Bill Clinton a voulu marquer le début de son action en tant que coprésident de la Commission Intérimaire. Accompagné de deux milliardaires, le mexicain Carlos Slim et le canadien Franck Giustra, l'ex président américain a annoncé la création d'un fonds devant faciliter l'accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises. Les deux milliardaires ont fait don de 20 millions de dollars afin de favoriser la recapitalisation des petites entreprises victimes du violent séisme du 12 janvier. Nous espérons que ces 20 millions de dollars circuleront sur le long terme via des prêts. Avec le remboursement sur une durée raisonnable des premiers emprunts ainsi qu'avec les faibles intérêts engrangés, le programme va se pérenniser a insisté M. Clinton.
Il s'est réjoui des dons de MM Giustra et Slim (l'homme le plus riche du monde), faisant valoir que la relance de l'économie ne pourra pas être possible uniquement grâce aux dons des ONG. L'énergie renouvelable et l'agriculture figurent parmi les secteurs prioritaires dans le cadre du programme. Les fonds ne généreront pas de dividendes pour la commission ni les entrepreneurs a précisé M. Clinton assurant que les bénéfices seront à nouveau investi dans le programme.
Selon les statistiques 80 % de la force de travail en Haïti sont concentrés dans les petites et moyennes entreprises. Le coprésident de la CIRH annonce que le fonds ne permettra pas uniquement une recapitalisation mais contribuera au renforcement de ces entreprises.
Les petites entreprises dans les régions épargnées par le séisme du 12 janvier pourront également avoir accès à ces fonds. Bill Clinton explique cette décision par la nécessité de relancer l'économie dans ces régions qui ont accueilli plusieurs centaines de milliers de déplacés. Dans le même temps, les initiateurs du programme espèrent qu'il servira de modèle pour les banques et d'autres entrepreneurs désireux d'apporter un appui aux petites et moyennes entreprises haïtiennes.
LMM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17859
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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vendredi 18 juin 2010
La Commission Intérimaire lance ses activités
La première réunion de la Commission Intérimaire a été longue et laborieuse. Bill Clinton, coprésident de cet organisme ne s'est pas plaint des débats se réjouissant que chaque membre ait pu faire valoir leur point de vue. Les 26 membres de la commission ont notamment formulé des remarques sur les règlements internes.
Cette rencontre a permis de valider les décisions adoptées au cours des deux deniers mois par les coprésidents Bill Clinton et Jean Max Bellerive. La nomination du conseiller spécial du chef de l'Etat, Gabriel Verret, au poste de directeur général a été approuvée par les membres de la commission.
Les représentants du Japon et de la Norvège ont été les deux derniers représentants des donateurs à intégrer la commission. La présence de ces deux représentants supplémentaires de la communauté internationale a contraint le président Préval à designer deux nouveaux représentants. L'ancien ministre des affaires étrangères Jean Raynald Clérismé et Claude Jeudi ont siégé à la première séance de travail.
Les premiers projets présélectionnés ont pu être analysés lors d'une séance spéciale dans la soirée.
La première séance de travail à huit clos a permis aux membres de la commission d'être informé sur les fonds déjà décaissés par les donateurs. Sans fournir de précision M. Clinton a laissé entendre qu' à l'instar du Brésil et du Venezuela, d'autres donateurs avaient déjà versé des fonds à la Banque Mondiale.
M. Clinton s'est dit reconnaissant de l'approbation des premiers projets par les gouvernements brésilien et norvégien. Les premiers montants décaissés permettront de construire des abris dans plusieurs régions notamment Jacmel avant la saison cyclonique.
Les membres de la commission Intérimaire participeront à une deuxième réunion à Port-au-Prince le 22 juillet prochain.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17858
Cette rencontre a permis de valider les décisions adoptées au cours des deux deniers mois par les coprésidents Bill Clinton et Jean Max Bellerive. La nomination du conseiller spécial du chef de l'Etat, Gabriel Verret, au poste de directeur général a été approuvée par les membres de la commission.
Les représentants du Japon et de la Norvège ont été les deux derniers représentants des donateurs à intégrer la commission. La présence de ces deux représentants supplémentaires de la communauté internationale a contraint le président Préval à designer deux nouveaux représentants. L'ancien ministre des affaires étrangères Jean Raynald Clérismé et Claude Jeudi ont siégé à la première séance de travail.
Les premiers projets présélectionnés ont pu être analysés lors d'une séance spéciale dans la soirée.
La première séance de travail à huit clos a permis aux membres de la commission d'être informé sur les fonds déjà décaissés par les donateurs. Sans fournir de précision M. Clinton a laissé entendre qu' à l'instar du Brésil et du Venezuela, d'autres donateurs avaient déjà versé des fonds à la Banque Mondiale.
M. Clinton s'est dit reconnaissant de l'approbation des premiers projets par les gouvernements brésilien et norvégien. Les premiers montants décaissés permettront de construire des abris dans plusieurs régions notamment Jacmel avant la saison cyclonique.
Les membres de la commission Intérimaire participeront à une deuxième réunion à Port-au-Prince le 22 juillet prochain.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Michel Forst croit que les droits de l'homme doivent être le fondement de la reconstruction
L'expert indépendant sur la situation des droits de l'Homme en Haïti, Michel Forst, a présenté hier son rapport au Conseil des droits de l'homme de l'ONU. M. Forst s'est réjoui de constater que tous les efforts déployés en faveur d'Haïti, tant par la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) que par la Haut-Commissaire, les titulaires de mandats des procédures spéciales du Conseil ou lui-même, tendent aux mêmes buts: renforcer la protection pendant la crise humanitaire, veiller à la place des droits dans la reconstruction, poursuivre les réformes dans le domaine de l'état de droit et permettre la pleine réalisation des droits économiques et sociaux du peuple haïtien. Dans son rapport M. Forst a fermement plaidé pour qu'une place plus visible soit accordée aux droits de l'homme dans la reconstruction et a insisté sur la nécessité de passer d'une logique d'assistance à une logique d'accès aux droits. Il a souhaité que la reconstruction soit équitable, respectueuse de l'environnement et qu'elle permette de renforcer les droits tant civils et politiques qu'économiques, sociaux et culturels, dans la perspective d'une société plus juste.
Au cours du débat l'expert indépendant et les délégations ont mis sur l'accent la nécessité de renforcer la protection des personnes les plus vulnérables et de fonder la reconstruction d'Haïti sur les droits de l'homme. Les violences contre les femmes ont été largement évoquées, et M. Forst a souhaité que les femmes puissent jouer un rôle plus important dans le processus de reconstruction.
Il a également rappelé l'importance qu'il porte à la réforme du secteur de la justice et de la police, à la question pénitentiaire et autres aspects fondamentaux pour l'état de droit. L'expert indépendant de l'ONU a soutenu que l'avenir d'Haïti dépend aussi de la capacité de la communauté internationale à apporter au Gouvernement une assistance qui permettra à chaque Haïtien de jouir progressivement de la complémentarité entre tous les droits, gage de la sécurité et de la stabilité dont le pays a tant besoin.
Au cours de cette réunion les membres des délégations de, France, Brésil, États-Unis, Costa Rica, Union européenne, Pérou, Canada, Mexique, Sénégal, Cuba, Argentine, sont intervenus au cours du débat interactif.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17857
Au cours du débat l'expert indépendant et les délégations ont mis sur l'accent la nécessité de renforcer la protection des personnes les plus vulnérables et de fonder la reconstruction d'Haïti sur les droits de l'homme. Les violences contre les femmes ont été largement évoquées, et M. Forst a souhaité que les femmes puissent jouer un rôle plus important dans le processus de reconstruction.
Il a également rappelé l'importance qu'il porte à la réforme du secteur de la justice et de la police, à la question pénitentiaire et autres aspects fondamentaux pour l'état de droit. L'expert indépendant de l'ONU a soutenu que l'avenir d'Haïti dépend aussi de la capacité de la communauté internationale à apporter au Gouvernement une assistance qui permettra à chaque Haïtien de jouir progressivement de la complémentarité entre tous les droits, gage de la sécurité et de la stabilité dont le pays a tant besoin.
Au cours de cette réunion les membres des délégations de, France, Brésil, États-Unis, Costa Rica, Union européenne, Pérou, Canada, Mexique, Sénégal, Cuba, Argentine, sont intervenus au cours du débat interactif.
LLM / Radio Métropole Haïti
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mercredi 9 juin 2010
Le gouvernement veut construire une capitale moderne
Le gouvernement haïtien envisage de construire une nouvelle Port-au-Prince dans le cadre du plan de reconstruction. La nouvelle capitale aura fière allure avec des quartiers d'affaires, des parcs, des chaînes d'hôtels et les QG de plusieurs organismes publics. Port-au-Prince sera dans les prochains mois déclarée d'utilité publique afin de permettre le lancement de ces grands chantiers. Le ministre des finances, Ronald Beaudin, indique que plus de 140 millions de dollars seront nécessaires pour la construction des édifices publics. Plusieurs projets seront réalisés par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) avance le grand argentier de la république.
Des urbanistes et architectes sont déjà à pied d'œuvre afin de donner naissance à une capitale moderne. La nouvelle ville devra faire face à la mer.
Il ne sera pas difficile de construire cette nouvelle ville puisque Port-au-Prince a été détruite à 80% par le violent séisme du 12 janvier. Le gouvernement envisage de réaliser des expropriations quand cela sera nécessaire, précise le ministre Beaudin.
La nouvelle Port-au-Prince sera une grande capitale avec électricité 24 heures par jour et des patrouilles policières régulières. Ses rues ne seront plus obstruées par les étalagistes et marchands ambulants.
Les autorités haïtiennes n'entendent pas lésiner sur les moyens ni perdre de temps. Les travaux devront être lancés avant la fin de cette année précise le ministre Beaudin.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17818
Des urbanistes et architectes sont déjà à pied d'œuvre afin de donner naissance à une capitale moderne. La nouvelle ville devra faire face à la mer.
Il ne sera pas difficile de construire cette nouvelle ville puisque Port-au-Prince a été détruite à 80% par le violent séisme du 12 janvier. Le gouvernement envisage de réaliser des expropriations quand cela sera nécessaire, précise le ministre Beaudin.
La nouvelle Port-au-Prince sera une grande capitale avec électricité 24 heures par jour et des patrouilles policières régulières. Ses rues ne seront plus obstruées par les étalagistes et marchands ambulants.
Les autorités haïtiennes n'entendent pas lésiner sur les moyens ni perdre de temps. Les travaux devront être lancés avant la fin de cette année précise le ministre Beaudin.
LLM / Radio Métropole Haïti
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mardi 1 juin 2010
La CIRH en passe d'être mise en place
La Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) devrait se réunir le mercredi 2 juin à Punta Cana, en République Dominicaine, au cours d'une nouvelle conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti. 54 pays et 35 organisations internationales ont déjà confirmé leur participation à ce forum sur la reconstruction du pays qui devrait être le dernier.
Entre temps, tous les membres de cette commission ne sont pas encore connus. Seuls 3 secteurs ont déjà désignés leurs représentants au sein de la CIRH. Il s'agit du secteur privé des affaires qui a fait choix de Réginald Boulos, du sénat qui a désigné Lucien Bernard et du secteur syndical qui a choisi, Jean Claude Lebrun.
Les autorités haïtiennes ont fait remarquer que le processus en vue de la désignation des autres membres de la commission est actuellement en cours, elles ont précisé que des consultations se multiplient dans le but de compléter la CIRH.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
Entre temps, tous les membres de cette commission ne sont pas encore connus. Seuls 3 secteurs ont déjà désignés leurs représentants au sein de la CIRH. Il s'agit du secteur privé des affaires qui a fait choix de Réginald Boulos, du sénat qui a désigné Lucien Bernard et du secteur syndical qui a choisi, Jean Claude Lebrun.
Les autorités haïtiennes ont fait remarquer que le processus en vue de la désignation des autres membres de la commission est actuellement en cours, elles ont précisé que des consultations se multiplient dans le but de compléter la CIRH.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
vendredi 28 mai 2010
Haïti- Reconstruction: La mise en place de la CIRH est une priorité selon Edmond Mulet
Le chef de la Minustah, Edmond Mulet, exhorte les autorités haïtiennes à adopter de nouvelles dispositions pour faciliter la mise en place de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH). Il estime que la CIRH doit se mettre rapidement à la tache afin de planifier les activités de reconstruction et d'assurer une coordination efficace des fonds décaissés par les donateurs. Selon M. Mulet la commission permettra d'accélérer la mise en œuvre des projets. Soulignant que la CIRH sera un lieu de prise de décision conjointe entre les partenaires, M. Mulet précise que cette structure fonctionnera dans le cadre du respect de la souveraineté d'Haïti. Le diplomate guatémaltèque assure que la commission oeuvrera afin de renforcer les capacités des institutions haïtiennes.
Il souhaite que la CIRH s'évertue à apporter une assistance aux membres de la classe moyenne sévèrement touchés par le violent séisme du 12 janvier. Il cite entre autres l'octroi de crédit à des taux préférentiels afin de permettre la recapitalisation de nombreuses petites entreprises.
Le quartier général de la CIRH sera installé à la Primature. Edmond Mulet annonce que les membres de cette commission auront une première séance de travail en marge de la réunion de Punta cana en République Dominicaine.
A l'exception du représentant du sénat, Lucien Jean Bernard, les noms des personnes désignées par les différentes institutions n'ont pas été rendus publique.
La chambre des députés, le secteur privé, le secteur syndical, les bailleurs de fonds et plusieurs autres organismes ont été appelés à designer des représentant au sein du conseil d'administration de la CIRH.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17775
Il souhaite que la CIRH s'évertue à apporter une assistance aux membres de la classe moyenne sévèrement touchés par le violent séisme du 12 janvier. Il cite entre autres l'octroi de crédit à des taux préférentiels afin de permettre la recapitalisation de nombreuses petites entreprises.
Le quartier général de la CIRH sera installé à la Primature. Edmond Mulet annonce que les membres de cette commission auront une première séance de travail en marge de la réunion de Punta cana en République Dominicaine.
A l'exception du représentant du sénat, Lucien Jean Bernard, les noms des personnes désignées par les différentes institutions n'ont pas été rendus publique.
La chambre des députés, le secteur privé, le secteur syndical, les bailleurs de fonds et plusieurs autres organismes ont été appelés à designer des représentant au sein du conseil d'administration de la CIRH.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17775
vendredi 21 mai 2010
Haïti: la reconstruction piétine
Publié le 21 mai 2010 à 05h00 Paul Journet, La Presse
Plus de quatre mois après le séisme, la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) n'est pas encore formée.
«C'est très inquiétant», a reconnu hier Edmond Mullet, le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
M. Mullet a participé par vidéoconférence à Reconstruire Haïti - Horizon 2030, un colloque à l'École polytechnique qui se termine aujourd'hui. Présidée par l'ancien président américain Bill Clinton et par le premier ministre d'Haïti, Jean-Max Bellerive, la CIRH doit gérer une enveloppe d'environ 11 milliards de dollars, dont 5,3 milliards seront dépensés en 2010-2011. Mais on attend encore que soient choisis plusieurs de ses membres, dont des représentants de pays donateurs et d'organisations internationales.
La MINUSTAH souhaite que les nominations se fassent rapidement pour que les travaux sur le terrain puissent commencer. «Avec l'arrivée de la saison des pluies, il faut doter la population de murs et de toits aux structures plus solides pour résister aux intempéries», a indiqué M. Mullet.
La MINUSTAH a en outre annoncé que, des 5200 prisonniers qui s'étaient évadés lors du séisme, quelque 660 ont été arrêtés.
Elle entend aussi veiller au bon déroulement des prochaines élections, qui doivent se dérouler le 28 novembre prochain.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/20/01-4282516-haiti-la-reconstruction-pietine.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
mercredi 19 mai 2010
UE, Amérique latine et Caraïbes : "engagement à long terme" envers Haïti
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive, qui conduisait à Madrid la délégation haïtienne, souhaite une importante mobilisation internationale à l’occasion du prochain sommet sur la reconstruction le 2 juin en république voisine
mardi 18 mai 2010, Radio Kiskeya
Les dirigeants des pays de l’Union européenne, d’Amérique latine et des Caraïbes ont réaffirmé mardi à Madrid leur "engagement à long terme" en faveur "du relèvement et de la reconstruction" d’Haïti et de ses institutions, dans la déclaration finale du VIe sommet entre les trois régions auquel assistait le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.
Selon une dépêche de l’agence espagnole Europa Press, les chefs d’Etat et de gouvernement présents ont exprimé le vœu que le violent séisme du 12 janvier puisse se convertir en une "opportunité" pour reconstruire en mieux le pays tout en précisant que leur soutien est en adéquation avec "les priorités et les besoins les plus essentiels du peuple et du gouvernement haïtiens".
L’UE, l’Amérique latine et les Caraïbes s’engagent aussi à coopérer dans "la prévention et la gestion des désastres naturels" qui affectent régulièrement notre pays.
"Le terrible tremblement de terre ayant frappé Haïti a permis de constater que quand nous de l’UE, de l’Amérique latine et de la Caraïbe conjuguons nos efforts, nous multiplions les résultats", a déclaré en présence de Jean-Max Bellerive le Premier ministre espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne.
Au nom des 27, l’hôte de l’événement a renouvelé la volonté de l’UE de contribuer à la reconstruction des zones affectées en Haïti, mais aussi au Chili où une puissante secousse sismique avait causé d’énormes dégâts en février dernier.
Au cours de la session plénière du sommet de Madrid consacrée en priorité au dossier d’Haïti, le chef du gouvernement haïtien et le Président dominicain Leonel Fernàndez sont intervenus tour à tour pour appeler notamment la communauté internationale à participer massivement au nouveau sommet sur la reconstruction du pays prévu le 2 juin en République Dominicaine.
Les organisateurs souhaitent pouvoir récolter une enveloppe de 5,2 milliards de dollars pour les deux prochaines années.
Le 31 mars dernier à New York, les partenaires bilatéraux et multilatéraux de Port-au-Prince s’étaient pourtant déjà engagés à accorder une aide à la reconstruction de 5,3 milliards sur 18 mois dans le cadre d’une assistance globale de 10 milliards de dollars portant sur cinq ans.
Le séisme du 12 janvier, qui a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, a aussi emporté 120% du PIB haïtien. spp/Radio Kiskeya.
mardi 18 mai 2010, Radio Kiskeya
Les dirigeants des pays de l’Union européenne, d’Amérique latine et des Caraïbes ont réaffirmé mardi à Madrid leur "engagement à long terme" en faveur "du relèvement et de la reconstruction" d’Haïti et de ses institutions, dans la déclaration finale du VIe sommet entre les trois régions auquel assistait le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.
Selon une dépêche de l’agence espagnole Europa Press, les chefs d’Etat et de gouvernement présents ont exprimé le vœu que le violent séisme du 12 janvier puisse se convertir en une "opportunité" pour reconstruire en mieux le pays tout en précisant que leur soutien est en adéquation avec "les priorités et les besoins les plus essentiels du peuple et du gouvernement haïtiens".
L’UE, l’Amérique latine et les Caraïbes s’engagent aussi à coopérer dans "la prévention et la gestion des désastres naturels" qui affectent régulièrement notre pays.
"Le terrible tremblement de terre ayant frappé Haïti a permis de constater que quand nous de l’UE, de l’Amérique latine et de la Caraïbe conjuguons nos efforts, nous multiplions les résultats", a déclaré en présence de Jean-Max Bellerive le Premier ministre espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne.
Au nom des 27, l’hôte de l’événement a renouvelé la volonté de l’UE de contribuer à la reconstruction des zones affectées en Haïti, mais aussi au Chili où une puissante secousse sismique avait causé d’énormes dégâts en février dernier.
Au cours de la session plénière du sommet de Madrid consacrée en priorité au dossier d’Haïti, le chef du gouvernement haïtien et le Président dominicain Leonel Fernàndez sont intervenus tour à tour pour appeler notamment la communauté internationale à participer massivement au nouveau sommet sur la reconstruction du pays prévu le 2 juin en République Dominicaine.
Les organisateurs souhaitent pouvoir récolter une enveloppe de 5,2 milliards de dollars pour les deux prochaines années.
Le 31 mars dernier à New York, les partenaires bilatéraux et multilatéraux de Port-au-Prince s’étaient pourtant déjà engagés à accorder une aide à la reconstruction de 5,3 milliards sur 18 mois dans le cadre d’une assistance globale de 10 milliards de dollars portant sur cinq ans.
Le séisme du 12 janvier, qui a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, a aussi emporté 120% du PIB haïtien. spp/Radio Kiskeya.
dimanche 16 mai 2010
Il ne faut pas reconstruire Haïti.
Dans sa chronique du Devoir des 24-25 avril 2010, Gilles Courtemanche pose la question : Faut-il reconstruire Haïti ? Sa réponse, c’est qu’il ne faudrait pas reconstruire le pays dysfonctionnel d’avant le séisme mais d’abord investir dans l’éducation, en en faisant si nécessaire une condition imposée par les bailleurs de fonds.
Pour une rare fois, je ne suis pas du tout d’accord avec lui. D’abord, de qui est-il question dans cette question ? De Nous : faut-il que Nous reconstruisions Haïti ? Il n’en peut être autrement lorsque les choix à faire sont ceux des « bailleurs de fonds ». Sur ce point crucial, je pense que nous sommes enfoncés jusqu’au cou dans l’erreur et l’illusion. L’illusion que nous, avec notre argent et notre culture supérieure, pourrions, si nous le voulions, faire les bons choix et reconstruire un pays viable qui serait mis à la disposition des Haïtiens.
Où, dans le monde ou dans l’histoire, avons-nous vu un pays être construit ou reconstruit par d’autres que ses habitants ? Un pays, ce n’est pas un territoire et des bâtiments. Ce n’est pas non plus une collection de lois qui règlent le fonctionnement des institutions politiques ou économiques. C’est un peuple et la culture qu’il s’est donnée. Penser que nous pourrions reconstruire Haïti, c’est exactement le genre de rêve fou du docteur Frankenstein qui voulait insuffler la vie à une créature obtenue en recousant des parties de corps humains. Et pourtant, dans ce cas, le concepteur pouvait à tout le moins mener son projet farfelu avec la cohérence normale qu’un individu peut fournir, ce qui n’est absolument pas le cas avec les projets farfelus menés par « l’aide internationale » ou « les bailleurs de fonds ».
Les tremblements de terre ne détruisent pas les pays.
Après la dernière guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon, bien plus détruits qu’Haïti par les bombardements, ont bénéficié de plans de financement extérieurs de la part des « bailleurs de fonds » pour faciliter leur reconstruction matérielle mais ils n’ont jamais eu besoin d’être reconstruits en tant que pays, pour la bonne raison que le bombes n’avaient pu détruire que du matériel. Pas la culture ou les institutions. Les Haïtiens ne sont pas moins intelligents que les Allemands ou les Japonais, même si leurs institutions avaient déjà été sabotées bien avant qu’un séisme ne détruise en plus une partie de leurs infrastructures matérielles.
Avant de discuter des choix que Nous pourrions faire pour l’avenir d’Haïti, il faudrait d’abord se demander pourquoi ce pays a pu être désorganisé à ce point, bien avant le séisme du 12 janvier. Cette question demanderait de longs développements, tant notre compréhension générale du sous-développement est viciée par les manipulations et la propagande menées par les vrais maîtres du monde qui tentent de nous faire croire que la pauvreté découle de la surpopulation, du climat ou des catastrophes naturelles, de la culture ou des institutions locales, mais jamais des règles qu’ils ont eux-mêmes imposées dans le jeu des échanges économiques et politiques internationaux.
Depuis qu’ils ont été systématisés aux XVIIIe et XIXe siècles, les rapports internationaux de domination créent de la pauvreté dans certaines zones de la planète, en même temps et pour les mêmes raisons qu’ils accumulent la richesse dans d’autres zones. C’était le cas dans les empires coloniaux et c’est toujours le cas de nos jours, même si la géographie de la richesse s’est un peu complexifiée, mais à partir du milieu du XXe siècle, les choses se sont drôlement aggravées. C’est que les colonies, jusqu’alors gérées par un seul maître à la fois, pouvaient être exploitées à volonté mais elles n’avaient pas à supporter les conséquences désastreuses du régime d’incohérence qui a été établi au moment où elles sont devenus « indépendantes » sur papier mais en réalité soumises à la prédation de n’importe quelle grande puissance politique ou économique. Comme un grand nombre de pays d’Afrique ou d’ailleurs, Haïti a sombré dans les affres d’un nouveau type de sous-développement, issu principalement de l’incohérence des décisions imposées par des maîtres qui s’ignorent les uns les autres : les Grandes Puissances, les multinationales, les organisations internationales, les dizaines de milliers d’ONG (1), les réseaux mafieux, le Pape, etc., et bien sûr aussi les mafias locales et la plupart des gouvernements locaux.
La vraie question
La véritable question qu’il faudrait poser est la suivante : croyons-Nous que, si Nous leur en laissions la chance, les Haïtiens auraient l’intelligence requise pour organiser une société viable et prendre en charge leurs besoins matériels ou autres ?
Du bout des lèvres, tout le monde répondrait « oui » mais les « mais » suivraient rapidement : pas tout de suite, pas sans support, pas sans le concours de la diaspora, etc. Bref, peut-être des Haïtiens le pourraient-ils mais il faudrait d’abord que, d’une façon ou d’une autre, quelqu’un leur apporte un quelconque ingrédient magique tel que « l’éducation ».
Et pourtant, dans l’histoire de l’humanité, la grande majorité des pays ont été créés par des humains sans « éducation », au sens où nous l’entendons de nos jours…
En observant de loin la mise en œuvre des secours dépêchés en Haïti en janvier dernier, il m’a semblé clair que pour la quasi totalité des intervenants et commentateurs, « les Haïtiens » étaient des corps souffrants ou indemnes, affamés ou pas, et aussi des êtres dotés d’émotions humaines mais jamais des personnes douées de compétences qui auraient pu être mises à profit dans l’organisation des secours. Ainsi, plus de deux semaines après le séisme, le maire de Port-au-Prince confiait à un journaliste de La Presse qu’il devait s’en remettre à la gentillesse de tel ou tel employé de l’ONU pour pouvoir utiliser un moment un ordinateur ou faire quelques appels téléphoniques. On avait transporté sur place des dizaines de milliers de secouristes et des tonnes d’équipements mais personne, semble-t-il, n’avait cru utile de fournir des équipements de base à un leader élu pour qu’il puisse mettre ses compétences à profit.
Plus récemment, quand les « bailleurs de fonds » ont annoncé le total de leurs investissements à venir (plus de dix milliards de dollars), la même logique prévalait, même si on a pu demander la signature du Président ou du Premier ministre sur un quelconque document d’acceptation. Tout le problème d’Haïti est là, dans son statut de bénéficiaire n’ayant pas un mot à dire dans les décisions qui le concernent. En attendant, l’avenir qui lui est préparé est à peu de choses près celui du plus grand camp de réfugiés sur la planète – des réfugiés dans leur propre pays.
Les Haïtiens, comme tous les autres peuples de la planète, possèdent de façon innée les compétences nécessaires pour créer des cultures, façonner des institutions et prendre en charge leurs propres besoins – c’est là un simple constat factuel. Ils l’ont fait aussi longtemps qu’ils n’en ont pas été empêchés. Ils n’ont besoin que de liberté, de responsabilité réelle et d’une dignité reconnue mais si on les prive de ces trois ingrédients essentiels pour les réduire à l’état de dépendance, leurs compétences sont momentanément réduites ou anéanties. Si Nous souhaitions vraiment qu’ils puissent prendre leur destin en main, Nous ferions en sorte de reconnaître et de respecter cette dignité, cette liberté et cette responsabilité. Nous cesserions de tout leur imposer, en prétendant assumer nous-mêmes, par pure grandeur d’âme, la responsabilité de leur bien-être ou de leur simple survie.
Nous pourrions faire preuve de solidarité en cas de coup dur, comme nous le faisons lorsqu’une tempête de verglas désorganise temporairement nos services, mais nous n’en profiterions pas pour remettre en place des régimes de dépendance et de déresponsabilisation qui sont ultimement fondés sur la croyance inavouée en l’inaptitude des assistés.
Denis Blondin
Anthropologue
(1) Seulement en Haïti, leur nombre est évalué entre 10,000 et 15,000 mais personne n’en connaît le nombre exact. Dès lors, comment penser que leurs interventions puissent être coordonnées à l’intérieur d’un plan global de développement ?
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Il-ne-faut-pas-reconstruire-Haiti.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/12/2070768_il-ne-faut-pas-reconstruire-haiti.html
Pour une rare fois, je ne suis pas du tout d’accord avec lui. D’abord, de qui est-il question dans cette question ? De Nous : faut-il que Nous reconstruisions Haïti ? Il n’en peut être autrement lorsque les choix à faire sont ceux des « bailleurs de fonds ». Sur ce point crucial, je pense que nous sommes enfoncés jusqu’au cou dans l’erreur et l’illusion. L’illusion que nous, avec notre argent et notre culture supérieure, pourrions, si nous le voulions, faire les bons choix et reconstruire un pays viable qui serait mis à la disposition des Haïtiens.
Où, dans le monde ou dans l’histoire, avons-nous vu un pays être construit ou reconstruit par d’autres que ses habitants ? Un pays, ce n’est pas un territoire et des bâtiments. Ce n’est pas non plus une collection de lois qui règlent le fonctionnement des institutions politiques ou économiques. C’est un peuple et la culture qu’il s’est donnée. Penser que nous pourrions reconstruire Haïti, c’est exactement le genre de rêve fou du docteur Frankenstein qui voulait insuffler la vie à une créature obtenue en recousant des parties de corps humains. Et pourtant, dans ce cas, le concepteur pouvait à tout le moins mener son projet farfelu avec la cohérence normale qu’un individu peut fournir, ce qui n’est absolument pas le cas avec les projets farfelus menés par « l’aide internationale » ou « les bailleurs de fonds ».
Les tremblements de terre ne détruisent pas les pays.
Après la dernière guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon, bien plus détruits qu’Haïti par les bombardements, ont bénéficié de plans de financement extérieurs de la part des « bailleurs de fonds » pour faciliter leur reconstruction matérielle mais ils n’ont jamais eu besoin d’être reconstruits en tant que pays, pour la bonne raison que le bombes n’avaient pu détruire que du matériel. Pas la culture ou les institutions. Les Haïtiens ne sont pas moins intelligents que les Allemands ou les Japonais, même si leurs institutions avaient déjà été sabotées bien avant qu’un séisme ne détruise en plus une partie de leurs infrastructures matérielles.
Avant de discuter des choix que Nous pourrions faire pour l’avenir d’Haïti, il faudrait d’abord se demander pourquoi ce pays a pu être désorganisé à ce point, bien avant le séisme du 12 janvier. Cette question demanderait de longs développements, tant notre compréhension générale du sous-développement est viciée par les manipulations et la propagande menées par les vrais maîtres du monde qui tentent de nous faire croire que la pauvreté découle de la surpopulation, du climat ou des catastrophes naturelles, de la culture ou des institutions locales, mais jamais des règles qu’ils ont eux-mêmes imposées dans le jeu des échanges économiques et politiques internationaux.
Depuis qu’ils ont été systématisés aux XVIIIe et XIXe siècles, les rapports internationaux de domination créent de la pauvreté dans certaines zones de la planète, en même temps et pour les mêmes raisons qu’ils accumulent la richesse dans d’autres zones. C’était le cas dans les empires coloniaux et c’est toujours le cas de nos jours, même si la géographie de la richesse s’est un peu complexifiée, mais à partir du milieu du XXe siècle, les choses se sont drôlement aggravées. C’est que les colonies, jusqu’alors gérées par un seul maître à la fois, pouvaient être exploitées à volonté mais elles n’avaient pas à supporter les conséquences désastreuses du régime d’incohérence qui a été établi au moment où elles sont devenus « indépendantes » sur papier mais en réalité soumises à la prédation de n’importe quelle grande puissance politique ou économique. Comme un grand nombre de pays d’Afrique ou d’ailleurs, Haïti a sombré dans les affres d’un nouveau type de sous-développement, issu principalement de l’incohérence des décisions imposées par des maîtres qui s’ignorent les uns les autres : les Grandes Puissances, les multinationales, les organisations internationales, les dizaines de milliers d’ONG (1), les réseaux mafieux, le Pape, etc., et bien sûr aussi les mafias locales et la plupart des gouvernements locaux.
La vraie question
La véritable question qu’il faudrait poser est la suivante : croyons-Nous que, si Nous leur en laissions la chance, les Haïtiens auraient l’intelligence requise pour organiser une société viable et prendre en charge leurs besoins matériels ou autres ?
Du bout des lèvres, tout le monde répondrait « oui » mais les « mais » suivraient rapidement : pas tout de suite, pas sans support, pas sans le concours de la diaspora, etc. Bref, peut-être des Haïtiens le pourraient-ils mais il faudrait d’abord que, d’une façon ou d’une autre, quelqu’un leur apporte un quelconque ingrédient magique tel que « l’éducation ».
Et pourtant, dans l’histoire de l’humanité, la grande majorité des pays ont été créés par des humains sans « éducation », au sens où nous l’entendons de nos jours…
En observant de loin la mise en œuvre des secours dépêchés en Haïti en janvier dernier, il m’a semblé clair que pour la quasi totalité des intervenants et commentateurs, « les Haïtiens » étaient des corps souffrants ou indemnes, affamés ou pas, et aussi des êtres dotés d’émotions humaines mais jamais des personnes douées de compétences qui auraient pu être mises à profit dans l’organisation des secours. Ainsi, plus de deux semaines après le séisme, le maire de Port-au-Prince confiait à un journaliste de La Presse qu’il devait s’en remettre à la gentillesse de tel ou tel employé de l’ONU pour pouvoir utiliser un moment un ordinateur ou faire quelques appels téléphoniques. On avait transporté sur place des dizaines de milliers de secouristes et des tonnes d’équipements mais personne, semble-t-il, n’avait cru utile de fournir des équipements de base à un leader élu pour qu’il puisse mettre ses compétences à profit.
Plus récemment, quand les « bailleurs de fonds » ont annoncé le total de leurs investissements à venir (plus de dix milliards de dollars), la même logique prévalait, même si on a pu demander la signature du Président ou du Premier ministre sur un quelconque document d’acceptation. Tout le problème d’Haïti est là, dans son statut de bénéficiaire n’ayant pas un mot à dire dans les décisions qui le concernent. En attendant, l’avenir qui lui est préparé est à peu de choses près celui du plus grand camp de réfugiés sur la planète – des réfugiés dans leur propre pays.
Les Haïtiens, comme tous les autres peuples de la planète, possèdent de façon innée les compétences nécessaires pour créer des cultures, façonner des institutions et prendre en charge leurs propres besoins – c’est là un simple constat factuel. Ils l’ont fait aussi longtemps qu’ils n’en ont pas été empêchés. Ils n’ont besoin que de liberté, de responsabilité réelle et d’une dignité reconnue mais si on les prive de ces trois ingrédients essentiels pour les réduire à l’état de dépendance, leurs compétences sont momentanément réduites ou anéanties. Si Nous souhaitions vraiment qu’ils puissent prendre leur destin en main, Nous ferions en sorte de reconnaître et de respecter cette dignité, cette liberté et cette responsabilité. Nous cesserions de tout leur imposer, en prétendant assumer nous-mêmes, par pure grandeur d’âme, la responsabilité de leur bien-être ou de leur simple survie.
Nous pourrions faire preuve de solidarité en cas de coup dur, comme nous le faisons lorsqu’une tempête de verglas désorganise temporairement nos services, mais nous n’en profiterions pas pour remettre en place des régimes de dépendance et de déresponsabilisation qui sont ultimement fondés sur la croyance inavouée en l’inaptitude des assistés.
Denis Blondin
Anthropologue
(1) Seulement en Haïti, leur nombre est évalué entre 10,000 et 15,000 mais personne n’en connaît le nombre exact. Dès lors, comment penser que leurs interventions puissent être coordonnées à l’intérieur d’un plan global de développement ?
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Il-ne-faut-pas-reconstruire-Haiti.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/12/2070768_il-ne-faut-pas-reconstruire-haiti.html
samedi 15 mai 2010
La BID va prêter 2 milliards de dollars sur dix ans
Agence France-Presse, Port-au-Prince;
La Banque interaméricaine de développement (BID) va octroyer deux milliards de dollars sur 10 ans à Haïti, pays ravagé en janvier par un violent séisme qui a fait de 250 000 à 300 000 morts, a annoncé samedi le président de la BID Luis Alberto Moreno.
«C'est une décision prise par le conseil des gouverneurs de la BID, 200 millions de dollars seront versés chaque année pour des projets en énergie, pour la construction de routes et la refonte du système éducatif», a déclaré M. Moreno lors d'une conférence de presse au palais présidentiel haïtien.
La BID va également effacer la dette du pays le plus pauvre du continent américain auprès de l'institution qui s'élève à 479 millions de dollars.
«Nous sommes en train de finaliser le processus d'élimination de cette dette et désormais nous allons faire uniquement des dons à Haïti», a encore indiqué M. Moreno qui a annoncé d'importants projets routiers financés par la BID en Haïti.
«La Banque interaméricaine de développement a créé un fond de financement non remboursable pour Haïti, les 200 millions prévus par année sur une période de 10 ans serviront à financer des projets conduits sur le terrain», a précisé Eric Pierre représentant d'Haïti à la banque.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/aide-internationale/201005/15/01-4280838-la-bid-va-preter-2-milliards-de-dollars-sur-dix-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
La Banque interaméricaine de développement (BID) va octroyer deux milliards de dollars sur 10 ans à Haïti, pays ravagé en janvier par un violent séisme qui a fait de 250 000 à 300 000 morts, a annoncé samedi le président de la BID Luis Alberto Moreno.
«C'est une décision prise par le conseil des gouverneurs de la BID, 200 millions de dollars seront versés chaque année pour des projets en énergie, pour la construction de routes et la refonte du système éducatif», a déclaré M. Moreno lors d'une conférence de presse au palais présidentiel haïtien.
La BID va également effacer la dette du pays le plus pauvre du continent américain auprès de l'institution qui s'élève à 479 millions de dollars.
«Nous sommes en train de finaliser le processus d'élimination de cette dette et désormais nous allons faire uniquement des dons à Haïti», a encore indiqué M. Moreno qui a annoncé d'importants projets routiers financés par la BID en Haïti.
«La Banque interaméricaine de développement a créé un fond de financement non remboursable pour Haïti, les 200 millions prévus par année sur une période de 10 ans serviront à financer des projets conduits sur le terrain», a précisé Eric Pierre représentant d'Haïti à la banque.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/aide-internationale/201005/15/01-4280838-la-bid-va-preter-2-milliards-de-dollars-sur-dix-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
mercredi 12 mai 2010
Le Brésil inaugure le Fonds pour la reconstruction d’Haïti avec 55 millions de dollars
Les premiers projets commencent à être financés, selon la Banque mondiale qui ne fournit aucune précision sur le retard des autres donateurs dans une annonce coïncidant avec le quatrième mois du séisme destructeur du 12 janvier mardi 11 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Brésil a versé un montant de 55 millions de dollars au Fonds pour la reconstruction d’Haïti, devenant le premier des pays donateurs à concrétiser ses engagements, a annoncé mardi dans un communiqué la Banque mondiale (BM) chargée de la gestion du Fonds.
Cette structure, qui réunit la BM, la Banque interaméricaine de développement (BID) et les agences des Nations Unies, constitue un guichet unique pour la canalisation de l’aide internationale à Haïti dévastée par le violent tremblement de terre du 12 janvier.
La propre contribution de la Banque mondiale se chiffre à 189 millions de dollars.
Le mois dernier, l’institution financière internationale avait indiqué que les premiers décaissements étaient effectifs et assuraient le financement de projets publics et privés répondant à des besoins à court terme tels que le déblaiement, le logement, les structures sanitaires et les réseaux d’eau et à plus long terme comme l’agriculture, les infrastructures routières et l’électricité.
Sans additionner l’ensemble des engagements des donateurs d’Haïti, le mois dernier, la Banque mondiale soutenait avoir reçu des promesses de 14 pays tandis que d’autres Etats se montraient également intéressés à participer au processus de reconstruction.
A la conférence internationale organisée fin mars à New York, les engagements des différents partenaires bilatéraux et multilatéraux du pays, Etats-Unis et Union européenne en tête, avaient totalisé près de dix milliards de dollars sur cinq ans, dont 5,3 milliards devant couvrir les interventions à réaliser dans différents domaines au cours des 18 prochains mois.
Une Commission intérimaire pour la reconstruction (CIRH), très contestée en Haïti et co-présidée par l’ancien Président américain et émissaire de l’ONU, Bill Clinton, et le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, détiendra tous les leviers du processus annoncé de refondation sociale, économique, institutionnelle et territoriale.
La tragédie du 12 janvier, dont mercredi marquera le quatrième mois, a fait officiellement entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés. spp/Radio Kiskeya.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6756
Le Brésil a versé un montant de 55 millions de dollars au Fonds pour la reconstruction d’Haïti, devenant le premier des pays donateurs à concrétiser ses engagements, a annoncé mardi dans un communiqué la Banque mondiale (BM) chargée de la gestion du Fonds.
Cette structure, qui réunit la BM, la Banque interaméricaine de développement (BID) et les agences des Nations Unies, constitue un guichet unique pour la canalisation de l’aide internationale à Haïti dévastée par le violent tremblement de terre du 12 janvier.
La propre contribution de la Banque mondiale se chiffre à 189 millions de dollars.
Le mois dernier, l’institution financière internationale avait indiqué que les premiers décaissements étaient effectifs et assuraient le financement de projets publics et privés répondant à des besoins à court terme tels que le déblaiement, le logement, les structures sanitaires et les réseaux d’eau et à plus long terme comme l’agriculture, les infrastructures routières et l’électricité.
Sans additionner l’ensemble des engagements des donateurs d’Haïti, le mois dernier, la Banque mondiale soutenait avoir reçu des promesses de 14 pays tandis que d’autres Etats se montraient également intéressés à participer au processus de reconstruction.
A la conférence internationale organisée fin mars à New York, les engagements des différents partenaires bilatéraux et multilatéraux du pays, Etats-Unis et Union européenne en tête, avaient totalisé près de dix milliards de dollars sur cinq ans, dont 5,3 milliards devant couvrir les interventions à réaliser dans différents domaines au cours des 18 prochains mois.
Une Commission intérimaire pour la reconstruction (CIRH), très contestée en Haïti et co-présidée par l’ancien Président américain et émissaire de l’ONU, Bill Clinton, et le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, détiendra tous les leviers du processus annoncé de refondation sociale, économique, institutionnelle et territoriale.
La tragédie du 12 janvier, dont mercredi marquera le quatrième mois, a fait officiellement entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés. spp/Radio Kiskeya.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6756
lundi 10 mai 2010
Haïti-Séisme : Une nouvelle configuration dans la zone métropolitaine de la capitale
par Ronald Colbert P-au-P, 08 mai 2010 [AlterPresse] --- Une poussée démographique s’étend progressivement, depuis le séisme du 12 janvier 2010, au nord, au nord-est et à l’est de la capitale Port-au-Prince, avec l’occupation d’espaces physiques pour des habitats et l’implantation de bureaux et de services multiples et divers, constate l’agence en ligne AlterPresse..
Ce déplacement de personnes et d’activités augmente la circulation piétonnière et automobile, créant des bouchons terribles dans les artères empruntées et suscitant de nouveaux besoins (transports publics, marchés publics, alimentation, eau potable, assainissement, santé, écoles, électricité, télécommunications, autres services publics) dans les superficies mentionnées.
Il en résulte une augmentation dans les prix de divers biens, une pression accrue sur l’immobilier, dont les prix d’acquisition et de loyer sont très élevés, voire exagérés, face à une demande de plus en plus forte.
La présence de compagnies et d’organisations internationales, disposant de moyens financiers importants, contribuerait à l’accroissement vertigineux des prix du loyer, depuis 3 mois, en différents points de l’aire métropolitaine de la capitale.
De telles extensions, devenues plus prononcées après le tremblement de terre, ne semblent pas encore provoquer la préoccupation des municipalités concernées, apparemment confinées à la gestion de l’urgence post-séisme.
Elles ne rentrent, malheureusement, dans aucun plan pertinent et concerté d’aménagement urbain, de construction, de reconstruction et de planification d’avenir. Aucun plan, de reconstruction parasismique, n’est encore communiqué à la population.
Les municipalités de Carrefour (au sud de la capitale) et de Croix des Bouquets (au nord-est) ont évoqué l’élaboration et la perspective de plans sectoriels. La municipalité de Pétionville (à l’est) vient de commencer une désaffectation de l’ancien cimetière coincé au coeur de la ville.
Dans l’intervalle, le gouvernement central a décidé d’établir des camps de personnes déplacées dans plusieurs municipalités, comme celles de Cité Soleil (au nord), de Croix des Bouquets (au nord-est) et de Tabarre (nord-est). 1,290 familles, qui vivaient dans un camp à risque à Pétionville (périphérie est) ont été relogées à Corail Cesselesse (Croix-des-Bouquets / nord-est de la capitale), et 512 autres familles à Tabarre (périphérie nord-est), selon la Minustah.
Devant la nouvelle réalité d’utilisation de l’espace, en fonction des menaces sismiques, les réponses apportées se situent (à date) davantage au niveau individuel et de certaines associations et organisations non gouvernementales ainsi que d’organismes internationaux (y compris de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti / Minustah et des agences onusiennes). Ce sont justement les personnes, contraintes de se déplacer après le tremblement de terre, qui ont pris, seules, l’initiative de se rendre en différentes villes de province, en guise d’alternative aux nouveaux problèmes issus du 12 janvier 2010.
A noter. toutefois, que le gouvernement a declaré d’utilité publique une grande portion de terrains, situés au nord de Port-au-Prince, sans préciser quelle utilisation en sera faite dans le futur.
Les principales interrogations reposent aujourd’hui sur la normalisation de l’habitat en adéquation avec les conditions sismiques et environnementales, la prévention de l’urbanisation sauvage et de bidonvilles. De tels manquements pourraient, à nouveau, conduire à des catastrophes similaires à celle du 12 janvier 2010.
Rien n’est dit aujourd’hui sur la politique d’emplois qui sera appliquée dans le cadre de la reconstruction annoncée, ni sur les secteurs vers lesquels les emplois seront générés au profit d’une majorité. Partout, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, des tonnes de débris jonchent les rues sans aucun calendrier précis pour les enlever et assainir les voies de communication où ils sont entreposés.
Aux questionnements soulevés, les autorités gouvernementales demandent de la patience et avancent qu’il faudra du temps pour revenir à une situation régulière dans la république caribéenne.
Globalement, se côtoient une apparence de laissez-faire (du côté gouvernemental, pendant que des actions administratives, non transparentes et relevant du statu quo, continuent d’avoir cours, presque irrémédiablement) et une détermination individuelle et associative en vue d’une articulation d’un nouveau projet de société, susceptible de permettre de nouvelles formes de vivre ensemble. [rc apr 08/05/2010
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9500
Ce déplacement de personnes et d’activités augmente la circulation piétonnière et automobile, créant des bouchons terribles dans les artères empruntées et suscitant de nouveaux besoins (transports publics, marchés publics, alimentation, eau potable, assainissement, santé, écoles, électricité, télécommunications, autres services publics) dans les superficies mentionnées.
Il en résulte une augmentation dans les prix de divers biens, une pression accrue sur l’immobilier, dont les prix d’acquisition et de loyer sont très élevés, voire exagérés, face à une demande de plus en plus forte.
La présence de compagnies et d’organisations internationales, disposant de moyens financiers importants, contribuerait à l’accroissement vertigineux des prix du loyer, depuis 3 mois, en différents points de l’aire métropolitaine de la capitale.
De telles extensions, devenues plus prononcées après le tremblement de terre, ne semblent pas encore provoquer la préoccupation des municipalités concernées, apparemment confinées à la gestion de l’urgence post-séisme.
Elles ne rentrent, malheureusement, dans aucun plan pertinent et concerté d’aménagement urbain, de construction, de reconstruction et de planification d’avenir. Aucun plan, de reconstruction parasismique, n’est encore communiqué à la population.
Les municipalités de Carrefour (au sud de la capitale) et de Croix des Bouquets (au nord-est) ont évoqué l’élaboration et la perspective de plans sectoriels. La municipalité de Pétionville (à l’est) vient de commencer une désaffectation de l’ancien cimetière coincé au coeur de la ville.
Dans l’intervalle, le gouvernement central a décidé d’établir des camps de personnes déplacées dans plusieurs municipalités, comme celles de Cité Soleil (au nord), de Croix des Bouquets (au nord-est) et de Tabarre (nord-est). 1,290 familles, qui vivaient dans un camp à risque à Pétionville (périphérie est) ont été relogées à Corail Cesselesse (Croix-des-Bouquets / nord-est de la capitale), et 512 autres familles à Tabarre (périphérie nord-est), selon la Minustah.
Devant la nouvelle réalité d’utilisation de l’espace, en fonction des menaces sismiques, les réponses apportées se situent (à date) davantage au niveau individuel et de certaines associations et organisations non gouvernementales ainsi que d’organismes internationaux (y compris de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti / Minustah et des agences onusiennes). Ce sont justement les personnes, contraintes de se déplacer après le tremblement de terre, qui ont pris, seules, l’initiative de se rendre en différentes villes de province, en guise d’alternative aux nouveaux problèmes issus du 12 janvier 2010.
A noter. toutefois, que le gouvernement a declaré d’utilité publique une grande portion de terrains, situés au nord de Port-au-Prince, sans préciser quelle utilisation en sera faite dans le futur.
Les principales interrogations reposent aujourd’hui sur la normalisation de l’habitat en adéquation avec les conditions sismiques et environnementales, la prévention de l’urbanisation sauvage et de bidonvilles. De tels manquements pourraient, à nouveau, conduire à des catastrophes similaires à celle du 12 janvier 2010.
Rien n’est dit aujourd’hui sur la politique d’emplois qui sera appliquée dans le cadre de la reconstruction annoncée, ni sur les secteurs vers lesquels les emplois seront générés au profit d’une majorité. Partout, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, des tonnes de débris jonchent les rues sans aucun calendrier précis pour les enlever et assainir les voies de communication où ils sont entreposés.
Aux questionnements soulevés, les autorités gouvernementales demandent de la patience et avancent qu’il faudra du temps pour revenir à une situation régulière dans la république caribéenne.
Globalement, se côtoient une apparence de laissez-faire (du côté gouvernemental, pendant que des actions administratives, non transparentes et relevant du statu quo, continuent d’avoir cours, presque irrémédiablement) et une détermination individuelle et associative en vue d’une articulation d’un nouveau projet de société, susceptible de permettre de nouvelles formes de vivre ensemble. [rc apr 08/05/2010
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9500
Haïti-Reconstruction: Le gouvernement donne le coup d'envoi du projet de Thomonde-ville
Dans le cadre du processus de décentralisation, lequel représente une priorité de la période d'urgence, le gouvernement haïtien a donné la semaine dernière le coup d'envoi de la construction d'un village moderne à Thomonde. Le Fond de Développement Frontalier (FDF) et la Mairie de Thomonde superviseront la réalisation des travaux de construction des 250 unités de logement qui composeront ce village moderne. Le projet, qui avoisine les 8 millions de dollars, sera réalisé sur 150 hectares de terres.
Outre le gouvernement un groupe de militaire retraités de Tampa (Florida Etats-Unis ) et les gouvernements Israélien et britannique apporteront une contribution financière dans la réalisation du projet. Les militaires retraités de Tampa financent la construction des logements à hauteur de 5 millions de dollars.
Cet ambitieux projet représente un défi important pour le directeur exécutif de la FDF, Max Antoine II et le maire de Thomonde Souverne Delva. Ils annoncent une extension du projet à 500 logement au début de 2011.
Faisant remarquer que Thomonde se situe au centre du département du Plateau Central, M. Souverne Delva assure qu'a la fin du projet de Thomonde-Ville, l'actuel bourg servira de centre commercial et pour l'agriculture.
Des maisons de 2 ou 3 chambres seront construites à Thomonde-ville qui permettra de revaloriser l'agriculture. Le village sera doté de plusieurs terrains de jeux ainsi que des infrastructures de santé et éducatifs.
Le directeur du Fonds de développement frontalier, Max Antoine II, fait remarquer que le projet embrasse l'avenir de la ligne frontalière. Il prévoit la construction d'un terrain de base-ball dans ce village moderne. Cette démarche offrira de nouvelles opportunités aux jeunes haïtiens dans cette discipline sportive pratiquée notamment par les américains et les dominicains.
M. Antoine se réjouit du dynamisme du maire de Thomonde. Il estime que le développement de la ligne frontalière pourrait être plus rapide si tous les maires faisaient preuve d'une même détermination. Le directeur de la FDF promet d'œuvrer au maintien d'un dialogue inter municipal constructif dans la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17692
Outre le gouvernement un groupe de militaire retraités de Tampa (Florida Etats-Unis ) et les gouvernements Israélien et britannique apporteront une contribution financière dans la réalisation du projet. Les militaires retraités de Tampa financent la construction des logements à hauteur de 5 millions de dollars.
Cet ambitieux projet représente un défi important pour le directeur exécutif de la FDF, Max Antoine II et le maire de Thomonde Souverne Delva. Ils annoncent une extension du projet à 500 logement au début de 2011.
Faisant remarquer que Thomonde se situe au centre du département du Plateau Central, M. Souverne Delva assure qu'a la fin du projet de Thomonde-Ville, l'actuel bourg servira de centre commercial et pour l'agriculture.
Des maisons de 2 ou 3 chambres seront construites à Thomonde-ville qui permettra de revaloriser l'agriculture. Le village sera doté de plusieurs terrains de jeux ainsi que des infrastructures de santé et éducatifs.
Le directeur du Fonds de développement frontalier, Max Antoine II, fait remarquer que le projet embrasse l'avenir de la ligne frontalière. Il prévoit la construction d'un terrain de base-ball dans ce village moderne. Cette démarche offrira de nouvelles opportunités aux jeunes haïtiens dans cette discipline sportive pratiquée notamment par les américains et les dominicains.
M. Antoine se réjouit du dynamisme du maire de Thomonde. Il estime que le développement de la ligne frontalière pourrait être plus rapide si tous les maires faisaient preuve d'une même détermination. Le directeur de la FDF promet d'œuvrer au maintien d'un dialogue inter municipal constructif dans la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17692
vendredi 7 mai 2010
Le déménagement des déplacés s'organise à Jacmel et Léogâne
Publié le 07 mai 2010
(Jacmel) Près de quatre mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, le déménagement des déplacés, réfugiés dans des camps de fortune, commence peu à peu à s'organiser à Léogâne et Jacmel.
En février dernier, le premier ministre Stephen Harper s'était rendu dans ces deux villes d'Haïti lourdement touchées par la catastrophe, et où le Canada avait décidé de concentrer ses efforts d'assistance d'urgence.
Entouré de militaires, posant pour la photo, le premier ministre s'était réjoui du travail des quelque 2000 soldats canadiens envoyés sur place dans les semaines qui ont suivi le séisme, notamment pour offrir à la population une assistance médicale plus que nécessaire.
Depuis, la situation a bien changé. Les forces canadiennes rentrées au pays, l'hôpital de campagne de Léogâne a disparu. À Jacmel, il ne reste aucune trace de la clinique exploitée par les militaires, ni de l'emplacement de construction de latrines de fortune pour les camps de déplacés.
D'autres ont pris le relais, dont toute une panoplie d'organisations humanitaires, qui s'affairent maintenant à organiser le retour des déplacés chez eux, et le déménagement de ceux qui n'ont tout simplement plus de «chez-soi».
«L'objectif ici, c'est de s'assurer que ce camp-là n'existe plus dans les années à venir. L'objectif est que les gens qui y vivent puissent trouver du confort et se réfugier dans un autre endroit, à eux», a souligné le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, au milieu d'un camp improvisé de déplacés, à Léogâne, où s'entassent, collés les uns sur les autres, 5000 personnes, sur un terrain qui autrefois servait de stade municipal de soccer.
«La situation est extrêmement pénible et difficile, particulièrement les lendemains de pluie», a déploré M. Cannon, en point de presse improvisé, entre les tentes et les tranchées creusées à la main pour éviter que l'eau ne détruise les frêles installations.
«Il ne faut pas que ce camp de déplacés devienne le camp des oubliés», a renchéri le député libéral Denis Coderre, qui participe à la visite de trois jours du ministre Cannon en Haïti. Le député bloquiste Jean Dorion est aussi du voyage.
Au parc Gérard Christophe, 44% des personnes seraient maintenant prêtes à rentrer chez elle, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
«Il faut aller évaluer les endroits où ils vont retourner. Si c'est encore sous les débris, il faut faire le déblayage. Il y aura tout un accompagnement pour inciter les gens à rentrer chez eux, ceux qui étaient propriétaires terriens, entre autres», a expliqué Djumapili Safari, de l'OCHA, qui ne se risque toutefois pas à avancer un échéancier pour terminer l'opération.
«Ça dépendra de la bonne volonté des déplacés. Certains préfèrent rester dans les camps pour avoir le maximum d'aide des organisations internationales», a-t-il concédé. L'ONU privilégie le retour des déplacés chez eux, mais convient qu'il faudra déménager des dizaines de milliers de personnes, autrefois locataires, dans des villages bâtis de toutes pièces.
À Jacmel, la Croix-Rouge canadienne est justement à pied d'oeuvre pour mettre en branle son projet de construire 7500 petites maisonnées, faites de bois, de tôle et de toile, et destinées aux mêmes deux villes où les militaires canadiens étaient installés.
Si les matériaux proviendront, par bateaux, du Canada, les ouvriers qui assembleront les maisons seront haïtiens, assure Richard Clair, représentant du pays pour la Croix-Rouge canadienne, qui estime ainsi créer quelques centaines d'emplois dans un pays qui en a grand besoin.
«On veut reconstruire les communautés où elles sont actuellement, par exemple pour les propriétaires terriens qui ont perdu leur maison, a souligné M. Clair, espérant mener à bien le projet d'ici à juillet 2011. On est en train d'identifier les bénéficiaires et les terrains disponibles.»
Les maisons de 18 mètres carrés, construites à un coût entre 3000 et 3500$ chacune, pourront loger jusqu'à sept ou huit personnes, évalue la Croix-Rouge. L'organisme canadien participe ainsi à l'objectif de l'ONU, qui vise la construction de 150 000 petites maisons du même genre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/07/01-4278036-le-demenagement-des-deplaces-sorganise-a-jacmel-et-leogane.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2
(Jacmel) Près de quatre mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, le déménagement des déplacés, réfugiés dans des camps de fortune, commence peu à peu à s'organiser à Léogâne et Jacmel.
En février dernier, le premier ministre Stephen Harper s'était rendu dans ces deux villes d'Haïti lourdement touchées par la catastrophe, et où le Canada avait décidé de concentrer ses efforts d'assistance d'urgence.
Entouré de militaires, posant pour la photo, le premier ministre s'était réjoui du travail des quelque 2000 soldats canadiens envoyés sur place dans les semaines qui ont suivi le séisme, notamment pour offrir à la population une assistance médicale plus que nécessaire.
Depuis, la situation a bien changé. Les forces canadiennes rentrées au pays, l'hôpital de campagne de Léogâne a disparu. À Jacmel, il ne reste aucune trace de la clinique exploitée par les militaires, ni de l'emplacement de construction de latrines de fortune pour les camps de déplacés.
D'autres ont pris le relais, dont toute une panoplie d'organisations humanitaires, qui s'affairent maintenant à organiser le retour des déplacés chez eux, et le déménagement de ceux qui n'ont tout simplement plus de «chez-soi».
«L'objectif ici, c'est de s'assurer que ce camp-là n'existe plus dans les années à venir. L'objectif est que les gens qui y vivent puissent trouver du confort et se réfugier dans un autre endroit, à eux», a souligné le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, au milieu d'un camp improvisé de déplacés, à Léogâne, où s'entassent, collés les uns sur les autres, 5000 personnes, sur un terrain qui autrefois servait de stade municipal de soccer.
«La situation est extrêmement pénible et difficile, particulièrement les lendemains de pluie», a déploré M. Cannon, en point de presse improvisé, entre les tentes et les tranchées creusées à la main pour éviter que l'eau ne détruise les frêles installations.
«Il ne faut pas que ce camp de déplacés devienne le camp des oubliés», a renchéri le député libéral Denis Coderre, qui participe à la visite de trois jours du ministre Cannon en Haïti. Le député bloquiste Jean Dorion est aussi du voyage.
Au parc Gérard Christophe, 44% des personnes seraient maintenant prêtes à rentrer chez elle, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
«Il faut aller évaluer les endroits où ils vont retourner. Si c'est encore sous les débris, il faut faire le déblayage. Il y aura tout un accompagnement pour inciter les gens à rentrer chez eux, ceux qui étaient propriétaires terriens, entre autres», a expliqué Djumapili Safari, de l'OCHA, qui ne se risque toutefois pas à avancer un échéancier pour terminer l'opération.
«Ça dépendra de la bonne volonté des déplacés. Certains préfèrent rester dans les camps pour avoir le maximum d'aide des organisations internationales», a-t-il concédé. L'ONU privilégie le retour des déplacés chez eux, mais convient qu'il faudra déménager des dizaines de milliers de personnes, autrefois locataires, dans des villages bâtis de toutes pièces.
À Jacmel, la Croix-Rouge canadienne est justement à pied d'oeuvre pour mettre en branle son projet de construire 7500 petites maisonnées, faites de bois, de tôle et de toile, et destinées aux mêmes deux villes où les militaires canadiens étaient installés.
Si les matériaux proviendront, par bateaux, du Canada, les ouvriers qui assembleront les maisons seront haïtiens, assure Richard Clair, représentant du pays pour la Croix-Rouge canadienne, qui estime ainsi créer quelques centaines d'emplois dans un pays qui en a grand besoin.
«On veut reconstruire les communautés où elles sont actuellement, par exemple pour les propriétaires terriens qui ont perdu leur maison, a souligné M. Clair, espérant mener à bien le projet d'ici à juillet 2011. On est en train d'identifier les bénéficiaires et les terrains disponibles.»
Les maisons de 18 mètres carrés, construites à un coût entre 3000 et 3500$ chacune, pourront loger jusqu'à sept ou huit personnes, évalue la Croix-Rouge. L'organisme canadien participe ainsi à l'objectif de l'ONU, qui vise la construction de 150 000 petites maisons du même genre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/07/01-4278036-le-demenagement-des-deplaces-sorganise-a-jacmel-et-leogane.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2
jeudi 6 mai 2010
Haïti-Reconstruction : Des entrepreneurs suédois en visite de prospection
Le président haïtien René Préval s'est entretenu hier avec les membres d'une délégation conduite par l'Ambassadeur Sten Ask. Accompagné de plusieurs hommes d'affaires suédois, le diplomate a exploré les possibilités d'investissement dans en Haïti. Les entrepreneurs suédois sont intéressés par le secteur agricole qui représente l'une des priorités du gouvernement haïtien dans le programme de reconstruction. Les entrepreneurs de la filière de production laitière sont particulièrement intéressés à Haïti. Le renforcement de la production agricole permettra d'améliorer les statistiques dans le domaine de la sécurité alimentaire.
Les entrepreneurs suédois affichent également leur volonté d'investir dans le secteur de l'immobilier.
Dans son intervention le président Préval a invité les membres de la délégation suédoise à évaluer les possibilités d'investissement dans le système éducatif qui constitue l'une des priorités du Plan d'Action pour le Relèvement et la Reconstruction.
LLM / Radio Métropole Haïti
Les entrepreneurs suédois affichent également leur volonté d'investir dans le secteur de l'immobilier.
Dans son intervention le président Préval a invité les membres de la délégation suédoise à évaluer les possibilités d'investissement dans le système éducatif qui constitue l'une des priorités du Plan d'Action pour le Relèvement et la Reconstruction.
LLM / Radio Métropole Haïti
vendredi 30 avril 2010
Haïti-Reconstruction : L'expert indépendant Michel Forst est inquiet et confiant
L'expert indépendant des droits humains de l'ONU, Michel Forst, a bouclé hier jeudi sa 5 eme mission en Haïti. Au cours de son séjour, M. Forst a eu des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, des membres du gouvernement, des responsables de la Minustah et des représentants des secteurs de la société. Michel Forst invite les autorités haïtiennes à privilégier l'approche par les droits dans le processus de reconstruction. " On peut faire l'assainissement et l'adduction d'eau autrement en prenant en compte l'accès aux droits", soutient M. Forst pour qui cette approche n'est pas encore intégrée au programme. Il faut qu'on s'interroge sur la finalité de la reconstruction qui doit satisfaire les besoins de la population explique t-il.
L'expert de l'ONU a attiré l'attention sur les droits des déplacés. M. Forst qui a visité plusieurs centres d'hébergement note que les standards ne sont pas respectés dans certaines villes de province dont Jacmel, Léogane et Gressier.
Il a également formulé des recommandations pour qu'une protection spéciale soit accordée aux personnes vulnérables dont les femmes, les enfants et les handicapés.
Au cours d'un point de presse avant son départ, Michel Forst a appelé les bailleurs de fonds à accorder des dons et non des prêts pour le programme de reconstruction. Les dettes contractées par l'Etat doivent être annulées insiste t-il.
M. Forst estime que la reconstruction tout en s'exerçant sous le leadership des haïtiens doit prendre en compte les besoins de la population et non être entreprise suivant un modèle venant de l'étranger. L'expert indépendant se dit inquiet mais confiant dans la capacité des haïtiens à construire le pays de leur rêve.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17660
L'expert de l'ONU a attiré l'attention sur les droits des déplacés. M. Forst qui a visité plusieurs centres d'hébergement note que les standards ne sont pas respectés dans certaines villes de province dont Jacmel, Léogane et Gressier.
Il a également formulé des recommandations pour qu'une protection spéciale soit accordée aux personnes vulnérables dont les femmes, les enfants et les handicapés.
Au cours d'un point de presse avant son départ, Michel Forst a appelé les bailleurs de fonds à accorder des dons et non des prêts pour le programme de reconstruction. Les dettes contractées par l'Etat doivent être annulées insiste t-il.
M. Forst estime que la reconstruction tout en s'exerçant sous le leadership des haïtiens doit prendre en compte les besoins de la population et non être entreprise suivant un modèle venant de l'étranger. L'expert indépendant se dit inquiet mais confiant dans la capacité des haïtiens à construire le pays de leur rêve.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17660
La conférence internationale du GRAHN se tient les 20 et 21 mai prochain à Montréal
Suite au colloque « Reconstruire Haïti-Horizon 2030 » qui a accueilli plus de 600 personnes à l'École de Polytechnique de Montréal les 4 et 5 mars derniers, le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle (GRAHN) a convenu de la tenue d'une conférence internationale les 20 et 21 mai prochains à l'École Polytechnique de Montréal. À l'occasion de cet événement, les différents comités thématiques du GRAHN présenteront aux participants les résultats de leur réflexion, notamment :
• leur vision stratégique sectorielle de la reconstruction d'Haïti sur un horizon temporel de 20 ans;
• les objectifs à court, moyen et long terme par secteur;
• leurs propositions concrètes en lien avec ces objectifs;
• les projets structurants qui seront promus et/ou réalisés en concertation avec les instances concernées.
La conférence comprendra :
• 1 séance d'ouverture;
• 1 panel sur les aspects techniques de la reconstruction;
• 9 synthèses thématiques assorties de propositions pour la reconstruction;
• 1 exposé de projets structurants pour la reconstruction;
• 1 présentation de l'organisation GRAHN-Monde;
• 1 présentation portant sur l'intégration de la diaspora à la vie nationale;
• 1 séance de clôture.
Les inscriptions sont désormais ouvertes sur le site www.haiti-grahn.org.
N.B : les places sont limitées à 300 personnes. Pour toutes informations supplémentaires :
http://www.haiti-grahn.org/ Contacts : Rodrigue Baugé, Responsable du Comité de promotion, rodrigue.baug@sympatico.ca Nancy Roc, Responsable de la promotion auprès des médias hors-Québec, rocprodz@yahoo.fr Renseignements : Andrée Peltier 514.846.0003 apeltier@ca.inter.net
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17657
• leur vision stratégique sectorielle de la reconstruction d'Haïti sur un horizon temporel de 20 ans;
• les objectifs à court, moyen et long terme par secteur;
• leurs propositions concrètes en lien avec ces objectifs;
• les projets structurants qui seront promus et/ou réalisés en concertation avec les instances concernées.
La conférence comprendra :
• 1 séance d'ouverture;
• 1 panel sur les aspects techniques de la reconstruction;
• 9 synthèses thématiques assorties de propositions pour la reconstruction;
• 1 exposé de projets structurants pour la reconstruction;
• 1 présentation de l'organisation GRAHN-Monde;
• 1 présentation portant sur l'intégration de la diaspora à la vie nationale;
• 1 séance de clôture.
Les inscriptions sont désormais ouvertes sur le site www.haiti-grahn.org.
N.B : les places sont limitées à 300 personnes. Pour toutes informations supplémentaires :
http://www.haiti-grahn.org/ Contacts : Rodrigue Baugé, Responsable du Comité de promotion, rodrigue.baug@sympatico.ca Nancy Roc, Responsable de la promotion auprès des médias hors-Québec, rocprodz@yahoo.fr Renseignements : Andrée Peltier 514.846.0003 apeltier@ca.inter.net
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mardi 27 avril 2010
Haïti-Reconstruction : Les pentecôtistes s'impliquent dans l'effort de relèvement
Une importante délégation de la Pentecotist Assembly of the World (PAW) a effectué une visite d'évaluation en Haïti la semaine dernière. La délégation conduite par le bishop Horace Smith a eu des entretiens avec plusieurs personnalités dont des leaders religieux et le chef de l'Etat René Préval. La PAW est une association comptant plus de 3 000 églises à travers le monde et dans plusieurs états américains dont Florida, Georgia et Michigan.
Le président Préval a encouragé les religieux américains a manifesté leur solidarité avec les haïtiens victimes de la plus grande catastrophe mondiale. Il a également mis l'accent sur le rôle clé que doivent jouer les églises dans l'assistance aux victimes directes et indirectes du séisme. Selon M. Préval le secours spirituel est une arme qui peut aider à surmonter l'épreuve que constituent les pertes humaines.
Au cours de la rencontre les participants ont mis l'accent sur le rôle de l'église qui détient la force pour parler aux âmes. L'éducation, le logement et la santé demeurent les secteurs prioritaires au cours de la période de reconstruction ont convenu les participants à la rencontre.
Les membres de la délégation du PAW ont sollicité l'appui des autorités haïtiennes dans leurs efforts visant à construire des immeubles pour venir en aide aux sans abris. Outre bishop Smith, le bishop Joseph Salin, vice président du PAW et pasteur Sylvain Exantus, président de la fédération Protestante avaient pris part à la réunion de travail du 23 avril au Palais National
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17638
Le président Préval a encouragé les religieux américains a manifesté leur solidarité avec les haïtiens victimes de la plus grande catastrophe mondiale. Il a également mis l'accent sur le rôle clé que doivent jouer les églises dans l'assistance aux victimes directes et indirectes du séisme. Selon M. Préval le secours spirituel est une arme qui peut aider à surmonter l'épreuve que constituent les pertes humaines.
Au cours de la rencontre les participants ont mis l'accent sur le rôle de l'église qui détient la force pour parler aux âmes. L'éducation, le logement et la santé demeurent les secteurs prioritaires au cours de la période de reconstruction ont convenu les participants à la rencontre.
Les membres de la délégation du PAW ont sollicité l'appui des autorités haïtiennes dans leurs efforts visant à construire des immeubles pour venir en aide aux sans abris. Outre bishop Smith, le bishop Joseph Salin, vice président du PAW et pasteur Sylvain Exantus, président de la fédération Protestante avaient pris part à la réunion de travail du 23 avril au Palais National
LLM / Radio Métropole Haïti
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lundi 26 avril 2010
Brève visite du congressman Kendrick Meek en Haïti
Le congressman démocrate de la Floride, Kendrick Meek, a effectué la semaine dernière une brève visite à Port-au-Prince. M. Meek a eu des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien René Préval autour de l'effort humanitaire post séisme. La rencontre a permis d'aborder l'impact de l'assistance humanitaire américaine envers Haïti. Le congressman Meek qui avait contribué à la mobilisation ayant permis l'octroi du TPS aux membres de la communauté haïtienne aux Etats-Unis entend appuyer la démarche des autorités haïtiennes visant l'obtention d'un appui budgétaire direct.
Opinant sur les mécanismes de la reconstruction, le congressman Meek s'est réjoui de la mise en place de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH). Kendrick Meek qui veut briguer un siège au sénat promet de poursuivre le combat pour la ratification de la loi Hope 3.
Tout en saluant le leadership du président Préval, le congressman démocrate a plaidé en faveur d'une meilleure coordination entre les ONG et le gouvernement dans l'effort humanitaire. Il a souhaité que les autorités haïtiennes puissent conserver la vraie attention politique de la communauté internationale.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17630
Opinant sur les mécanismes de la reconstruction, le congressman Meek s'est réjoui de la mise en place de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH). Kendrick Meek qui veut briguer un siège au sénat promet de poursuivre le combat pour la ratification de la loi Hope 3.
Tout en saluant le leadership du président Préval, le congressman démocrate a plaidé en faveur d'une meilleure coordination entre les ONG et le gouvernement dans l'effort humanitaire. Il a souhaité que les autorités haïtiennes puissent conserver la vraie attention politique de la communauté internationale.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17630
vendredi 23 avril 2010
Appel aux citoyens du monde : La reconstruction d’Haïti prise en otage
SI M PA RELE
La chronique de l’écrivain Lyonel Trouillot
Vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Après la loi votée par le Parlement sur l’état d’urgence, et considérant le mépris avec lequel un exécutif sous pilotage automatique traite les opinions haïtiennes, la bataille sera rude entre ceux qui ont (pris) le pouvoir de décider et ceux qui ont toutes les chances de subir des décisions allant dans tous les sens ou ne faisant pas sens. Les « chefs » - les grands, pas les petits – ont beau parler d’une reconstruction dirigée par les Haïtiens, ce n’est pas ce qui se dessine. On a pu constater – le président Préval a lâché le morceau en révélant aux parlementaires, s’il faut les croire, que « l’international » souhaitait que la loi sur l’Etat d’urgence soit votée sans modifications – que « l’international » institutionnel et le président s’entendent sur au moins deux choses. La première : la Constitution, quand elle contrarie nos intentions, on fait contre. La deuxième : on fait ce qu’on veut et rien que ce qu’on veut.
Aujourd’hui, tout haïtien responsable ne peut être que dans l’opposition. Je ne parle pas d’opposition à Préval. On sera dans la nécessité historique de s’opposer à Préval s’il veut prolonger son mandat. Je parle de l’opposition, au sens où des voix portant de véritables projets haïtiens devront se battre pour se faire entendre, se battre pour avoir une influence, se battre pour que, dans ce qu’on considère déjà comme la chronique d’un gâchis annoncé, il sorte des actions positives pour le pays, pour la transformation du pays en une société plus juste, plus riche en biens et en services, mais en justice sociale aussi.
C’est de cette transformation nécessaire en une société plus juste que l’international et l’exécutif semblent se moquer. Les déclarations aussi malheureuses que précipitées de diplomates étrangers, d’ordinaire mieux inspirés, accueillant avec joie cette loi de la honte, contredisent tous les bavardages sur la souveraineté d’Haïti. Même dans l’hypothèse d’un vouloir agir bien intentionné qui craint les lenteurs, comment se réjouir de l’économie du contrôle strict et de la participation des institutions haïtiennes ? L’Etat haïtien, le Parlement haïtien se privent de tout droit de regard sur la gestion du pays, et privent ainsi la société haïtienne de tout contrôle sur sa destinée immédiate. En considérant le budget haïtien, les promesses d’aide, les dettes annulées, sur dix-huit mois c’est une somme avoisinant les 10 milliards de dollars que « l’international » et des politiques haïtiens en fin de mandat, qu’une majorité de citoyens dénonce à la radio et ridiculise dans ses conversations, vont gérer sur des projets dont ils décideront, et qu’ils appliqueront comme bon leur semblera. Le mandat du président Préval arrive à terme dans quelques mois, cette loi place son successeur dans un carcan. Que va-t-il se passer ? (On ne peut s’empêcher de penser à la vieille pratique coloniale des « engagés » ou dix-huit mois)
Ce qui s’annonce ne promet rien d’une reconstruction conduite par les Haïtiens. C’est pourtant de cela pourtant dont le pays a le plus besoin, une reconstruction allant dans le sens de la transformation des rapports sociaux : vers une école pour tous, des services de base pour tous, du travail, une législation qui protège le travail et les travailleurs, une société en rupture avec ses préjugés, ses divisions.
Dans la rue, chez des honnêtes citoyens, chez des intellectuels et des cadres, un sentiment d’abattement. L’impression d’avoir perdu, que se met en place du n’importe quoi, pouvant laisser beaucoup de place aux calculs privés de quelques politiques haïtiens et d’hommes d’affaires amis à eux. L’impression que quelques cadres de l’international, « experts », coopérants et o-n-gistes vont jouer aux apprentis sorciers pour justifier leurs beaux salaires.
L’impression que les institutions internationales et peut-être certains Etats vont utiliser une « stratégie de choc » pour régler l’heure d’Haïti à leur propre montre, sans forcément de mauvaises intentions, mais à leur montre. Tout cela se met sans doute en place, de manière plus ou moins réfléchie, de manière plus ou moins instinctive.
Dans la rue, de la colère qui monte et qu’on aurait tort de sous-évaluer. Pour une reconstruction haïtienne, il faut commencer par dénoncer le caractère impopulaire de cette loi. Etrange façon pour l’Exécutif et « l’international » de commencer la reconstruction « dirigée par les haïtiens » par une loi dont beaucoup d’haïtiens ne veulent pas.
Lyonel TROUILLOT
Commentaires: J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cette chronique. Comme d'habitude d'ailleurs. Tout ce qui sort de le plume d'un grand écrivain de la trempe de Monsieur Trouillot. Cependant je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je cherchais des réponses concrètes à des questions que se posent tout le monde. Je pensais pouvoir découvrir la formule magique qui allait permettre de construire en 18 mois une société parfaite. En passant du rien au tout. La recette pour établir une justice sociale en 18 mois dans un pays fendu craquelé par des intérêts divergents de toute sorte.
Tout le monde formule des voeux pieux de voir bourgeonner sur cette terre de nos ancêtres le pays dont nous avions tous rêvé. Et ce, notre "kwi" à la main, et la méfiance de nous même et entre nous dans la tête.
Dites moi seulement COMMENT FAIRE?
La chronique de l’écrivain Lyonel Trouillot
Vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Après la loi votée par le Parlement sur l’état d’urgence, et considérant le mépris avec lequel un exécutif sous pilotage automatique traite les opinions haïtiennes, la bataille sera rude entre ceux qui ont (pris) le pouvoir de décider et ceux qui ont toutes les chances de subir des décisions allant dans tous les sens ou ne faisant pas sens. Les « chefs » - les grands, pas les petits – ont beau parler d’une reconstruction dirigée par les Haïtiens, ce n’est pas ce qui se dessine. On a pu constater – le président Préval a lâché le morceau en révélant aux parlementaires, s’il faut les croire, que « l’international » souhaitait que la loi sur l’Etat d’urgence soit votée sans modifications – que « l’international » institutionnel et le président s’entendent sur au moins deux choses. La première : la Constitution, quand elle contrarie nos intentions, on fait contre. La deuxième : on fait ce qu’on veut et rien que ce qu’on veut.
Aujourd’hui, tout haïtien responsable ne peut être que dans l’opposition. Je ne parle pas d’opposition à Préval. On sera dans la nécessité historique de s’opposer à Préval s’il veut prolonger son mandat. Je parle de l’opposition, au sens où des voix portant de véritables projets haïtiens devront se battre pour se faire entendre, se battre pour avoir une influence, se battre pour que, dans ce qu’on considère déjà comme la chronique d’un gâchis annoncé, il sorte des actions positives pour le pays, pour la transformation du pays en une société plus juste, plus riche en biens et en services, mais en justice sociale aussi.
C’est de cette transformation nécessaire en une société plus juste que l’international et l’exécutif semblent se moquer. Les déclarations aussi malheureuses que précipitées de diplomates étrangers, d’ordinaire mieux inspirés, accueillant avec joie cette loi de la honte, contredisent tous les bavardages sur la souveraineté d’Haïti. Même dans l’hypothèse d’un vouloir agir bien intentionné qui craint les lenteurs, comment se réjouir de l’économie du contrôle strict et de la participation des institutions haïtiennes ? L’Etat haïtien, le Parlement haïtien se privent de tout droit de regard sur la gestion du pays, et privent ainsi la société haïtienne de tout contrôle sur sa destinée immédiate. En considérant le budget haïtien, les promesses d’aide, les dettes annulées, sur dix-huit mois c’est une somme avoisinant les 10 milliards de dollars que « l’international » et des politiques haïtiens en fin de mandat, qu’une majorité de citoyens dénonce à la radio et ridiculise dans ses conversations, vont gérer sur des projets dont ils décideront, et qu’ils appliqueront comme bon leur semblera. Le mandat du président Préval arrive à terme dans quelques mois, cette loi place son successeur dans un carcan. Que va-t-il se passer ? (On ne peut s’empêcher de penser à la vieille pratique coloniale des « engagés » ou dix-huit mois)
Ce qui s’annonce ne promet rien d’une reconstruction conduite par les Haïtiens. C’est pourtant de cela pourtant dont le pays a le plus besoin, une reconstruction allant dans le sens de la transformation des rapports sociaux : vers une école pour tous, des services de base pour tous, du travail, une législation qui protège le travail et les travailleurs, une société en rupture avec ses préjugés, ses divisions.
Dans la rue, chez des honnêtes citoyens, chez des intellectuels et des cadres, un sentiment d’abattement. L’impression d’avoir perdu, que se met en place du n’importe quoi, pouvant laisser beaucoup de place aux calculs privés de quelques politiques haïtiens et d’hommes d’affaires amis à eux. L’impression que quelques cadres de l’international, « experts », coopérants et o-n-gistes vont jouer aux apprentis sorciers pour justifier leurs beaux salaires.
L’impression que les institutions internationales et peut-être certains Etats vont utiliser une « stratégie de choc » pour régler l’heure d’Haïti à leur propre montre, sans forcément de mauvaises intentions, mais à leur montre. Tout cela se met sans doute en place, de manière plus ou moins réfléchie, de manière plus ou moins instinctive.
Dans la rue, de la colère qui monte et qu’on aurait tort de sous-évaluer. Pour une reconstruction haïtienne, il faut commencer par dénoncer le caractère impopulaire de cette loi. Etrange façon pour l’Exécutif et « l’international » de commencer la reconstruction « dirigée par les haïtiens » par une loi dont beaucoup d’haïtiens ne veulent pas.
Lyonel TROUILLOT
Commentaires: J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cette chronique. Comme d'habitude d'ailleurs. Tout ce qui sort de le plume d'un grand écrivain de la trempe de Monsieur Trouillot. Cependant je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je cherchais des réponses concrètes à des questions que se posent tout le monde. Je pensais pouvoir découvrir la formule magique qui allait permettre de construire en 18 mois une société parfaite. En passant du rien au tout. La recette pour établir une justice sociale en 18 mois dans un pays fendu craquelé par des intérêts divergents de toute sorte.
Tout le monde formule des voeux pieux de voir bourgeonner sur cette terre de nos ancêtres le pays dont nous avions tous rêvé. Et ce, notre "kwi" à la main, et la méfiance de nous même et entre nous dans la tête.
Dites moi seulement COMMENT FAIRE?
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