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dimanche 4 septembre 2011

Haïti : l’ONU salue les mesures prises en matière de droits de l’homme et de justice

En marge de la dernière mission à Port-au-Prince de l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, la MINUSTAH s’est félicitée de l’avancement du processus visant à combler les postes vacants à la Cour de cassation et à instituer le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) Publié le dimanche 4 septembre 2011
2 septembre 2011 – La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a salué vendredi la sélection par le Sénat de la République de 18 candidats pour les six postes de juges à la Cour de cassation, et l’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, a affirmé « être impressionné » par les annonces faites par les nouvelles autorités d’Haïti dans le domaine de l’Etat de droit.
« Cette sélection permettra au Président Michel Joseph Martelly de nommer les six juges à la Cour de Cassation ainsi que le Président de cette Cour. Cette nomination permettra de mettre sur pied le 3 octobre 2011 le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, comme l’a déclaré le Président Martelly », a déclaré vendredi la MINUSTAH dans un communiqué.
« La décision du Sénat de la République est un premier pas important vers l’accord de bonne gouvernance qui doit présider les relations entre le Président de la République et le Parlement dans l’intérêt supérieur du peuple haïtien », poursuit la Mission.
La MINUSTAH a rappelé « l’importance de l’établissement d’un pouvoir judiciaire indépendant pour le renforcement de l’État de droit en Haïti et la consolidation des acquis démocratiques ».
« Ce Conseil représentera la clé de voute d’un pouvoir judiciaire indépendant », a conclu la MINUSTAH.
« Je vois dans cette annonce les prémisses de la réalisation tant attendue de la nécessaire séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire qui devrait, à terme, permettre de redonner aux Haïtiens confiance dans l’effectivité de leur justice tellement décriée », a dit Michel Forst, concernant la prochaine nomination de juges par le Président, aux 6 sièges vacants de la Cour de Cassation.
L’Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst a également « exprimé son souhait que le futur gouvernement envoie rapidement des signaux clairs concernant l’évaluation de la police nationale haïtienne, et en particulier que le Conseil Supérieur de la Police Nationale écarte les policiers, parfois de rang élevé, qui n’auraient pas passé le processus de certification ».
L’expert a exprimé son inquiétude, quant à la possible réintégration d’ex-policiers au passé « sujet à caution dans la PNH », et il a indiqué souhaité constater « rapidement et complètement dissipées par les nouvelles autorités ».
M. Forst s’est dit perturbé par la situation dans les prisons haïtiennes, et déplore qu’en pleine épidémie du choléra, les latrines de plusieurs prisons ne soient plus vidées, et que l’approvisionnement en nourriture ne soit quasiment plus assuré.
« Il y a là quelque chose de profondément choquant, sans compter le risque d’explosion de violence que cette inaction de l’état porte en germe dès lors que les prévenus et les détenus ne seraient plus nourris », a-t-il déclaré.
Sur les deux dossiers emblématiques de la lutte contre l’impunité, celui de Jean-Claude Duvalier et celui du massacre de la prison des Cayes, l’expert indépendant a indiqué qu’il a « reçu avec une grande satisfaction une assurance au plus haut niveau que la justice suivrait son cours et que la séparation des pouvoirs interdirait toute interférence de l’exécutif dans le traitement judiciaire des procédures engagées ».
La neuvième mission de M. Forst dans le pays s’achèvera le samedi 3 septembre. L’expert indépendant souhaite attirer l’attention de tous, sur le fait qu’Haïti présentera son rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève le jeudi 13 octobre 2011, dans le cadre de la procédure de l’Examen périodique universel.
N.B Dépêche du Centre d’actualités de l’ONU
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8034

vendredi 10 septembre 2010

Droits humains : "très peu de progrès" en Haïti depuis le séisme, selon l’expert indépendant de l’ONU

Pour son énième mission d’évaluation, Michel Forst formule des critiques contre le chef de l’Etat, les dysfonctionnements du système judiciaire et les conditions infra-humaines des sinistrés du séisme ; il appelle aussi à des élections libres et transparentes jeudi 9 septembre 2010, Radio Kiskeya
L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, a estimé jeudi que très peu de progrès ont été réalisés en matière de respect des droits de la personne depuis le séisme du 12 janvier tout en renouvelant sa confiance aux autorités haïtiennes et à la CIRH dans le cadre du processus de reconstruction.
Arrivé à Port-au-Prince pour un séjour d’une semaine consacrée à l’évaluation de l’Etat de droit, de l’impact de la crise humanitaire sur la situation des droits humains et la nécessité de confier à la justice un rôle central dans la reconstruction, Michel Forst a une fois de plus déploré, lors d’une conférence de presse, le refus persistant du Président René Préval de nommer un président à la Cour de cassation.
Evoquant dans la foulée la situation du système carcéral, l’expert indépendant a dénoncé des conditions d’incarcération exécrables constatées notamment au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, où les détenus font face au quotidien à la promiscuité et à l’insalubrité dans des cellules surpeuplées.
Parallèlement, le phénomène de la détention préventive prolongée n’a guère reculé. Au moins, 1.400 personnes qui, dans leur majorité n’ont pas encore été jugées, sont aujourd’hui détenues au Pénitencier National.
Dans la même veine, Forst salue l’enquête de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) sur la tuerie enregistrée peu après le séisme à la prison civile des Cayes (196 km au sud de la capitale). Mais, les auteurs du carnage doivent être punis conformémenet à la loi, a fait remarquer l’expert onusien.
M. Forst, qui a visité les campements de réfugiés, note que la situation des sinistrés n’a connu aucune amélioration huit mois après le séisme. Ne cachant pas ses inquiétudes face à cette situation, il exhorte les autorités à fermer progressivement, au profit d’abris transitionnels plus vivables, les camps d’hébergement par ailleurs théâtre d’agressions sexuelles à répétition contre les femmes et les filles.
S’agissant de la reconstruction, l’expert français de l’ONU affirme qu’il continue à faire confiance au gouvernement Préval/Bellerive et à la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), même s’il reconnaît que le processus, perçu comme très peu inclusif, est confronté à de sérieux problèmes d’engagements financiers de la communauté internationale.
Enfin, concernant les élections présidentielles et législatives du 28 novembre, Michel Forst souhaite qu’elles soient libres, honnêtes et démocratiques et soient capables de susciter une participation significative de l’électorat. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7030

Droits de l'Homme : une nécessité

Le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH), a procédé, le jeudi 9 septembre 2010 à Port-au-Prince, au lancement officiel de la tribune des droits de l'homme à l'intention des candidats. Cette activité consiste à convaincre les candidats de la nécessité d'insérer dans leur programme de campagne électorale les droits humains. Haïti: Sensibiliser et motiver les candidats qui sont les futurs décideurs du pays sur l'importance et l'obligation d'insérer la question des droits de l'homme dans le processus de la reconstruction du pays constitue, entre autres, l'objectif fixé par le CARDH. Dans la perspective du développement durable, les droits de l'homme occupent une place incontournable, a fait valoir le CARDH. L'implication des futurs dirigeants du pays dans la lutte pour le respect des droits intrinsèques de tous et de chacun s'avère importante pour mettre en place un État de droit.
Des séances de travail et de distribution de documents aux participants sont prévues par les organisateurs lors du déroulement de la tribune qui se tiendra le 22 septembre. Environ cent candidats dont dix à la présidence auront à bénéficier d'un accompagnement technique de la part des organismes de droits de l'homme, même après les campagnes électorales. Le choix des candidats dépend de leur représentation sur l'échiquier électoral, selon Gédéon Jean, le directeur exécutif du CARDH. "La tribune ne constitue pas un espace créé en vue de permettre aux candidats d'étaler leurs programmes politiques mais une sorte d'atelier pour qu'ils puissent connaitre les mécanismes de matérialisation des nobles idées relatives aux droits de l'homme", a précisé Gédéon jean.
Pour contextualiser le programme de la tribune des droits de l'homme á l'intention des candidats, le directeur exécutif du CARDH se réfère à la recommandation faite par l'expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l'homme, Michel Forst, demandant une nouvelle approche des droits de l'homme dans le pays. Lors de sa dernière visite, l'expert indépendant des droits de l'homme n'a pas caché son inquiétude face à la dégradation des droits humains dans le pays. Le CARD a également considéré la situation préoccupante des sinistrés dans les camps de réfugiés suite au cataclysme du 12 janvier. La situation dans laquelle vivent près d'un million de personnes sous des tentes depuis le tremblement de terre constitue une violation grave des droits intrinsèques de l'homme, a-til ajouté.
Le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH) est un organisme des droits de l'homme qui lutte dans ce domaine à travers le pays depuis environ cinq ans.
Gérard Jeanty Junior
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83396&PubDate=2010-09-09
Haïti Recto Verso commente:
Par respect pour le travail du journaliste je recopie son article sans modifier le titre. Mais ce n'est pas l'envie qui nous manque. A en juger pr le nombre d'organisations en Haïti, isolées ou en plareforme ou en réseaux qui défendent les droits humains on est en droit de dire que "Droits de l'homme: une nécéssité, défendre les droits de l'homme: unebonne affaire!

vendredi 3 septembre 2010

Haiti-Droits humains : Michel Forst attendu à Port-au-Prince

P-au-P, 2 Sept. 2010 [AlterPresse] --- L’expert indépendant des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme en Haiti, Michel Forst, est attendu ce vendredi 3 septembre à Port-au-Prince. Le porte-parole adjoint de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haiti (Minustah), Puglieze Vincenzo, l’a confirmé ce jeudi 2 septembre lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté AlterPresse.
L’expert de l’Onu pour les droits de l’homme en Haiti, qui doit laisser la capitale le 10 septembre prochain, a pour mission de s’enquérir du suivi des recommandations formulées aux autorités haitiennes lors de sa dernière visite dans le pays en avril dernier, selon Puglieze Vincenzo.
Michel Forst, qui était venu trois mois après le séisme, avait non seulement recommandé une place pour les droits de l’homme dans la reconstruction d’Haiti, mais aussi une grande attention à la situation des sinistrés du 12 janvier. Il avait en outre souhaité la poursuite des réformes dans le domaine de l’Etat de droit.
Ce sera la deuxième visite à Port-au-Prince de l’expert de l’Onu pour les droits de l’homme en Haiti depuis le tremblement de terre du 12 janvier, la sixième, depuis sa nomination à ce poste.[cer gp apr 02/09/2010 15:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9938

dimanche 23 mai 2010

L'ONU s'interroge sur la mort de prisonniers en Haïti

Publié le 22 mai 2010 à 21h36 | Mis à jour le 22 mai 2010 à 21h40
Le responsable a réagi à une information du New York Times selon laquelle la police aurait pu à la faveur du soulèvement abattre des prisonniers, dans la ville de Les Cayes.
«De notre point de vue, il y a eu de graves violations des droits humains dans cette prison» a indiqué le porte-parole de l'ONU David Wimhurst.
L'article mentionne une émeute qui est passée largement inaperçue dans le contexte du tremblement de terre, le 19 janvier, une semaine après le séisme responsable de la mort de 230 000 à 300 000 personnes à Port-au-Prince et dans les environs. Douze à 19 prisonniers auraient été tués par balles, et une quarantaine blessés.
La prison était surpeuplée et les 467 prisonniers, terrorisés pour certains par les répliques du séisme, ont commencé à se rebeller. La police haïtienne a cerné la prison avec des Casques bleus sénégalais, pour éviter les évasions en masse qui s'étaient produites auparavant dans la capitale.
A un moment, la police haïtienne est rentrée dans le bâtiment et a tiré. les Casques bleus ont vu dix corps, mais plus de gens auraient été tués ou blessés, selon Wimhurst.
L'enquête a été retardée par l'effondrement des bâtiments de l'ONU sur place, qui a provoqué des pertes importantes parmi les 9 000 soldats de l'organisation.

vendredi 16 avril 2010

Haïti reste sur la "liste noire" de la CIDH

Le rapport annuel 2010 dénonce la persistance de la corruption, de l’impunité et l’incapacité de la justice à garantir les droits fondamentaux des citoyens
Haïti figure une fois de plus, en compagnie de Cuba, du Venezuela et de la Colombie, sur la liste des pays indexés par la la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) comme les pays du continent américain où sont enregistrées les plus graves violations des droits de la personne.
Ciblé pour la première fois, le Honduras, où un coup d’Etat avait renversé l’année dernière le Président Manuel Zelaya, rejoint les quatre "mauvais élèves".
Lors de la présentation de son rapport annuel devant la commission des affaires juridiques et politiques de l’Organisation des Etats américains, le président de la CIDH, Felipe Gonzàlez, a fait état des préoccupations de la commission concernant Haïti où sont récurrents des problèmes de sécurité publique, d’administration de la justice, d’impunité et de vulnérabilité de certaines catégories de la population.
Les déficiences structurelles et institutionnelles exigent des réformes et une assistance appropriée, selon la Commission interaméricaine des droits humains.
Elle soutient que l’inefficacité de la justice, la corruption et le grave déficit de ressources financières et humaines contribuent à entretenir un cycle d’impunité qui affecte la capacité de l’Etat haïtien à garantir et à respecter les droits fondamentaux des citoyens.
L’organisme de l’OEA chargé de l’observation de la situation des droits humains dans l’hémisphère occidental épingle régulièrement Haïti parmi les Etats où les droits les plus élémentaires sont régulièrement violés, négligés voire ignorés. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6706