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vendredi 10 décembre 2010

Haïti: Vive les motos chinoises !

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
En temps ordinaire, il n’est déjà pas facile de se déplacer dans Port au Prince. Le taxi y est d’un naturel furtif . Quant au « tap-tap », les voitures collectives où l’on s’entasse à vingt dans dix places, il faut être Haïtien pour en comprendre le mode d’emploi.
En ces journées troublées qui voient la rue laissée aux caprices des émeutiers, c’est devenu encore plus compliqué. Jeudi, les barrages qui avaient été dégagés au cours de la nuit ont réapparu dans l’après-midi. La situation est tendue. L’ambassade du Canada a fermé. Des affrontements entre partisans de Célestin et de Martelly ont fait des morts. On parle de deux tués au Champ de Mars. Les ONG ne fonctionnent plus. Les habitants de Port au Prince se terrent chez eux de nouveau. Commerces et écoles restent fermés.
Dans le quartier de Pétion Ville, tout près de mon hôtel, les véhicules blindés de la Minustah se font caillasser par de très jeunes manifestants. Heureusement, les soldats de l’Onu ne répliquent pas.
Aux carrefours, des blocs de pierre, des parpaings, des bennes à ordures, des arbres incendiés parfois, bloquent la circulation. Bref, il est devenu très compliqué de se rendre d’un endroit à un autre, ce qui est embêtant quand on prétend faire du reportage.
A cause des journalistes américains, les tarifs s'envolent
D’un naturel plutôt indépendant, le journaliste n’hésite pas à s’associer à des confrères quand les ciconstances le commandent. Cela vaut surtout pour les déplacements : on loue à plusieurs une voiture avec chauffeur. Ami internaute, ne va pas imaginer la limousine avec larbin en tenue d’amiral. En général, c’est un gars du coin qui rentabilise les traites de son 4x4 en le proposant au prix max.
Hier matin, puisque les évènements semblaient se calmer – mauvaise analyse, la fin de la journée a été chaude -, l’idée a été de se rendre à Canapé Vert, un des quartiers qui a le plus souffert du tremblement de terre. Quelle allure a, onze mois après, cette colline pentue où l’on n’aurait jamais dû construire ? Bonne question, bon sujet. Mais comment y aller. En voiture ? Impossible : les barrages !
Gawoulé, mon guide haïtien jamais à court d’idée, a dit : « Prenons des motos ! » Car à Port au Prince, c’est désormais en passagers sur des deux-roues que les correspondants de presse sillonnent la ville. Des motos chinoises, démodées, rustiques. En un mot, épatantes. On en a loué quatre avec les confrères de la télé avec qui je fais équipe en ce moment. Il a fallu négocier les prix : à cause des journalistes américains, les tarifs se sont envolés.
«Floup floup»
La mienne, hier, était une Gadjin noire, avec pare-choc chromé et compteurs carrés. Le « floup floup » de son moteur monocylindre quatre temps m’a plu tout de suite. Elle me rappelait une Honda 125 SL que j’ai beaucoup aimée.
Dans les descentes, Jurgens, mon pilote, coupe les gaz par économie. Aux carrefours, ce petit gars doux et souriant klaxonne comme un furieux. Curieusement, cela n’énerve personne. Evidemment, on ne porte pas de casque. Personne. Dans un pays en proie au choléra, aux affrontements armés, qui a connu le tremblement de terre, les cyclones et où l’on passe du Michèle Torr le soir à la télévision, le risque motocycliste est considéré avec raison comme totalement négligeable.
Marc MAHUZIER.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Haiti-Vive-les-motos-chinoises-_39382-1618430_actu.Htm

samedi 4 décembre 2010

17 morts dans un accident en Haïti

AFP.-04/12/2010 Dix-sept personnes ont été tuées aujourd'hui dans le sud d'Haïti lors d'une collision entre un autocar et un poids-lourd, survenue à environ 200 km de la capitale Port-au-Prince, a-t-on appris de source policière.
Les deux véhicules se sont percutés dans la localité de Macéant "dans un virage obstrué par la carcasse d'un véhicule incendié par des manifestants lors des élections de dimanche" dernier, a indiqué à l'AFP le commissaire de police Rony Cénéac.
"Dix-sept des 18 occupants de l'autocar ont été tués sur le coup", a-t-il précisé. Une autre personne, grièvement blessée, a été conduite à l'hôpital, a-t-il ajouté.
Les élections présidentielle et législatives du 28 novembre ont donné lieu à des accusations de fraude, qui ont provoqué des violences entre les partisans des 18 candidats en lice pour la magistrature suprême. Les résultats du premier tour sont attendus le 7 décembre.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/04/97001-20101204FILWWW00496-17-morts-dans-un-accident-en-haiti.php

vendredi 24 septembre 2010

Le maire des Cayes échappe in extremis à l’arrestation

Au cours d’une cérémonie de passation de commandement à la base de la MINUSTAH, les policiers haïtiens se sont vus interdire le droit de capturer Yvon Chéry, recherché depuis plusieurs mois pour avoir blessé un homme jeudi 23 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le premier maire des Cayes (196 km au sud de la capitale), Yvon Chéry, sous le coup d’un mandat d’amener pour tentative de meurtre, a failli être arrêté jeudi lors d’une cérémonie de passation de commandement à la base régionale de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) où le fugitif s’est retrouvé nez à nez avec le chef de la police du sud, Rosny Cinéas.
Chéry est activement recherché, depuis plusieurs mois, pour des blessures par balle qu’il aurait infligées, lors d’un incident, au nommé Frito Frazil, un travailleur journalier.
Dans un entretien téléphonique à Radio Kiskeya, l’élu local affirme que les agents de la Police Nationale n’ont pas pu procéder à son arrestation grâce à l’interposition des casques bleus uruguayens qui assistaient à l’intronisation de leur nouveau commandant, à Laborde, près de la ville des Cayes.
Ils ont fait comprendre au directeur départemental du sud, Rosny Cinéas, qu’Yvon Chéry ne pouvait être appréhendé dans l’enceinte inviolable de la base militaire.
Sans préciser la façon dont il a pu échapper aux forces de l’ordre après avoir quitté les lieux, le maire en cavale prétend avoir regagné tranquillement sa résidence et se rendre presque tous les jours à son bureau.
Il assure être prêt à répondre aux questions des autorités judiciaires sur les faits qui lui sont reprochés, mais hors de toute "influence politique".
A la recherche d’Yvon Chéry, des unités de la PNH ont, sans succès, patrouillé pendant toute l’après-midi de jeudi dans plusieurs quartiers proches de la base de la MINUSTAH et fouillé les véhicules qui empruntaient la route Cayes-Camp Perrin. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7074

vendredi 24 avril 2009

Un sergent de La police Touristique Dominicaine tue un citoyen haïtien à Puerto-Plata

Un sergent de La police Touristique Dominicaine tue un citoyen haïtien à Puerto-Plata

Auteur : Enrique Vargas, El Nacional

Traduction DL pou Haïti Recto Verso

Puerto-Plata.- Un sergent de la Police Touristique (Politur) a tué hier soir un citoyen haïtien de deux bales au cours d’un incident confus survenu dans le secteur Callejon (Corridor) du district municipal de Cabarete.

Ramon Noel, âgé de 23 ans, reçut deux coups de feu du sergent Pablo Jaquez Lama, qui utilisa son arme légale, un pistolet calibre neuf millimètres, marque Hipower. Le médecin légiste affirma que Noel reçut les impacts à la tête et au thorax

Selon les sources policières, l’incident s’est produit quand le sous officier aurait attiré l’attention d’un groupe d’haïtiens réunis dans la rue principale du secteur mentionné. Loin de faire attention a sa mise en garde le groupe se serait dirigé vers li avec l’intention de l’agresser. Les autorités cependant mènent une enquête, tandis que le cadavre a été remis aux parents pour les funérailles.

http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/4/23/13816/Sargento-Politur-mata-haitiano-PP

Ultimes hommages aux deux victimes haïtiennes de la tragédie de Binghamton (USA)

Marc Henri et Marianne Bernard, qui étaient mariés, se trouvaient parmi les 13 immigrants abattus par le meurtrier d’origine asiatique ; le Congrès des Etats-Unis sur le point de leur accorder la nationalité américaine à titre posthume
jeudi 23 avril 2009, Radio Kiskeya
Une messe du souvenir a été chantée mardi à New York en mémoire d’un couple haïtien disparu en même temps que douze autres personnes dans une tuerie spectaculaire qu’avait commise, le 4 avril dernier, un immigrant d’origine vietnamienne dans une petite ville de l’Etat de New York.
Selon une dépêche de l’Associated Press, ce service religieux a suivi de quelques jours les funérailles des deux victimes haïtiennes chantées samedi dernier à Endwell (New York), en présence d’une trentaine de proches parents, dont cinq étaient venus spécialement d’Haïti.
Le révérend Clarence Thomas qui officiait à l’église La Sainte Famille a affirmé que la messe organisée en vue d’honorer la mémoire de Marc Henri Bernard et de son épouse Marianne Bernard, visait quelque chose d’impossible « tenter de donner un sens à des réalités qui en sont totalement dépourvues, de trouver des mots là où ils ne veulent plus rien dire ».
Le 4 avril, le forcené Jiverly Wong avait abattu 13 personnes et en avait blessé de nombreuses autres avant de suicider alors que des immigrants de diverses nationalités assistaient à un cours d’anglais dans les locaux de l’American Civic Association à Binghamton (nord-est de New York).
Cette tuerie avait provoqué une vive émotion aux Etats-Unis et porté le Sénateur démocrate de New York Charles Schumer à introduire au Congrès une proposition de loi visant à accorder à titre posthume la nationalité américaine aux victimes.
Les deux compatriotes, Marc Henri Bernard, 44 ans, et Marianne Bernard, 46 ans, laissent deux jeunes orphelins, un garçon de 12 ans et une fillette de six ans. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5856

dimanche 8 mars 2009

Accident de la circulation: 9 morts et plus de 30 blessés

9 personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées lors d'un accident de la circulation survenu vendredi matin à l'Arcahaie. 2 autobus, communément appelé " School bus" en Haïti et une camionnette sont entrés en collision dans la localité de Bercy entre Cabaret et Arcahaie. Selon des témoins, l'accident est survenu lorsque l'un des véhicules a voulu dépasser un autre en provenance de Saint Marc.

Le choc violent a causé le décès quasi immédiat de 9 personnes indique un porte parole de la police locale. " Les cadavres déchiquetés prouvent que le choc a été violent", déclare l'inspecteur Frisnel Pauleus qui fait état de passagers décapités. Une vingtaine de blessés ont été transportés dans des centres de santé à l'Arcahaie et Montrouis.

Le député de l'Arcahaie, Jérôme Valciné, estime que le bilan des victimes pourrait être encore plus lourd étant donné le grand nombre de personnes qui se trouvaient dans les autocars. Des traces de sang et des parties de corps humain étaient visibles sur les lieux de l'accident. Des secouristes de la Croix-Rouge haïtienne, accompagnés de membres de Médecins sans frontières, arrivés sur place avaient porté secours aux blessés révèlent un résident de Bercy.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14865

mardi 30 décembre 2008

Naufrage en Haïti : 11 disparus et 2 survivants

Un petit bateau qui assurait le trajet St-Marc/La Gonâve
lundi 29 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Onze personnes sont portées disparues à la suite du naufrage d’un petit bateau commercial qui s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche au large de St-Marc (Artibonite, nord), a annoncé le capitaine du navire, un des deux survivants de l’accident.
Hospitalisé, M. Louis-Jeune Alicien qui avait utilisé deux bidons comme bouée de sauvetage, a eu la vie sauve grâce à l’intervention de marins.
Un passager du bateau , Jova Michel, a également réchappé à la catastrophe.
Nommé Jésula, le petit navire assurait le trajet St-Marc/île de La Gonâve (Ouest). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5547

mardi 26 février 2008

American Airlines décline toute responsabilité dans la mort de Carine Désir

Annonçant l’ouverture d’une enquête, la compagnie américaine soutient que de l’oxygène a été administré à l’infirmière haïtienne, contredisant ainsi sa famille
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya

La compagnie aérienne américaine American Airlines s’est déclarée très attristée par la mort de l’haïtienne Carine Désir survenue vendredi dernier sur son vol 896 Port-au-Prince/New York.
Dans un communiqué rendu public lundi à Forth Worth, au Texas, la compagnie a présenté "ses sympathies les plus profondes à la famille affligée" et annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident. Soulignant que toutes les situations médicales graves enregistrées à bord de ses appareils font régulièrement l’objet d’investigations, elle s’inscrit en faux contre les accusations des proches de Carine Désir en affirmant que "l’oxygène a été administré à la jeune femme et le défibrillateur externe automatique appliqué".
Le communiqué ajoute qu’avant le décollage, son "personnel à bord hautement formé", contrôle toujours tout l’équipement de secours des avions y compris les bouteilles d’oxygène. Selon la direction d’American Airlines, douze de ces bouteilles se trouvaient sur le vol à bord duquel la ressortissante haïtienne est décédée des suites de graves troubles respiratoires. "Nous supportons les actions, la formation de notre équipage et la fonctionnalité de l’équipement médical à bord. Nous sommes également reconnaissants aux volontaires médicaux qui sont venus en aide à un compagnon de voyage sur ce vol", conclut le communiqué.
La prise de position d’American Airlines contraste avec les déclarations de la famille Désir selon lesquelles l’infirmière, diabétique et hypertendue, n’avait pu bénéficier dans sa détresse d’une assistance respiratoire avant de succomber à une crise cardiaque. Olivier Antonio, le cousin de Mme Désir, dont les propos ont été relayés par l’ensemble de la grande presse américaine, indique que les bouteilles d’oxygène étaient vides alors que le défibrillateur externe automatique ne fonctionnait pas. "Je ne peux plus respirer, ne me laissez pas mourir", avait lancé à plusieurs reprises la mourante confrontée à l’indifférence des hôtesses de l’air. Après avoir pris un repas léger, elle se plaignait d’avoir soif. Mais, la consommation d’un peu d’eau n’avait pu soulager son malaise devenu de plus en plus insupportable.
Enfermé dans un sac en première classe, le corps a été récupéré par un corbillard peu après l’atterrissage de l’avion à l’aéroport John F. Kennedy de New York sous les caméras de plusieurs chaînes de télévision.
Les funérailles pourraient avoir lieu jeudi dans le comté de Brooklyn où résidait la disparue.
Les passagers du vol 896 d’American Airlines étaient fortement secoués par les circonstances dramatiques de la mort de Carine Désir tandis que dans la communauté haïtienne de New York beaucoup fulminaient contre le transporteur aérien américain.
Résidant depuis environ 25 ans aux Etats-Unis, Mme Désir, 44 ans, était mère de deux enfants. Elle venait de revoir son pays natal, Haïti, après ...15 ans d’absence. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4741

Une passagère haïtienne meurt à bord d’un vol d’American Airlines


Aucun matériel d’urgence n’était disponible pour secourir Carine Désir en détresse respiratoire sur le trajet Port-au-Prince/New York, selon sa famille
lundi 25 février 2008,
Radio Kiskeya

Une passagère de nationalité haïtienne, Carine Désir, 44 ans, victime de graves troubles respiratoires est morte à cause d’un manque d’oxygène vendredi dernier à bord d’un vol commercial Port-au-Prince/New York de la American Airlines, rapporte lundi le New York Daily News.
"Ne me laissez pas mourir", a lancé au plus fort du désespoir Mme Désir lorsqu’elle s’est effondrée au bout d’une heure de vol. Diabétique et souffrant d’une forte tension artérielle, elle venait tout juste de prendre une collation.
Très hésitantes au départ, les hôtesses de l’air ont finalement répondu aux cris de détresse de l’infirmière qui vivait à Brooklyn. Mais, selon des membres de sa famille contactés par le quotidien newyorkais, malgré le dévouement de deux médecins et de deux infirmières, qui se trouvaient parmi les voyageurs, tous les efforts se sont révélés vains. Car, les deux bombones d’oxygène disponibles dans l’avion étaient complètement vides tandis qu’un défibrillateur automatique (destiné à la réanimation cardiaque) était en panne.
Devant l’insistance du frère et du cousin de Carine Désir, Joël Désir et Olivier Antonio qui rentraient également à New York, le commandant de bord avait finalement accepté d’effectuer un atterrissage d’urgence à Miami afin de pouvoir sauver la vie de la dame. Mais, il était déjà trop tard. Elle allait rendre l’âme bien avant l’aboutissement de cette manœuvre.
La direction centrale de la American Airlines à Dallas (Texas) a confirmé le décès de la voyageuse haïtienne. Elle s’est toutefois gardée de faire le moindre commentaire sur les graves dysfonctionnements du dispositif de secours du vol 896 à l’origine de ce drame bouleversant.
Cette affaire devrait faire l’objet d’une enquête judiciaire et pourrait entraîner des poursuites légales contre la compagnie américaine classée numéro un mondial de l’aviation civile.
American Airlines, dont beaucoup des passagers se plaignent régulièrement de la qualité des services offerts à la clientèle haïtienne, avait dû annuler ces dernières semaines plusieurs de ses vols au départ et à destination de Port-au-Prince en raison notamment de problèmes mécaniques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4735

mardi 12 février 2008

Une organisation haïtienne parmi huit ONG bénéficiaires d’un don de 100.000 dollars de l’OEA

Une enveloppe destinée à la promotion de la démocratie et des droits humains dans la région
dimanche 10 février 2008,
Radio Kiskeya


L’Organisation des Etats américains a annoncé avoir accordé un don de 100.000 dollars à huit organisations non gouvernementales, dont une haïtienne, en vue d’appuyer des projets destinés au renforcement de la démocratie, de la protection des droits humains et de la participation citoyenne.
Dans un communiqué rendu public ce week-end à Washington, l’OEA précise que cette aide, à laquelle a également contribué l’Institut Open Society de la Fondation George Soros, sera remise aux organisations bénéficiaires par le biais du secrétariat des Sommets des Amériques.
L’Association Femmes Soleil d’Haïti (AFASDA) figure au nombre des ONG dont les projets ont été approuvés par le comité de sélection. Parmi les autres organisations se trouvent la Fédération nationale des organisations non gouvernementales pour les communautés afrocolombiennes de la Colombie et l’Association écologique Santo Tomàs du Mexique.
L’organisation hémisphérique souligne que les projets à exécuter concernent notamment la lutte contre la violence faite aux femmes, l’appui aux afrodescendants afin d’accroître leur participation au système interaméricain et la promotion de la participation citoyenne aux processus électoraux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4686

Des haïtiens parmi une soixantaine d’étrangers arrêtés en Floride

Des rafles lancées ces dernières semaines à Orlando contre des individus accusés notamment de crimes
dimanche 10 février 2008,
Radio Kiskeya
Depuis la fin du mois de janvier, les services de contrôle de l’immigration et des douanes des Etats-Unis ont appréhendé dans la région d’Orlando, en Floride, 63 ressortissants étrangers, dont des haïtiens, accusés d’avoir violé la loi sur l’immigration, a annoncé dimanche l’agence américaine.
Interrogée par le Miami Herald, la porte-parole des services d’immigration, Barbara Gonzalez, a indiqué que 45 des individus capturés sont des fugitifs et d’autres considérés comme des criminels. Parmi les activités criminelles qui leur sont reprochées figurent des agressions aggravées, des incendies, la vente de cocaïne, des traitements cruels réservés aux enfants, le transport clandestin d’armes à feu et des vols importants.
Outre des haïtiens, des argentins, canadiens, indiens, libanais, mexicains, nicaraguéens et trinidadiens ont été également épinglés dans le cadre de cette série d’opérations.
Les autorités n’ont pas indiqué si ces personnes risquaient la déportation.
De nombreux délinquants haïtiens ayant purgé de lourdes peines aux Etats-Unis sont régulièrement renvoyés en Haïti depuis des années. Ils sont accusés de jouer un rôle non négligeable dans l’insécurité chronique qui frappe le pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4685

vendredi 1 février 2008

Deux haïtiens parmi quatre présumés trafiquants d’armes arrêtés en Jamaïque

Ils sont soupçonnés d’avoir introduit dans le pays par voie maritime des armes illégales provenant d’Haïti
mercredi 30 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Des membres de l’unité de police jamaïcaine dénommée Operation Kingfish ont procédé à l’arrestation de quatre présumés trafiquants d’armes, dont deux ressortissants haïtiens, lors d’une vaste opération au cours de laquelle le secteur de Hellshire à St. Catherine a été bouclé mercredi après-midi.
Le commissaire adjoint Glenmore Hinds, qui était à la tête de l’opération, a indiqué à la station Radio Jamaica que ces individus sont soupçonnés d’être impliqués dans l’arrivée sur le territoire jamaïcain d’armes illégales en provenance d’Haïti.
"Nous détenons ces quatre personnes, mais nous espérons pouvoir en arrêter d’autres grâce aux investigations en cours", a affirmé Hinds.
Il a annoncé la poursuite des opérations en soulignant que les suspects ont transporté des armes à feu d’Haïti vers la Jamaïque à bord d’un bateau.
Depuis un certain temps, les autorités jamaïcaines se montrent extrêmement préoccupées par l’intensification d’un trafic "drogue contre armes" entre les deux îles voisines que sépare le Canal de la Jamaïque. Récemment, des armes de poing appartenant à la Police Nationale d’Haïti avaient été confisquées en Jamaïque. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4653

lundi 14 janvier 2008

Accident en République Dominicaine : Un haïtien tué et plusieurs autres blessés

Un camion s’est renversé avec à son bord des illégaux qui tentaient d’entrer en territoire voisin grâce à la complicité de passeurs
samedi 12 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Un sans-papier haïtien a été tué et plusieurs autres blessés dans l’accident d’un camion qui s’est produit samedi dans la province frontalière de Dajabòn (nord-est de la République Dominicaine), ont indiqué des sources officielles citées par EFE.
Selon la police dominicaine, Malseli Josephète, 34 ans, est décédé sur le coup tandis que Ninot Pierre, 25 ans, se trouvait dans un état grave après avoir été blessé à la tête et dans d’autres parties du corps. D’autres compatriotes, en nombre indéterminé, ont été touchés à la jambe, au bras et au cou notamment. Les médecins ont indiqué que leurs jours ne sont pas en danger.
L’accident est survenu lorsque le conducteur du véhicule, qui transportait les illégaux, a tenté de faire demi-tour en constatant qu’il a été découvert par un détachement militaire en stationnement dans la région.
Le chauffeur et un autre homme, tous deux de nationalité dominicaine, ont été appréhendés et accusés d’être responsables de ce voyage illégal.
Quant aux haïtiens, ils ont été dans leur grande majorité mis en état d’arrestation et incarcérés à la prison de la Fortaleza Beller, à Dajabòn. Ils devraient être rapatriés incessamment.
Chacun des voyageurs avait versé aux passeurs 1.600 pesos (environ 49 dollars) pour traverser la frontière et se rendre jusqu’à la commune de Navarrete, dans la province de Santiago (nord).
Les clandestins haïtiens ont été à maintes reprises victimes de graves accidents de la route en tentant d’aller s’installer en République Dominicaine.

spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4606

dimanche 6 janvier 2008

Terrible accident dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier : Sept morts et des blessés

Des fidèles d’une église protestante fauchés par un véhicule à Pétion-Ville
vendredi 4 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans un grave accident de la circulation qui s’est produit à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
Un véhicule, dont les freins avaient lâché, a été à l’origine de cette catastrophe qui s’est produite à la rue Panaméricaine au moment où un service religieux traditionnel venait de s’achever dans une église protestante.
Les victimes ont été essentiellement des fidèles, parmi elles une mère travaillant dans un supermarché situé juste en face de l’église ainsi que sa fille.
Deux jeunes gens, qui faisaient partie la veille du comité de réception d’un mariage célébré à l’église du Temple adventiste, ont également péri.
Blessé au bras, le chauffeur du véhicule impliqué dans l’accident a tenté de prendre la fuite. Mais, il a été arrêté par des agents de la Police Nationale.
La saison des fêtes est généralement marquée par des accidents meutriers. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4589

dimanche 9 décembre 2007

Les journalistes accrédités à l’ONU créent le Prix Ricardo Ortega


La télévision japonaise NHK récipiendaire de cette distinction dédiée à la mémoire du journaliste espagnol tué en Haïti le 7 mars 2004, au cours d’une importante manifestation des GNBistes noyée dans le sang par des partisans armés de Jean-Bertrand Aristide

L’Association des correspondants de presse accrédités à l’ONU (UNCA) a décerné vendredi pour la première fois le Prix Ricardo Ortega de radio et télévision en hommage au journaliste espagnol tué à Port-au-Prince en mars 2004, lors de la violente interruption d’une manifestation colossale célébrant la chute de Jean-Bertrand Aristide.

Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE datée de New York, cette récompense d’une dotation de 10.000 dollars a été attribuée à une équipe de la télévison japonaise NHK basée au Caire pour sa contribution à la diffusion de l’information sur le Moyen-Orient. Pour sa part, le journaliste Martin Semukanya de la chaîne de télévision sud-africaine Africa a reçu un montant de 1.000 dollars à titre de finaliste dans la même catégorie.

Au cours de la cérémonie marquant la 12e édition de la remise des Prix de la UNCA à laquelle assistait notamment le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le multimilliardaire britannique Richard Branson, propriétaire du réseau de compagnies de transport Virgin Group, a été distingué pour son apport à la lutte contre les changements climatiques.

Le puissant homme d’affaires a décidé de consacrer 3 milliards de dollars sur dix ans au développement des énergies renouvelables.

D’autres Prix ont été également décernés, dont celui de la meilleure couverture des événements à l’ONU par la presse écrite, créé en mémoire d’Elisabeth Neuffer, une journaliste du quotidien américain Boston Globe tuée en Irak en 2003.

Reporter de la télévision espagnole Antena 3 en mission professionnelle en Haïti, Ricardo Ortega avait été abattu de plusieurs balles au thorax et à l’abdomen. De nombreuses autres victimes furent enregistrées le 7 mars 2004 quand des partisans armés d’Aristide avaient ouvert le feu sur des dizaines de milliers de manifestants enthousiastes qui convergeaient vers le Palais National (siège de la Présidence). Sept personnes avaient été tuées et 35 autres blessées.

Un inspecteur divisionnaire de la Police Nationale, Jean-Michel Gaspard, et un partisan zélé du régime déchu, Yvon Antoine alias "Gros Yvon", avaient été arrêtés à la suite de ce massacre qui aurait été planifié lors d’une réunion spéciale tenue la veille à Port-au-Prince.

Cependant, près de quatre années plus tard, on attend encore le procès des présumés assassins du confrère espagnol et des six haïtiens tués au cours de cette journée noire. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4499



lundi 3 décembre 2007

Des milliers de médecins panaméens en grève craignent d’être remplacés par des professionnels étrangers dont des haïtiens

Sans confirmer l’information, le Président Martìn Torrijos n’écarte pas une telle option afin de court-cicuiter ce mouvement de revendications salariales qui paralyse les hôpitaux publics du Panama depuis un mois
lundi 3 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Des médecins panaméens en grève depuis près d’un mois dans le cadre d’un mouvement de revendications salariales ont accusé le gouvernement du Président Martìn Torrijos de vouloir les remplacer par des spécialistes venus de plusieurs pays de la région, dont Haïti, rapporte une dépêche d’EFE datée de Ciudad de Panama.
Fernando Castañedas, de la direction de la commission nationale de négociation (COMENENAL), à l’origine de cette grève dans le système hospitalier public, a déclaré que le pouvoir "cherche à faire venir des médecins d’Haïti, du Salvador, du Vénézuéla et d’autres pays de la région afin de remplacer les médecins en grève".
Tout en refusant de confirmer l’existence d’un tel projet, le Président Torrijos n’a pas écarté la possibilité de recourir à cette option. "Ce qui est clair, c’est que nous avons la responsabilité de faire notre possible pour que les panaméens ne meurent pas faute de soins médicaux", a affirmé le chef de l’Etat interrogé par des journalistes au cours d’une visite le week-end écoulé des travaux de construction du Musée de la biodiversité.
Il s’est aussi montré agacé par le fait que les grévistes s’attaquaient au projet "Operaciòn Milagro" (Opération Miracle) mis en place au Panama par son épouse et première dame, Vivian Fernàndez de Torrijos, avec le soutien du gouvernement cubain et qui a permis à plus de 10.000 panaméens pauvres de recouvrer la vue gratuitement.
Plus de 5.000 médecins panaméens refusent de fournir des soins de santé aux patients. Ils protestent notamment contre leurs conditions de travail et la possible privatisation du service public de santé.
Toutefois, une petite fenêtre semblait pouvoir donner une chance aux négociations avec la décision de la COMENENAL de suspendre le mouvement pendant 48 heures, lundi et mardi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4483

mardi 27 novembre 2007

Décès à Montréal du Dr Claude Jean-François, ancien ministre de la santé et président de la Croix-Rouge Haïtienne

Un éminent orthopédiste, auteur d’une importante transplantation au Québec
lundi 26 novembre 2007,
Radio Kiskeya

L’ancien ministre de la santé publique et éminent médecin haïtien Claude Jean-François, 63 ans, surnommé affectueusement "Zi", est décédé mercredi dernier (21 novembre) à Montréal, a annoncé sa famille dans un avis de décès parvenu à Radio Kiskeya.
Egalement ancien président de la Société haïtienne de la Croix-Rouge et membre fondateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL, ex-Organisation politique Lavalas), le Dr Jean-François, qui était malade, s’est éteint à l’hôpital Notre-Dame du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).
Orthopédiste très respecté, il était considéré comme un grand spécialiste de cette branche médicale au Québec où une transplantation osseuse réalisée avec succès, il y a un certain nombre d’années, lui avait valu la reconnaissance de la communauté scientifique.
La disparition du Dr Claude Jean-François plonge dans le deuil son épouse Rita, elle aussi médecin, ses enfants Didier et Joëlle, son frère Léonard et ses cinq sœurs Joséphine, Madeleine, Rolande, Adeline et Marie-Reine.
Prévues samedi après-midi au complexe funéraire Mont-Royal à Outremont, les funérailles du disparu seront précédées d’une exposition de la dépouille à compter de jeudi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4471

lundi 26 novembre 2007

Le commissaire Claudy Gassant contraint de libérer un militant de la PAPDA et son épouse peu après avoir ordonné leur interpellation

L’agronome Franck Saint-Jean affirme avoir été victime de l’arbitraire dimanche à Delmas en compagnie de son épouse, Gise Jean-Jacques, suite à un incident de la circulation purement imaginaire
dimanche 25 novembre 2007,
Radio Kiskeya
L’agronome Franck Saint-Jean, membre actif de la Plate-Forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) et son épouse Gise Jean-Jacques, cadre du ministère de l’éducation nationale, ont été brièvement interpellés dimanche matin sur ordre du chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, suite à un banal problème de circulation.
Interrogé par Radio Kiskeya, M. Saint-Jean a indiqué qu’il circulait tranquillement au volant de sa voiture au haut de Delmas (est de la capitale) lorsque le cortège du commissaire tentait de le dépasser en lui demandant de dégager la route. Le temps pour le conducteur de céder le passage, trois gardes du corps de M. Gassant lourdement armés lui avaient déjà intimé l’ordre de s’arrêter près de Caribbean Super Market. Après une fouille expéditive du véhicule, l’agronome St-Jean et sa femme ont été arrêtés et conduits au sous-commissariat de Delmas 62 où les policiers étaient embarrassés et avaient toutes les peines du monde à déterminer leur statut.
Il a fallu la mobilisation des responsables de la PAPDA et d’organisations partenaires comme Solidarité Fanm Ayisyen (SOFA) et le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) pour obtenir la libération de Franck Saint-Jean et de Gise Jean-Jacques à l’issue de longues minutes de garde à vue.
Assaillies d’appels téléphoniques, les plus hautes autorités gouvernementales ont ordonné au commissaire Claudy Gassant de relâcher immédiatement le couple qui n’avait commis aucune infraction au regard de la loi. Le chef du parquet s’est alors rendu devant le commissariat de police où il a fait libérer les deux citoyens en donnant des instructions aux agents de la PNH par personne interposée sans descendre de son véhicule officiel.
L’agronome Saint-Jean a dénoncé le caractère arbitraire de cette double interpellation et la PAPDA dont il est membre ne devrait pas tarder à exprimer son indignation.
Pour Claudy Gassant, il s’agit d’un incident de plus. Des interventions, initiatives et déclarations très controversées ont marqué sa présence ces derniers mois à la tête du parquet de la capitale. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4464
...Il n'y a personne dans ce pays capable de lui faire comprendre à ce commissaire qu'à force de vouloir en faire trop il commence a gaver les gens avec son ridicule!

mardi 20 novembre 2007

Douleur et indignation après les funérailles d’un jeune haïtien tué à Miami

La communauté haïtienne entoure la mère de Gracia Beaugris abattu dans des circonstances confuses par un policier le 25 octobre ; des leaders communautaires réclament justice
lundi 19 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Medilia Philibert, la mère d’un jeune haïtien de 19 ans, Gracia Beaugris, assassiné le mois dernier à Miami par un policier, a connu une journée extrêmement pénible lundi au lendemain des funérailles de son fils qu’elle n’avait plus revu depuis six ans, rapporte le Miami Herald.
Le choc a été très violent pour Mme Philibert qui a effectué son tout premier voyage aux Etats-Unis dans des circonstances aussi dramatiques.
"Vous pouvez imaginer ce qui arrive à quelqu’un n’ayant jamais vu son fils depuis six ans et qui cet après-midi le retrouve allongé dans un cercueil", a déclaré Jude Alcindor, porte-parole de la famille éplorée avant d’ajouter "il s’agit de l’une des plus grandes tristesses de la vie".
Grâce à l’aide de plusieurs organisations dont Fanm Ayisyèn nan Miyami (Femmes haïtiennes de Miami) de Marlène Bastien, Medilia Philibert a pu obtenir du consulat américain à Port-au-Prince un visa qui lui a permis d’assister samedi aux funérailles à la cathédrale New Birth Baptist of Faith International d’Opa-Locka. Le consul général d’Haïti à Miami, Ralph Latortue et l’activiste américain Jack Liberman, considéré comme un ami des haïtiens, se trouvaient notamment dans l’assistance. Le corps de Gracia Beaugris a été inhumé au Southern Memorial Park à North Miami Beach.
Vendredi, plus de 250 personnes avaient fait le déplacement pour la veillée funèbre à l’église Shalom de North Miami.
"Avec tout ce qui est arrivé, l’émotion est beaucoup trop forte pour moi. Je ne suis pas en mesure de parler", a indiqué Max Beaugris, le père du défunt, à l’issue de la cérémonie.
Pour sa part, Michael Beaugris, un cousin de Gracia Beaugris surnommé affectueusement "BG", a amèrement regretté son départ brutal ayant mis fin à son rêve de devenir rappeur tout en se souvenant de son altruisme qui faisait de lui un bon samaritain.
L’officier de police Christopher Villano du comté de Miami-Dade, qui a reconnu avoir abattu le 25 octobre dernier le jeune haïtien, fait l’objet d’une enquête criminelle. Cependant, la police affirme d’ores et déjà que Beaugris, arrivé aux Etats-Unis en 2001, a été tué au cours d’un affrontement en tentant de s’emparer de l’arme de service du policier.
Cependant, selon la version haïtienne de l’incident, l’immigré, qui revenait d’un dry cleaning avec des vêtements, regagnait tranquillement sa résidence. Il aurait été donc délibérément ciblé par Villano.
Ce meurtre a été vivement condamné par des leaders communautaires haïtiens et américains, dont Marlène Bastien et Jack Liberman, qui réclament justice pour la victime. Ils ont aussi appelé les autorités à opérer des réformes au sein de la police de Miami impliquée dans de nombreux épisodes de violence non élucidés.
Ces derniers mois, plusieurs haïtiens ont été victimes de bavures policières souvent à la limite du racisme. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4442

Le Président Préval commémore dans la discrétion le 204e anniversaire de la Bataille de Vertières

Une simple gerbe de fleurs sur l’autel de la patrie, puis une visite au QG des casques bleus brésiliens
lundi 19 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le 204e anniversaire de la Bataille de Vertières qui, le 18 novembre 1803 ouvrit la voie à la proclamation de l’indépendance d’Haïti, a été commémoré dans la plus grande sobriété dimanche à Port-au-Prince où le Président René Préval n’a fait la moindre déclaration.
Accompagné du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de membres du gouvernement, le chef de l’Etat s’est rendu à pied au mausolée consacré aux pères fondateurs de la nation, à proximité du Palais National (siège de la Présidence). Sur l’autel de la patrie où reposent les restes de l’empereur Jean-Jacques Dessalines, il a déposé une gerbe de fleurs.
Le président par intérim de la Cour de cassation, Me Georges Moïse, le Sénateur Michel Clérié, qui représentait le Parlement, et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, étaient également présents.
Tout de suite après cette brève cérémonie, le Président Préval et les autres officiels ont regagné le Palais National, assistant au passage à une parade policière aux allures martiales avec des hymnes patriotiques généralement associés à la tradition des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dissoutes en 1995.
Le Président a rendu visite au cours de la même journée aux casques bleus brésiliens déployés en Haïti. A la tête du bataillon le plus important, 1.200 soldats, le Brésil assume également le commandement de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4440
Sans fastes certes, sans dépenses inutiles le 18 novembre aurait du être célébré avec une certaine conviction et volonté pour dire aumonde que malgré tout, nous sommes fiers d’avoir mené cette bataille. « Pito ou lèd nou la ».
On comprend que le 18 novembre est perdu un peu de son superbe car c’était le jour consacré à l’armée ; un jour pour se souvenir de nos ancêtres en guenilles disposés à affronter dans une bataille ou les otpions étaient claires : liberté ou la mort.
Elle est ou notre conscience ? On l’a hypothéquée contre quoi ?
Je ressens une drôle de sensation me parcourir le corps et l’esprit juste en imaginant une de ces scènes !
Aujourd’hui, parmi nos ennemis les plus proches se comptent les bandits et les gans armés qui ne cessent de démontrer leurs forces en circulant « lourdement armés » tandis que la presse fait constamment état de la « démunition » de notre force de police. Dans la fameuse stratégie mise en place - s’il y en a une – pour combattre le grand banditisme, un 18 novembre devrait servir pour exhiber « un tant soit peu » l’arsenal lourd de notre force de l’ordre juste pour dissuader les bandits et leur montrer aussi la force de frappe de la PNH.
Encore une occasion ratée !