Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 7 mai 2010
Liberté de la presse : "il faut en faire bon usage", recommande Préval
Le Président René Préval s’est posé jeudi implicitement en "juge" de l’exercice de la liberté de la presse en Haïti en fustigeant les "dérives" qui caractérisent, selon lui, le traitement de l’information dans certains médias où la boussole des journalistes ne serait pas le souci de restituer la vérité.
S’appuyant sur deux cas particuliers relatifs à la diffusion d’informations erronées ou manipulées préjudiciables pour son régime, le chef de l’Etat a épinglé Radio Signal FM, une station privée de Port-au-Prince, et une agence en ligne Haïti Média.
Le premier média aurait prêté au confrère Hérold Jean-François, PDG de Radio Ibo, des déclarations qu’il n’a jamais faites sur de présumées tentatives du pouvoir de corrompre la presse à travers des "offres alléchantes" tandis que le second aurait assimilé à une information confirmée des rumeurs portant sur le dispositif qu’auraient mis en place des hommes d’affaires proches de la Présidence en vue de brouiller les émissions des stations de radio échappant à leur contrôle.
Ciblant à plusieurs reprises Signal FM dans ses considérations, M. Préval a déclaré le visage fermé avoir fait lui-même la rectification qui s’imposait, mais que la station avait refusé de faire.
"Je dis que ce n’est pas sérieux", a poursuivi le dirigeant haïtien en guise de réaction à la "campagne de déstabilisation" qui viserait les médias.
René Préval, qui avoue être jaloux de la pérennisation de la liberté de la presse, appelle les journalistes à avoir des pratiques professionnelles responsables afin de protéger un "acquis démocratique fondamental".
Il souligne que sous son administration, la liberté de la presse est garantie et aucun responsable gouvernemental n’a jamais tenté d’influencer la radio-télévision nationale d’Haïti (RTNH), encore moins les médias privés.
A preuve, il cite le dernier rapport mondial sur la situation de la presse dans lequel Reporters Sans Frontières signale des progrès importants réalisés en Haïti.
A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le lundi 3 mai, Préval avait exhorté les journalistes et responsables de médias à jouer leur partition, comme le gouvernement assure, dit-il, la sienne, dans le but de préserver la liberté de la presse.
Enfin, récemment, le Président avait fait état de l’aide post-séisme fournie par l’Exécutif aux médias en difficulté sans qu’aucune "redevance" n’ait été réclamée en retour. spp/Radio Kiskeya.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6751
mardi 4 mai 2010
Préval estime que la liberté d'expression doit être protégée
Dans ce court message en créole le président haïtien a appelé les membres du gouvernement à être tolérant à l'égard des journalistes qui sont appelés à critiquer les actions des autorités. Le chef de l'Etat préfère des " critiques éclairés " présentées avec un certains sens de responsabilité. En insistant sur cet aspect M. Préval a fait remarquer que la Presse contribue a former l'opinion publique nationale et internationale.
Dans le contexte de la reconstruction M. Préval estime qu'il est important de faire écho à la fois des choses positives et de celles qui sont négatives. Il croit que les critiques formulées dans le respect et avec professionnalisme peuvent être bénéfiques pour la nation.
Il s'agit d'une bonne répartition des taches indispensable pour le progrès économique du pays.
LLM / Radio Métropole Haïti
lundi 21 décembre 2009
« SOS Journalistes » récompense des journalistes pour leur travail pendant l’année
Cérémonie de remise de prix à des journalistes samedi soir à KINAM II (Pétion Ville) à l’initiative de « SOS Journalistes », dirigé par Guyler C. Delva.
Ce fut l’occasion d’une rare rencontre entre des journalistes de différentes générations, dans une ambiance empreinte de confraternité et de cordialité.
Le jury, présidé par Jacques Sampeur, PDG de Radio Télé Antilles Internationale et président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), comprenait également le Directeur Général de la station Mélodie FM, président de l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) et le secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers.
Le « Prix Jean Dominique » a été décerné à Anthony Pascal, dit « Konpè Filo », journaliste de Radio Télé « Ginen » ; le « Prix Gasner Raymond » , a été remis au journaliste Valéry Numa de la radio Vision 2000 ; le « Prix du meilleur journaliste sportif de l’année » été attribué à Berhman Gay , de Radio Galaxie ; le « Prix Yvonne Hakim Rimpel de la meilleure présence féminine dans les médias » a été remis à la journaliste Liliane Pierre Paul , Directrice de programmation à Radio Kiskeya.
En souvenir de l’illustre personnage que fut Yvonne Hakim Rimpel, torturée sous la dictature de François Duvalier, Liliane Pierre Paul a accepté de recevoir la distinction. Par contre, dans la ligne de pensée et d’action de Yvonne Rimpel, Lilianne a décidé de remettre la dotation du prix (c’est-à-dire la somme qui y est associée) à deux organisations féministes, dont « Solidarite Fanm Ayisyen » (SOFA), engagées dans la lutte en faveur de la défense et de la promotion des droits des femmes.
La partie récréative de la cérémonie a été animée gracieusement par des artistes en herbe et le chanteur vedette Gracia Delva accompagné de son orchestre MASS KONPA.
Pour réaliser l’initiative, « SOS Journalistes » avait reçu le soutien d’entreprises privées et de certains organismes publics, dont les firmes SOGENER, VOILA, Comme Il Faut, les banques privées UNIBANK et SOGEBANK, les sociétés commerciales Bon Goût, Actimed, etc… [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6421
samedi 14 novembre 2009
Gaby Saget remporte le Prix francophone de la liberté de la presse
La cérémonie s'est déroulée au CAPE (Centre d'Accueil de la Presse Etrangère à Paris), en présence du Jury international du prix, présidé par Patrick Poivre d'Arvor, journaliste et écrivain, et composé notamment de Michèle Montas, journaliste Porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, Sidiki Kaba, Président d'honneur de la fédération Internationale des droits de l'homme, Vice-président du Centre africain pour la démocratie et les droits de l'homme, et Alain Mabanckou, écrivain.
Ce prix qui a été Créé en 2001, a pour but de découvrir et d'encourager les journalistes de l'espace francophone et de les promouvoir sur le plan international.
Gaby Saget, travaille actuellement comme journaliste reporter à Radio Métropole, une station privée haïtienne basée à Port-au-prince
EJ
mardi 14 avril 2009
Radio Idéale FM recommence à émettre
Avec des différences de ton et d’appréciation, l’AJH et SOS Journalistes saluent la décision des autorités judiciaires de lever les scellés apposés la semaine dernière sur les locaux de la station de Port-de-Paix, dans le cadre de l’enquête sur le scandale des narcodollars
lundi 13 avril 2009, Radio Kiskeya
Radio Idéale FM a repris ses émissions lundi après-midi à Port-de-Paix (Nord-Ouest) moins d’une semaine après sa fermeture par le commissaire du gouvernement, Jean Frédéric Bénêche, qui reprochait aux responsables de cette station privée leur refus de « coopérer avec la justice ».
Des scellés avaient été apposés mercredi dernier sur les locaux de la radio suite à des démarches infructueuses du parquet en vue d’obtenir, quelques jours après sa diffusion, la bande sonore d’une interview réalisée en direct avec le présumé narcotrafiquant Alain Désir, incarcéré aux Etats-Unis.
Le secrétaire général de l’Association des journalistes haïtiens (AJH), Jacques Desrosier, s’est félicité de la levée des scellés, mais a aussi condamné la décision précipitée qu’avaient prise les autorités judiciaires de Port-de-Paix sans avoir utilisé auparavant les voies administratives régulières. Elles avaient jugé bon de s’adresser à un correspondant au lieu d’écrire à la direction de Radio Idéale FM pour solliciter une copie de l’interview, a regretté Desrosier.
Le dirigeant de l’AJH appelle la justice à respecter les procédures en vigueur si elle souhaite pouvoir compter sur la collaboration des médias en pareil cas.
Pour sa part, le responsable de l’organisation SOS Journalistes, Guyler Delva, a estimé que ses efforts avaient abouti à un dénouement heureux après des entretiens avec le ministre de la justice, Jean Joseph Exumé et le chef du parquet, Jean Frédéric Bénêche.
Soulignant qu’aucune des parties n’avait intérêt à ce que l’affaire dégénère en conflit, M. Delva exhorte Radio Idéale FM à se montrer coopérative afin de permettre à l’appareil judiciaire de faire la lumière sur l’épineux dossier des narcodollars de Lavaud.
Cette décision musclée du parquet de la métropole du Nord-Ouest, contraire aux prescrits de la constitution et aux principes d’un Etat de droit démocratique, avait suscité un début de levée de boucliers. Indignés, les journalistes du département commençaient à boycotter tous les activités judiciaires tandis que Reporters Sans Frontières avait dénoncé une grave violation de la liberté de la presse.
Dans ses déclarations sur les ondes de Radio Idéale FM, Alain Désir, extradé aux Etats-Unis, aurait fait d’importantes révélations, allant jusqu’à identifier nommément des autorités judiciaires qui auraient fait main basse sur des liasses de billets verts découverts chez son oncle, Marc Frédéric, au cours d’une ténébreuse perquisition domiciliaire menée en novembre 2008 à Lavaud, une localité proche de Port-de-Paix.
Près de six mois après, ce scandale, qui a entraîné deux décès suspects –ceux de M. Frédéric et du commissaire de police Jean-Raymond Philippe- n’est toujours pas sorti du brouillard malgré les promesses répétées de hauts responsables gouvernementaux. spp/Radio Kiskeya