Par Catherine Le Brech | Publié le 29/01/2014 à 11H46
Déjà largement défaillant en Haïti avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé Port-au-Prince, l'enseignement supérieur est en souffrance. Aujourd'hui, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) aide à la restauration d'un système universitaire viable. Le Pr Michel Dispersyn, directeur régional du Bureau Caraïbe, fait le point avec Géopolis.
L'Agence universitaire de la Francophonie a été créée le 13 septembre 1961 à Montréal à l'initiative d'une quarantaine d'universités de plusieurs pays. Elle a pour mission de contribuer à la solidarité entre les établissements du nord et du sud en renforçant les échanges et le soutien à l'excellence universitaire. En 2013 et dans les années à venir, l'AUF veut accentuer son «soutien à la sortie de crise en Haïti».
Quel était l’état du système scolaire, et en particulier celui de l’université, en Haïti avant le séisme, et quel est-il aujourd’hui ? Combien d’enfants sont scolarisés et quelle est la proportion de ceux-ci à accéder à l'université ?
Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a dévasté Port-au-Prince et a très sévèrement affecté la plupart des établissements d’enseignement supérieur. Les pertes en vies humaines ont été très élevées et les infrastructures ont été totalement détruites ou gravement endommagées.
Les défis étaient immenses avant le séisme et le sont toujours. Les problèmes sont en effet souvent bien antérieurs : contexte socio-économique et politique difficile, politique de l’enseignement supérieur et de la recherche défaillante, absence d’encadrement normatif, faible capacité de régulation étatique, multiplicité d’institutions et de programmes sans contrôle ni garantie de qualité, quasi-inexistence de formations de 3e cycle, qualification et statut du corps professoral, gouvernance de l’enseignement supérieur.
Un rapport d’août 2010 à destination du président de la République, intitulé Pour un pacte national sur l’éducation en Haïti, indique que, «avant le séisme, le taux net de scolarisation au fondamental est en moyenne de 76% à l'échelle nationale, le taux brut de scolarisation est égal à 22% au secondaire et ce taux est de moins de 10% au supérieur.»
La fuite des cerveaux est-elle une constante dans ce pays qui a formé de nombreux intellectuels (Dany Laferrière, Lyonel Trouillot, Georges Castera...) ? Le phénomène s’est-il amplifié depuis 2010 ? A contrario, des étudiants sont-ils revenus dans leur pays après le tremblement de terre ?
Il est généralement admis que 80% des cadres ne sont pas en Haïti. Il n'existe aucune statistique permettant d'affirmer que le phénomène se serait amplifié. Nous ne disposons pas non plus de données permettant de considérer qu'un nombre significatif d'étudiants ou de cadres seraient revenus dans le pays après le séisme.
Comment l’AUF peut aider à reconstruire le système d’enseignement supérieur en Haïti ? Comment travaille-t-il en collaboration avec le ministère dédié à l’Education ?
La Déclaration de Paris, adoptée le 12 mars 2010 par les représentants de la communauté scientifique française et les responsables des institutions d’enseignement supérieur haïtiennes membres de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF), a jeté les bases d’un programme de reconstruction du système universitaire et de recherche haïtien.
La Déclaration fixe le cadre de deux plans d'urgence: le plan d’enseignement numérique à distance en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche en Haïti (PENDHA), et le plan d'enseignement numérique «présentiel» (sur place) et à distance en faveur de la formation médicale et en santé en Haïti (HAITI-SANTE).
Le Ministère des Affaires étrangères et européennes français a confié la mise en œuvre du projet PENDHA à l'Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD) et le projet HAITI-SANTE à l'Université numérique francophone des sciences de la santé et du sport (UNF3S). Tous deux ont fait appel à l'AUF, forte de son réseau solidaire d'universités francophones, de ses innovations dans le domaine de la formation à distance (Campus numériques francophones®) et surtout, de la présence de son bureau régional en Haïti.
Ces deux plans sont fondés sur les nouvelles technologies éducatives de l'information et de la communication. Ils ont pour objectif d’accroître l'offre de formation supérieure en Haïti afin de maintenir les étudiants en Haïti et d'éviter l'exode des cerveaux.
L'AUF travaille en outre en étroite collaboration avec le Ministère de l'éducation nationale, en particulier dans le domaine de la formation des maîtres (Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres, projet IFADEM porté conjointement avec l'Organisation internationale de la Francophonie).
http://geopolis.francetvinfo.fr/comment-remettre-sur-pied-luniversite-en-haiti-29149
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mercredi 29 janvier 2014
vendredi 23 août 2013
La rentrée des classes reportée
Le Nouvelliste le :22 août 2013
Jocelyn Belfort belfort87jocelyn@yahoo.fr
''La rentrée des classes est fixée à la première semaine du mois d'octobre'', c'est ce qu'a déclaré, jeudi, le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Vanneur Pierre. La date de la reprise des examens, la subvention des manuels scolaires sont parmi les autres points abordés par le ministre Vanneur Pierre.
Pendant ces derniers jours, le report de la rentrée des classes était sur toutes les lèvres. Tout portait à croire qu'on allait en arriver là. La décision est connue ! C'est le ministre de l'Education nationale lui-même qui a annoncé le report de la rentrée des classes au mois d'octobre. Une telle mesure, selon le ministre Vanneur Pierre, était inévitable.
« D'abord, il y avait le retard accumulé lors des examens du baccalauréat deuxième partie avec le passage du cyclone Chantale sur Haïti et ensuite, le résultat des examens du bacc I et II qui n'est pas encore publié dans tous les dix départements. Ajoutez à cela, des parents et des syndicats enseignants ont organisé pendant ces derniers jours des conférences pour demander le report de la rentrée des classes au mois d'octobre. Des revendications qui avaient une importance capitale dans la prise de cette décision. »
D'autres raisons expliquant le report de la rentrée des classes sont la rigueur du MENFP dans le choix des correcteurs et les exigences attachées à leurs tâches.
« Toutes les feuilles ont subi trois corrections cette année, dit-il. Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour empêcher que les élèves ne soient les principales victimes de mauvaises corrections des copies.
L'année dernière, il y a eu 12 000 ajournés, cette année on en a eu plus de 80 000.»
A propos des frais que les parents doivent verser aux écoles publiques pour la rentrée des classes, le ministre de l'Education nationale est strict.
« Nous réclamons une contribution de 250 gourdes des élèves. En aucune façon, un directeur d'école nationale ou de lycée n'a le droit de demander à un parent de payer une somme supérieure à celle que réclame le ministère. Nous prendrons des mesures drastiques contre tous les contrevenants», n'écartant cependant pas la possibilité pour un directeur d'école de demander aux élèves 150 gourdes pour des sorties touristiques.
« Le gouvernement prendra toutes les mesures pour faire appliquer ces dispositions à la lettre, ajoute-t-il. La gratuité de l'éducation au niveau des deux premiers cycles d'ici la fin du mandat du président est l'objectif poursuivi par l'administration Martelly/ Lamothe.»
Jackson Pléteau, directeur de l'enseignement secondaire, a pour sa part mis l'accent sur le travail que réalisent le MENFP et l'administration Martelly/ Lamothe pour rendre possible la réouverture des classes dans de meilleures conditions.
«Cette année encore, l'Etat haïtien finance plus de 2 millions de manuels scolaires à hauteur de 400 millions de gourdes, déclare-t-il. Les parents n'auront à payer que 30% pour les livres subventionnés par l'Etat haïtien. Au niveau du gouvernement, nous prendrons des mesures pour éviter la vente de ces manuels sur les marchés publics à des prix dépassant ceux fixés par le MENFP.»
Parallèlement à cette subvention, il y a un fonds de 263 millions de gourdes disponible pour acheter du matériel destiné à la distribution. « Une telle initiative est en harmonie avec la volonté du gouvernement en place d'aller vers les plus déshérités. Comme toujours, nous allons distribuer des ouvrages dans tous les départements du pays à ceux qui ne peuvent plus en acheter. »
Pour les parents qui ont déjà payé le mois de septembre, Vanneur Pierre a fait savoir que les directeurs d'école doivent rembourser ces frais. « Je n'ose même pas penser qu'un directeur puisse demander à un parent de payer le mois de septembre, dit-il. Pour ceux qui ont déjà payé le mois de septembre, les directeurs doivent sans aucune explication rembourser cet argent. »
Le ministre de l'Education nationale en a profité pour annoncer l'ajustement du programme académique des élèves de la 1re à la 6e année fondamentale.
« Au niveau fondamental, l'éducation civique sera obligatoire pour tous les enfants, dit-il. Le vendredi sera consacré '' jour de lecture'' dans toutes les écoles pour encourager les jeunes à lire.
Une façon pour nous d'améliorer la compétence de nos petits enfants dans d'autres disciplines.» Pour les élèves ajournés, la reprise des examens est fixée au 2 septembre.
Une semaine de préparation pour aider les élèves à subir ces examens dans de meilleures dispositions.
« Une fois de plus, le téléphone portable sera interdit dans les salles d'examen», a déclaré le ministre Vanneur Pierre, qui a, par ailleurs, annoncé de nouvelles mesures pour empêcher les élèves de tricher lors de la reprise des examens . Jocelyn Belfort belfort87jocelyn@yahoo.fr http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120352
Jocelyn Belfort belfort87jocelyn@yahoo.fr
''La rentrée des classes est fixée à la première semaine du mois d'octobre'', c'est ce qu'a déclaré, jeudi, le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Vanneur Pierre. La date de la reprise des examens, la subvention des manuels scolaires sont parmi les autres points abordés par le ministre Vanneur Pierre.
Pendant ces derniers jours, le report de la rentrée des classes était sur toutes les lèvres. Tout portait à croire qu'on allait en arriver là. La décision est connue ! C'est le ministre de l'Education nationale lui-même qui a annoncé le report de la rentrée des classes au mois d'octobre. Une telle mesure, selon le ministre Vanneur Pierre, était inévitable.
« D'abord, il y avait le retard accumulé lors des examens du baccalauréat deuxième partie avec le passage du cyclone Chantale sur Haïti et ensuite, le résultat des examens du bacc I et II qui n'est pas encore publié dans tous les dix départements. Ajoutez à cela, des parents et des syndicats enseignants ont organisé pendant ces derniers jours des conférences pour demander le report de la rentrée des classes au mois d'octobre. Des revendications qui avaient une importance capitale dans la prise de cette décision. »
D'autres raisons expliquant le report de la rentrée des classes sont la rigueur du MENFP dans le choix des correcteurs et les exigences attachées à leurs tâches.
« Toutes les feuilles ont subi trois corrections cette année, dit-il. Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour empêcher que les élèves ne soient les principales victimes de mauvaises corrections des copies.
L'année dernière, il y a eu 12 000 ajournés, cette année on en a eu plus de 80 000.»
A propos des frais que les parents doivent verser aux écoles publiques pour la rentrée des classes, le ministre de l'Education nationale est strict.
« Nous réclamons une contribution de 250 gourdes des élèves. En aucune façon, un directeur d'école nationale ou de lycée n'a le droit de demander à un parent de payer une somme supérieure à celle que réclame le ministère. Nous prendrons des mesures drastiques contre tous les contrevenants», n'écartant cependant pas la possibilité pour un directeur d'école de demander aux élèves 150 gourdes pour des sorties touristiques.
« Le gouvernement prendra toutes les mesures pour faire appliquer ces dispositions à la lettre, ajoute-t-il. La gratuité de l'éducation au niveau des deux premiers cycles d'ici la fin du mandat du président est l'objectif poursuivi par l'administration Martelly/ Lamothe.»
Jackson Pléteau, directeur de l'enseignement secondaire, a pour sa part mis l'accent sur le travail que réalisent le MENFP et l'administration Martelly/ Lamothe pour rendre possible la réouverture des classes dans de meilleures conditions.
«Cette année encore, l'Etat haïtien finance plus de 2 millions de manuels scolaires à hauteur de 400 millions de gourdes, déclare-t-il. Les parents n'auront à payer que 30% pour les livres subventionnés par l'Etat haïtien. Au niveau du gouvernement, nous prendrons des mesures pour éviter la vente de ces manuels sur les marchés publics à des prix dépassant ceux fixés par le MENFP.»
Parallèlement à cette subvention, il y a un fonds de 263 millions de gourdes disponible pour acheter du matériel destiné à la distribution. « Une telle initiative est en harmonie avec la volonté du gouvernement en place d'aller vers les plus déshérités. Comme toujours, nous allons distribuer des ouvrages dans tous les départements du pays à ceux qui ne peuvent plus en acheter. »
Pour les parents qui ont déjà payé le mois de septembre, Vanneur Pierre a fait savoir que les directeurs d'école doivent rembourser ces frais. « Je n'ose même pas penser qu'un directeur puisse demander à un parent de payer le mois de septembre, dit-il. Pour ceux qui ont déjà payé le mois de septembre, les directeurs doivent sans aucune explication rembourser cet argent. »
Le ministre de l'Education nationale en a profité pour annoncer l'ajustement du programme académique des élèves de la 1re à la 6e année fondamentale.
« Au niveau fondamental, l'éducation civique sera obligatoire pour tous les enfants, dit-il. Le vendredi sera consacré '' jour de lecture'' dans toutes les écoles pour encourager les jeunes à lire.
Une façon pour nous d'améliorer la compétence de nos petits enfants dans d'autres disciplines.» Pour les élèves ajournés, la reprise des examens est fixée au 2 septembre.
Une semaine de préparation pour aider les élèves à subir ces examens dans de meilleures dispositions.
« Une fois de plus, le téléphone portable sera interdit dans les salles d'examen», a déclaré le ministre Vanneur Pierre, qui a, par ailleurs, annoncé de nouvelles mesures pour empêcher les élèves de tricher lors de la reprise des examens . Jocelyn Belfort belfort87jocelyn@yahoo.fr http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120352
samedi 9 mars 2013
Haïti-Éducation-PSUGO : Le MENFP s'attaque à la corruption
Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, M. Vanneur Pierre, accompagné des directeurs général et adjoint du ministère, respectivement Denis Cadeau et Ecclésiaste Télémaque, ainsi que le responsable de la Direction d’appui à l’enseignement privé et du partenariat (DAEPP), Wilnor Pierre, s'est dit déterminé vendredi à combattre la corruption dans le Programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO).
Dans cette perspective, le MENFP a entamé depuis deux semaines, une campagne visant à identifier les écoles non publiques impliquées dans le PSUGO pour lesquelles le gouvernement a fait des débours en faveurs les élèves de conditions modestes.
D’après le directeur général de l’institution, M. Denis Cadeau, cette opération qui entre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans le système, permettra aux parents de pouvoir bien identifier les écoles non publiques impliquées dans le programme.
Au total, 7606 établissements scolaires du secteur non public sont à identifier dans tous les départements du territoire national, précise pour sa part, Wilnor Pierre, indiquant que cette démarche vise particulièrement à résoudre le dilemme lié à des tentatives de malversation.
Toutes les écoles impliquées dans le PSUGO sont identifiées par un autocollant placé à vue d'oeil sur la façade de l’institution, a-t-il fait savoir.
Aussi, le MENFP en appelle-t-il les parents à ne pas payer pour leurs enfants en première et deuxième année fondamentale, ou en première jusqu’à la sixième année fondamentale, suivant le contrat signé par le MENFP avec le directeur de l’établissement concerné.
Pour le directeur général adjoint du ministère, M. Ecclésiaste Télémaque, c’est une opération qui entend aller au-delà d’une simple question d’identification d’établissements scolaires. Elle tend, poursuit-il, surtout vers l’amélioration du Programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO), duquel le gouvernement a préoccupation particulière.
Selon les responsables, l'identification des écoles constitue un aspect important dans la lutte contre la corruption au sein du PSUGO, en permettant de vérifier l'existence réelle de l'école pour toute la communauté.
De plus, les parents seront bien informés des écoles impliquées dans le PSUGO et de la prise en charge des enfants par l'État pour les classes concernées.
Texte et photo : Alix Laroche alix.l@hpnhaiti.com
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8906-haiti-education-psugo-le-menfp-fonce-dans-ses-attaques-anti-corruption
Dans cette perspective, le MENFP a entamé depuis deux semaines, une campagne visant à identifier les écoles non publiques impliquées dans le PSUGO pour lesquelles le gouvernement a fait des débours en faveurs les élèves de conditions modestes.
D’après le directeur général de l’institution, M. Denis Cadeau, cette opération qui entre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans le système, permettra aux parents de pouvoir bien identifier les écoles non publiques impliquées dans le programme.
Au total, 7606 établissements scolaires du secteur non public sont à identifier dans tous les départements du territoire national, précise pour sa part, Wilnor Pierre, indiquant que cette démarche vise particulièrement à résoudre le dilemme lié à des tentatives de malversation.
Toutes les écoles impliquées dans le PSUGO sont identifiées par un autocollant placé à vue d'oeil sur la façade de l’institution, a-t-il fait savoir.
Aussi, le MENFP en appelle-t-il les parents à ne pas payer pour leurs enfants en première et deuxième année fondamentale, ou en première jusqu’à la sixième année fondamentale, suivant le contrat signé par le MENFP avec le directeur de l’établissement concerné.
Pour le directeur général adjoint du ministère, M. Ecclésiaste Télémaque, c’est une opération qui entend aller au-delà d’une simple question d’identification d’établissements scolaires. Elle tend, poursuit-il, surtout vers l’amélioration du Programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO), duquel le gouvernement a préoccupation particulière.
Selon les responsables, l'identification des écoles constitue un aspect important dans la lutte contre la corruption au sein du PSUGO, en permettant de vérifier l'existence réelle de l'école pour toute la communauté.
De plus, les parents seront bien informés des écoles impliquées dans le PSUGO et de la prise en charge des enfants par l'État pour les classes concernées.
Texte et photo : Alix Laroche alix.l@hpnhaiti.com
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8906-haiti-education-psugo-le-menfp-fonce-dans-ses-attaques-anti-corruption
lundi 14 janvier 2013
La difficile condition d'étudiant en Haïti
Publié le dimanche 13 janvier 2013 à 14:03 par Marc MAHUZIER
Comment arrive-t-on à faire des études quand on est fils de paysan en Haïti, un des pays les plus pauvres au monde ? Réponse à l'université régionale des Gonaïves, dans le département de l'Artibonite. Avec ses 1500 étudiants et un manque effarant de moyens, elle concentre toutes les difficultés de l'enseignement supérieur public dans un pays qui n'arrive pas à se remettre du tremblement de terre de janvier 2010.
Chemise blanche et cravate foncée, Stanley, 23 ans, est élégant comme pour un mariage. La journée est importante. Sa petite université régionale des Gonaïves reçoit des visiteurs de marque : une délégation d'universitaires français et haïtiens venus inaugurer le tout nouveau « campus numérique ». Une salle équipée d'ordinateurs avec accès gratuit à Internet. On a préparé des discours, installé une sono qui se montrera capricieuse. Et prévu un buffet de boissons fraîches sur lequel tout le monde se jettera, car la chaleur est écrasante.
« Pratiquement personne n'a d'ordinateur personnel »
Ce « campus numérique » installé par l'Agence des universités francophones, c'est la bonne nouvelle du trimestre pour ces étudiants, tous fils de paysans d'une région parmi les plus pauvres du pays. « Pratiquement personne n'a d'ordinateur personnel. Quand on veut aller sur Internet, il faut payer vingt-cinq gourdes (0,50 €) de l'heure dans un cybercafé. C'est cher ! », explique le jeune homme.
Avec ses 1 500 étudiants qui suivent des formations en comptabilité, gestion, soins infirmiers ou sciences de l'éducation, l'université des Gonaïves concentre tous les problèmes de l'enseignement supérieur public haïtien. Elle a été créée en 2006, dans les bâtiments d'un hôpital désaffecté. Le nouveau « campus numérique », par exemple, a trouvé refuge dans l'ancien bloc opératoire. L'installation dans de nouveaux locaux était prévue. Mais une inondation, en 2008, a stoppé le chantier. Depuis, le provisoire dure et nul n'ose prédire quand il prendra fin.
En octobre, les étudiants ont fait grève et défilé avec des pancartes. « Depuis la sortie de la première promotion, en 2011, aucun de nous n'a reçu son diplôme », explique Nadège Jean. La jeune femme a passé une licence en comptabilité. Elle voulait poursuivre vers un master, sans doute à l'étranger, car c'est souvent la seule solution. Elle a dû renoncer.
Le recteur, Roldano Auguste, parle de « crise purement administrative ». Mais l'affaire est autrement plus grave. Son prédécesseur à la tête de l'université avait dénoncé la corruption de son adjoint, le secrétaire général. Il a reçu des menaces de mort et s'est enfui. De là, la « crise purement administrative » dont parle Roldano Auguste, qui a hérité d'une situation des plus délicates.
« On n'a rien »
Corruption ? À Port-au-Prince, Sauvenel, étudiant en droit, confirme que sans l'appui d'un « parrain », on ne peut ni s'incrire à l'université publique ni ensuite trouver un travail. Reste la solution de l'université privée. Beaucoup sont d'un niveau crasse, avec des enseignants possèdant tout juste le bac. Quelques unes sont excellentes, comme Lumière, Notre Dame ou, surtout, Quisqueya. Mais la qualité a un prix : 1 300 € l'inscription annuelle. Une fortune pour 99 % de la population. « Seule une minorité d'Haïtiens peut faire des études », regrette Stanley.
Accéder à une instruction supérieure reste un privilège dont ne profitent que 60 000 jeunes. Les facultés de médecine, par exemple, ne produisent que 400 médecins par an. Dont la moitié file exercer à l'étranger, aux États-Unis surtout. La fuite des cerveaux est le problème numéro 1 : 85 % des diplômés exercent hors du pays. Mais comment les en blâmer quand on sait qu'un médecin gagne 600 € par mois ?
« On étudie dans des conditions exécrables »
On visite les locaux des Gonaïves et on est effaré par l'indigence des moyens. Les salles de cours sont d'une simplicité monacale. Pas de restaurant universitaire ni de résidence pour loger ces garçons et filles. Certains font 25 km à vélo le matin et autant le soir pour assister aux cours. Les autres se logent comme ils peuvent.
Stanley dort par terre chez un copain qui ne le fait pas payer. « De toutes façons, je ne pourrais pas. » Il se nourrit de sandwiches, d'un plat chaud quand il peut. Et reconnaît avoir souvent faim. « Parfois, des étudiants tombent dans les pommes en cours », confirme cet universitaire français en poste à Port-au-Prince. « On étudie dans des conditions exécrables », résume Ernso, grand gaillard au verbe éloquent.
Et ce n'est pas là une exception réservée à la province. Léandre, qui étudie le droit à la capitale, témoigne du même dénuement. « On n'a rien, même pas une bibliothèque digne de ce nom. On est obligés d'acheter les manuels. Comme cela coûte cher, on se cotise à plusieurs et on recopie. »
Le gouvernement, qui annonce avoir fait de l'éducation une priorité, a promis des bourses de 60 € par mois. Mais beaucoup d'étudiants sont opposés au pouvoir et pas décidés à accepter. « Ce qu'on veut, c'est une véritable politique de l'enseignement supérieur », dit Léandre. Revendication légitime, mais qui semble pour le moment, hors de portée.
http://www.jactiv.ouest-france.fr/actualites/monde/difficile-condition-detudiant-haiti-13475
Comment arrive-t-on à faire des études quand on est fils de paysan en Haïti, un des pays les plus pauvres au monde ? Réponse à l'université régionale des Gonaïves, dans le département de l'Artibonite. Avec ses 1500 étudiants et un manque effarant de moyens, elle concentre toutes les difficultés de l'enseignement supérieur public dans un pays qui n'arrive pas à se remettre du tremblement de terre de janvier 2010.
Chemise blanche et cravate foncée, Stanley, 23 ans, est élégant comme pour un mariage. La journée est importante. Sa petite université régionale des Gonaïves reçoit des visiteurs de marque : une délégation d'universitaires français et haïtiens venus inaugurer le tout nouveau « campus numérique ». Une salle équipée d'ordinateurs avec accès gratuit à Internet. On a préparé des discours, installé une sono qui se montrera capricieuse. Et prévu un buffet de boissons fraîches sur lequel tout le monde se jettera, car la chaleur est écrasante.
« Pratiquement personne n'a d'ordinateur personnel »
Ce « campus numérique » installé par l'Agence des universités francophones, c'est la bonne nouvelle du trimestre pour ces étudiants, tous fils de paysans d'une région parmi les plus pauvres du pays. « Pratiquement personne n'a d'ordinateur personnel. Quand on veut aller sur Internet, il faut payer vingt-cinq gourdes (0,50 €) de l'heure dans un cybercafé. C'est cher ! », explique le jeune homme.
Avec ses 1 500 étudiants qui suivent des formations en comptabilité, gestion, soins infirmiers ou sciences de l'éducation, l'université des Gonaïves concentre tous les problèmes de l'enseignement supérieur public haïtien. Elle a été créée en 2006, dans les bâtiments d'un hôpital désaffecté. Le nouveau « campus numérique », par exemple, a trouvé refuge dans l'ancien bloc opératoire. L'installation dans de nouveaux locaux était prévue. Mais une inondation, en 2008, a stoppé le chantier. Depuis, le provisoire dure et nul n'ose prédire quand il prendra fin.
En octobre, les étudiants ont fait grève et défilé avec des pancartes. « Depuis la sortie de la première promotion, en 2011, aucun de nous n'a reçu son diplôme », explique Nadège Jean. La jeune femme a passé une licence en comptabilité. Elle voulait poursuivre vers un master, sans doute à l'étranger, car c'est souvent la seule solution. Elle a dû renoncer.
Le recteur, Roldano Auguste, parle de « crise purement administrative ». Mais l'affaire est autrement plus grave. Son prédécesseur à la tête de l'université avait dénoncé la corruption de son adjoint, le secrétaire général. Il a reçu des menaces de mort et s'est enfui. De là, la « crise purement administrative » dont parle Roldano Auguste, qui a hérité d'une situation des plus délicates.
« On n'a rien »
Corruption ? À Port-au-Prince, Sauvenel, étudiant en droit, confirme que sans l'appui d'un « parrain », on ne peut ni s'incrire à l'université publique ni ensuite trouver un travail. Reste la solution de l'université privée. Beaucoup sont d'un niveau crasse, avec des enseignants possèdant tout juste le bac. Quelques unes sont excellentes, comme Lumière, Notre Dame ou, surtout, Quisqueya. Mais la qualité a un prix : 1 300 € l'inscription annuelle. Une fortune pour 99 % de la population. « Seule une minorité d'Haïtiens peut faire des études », regrette Stanley.
Accéder à une instruction supérieure reste un privilège dont ne profitent que 60 000 jeunes. Les facultés de médecine, par exemple, ne produisent que 400 médecins par an. Dont la moitié file exercer à l'étranger, aux États-Unis surtout. La fuite des cerveaux est le problème numéro 1 : 85 % des diplômés exercent hors du pays. Mais comment les en blâmer quand on sait qu'un médecin gagne 600 € par mois ?
« On étudie dans des conditions exécrables »
On visite les locaux des Gonaïves et on est effaré par l'indigence des moyens. Les salles de cours sont d'une simplicité monacale. Pas de restaurant universitaire ni de résidence pour loger ces garçons et filles. Certains font 25 km à vélo le matin et autant le soir pour assister aux cours. Les autres se logent comme ils peuvent.
Stanley dort par terre chez un copain qui ne le fait pas payer. « De toutes façons, je ne pourrais pas. » Il se nourrit de sandwiches, d'un plat chaud quand il peut. Et reconnaît avoir souvent faim. « Parfois, des étudiants tombent dans les pommes en cours », confirme cet universitaire français en poste à Port-au-Prince. « On étudie dans des conditions exécrables », résume Ernso, grand gaillard au verbe éloquent.
Et ce n'est pas là une exception réservée à la province. Léandre, qui étudie le droit à la capitale, témoigne du même dénuement. « On n'a rien, même pas une bibliothèque digne de ce nom. On est obligés d'acheter les manuels. Comme cela coûte cher, on se cotise à plusieurs et on recopie. »
Le gouvernement, qui annonce avoir fait de l'éducation une priorité, a promis des bourses de 60 € par mois. Mais beaucoup d'étudiants sont opposés au pouvoir et pas décidés à accepter. « Ce qu'on veut, c'est une véritable politique de l'enseignement supérieur », dit Léandre. Revendication légitime, mais qui semble pour le moment, hors de portée.
http://www.jactiv.ouest-france.fr/actualites/monde/difficile-condition-detudiant-haiti-13475
jeudi 10 janvier 2013
Haïti : la réplique éducative
LE MONDE
10.01.2013 à 13h28Par Nathalie Brafman - Port-au-Prince Envoyée spéciale
Le rituel est toujours le même. Lorsqu'il fait visiter son campus universitaire tout neuf, le recteur de l'université privée de Quisqueya à Port-au-Prince commence toujours par le mausolée érigé à l'ombre des chênes, en mémoire des victimes du séisme du 12 janvier 2010 : quinze étudiants, un professeur et deux cadres.
"Le 20 décembre 2009, nous venions d'inaugurer de nouveaux bâtiments ; trois semaines plus tard, l'université était entièrement détruite", raconte Jacky Lumarque. Mais pas question de se lamenter sur la mort. "A partir de janvier 2012, nous avons décidé de célébrer la vie et de regarder devant nous." Telle est la société haïtienne, digne et résiliente.
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L'éducation et l'enseignement supérieur ont été très durement touchés par le"goudougoudou", l'onomatopée haïtienne synonyme du tremblement de terre. Des dizaines de milliers d'élèves, d'étudiants, d'enseignants, de professeurs ou de membres du personnel administratif ont péri. Sans compter les milliers de blessés aujourd'hui handicapés.
La plupart des bâtiments n'ont pas résisté. "On a monté une grande tente sur le parking. Et nous avons repris les cours grâce au numérique, les étudiants l'avaient surnommé la "tente digitale"", se souvient Jacky Lumarque.
Trois ans plus tard, l'heure est toujours à la reconstruction du système éducatif et universitaire. Ou plutôt à la construction ? Car depuis vingt ans, l'Etat n'a cessé de se désengager laissant le secteur privé prospérer, religieux le plus souvent. En quinze ans, depuis le milieu des années 1990, la part du budget de l'Etat consacré à l'éducation a diminué de moitié, tombant à moins de 10 % en 2009 avant deremonter légèrement. Impossible de connaître le budget de l'enseignement supérieur, il n'existe pas de ministère attitré.
"La seule direction de l'enseignement supérieur et de la recherche ayant existé comptait en tout et pour tout dix personnes, huissier compris !", ironise Didier Le Bret, l'ex-ambassadeur de France en Haïti.
DÉSERTION DE L'ETAT
Pourtant, depuis le tremblement de terre, jamais il n'a été autant question d'enseignement supérieur. Véritable institution dans le pays, Jacky Lumarque, mathématicien de formation, a été chargé par l'Etat, au lendemain du séisme, decoordonner un groupe de travail sur l'éducation et la formation. Pour reconstruirel'enseignement supérieur, il ne faudrait pas moins de 560 millions de dollars (426 millions d'euros) d'investissement sur la période 2011-2015, constate-t-il, avec une dépendance aux financements externes de 67 % en moyenne. Mais pour le recteur, ce énième rapport est "condamné à mort à cause de la faible capacité de l'Etat".
Le séisme n'a fait que révéler au grand jour la faiblesse de ce secteur : une formation très insuffisante et une pénurie de professeurs dont plus de huit sur dix ne dépassent pas le niveau master. Ils sont payés 600 euros et travaillent parfois dans trois ou quatre établissements différents. "Certains courent le cachet pourarrondir leur fin de mois", résume Michel Dispersyn, directeur du bureau Caraïbes de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) - une heure supplémentaire est payée 19 euros.
Conséquence de cette désertion de l'Etat, Haïti détient deux records du monde peu enviables. Une offre scolaire privée qui dépasse de très loin l'offre publique et une fuite des cerveaux. A chaque coin de rue, pullulent kindergarten, écoles primaires, collèges, lycées et établissements supérieurs. On dénombre ainsi plus de 15 000 écoles primaires - pour deux millions d'élèves - dont 92 % relèvent du secteur privé. Les cours ont lieu indifféremment dans des églises, dans des maisons particulières ou sous des tonnelles... Le plus souvent, sans électricité et sans eau courante... La situation n'est guère plus enviable dans les collèges et les lycées.
Les Haïtiens qui ne manquent pas d'humour ont donné un nom à ces établissements, les écoles "loteries", pour signifier jusqu'où peut aller le hasard en période de grande précarité. "N'importe qui peut, dans un petit local, avoir pignon sur rue et se déclarer école, car il n'existe aucune accréditation ou standard",dénonce Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l'Unesco en Haïti et ancienne gouverneure du Canada.
ENTRE 60 000 ET 100 000 ÉTUDIANTS
Dans le supérieur, c'est un réseau hétérogène de 200 établissements, autoproclamés "universités" - 80 % se trouvent localisés à Port-au-Prince et 80 % sont privés. Seulement un quart aurait reçu de l'Etat une autorisation de fonctionnement ! Quant au nombre d'étudiants, impossible de le savoirprécisément. Une chose paraît certaine, il est très modeste, entre 60 000 et 100 000 pour un pays de 10 millions d'habitants.
Les familles aisées d'Haïti préfèrent envoyer leurs enfants en République dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada ou en Europe. Pour les autres, deux solutions : l'université d'Etat d'Haïti (UEH), le plus grand établissement public d'enseignement supérieur du pays, mais le nombre de places est limité. Ou le privé. A Quisqueya, par exemple, les frais d'inscription s'élèvent à 1 225 euros par an. La diaspora haïtienne, forte de ses deux millions d'expatriés, finance les études d'un grand nombre de jeunes Haïtiens.
Michel-Ange Dagrain, elle, a eu la chance d'être repérée au lycée par l'ONG américaine Haïtian Education and Leadership Program (HELP). "Ma mère n'a jamais appris à écrire, ni à lire. Mais elle sait combien il est important d'apprendre. Alors, elle nous a poussées, mes trois soeurs et moi, à étudier." Pas d'électricité à la maison, c'est à la bougie que Michel-Ange Dagrain étudiait.
Sa mère, célibataire, vendait de l'eau et des bonbons à côté d'une école élémentaire. Aujourd'hui, cette pétillante Haïtienne de 23 ans étudie l'informatique à l'Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti. HELP prend en charge ses études, la loge et lui donne une allocation mensuelle de 100 dollars.
A l'origine de cette ONG, Conor Bohan, un ancien professeur bénévole dans un établissement catholique situé à la Croix-des-Bouquets, à une dizaine de kilomètres de Port-au-Prince. L'idée lui est venue en 1997. "J'avais rendez-vousavec Isemonde Joseph, une ancienne de mes élèves, à Cité-Soleil [le plus grand bidonville d'Haïti]. Elle voulait que je lui donne 30 dollars pour s'inscrire dans une école de secrétariat. J'ai réfléchi et j'ai finalement refusé, raconte Conor Bohan.Elle était trop brillante pour perdre son temps à taper sur un clavier et répondre au téléphone." La suite relève du conte de fées.
Il lui obtient un financement de 1 000 dollars pour réaliser son rêve : devenirmédecin ! Aujourd'hui, HELP soutient 120 étudiants par an. L'objectif est demultiplier par deux ce chiffre dans cinq ans. Mais il n'est pas facile de lever des fonds, reconnaît Conor Bohan. "Ici, on parle beaucoup de projets concernant l'eau, la santé mais bien peu d'enseignement supérieur", regrette-t-il.
FUITE DES CERVEAUX
Pour enrayer l'exode d'étudiants, le numérique serait une piste. C'est en tout cas l'une des voies explorées par l'AUF. L'agence a lancé un Plan d'enseignement numérique à distance en Haïti (Pendha), afin de permettre à la fois aux étudiants de continuer à se former sur place et aux professeurs de disposer de ressources en ligne pour leur cours.
Ces points Pendha permettent l'accès à Internet et à la base de données des quelque 786 universités du réseau AUF. "Vous imaginez la réaction des étudiants et des enseignants quand je leur ai annoncé qu'ils auraient accès à 75 000 livresde trois bibliothèques numériques des universités partenaires !", s'exclame le Père Yves Voltaire, recteur de l'université du Sud aux Cayes.
En décembre 2012, le douzième point Pendha a été inauguré sur le campus universitaire de la faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire de l'université d'Etat d'Haïti, à Damien. Trois ans après la catastrophe, les bâtiments, aux deux tiers détruits, ont été reconstruits. "Les petites maisons en toit de chaume où avaient lieu les cours ont disparu", se félicite Jean Blaise, le recteur.
Dans la salle informatique, équipée d'une trentaine d'ordinateurs avec accès à Internet haut débit, les étudiants apprennent à chercher de l'information grâce à un tuteur. "Moi, j'ai la chance d'avoir un ordinateur chez moi , malheureusement je n'ai pas d'accès Internet. Et aller dans des cybercafés, c'est trop cher. En plus ici, il n'y a pas de coupures de courant", s'enthousiasme Gérald Laguerre Carmelot, jeune étudiant en agronomie de 21 ans.
Au désengagement de l'Etat s'ajoute un deuxième record du monde, le taux de fuite des cerveaux : 84 % des Haïtiens titulaires d'un diplôme universitaire quittent le pays. "En médecine, c'est simple, chaque année 80 % des étudiants formés s'en vont, se désole Jacky Lumarque. Et les 20 % restants représentent seulement 80 médecins par an !" Il semble totalement résigné.
"Avec l'évolution de la situation, on ne peut pas empêcher les gens de bouger. Ils sont formés et les salaires ne suivent pas. S'ils trouvent un boulot, ils n'arrivent pas à mener une vie décente. Nous n'avons pas les moyens de les retenir",reconnaît Charles Levelt Joseph, directeur de l'enseignement scolaire au ministère de l'éducation nationale.
A son niveau, l'AUF tente de proposer des solutions sur place. La création d'un système de formations à distance pour 51 boursiers à la rentrée 2012-2013 est l'une des voies explorées. Wista Pradieu a passé ainsi un master 2 dans le domaine des technologies en éducation sans jamais avoir vu un professeur. Ceux-ci étaient à Mons en Belgique, à Cergy-Pontoise et à Genève.
"Je travaillais avec un Français et deux étudiants africains. Les professeurs déposaient leur cours sur une plate-forme, sorte de classe virtuelle. Et je peux vous assurer que mon tuteur à l'université de Mons était plus présent que la plupart de mes professeurs en Haïti !", s'enthousiasme la jeune fille.
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/10/haiti-la-replique-educative_1815025_3210.html
mercredi 19 septembre 2012
Haïti-Éducation : Une marche pacifique en vue pour le vendredi 5 octobre
P-au-P, 17 sept, 2012 [AlterPresse] --- L’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh) appelle à une marche pacifique à l’échelle nationale le vendredi 5 octobre 2012 (journée mondiale des enseignantes et enseignants), dans l’objectif de porter le ministère de l’éducation nationale à prendre en considération le niveau de traitement des enseignantes et enseignants du secteur public, annonce son secrétaire général, Josué Mérilien, dans des declarations faites à plusieurs journalistes, dont de l’agence en ligne AlterPresse.
Pour inciter les autorités de l’État à se pencher sur les conditions des enseignantes et enseignants du secteur public, l’Unnoh entend réitérer le mouvement enclenché le 10 septembre dernier dans tout le pays.
Parmi les recommandations de l’Unnoh, figurent les arriérés de traitements des enseignantes et enseignants (alors que l’ouverture des classes est annoncée pour le lundi 1er octobre), et la nomination des professeures et professeurs qui travaillent déjà dans le système, celle des étudiantes et étudiants finissants de l’école normale supérieure ainsi que celle des enseignantes et enseignants de l’école normale des institutrices et instituteurs.
L’Unnoh réclame un salaire mensuel de base de cinquante mille gourdes (G. 50,000.00) [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes] pour toutes les enseignantes et tous les enseignants, quels que soient leur niveau d’études et le secteur (privé ou public).
De fait, la dynamisation de ce projet passerait par une augmentation du budget national pour le secteur éducatif à près de 34 pour cent, avec 30 pour cent pour le niveau préscolaire, fondamental, et secondaire et professionnel et 4 % pour l’enseignement supérieur public.
Vu que plus de quatre-vingt pour cent (+ de 80 %) des écoles du pays sont privées, l’Unnoh demande aux autorités de l’État de prendre toutes les mesures nécessaires pour construire, dans tout le pays, des écoles publiques, afin que la question de scolarisation gratuite ne soit pas du chantage, mais de préférence une réalité.
Lors de la mobilisation, tenue le 10 septembre 2012, beaucoup d’organisations d’enseignantes et d’enseignants du monde ont manifesté leur solidarité à l’Unnoh pour l’encourager dans sa lutte.
Parmi ces organisations, figurent le syndicat national des enseignants en France, le syndicat des enseignants de l’Amérique du Nord, l’association des peuples des Caraïbes et le comité défendre Haïti en Martinique.
A l’occasion du 5 octobre 2012, journée mondiale des enseignantes et enseignants, l’Unnoh compte honorer certaines professeures et certains professeurs dans tous les départements du pays, en hommage à leurs sacrifices. [jep kft rc apr 17/09/2012 14:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13411
vendredi 14 septembre 2012
Haiti – Education : Le Président Michel Martelly promet 396 millions de gourdes par année aux étudiants
Au terme d’une rencontre mercredi avec des groupes d’étudiants venus de différentes villes du pays, le chef de l’Etat a promis de verser une subvention annuelle de 18.000 gourdes à chacun des 22.000 étudiants de l’université d’état d’Haïti.
Le dialogue entre le président accompagné de membres du gouvernement a duré plusieurs heures et a permis aux étudiants de présenter des revendications afin d’améliorer les conditions de travail dans les facultés.
En réponse aux nombreuses demandes, le président de la République annoncé un train de mesures dont la publication prochaine d’un arrêté présidentiel concernant un service social obligatoire pour les étudiants.
Parmi les mesures annoncées, un bureau d’appui devant encadrer les étudiants lors de la préparation de leur mémoire de sortie devait être également mis sur pied. Des bourses de spécialisation ont été également promises aux étudiants.
Par ailleurs, le président Martelly s’est engagé à construire un campus universitaire dans le département de l’Ouest.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-education-le-president-michel-martelly-promet-396-millions-de-gourdes-par-annee-aux-etudiants/
lundi 20 août 2012
Pour la refondation du système éducatif haïtien
Les responsables de 18 universités haïtiennes et canadiennes se sont réunis jeudi soir à Port-au-Prince pour signer le protocole d'entente instituant le Consortium interuniversitaire pour la refondation du système éducatif haïtien (CIRSEH). « Jamais avant autant d'universités se sont mobilisées dans un effort concerté d'appui à la modernisation de l'enseignement en Haïti », s'est exclamé le nouveau ministre de l'Education nationale, Vanneur Pierre.
Des universités haïtiennes privées ainsi que l’Université d’Etat d’Haïti ont réussi à s’entendre pour former avec des universités canadiennes un Consortium interuniversitaire pour la refondation du système éducatif haïtien (CIRSEH). Réunis jeudi à l’hôtel Karibe, les différents partenaires de cette initiative ont qualifié d’historique la signature du protocole d’entente qui, selon plus d’un, aidera à corriger des dérives au niveau du système éducatif haïtien à travers toutes ses composantes.
« Le protocole d’entente que nous signons aujourd’hui est important puisqu’il symbolise l’engagement de l’Etat haïtien à cet effort résolu en vue de la reconfiguration du secteur de l’éducation en général et du système d’enseignement supérieur en particulier », a déclaré le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Vanneur Pierre.
« Jamais avant autant d’universités se sont mobilisées dans un effort concerté d’appui à la modernisation de l’enseignement en Haïti », a-t-il soutenu au cours de la cérémonie à laquelle ont pris part l'ambassadeur du Canada en Haïti, Henri-Paul Normandin, des cadres du MENFP, entre autres.
Selon le ministre, le CIRSEH représente pour le pays une nouvelle et autre façon de faire de la coopération internationale. « Il ne s’agit plus de poser nos problèmes tels la fragilité institutionnelle, la faiblesse de l’Etat, comme des caractéristiques inhérentes et indépassables. Il nous faut, au contraire, nous atteler à les comprendre, pour mieux les connaître, les maîtriser et les surmonter », a indiqué le titulaire du MENFP, qui participait à l’un de ses premiers grands événements, depuis son installation à ce poste il y a quelques jours.
Conscient des différents problèmes du système éducatif haïtien, le ministre estime que s’attaquer aux différents problèmes de ce système requiert « un important éventail d’expertises ». La mise en place du CIRSEH, s’est-il félicité, en est une première réponse. Car le Consortium devrait accompagner l’Etat haïtien dans le développement de son système éducatif par la mise en place du Plan opérationnel du ministère de l’Education nationale.
« Nous nous sommes résolument engagés dans le renforcement des capacités nationales et dans le développement des compétences locales pour pouvoir faire face aux divers problèmes que nous rencontrons, a lancé le ministre. Il ne fait aucun doute que la réussite de ce pari passe nécessairement par le renouvellement de notre enseignement supérieur. »
De leur côté, des recteurs d’universités haïtiennes n’ont pas caché leur satisfaction face à ce consortium dont on attend désormais les retombées positives. « Nous avons réussi à nous entendre pour une bonne cause », s’est réjoui Jean Robert Charles, de l’Université autonome de Port-au-Prince.
« C’est la première fois qu’on donne naissance à une entreprise innovante de ce genre où plusieurs universités se mettent ensemble pour réaliser un projet commun qui sera non seulement bénéfique pour Haïti, mais aussi pour nos partenaires canadiens », a ajouté le professeur, soulignant que le CIRSEH sera un lieu de dialogue, où tous les grands dossiers seront traités, toutes les grandes questions sur le système éducatif haïtien posées.
Une dizaine d’institutions haïtiennes publiques et privées d’enseignement supérieur font partie du CIRSEH. Du côté canadien, on compte l’Université du Québec et deux de ses constituants, à savoir l’UQAM et l’UQTR, l’Université Laval, l’Université de Moncton, l’Université d’Ottawa, l’Université de Sherbrooke et l’Université de Montréal.
Valéry Daudier
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108184
vendredi 17 août 2012
Haïti-Rentrée scolaire : Inquiétudes au Plateau Central
Correspondance Ronel Odatte
Hinche, 16 août 2012 [AlterPresse] --- La décision prise par le premier ministre Laurent Lamothe de repousser la rentrée scolaire au 1er octobre 2012 soulève le mécontentement d’un grand nombre d’institutrices et d’instituteurs travaillant dans les établissements privés, alors que des parents d’élèves se montrent inquiets.
« Les mois de vacances ne sont pas rémunérés et la date du 1er octobre fixée pour la réouverture des classes signifierait un manque à gagner pour nous qui enseignons dans les écoles privées » : c’est ce que déclare Pierre Sully, un enseignant de carrière travaillant pour une institution privée depuis plus de 15 ans. Selon lui, cette démarche consiste à diminuer le nombre de jours de classe et encourage l’oisiveté.
Pour Max Anselme, qui enseigne en 5e et 6e année fondamentale à Hinche, cette décision ne devrait pas concerner les élèves qui auront à subir les examens officiels l’an prochain.
Par ailleurs, des institutrices et instituteurs du secteur public ne partagent pas l’opinion de leurs collègues et accueillent favorablement ce mois de vacances supplémentaire. Deux jeunes enseignants à l’école nationale de Bassin Zim( 13 km de Hinche) expliquent que la décision du chef du gouvernement de prolonger les vacances pour un mois de plus n’est pas du tout mauvaise.
« Si je ne peux pas me payer un moto-taxi, je dois marcher 13 km à pied avant de pouvoir atteindre l’établissement, comment ne pas profiter des vacances ? », déclare l’un d’eux, Eliphète J. Edouard.
Des parents inquiets
Ismana Joachin, originaire de Hinche, mère de 4 enfants, estime que la décision de Lamothe devrait être en accord avec d’autres mesures d’accompagnement. « La bonne volonté ne suffit pas. Les parents doivent avoir de l’argent pour payer les frais scolaires de leurs enfants », a-t-elle souligné.
Par ailleurs, bon nombre de paysans risquent de ne pas pouvoir envoyer leurs enfants à l’école à cause de la sécheresse qui sévit dans plusieurs régions du Plateau Central. Les paysans des localités de Atonuevo, Dondiegue 1, Savanette, et de Savanne Mulate (section Locianne, commune de Thomassique) se plaignent de la rude sécheresse qui paralyse leurs activités.
« Nous n’avons plus de maïs, de pois et de pistaches à offrir sur le marché et celles/ceux qui nous sont chers risquent de mourir de faim », indique Sanon St Fleur, ajoutant que ses enfants ne pourront en aucun cas aller à l’école.
Même cas de figure dans la localité de Pandiassou (1ére section de Juanaria, commune de Hinche). Miracia Jean, mère de 10 enfants, habite sur 10 m2 de terre, et se dit sans ressources. Son rêve, c’est de voir ses enfants prendre bientôt le chemin de l’école. Interrogée par l’agence en ligne AlterPresse, elle dit attendre une aide des autorités pour concrétiser son projet.
Le programme de scolarisation universelle obligatoire (PSUGO) a du mal à répondre aux attentes des démunis. La plupart des parents se plaignent, même avec un support à travers le Psugo, de ne pas pouvoir assumer les dépenses pour les vêtements et les chaussures.
Le nouveau ministre de l’éducation nationale, Vanneur Pierre qui était de passage à Hinche le week-end écoulé, a promis de tout faire en vue de restructurer l’éducation au Plateau Central.
« L’éducation est une des priorités du gouvernement Martelly/Lamothe. Tout doit passer par l’éducation et le département du Centre figure sur notre liste », ajoute le ministre.
Il en a profité pour faire savoir aux enseignants des écoles publiques faisant partie du Psugo que leurs chèques seront bientôt disponibles. Vanneur Pierre, a également annoncé l’implantation dans très peu de temps d’une annexe de l’Université d’Etat dans la commune de Hinche au profit des jeunes du Plateau Central. [ro apr 16/08/2012 12 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13241
Haïti- Histoire contemporaine : Un concours d’excellence pour des études doctorales
P-au-P, 16 août 2012[AlterPresse] ---En vue de dynamiser la recherche sur l’histoire contemporaine d’Haïti, la Fondation Roger Gaillard (Forg) lance sa 10 ème édition du concours annuel d’excellence qui permettra à la personne lauréate de décrocher, dans ce domaine, une bourse d’études doctorales, « en alternance » dans une université française.
La bourse qui commencera en janvier 2013 pour se terminer à la fin de l’année 2015, est d’une durée de 18 (dix-huit) mois répartis sur les trois années d’inscription en doctorat.
La date limite de dépôt de candidature est le 30 octobre 2012. Selon l’un des critères d’admissibilité, il faut être titulaire d’un Master 2 en histoire contemporaine.
Le coût de cette bourse doctorale financée par le gouvernement français est estimé à environ 37.000 (trente-sept mille) dollars et comprend notamment des frais de gestion par l’organisme chargé d’accueillir le boursier ainsi que le paiement des billets d’avion.
Le doctorant peut ainsi subvenir à ses frais, vaquer à ses activités de recherches et avoir droit à l’assurance-maladie, précise la directrice de la Fondation Roger Gaillard, Gusti Klara Pourchet Gaillard à l’agence en ligne AlterPresse.
« Le souci de la Forg est de contribuer à constituer une nouvelle génération d’historiens haïtiens spécialisés dans l’histoire contemporaine d’Haïti », souligne t-elle.
La fondation espère qu’en continuant leur propres travaux de recherches, les lauréates et lauréats bénéficiaires de cette bourse pourront donc être de précieux rouages de transmission du savoir historique à l’Université et dans les écoles secondaires haïtiennes.
« Connaitre notre histoire récente peut aider à repérer et éviter les virages dangereux et galvaniser certains espoirs que des ainés avaient tenté de mettre en œuvre », fait valoir la directrice de la Forg.
Après une année d’interruption due au séisme du 12 janvier 2010 qui a causé la mort a un des membres fondateurs de la fondation Roger Gaillard, en l’occurrence Micha Gaillard, et une des lauréates, Rose-Nicolle Cadet, ce concours annuel d’excellence en histoire contemporaine d’Haïti a été repris en 2011.
De 2001 à 2009, il y a eu neuf lauréates et lauréats à ce concours à avoir bénéficié de cette bourse qui leur a permis de mener en France le cursus pour l’obtention d’un master 2 en Histoire contemporaine.
En 2011, la Fondation a opté pour une bourse doctorale soutenue par les chefs de service à la coopération et à l’action culturelle de l’ambassade de France, le conseiller Alain Sauval et son actuel successeur Bruno Asseray. C’est pour la deuxième fois seulement que ce concours est dédié à une bourse doctorale, indique Gusti Klara Gaillard Pourchet.
Ces deux types de bourses (master 2 en histoire contemporaine et bourse doctorale) visent comme dénominateur commun académique la recherche relative à l’histoire contemporaine d’Haïti.
Cette bourse offerte par le gouvernement français, en hommage à la mémoire de l’historien Roger Gaillard, bénéficie en priorité à ceux et celles qui s’impliquent dans des activités académiques dans notre pays.
Cette initiative se fait en collaboration avec la Société haïtienne d’histoire et le Rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh) avec l’appui de la Fondation connaissance et liberté (sigle créole : Fokal) [emb kft gp apr 16/08/2012 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13242
lundi 6 août 2012
Haiti – Education : Le MENFP confirme le report de la rentrée
Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) confirme le report de la rentrée des classes au 1er Octobre 2012 sur tout le territoire haïtien. Le MENFP enjoint aux acteurs du système éducatif, en particulier, aux directeurs d’établissements scolaires afin de respecter cette nouvelle date.
Le premier ministre, Laurent Salvador Lamothe avait déjà annoncé cette décision lors d’une rencontre qu’il a eue avec la Commission Economie et Finances de la Chambre Basse du Parlement haïtien autour du projet de budget national pour l’exercice fiscal 2012-2013. Laurent Lamothe affirme avoir pris cette mesure afin que les parents puissent disposer de suffisamment de temps pour préparer la rentrée.
En ce sens, le chef du gouvernement fait savoir que le gouvernement va mettre en œuvre trois plans d’urgence qui offriront des milliers d’emplois aux familles. « Le Service Métropolitain de Collecte de Résidus Solides (SMCRS) va offrir 25 mille emplois à travers un programme national d’assainissement », promet M. Lamothe.
« Grace à des travaux de curage manuels, le Travaux Publics Transports Energie et Communication va créer entre 10.000 à 15.000 emplois », ajoute M. Lamothe.
La Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Joséphat Gauthier, indique de son côté qu’une enveloppe de 600 millions de gourdes va être débloquée pour ces travaux. Ces fonds seront repartis à raison de 200 millions aux TPTEC, 200 millions au Ministère de l’Agriculture et 200 millions du SMCRS.
http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-education-le-menfp-confirme-le-report-de-la-rentree/
mercredi 23 mai 2012
Haïti-Université : La Fasch rouvre sa bibliothèque 2 ans après le séisme
P-au-P, 22 mai 2012 [AlterPresse] --- La bibliothèque de la faculté des sciences humaines (Fasch) une entité de l’université d’État d’Haïti (Ueh) a rouvert ses portes, le lundi 21 mai 2012, après deux années de dysfonctionnement, constate AlterPresse. La bibliothèque est actuellement logée dans un espace faisant 102 mètres carrés.
Pour l’occasion, ont été exposés plusieurs nouveaux ouvrages, fraîchement acquis, dont des livres écrits par d’anciens étudiants de la faculté dans le cadre de leurs études doctorales à l’étranger.
« Avec cette nouvelle structure et avec les formations que nous avons reçues, tant ici qu’en France et en Belgique, nous serons en mesure d’offrir un meilleur service à nos usagères et usagers », anticipe la responsable de la bibliothèque, Anne Marie Cyrius, dans une allocution de circonstance.
Avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, la bibliothèque de la Fasch était placée au bâtiment académique gravement endommagé dans les secousses telluriques enregistrées.
Par la suite, les 6 mille livres de la bibliothèque ont été mis dans des boites ou dans d’autres espaces inappropriés, où ils étaient exposés à l’humidité et à la poussière.
Cette initiative devra permettre aux étudiantes et étudiants de bien mener leurs recherches, car il n’y a « pas de recherche sans livre et, en ce sens, nous avons fait un grand pas », avance, pour sa par,t le secrétaire général de la faculté des sciences humaines, le professeur Yves Barthelemy
« Nous sommes en voie de remettre la faculté à la place qu’elle occupait, bien avant (le tremblement de terre) », ajoute Barthelemy.
Les étudiantes et étudiants ne pourront plus se plaindre du manque d’ouvrages pour réaliser leurs différents travaux, se réjouit le bibliothécaire et responsable du département de travail social à la Fasch, Jérôme Paul Eddy Lacoste.
Hancy Pierre, coordonnateur de la Fasch, salue l’initiative et annonce d’autres démarches administratives, telles : la climatisation de la bibliothèque, la mise sur pied d’une grande bibliothèque de sciences sociales (selon une promesse du professeur Jean Casimir), la réutilisation de l’ancien bâtiment administratif endommagé par le séisme, le renforcement du laboratoire informatique et le réaménagement du terrain de jeu de la Fasch.
Le tremblement de terre de janvier 2010 n’avait pas épargné les 11 facultés composant l’Université d’Haïti.
Celles-ci ont subi de grands dommages, d’autres sont complètement détruites, sans oublier la perte de professeurs émérites, d’étudiantes et d’étudiants. [srh kft rc apr 22/05/2012 9:43]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12886
Pour l’occasion, ont été exposés plusieurs nouveaux ouvrages, fraîchement acquis, dont des livres écrits par d’anciens étudiants de la faculté dans le cadre de leurs études doctorales à l’étranger.
« Avec cette nouvelle structure et avec les formations que nous avons reçues, tant ici qu’en France et en Belgique, nous serons en mesure d’offrir un meilleur service à nos usagères et usagers », anticipe la responsable de la bibliothèque, Anne Marie Cyrius, dans une allocution de circonstance.
Avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, la bibliothèque de la Fasch était placée au bâtiment académique gravement endommagé dans les secousses telluriques enregistrées.
Par la suite, les 6 mille livres de la bibliothèque ont été mis dans des boites ou dans d’autres espaces inappropriés, où ils étaient exposés à l’humidité et à la poussière.
Cette initiative devra permettre aux étudiantes et étudiants de bien mener leurs recherches, car il n’y a « pas de recherche sans livre et, en ce sens, nous avons fait un grand pas », avance, pour sa par,t le secrétaire général de la faculté des sciences humaines, le professeur Yves Barthelemy
« Nous sommes en voie de remettre la faculté à la place qu’elle occupait, bien avant (le tremblement de terre) », ajoute Barthelemy.
Les étudiantes et étudiants ne pourront plus se plaindre du manque d’ouvrages pour réaliser leurs différents travaux, se réjouit le bibliothécaire et responsable du département de travail social à la Fasch, Jérôme Paul Eddy Lacoste.
Hancy Pierre, coordonnateur de la Fasch, salue l’initiative et annonce d’autres démarches administratives, telles : la climatisation de la bibliothèque, la mise sur pied d’une grande bibliothèque de sciences sociales (selon une promesse du professeur Jean Casimir), la réutilisation de l’ancien bâtiment administratif endommagé par le séisme, le renforcement du laboratoire informatique et le réaménagement du terrain de jeu de la Fasch.
Le tremblement de terre de janvier 2010 n’avait pas épargné les 11 facultés composant l’Université d’Haïti.
Celles-ci ont subi de grands dommages, d’autres sont complètement détruites, sans oublier la perte de professeurs émérites, d’étudiantes et d’étudiants. [srh kft rc apr 22/05/2012 9:43]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12886
mercredi 17 août 2011
Incertitudes autour de la rentrée scolaire
Pour la première fois le président Martelly a évoqué la possibilité d'un report de la rentrée scolaire. Plusieurs secteurs de société civile dont l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) et l'Union Parents d'élèves Progressistes (UPEP) ont estimé que la rentrée scolaire sera impossible dans moins de deux semaines. "Nous allons décider avec le ministère de l'éducation si la rentrée sera maintenue ou reportée", a fait valoir le président Martelly.
Tandis que le chef d'Etat est préoccupé par son programme de subvention pour 100 000 enfants vulnérables, des leaders d'associations d'enseignants et de parents attirent l'attention sur les énormes difficultés des enfants déjà scolarisés.
Le coordonnateur général de l'UPEP, Leo Litholu et secrétaire général de l'UNNOH, Josué Merilien, réclament des interventions de l'Etat en faveur des parents et des enseignants. Ils soulignent que le programme de subvention de manuels scolaires n'a pas encore été lancé.
En guise de réponse les autorités ont révélé que les manuels pour le niveau fondamental seront subventionnés à 70% grâce a une aide du gouvernement américain.
En revanche c'est le silence complet sur la loi sur les frais scolaire. Les syndicats et les associations d'enseignants réclament à cor et à cri la publication de cette législation. Le président Martelly doit publier cette loi que son prédécesseur René Préval avait refusé de publier, martèle M. Merilien.
Son collègue de l'Upep dénonce les nouvelles hausses des frais scolaires dans le secteur privé. M. Lutholu accuse même un des dirigeants d'associations de directeur d'école, Rosny Desroches d'avoir fait des lobbies pour empêcher la publication de la loi par le président Préval.
La législation abandonnée dans les tiroirs du Palais National est de nature à réduire l'appétit des directeurs d'école qui multiplient les initiatives visant a augmenter leur profit.
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19382
Loi sur les frais scolaires; Martelly suivra t-il les traces de Préval
La loi réglementant les frais scolaires, votée par les deux branches du Parlement depuis deux ans, n'est toujours pas en vigueur. Même s'il n'avait pas fait objection à cette législation, le président René Préval avait refusé de la publier. Deux mois avant la rentrée scolaire le président Martelly est pressé par des secteurs de la société civile et certains sénateurs influents de publier la loi dans le journal officiel.
Le père de cette loi, le sénateur Kelly Bastien (Inité) espère la publication dans le meilleur délai de cette loi votée en septembre 2009.
Cet avis est partagé par le sénateur Youri Latortue (AAA). Opposant farouche à Préval, l'ex officier de l'armée haïtienne, est réputé proche de Martelly. Il déplore une certaine propension du président Préval à jeter des lois aux oubliettes. Selon le sénateur Latortue au moins 3 législations n'ont pas été publiées sous la présidence de Préval.
La Loi sur les frais scolaires fixe des limites dans les " frais annuels". Ceux-ci ne peuvent pas être supérieurs à trois mois d'écolage. De plus, le paiement de ces frais est étalé sur toute l'année scolaire. Les législateurs interdisent les frais de réinscription ainsi que les collations de diplômes pour le préscolaire.
La loi stipule que « L'augmentation des frais scolaires, envisageable chaque 4 ans ne pourra pas dépasser 10% ».
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19381
Le père de cette loi, le sénateur Kelly Bastien (Inité) espère la publication dans le meilleur délai de cette loi votée en septembre 2009.
Cet avis est partagé par le sénateur Youri Latortue (AAA). Opposant farouche à Préval, l'ex officier de l'armée haïtienne, est réputé proche de Martelly. Il déplore une certaine propension du président Préval à jeter des lois aux oubliettes. Selon le sénateur Latortue au moins 3 législations n'ont pas été publiées sous la présidence de Préval.
La Loi sur les frais scolaires fixe des limites dans les " frais annuels". Ceux-ci ne peuvent pas être supérieurs à trois mois d'écolage. De plus, le paiement de ces frais est étalé sur toute l'année scolaire. Les législateurs interdisent les frais de réinscription ainsi que les collations de diplômes pour le préscolaire.
La loi stipule que « L'augmentation des frais scolaires, envisageable chaque 4 ans ne pourra pas dépasser 10% ».
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19381
samedi 28 mai 2011
Haïti: un FNE pour 2 millions d'enfants
Le président haïtien Michel Martelly a lancé hier à Port-au-Prince un fonds national pour l'éducation (FNE) en vue de scolariser près de 2 millions de jeunes Haïtiens d'ici la fin de son mandat dans cinq ans, une de ses principales promesses électorales, a constaté un journaliste de l'AFP. "J'apporte un bonne nouvelle pour les enfants d'Haïti avec le lancement d'un consortium de plusieurs secteurs en vue de financer leur éducation", a lancé M. Martelly assurant que la volonté politique existe aujourd'hui pour réaliser l'objectif d'enseignement primaire universel dans son pays.
Le Fonds pour l'éducation en Haïti sera financé à partir d'un prélèvement de 5 centimes sur les appels internationaux entrant en Haïti et d'une contribution de 1,50 dollar sur chaque transfert de fonds internationaux.
En Haïti, la grande majorité des 4 millions d'enfants en âge d'être scolarisés ne fréquente aucun établissement d'enseignement faute de moyens financiers et 75% des enfants des zones rurales n'ont pas accès à l'éducation", selon des statistiques fournies par les autorités.
"Les fonds que nous allons recueillir en concertation avec les partenaires de la téléphonie et des institutions de transfert seront destinés à financer l'école obligatoire et gratuite pour les plus démunis en Haïti", a indiqué M. Martelly.
Le nouveau président prévoit ainsi de collecter 180 millions de dollars sur les appels internationaux pour son programme d'éducation. Les fonds seront gérés par un comité public-privé et les comptes seront gérés par une firme internationale indépendante "par souci de transparence", selon une note de la présidence haïtienne.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/27/97001-20110527FILWWW00310-haiti-un-fne-pour-2-millions-d-enfants.php
Le Fonds pour l'éducation en Haïti sera financé à partir d'un prélèvement de 5 centimes sur les appels internationaux entrant en Haïti et d'une contribution de 1,50 dollar sur chaque transfert de fonds internationaux.
En Haïti, la grande majorité des 4 millions d'enfants en âge d'être scolarisés ne fréquente aucun établissement d'enseignement faute de moyens financiers et 75% des enfants des zones rurales n'ont pas accès à l'éducation", selon des statistiques fournies par les autorités.
"Les fonds que nous allons recueillir en concertation avec les partenaires de la téléphonie et des institutions de transfert seront destinés à financer l'école obligatoire et gratuite pour les plus démunis en Haïti", a indiqué M. Martelly.
Le nouveau président prévoit ainsi de collecter 180 millions de dollars sur les appels internationaux pour son programme d'éducation. Les fonds seront gérés par un comité public-privé et les comptes seront gérés par une firme internationale indépendante "par souci de transparence", selon une note de la présidence haïtienne.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/27/97001-20110527FILWWW00310-haiti-un-fne-pour-2-millions-d-enfants.php
jeudi 28 octobre 2010
L'école pour tous les enfants d'Haïti
Publié le 27 octobre 2010
Brigitte Trahan Le Nouvelliste
(Shawinigan) Le Comité d'accueil des personnes immigrantes de Shawinigan (CAPI), a lancé, hier, une pétition d'envergure internationale en faveur de la scolarisation des enfants haïtiens.
Le CAPI sera appuyé dans sa démarche par le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, le GRAHN, un organisme créé il y a quelques semaines par la diaspora haïtienne.
Le CAPI entend mettre à contribution les unités du GRAHN qui sont réparties dans huit principaux pays dans le monde, ce que les instigateurs du projet appellent le Grahn-Monde.
Non seulement l'initiative de cette pétition part-elle de Shawinigan, mais c'est le CAPI de Shawinigan qui gérera l'ensemble des pétitions qui circuleront dans les 28 GRAHN du monde, en Afrique, en Europe, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, aux Caraïbes, en République dominicaine et en Haïti.
«Croyez donc en Shawinigan. Les gens attendent que ça origine de Montréal ou de Toronto», a lancé hier l'ex-sénatrice Madeleine Plamondon, porte-parole de cette initiative.
L'école pour tous les enfants d'Haïti. C'est le rêve que souhaitent concrétiser en 20 ans le Grahn-Monde et le GRAHN-Mauricie, a expliqué Claude Bélizaire, bénévole de première heure pour toutes les causes touchant son pays d'origine.
Pour les intellectuels haïtiens qui se trouvent aux quatre coins de la planète, il est clair que la reconstruction du pays doit passer par l'éducation.
Actuellement, «la moitié des enfants haïtiens n'ont jamais eu accès à l'école», signale Andrée Hammond, président du CAPI.
Pour Madeleine Plamondon aussi, la renaissance d'Haïti passe par la scolarisation des enfants. «Ça dépasse les situations temporaires. Quand on montre à lire à un enfant, on lui donne une deuxième vie», plaide-t-elle.
«Lire développe l'esprit critique et permet de participer à l'histoire de son pays. Quand les édifices s'effondrent et que les maisons sont saisies, une chose qui n'est jamais saisie, c'est ce qu'on a à l'intérieur de soi», fait-elle valoir.
La lecture, rappelle Mme Plamondon, permet de prendre connaissance de plusieurs points de vue sur un même sujet, donc de développer son sens critique, une qualité fort importante pour reconstruire un pays.
La pétition sera remise au gouvernement canadien «à qui nous demandons une présence vigilante au sein de la communauté», précise Mme Hammond.
Elle contiendra non seulement des signatures individuelles, mais aussi des résolutions d'organismes désireux d'appuyer la scolarisation de tous les enfants en Haïti.
«C'est par la scolarisation qu'Haïti se donnera du pouvoir», estime Madeleine Plamondon.
Pour obtenir des exemplaires de la pétition, on doit communiquer avec le Centre d'action bénévole de Shawinigan 819-539-8844. La pétition circulera pendant six mois, soit jusqu'au 17 avril.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201010/27/01-4336512-lecole-pour-tous-les-enfants-dhaiti.php
Brigitte Trahan Le Nouvelliste
(Shawinigan) Le Comité d'accueil des personnes immigrantes de Shawinigan (CAPI), a lancé, hier, une pétition d'envergure internationale en faveur de la scolarisation des enfants haïtiens.
Le CAPI sera appuyé dans sa démarche par le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, le GRAHN, un organisme créé il y a quelques semaines par la diaspora haïtienne.
Le CAPI entend mettre à contribution les unités du GRAHN qui sont réparties dans huit principaux pays dans le monde, ce que les instigateurs du projet appellent le Grahn-Monde.
Non seulement l'initiative de cette pétition part-elle de Shawinigan, mais c'est le CAPI de Shawinigan qui gérera l'ensemble des pétitions qui circuleront dans les 28 GRAHN du monde, en Afrique, en Europe, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, aux Caraïbes, en République dominicaine et en Haïti.
«Croyez donc en Shawinigan. Les gens attendent que ça origine de Montréal ou de Toronto», a lancé hier l'ex-sénatrice Madeleine Plamondon, porte-parole de cette initiative.
L'école pour tous les enfants d'Haïti. C'est le rêve que souhaitent concrétiser en 20 ans le Grahn-Monde et le GRAHN-Mauricie, a expliqué Claude Bélizaire, bénévole de première heure pour toutes les causes touchant son pays d'origine.
Pour les intellectuels haïtiens qui se trouvent aux quatre coins de la planète, il est clair que la reconstruction du pays doit passer par l'éducation.
Actuellement, «la moitié des enfants haïtiens n'ont jamais eu accès à l'école», signale Andrée Hammond, président du CAPI.
Pour Madeleine Plamondon aussi, la renaissance d'Haïti passe par la scolarisation des enfants. «Ça dépasse les situations temporaires. Quand on montre à lire à un enfant, on lui donne une deuxième vie», plaide-t-elle.
«Lire développe l'esprit critique et permet de participer à l'histoire de son pays. Quand les édifices s'effondrent et que les maisons sont saisies, une chose qui n'est jamais saisie, c'est ce qu'on a à l'intérieur de soi», fait-elle valoir.
La lecture, rappelle Mme Plamondon, permet de prendre connaissance de plusieurs points de vue sur un même sujet, donc de développer son sens critique, une qualité fort importante pour reconstruire un pays.
La pétition sera remise au gouvernement canadien «à qui nous demandons une présence vigilante au sein de la communauté», précise Mme Hammond.
Elle contiendra non seulement des signatures individuelles, mais aussi des résolutions d'organismes désireux d'appuyer la scolarisation de tous les enfants en Haïti.
«C'est par la scolarisation qu'Haïti se donnera du pouvoir», estime Madeleine Plamondon.
Pour obtenir des exemplaires de la pétition, on doit communiquer avec le Centre d'action bénévole de Shawinigan 819-539-8844. La pétition circulera pendant six mois, soit jusqu'au 17 avril.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201010/27/01-4336512-lecole-pour-tous-les-enfants-dhaiti.php
jeudi 7 octobre 2010
Kelly Bastien critique le refus du président Préval de publier la loi sur les frais scolaires
Le président du sénat haïtien, Kelly Bastien (Unité), exprime sa déception en raison du refus du chef de l'Etat de publier la loi sur les frais scolaires. Tout en déplorant le vide constitutionnel relative au refus d'un chef d'Etat de publier une loi ratifiée par les deux chambres, le sénateur Bastien soutient qu'il n'existe pas d'alternative. Il croit que la proposition de loi, ratifiée depuis un an, devra être publiée au plus tard après l'entrée en fonction de la 49 eme législature.
Quoique membre de la plateforme présidentielle, le sénateur Bastien critique les faibles investissements sur le plan social du gouvernement. Rappelant que l'accès à l'éducation est une condition essentielle du développement le parlementaire invite les autorités à adopter des dispositions pour protéger les parents contre les propriétaires d'établissements scolaires.
Selon les dernières statistiques plus de 80 % des écoles appartiennent au secteur privé. Le sénateur Bastien condamne les nouvelles hausses des frais scolaires et déplore que les parents soient condamnés à payer les coûts de la reconstruction des écoles effondrées lors du séisme.
Attirant l'attention sur le refus de l'Etat d'arbitrer la situation en garantissant le droit à l'éducation, le parlementaire assure que la loi pourrait freiner l'élan boulimique des directeurs d'écoles.
Il rappelle que les énormes frais scolaires dans le secteur privé conduisent pourtant à un fort taux d'échec lors des examens officiels.
D'anciens parlementaires dont Steven Benoît et Esdras Fabien condamnent également le refus du président Préval de publier la loi sur les frais scolaires. L'ex député de Carrefour, Esdras Fabien, soutient que le chef de l'Etat est responsable de la situation de milliers d'enfants qui ne pourront pas avoir accès à l'éducation en raison de l'augmentation exponentielle des frais scolaires.
LLM / radio Métropole Haïti
Commentaires:
Les législateurs savent très bien que l'état n'a pas lesmoyens de voter une loi pour harmoniser le montant des frais scolaires. Leurs propres enfants doivent fréquenter des écoles dont les frais sont payés en dollars....
Quoique membre de la plateforme présidentielle, le sénateur Bastien critique les faibles investissements sur le plan social du gouvernement. Rappelant que l'accès à l'éducation est une condition essentielle du développement le parlementaire invite les autorités à adopter des dispositions pour protéger les parents contre les propriétaires d'établissements scolaires.
Selon les dernières statistiques plus de 80 % des écoles appartiennent au secteur privé. Le sénateur Bastien condamne les nouvelles hausses des frais scolaires et déplore que les parents soient condamnés à payer les coûts de la reconstruction des écoles effondrées lors du séisme.
Attirant l'attention sur le refus de l'Etat d'arbitrer la situation en garantissant le droit à l'éducation, le parlementaire assure que la loi pourrait freiner l'élan boulimique des directeurs d'écoles.
Il rappelle que les énormes frais scolaires dans le secteur privé conduisent pourtant à un fort taux d'échec lors des examens officiels.
D'anciens parlementaires dont Steven Benoît et Esdras Fabien condamnent également le refus du président Préval de publier la loi sur les frais scolaires. L'ex député de Carrefour, Esdras Fabien, soutient que le chef de l'Etat est responsable de la situation de milliers d'enfants qui ne pourront pas avoir accès à l'éducation en raison de l'augmentation exponentielle des frais scolaires.
LLM / radio Métropole Haïti
Commentaires:
Les législateurs savent très bien que l'état n'a pas lesmoyens de voter une loi pour harmoniser le montant des frais scolaires. Leurs propres enfants doivent fréquenter des écoles dont les frais sont payés en dollars....
mercredi 6 octobre 2010
Rentrée difficile pour les écoliers haïtiens
06 octobre 2010
Clarens Renois,Agence France-Presse
Port-au-Prince
Sous la tente ou des hangars, les écoliers ont fait leur rentrée cette semaine dans les zones sinistrées d'Haïti mais en petit nombre, neuf mois après le séisme qui a détruit ou gravement endommagé près de 80% des établissements de la région de Port-au-Prince.
Dans une vaste cour où deux écoles détruites sont fusionnées, des hangars ont été installés par l'Unicef afin d'accueillir les enfants qui doivent s'habituer à des salles de classe ouvertes et à une difficile cohabitation.
«Nous accueillons deux classes dans le même espace. Il n'y a pas assez de places pour les enfants, mais on doit s'y faire», se résigne une enseignante.
De nombreux professeurs et élèves ont péri lors du tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts et plus d'un million de sans-abri.
Très peu d'enfants se sont présentés lundi pour la première journée de classe dans la cour qui réunit l'Ecole Célie Lilavois et l'Ecole nationale du Brésil.
Flonise, 14 ans, a répondu présent, mais elle est la seule de sa famille.
«Mon frère et ma petite soeur vont encore attendre jusqu'au mois de décembre, quand ma maman pourra peut-être payer les frais scolaires. Moi, je suis chanceuse, on m'a donné des uniformes», dit l'adolescente qui n'a pas encore atteint la fin du primaire.
«La crise économique et les conditions de vie des familles handicapent la rentrée. Elle sera de toute façon progressive», commente Miloudy Vincent, une fonctionnaire du ministère de l'Education. Dans les camps de sinistrés qui pullulent d'enfants, la rentrée se fera plus tard, quand les moyens seront réunis.
L'Unicef a distribué des manuels et des uniformes à des milliers d'écoliers issus de familles sinistrées, mais en nombre insuffisant par rapport aux besoins. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance a promis d'appuyer 2 000 établissements scolaires et plus de 700 000 enfants ainsi que des enseignants qui recevront des fournitures, précise Nathalie Hamoudi, une fonctionnaire de l'Unicef.
Luckerson Pierre, 8 ans, aborde un peu perdu sa première année de scolarisation mais il sait déjà qu'il veut devenir enseignant. «J'ai perdu ma soeur Emmanuela lors du séisme. Je découvre l'école aujourd'hui grâce aux bienfaiteurs qui m'ont fourni l'uniforme et des livres», raconte-t-il.
Ailleurs dans Port-au-Prince, des salles de classe installées sous des tentes abimées ne facilitent pas l'enseignement en cette saison d'intempéries, où les abris de fortune sont balayés par des coups de vents violents, les inondations et les éboulements qui ont fait la semaine dernière de nouvelles victimes dans le pays.
«Après le séisme, la chose la plus importante pour les jeunes c'est l'école», a répété le ministre de l'Education, Joel-Desrosiers Jean-Pierre, en venant assister à la rentrée dans les deux écoles fusionnées.
Sur fond de manifestations de lycéens et d'enseignants mécontents du manque de moyens, le ministre a prié près de 200 personnes réfugiées dans un des lycées de la capitale de laisser la place aux étudiants.
«L'objectif de l'État est d'amener tous les enfants de Haïti à l'école. Cette fois, l'éducation universelle doit devenir une réalité dans un pays où plus de 300 000 enfants sont en dehors du système», a promis le ministre.
«Les professeurs sont prêts pour la rentrée, mais ils sont aussi des parents qui doivent assurer la scolarisation de leurs enfants», remarque Yolaine, une enseignante avec 20 ans de carrière à son actif.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201010/06/01-4329980-rentree-difficile-pour-les-ecoliers-haitiens.php
Clarens Renois,Agence France-Presse
Port-au-Prince
![]() |
| Le gouvernement cubain a distribué des livres aux enfants haïtiens qui vivent toujours dans les camps de réfugiés, neuf mois après le séisme dévastateur du 12 janvier dernier. PHOTO: AP |
Dans une vaste cour où deux écoles détruites sont fusionnées, des hangars ont été installés par l'Unicef afin d'accueillir les enfants qui doivent s'habituer à des salles de classe ouvertes et à une difficile cohabitation.
«Nous accueillons deux classes dans le même espace. Il n'y a pas assez de places pour les enfants, mais on doit s'y faire», se résigne une enseignante.
De nombreux professeurs et élèves ont péri lors du tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts et plus d'un million de sans-abri.
Très peu d'enfants se sont présentés lundi pour la première journée de classe dans la cour qui réunit l'Ecole Célie Lilavois et l'Ecole nationale du Brésil.
Flonise, 14 ans, a répondu présent, mais elle est la seule de sa famille.
«Mon frère et ma petite soeur vont encore attendre jusqu'au mois de décembre, quand ma maman pourra peut-être payer les frais scolaires. Moi, je suis chanceuse, on m'a donné des uniformes», dit l'adolescente qui n'a pas encore atteint la fin du primaire.
«La crise économique et les conditions de vie des familles handicapent la rentrée. Elle sera de toute façon progressive», commente Miloudy Vincent, une fonctionnaire du ministère de l'Education. Dans les camps de sinistrés qui pullulent d'enfants, la rentrée se fera plus tard, quand les moyens seront réunis.
L'Unicef a distribué des manuels et des uniformes à des milliers d'écoliers issus de familles sinistrées, mais en nombre insuffisant par rapport aux besoins. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance a promis d'appuyer 2 000 établissements scolaires et plus de 700 000 enfants ainsi que des enseignants qui recevront des fournitures, précise Nathalie Hamoudi, une fonctionnaire de l'Unicef.
Luckerson Pierre, 8 ans, aborde un peu perdu sa première année de scolarisation mais il sait déjà qu'il veut devenir enseignant. «J'ai perdu ma soeur Emmanuela lors du séisme. Je découvre l'école aujourd'hui grâce aux bienfaiteurs qui m'ont fourni l'uniforme et des livres», raconte-t-il.
Ailleurs dans Port-au-Prince, des salles de classe installées sous des tentes abimées ne facilitent pas l'enseignement en cette saison d'intempéries, où les abris de fortune sont balayés par des coups de vents violents, les inondations et les éboulements qui ont fait la semaine dernière de nouvelles victimes dans le pays.
«Après le séisme, la chose la plus importante pour les jeunes c'est l'école», a répété le ministre de l'Education, Joel-Desrosiers Jean-Pierre, en venant assister à la rentrée dans les deux écoles fusionnées.
Sur fond de manifestations de lycéens et d'enseignants mécontents du manque de moyens, le ministre a prié près de 200 personnes réfugiées dans un des lycées de la capitale de laisser la place aux étudiants.
«L'objectif de l'État est d'amener tous les enfants de Haïti à l'école. Cette fois, l'éducation universelle doit devenir une réalité dans un pays où plus de 300 000 enfants sont en dehors du système», a promis le ministre.
«Les professeurs sont prêts pour la rentrée, mais ils sont aussi des parents qui doivent assurer la scolarisation de leurs enfants», remarque Yolaine, une enseignante avec 20 ans de carrière à son actif.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201010/06/01-4329980-rentree-difficile-pour-les-ecoliers-haitiens.php
lundi 13 septembre 2010
Haïti-Éducation : Le défi de la rentrée scolaire pour 2010-2011
Environ 190 jours de classe pour la nouvelle année académique post-séisme Samedi 11 septembre 2010, par Ronald Colbert
P-au-P, 11 sept. 2010 [AlterPresse] --- Entre octobre 2010 et juin 2011, les élèves des niveaux préscolaire, fondamental et secondaire, passeront environ 190 jours en classe, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Plus de 8 mois après, le contexte post-séisme est encore marqué par des traumatismes ainsi que par l’attente d’une amélioration des structures d’accueil appelées à être transformées en espaces permanents et efficaces (qualité de l’enseignement et massification) pour l’avenir national.
Les différentes épreuves officielles d’État (6e et 9 e années fondamentales, baccalauréat première et deuxième parties) se tiendront entre fin juin et mi-juillet 2011, suivant la planification faite par le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) en Haïti.
Contrairement à 2009-2010 (qui a été initiée dans l’austérité chez la plupart des parents), en raison, notamment, des conséquences du séisme du 12 janvier 2010, les écoles seront ouvertes à partir du lundi 4 octobre 2010 (au lieu de septembre) sur l’ensemble du territoire national.
Quoi qu’il en soit, preuve des difficultés administratives de coordination avec le secteur, certains établissements scolaires privés ont déjà commencé à fonctionner à Port-au-Prince en ce début du mois de septembre 2010.
Les résultats des examens officiels d’État pour les départements géographiques de l’Ouest, du Sud-Est et des Nippes (une partie du Sud-Ouest) – directement affectés dans le tremblement de terre – seront disponibles d’ici la mi-septembre 2010. Ceux des 7 autres départements géographiques, indirectement touchés, ont été déjà publiés.
Avant la rentrée officielle scolaire 2010-2011, le Menfp compte organiser (durant la deuxième quinzaine de septembre 2010) une session extraordinaire pour les candidates et candidats qui n’auront pas réussi aux examens de la session ordinaire de juillet dernier. Il n’y aura pas de reprise, ce mois-ci, pour les élèves qui auront échoué en 9 e année fondamentale.
80 % de l’offre en éducation étant aux mains du secteur privé, le niveau de frais scolaires annuels, réclamé des parents, est à nouveau questionné. Une association de parents exige des autorités la promulgation de la loi sur les frais scolaires, votée au Parlement dans l’objectif de diminuer les charges annuelles consenties par les familles en Haïti.
Dans la perspective de la rentrée prochaine du 4 octobre, le Menfp a réuni, dans un atelier les 8 et 9 septembre, plusieurs représentants de bailleurs et d’organisations non gouvernementales (Ong), intéressés à la question de l’éducation en Haïti, en vue d’étudier les possibilités d’accompagnement global (élèves, parents, établissements scolaires) pour la nouvelle année académique, dont les besoins financiers et matériels sont estimés institutionnellement à 500 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui].
Pour 2010-2011, les prix des manuels scolaires seront subventionnés par l’État à 70%, les élèves des écoles publiques recevront en début d’année des manuels qu’ils rendront en juin 2011, des bourses seront accordées à des élèves d’établissements non publics et le programme de cantine scolaire (allocation journalière d’un repas chaud et équilibré) aux élèves du cycle fondamental sera maintenu.
Insistant sur la priorité donnée à l’éducation par les parents en Haïti, la représentante du fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef-Haïti), la belge Françoise Gruloos-Ackermans, convie les autres partenaires du Menfp à rejoindre l’Unicef dans un mouvement baptisé : « Mete men pou tout timoun ale lekol ! » (Collaborons pour la scolarisation de tous les enfants).
Le Menfp n’est pas encore parvenu à rendre totalement effectif le processus de scolarisation (universelle) de tous les enfants en Haïti (3 millions d’enfants scolarisés contre 500,000 non scolarisés actuellement), malgré des engagements réitérés et les prescriptions (y relatives) de la Constitution nationale du 29 mars 1987.
Les chiffres officiels font état de 38 000 élèves, 1 400 enseignants et 150 membres du personnel du ministère tués, 4 200 écoles détruites dans le séisme du 12 janvier qui a gravement endommagé le système éducatif haïtien et porté divers établissements scolaires à aménager des hangars pour accueillir les écolières et écoliers, dans les zones touchées, à partir d’avril 2010 pour le reste de l’année académique écoulée. http://www.alterpresse.org/spip.php?article9973
P-au-P, 11 sept. 2010 [AlterPresse] --- Entre octobre 2010 et juin 2011, les élèves des niveaux préscolaire, fondamental et secondaire, passeront environ 190 jours en classe, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Plus de 8 mois après, le contexte post-séisme est encore marqué par des traumatismes ainsi que par l’attente d’une amélioration des structures d’accueil appelées à être transformées en espaces permanents et efficaces (qualité de l’enseignement et massification) pour l’avenir national.
Les différentes épreuves officielles d’État (6e et 9 e années fondamentales, baccalauréat première et deuxième parties) se tiendront entre fin juin et mi-juillet 2011, suivant la planification faite par le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) en Haïti.
Contrairement à 2009-2010 (qui a été initiée dans l’austérité chez la plupart des parents), en raison, notamment, des conséquences du séisme du 12 janvier 2010, les écoles seront ouvertes à partir du lundi 4 octobre 2010 (au lieu de septembre) sur l’ensemble du territoire national.
Quoi qu’il en soit, preuve des difficultés administratives de coordination avec le secteur, certains établissements scolaires privés ont déjà commencé à fonctionner à Port-au-Prince en ce début du mois de septembre 2010.
Les résultats des examens officiels d’État pour les départements géographiques de l’Ouest, du Sud-Est et des Nippes (une partie du Sud-Ouest) – directement affectés dans le tremblement de terre – seront disponibles d’ici la mi-septembre 2010. Ceux des 7 autres départements géographiques, indirectement touchés, ont été déjà publiés.
Avant la rentrée officielle scolaire 2010-2011, le Menfp compte organiser (durant la deuxième quinzaine de septembre 2010) une session extraordinaire pour les candidates et candidats qui n’auront pas réussi aux examens de la session ordinaire de juillet dernier. Il n’y aura pas de reprise, ce mois-ci, pour les élèves qui auront échoué en 9 e année fondamentale.
80 % de l’offre en éducation étant aux mains du secteur privé, le niveau de frais scolaires annuels, réclamé des parents, est à nouveau questionné. Une association de parents exige des autorités la promulgation de la loi sur les frais scolaires, votée au Parlement dans l’objectif de diminuer les charges annuelles consenties par les familles en Haïti.
Dans la perspective de la rentrée prochaine du 4 octobre, le Menfp a réuni, dans un atelier les 8 et 9 septembre, plusieurs représentants de bailleurs et d’organisations non gouvernementales (Ong), intéressés à la question de l’éducation en Haïti, en vue d’étudier les possibilités d’accompagnement global (élèves, parents, établissements scolaires) pour la nouvelle année académique, dont les besoins financiers et matériels sont estimés institutionnellement à 500 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui].
Pour 2010-2011, les prix des manuels scolaires seront subventionnés par l’État à 70%, les élèves des écoles publiques recevront en début d’année des manuels qu’ils rendront en juin 2011, des bourses seront accordées à des élèves d’établissements non publics et le programme de cantine scolaire (allocation journalière d’un repas chaud et équilibré) aux élèves du cycle fondamental sera maintenu.
Insistant sur la priorité donnée à l’éducation par les parents en Haïti, la représentante du fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef-Haïti), la belge Françoise Gruloos-Ackermans, convie les autres partenaires du Menfp à rejoindre l’Unicef dans un mouvement baptisé : « Mete men pou tout timoun ale lekol ! » (Collaborons pour la scolarisation de tous les enfants).
Le Menfp n’est pas encore parvenu à rendre totalement effectif le processus de scolarisation (universelle) de tous les enfants en Haïti (3 millions d’enfants scolarisés contre 500,000 non scolarisés actuellement), malgré des engagements réitérés et les prescriptions (y relatives) de la Constitution nationale du 29 mars 1987.
Les chiffres officiels font état de 38 000 élèves, 1 400 enseignants et 150 membres du personnel du ministère tués, 4 200 écoles détruites dans le séisme du 12 janvier qui a gravement endommagé le système éducatif haïtien et porté divers établissements scolaires à aménager des hangars pour accueillir les écolières et écoliers, dans les zones touchées, à partir d’avril 2010 pour le reste de l’année académique écoulée. http://www.alterpresse.org/spip.php?article9973
vendredi 10 septembre 2010
UNESCO-Éducation : L’alphabétisation pour un meilleur avenir des femmes
En Haiti, sont « les véritables artisanes de l’éducation, de la production et du développement P-au-P, 08 sept. 2010 [AlterPresse] --- La directrice générale de l’Unesco, Iriva Bokova, a souligné l’importance de l’alphabétisation dans la vie des femmes à l’occasion de la 43e journée internationale de l’alphabétisation, ce 08 septembre 2010, célébrée autour du thème « le pouvoir de l’alphabétisation des femmes ».
« L’’apprentissage de la lecture et de l’écriture donnent aux femmes de l’assurance pour faire des choix décisifs concernant leur vie et leur avenir » déclare Mme Bokova, dans un message distribué aux médias.
La responsable de l’Unesco croit que le développement durable n’est possible que si les femmes jouissent des mêmes droits et chances que les hommes en matière d’éducation.
L’alphabétisation des femmes est nécessaire de part leur rôle de pilier dans la famille et dans la société haïtienne, soutient-elle.
En ce qui concerne Haiti, les femmes, qui représentent 52% de la population (estimée à 9,7 millions) sont « les véritables artisanes de l’éducation, de la production et du développement et elles méritent bien d’être alphabétisées » approuve William Thélusmond, coordonnateur du Réseau Éducation pour Tous (Repte).
L’alphabétisation n’est pas seulement une question de lire et d’écrire, mais consiste aussi à aider les gens à comprendre la réalité sociale, politique et naturelle du pays, précise-t-il.
Pour Carol Joseph, Secrétaire d’état à l’alphabétisation, « l’Alphabétisation doit intégrer un programme de sécurité sociale pour pouvoir apporter de meilleurs résultats et le seul vrai moyen pour freiner l’analphabétisme est la scolarisation ».
L’Unesco estime aujourd’hui à 796 millions le nombre de personnes analphabètes au monde, deux tiers d’entre elles sont des femmes. [rh gp apr 08/09/2010 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9963
Commentaires:
Scolarisons les filles au lieu d'alphabétiser les femmes. Nous n'avons pas les moyens de faire le deux en même temps!
« L’’apprentissage de la lecture et de l’écriture donnent aux femmes de l’assurance pour faire des choix décisifs concernant leur vie et leur avenir » déclare Mme Bokova, dans un message distribué aux médias.
La responsable de l’Unesco croit que le développement durable n’est possible que si les femmes jouissent des mêmes droits et chances que les hommes en matière d’éducation.
L’alphabétisation des femmes est nécessaire de part leur rôle de pilier dans la famille et dans la société haïtienne, soutient-elle.
En ce qui concerne Haiti, les femmes, qui représentent 52% de la population (estimée à 9,7 millions) sont « les véritables artisanes de l’éducation, de la production et du développement et elles méritent bien d’être alphabétisées » approuve William Thélusmond, coordonnateur du Réseau Éducation pour Tous (Repte).
L’alphabétisation n’est pas seulement une question de lire et d’écrire, mais consiste aussi à aider les gens à comprendre la réalité sociale, politique et naturelle du pays, précise-t-il.
Pour Carol Joseph, Secrétaire d’état à l’alphabétisation, « l’Alphabétisation doit intégrer un programme de sécurité sociale pour pouvoir apporter de meilleurs résultats et le seul vrai moyen pour freiner l’analphabétisme est la scolarisation ».
L’Unesco estime aujourd’hui à 796 millions le nombre de personnes analphabètes au monde, deux tiers d’entre elles sont des femmes. [rh gp apr 08/09/2010 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9963
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Scolarisons les filles au lieu d'alphabétiser les femmes. Nous n'avons pas les moyens de faire le deux en même temps!
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