Coopération Sud-Sud
Le Nouvelliste | Publié le :03 septembre 2013
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Du 6 au 7 septembre, Haïti accueille le 11e Conseil des ministres de PetroCaribe. Une occasion énorme pour le pays de prouver à nouveau ses capacités. Tout est O.K. a assuré le ministre des Affaires étrangères. Haïti va présenter, entre autres, l'igname et le sirop de canne à sucre comme produits d'exportation dans le cadre du programme nourriture contre produits pétroliers...
La zone économique PetroCaribe. Haïti, pays hôte du 11e Conseil des ministres. Des représentants de 21 pays et une centaine de délégués séjourneront pendant deux jours à Port-au-Prince. Pour la troisième fois consécutive pour cette année 2013, le pays va recevoir des VIP de toute la région. Tout va se dérouler à Pétion-Ville et l'hôtel Royal Oasis qui sera le siège du sommet.
« Tout est fin prêt pour accueillir le sommet et les préparatifs vont bon train, a assuré le ministre haïtien des Affaires étrangères. Tous les agendas ont été déjà établis. La délégation du Venezuela qui s'occupe du secrétariat technique de l'événement est déjà dans le pays, a fait savoir au Nouvelliste Pierre-Richard Casimir, soulignant que le pays a beaucoup à gagner de ce Conseil des ministres. » « Une fois de plus, nous allons prouver notre capacité à accueillir de grands événements comme on l'avait déjà fait pour la Caricom et l'AEC, a indiqué le chancelier. Ce sommet est le troisième grand événement que nous allons accueillir pour l'année. Cela prouve qu'on nous fait confiance.
C'est le retour d'Haïti sur la scène internationale et régionale.» Pour s'assurer que tout se déroulera très bien et que rien n'est laissé au hasard, a ajouté M. Casimir, des rencontres de travail ont été réalisées avec les ministres du Tourisme, de la Santé publique, de la Culture, des responsables de la police nationale, entre autres. «Tous les aspects logistiques sont pris en compte pour le confort des visiteurs», a garanti le chancelier.
Les ministres de 21 pays de la région feront le suivi sur les cinq thèmes déjà abordés au Nicaragua lors du 10e Conseil. Le transport et la communication, la chaîne de production, le tourisme, l'aspect social et culturel, le commerce et l'intégration entre les pays de la zone. Les réflexions sur la construction de la zone économique PétroCaribe vont se poursuivre. Ce 11e Conseil des ministres est le prolongement de la réunion (10e Conseil) qui s'est tenue à Managua le 28 juin dernier.
Haïti assure le leadership du groupe qui travaille sur l'aspect social et culturel de la coopération.
Selon la ministre chargée des Droits humains et de la Lutte contre la pauvreté extrême qui avait proposé et fait accepter ces deux volets, la zone économique PetroCaribe ne se base pas sur l'exploitation, mais au contraire les pays membres se complètent et partagent leurs expériences. « C'est un rapport de solidarité et de fraternité qui se développe, a dit au Nouvelliste Rose Anne Auguste. On se rappelle que le Venezuela et Haïti ont des rapports d'amour et d'amitié depuis longtemps.
Pétion avait supporté Bolivar dans sa lutte de libération... » Le ministère de l'Agriculture a déjà identifié les produits qui seront proposés au Venezuela dans le cadre de l'échange nourriture contre les produits pétroliers dans le but de payer la dette de PetroCaribe, a souligné le ministre Casimir. Le ministre des Affaires étrangères a cité, à titre d'exemple, l'igname et le sirop de la canne à sucre, entre autres.
Le ministère de l'Agriculture présentera une foire artisanale au cours de laquelle les différents produits destinés à l'exportation seront présentés. En ce sens, un document en français, en anglais et en espagnol sera distribué aux différents participants de ce 11e Conseil des ministres de PetroCaribe.
Madame Auguste a souligné que la foire artisanale réunira sept artisans dans différents domaines. La délégation du Venezuela se fera accompagner d'un groupe musical, a-t-elle annoncé. La peinture haïtienne et la gastronomie seront également à l'honneur. La zone économique PetroCaribe, a souligné le chancelier, ne se résume pas uniquement dans l'échange de la nourriture contre le pétrole du Venezuela. Elle prend en compte également le commerce et les relations culturelles entre les pays membres. A l'intention des invités, le gouvernement organisera un cocktail de bienvenue et un gala au cours desquels la culture et la gastronomie du pays seront en valeur. Des groupes de troubadour et des artistes haïtiens assureront le volet musical de l'événement et les produits artisanaux du pays seront exposés. C'est le président de la République, Michel Martelly, qui prononcera les mots de bienvenue aux visiteurs.
Pour sa part, le Premier ministre Laurent Lamothe, animera les séances de travail. Le ministre Casimir a invité la population à accompagner le gouvernement comme elle l'avait déjà fait lors des événements précédents. Encore une fois, a-t-il dit, une autre image du pays sera projetée vers l'extérieur.
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120785
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mercredi 4 septembre 2013
samedi 9 mars 2013
Mort de Chavez: Haïti craint pour son avenir
Par RFI
Caracas avait bâti un solide lien avec l’Etat haïtien. Et avec la disparition de Hugo Chavez, les Haïtiens craignent en effet de perdre le pétrole vénézuélien.
Cette interdépendance économique et financière, via notamment le programme Petrocaribe, pourrait donc avoir des conséquences politiques.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron Effectivement, les Haïtiens ont peur sur le plan économique car la pérennisation du programme Petrocaribe focalise les inquiétudes haïtiennes.
C’est une alliance qu’avait créée le Venezuela en 2005, qui permet à 18 pays de la Caraïbe d’acheter du pétrole à prix préférentiel.
Pour sa part, Haïti ne paye que 40% de sa facture à Caracas. Les 60% restants sont à disposition des autorités haïtiennes pour financer par exemple des programmes sociaux. Et ces sommes conséquentes ne doivent être remboursées que sous 18 ans.
Une aide à la reconstruction
Des fonds qui servent bien sûr à reconstruire le pays après le séisme. En décembre, le gouvernement Martelly-Lamothe a lancé trois grands chantiers dans Port-au-Prince grâce aux fonds Petrocaribe. Il s’agit de la construction des ministères de l’Intérieur, du Commerce et des Affaires étrangères. Le coût de ces travaux s’élève à plus de 52 millions de dollars.
Autre exemple : les maisons implantées au nord de la zone métropolitaine, à Morne Cabrit, ont été aussi réalisées grâce à l’argent prêté par le Venezuela, soit 48 millions de dollars pour 3 000 logements.
Le programme Petrocaribe en question
Les Haïtiens redoutent que ce programme Petrocaribe ne soit révisé si l’opposition venait à gagner les élections vénézuéliennes.
Début janvier, le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe s’était rendu à Caracas. Le vice-président Nicolas Maduro lui avait alors garanti que le programme Petrocaribe allait continuer pour tous les pays bénéficiaires.
Mercredi 6 mars, le ministre haïtien des Affaires étrangères déclare que la « coopération va se poursuivre ». Une confiance que ne partagent pas tous les politiciens à Port-au-Prince. Si la droite arrive au pouvoir au Venezuela, Haïti pourrait ne plus bénéficier d’autant d’aides, via notamment ce programme Petrocaribe justement.
http://www.rfi.fr/ameriques/20130307-chavez-haiti-petrole-petrocaribe
Caracas avait bâti un solide lien avec l’Etat haïtien. Et avec la disparition de Hugo Chavez, les Haïtiens craignent en effet de perdre le pétrole vénézuélien.
Cette interdépendance économique et financière, via notamment le programme Petrocaribe, pourrait donc avoir des conséquences politiques.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron Effectivement, les Haïtiens ont peur sur le plan économique car la pérennisation du programme Petrocaribe focalise les inquiétudes haïtiennes.
C’est une alliance qu’avait créée le Venezuela en 2005, qui permet à 18 pays de la Caraïbe d’acheter du pétrole à prix préférentiel.
Pour sa part, Haïti ne paye que 40% de sa facture à Caracas. Les 60% restants sont à disposition des autorités haïtiennes pour financer par exemple des programmes sociaux. Et ces sommes conséquentes ne doivent être remboursées que sous 18 ans.
Une aide à la reconstruction
Des fonds qui servent bien sûr à reconstruire le pays après le séisme. En décembre, le gouvernement Martelly-Lamothe a lancé trois grands chantiers dans Port-au-Prince grâce aux fonds Petrocaribe. Il s’agit de la construction des ministères de l’Intérieur, du Commerce et des Affaires étrangères. Le coût de ces travaux s’élève à plus de 52 millions de dollars.
Autre exemple : les maisons implantées au nord de la zone métropolitaine, à Morne Cabrit, ont été aussi réalisées grâce à l’argent prêté par le Venezuela, soit 48 millions de dollars pour 3 000 logements.
Le programme Petrocaribe en question
Les Haïtiens redoutent que ce programme Petrocaribe ne soit révisé si l’opposition venait à gagner les élections vénézuéliennes.
Début janvier, le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe s’était rendu à Caracas. Le vice-président Nicolas Maduro lui avait alors garanti que le programme Petrocaribe allait continuer pour tous les pays bénéficiaires.
Mercredi 6 mars, le ministre haïtien des Affaires étrangères déclare que la « coopération va se poursuivre ». Une confiance que ne partagent pas tous les politiciens à Port-au-Prince. Si la droite arrive au pouvoir au Venezuela, Haïti pourrait ne plus bénéficier d’autant d’aides, via notamment ce programme Petrocaribe justement.
http://www.rfi.fr/ameriques/20130307-chavez-haiti-petrole-petrocaribe
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