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jeudi 29 août 2013

« Expo Lakay », espace de promotion de jeunes créateurs d’Haiti


Par Samora Chalmers
P-au-P., 28 aout 2013 [AlterPresse] --- La première édition de la foire artisanale « Expo lakay » s’est tenue le week-end écoulé à l’hôtel Royal Oasis. L’opération met en vitrine la production de douze participants et l’accent a été porté sur les produits de différentes régions du pays.
Pour l’organisatrice, Djunelle Isidor, directrice de la société « J’organise… en pointe fine », l’objectif visé est avant tout de promouvoir les jeunes créateurs et de sensibiliser le grand public à la consommation des produits locaux.
Le défi des organisateurs était clairement d’apporter de la nouveauté et d’imprégner la foire d’une identité propre.
L’événement, tenu du samedi 24 au dimanche 25 août 2013, a été soutenu par « Ispot Multimedia, Rorolight Studio » et « Parlons Affaires ».
L’offre culturelle et commerciale
L’exposition est mise en place dans les jardins de l’hôtel. L’ambiance de la foire est conviviale, les exposants disponibles et enclins à présenter leurs réalisations. En toile de fond, de la musique haïtienne est diffusée tout au long de l’évènement. Les produits présentés sont tous fabriqués en Haïti et se répartissent en six catégories : bijoux, accessoires, objets de décoration intérieure, produits de beauté, boissons, plantes, meubles et équipements en marbre de Camp-Perrin pour salle de bain. L’exposition propose notamment à la vente :
•les collections de bijoux en corne et os de Thamara Louis Mécène, de « Mari’ Or Collection S.A »,
•Une série de sacs perlés et en paillettes, sacs en jute peints, de sandales en cuir et en paille de du magasin d’objets artisanal « Tisaksuk »,
•Des sculptures et des vases du céramiste « Aony »
•Les objets de décoration intérieure : chaises, lampes et vide poche de « Kali Art Deco »,
•Le marbre de Camp-Perrin,
•Les produits de beauté de « Centrica », centre de traitement capillaire préparé avec de l’huile de palme présentant une odeur agréable et des arômes variées, d’Akvy Naturelle, de Mystical products,
•Les Boissons : liqueur à base d’essence naturelle de « SaraFay »,
•Les plantes de « Souvenir Shop ».
En invitant les jeunes artisans, « Expo Lakay » a réussi son pari. Même si la manifestation a réuni au total douze exposants sur les seize annoncés sur les affiches. Certains produits ont créé la surprise, tels que les objets élégants fabriqués en marbre et les produits pour les cheveux. L’exposition présente avec cohérence des produits qui tous ont une « couleur locale ».
Djunelle Isidor constate que la clientèle locale a connu une importante croissance au cours de cette année. Le public haïtien s’intéresse de plus en plus, selon elle, au jeu de la redécouverte permanente de la richesse et de la créativité de nos artisans nationaux. Ce constat l’a motivé à mettre en place cette opération.
« Expo Lakay » en quête d’originalité
L’exposition a sélectionné et réuni des produits artisanaux présentant un effort de création et de design. L’initiative « Expo lakay » est intéressante et met en valeur les savoirs faire locaux et nationaux de jeunes entrepreneurs évoluant dans le secteur de l’Artisanat. Une approche novatrice, qui comporte aussi certains risques, puisqu’il faut aider ces artisans à conquérir un marché et à lancer leur ligne de produits, tout en évitant les répétitions et les stéréotypes.
Cet espace a donc été une vitrine et les jeunes talents ont pu bénéficier d’une visibilité pour montrer et vendre leurs articles. Cependant, peu d’informations ont été fournies sur ces exposants et leurs produits respectifs. La foire n’a donc malheureusement pas été un espace de rencontre entre les jeunes artisans et les différents agents de distribution et de commercialisation. Un plan de communication devrait à l’avenir soutenir ces créateurs notamment en ce qui concerne la mise en marché de leurs produits, afin de leur permettre de se consacrer entièrement à la création.
Il existe déjà plusieurs types de foires en Haïti, « Expo Lakay » a donc intérêt à mettre en avant ses spécificités. Même si l’événement a été annoncé par la presse haïtienne, on a le sentiment qu’un déficit de communication a prévalu et semble avoir limité la portée de l’événement ainsi que les résultats financiers escomptés. L’absence totale d’affiche de promotion à l’entrée de l’hôtel Oasis et dans les espaces donnant accès aux jardins est regrettable. On note également le manque de supports écrits et/ou visuels permettant de découvrir les exposants et l’originalité des procédés de fabrication. Au cours de notre visite le dimanche 25 août, nous avons finalement rencontré très peu de visiteurs.
Les foires sont-elles toujours aussi efficaces ? L’une des participantes insiste sur le fait qu’il s’agit de première foire de l’organisatrice. C’est une grande première pour l’hôtel Oasis, qui a hébergé l’activité et également pour certains des exposants.
« Expo Lakay » devrait peut-être essayer à l’avenir de construire une stratégie de promotion plus efficace pour les artisans haïtiens qui se lancent à la conquête du marché.
Après un report de date et un changement de lieu, dû à une onde tropicale, la première édition d’ « Expo Lakay » donne au final des résultats mitigés. Le faible taux de participation et de fréquentation, nous pousse à nous interroger sur la question de la rentabilité de ce genre d’initiatives. Les frais d’entrée étaient au même prix que celles des grandes foires de masse avec plus de 200 exposants.
L’organisation d’un événement culturel dans un des hôtels phares de la capitale, suffit-il à se trouver un public ? Le projet de « j’Organise » semble pertinent, mais les foires artisanales sont-elles encore efficaces ? Le développement croissant de ce genre évènements s’accompagne-t-il réellement de la professionnalisation et d’une progression des ventes des participants ?
Peut-être faudrait-il commencer à réfléchir à de nouvelles plateformes de promotion plus novatrices et mettre en place des structures de communication et de commercialisation plus efficaces qui viennent réellement en appui aux jeunes artisans créateurs. [sc ts gp apr 20/08/2013 20 :00]
Cette chronique est produite dans le cadre du programme de production et diffusion d’informations multimédia pour une meilleure appréciation des activités culturelles en Haïti. Il est mis en place par le Groupe Medialternatif et Caracoli, institutions impliquées dans la communication sociale et la promotion culturelle, avec le soutien de la Fondation de France et de la Fondation Culture Création à travers le programme FIL Culture.
Depuis octobre 2012, AlterPresse (agence en ligne du Groupe Médialternatif) et Caracoli éditent un agenda culturel hebdomadaire. Agenda et compte rendu sont adaptés pour alimenter une chronique radio qui est diffusée sur cinq stations : Radio Kiskeya (Ouest), Radio Express et Radio Jacmel Inter (Sud-Est), Radio Paillant Inter et Radio PSG (Nippes, une partie du Sud-Ouest).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article15054

mardi 3 janvier 2012

Une exposition pour Haïti : Villes imaginaires, mémoire d'un séisme, à la Halle des Chartrons

Les séismes passent, mais leurs traces restent où se mêlent champs de ruines et vies à reconstruire. Or l'homme est ainsi fait que toujours il se relève, et entre espoir et désespoir reprend le cours d'une existence ravagée. L'art comme moyen de porter sa pierre à l'édifice et se battre contre cette terrible habitude de s'émouvoir lors de grandes catastrophes pour passer trop vite à autre chose est la démarche du Collectif Mémoire.
Composé des associations Pucéart (Pour un commerce éthique de l'art), Delabe et Dissi, Migrations solidaires, les Amis de l'Ormée et FAL 33 (France-Amérique latine Bordeaux-Gironde), il organise une exposition au profit d'Haïti : Mémoire d'un séisme. Les villes imaginaires, dont le vernissage aura lieu ce jeudi 5 janvier, à la Halle des Chartrons à Bordeaux, à partir de 18 heures 30.
Vous êtes d'un côté et de l'autre de l'Océan ? Peu importe ! Le Collectif Mémoire vous invite à sa troisième exposition organisée à Bordeaux.
Après, "Mémoire de la place des Trois Cultures" et le Mexique de 1968, après "Les Moustaches de Zapata" et le Mexique de la Révolution, deux ans après le séisme qui, le 12 janvier 2010, a détruit Port-au-Prince et sa région il a voulu faire parler d'Haïti.
Pour ce faire, il a mobilisé des artistes venus des quatre coins de France, de l'Amérique latine et, surtout, de la Caraïbe. Soixante d'entre eux ont répondu présents, qui montreront leur travail du 4 au 17 janvier, à la Halle des Chartrons, tous les jours de 13h à 19h, sur le thème Mémoire d'un séisme. Haïti : les Villes imaginaires.
L'Art entre mémoire et espoir
"En choisissant ce thème, nous avons voulu nous placer dans une dynamique d'espérance bien que, sur place, la situation reste terriblement précaire", explique Françoise Escarpit, secrétaire de Pucéart et coordinatrice de l’exposition.
"Si les plasticiens aquitains se sont mobilisés, pour la troisième fois pour certains, notre surprise est venue de l'accueil fait à cette exposition du côté des Amériques et, particulièrement, de la Caraïbe.
Près de soixante participants (contre trente, l'année dernière), mexicains, cubains, brésiliens, argentins, péruviens mais, surtout haïtiens, puisqu'ils seront vingt-cinq qui nous ont envoyé leurs oeuvres.
Depuis deux ans, nous avons pris un engagement pour l'aide à la reconstruction et au fonctionnement du Centre culturel Anne-Marie Morisset (santkiltirel.org), dans le quartier de Delmas dans la capitale haïtienne. En cas de dons et de vente de tableaux, tous les bénéfices iront à ce centre". Le jeudi 12 janvier, de 17 à 19 heures, un forum de témoignages sera organisé, mais auparavant, un vernissage attend le public le jeudi 5 janvier à partir de 18h 30. Par et pour Mémoire.

Pucéart –pour un commerce éthique de l’art -http://puceart.free.fr
FAL 33 -France-Amérique latine Bordeaux-Gironde - www.fal33.org
Delaba et Dissi. Migrations solidaires - delaba-dissi.over-blog.fr
Les amis de l’Ormée - http://choramor.free.fr
http://www.aqui.fr/cultures/une-exposition-pour-haiti-villes-imaginaires-memoire-d-un-seisme-a-la-halle-des-chartrons,5879.html

Haïti-Culture/2011 : De la réflexion à la création

P-au-P, 2 jan. 2012 [AlterPresse] --- La culture, comme ce fut le cas après le passage du tremblement de terre, a été avancée comme essentielle dans le contexte actuel du pays, au long d’une année marquée par le grand retour des festivités artistiques et populaires, après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Les occasions de parler, de réfléchir autour de la culture haïtienne et sa place dans la reconstruction annoncée d’Haïti se sont multipliées en 2011. Dix-neuf avril, l’UNESCO remet ça dans son siège à Paris et organise une conférence pour présenter la culture comme moteur de la reconstruction, ainsi qu’une quinzaine de projets à financer.
Cependant dès le 22 février 2011 à Paris, l’événement « Haïti : des initiatives » évoque entre autres les différents problèmes de la création culturelle en Haïti. Cinq mois plus tard, les 28, 29 et 30 juillet, les premières assises de la culture organisées à Port-au-Prince, approfondissent les discussions et cherchent des solutions. Mais la résolution issue de ces assises n’a, à date, pas été publiée.
Une première réflexion est engagée sur la possibilité d’établir une académie de la langue créole parlée en Haïti, lors d’un colloque tenu les 27, 28 et 29 octobre.
Les enjeux actuels et l’avenir du tourisme culturel ont aussi été examinés, du 10 au 13 novembre, lors d’un colloque organisé dans la capitale par l’Université d’Etat d’Haïti et l’Université Laval. A l’issue de l’événement, le rôle catalyseur de la mise en valeur du patrimoine national et du tourisme culturel dans le développement durable est mis en évidence.
Si après les discours et les promesses d’aide en 2010, la place a davantage été faite à la réflexion en 2011, très peu d’actions concrètes peuvent être relevées. Le Centre d’art détruit lors du séisme a pris l’année pour panser ses plaies, autrement dit récupérer les œuvres qui pouvaient l’être, les restaurer et regarder vers l’avenir. Les cloches de la cathédrale Immaculée menacées seront descendues pour être protégées. Mais surtout, 2011 marque le grand retour des festivités.

2011 : année de la reprise ?
Les événements culturels paralysés en 2010 ont pour la plupart eu lieu pendant l’année 2011, à l’image du carnaval, plus grande manifestation culturelle du pays. Le carnaval malgré des opinions réticentes ou franchement réprobatrices, et malgré un Champs de mars envahi par des tentes de sinistrés, a quand même repris ses droits. Les festivités rara également, dans une ville de Léogâne, à 90% ravagée par les secousses de 2010 mais toujours pas reconstruite.
Le 6e Forum transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince qui n’a pas pu être réalisé après le passage du séisme, s’est tenu du 26 septembre au 3 octobre, avec la participation de près d’une vingtaine d’artistes de l’Afrique, de la Caraïbe et du Pacifique.
Le Ghetto Biennale, apparu en 2009, a encore étonné et ravi pour sa seconde édition, invitant le public à découvrir au fil des corridors de la Grand Rue, les œuvres des artistes de ce quartier populaire.
Un événement inédit, le festival du rire et de la chanson traditionnelle, tenu le 3 décembre, a eu un grand succès pour sa première édition, alors que le festival de théâtre les Quatre Chemins, timide l’an denier, a offert une édition sous le sceau de la continuité des efforts.
Des acteurs célèbres du cinéma américain, des vedettes de talk show ou de téléréalité se sont présentés dans la capitale haïtienne, certains dans le cadre de mission humanitaire, comme les acteurs Ben Stiller et Jim Carrey, ou pour des concerts, comme Corneille, chanteur d’origine rwandaise, et "Ne-Yo" américain.
La littérature n’a pas été en reste. Après la moisson de prix récoltés à l’échelle internationale en 2009, l’année du séisme a marqué une pause.
Mais comme pour relancer les choses, Lionel Touillot frôle le Goncourt en 2011. Lui qui avait obtenu le prix Wepler-Fondation La Poste avec Yanvalou pour Charlie en 2009, atteint la finale de la prestigieuse récompense française, avec la Belle amour humaine. Il récolte toutefois le Grand Prix du Roman Métis de la ville de Saint Denis avec cette œuvre.
Le Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres 2011 est décerné à l’écrivain Marvin Victor pour son premier roman, Corps Mêlés. Edwidge Danticat, invitée d’honneur de la foire Livres en folie à Port-au-Prince, et Yannick Lahens, sont aussi distinguées. Et le roman Cora Geffrard de l’historien Michel Soukar reçoit pour sa part la mention spéciale du Prix littéraire des Caraïbes 2011 de l’Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF).
Le prix Athanase-David est décerné au poète, essayiste et psychiatre, Joël Des Rosiers pour l’ensemble de son œuvre le 8 novembre. Ce prix est le plus prestigieux du Québec et constitue depuis 1977 un hommage national rendu à un créateur.
Le jeune poète, James Noel, est pour sa part retenu le 20 mai pour une résidence d’écriture à la Villa Medicis.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet, le monde de la culture entre en deuil. Azor ( Lenord Fortuné), légende du tambour à la voix unique qui a porté la musique vaudou jusqu’au Japon, décède. Les autorités lui donnent des funérailles nationales.
En fin d’année, c’est la dramaturge Mona Guérin qui disparaît. La presse annonce son décès le 30 décembre des suites d’une pneumonie. Elle avait 77 ans.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12121

mardi 17 mai 2011

Assises Internationales du Roman : l'haïtienne Yanick Lahens à la MLIS le 27 mai

Maison du livre de l'image et du son Communiqué le 17/05/2011
Dans le cadre du cycle de rencontres littéraires "Ecrivain : livrez-vous !" et des Assises internationales du Roman (23-29 mai 2011), conçues et organisées par la Villa Gillet et Le Monde.

Ecrivain, livrez-vous !
Rencontre avec Yanick Lahens (Haïti)
vendredi 27 mai à 15h

Maison du livre de l'image et du son
247 Cours Emile Zola - 69100 Villeurbanne
Renseignements : 04 78 68 04 04
Entrée libre - (Métro Flachet)

La rencontre sera animée par les étudiantes Chloé Garcia et Clotilde Pichegru.
L'auteur
Née en 1953 en Haïti, Yanick Lahens fait des études en France mais n'en demeure pas moins proche de son pays natal. Elle défend la culture haïtienne à travers ses écrits, l'Association des Ecrivains haïtiens et le Conseil International d'Études Francophones (CIEF). Elle anime une émission culturelle à Radio Haïti Inter. Témoin du tremblement de terre de janvier 2010, elle partage à présent son temps à Port-au-Prince entre l'écriture, l'enseignement et ses activités de conférencière.

Ses oeuvres
Failles (Sabine Wespieser, 2010) : Récit du 12 Janvier 2010, lorsque la terre se mit à trembler en Haïti. Elle raconte d'abord le chaos engendré, la souffrance de la ville détruite. Puis, petit à petit, elle parle des survivants de la catastrophe, de leur volonté de vivre et de la reconstruction .
La Couleur de l'aube (Sabine Wespieser- Presses Nationales d'Haïti, 2008) : La sage et soumise Angélique et Joyeuse, la rebelle, tentent de retrouver la trace de leur frère Fignolé, militant fourvoyé du parti des Démunis, dessinant dans Port-au-Prince une géographie apocalyptique.
Sur cet auteur, découvrez également les avis des lycéens de Brossolette (Villeurbanne) et Récamier (Lyon) qui paraîtront en mai dans Lyon + : http://www.lyonplus.com/fr/index.html?iCategorieRedactionnelle=17622
Yanick Lahens participera également à une table ronde sur le thème de "La catastrophe" le samedi 28 Mai à 20h30 en compagnie de Rodrigo Fresan et Indra Sinha. Pour en savoir plus : http://air.villagillet.net/
http://www.lyon-communiques.com/communiques/assises-internationales-du-roman-l-haitienne-yanick-lahens-a-la-mlis-le-27-mai-c66835.htm

dimanche 15 mai 2011

Haiti’s Ayikodans company performs the rhythms of life and joy

From disaster, Haiti’s Ayikodans company and its charismatic leader shape performances and dreams
When: 8 p.m. Saturday and 2 p.m. and 7 p.m. May 22
Where: Carnival Studio Theater, Adrienne Arsht Center for the Performing Arts, 1300 Biscayne Blvd., Miami
Cost: $150 Saturday, $35 May 22.
Info: 305-949-6722 or www.arshtcenter.org

By Jordan Levin
jlevin@MiamiHerald.com
So many people in Haiti still need so much: shelter, food, work, security. But Haitian dancer and choreographer Jeanguy Saintus believes there is something else they need, something less tangible but just as essential — the sense of joy, possibility and self-worth to be found in art. For 23 years this belief has driven him to struggle and sacrifice as he built Ayikodans, one of Haiti’s few professional modern-dance companies, and Artcho Danse, its school.
Even after the January 2010, cataclysm that killed more than 300,000 of his countrymen and wrecked large parts of Port-au-Prince, including his studio and school, Saintus still has faith in the power and necessity of art.
“The excuse in Haiti has always been that culture is not a priority, and especially dance is not a priority,” Saintus says, sitting in a conference room at Miami’s Adrienne Arsht Center for the Performing Arts, where his company will perform this weekend in fundraising events critical for its survival. “Which is not true. Because if you give food to someone once a day, what else can you offer after the food? People need to dance. People need to sing.”
Tall and perilously thin, Saintus moves with a taut, wary grace, large eyes glowing in a close-shaven, elegant head. He seems simultaneously vulnerable and driven. Dance has kept him going against tremendous odds, and Saintus believes that art can give his country something to aspire to beyond the construction of housing and the creation of factory jobs.
“Since I entered dance I wanted to do something different,” Saintus says. “And I thought that the best thing to do is to have a company. That was crazy, because how can you do a company without money, without a place? But in the end, even though we are still struggling, it was a good idea. Because it gives people the right to dream about what they want to do. You have a right to dream, a right to create.”
Now Saintus, 47, is getting help for his dream from a coalition of Miami supporters drawn by his perseverance and dedication. They are led by the Arsht Center, which is presenting Ayikodans. Organizers expect to raise $50,000 from ticket sales and donations to keep the troupe going as the center pulls together funding to commission a work from Saintus for a full-scale presentation early next year.
“All of us are in awe of this company’s motivation to survive,” says John Richard, the center’s president who was inspired to help after visiting Ayikodans last summer.
“We saw this as an opportunity to raise the company up in different ways. We have the ability to find the necessary resources to showcase the extraordinary choreography of Ayikodans, and, hopefully, Jeanguy’s story and efforts would be exposed to the world as a result. And the world would see the resilience of the Haitian people and the spirit that dance can bring to the community under such terrible conditions.”
Offers of help
Richard and others working to present Ayikodans say they have been surprised by the willingness and speed with which people have offered to help. Among the contributors are Coastal Construction Group, which has done business in Haiti, and Nopin, a Haitian long-distance calling service, each of which has given $10,000. The aid has not just been financial. Richard introduced Ayikodans to Al Crawford, the longtime lighting designer for the Alvin Ailey American Dance Theater, who has volunteered to light the show in Miami. Cristina Barrios, consul general at the Spanish Consulate in Miami, who has headed her country’s reconstruction efforts in Haiti and was impressed by Saintus’ work there, is seeking to arrange a tour in Spain.
“People say, ‘We care about Haiti. We care about society as well, but we never see where the money goes,’ ” says Youri Mevs, a managing partner of WinGroup, which owns a terminal and industrial parks in Haiti and has been one of Ayikodans’ few supporters there. “So we will help the Arsht Center develop these community ties.”
Mevs, who has known Saintus for 15 years and helps lead the Miami effort to save his company, says she has long been moved by the choreographer’s determination and talent.
“Any time I testify to his courage and talent I believe I testify to the existence of God,” she says. “In this guy there is something bigger than all of us. I am very proud to be his friend.”
One of five children of a single mother, Saintus grew up next to a Lakou, or voudou temple, to the sound of drumming and the sight of women dancing in traditional ceremonies.
“I consider that I was born to be a dancer, a choreographer, because dance was always part of my life,” he says. His mother, who worked in factories and sold food and clothes on the street, died of cancer at 47, when Saintus was 14. He describes her as happy, loving and encouraging. “My mother used to tell us, ‘You are who you want to be. Being poor, it’s just a state of mind, ’” he says.
She remains an inspiration, most directly in one of his largest works, Le Bal de Gede (The Ball of the Dead) from 1995.
“When my mother died I was always going to the cemetery to talk to her. Every time I had a problem I go and talk to my mother, and I saw it as something beautiful,” Saintus says. “One day I was reading the Bible, and I find in Ecclesiastes where it says that the dead, who had already died, are happier than the living. And I use it as the synopsis of my ballet. Because in my mind my mother was still alive, and she wasn’t suffering, and the Gedes were beautiful and happy and dancing and not as miserable as we are.”
Adopted by his uncle, Saintus began studying in his late teens at a ballet studio filled almost exclusively with light-skinned, upper-class girls whose ambitions mostly didn’t extend beyond a yearly recital. He struggled with dual prejudices, as a man studying ballet in a macho culture, dark-skinned and poor in a class- and color-conscious society.
“When you are a boy in Haiti your parents will never take you to a dance class, especially ballet,” he says.
“He didn’t belong,” Mevs says. “Male dancers of a certain social class didn’t exist. It was all girls. It made it even worse for him to follow his dreams.”
Dance Barefoot
For Ayikodans’ first decade, the students and company were made up primarily of the same sort of well-to-do girls whom Saintus had encountered as a student. Then he started a scholarship program called Dansepyenu (Dance Barefoot), and soon most of the money from his paying students was going to support those who couldn’t pay. Often, Saintus give his scholarship students food, clothing or a place to stay. The company toured internationally, and in 2008 Saintus received the Prince Claus Award from the Dutch Ministry of Foreign Affairs for his progressive approach to culture. Instead of teaching ballet and presenting amateurish renditions of the classics, Saintus has created a blend of contemporary and Haitian traditional dance and music, a style he believes truly represents Haitian culture.
Among his Dance Barefoot protégés is Ayikodans’ biggest success story, Vitolio Jeune, who made his way to Saintus as a homeless, orphaned teenager dancing hip-hop on the streets of Port-au-Prince for change. Jeune studied and lived with his teacher and was soon taken into the company; then accepted into Miami’s New World School of the Arts. After graduation he did a short stint on the TV show So You Think You Can Dance in 2009 before joining acclaimed modern-dance troupe Garth Fagan Dance, where he’s been singled out by critics as one of the company’s best dancers in years.
Jeune, 28, says Saintus gave him not just a career and a home but also discipline and self-respect.
“He taught me to value myself not only as a dancer but as a human being,” Jeune says from Rochester, where the Fagan company is based. “I had to work really hard for everything. He would say to me all the time, ‘It’s the results that count.’ And he taught me that just because someone has a family which is very wealthy, that does not make them better than me. You just have to work hard. And your art will make you who you are supposed to be.”
Jeune says the only time he ever saw his mentor discouraged was after the earthquake, which severely damaged the studio and theater.
“We spoke, and he was really losing it,” Jeune says. “Then after a couple of days he was like, ‘OK, I’m not giving up. I’ve been fighting so long, I’m not giving up now.’”
Jeune is not giving up on his mentor, either. He will come to Miami to perform with Ayikodans.
“I want to be part of this,” he says. “I just want to help. Jeanguy put me on the right path. I owe that to him.”

Hope is goal
Even as he struggles to keep his dancers in rehearsal and his landlord from evicting him, Saintus hopes the Miami shows will not only give Ayikodans the means to survive but also bring hope to his country and validation for his mission to persuade Haitians of the value of art. He hopes Miamians will be inspired to help Ayikodans, and Haiti, not because of his troupe’s desperation and need but for its possibility and determination.
“What people see in the media and on TV about Haiti is very difficult,” Saintus says. “Even if you tell them, ‘I have great dancers,’ they will think, ‘Oh, that’s nice, but how can a dancer be great in a poor country?’ So when they see it, that becomes something different.
“Hopefully people will come and be generous and love the dance and see something different about Haiti — that we have beauty and power to share and not just poverty.”
Read more: http://www.miamiherald.com/2011/05/15/v-fullstory/2210590/haitis-ayikodans-company-performs.html#ixzz1MQnLIYrr
http://www.miamiherald.com/2011/05/15/v-fullstory/2210590/haitis-ayikodans-company-performs.html

lundi 9 mai 2011

Printemps théâtral à Kourou : Ayiti de Daniel Marcelin

Le vendredi 13/05/11 - Kourou

Le Théâtre de l'Entonnoir, en partenariat avec le CUCS de Kourou, l'ACSE, la DRAC de Guyane et
Le Conseil Général de Guyane, fête le printemps théâtral à Kourou les 13 et 18 mai
2 spectacles au programme
AYITI de Daniel Marcelin: le 13 mai à 19h30 au pôle culturel de Kourou, (entrée libre)
(et L'Enfant, de Marie-Thérèse Picard le 18 mai)
AYITI : Véritable défi pédagogique et artistique, la pièce de théâtre Ayiti de Daniel Marcelin pose là l’interrogation quintessentielle qui taraude Haïtiens et amis d’Haïti. Comment la première république noire et le 2e pays à s’émanciper du joug du colonisateur après les États-Unis dans cette région, est-il devenu le pays au revenu par habitant le plus bas des Amériques même s’il concentre une grande richesse sur le plan historique et culturel ? Daniel Marcelin choisit l’angle didactique et interprète en plus de son propre rôle, tour à tour, gouverneur, empereur, roi, présidents et autres chefs d’État, qui ont dirigé le pays depuis le face à face de Toussaint Louverture et Napoléon jusqu’à Jean-Claude Duvalier dit Baby Doc, par ailleurs actuellement sous le feu des projecteurs depuis son retour inopiné en Haïti le 16 janvier 2011. Endosser la casquette de personnalités aussi hallucinées – des mégalomanes déjantés, dictateurs sanguinaires, analphabètes ou lettrés, mulâtres ou noirs matant les paysans cacos, matant les plus démunis, matant toute velléité de rébellion ; tous ou presque lucides sur leur fonction suprême : « vider les caisses de l’État et partir ! » – n’a sans doute pas été de tout repos pour Daniel Marcellin dont nous saluons la performance.
La pièce s’ouvre sur l’annonce dans les médias du séisme du 12 janvier 2010. Miné dans un premier temps par une angoisse exponentielle, le comédien reclus dans une chambre à Bruxelles, cherche à obtenir des nouvelles de sa femme, de ses enfants. Passées les premières 24 heures mortifères, il obtient au bout du fil des paroles rassurantes de ses proches qui coïncident amèrement avec le dénombrement innombrable des cadavres et du très lourd bilan matériel. Partout les mêmes questions. Pourquoi tant de morts là où ailleurs un séisme de cette amplitude aurait causé dix à cent fois moins de victimes ? Les causes trouvent-elles leur source dans une quelconque malédiction immémoriale ou découlent-elles de l’appréciation historique de tous ceux qui, depuis 1804, ont occupé les rênes du pouvoir ? Étant entendu que s’il s’agit principalement de mal gouvernance, alors il y a des raisons d’espérer…
L’exercice loin d’être aisé, si tant est qu’il s’agisse d’un exercice ou plutôt d’une catharsis dramaturgique, est planté dans un décor minimaliste composé de bagages et peu d’apparats, entrecoupé par des chants et musiques populaires et traditionnels. Et pourtant, Daniel Marcelin réverbère le temps de la pièce, une gamme d’émotions allant de la tristesse, au malaise, en passant par la colère, l’empathie et les rires.
http://www.blada.com/sorties/prochaines/4385-Printemps_theatral_a_Kourou_Ayiti_de_Daniel_Marcelin.htm

samedi 30 avril 2011

Festivities planned for Haitian Heritage Month

Written by STAFF REPORT
The planning committee of the Palm Beach County Haitian Heritage Month celebration announced that the kick-off event will take place at Gilou Restaurant on Sunday.
It will be followed by a series of cultural and academic activities at different dates and locations throughout the county.
The celebration recognizes the contributions made by Haitians to the history of the United States and the world.
It is a celebration of Haitian history and culture and an opportunity to share this culture with the wider community.
The high point will be a Haitian flag-raising ceremony at the Belle Glade and Boynton Beach city halls on May 18.
Other highlights will include an art exhibit at the Clay, Glass, Metal and Stone Gallery in Lake Worth; cultural and educational events at Palm Beach County Library branches; a student essay contest; sports events; an art exhibit featuring Haitians in Palm Beach County at the Palm Beach International Airport.
Also, a day-long cultural festival in Belle Glade; a Haitian-American forum at Barton Elementary School; and an art exhibit of the works of the children of Jacmel, Ayiti Cheri, created from the debris of the devastating earthquake that struck Haiti in January 2010.
Haitian and Haitian-American students represent the largest ethnic minority group from a single country in the School District of Palm Beach County, numbering more than 14,000.
According to community activists, Palm Beach County is home to more than 90,000 Haitians.
Advisory Board members supporting the celebration include Marcia Andrews, School Board member; Mackenson Bernard, state representative, 84th district; Richard Champagne, president, Haitian Lawyers Association; Father Roland Desormeaux, Our Lady Of Perpetual Help Church; C. B. Hanif, Muslim activist.
Also, Jacques Lafontant, president, Haitian American Democratic Club; Sophia Lafontant, OXFAM; Woodie McDuffie, mayor of the City of Delray Beach; Dr. Immacula Michel, Support the Children and Families; Veronique F. Pluviose - Red Cross America.
Also, Rene Varela, mayor of Lake Worth; Jose Rodriguez, mayor of Boynton Beach: Maria L. Sachs, state senator, 30th district; and Rabbi Barry Silver, Temple L’Dor Va Dor.
Admission to all Haitian Heritage Month events is free and open to the public. For more information, visit http://www.palmbeachschools.org/pao/creole/MwaEritajAyisyen2010.asp
http://www.sfltimes.com/index.php?option=com_content&task=view&id=6968&Itemid=1

Haïti-Musique : Un documentaire sur les 60 ans de parcours du Septentrional

En tournée au Etats-Unis l’orchestre prépare un nouvel album
P-au-P, 29 avril 2011 [AlterPresse] --- Le célèbre orchestre haïtien de musique compas Septentrional, poursuit actuellement une tournée aux Etats-Unis, marquée par la première d’un documentaire retraçant son histoire, intitulé « When the drum is beating ».
La première de ce film a eu lieu le 25 avril écoulé à New York, dans le cadre du Tribeca Film Festival, créé en 2002 par l’acteur Robert de Niro. Ce festival se déroule en 2011 du 20 avril au 1er mai.
« When the drum is beating » est un documentaire réalisé par Whitney Dow en collaboration avec la journaliste américaine Jane Regan et le photojournaliste haïtien Daniel Morel.
Le film fait un aller-retour entre le parcours du Septentrional, qui a 63 ans, et l’histoire d’Haïti. Il entremêle passé et présent et offre une image du groupe a travers les principaux événements ayant marqué l’existence de la nation haïtienne.
« When the drum is beating » permet au spectateur de voir, de sentir et d’entendre la passion, l’engagement et la joie des musiciens du Septentrional, et à travers eux, l’âme unique de l’haïtien », affirment les producteurs.
Le documentaire sera aussi présenté en compétition au festival « Hot Docs » au Canada.
En attendant l’orchestre prépare son prochain album avec 13 titres et qui devrait être disponible en juin.[kft gp apr 29/04/2011 06:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10969

mardi 19 avril 2011

Haïti : Faire de la culture un moteur de reconstruction

UNESCO - 18/04/2011 15:30:00 « ...Haïti ne mourra certainement pas, car les peintres se sont remis à peindre, les poètes à créer, les chanteurs à composer, les écrivains à écrire et les récits à circuler...La table rase est désormais le ferment d'une ère nouvelle ».
Mimi Barthélémy, conteuse
Haïti se caractérise par une grande richesse culturelle : la créativité de ses artistes, son patrimoine culturel et la diversité de ses expressions culturelles jouent un rôle important pour la mémoire et la vitalité de son peuple. Ils constituent le ciment fondamental de la cohésion sociale du pays. Ainsi le Carnaval, expression d'un patrimoine culturel immatériel qui réunit chaque année des milliers d'Haïtiens à travers le pays, représente un temps fort de la vie sociale. Le secteur culturel représente une source de revenus et d'emplois important pour le pays. Le secteur des industries créatives, notamment l'artisanat, le livre et la musique, occupe une place centrale dans le développement économique du pays (les artisans représentent 10 % de la population active - environ 400 000 personnes). Haïti dispose de sites culturels importants, tel que le Parc national historique - Citadelle, Sans Souci, Ramiers - inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial depuis 1982. Le Site comprends le palais de Sans Souci, les bâtiments des Ramiers et tout particulièrement la Citadelle, qui remontent au début du XIXe siècle, époque où la République proclama son indépendance, sont chargés d'un symbolisme universel car ils sont les premiers à avoir été bâtis par des esclaves noirs ayant conquis leur liberté , ou encore la ville coloniale de Jacmel fondée en 1698 sur l'emplacement d'un ancien village précolombien et placée sur la «Liste indicative» de Haïti en 2004,
La culture joue un rôle central dans la vie des haïtiens. On l'a vu dès le lendemain du séisme où des créations contemporaines, tableaux et objets d'artisanat étaient mis en vente dans les rues encombrées par les ruines. Aujourd'hui, un an après le séisme, toute une série d'objets artistiques fabriqués à partir de matériaux issus des ruines du séisme ont vu le jour.
« J'en appelle à la générosité et à l'engagement de tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux pour soutenir l'action de l'UNESCO pour Haïti qui nous est cher. Le sort de ce pays est aussi notre responsabilité partagée, et nous pouvons en faire un modèle de coopération internationale. Depuis près d'un an déjà, j'ai mis toute mon énergie et ma force de conviction en ce sens, et je vous invite à nous rejoindre ».
Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO
A l'annonce du séisme en Haïti le 12 janvier 2010, l'UNESCO s'est immédiatement mobilisée au service du peuple haïtien et aux côtés de son gouvernement. Son rôle consiste à coordonner les acteurs, à renforcer les capacités nationales et à réaliser en priorité des actions structurantes à long terme. Dès le mois d'avril 2010, le Conseil exécutif de l'UNESCO a mis en place le Comité International de Coordination pour la Sauvegarde de la Culture Haïtienne (CIC) en cohérence avec le Plan national de la reconstruction.
Le CIC a pour mission de coordonner l'ensemble des interventions dans le domaine de la culture en Haïti et de mobiliser des ressources à cet effet.
Il a ainsi établi une « feuille de route », recommandant, inter alia, de mettre à jour la loi pour la protection du patrimoine national, de commencer l'inventaire du patrimoine bâti de Port-au-Prince, spécialement pour les bâtiments nationaux ; d'inventorier le patrimoine culturel immatériel présent en Haïti et d'identifier les expressions culturelles immatérielles les plus menacées de disparition ; d'organiser la mise à l'abri et la conservation des archives, livres et autres biens culturels mobiliers ; de procéder à la collecte de données et à l'élaboration d'outils méthodologiques dans le secteur des industries culturelles.
La culture, facteur de développement, source de renouveau et atout pour la cohésion sociale La culture apparaît de plus en plus comme une ressource essentiel dans les situations post-catastrophe et post-conflit : outre sa contribution au développement économique, elle confère du sens et de la valeur à l'identité et à la continuité des sociétés humaines. Son impact est essentiel dans une situation comme celle que traverse Haïti depuis le mois de janvier 2010. C'est pourquoi l'UNESCO a d'emblée soutenu l'intégration de la culture aux stratégies de la reconstruction comme source fondamentale de renouveau et de cohésion sociale et oeuvre dans ce but aux côtés du peuple haïtien et de son gouvernement.
Les autorités haïtiennes ont adopté le « Plan d'action pour le relèvement et le développement d'Haïti », qui réserve une place prioritaire à la culture : il s'agit là à la fois d'une stratégie nationale portée par une volonté politique et d'un appel aux mécanismes de coopération internationale.
L'UNESCO convie: Etats membres, institutions, organisations multilatérales, banques de développement, secteur privé et organisations de la société civile, à un événement qui exposera l'importance de la culture comme moteur de la reconstruction en Haïti et qui présentera les projets proposés au financement.
Les actions présentées concernent une quinzaine de projets couvrant cinq domaines : le patrimoine mondial (culturel et naturel), le patrimoine immatériel, le patrimoine mobilier (musées, archives et bibliothèques), les industries culturelles et les politiques culturelles.
Ces projets conjuguent aussi bien la réhabilitation du patrimoine bâti (Citadelle et ville de Jacmel), que l'assistance technique (plan de développement pour les musées et institutions culturelles), l'identification aux fins de sauvegarde du patrimoine immatériel (inventaire de Léogâne), des actions de relance pour les industries culturelles destinées aux jeunes et aux plus défavorisés et la conception d'un cadre légal propice aux politiques culturelles.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_239940_1052.aspx

vendredi 15 avril 2011

Anne Lescot clôture les Rencontres francophones - Verson

Depuis le 14 mars, l'espace Senghor est mobilisé dans le cadre de la 16 e édition des Rencontres francophones. Pour 2011, c'est Haïti qui est mis à l'honneur. Exposition, journée découverte, spectacle et rencontres d'auteurs ont permis au public de découvrir un programme riche et varié.

« Pour notre dernier rendez-vous qui se tiendra mercredi soir, lance Isabelle Lamy, directrice de l'espace, c'est Anne Lescot, anthropologue qui viendra répondre aux questions de notre animateur de nos soirées, Bernard Magnier. »
Anne Lescot est née en France d'un père Haïtien. Anthropologue, elle étudie le vodou pendant dix ans. Elle est réalisatrice de documentaires dont Des hommes et des dieux mais aussi Horizons lointains : Haïti. « Elle est également auteur du Guide de la Caraïbe culturelle en 2010. »
Enfin, en février 2010, elle co-fonde le Réseau culture Haïti dont elle est aujourd'hui déléguée. « C'est une véritable ambassadrice de la culture haïtienne. Lors de cette soirée, elle nous ouvrira les portes de l'imaginaire et de la création en Haïti. » Bien entendu, elle abordera très certainement les difficultés et les besoins actuels du secteur culturel un an après le séisme.
Mercredi 13 avril, dès 20 h 30. Rencontre sur la culture Haïtienne avec Anne Lescot. Soirée animée par Bernard Magnier à l'espace Senghor. Entrée libre.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Anne-Lescot-cloture-les-Rencontres-francophones-_14157-avd-20110413-60271233_actuLocale.Htm

lundi 10 janvier 2011

HAÏTI - La première grande fiction née du séisme

Un an après la catastrophe qui a ravagé son pays, le jeune Marvin Victor étreint Haïti dans son premier roman, un chef-d'oeuvre. Valérie Marin La Meslée
Voici la première grande fiction née du 12 janvier 2010. Le premier roman de Marvin Victor, Haïtien de 28 ans, repéré dès 2006 par le prix du jeune écrivain francophone qui lui est revenu deux ans de suite pour ses nouvelles et dont il faut désormais retenir le nom.

Corps mêlés nous ramène en ce terrible jour, à Port-au-Prince, aux côtés d'Ursula Fanon, 45 ans. Elle vient de dégager des décombres le corps de sa fille, morte dans son lit. Et maintenant ? Ursula trouve refuge au domicile, encore debout, de son ami et amant de prime jeunesse, Simon Madère, devenu journaliste reporter d'images et qui est incapable de prendre des photos de ce qu'il voit autour de lui ce jour-là. Une mère, "dans la perte de son unique enfant et de soi", vient tenter un dialogue avec Simon, qu'elle n'a pas revu depuis tant d'années. Mais l'homme reste muet. La confidence d'Ursula se transforme alors en monologue intérieur, au souffle ininterrompu comme pour retenir la vie.
Ce 12 janvier, les ruines et les corps mêlés, entassés sur les matelas qu'elle voit par la fenêtre, la ramènent à son enfance, au village de Baie-de-Henne, où la mort était si présente. Les souvenirs remontent et redonnent vie à tous ses morts, dans un désordre flamboyant. Les récits d'Ursula, familiaux, amicaux, amoureux, traversent toutes les époques du pays, de la dictature de Duvalier à nos jours en passant par la révolte contre Aristide. Ils contiennent Haïti de la ville, des champs et de la mer qui baigne Baie-de-Henne, Haïti pauvre et riche, joyeuse et douloureuse, Haïti religieuse, tout cela par morceaux, à la dérive, dans la voix de la narratrice qui cherche à se rassembler. Et s'accroche à la survie possible de son amie Roseline dont le téléphone sonne toujours dans le vide.

La révélation d'un écrivain
Dans ce flot de paroles si magnifiquement rythmé, Ursula convoque sa mère défunte qui l'a abandonnée, sa marraine, forte femme qui l'a élevée, et Simon, bien sûr, qui n'a pas voulu partir avec elle pour la capitale où ils se retrouvent tous deux face à face, ce jour tragique. À fumer sans relâche, à boire du rhum trois étoiles. Ursula doit parler de sa fille à cet homme. "Failllis-je dire à Simon", peut-on lire... Un secret se cache au creux de sa divagation entre le passé et le présent. Jamais la douleur ne se répand. Elle se tient droite, tantôt douce, tantôt rageuse, et toujours lucide, critique, provocante même. Car vifs sont encore, quelques heures après la mort de sa fille, les hurlements qui les déchiraient toutes deux, comme en écho à celui de l'accouchement sur lequel s'ouvre mémorablement ce livre. La fille d'Ursula désolait sa mère parce qu'elle était de ces "jeunes femmes qui n'entrent pas seules dans leur nuit" mais se font la belle vie grâce à leurs charmes, oubliant la misère du jour pour flamber dans les bras des riches.
De la jeune morte, Marvin Victor ne révèle le prénom qu'au final. Après avoir étreint son pays dans ses pages. Cette somptueuse procession de phrases, qui se succèdent dans une grammaire de la retenue et font songer à la sinueuse minutie d'une Marie Ndiaye, construit le tombeau Marie-Carmen Fanon. Un tombeau pour tous les morts. Que peut la littérature ? Entourer les morts de ses mots, porter Haïti debout, parmi les vivants. Mais Corps mêlés n'est pas seulement le premier grand roman de la tragédie qui a dévasté Haïti. C'est la révélation d'un écrivain.
http://www.lepoint.fr/culture/haiti-la-premiere-grande-fiction-nee-du-seisme-10-01-2011-128657_3.php

lundi 20 décembre 2010

Ebooks : une bibliothèque numérique à Haïti

19, décembre, 2010 par IDBOOX
Categorie : Infos Ebooks
C’est un formidable projet qui voit le jour, grâce à Bibliothèques Sans Frontières (BSF). L’association mettra à la disposition de 15 000 étudiants, professeurs et chercheurs une bibliothèque numérique située à Port au Prince.
Suite au séisme de l’année dernière, 11 des 12 bibliothèques universitaires du pays ont été détruites.
BSF a donc pris la situation très au sérieux. Dès la rentrée de janvier, les étudiants pourront avoir accès à des milliers de livres électroniques, des ressources en ligne, des périodiques numériques.
Pour accueillir les universitaires, un bâtiment écoresponsable a été construit avec des containers recyclés. 80 ordinateurs ont été installés pour permettre l’accès à des ressources techniques et scientifiques dans plus de 10 disciplines !1.A court terme (dès janvier 2011), permettre aux étudiants, professeurs et chercheurs haïtiens d’avoir accès à des ressources documentaires de qualité par l’intermédiaire de la bibliothèque numérique
2.A long terme, doter Haïti d’une bibliothèque universitaire de référence pour ouvrir la voie à une recherche de qualité en Haïti et renforcer durablement l’enseignement supérieur dans le pays. 70 bibliothécaires Haïtiens seront formés au numérique.
2 grands objectifs à court et à moyen terme :
Pour monter ce fabuleux projet, l’organisme s’est appuyé sur des partenaires prestigieux : Cyberlibris, l’ENS de Paris, Caregmia et Ex Libris.
Les éditeurs de livres numériques ont également répondu présents, parmi eux : Springer, Elsevier, Francis Lefebvre, Willey…
Voilà aussi à quoi peut servir la numérisation des fonds, cet exemple est sans appel pour ceux qui se demandent encore si oui ou non il faut passer aux livres numériques.
Appel à solidarité : Haïti un an après…
BSF organise un grand concert le 12 janvier au New Morning à Paris. Prenez vos places, vous passerez une excellente soirée et participerez à l’action.
http://www.idboox.com/ebook/infos-ebooks/ebooks-une-bibliotheque-numerique-a-haiti/

Haïti - Culture : Un haïtien élu au Centre de la francophonie des Amériques

19/12/2010 08:47:05 Le Centre de la francophonie des Amériques a dévoilé cette semaine, le nom des sept nouveaux administrateurs élus par ses membres, au terme de ses premières élections. Le président du conseil d'administration, monsieur Jean-Louis Roy a félicité les nouveaux élus qui se joignent aux huit administrateurs actuels au sein du conseil d'administration.
Ces nouveaux administrateurs sont : madame Céleste Godin (personne provenant de l'Acadie), madame Trèva Cousineau (personne provenant de l'Ontario), madame Mariette Mulaire (personne provenant de l'Ouest ou des Territoires - Canada), madame Gabrielle Durana (personne provenant de l'extérieur du Canada), madame Monique Giroux (personne provenant du Québec), madame Marie-France Kenny (personne élue parmi les dirigeants des organismes pancanadiens des communautés francophones et acadiennes du Canada) et monsieur Max Jean-Louis.
Max Jean-Louis, un jeune haïtien de 20 ans, a été élu au poste d'administrateur du Centre de la Francophonie des Amériques. Après avoir remercié spécialement, tous ceux qui voté pour lui et qui ont fait cru en ces nombreuses propositions, il s’est dit prêt à assumer ses nouvelles fonctions et à travailler pour la promotion du fait francophone en Amérique. Il regrette que son élection intervienne dans un contexte difficile pour son pays Haïti, marqué par une crise post-électorale et en a profité pour encourager tous les acteurs à se concerter afin de trouver une solution politique durable. « Il faut toujours prioriser l'intérêt général et ne pas désavouer le sang coulé des milliers d'esclaves qui se sont battus pour nous donner notre indépendance » a déclaré le jeune administrateur.
En savoir plus sur le Centre de la francophonie des Amériques :
Le Centre de la francophonie des Amériques contribue à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle en misant sur le renforcement et l’enrichissement des relations ainsi que sur la complémentarité d’action entre les francophones et les francophiles du Québec, du Canada et des Amériques. Il s’intéresse au développement et à l’épanouissement des francophones et des francophiles et soutient le rapprochement des personnes, groupes et communautés intéressés par la francophonie. Il favorise les échanges, le partenariat et le développement de réseaux francophones afin de soutenir des projets structurants liés aux enjeux de société et diffuse l’information concernant diverses thématiques liées à la francophonie.
Le Centre de la francophonie des Amériques bénéficie du soutien financier du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du Québec.
BF/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1947-haiti-culture-un-haitien-elu-au-centre-de-la-francophonie-des-ameriques.html

samedi 13 novembre 2010

Les écrivains Haïtiens au salon Haïti Solidarité

Publié le 13 novembre 2010 Chantal Guy, La Presse
À l'initiative de Rodney Saint-Éloi, directeur des éditions Mémoire d'encrier, qui nous font découvrir les meilleurs écrivains haïtiens, amérindiens et québécois, il y aura «une cour à l'haïtienne» au Salon cette année. «C'est en fait un espace de vie qui sera décoré afin de montrer que le pays est vivant, explique l'éditeur et écrivain, qui vient tout juste de publier le livre Haïti Kenbe La! - 35 secondes et mon pays à reconstruire chez Michel Lafon. «Ce sera l'illustration parfaite de ce que Dany a dit au lendemain du séisme: quand tout tombe, il reste la culture.» Dany Laferrière sera d'ailleurs le président de ce stand spécial, Haïti Solidarité, que les visiteurs pourront fréquenter pendant toute la durée du Salon.
Le but de Rodney Saint-Éloi est de faire rencontrer les cultures haïtienne et québécoise par l'entremise de la littérature depuis qu'il s'est installé au Québec, il y a une dizaine d'années, en fait. Le séisme du 12 janvier a créé chez les Québécois un besoin d'en savoir plus sur son pays natal, dit-il. «Je pense qu'on a dépassé la phase "exotique", les gens ont envie de mieux connaître Haïti.»
La littérature est là pour ça. Ils seront 17 écrivains, de la diaspora ou du Québec, à dynamiser le stand. Nous aurons la visite de Lyonel Trouillot, Gary Victor, Emmelie Prophète, Kettly Mars, Makenzy Orcel, Pierre Buteau, Leslie Péan et Christophe Charles. Les auteurs haïtiens du Québec, outre Dany Laferrière et Rodney Saint-Éloi bien sûr, seront Stanley Péan, Marie-Célie Agnant, Franz Benjamin, Gary Klang, Joe Jack, Lenous Suprice et Joël Des Rosiers.
Depuis deux ans, les écrivains haïtiens ne cessent de rafler des prix littéraires prestigieux, le plus célèbre au Québec étant le Médicis de Dany Laferrière pour L'énigme du retour, évidemment. Ce qui démontre hors de tout doute le caractère très contemporain de cette littérature qui touche la réalité de plusieurs continents dans un monde sans cesse en mutation. C'est aussi une autre façon de reconstruire Haïti. «Quand on pense à la reconstruction, on pense tout de suite aux murs, mais il y a la culture, souligne Rodney Saint-Éloi. L'imaginaire est tout aussi important que la réalité, parce que le pays est d'abord une projection de l'imaginaire. L'imaginaire crée le pays, et les murs vont suivre. Et qui de mieux que les écrivains pour faire entrer les gens dans leur pays?»
Haïti Solidarité présente aussi la table ronde Écrire le séisme, avec Dany Laferrière, Makenzy Orcel et Rodney Saint-Éloi dimanche, 13h, à la Grande Place.
http://www.cyberpresse.ca/arts/dossiers/salon-du-livre-de-montreal-2010/201011/10/01-4341244-les-ecrivains-haitiens-au-salon-haiti-solidarite.php

mercredi 3 novembre 2010

Un nouveau tap-tap pour moderniser le transport en commun en Haïti

L'Association professionnelle des artisans tap-tap autobus haïtiens (APATAH) s'engage depuis quelque temps à redonner au secteur du transport en commun en Haïti une autre image. En effet, l'APATAH vient, le mercredi 27 octobre en cours, de présenter au Karibe à des représentants du secteur privé un nouveau véhicule Tap-Tap pour révolutionner le secteur du transport en commun dans le pays.
 

Haïti: Un nouveau véhicule tap-tap a été présenté la semaine dernière à des représentants du secteur privé des affaires et du gouvernement par l'Association professionnelle des artisans Tap-Tap autobus haïtiens (APATAH) à l'hôtel Karibe Convention Center. Cet autobus répond, selon le président de l'APATAH, M. Ancener Petit-Bois, aux normes de transport international. « Ce véhicule va révolutionner le transport en commun dans le pays », a déclaré M. Petit-Bois dans un entretien avec Le Nouvelliste, ajoutant que son association s'active depuis quelque temps en Haïti pour rénover les tap-tap à carrosserie en bois qui ne cessent de perdre du terrain au profit de nouvelles carrosseries en fer ou en fibres de verre sans dessins.
Le nouveau tap-tap construit par les artisans de l'APATAH a été, au cours de la cérémonie, exposé au Karibe. Ce qui n'a pas été sans effets sur une assistance composée d'hommes d'affaires et de représentants du gouvernement. C'était pour la grande surprise des participants devant les travaux innovateurs des artisans de l'APATAH qui travaillent dans ce secteur depuis près d'une dizaine d'années. Ils s'engagent à garder la beauté des tap-tap dans la zone métropolitaine. « C'est pour conserver les tap-tap, qui font partie du patrimoine culturel haïtien, que notre association entend mettre sur les circuits de nouveaux modèles plus adaptés et plus confortables pour les passagers », a-t-il fait savoir.
Un espace a même été aménagé à l'intérieur du véhicule pour que les passagers puissent faire leurs besoins physiologiques ; une porte de secours a été également envisagée. « Nous nous dirigeons indubitablement vers la modernisation du transport en commun dans le pays », a fièrement déclaré Ancener Petit-Bois, indiquant que les invités ont beaucoup apprécié le nouveau tap-tap moderne d'Haïti.
Les invités présents à la cérémonie de présentation du véhicule tap-tap ont été émerveillés par sa décoration. Les peintres de l'APATAH ont offert un travail exceptionnel, le Palais national qui a été reproduit sur la face arrière du tap-tap comme pour rappeler la beauté de ce monument détruit par la catastrophe du 12 janvier.
Les professionnels de l'APATAH ont déjà reçu une invitation du Canada pour la présentation de son nouveau tap-tap fraîchement construit pour tenter de jeter la base de la modernisation du transport en commun en Haïti.
A noter que l'Association professionnelle des artisans Tap-Tap autobus haïtiens a déjà participé à plusieurs expositions internationales comme la foire de la Haitian American Arts Expo aux Etats-Unis.
Quelques invités à la cérémonie de présentation du nouveau tap-tap de l'APATAH :
1- Monsieur Robert Moscoso, Président Automeca et Sogebank
2- Monsieur Jean Max Bazin manager général Karibe Hôtel
3- Me. Marie Joceline Cazimir, Doyenne du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince
4- Monsieur Rosemond Edgard, économiste (représentant USAID)
5- Madame Maude T.P Germain secrétaire ONA
6- Madame Michaëlle V .Luc, représentante ONA
7- Monsieur Valbrun Erick, représentant ministère de l'Économie et des Finances (MEF)
8- Monsieur Nolte Jean Alexis, administrateur de l'Automeca
9- Monsieur Joseph Charles Yvon, représentant de l'ambassade du Brésil en Haïti
10- Monsieur Dacius Curad Etienne, Vice-Président de l'Association des Chauffeurs Guide d'Haïti
11- Monsieur Paul Duchatellier, membre du Cabinet MCJ
12- Monsieur Jean Sylvera Simon, membre du cabinet MCI
13- Madame Elsie Blanc, Directrice American Airlines en Haïti
14- Madame Maria Stéphanie Loiseau, employé POZ
15- Monsieur Georges J. Emmanuel, représentant Sogexpress
16- Monsieur Joseph Pierre Antoine, maitre de cérémonie
17- Monsieur Emmanuel Dérivois, Directeur Général Bureau Haïtien du Droit d'Auteur
18- Madame Jean Charles Marie-Ange, employé BHDH
19- Madame Louissaint Nahomie, employée BHDA
Carlin Michel
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85260&PubDate=2010-11-03

Salon du livre de Montréal : le lauréat du prix Fémina 2010 y sera

Publié le 03 novembre 2010
Marie-Claude Girard, La Presse
Quelle place reste-t-il pour le livre à l'ère des médias sociaux et des communications instantanées? Parce qu'ils sont convaincus de son importance comme espace de réflexion, les organisateurs du 33e Salon du livre de Montréal ont choisi cette année un thème de circonstance: Livre ouvert sur le XXIe siècle, les enjeux de notre société.
Du 17 au 22 novembre, des centaines d'écrivains et leurs lecteurs témoigneront de la pertinence et du plaisir de la lecture à la Place Bonaventure.
Piloté par Dany Laferrière et Rodney Saint-Éloi, l'événement Haïti Solidarité accueillera 17 écrivains haïtiens, de Montréal ou d'Haïti. «Pour une fois, c'est Haïti qui va aider Montréal», a souligné hier Laferrière en conférence de presse. Ces écrivains apportent avec eux leurs livres, certains écrits sous la tente depuis le séisme de janvier. «Quand tout tombe, il reste la culture», disait-il très justement au lendemain de la catastrophe.
Cette année encore, de nombreux écrivains vedettes seront de la partie. Parmi les invités d'honneur, on compte Marie-Claire Blais, Michel Folco, Joël Des Rosiers, Jean-Jacques Pelletier, le bédéiste belge Benoît Sokal et trois auteurs jeunesse de renom: la Québécoise Cécile Gagnon, dont un prix de la relève portant son nom sera remis au Salon, l'auteur et illustrateur français Pef, qui fêtera les 30 ans de son célèbre prince de Motordu, et Maxime Roussy, auteur des séries Pakkal et Le blogue de Namasté.
Mentionnons aussi la présence de Yann Martel, Michel Tremblay, Victor-Lévy Beaulieu et Alain Mabanckou, du général à la retraite Roméo Dallaire, de l'anthropologue judiciaire Kathy Reichs et de la comédienne Janine Sutto, qui présentera ses mémoires rédigées par son gendre, le journaliste Jean-François Lépine.
De France, viendra le tout nouveau lauréat du prix Femina 2010, Patrick Lapeyre, pour La vie est brève et le désir sans fin. Il est également finaliste pour le Goncourt, tout comme un autre invité du Salon, Mathias Énard, pour Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. De Suisse viendra aussi le bédéiste Zep, créateur du fameux Titeuf.
Du côté des Américains, les reines du thriller psychologique Lisa Gardner et Patricia Macdonald participeront à une table ronde sur le polar au féminin. Et l'auteur de best-sellers Nicholas Sparks, dont plusieurs romans ont été portés à l'écran, rencontrera ses lecteurs au stand de Michel Lafon.
De nombreuses activités pour la jeunesse sont au programme, notamment L'heure du conte en pyjama, le dimanche matin. Au stand du Livre en cadeau, la cause chérie du Salon qui vise à recueillir des livres neufs pour des enfants défavorisés, Janette Bertrand, Christiane Duchesne et d'autres auteurs jeunesse feront la lecture aux petits et grands.
Comme toujours, plusieurs prix littéraires sont remis au Salon, dont le Grand prix Salon du livre de Montréal/La Presse, pour lequel le public est invité à voter, et le prix Marcel-Couture, qui compte parmi ses finalistes René Derouin, Éric St-Pierre, Philippe Séguéla, Normand Cazelais et les journalistes de La Presse Laura-Julie Perreault et Jean-Christophe Laurence.
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Le Salon du livre de Montréal, du 17 au 22 novembre 2010 à la Place Bonaventure. Pour tous les détails: www.salondulivredemontreal.com
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201011/03/01-4338829-salon-du-livre-de-montreal-le-laureat-du-prix-femina-2010-y-sera.php

jeudi 7 octobre 2010

La grande fête des artisans se précise

La quatrième édition de Artisanat en fête va, selon la présidente de l'IRPAH, Mme Martine Blanchard, connaître un nouveau succès cette année, en dépit du 12 janvier qui a mis tous les secteurs de la vie nationale à genoux. Les artisans de tout le pays exhiberont leurs travaux, après avoir affûté leur imagination et leur talent.Amants et collectionneurs des oeuvres artisanales haïtiennes ont rendez-vous au Parc historique de la canne-à-sucre les 16 et 17 octobre prochains. Haïti: « Après le 12 janvier, les oeuvres artisanales sont la seule image qui peut mieux parler d'Haïti, car le séisme a apporté avec lui tous les principaux bâtis qui exprimaient la valeur patrimoniale et historique du pays », a indiqué la présidente de l'Institut de recherche et de promotion de l'Art haïtien (IRPAH), Mme Martine Blanchard qui, depuis plusieurs années, se bat sur tous les fronts pour rehausser le prestige de l'art haïtien. Cette année, les organisateurs de la grande foire nationale de l'artisanat aura un autre estampille. Les participants auront la possibilité de suivre des yeux les talentueux artisans oeuvrant dans des ateliers qui seront érigés pour l'occasion au Parc historique de la canne-à-sucre. « Voir les artisans à l'oeuvre sera une grande innovation qui fera certainement plaisir aux participants de la foire », a-t-elle dit, indiquant que, cette année, cet évènement va durer deux jours.
Réduits dans leurs capacités de productions après la catastrophe de janvier dernier, les artisans n'ont pas baissé leur bras. Ils se sont mis au travail pour assurer leur participation à cette foire qui, selon l'un d'eux ayant pris part, l'année dernière, à cette fête, est un espace offert aux artisans pour gagner de l'argent. « Tous les artisans vont être là », assure Mme Blanchard, qui se réjouit de ce qu'aucun artisan membre de l'IRPAH n'a été recensé mort dans le séisme du 12 janvier comme aucun n'a laissé le pays.
Venus de différentes régions du pays, environ 200 artisans vont prendre encore part à cette foire nationale qui leur offre un espace approprié pour écouler, pendant deux jours, à un public de choix, leurs oeuvres artisanales aussi variées que diverses. Cette activité établit aussi, selon Mme Martine Blanchard, un pont solide entre le secteur de l'artisanat et le marché international toujours en quête du bel art. Aux Etats-Unis d'Amérique, par exemple, la maison Macy's manifeste beaucoup d'intérêts pour les oeuvres en métal découpé des artisans de Croix-des-Bouquets et celles en papier mâché. Une commande a même été faite pour le métal découpé. Preuve que le secteur de l'artisanat est un secteur que l'Etat haïtien devrait prendre en charge. « L'artisanat est à un marché et c'est un secteur qui mérite un autre regard au plus haut de l'appareil étatique », estime-t-elle.
« Malgré le travail convainquant que les artisans haïtiens ont su apporter à Artisanat en fête depuis trois ans, ces derniers font toujours face au problème récurrent du crédit en Haïti », regrette Mme Blanchard, qui invite la communauté internationale à s'intéresser au travail de nos artisans dont un bon nombre a été victime du 12 janvier. « Plusieurs d'entre eux ont perdu leur atelier et des membres de leur famille » indique la présidente de l'IRPAH, qui croit que ce secteur a besoin d'investissements pour pouvoir mieux s'affirmer, car certains d'entre eux n'ont d'autres préoccupations que de fournir un travail de qualité.

Une solide organisation toujours prête
Depuis trois ans, Artisanat en fête dessert un public amoureux de l'art et de l'artisanat de plus en plus croissant dans le pays. Encore cette année, les gens qui feront le déplacement au Parc historique vont être gâtés non seulement par le génie dont font montre les artisans, mais également dans l'organisation du site de la foire. « Des mesures sont prises par les organisateurs pour placer les artisans à l'entrée et au milieu du site. Ce, pour permettre au public de visiter le plus d'artisans possible », explique la présente de l'IRPAH.
Plus loin, Mme Blanchard invite les gens à venir accompagnés de leurs enfants à cette grande fête de l'artisanat réalisée chaque année par l'IRPARH et Le Nouvelliste au Parc historique de la canne-à-sucre. Elle annonce également qu'un espace sera aménagé pour permettre aux enfants de bien se divertir, en plus de contempler les oeuvres des artisans haïtiens.
Les produits seront nombreux et très variés. Mme Blanchard suggère aux acheteurs de prendre le temps de visiter tous les étalages avant de se décider sur le choix des produits qu'ils veulent acquérir. Elle conseille également aux artisans d'être flexibles envers leurs clients. « Je leur répète tout le temps qu'ils ne doivent pas laisser passer leur chance pour quelques centimes à la foire », a-t-elle dit.
Mme Blanchard a enfin profité de l'occasion pour remercier les sponsors qui depuis ces trois dernières années accompagnent l'organisation de Artisanat en fête 2010. « Nous disons, au nom de tous les artisans et créateurs qui vont prendre part à la foire, un grand merci ainsi qu'à tous ceux qui renouvellent leur confiance à cette fête des travaux artisanaux », a-t-elle conclu.
Carlin Michel
michelcarlin@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84312&PubDate=2010-10-05

mercredi 22 septembre 2010

Les Etats Unis aident à la sauvegarde du patrimoine haïtien


Le gouvernement américain a accordé un don de 360 000 dollars aux autorités haïtiennes pour la réalisation de plusieurs projets visant la sauvegarde du patrimoine nationale.
L'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten a remis le 17 septembre dernier le chèque totalisant le montant au directeur de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), Daniel Elie.
Une cérémonie spéciale a eu lieu à la citadelle La Ferrière où des travaux de préservation seront réalisés. Plus de 100 000 dollars seront consacrés à la réparation du toit de la Batterie Royale et la restauration de la Caserne militaire du Palais de Sans Souci.
Le diplomate américain a assuré que le financement permettra à l'Ispan de préserver et protéger une partie du patrimoine d'Haïti chérie. «La population d'Haïti est en train de vivre des moments difficiles. Le tremblement de terre du 12 janvier a détruit non seulement des vies et des bâtiments à Port-au-Prince, mais il a perturbé les progrès fragiles qui étaient sur le point d'être accomplis un peu partout à travers le pays, y compris ici dans le Département du Nord".
M. Merten a également émis le vœu que la citadelle restaurée combinée à la réhabilitation des infrastructures routières contribueront à l'intensification des activités touristiques dans la région.
La Citadelle La Ferrière a été déclarée Héritage du Patrimoine mondial par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation la Science et la Culture (UNESCO).
La seconde tranche de l'enveloppe sera permettra à l'Ispan d'inventorier les dommages subis par les monuments historiques et des bâtiments à Port-au-Prince lors du tremblement de terre. Le directeur de l'Ispan, Daniel Elie, envisage de réorganiser un bureau qui sera chargé de documenter les dommages dans la région métropolitaine.
LLM / radio Métropole Haïti 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18268

Ayikodans au 6e festival de danse contemporaine de Santo Domingo

Haïti: Ayikodans, la prestigieuse compagnie de danse dirigée par le chorégraphe Jeanguy Saintus (prix Prince Claus 2008 pour l'ensemble de son oeuvre chorégraphique) participera, aux côtés des compagnies brésilienne, italienne et espagnole, à la 6e édition du festival de danse contemporaine de Santo Domingo, Edanco, qui se tiendra du 22 au 29 septembre à Palacio de Bellas Artes, a annoncé la direction de la compagnie.
Le chorégraphe Jeanguy Saintus
(Photo: Partrice Dougé )
Ayikodans participera à cette grande rencontre autour de la danse avec deux chorégraphies du directeur fondateur d'Artcho danse : « Amores prohibidos » et « Anmwe w Ayiti manman », la création en date de Jeanguy Saintus. Ces deux pièces seront présentées respectivement les samedi 25 et dimanche 26 septembre au théâtre dominicain, nouvellement réhabilité pour accueillir le festival international de la danse contemporaine et non à la Sala Manuel Rueda où, en 2007, dans le cadre du festival des pays ACP, la compagnie avait présenté « Résistance », une création contemporaine de Jeanguy Saintus.
« Amores prohibidos » est une oeuvre dans laquelle le chorégraphe dénonce, par le foyer corporel de ses talentueux danseurs les tabous sexuels, les interdits, le sexisme. « Amores prohibidos », c'est aussi une création contemporaine qui témoigne de la diversité et de la richesse du répertoire chorégraphique de Jeanguy Saintus. Une oeuvre qui interpelle les consciences par la trame des histoires, la théâtralisation des personnages. Dans cette chorégraphie culminent des gestes, des mouvements significatifs, se refusant à tout refoulement. Les interprètes se dépouillent pour entrer dans la peau des personnages qu'ils incarnent, et pour mettre à nu la société qui réprime les fantasmes, la liberté individuelle.

Cette scène de « Anmwe w Ayiti manman »  montre
un personnage (Linda Isabelle François) esseulé, angoissé,
 jeté dans le vide.
La lumière, création du scénographe guadeloupéen Raymond Sardaby
(intégrant Artcho depuis 2002), traduit bien cette scène.

(Photo: Maud Hostache Bandou)
 « Anmwe w Ayiti manman », la nouvelle création de Jeanguy Saintus, est un grand cri face à l'horreur, le désespoir, l'angoisse et aux deuils que provoque le drame du 12 janvier. Le tragique domine cette oeuvre dans laquelle le chorégraphe campe des personnages esseulés, horrifiés, sans recours, face à la destinée d'un pays meurtri. C'est un cri profond où l'on sent toute la douleur d'un pays qui se déchire, qui se meurt. La musique choisie (celle de Toto Bissainthe, James Germain et celle chantée par de toutes nouvelles voix prometteuses, comme Emmanuel Bonnet du groupe Chay Nanm) se mêle aux formidables scats et aux poèmes (dits par le comédien de la troupe Actelié Saint-Phar Pyram). Le tout crée une ambiance triste, sombre dans cette chorégraphie où se mêlent transe, frénésie et méditation.
« Anmwe w Ayiti manman » a été présentée pour la première fois à la 2e édition de la Biennale danses Caraïbe à la Havane. Cette 2e Biennale, une coproduction de Cultures france et du Conseil national des arts de scène (une entité du ministère cubain de la Culture), a été marquée, entre autres activités, par des concours de danse contemporaine, des ateliers d'écriture chorégraphique et des rencontres professionnelles entre danseurs et chorégraphes. Deux compagnies haïtiennes y ont été invitées : le centre de danse Jean-René Delsoin et la compagnie Ayikodans de Jeanguy Saintus.
Ce personnage, horrifié, pleurant le drame
 de son pays,  est incarné par la grande danseuse
Linda Isabelle François,
dans « Anmwe w Ayiti manman ».

(Photo: Maud Hostache Bandou)
Dans le cadre du festival Edanco, Jeanguy Saintus animera des « mater class » au conservatoire de danse de Santo Domingo, au cours desquels il interviendra autour de sa technique, de son langage, de ses approches contemporaines et de ses emprunts à la danse traditionnelle, classique et contemporaine. « C'est important que les gens comprennent le langage, l'esthétique de la compagnie ou de son chorégraphe, de ses techniques de danse, de son style, son mode de création », indique Jeanguy Saintus qui annonce par ailleurs la tenue de rencontres avec les autres compagnies invitées, des écoles et troupes de danse dominicaines.
Après le festival de danse contemporaine de Santo Domingo, Edanco, Ayikodans participera, en décembre prochain, à un grand spectacle autour d'Haïti, qui aura lieu à Adrienne Arsht Center of Performing Arts de Miami - ci-devant Carnival Center- . La compagnie présentera un « Opening » avec Emeline Michel, James Germain, à partir de la chanson traditionnelle « M angaje ». Cette création rassemble différents extraits de chorégraphies de Jeanguy Saintus, qui s'étendent sur plus de vingt ans de travail. En ce même mois de décembre se tiendra en Floride une soirée de levée de fonds, une initiative des amis de la compagnie. À cette occasion, les créations « Anmwe w Ayiti manman » et « Amores prohibidos » seront présentées.
Au cours du mois d'août dernier, Artcho danse a organisé Ayitidans, un atelier de danse à l'intention de jeunes danseurs de hip hop venus des quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince et de la commune d'Aquin. Cette session de formation a été animée par le danseur et chorégraphe d'origine guadeloupéenne, Yannick Lucol dit Datta. Le clou de cet atelier a été la création par Datta de la chorégraphie « La direction », qui a été interprétée par les danseurs qui ont participé à la formation le vendredi 4 septembre au studio-théâtre Dansepyenu d'Artcho danse.
Chenald Augustin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83604&PubDate=2010-09-21

Inciter les jeunes à lire avec plaisir

Intéresser les jeunes à la lecture afin de diminuer le nombre d'analphabètes scolarisés dans le système éducatif haïtien. C'est l'objectif poursuivi par René Garot, administrateur de la Bibliothèque communautaire de Fonds-Parisiens. En ce sens, il a procédé vendredi dernier à la réalisation d'un atelier de lecture à l'intention des jeunes écoliers et universitaires de cette communauté. Animé par le journaliste et professeur Marc Exavier, l'atelier a permis aux participants de prendre conscience de l'importance de la lecture dans l'évolution de l'être humain.
Des jeunes participants à l'atelier
de lecture qui s'est déroulé dans les
 locaux  de la bibliothèque communautaire
de Fonds-Parisiens
Haïti: Tenue décontractée, toujours mesuré, debout derrière une table à la Bibliothèque communautaire de Fonds-Parisiens, le professeur et journaliste Marc Exavier a animé vendredi dernier un atelier de lecture au profit des écoliers et universitaires de cette communauté. Assoiffés de savoir, ces jeunes, bien endimanchés, ont manifesté un intérêt certain pour l'objet-livre. Cet atelier, qui s'est déroulé autour du thème « Lire pour être libre », avait permis aux participants de donner libre cours à leur imagination en se consacrant à la lecture, car elle est à la base de tous les apprentissages.
« La lecture, c'est une affaire de longue haleine. Elle est une aventure intérieure. La lecture n'est pas spectaculaire, elle est une passion personnelle qui se partage. Il est primordial d'encourager les jeunes à lire, et ceci avec plaisir », a dit l'écrivain Marc Exavier.
Le professeur et journaliste
Marc Exavier
Dans son exposé, le professeur a expliqué que cette activité culturelle est un moyen pour nous de susciter un intérêt particulier pour la lecture chez les jeunes. « On veut intéresser les jeunes afin qu'ils développent chez eux la pratique de la lecture, une saine habitude qui leur sera profitable à l'avenir. L'avenir passe par les jeunes et les jeunes, sont l'avenir du livre », a-t-il indiqué, ajoutant que le système éducatif haïtien n'encourage pas les jeunes à la lecture.Poète et nouvelliste, il croit que le programme scolaire devrait subir une refonte au niveau primaire au niveau secondaire et au niveau universitaire.
« Le système est figé et obsolète. Les jeunes n'ont pas de goût en ce qui a trait à l'objet-livre. C'est à travers la lecture que nos enfants auront la parfaite maîtrise de leur pensée et de l'écriture », a soutenu l'écrivain, formulant le voeu de voir dans la future Haïti chaque institution scolaire et chaque université disposer d'une structure de documentation de base permettant aux élèves et aux universitaires d'enrichir leurs connaissances. C'est une initiative qui mérite d'être soutenue. C'est un sujet très important.
Pour sa part, René Garot, l'administrateur de la bibliothèque, a indiqué que cet atelier a été organisé pour promouvoir la lecture chez les jeunes. Il a également affirmé qu'une bibliothèque demeure toujours un espace important dans une communauté. Les services qui y sont offerts sont essentiels, car ils contribuent au développement personnel et à la vitalité culturelle des lecteurs et de la communauté.
René Garot, administrateur
de la Bibliothèque communautaire
de Fonds-Parisiens
« Quelqu'un qui ne lit pas est un prisonnier de l'ignorance et de l'inculture. La lecture est un élément capital dans la construction d'une société. C'est pour cette raison que nous encourageons nos jeunes à la lecture. Grâce à la bibliothèque, qui dispose de près de trois mille ouvrages, cette communauté reculée pourra exploiter au maximum nos rayons et ainsi éviter l'oisiveté. Mais aussi, elle contribuera à développer dans la zone la pratique de la lecture et, du même coup, augmentera la production littéraire », renchérit-il en soulignant que leur vision est de faire de Fonds-Parisien une ville de production littéraire à l'instar de la ville de Jérémie, la Cité des poètes.
Cet atelier a révélé l'amour et l'enthousiasme manifestés par les jeunes de Fonds-Parisiens qui se sont engagés dans cette expérience à donner le meilleur d'eux-mêmes en devenant de vrais lecteurs. Albertho Polynice , l'un des jeunes bacheliers, n'a pas caché sa satisfaction d'avoir participé à cette activité qu'il juge louable et fondamentale. « Je suis devenu un vrai lecteur, grâce aux différentes activités de sensibilisation entreprises en matière de lecture au sein de ma communauté. Cette initiative très louable est une activité exemplaire lorsqu'on sait que les jeunes, de plus en plus livrés à eux-mêmes, n'ont aucune attirance particulière pour la lecture. Pour la jeunesse (estudiantine), la lecture est une activité saine et enrichissante. C'est là un exemple à suivre à travers le pays », a souhaité Albertho.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83447&PubDate=2010-09-21