement. Imaginons que celui-ci ait besoin d'exproprier un terrain pour y accueillir un projet de construction. Osera-t-il le faire, au risque de perdre des appuis politiques?
«Le gouvernement est trop faible, et il n'y a que les élections qui l'intéressent!» dénonce Michèle Striffler, députée européenne qui rentre d'Haïti et doit présenter un rapport sur sa mission à la mi-juillet.
Et ajoutez à cela la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, coprésidée par Bill Clinton, censée choisir les projets financés à même les 10 milliards promis en mars par les donateurs internationaux - et qui n'a encore tenu qu'une seule réunion.
Mais en même temps, peut-être était-il irréaliste d'imaginer que les choses puissent aller plus vite? «Quand le World Trade Center s'est effondré, il en a fallu, du temps, pour tout dégager. Eh bien, ici, c'est plein de World Trade Center», souligne Marie-Ève Bertrand, de Care Canada, qui travaille sur des projets d'abris à Léogâne.
D'autres font valoir que les lenteurs ne sont pas toutes haïtiennes. Les Architectes de l'urgence veulent réparer des centaines de maisons à Léogâne et Port-au-Prince. Depuis trois mois, ils attendent des fonds de l'Union européenne et de l'ONU. «On n'a toujours pas vu le premier centime», dénonce leur président, Patrick Coulombel.
Peu importe les raisons, son constat est implacable: «Six mois après le tremblement de terre, la reconstruction n'a même pas commencé. C'est absolument anormal.»
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201007/09/01-4297098-haiti-rattrape-par-ses-demons.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4297101_article_POS1

Commentaires:
Dans une demarche de justice et d’equite, j’aurais aime que le journaliste fasse un effort dans le sens du titre de son article de facon a mettre l’accent sur la responsabilite et les deviances affichees dans le comportement de ceux qui se sont precipites sur Haiti pour aider. Le titre le plus juste serait : La communaute internationale embourbee dans les vieux demons d’Haiti. Tout ce que decrit avec justesse le journaliste et l’ensemble des communicateurs qui se sont faits du jour au lendemain specialistes de la question haitienne auraient du s’impregner de l’ensemble des problemes structurels et conjoncturels du pays et de sa societe avant de s’engouffrer tetes baissees et visieres relevees dans un labyrynthe inextricable. Aujourd’hui la lenteur qui etend son manteau sur l’ensemble des actions et des activites de reconstruction n’incombe pas uniquement a Haiti et a son pseudo gouvernement. Nous sommes en 2010, l’improvisation ne devrait plus etre un art. Soyons serieux et faisons preuve d’intelligence.

Wilson St-Jean n'ira pas à Haïti mais garde espoir

La Tribune: François Gougeon.-

(Sherbrooke) Déçu de ne pouvoir aller visiter les siens à Haïti cet été, le professeur d'éducation physique Wilson St-Jean sent au moins la lumière au bout du tunnel: les démarches sont réellement engagées dans le processus de réunification à Sherbrooke de ses parents et de deux soeurs mineures.
On se souviendra que l'ancien athlète du Vert et Or a vécu une gamme intense d'émotions en janvier dernier à cause du séisme meurtrier en Haïti. Lui-même y avait perdu des proches.
«Après ma visite lors de la semaine de relâche scolaire à l'hiver, j'avais prévu retourner à Haïti cet été. Je devais partir le 14 juillet, mais j'ai tout annulé à cause du prix du billet d'avion, soit environ 1100 $. Pourtant l'été passé j'avais payé 400 $», a indiqué à La Tribune le solide gaillard, qui a célébré ses 34 ans mardi.
L'autre problème de Wilson St-Jean, c'est que comme il n'a pas sa permanence d'enseignant à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), il est sans revenu depuis la fin des classes. S'il ne s'inquiète pas trop de trouver une école où enseigner au retour de septembre, il préfère économiser ses sous pour en acheminer le plus possible à sa famille à Haïti. «Les médias n'en parlent plus, mais la situation est toujours très difficile dans le pays. Mais au moins, ça bouge un peu plus pour la reconstruction», fait valoir M. St-Jean.
Quant au fonds institué par son ancien professeur Jean-Pierre Cuerrier, il servira à faire venir au Québec quatre des siens. «Les démarches avancent, mais c'est très compliqué. Il faut notamment un avocat pour préparer les papiers à Haïti, un bilan médical et tout plein de détails... Mais au moins, le dossier est maintenant dans la machine», dit-il.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201007/10/01-4297138-wilson-st-jean-nira-pas-a-haiti-mais-garde-espoir.php

Haïti: pourquoi rien ne bouge?

La cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince est exactement dans le même état six mois plus tard. Ce qui était un marché avant le séisme est devenu un camp pour les sinistrés. Photo: Martin Chamberland, La Presse.-


Patrick Lagacé.- La Presse

Rien n'a changé. C'est ce qui frappe le visiteur qui revient à Port-au-Prince, six mois après le séisme du 12 janvier. Rien n'a changé. Ou si peu. Trop peu.
Il y a six mois, des gravats obstruaient les rues, on voyait partout des immeubles écroulés sur eux-mêmes ou tanguant au-dessus de la voie publique et des voitures écrasées comme des crêpes.
Aujourd'hui, près de 200 jours après le séisme, ce tableau est encore la norme dans les quartiers de Port-au-Prince. De temps en temps, ici et là, de façon aléatoire, les débris d'un édifice ont été ramassés. Il reste un terrain vague, bien souvent entre deux immeubles en miettes.
Pardonnez le cliché: la reconstruction avance à pas de tortue. En fait, avant même de parler de reconstruction, il faudra évacuer les débris. Ce qui commence à ressembler, à l'échelle de Port-au-Prince, à ramasser les débris d'un bungalow lavallois avec une spatule.
Pour témoigner des efforts de reconstruction, le photographe Martin Chamberland, de La Presse, avait immortalisé des dizaines d'endroits de Port-au-Prince, au mois de janvier. Avec l'idée de revenir plus tard reprendre des photos aux mêmes endroits.
C'est ce que Martin a fait, au début de la semaine, pour marquer les six mois du tremblement de terre. Je l'accompagnais. Dans la Toyota bringuebalante de notre guide, nous nous sommes mis à la recherche des lieux photographiés il y a six mois. Premier arrêt: rue Estimé, quartier Fort national.
Un tableau réjouissant nous attendait. Les débris de plusieurs immeubles avaient été ramassés. En ce dimanche suffocant, un bulldozer attendait le retour de son conducteur. Il y avait clairement, ici, du mouvement.
Jean-Louis Jean-Hubert, dont la minuscule demeure a été jugée digne de ne pas être rasée, n'est pourtant pas impressionné. «Ça ne s'améliore pas», dit-il dans ses chaussures Crocs roses, en regardant la photo de sa rue prise il y a six mois.
Le second arrêt, au Champ-de-Mars, devant le Palais présidentiel, confirme ce que M. Jean-Hubert nous a dit, rue Estimé. Le Palais ressemble encore au vieillard penché qu'il était en janvier. Pas l'ombre d'un bulldozer en vue.
«Il ne s'est rien passé depuis deux mois. Ils ont commencé des travaux, puis il sont partis», nous informe Carlo, un jeune homme qui habite le quartier de tentes flambant neuf du Champ-de-Mars.
Martin Chamberland pointe sa Canon sur le palais. Avant, après: seul le dôme central, amputé, est absent du cliché du mois de juillet. Le symbole du pouvoir exécutif haïtien est laissé à l'abandon, en ruine.
Une ville pétrifiée
Le reste de la journée sera à peu près de la même eau. Partout, le photographe de La Presse a retrouvé les mêmes tableaux qu'il y a six mois. Comme si Port-au-Prince était encore pétrifié.
Enfin, le lendemain, lundi, des signes d'action là où s'élevait l'église Notre-Dame du Perpétuel Secours! Un terrain clôturé, des bruits de machinerie lourde, des hommes casqués qui s'activent. Ce jour-là, on nivelait le terrain, dernière étape avant la construction d'une école.
Pour Hervé Jacques, de Fideli Construction, la reconstruction d'Haïti se passe très bien, merci. Il a supervisé des travaux aux Cayes, à l'Hexagone, à La Plaine. Fideli, dit-il, démolit et construit depuis des semaines. «Et nous aurons terminé cette école dans une semaine. Nous allons travailler jour et nuit.»
La restauration de ce terrain illustre bien le caractère aléatoire de la reconstruction de Port-au-Prince. C'est l'UNICEF, l'agence de l'ONU pour les enfants, qui finance la construction de cette école, une structure légère. Des religieuses l'administreront.
Pourquoi cette école? Pourquoi ici? Pourquoi maintenant? Parce que c'est comme ça que se déroule principalement la reconstruction: de façon organique, sans réelle direction centrale, sans supervision de l'État. Par les deniers et les efforts d'intérêts privés, de l'ONU et d'ONG.
Au stade Sylvio-Cator, les sinistrés qui occupaient l'enceinte dans les semaines qui ont suivi le séisme ont été relogés tout autour. Ce camp menace, comme tous les autres, de devenir un bidonville permanent, étouffant d'exiguïté.
George David, membre du comité de citoyens, nous accueille. Nous lui expliquons notre projet photo. «Rien n'évolue, dit-il. Rien ne change. Il n'y a pas de projets. Le gouvernement ne fait rien pour nous. On parle de la reconstruction d'Haïti, mais je ne la vois pas!»
On ne la voit pas, certes, elle est désespérément lente, cette reconstruction, mais elle est là. C'est le paradoxe de cette reconstruction: elle n'est pas faite que de briques et de béton. Prenez Médecins sans frontières. L'ONG médicale avait quatre points de service en Haïti avant le 12 janvier. Elle en a désormais plus de 17 grâce aux fonds recueillis et à la sensibilisation internationale. Petit exemple, selon Stefano Zannini, chef de mission de MSF en Haïti, de la «chance extraordinaire» que représente encore pour le pays la catastrophe de janvier.
Il y a cependant des ratés immenses dans la planification, note Zannini. Le quart de toute l'eau distribuée dans les camps est fourni pas MSF. «C'est anormal quand on sait que nous sommes une organisation médicale. Ça veut dire que quelqu'un n'assure pas ce travail.»
Un autre arrêt, pour une autre photo. Encore au Champ-de-Mars. Vue sur le bidonville avec, au fond, la «Tour 2004», une affreuse structure d'inspiration nord-coréenne, incomplète, érigée pour souligner les 200 ans de la révolution haïtienne.
Et encore une fois, le tableau est pareil à celui du mois de janvier. Six mois plus tard, cependant, un fil électrique s'est détaché d'un poteau et pend entre deux tentes. Un enfant joue avec le fil. Heureusement, le courant électrique n'a jamais été fiable, dans ce pays, séisme ou pas.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/09/01-4297101-haiti-pourquoi-rien-ne-bouge.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS6

vendredi 9 juillet 2010

Haïti en scène: la musique comme porteuse d'espoir

En point de presse jeudi, le Festival d'été a lancé, en présence de chanteurs d'Haïti sur scène, une collecte de fonds pour les victimes du tremblement de terre du 12 janvier.

Le Soleil, Erick Labbé

Daphnée Dion-Viens, Le Soleil.-
(Québec) «La musique, c'est très important pour Haïti. C'est notre façon de projeter une image positive de notre pays. Ça donne de l'espoir.»
Après que la terre a tremblé, le 12 janvier, Marie-Brunette a passé huit heures prisonnière des décombres. Mais sa blessure au pied ne l'a pas empêchée de recommencer à chanter rapidement, quelques semaines après le séisme.
La troupe Haïti sur scène n'a pas été épargnée par la catastrophe : cinq de ses membres sont morts et trois danseurs ont été amputés. Malgré tout, les activités ont repris rapidement après le séisme, grâce à l'invitation du Festival d'été en mars. «On est un groupe très soudé», affirme son metteur en scène, Bertrand Labarre. «Quarante-huit heures après le tremblement de terre, la centaine de membres du groupe avaient repris contact entre eux.»
L'aventure a commencé en 2005, lorsque M. Labarre, un Français d'origine qui enseigne à Port-au-Prince, a commencé à recruter de jeunes artistes afin de développer un genre musical jusqu'ici peu connu en Haïti : les comédies musicales. Avec les moyens du bord et d'autres comparses, il met en scène une version revisitée de l'opéra rock Starmania, aux accents créoles.
Coup de foudre de Michaëlle Jean
La gouverneure générale Michaëlle Jean, en visite à Haïti, assiste à l'un de leurs spectacles. Coup de foudre. Elle les présente à Luc Plamondon, qui tombe lui aussi sous le charme. Le parolier se donne comme mission d'assurer la survie de la troupe.
Depuis, Haïti en scène a présenté sa version de Starmania à Montréal en 2008, à guichets fermés. Mais depuis le séisme du 12 janvier, tout a changé pour la troupe, qui veut désormais organiser des ateliers dans des camps où vivent encore des milliers de sinistrés.
«On formera 70 jeunes qui animeront des ateliers de danse, de chant et de théâtre afin de monter des comédies musicales dans 25 camps, explique M. Labarre. Il y a beaucoup d'oisiveté générée par le manque d'activités et on fait le pari que ça peut marcher. Notre préoccupation, c'est maintenant de s'occuper de nos gens et de donner de l'emploi à nos jeunes.»
Au cours des derniers mois, M. Labarre a multiplié les demandes de financement pour assurer la survie du projet. Les réponses se font attendre.
«Chaque sou gagné est un combat», laisse-t-il tomber.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/festival-dete/201007/08/01-4296768-haiti-en-scene-la-musique-comme-porteuse-despoir.php

Haïti: l'aide canadienne aurait été freinée par des problemes

.- La Presse Canadienne.- Halifax .-
L 'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (EICC) du Canada est arrivée en Haïti dans la foulée du violent séisme du 12 janvier sans équipement et entraînement adéquats, tandis que de l'aide médicale d'urgence a dû céder sa place aux journalistes, selon un bilan provisoire.
Le rapport, dont La Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, révèle que l'aide envoyée en Haïti a été tellement précipitée et qu'elle était gérée par tellement d'organismes au Canada que les soldats sont arrivés sans armes, sans munitions et sans certaines pièces de leurs vêtements pare-balles.
Il ajoute que l'EICC a perdu le contrôle de ce qui était envoyé en Haïti, ce qui a entraîné des retards dans l'acheminement de matériel essentiel au traitement des victimes.
Des médicaments et du personnel médical ont aussi peiné à rejoindre l'île, à bord d'un des premiers vols, parce qu'ils ont dû céder leur place à des journalistes. Le rapport n'explique pas pourquoi cette équipe spécialisée ne possédait pas d'emblée tout l'équipement et toute la formation requis pour son déploiement d'urgence.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/09/01-4296977-haiti-laide-canadienne-aurait-ete-freinee-par-des-problemes.php
Commentaires:
Merci le Canada. Nous attendons que d'autres langues se delient et divulguent les verites de ce fiasco dont les haitiens auront ete souvent le dindon de la farce.

dimanche 27 juin 2010

Préval participe au sommet du G-8

C'est une grande première. Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, accompagné de 7 autres leaders de pays du sud, participe depuis hier au sommet du G-8 a Huntsville (Canada). Le Premier Ministre canadien Stephen Harper a ainsi offert une tribune à Haïti, le principal bénéficiaire de l'aide au développement canadien.
L'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Gilles Rivard, attire l'attention sur l'importance de cette convocation qui offre l'opportunité au président Préval de faire passer des messages. Même s'il n'y aura pas de rencontres bilatérales le président haïtien aura une occasion unique de rencontrer les chefs d'Etats les plus puissants du monde dont Barack Obama et Nicolas Sarkozy.
Gilles Rivard affirme que l'invitation au sommet du G-8 témoigne du leadership que son pays entend jouer à l'égard d'Haïti. Il précise que l'effort vise à s'assurer que les problèmes d'Haïti soient maintenus à l'agenda de la communauté internationale.
Le dossier de la reconstruction d'Haïti sera débattu par les Plusieurs pays membres du G-8, les Etats-Unis, le Canada et la France sont membres du conseil d'administration de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH).
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17897