Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 4 décembre 2012
Haïti-Droits humains : Un diagnostic inquiétant de l’Etat de droit
P-au-P, 3 déc. 2012 [AlterPresse] --- A la fin de sa 11e mission en Haïti, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst présente un diagnostic peu reluisant de la situation sous l’actuelle administration politique Martelly-Lamothe, lors d’une rencontre le 30 novembre avec la presse.
« Si la dernière fois j’avais exprimé ma satisfaction de voir engagées les principales reformes attendues dans le domaine de l’Etat de droit, mon diagnostic aujourd’hui est pour le moins contrasté, pour ne pas dire mitigé », a déclaré l’expert indépendant.
Les espoirs que Forst avait fondés sur le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) semblent s’évanouir dans l’inquiétude qu’inspire le blocage de la reforme de la justice.
« Je suis inquiet de voir que continuent les pratiques de nomination ou de révocation de magistrats à des fins partisanes ou politiques, qui avaient été régulièrement dénoncées par les observateurs ou par la société civile », affirme l’expert de l’Onu. il prend en exemple le cas d’un juge d’instruction qui serait nommé uniquement pour libérer un conseiller du chef de l’Etat, Calixte Valentin, impliqué dans le meurtre du jeune commerçant Octanol Derissaint.
La prison un lieu « cruel, inhumain et dégradant »
La situation carcérale préoccupe également l’envoyé de l’Onu. Les cas de détention préventive prolongée, d’arrêt de constructions de centres carcéraux pour « d’absurdes raisons administratives ou budgétaires », et les conditions physiques de détention horrifient Forst.
« La prison ne devrait pas être un lieu de souffrance, mais un lieu de privation de liberté dans lequel l’ensemble des autres droits doivent être garantis, à l’exception bien entendu de la liberté d’aller et de venir », rappelle l’expert de l’Onu en évoquant les 8 860 personnes détenues dans les 17 centres pénitenciers du pays.
Un détenu dans une prison haïtienne occupe en moyenne 0,6 m2. La prison de Anse-à-Veau n’offre que 0, 33m2.
L’insécurité : un phénomène complexe
Pour Forst, le niveau d’insécurité en Haïti n’est pas mesurable à coup de nombres de morts par balle ou à l’arme blanche. D’ailleurs il ne « se fie pas uniquement aux indications chiffrées ».
« C’est un sentiment plus profond qui combine plusieurs aspects : la sécurité immédiate, c’est-à-dire protection contre le kidnapping, contre les enlèvements, ceux qui sont témoins de morts par balle, ceux qui voient dans les commissariats des bastonnades ou des actes de mauvais traitement, c’est un des aspects », explique-t-il.
Il soutient qu’il y a aussi tout l’aspect lié à l’insécurité économique et à l’évolution de la situation générale du pays.
« La combinaison de ces facteurs multiples renforce, de mon point de vue, le sentiment d’insécurité qui est celui de la population », conclue Forst.
Haïti is not open for business ?
Inquiété par la situation qu’il a pu observer en matière d’Etat de droit et par les « désordres » constatés, Forst lance un pavé dans la mare de Michel Martelly qui mise sur l’investissement extérieur avec le slogan : « Haïti is open for business ».
« Haïti n’est pas prêt à l’heure actuelle pour le retour des grandes entreprises. Je dis le sentiment de quelques-uns des investisseurs français », a déclaré l’expert indépendant de l’Onu.
Cette déclaration arrive quelques jours après que le Chef de l’Etat avait, à la tribune du parlement européen, invité les grandes entreprises européennes à venir faire des affaires en Haïti. C’était le 20 novembre 2012.
Au cours d’une conférence de presse commune, Martin Schulz, président du parlement européen, a répondu à l’invitation de Martelly de manière très diplomatique en précisant que l’Union européenne va continuer à apporter son assistance et son aide à Haïti.
Michel Forst l’a dit sans ambages, en affirmant que « les préalables ne sont pas réunis pour que les investisseurs investissent massivement en Haïti » tout en bémolisant qu’il reste « persuadé qu’Haïti peut, comme la plupart des pays qui sont en mouvement, sortir de l’état actuel ».
Au cours de sa mission, Michel Forst a rencontré le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe et des membres de son gouvernement, des hauts magistrats, des parlementaires, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Haïti, le corps diplomatique, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et des membres de la société civile.
Examiner la mise en œuvre de certaines des recommandations formulées dans le dernier rapport soumis aux Nations Unies en juin 2012, tel a été l’objectif de la mission de l’expert Forst.
« Mes préoccupations portaient d’abord sur la réforme de l’Etat de droit, ensuite sur la lutte contre l’impunité, ainsi que l’accès aux droits économiques et sociaux », rappelle t-il. [efd kft gp apr 3/12/2012 13 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13773
lundi 6 août 2012
Haïti-Pnh : Une organisation de droits humains critique le comportement de la police dans le Nord
mardi 31 janvier 2012
Haïti - Droits humains : L’expert indépendant des Nations Unies en visite de suivi sur ses recommandations de 2011
Ce nouveau séjour en Haïti, qui prendra fin le mercredi 8 février 2012, s’inscrit dans le cadre du suivi de son dernier rapport (août 2011).
Forst souhaite mettre à jour des informations et explorer d’autres perspectives pour avoir une bonne analyse de la situation en Haïti, de manière à ensuite informer le conseil des droits humains ainsi que l’assemblée générale de l’organisation des Nations Unies (Onu).
Michel Forst doit rencontrer les autorités des Nations Unies, notamment de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ainsi que les agences, les membres du gouvernement haïtien, les présidents des deux chambres du parlement, des membres d’organisations sociales et non gouvernementales.
Il aura à se rendre sur le terrain, notamment dans certains camps de personnes déplacées, au pénitencier national et à la prison de Croix des Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale).
Forst se rendra aux Gonaïves et à Saint Marc (Artibonite / Nord) en vue de visiter des lieux de détention et discuter, avec les autorités sur place, des questions liées à l’impunité et à la justice. [emb kft rc apr 30/01/2012 18:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12293
mercredi 29 décembre 2010
Haïti - Social : Situation désastreuse des droits humain en 2010
Le séisme de janvier dernier, les évasions massives de prisonniers, la saison cyclonique, le choléra et la crise politique sont les principaux facteurs qui ont contribué à de graves violations des droits civils, politiques et économique des citoyens a-t-il rappelé.
Me Renan Hedouville a fait savoir que durant cette année, les citoyens ont été victimes de l’insécurité, les élections les ont privé de leur droit de choisir librement leurs dirigeants, les personnes atteintes du choléra sont victimes de stigmatisation et de discrimination.
Comme principaux responsables de la détérioration des droits humains, Maître Hedouville pointe du doigt les leaders politiques, qui n’ont pas su donner la priorité aux intérêts supérieurs de la Nation et dont la position jusqu’au-boutiste a aggravé la situation.
Il accuse la mauvaise gouvernance, le dysfonctionnement des structures étatiques et l’absence de politique préventive qui ont contribué à la détérioration des droits humains dans le pays et surtout le manque de volonté des autorités politiques qui affichent une insouciance face aux différents problèmes de la société. Il reproche aux organisations de la société civile leur passivité.
Rappelant que le non-respect et les violations des droits humains ont aussi de graves conséquences sur les droits économiques des citoyens.
HL/ HaïtiLibre
vendredi 2 juillet 2010
Haïti: la prison pour femmes déborde de détenues oubliées
Au passage de Marie-Yolaine Mathieu, la directrice de la seule prison pour femmes en Haïti, des détenues s'accrochent aux barres de fer de leur cellule et tentent d'attirer son attention.
«Inspectrice, inspectrice, j'ai besoin de toi, j'ai quelque chose à te dire», crie une jeune femme les cheveux en pagaille et le visage couvert de boutons. «J'ai passé six ans dans cette prison, j'ai un enfant de 10 ans abandonné depuis la mort de ma mère, qui le gardait au moment du tremblement de terre», raconte Magretta. «Je n'en peux plus», crie-t-elle.
Dans cette prison où les conditions de détention sont «cruelles et inhumaines», selon un expert de l'ONU, croupissent plus de 300 femmes, alors que l'endroit ne devrait en héberger qu'une trentaine.
«Selon les règlements internationaux, 36», précise la directrice. «Mais on continue d'arrêter les femmes et on les envoie ici et la justice ne libère pas. Que doit-on faire?», questionne-t-elle.
Une femme dans la soixantaine, diabétique et souffrant d'hypertension est enfermée depuis trois ans, sans jugement. Une autre de 39 ans a perdu son bébé à cause des mauvaises conditions d'incarcération alors qu'elle était enceinte de huit mois. Trois autres ont accouché dans une petite infirmerie, dans des conditions exécrables.
«C'est une injustice criante qu'on est en train de faire aux Haïtiennes», reconnaît le chef du parquet de Port-au-Prince, Auguste Aristidas.
Au-delà de la prison pour femmes de Pétion-ville, dans la banlieue de la capitale, les prisons haïtiennes débordent toutes de détenus en détention provisoire, incarcérés plusieurs années sans être jugés.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont beau dénoncer «des conditions inhumaines, un enfer dans les prisons», rien n'y fait, la situation perdure.
Récemment, le ministre de la Justice a ordonné de monter des tribunaux à l'intérieur des prisons pour essayer de désengorger les cellules, mais les dossiers n'avancent pas.
«Nous sommes conscients de la situation, mais il y a un grand désordre dans le système, les dossiers des détenus sont introuvables, ce qui nous empêche de poursuivre les audiences», remarque Auguste Aristidas qui promet de faire avancer les procédures.
Entre temps, les femmes, dont vingt-six adolescentes, continuent de croupir dans les cellules. «Nous dormons les unes contre les autres, nous ne bénéficions pas de soins de santé, ici c'est l'enfer. Si la justice fonctionnait, il n'y aurait pas toutes ces femmes en prison», dit Sheila Casimir.
Dans une salle de 10 m2, cohabitent 17 adolescentes, de 11 à 17 ans, qui se partagent quatre vieilles couchettes.
«Les mineures arrivent souvent pour des petites infractions punissables de 3 à 6 mois, mais elles purgent souvent, sans jugement, entre 5 à 6 années de prison», constate Mme Mathieu.
Sherline, arrivée à la prison à 16 ans, en a aujourd'hui 21.
«En 2005, j'avais des problèmes avec mon frère qui trouvait que je rentrais trop tard à la maison. Il m'a conduit à un poste de police pour me punir un moment, selon lui. Depuis je suis enfermée ici», dit-elle résignée.
Les autres cas sont semblables, Myrline, 19 ans est arrivée pour vol il y a 5 ans. Elle n'a jamais vu de juge. La toute dernière détenue, 11 ans, est accusée de voies de fait ayant provoqué la mort. Elle s'était bagarrée avec une petite de son âge.
«Ca me fend le coeur de voir ces enfants passer les plus belles années de leur vie en prison, exposées à tout...», confie la directrice de la prison. «Tout. Parce qu'à la prison les plus anciennes contraignent les nouvelles à des activités sexuelles».
samedi 19 juin 2010
Haïti: "cruel" pour les détenus
La situation dans ces prisons, déjà difficile avant le séisme du 12 janvier qui a ravagé la capitale et ses environs, est devenu catastrophique depuis.
"Les deux établissements sont surpeuplés et les détenus et prévenus vivent dans des conditions cruelles, inhumaines et dégradantes, au sens de la Convention contre la torture", dénonce le rapport de l'expert.
"En raison des risques d’éboulements de certaines parties du Pénitencier national, les détenus et prévenus ont été regroupés dans un seul bâtiment où les conditions de détention sont encore plus sévères qu’avant le tremblement de terre", poursuit le document.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/16/97001-20100616FILWWW00558-haiti-cruel-pour-les-detenus.php
samedi 12 juin 2010
Le RNDDH dénonce la situation des enfants en conflit avec la loi
« La cellule dans laquelle les enfants sont incarcérés est sale, humide et dégage une odeur nauséabonde » déplore le RNDDH.
Selon les responsables du RNDDH les programmes de formation académique et professionnelle mis en place par certaines institutions au profit de ces enfants, sont suspendus.
Avant le séisme du 12 janvier, 214 enfants étaient incarcérés à la prison civile de Delmas, réservée aux mineurs en conflits avec la loi.
Par ailleurs, l'Institut du Bien-être Social et de Recherche (IBESR) a lancé la semaine de l'enfant en prélude à la célébration de la journée nationale de l'enfant ce dimanche 13 juin.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17835
vendredi 28 mai 2010
Meurtres de détenus: le président haïtien demande à l'ONU d'enquêter
Agence France-Presse,
Le président haïtien René Préval a demandé à l'ONU d'ouvrir une enquête sur le meurtre par balles en janvier d'une dizaine de détenus dans une prison, a annoncé jeudi le représentant sur place du secrétaire général des Nations unies, Edmond Mulet.
Le président de la République m'a demandé d'organiser de façon conjointe avec l'ONU une commission indépendante pour enquêter sur cette affaire», a déclaré M. Mulet lors d'une conférence de presse.
Il a indiqué que la commission serait composée de six personnes, trois Haïtiens et trois représentants des Nations unies, qui seraient nommées dans les prochains jours afin de faire la lumière sur le meurtre des détenus à la prison des Cayes, la troisième d'Haïti.
L'incident, révélé par le New York Times, est survenu une semaine après le séisme qui a fait près de 300 000 morts en Haïti et a provoqué l'évasion de 5000 prisonniers de plusieurs centres carcéraux détruits ou endommagés.
Des détenus qui avaient tenté de s'évader auraient été abattus par la police et les cadavres enterrés dans une fosse commune, a rapporté le journal citant des codétenus et des parents de victimes.
Selon une organisation haïtienne de défense des droits de l'homme, la prison hébergeait un effectif de 459 pensionnaires dans un espace de 254 mètres carrés.
Jeudi, le représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU a assuré que la commission d'enquête indépendante réclamée par le gouvernement prendrait en compte les rapports qui ont été faits par la police haïtienne, la mission de l'ONU en Haïti et par le ministère de la justice.
Le chef de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) a également fait état d'une investigation réalisée par le rapporteur indépendant de l'ONU en Haïti, le Français Michel Forst, qui s'est rendu dans la ville des Cayes en mars dernier.
Il n'a pas cependant révélé le contenu de ces enquêtes.
mardi 25 mai 2010
Haïti: la situation dans les prisons est alarmante
Deux organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme ont dénoncé lundi des conditions de détention de plus en plus dégradantes dans une prison de Port-au-Prince, où deux prisonniers, selon elles, sont morts il y a près de 15 jours.
Les deux prisonniers morts en détention ont été victimes de conflits entre détenus qui souvent se battent pour leur survie, a indiqué l'une des ONG, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).
«La situation est très alarmante au pénitencier national, le plus grand centre de détention d'Haïti, où les détenus entassés dans des cellules trop étroites attrapent des maladies et ne reçoivent aucun soin médical», a déclaré à l'AFP Marie-Yolaine Gilles porte-parole du RNDDH.
«Le pénitencier est un enfer, les gens dorment debout ou dans des bouts de tissu», a renchéri Jean-Claude Bajeux, responsable du Centre oecuménique des droits humains.
Selon lui, 80 détenus sont morts en prison en Haïti au cours des deux dernières années, faute de soins.
«C'est effrayant ce qui se passe dans les prisons qui sont surpeuplées en Haïti, les détenus ne sont pas considérés comme des humains», regrette M. Bajeux, qui exige l'ouverture d'autres centres pour décongestionner ceux qui débordent de prisonniers.
A la faveur du séisme du 12 janvier, plus de 5000 détenus se sont évadés des prisons du pays, et des mutineries ont été enregistrées dans les jours ayant suivi la catastrophe, entraînant la mort par balles de nombreux détenus.
Dans la prison des Cayes, troisième ville d'Haïti, 10 détenus ont été tués par la police le 19 janvier, une semaine après le tremblement de terre, et un chef de gang en fuite a été à tort accusé des meurtres, a révélé une enquête du quotidien américain New York Times publiée dimanche.
«Nous sommes au courant de cette affaire, un rapport dressé par l'inspection générale de la police nationale est jusqu'à présent resté sans suite», a commenté la porte-parole du RNDDH.
Selon Mme Gilles, cinq centres de détention ont été détruits par le séisme et sur plus de 5000 détenus évadés, quelques centaines ont été rattrapés par la police.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201005/24/01-4283360-haiti-la-situation-dans-les-prisons-est-alarmante.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS2
Commentaires: Et alors?
vendredi 12 mars 2010
Droits humains/corruption : rapport accablant de Washington pour le pouvoir politique,la police et la justice en Haïti
Droits de l'homme : les USA listent les mauvais élèves
Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme, Washington critique sans réserve la Chine et l'Iran. Les Etats-Unis pointent également une résurgence de l'antisémitisme.
Symbole annuel de l'universalisme américain, la version 2010 du rapport de Washington sur les droits de l'homme a été présentée jeudi. A la manœuvre, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'a d'ailleurs pas caché «la connexion de l'évènement» avec «les aspirations universelles» que les Etats-Unis «cherchent à incarner dans leur politique extérieure». Pour Michael Posner, chargé des droits de l'homme au département d'Etat, ce rapport n'est rien de moins que le plus complet au monde sur le sujet.
Sans surprise, l'Iran et la Chine sont pointés comme des mauvais élèves en la matière. En Iran, «le mauvais bilan du gouvernement en matière de droits de l'homme a empiré pendant l'année, en particulier après l'élection présidentielle contestée de juin». Le rapport regrette la «limitation sévère» par le président Ahmadinejad du «droit des individus de changer de gouvernement pacifiquement, à travers des élections libres et justes».
Dans l'Empire du milieu, le bilan des droits de l'homme reste mauvais et se dégrade même par endroits, estime le département d'Etat. En 2009, Pékin a notamment «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux» des minorités ethniques au Xinjiang, rappelle le ministère. Dans l'ensemble du pays, «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus», relève-t-il par ailleurs. Sans surprise, Pékin a farouchement rejeté ces observations. La Chine a accusé Washington d'utiliser ce rapport comme un «instrument politique politique pour salir l'image des autres Nations et poursuivre leurs propres intérêts stratégiques». Dans la foulée, le gouvernement chinois a publié un contre-rapport accusant les Etats-Unis «d'esquiver voire de couvrir ses propres atteintes aux droits de l'Homme sur son territoire».
L'Europe épinglée sur les musulmans
Plus inattendu, les Etats-Unis estiment que la discrimination envers les musulmans a été préoccupante en 2009 en Europe. Le rapport épingle des «exemples notables de discrimination et de harcèlement» dans «plusieurs pays généralement très respectueux des droits de l'homme». En Suisse surtout, avec l'amendement constitutionnel interdisant l'érection de minarets, approuvé par référendum en novembre dernier.
De manière générale, les alliés des Etats-Unis ne sont pas épargnés par le rapport. Discrimination envers les femmes en Arabie Saoudite, liberté religieuse bafouée en Egypte, «détérioration importante de la condition des civils» en Afghanistan, «atteintes aux droits de l'homme» en Irak... En Europe, la crise économique a suscité des cas graves de violence envers les Roms. Enfin, l'offensive israélienne à Gaza, fin 2008, a tué selon les organisations de défense des droits de l'homme 1.400 palestiniens dont plus de 1.000 civils.
La montée de l'antisémitisme en 2009 préoccupe particulièrement les auteurs du rapport. «Les formes traditionnelles et nouvelles de l'antisémitisme ont continué de progresser», note le document officiel. Le département d'Etat range dans la catégorie des nouvelles formes «une critique du sionisme et de la politique israélienne qui ‘franchit la ligne jaune' en diabolisant tous les juifs».
Dans ce contexte de fragilisation des minorités partout dans le monde, Internet est devenu un «champ de bataille» de la lutte pour les droits de l'homme, avertit le rapport. La Chine en est un bon exemple, qui a «employé des milliers de personnes au niveau national et local» pour contrôler l'usage et le contenu de la Toile et bloquer l'accès aux sites étrangers. Globalement, Washington évoque une tendance mondiale pour «contrôler les voix critiques», y compris celles des journalistes, à travers les nouvelles technologies. Ces limitations, souvent appliquées «subtilement, pour éviter d'attirer l'attention des défenseurs des droits de l'homme», n'en restent pas moins «glaçantes pour ce qui est de la liberté d'expression».
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00787-droits-de-l-homme-les-usa-listent-les-mauvais-eleves-.php
samedi 5 septembre 2009
L’expert des Nations Unies sur les droits humains inquiet
Port-au-Prince, le 3 septembre 2009 – (AHP) – L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst, a exprimé jeudi son inquiétude quant au processus de certification de la police (Vetting) que mène actuellement
Cet
"S’il s’avère que des policiers, quel que soit leur grade, sont maintenus en fonction alors qu'ils font l'objet d'accusations graves, on risque de douter de la volonté des autorités d’écarter les éléments indésirables de
S’il reconnait la portée des avancées réalisées dans ce domaine, Michel Forst estime qu’il reste encore beaucoup à faire car des rapports de l’Inspection Générale de
Il presse également le chef de l’Etat de nommer le président de
Il estime que l’accent est mis de manière trop importante sur la possibilité pour le président de la cour de cassation de diriger l’Exécutif en cas de vacance présidentielle, alors que son rôle en temps de magistrat est relégué au second plan.
Le président de la cour de cassation est aussi appelé à diriger le conseil d’administration de l’Ecole de
Dans ce cas, fait-il remarquer, il ne peut y avoir d’appel à candidature pour les cours de formation initiale de magistrats, d’où encore l’importance de la nomination du président de
Par ailleurs, Michel Forst estime que la reforme de la police doit être en adéquation avec celle de la justice. Il rappelle que l’Etat de droit doit reposer a la fois sur une police forte et une justice efficace
En ce qui concerne les centres d’incarcération, Michel Forst estime qu’il convient de séparer les prévenus des détenus.
En Haïti, a-t-il souligné, 80% des détenus sont des prévenus, ce qui est non conforme aux principes de l’Etat de droit et qui engendre un apprentissage de la violence. (Ils sont près de 5000 entassés comme des sardines au pénitencier national)
Aussi, il prône la mise en place de maisons d’arrêts pour les prévenus et des centres de détentions pour ce qui sont condamnées.
Le CARLI a dénoncé jeudi la multiplication des actes de brutalités commis par des agents de la police nationale contre des membres de la population civile.
Des casques bleus de l'ONU sont eux aussi accusés d'implication dans de graves cas de violence comme le mois dernier à Lascaobas lors de manifestations pour réclamer de l'électricité.
Mais, ces cas sont le plus souvent étouffés.
jeudi 26 février 2009
Un rapport du département d’Etat Américain critique la situation des droits de l’homme en Haïti et en République Dominicaine.
EFE – 26/02/2009.
Les actuations abusives des forces de sécurité affectent les deux pays.
WASHINGTON.- La corruption au sein des appareils judiciaires et les abus commis par les forces de sécurité lestent les droits humains en Haïti et en République dominicaine, selon un rapport divulgué hier par le Gouvernement des USA.
Le document élaboré chaque année par le Département d'État américain sur la situation des droits humains dans le monde, et qui a été remis hier au Congrès, résume la situation dans ces pays comme suit :
República Dominicana
Selon le Département d'État, bien que la loi dominicaine protège l’ensemble des droits fondamentaux, ils existent rapports d'organisations non gouvernementales et locales qui mettent en doute l'accomplissement effectif de cette législation.
Les « nombreux manques dans la supervision et la formation » dans les systèmes policier et correctionnel conduisent à des problèmes qui vont depuis « des pratiques de torture, de vraies palisses et d'abus physiques infligés à des détenus et des prisonniers » jusqu'« à des assassinats illégaux par les forces de sécurité ».
Le rapport applaudit qu'il n'ait pas été enregistré de disparitions, mais soutient qu'en effet qu’il y a des « nombreux rapports » qui certifient la « persistance de détentions arbitraires » et il dénonce les « mauvaises conditions des prisons » et le manque de respect aux droits de base des prisonniers.
La discrimination raciale, particulièrement contre « les immigrants de haïtiens et leurs descendants », a continué à être un problème, tout comme les « violations » et la « violence domestique » exercée contre les femmes.
Comme aussi « l'abus physique et psychologique des enfants », l'« utilisation clandestine de la main d'œuvre infantile » et la faible protection des droits fondamentaux du travail.
Globalement, des améliorations se sont produites, avec des exceptions, dans le respect à la liberté de presse, les libertés d’association et de groupement, et la transparence démocratique, puisque les élections présidentielles de mai ont été réalisées, selon les observateurs internationaux, de manière « libre et juste ».
Haïti
Malgré « quelques avancées », les autorités civiles maintiennent, en général, un « contrôle effectif » des forces de sécurité, persistent « nombreux problèmes ».
On souligne « les assassinats illégaux par des fonctionnaires de la policie » et leur « participation dans les cas de kidnappings », l'« inefficacité » des mesures contre le crime organisé, les « arrestations » et « les pauvres conditions sanitaires.
CRITIQUE INTERNE ET EXTERNE.
Les Etats-Unis ont pour leur part promis hier de donner l’exemple au monde dans l'amélioration des droits humains et ont dénoncé l'aggravation des libertés individuelles en 2008 dans 11 pays : Cuba, le Vénézuéla, la Chine, l'Egypte, l'Iran, le Sri Lanka, Le Zimbabue, La Mauritania, la République Démocratique du Congo (RDC) et l'Arménie.
« La promotion des droits humains est un élément essentiel de notre politique extérieure », a assuré la secrétaire État, Hillary Clinton, en présentant le rapport et a souligné que les Etats-Unis voulaient se montrer « exemplaire ». Malgré les critiques envers Cuba et le Vénézuéla, le rapport souligne comment la situation s’est améliorée en 2008 en Colombie et au Guatemala ont amé.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=92404
Traduction JLJ pour HRV
mercredi 10 décembre 2008
LA VIDEO DE L'HORREUR...COEURS SENSIBLES S'ABSTENIR
Mais putain pourquoi merde je me suis laissé emporté par cette curiosité maladive ? J’ai regardé les images. Immondes inhumaines. Je n’arrive pas à m’en débarrasser encore.
A un moment donné je me suis dit mon Dieu que dois-je faire ? Je la publie sur le blog ?
- Mais non c’est trop dur à voir. Tu risques la censure.
Je me suis calmé. Mais j’avais une désagréable sensation qui me perturbait le milieu de la cage thoracique. C’était comme si j’avais bouffé de la pure merde.
Après maintes réflexion j’ai posté un enote sur un forum très fréquenté, j’ai contacté des journalistes connus à saint Domingue : Nuria Piera, Huchi Lora etc…En France « Effet Paipllon », Lundi investigation de Canal plus…
Je me suis rappelé qu’il y a des femmes en France qui luttent contre le mauvais traitement infligé aux haïtiens en République Dominicaine. Elle s’appelle Delphine, Delphine Neau. Je lui ai envoyé la video avec un avertissement. Carlton Rara et plein d’autres gens pour m’aider à crier et à dénoncer.
Il est vrai qu’il faudrait du temps et surtout une investigation sérieuse pour déterminer l’origine des images. Je crois qu’en écoutant bien les paroles de celui qui se fait amputer on saurait rapidement s’il s’agit d’un haïtien ou non. Moi personnellement je n’ai pas le courage de revoir cette horreur.
Ce pendant je m’inscris dans une logique très éloignée de vouloir défendre les haïtiens contre les dominicains. Le problème des relations entre les deux pays est trop complexe pour se limiter à un débat entre bons et méchants.
La présence des haïtiens avec un pays détruit et pourri comme le notre est un vrai cauchemar pour les dominicains. Mais ceci n’empêche un certain comportement souvent aberrant des habitants de l’autre côté de la frontière.
Mais la responsabilité de tout être humain civilisé est de dénoncer ces agissements et ceci d’où qu’ils viennent et peu importe qui en sont les victimes.
Nous n’attendons pas à ce que la lumière soit faite sur cette vidéo mais c’est quand même pas mal qu’elle ait pu soulever assez de débat.
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Le gouvernement ouvre une enquête sur une vidéo horrible diffusée sur Internet
Le ministre haïtien des affaires étrangères, Alrich Nicolas, a entrepris des démarches afin d'authentifier une vidéo diffusée sur Internet montrant un dominicain coupant les deux bras d'un haïtien travaillant dans un batey. Le chancelier haïtien a fait montre de prudence dans ce dossier évitant toute déclaration officielle avant une authentification de la vidéo.
M. Nicolas informe que l'ambassadeur haïtien à Santo Domingo, Fritz Cinéas, s'est entretenu avec des officiels dominicains et le chef de la police qui estiment que cette scène ne s'est pas produite en République dominicaine. " Ils indiquent que la vidéo est un montage arguant que le langage des individus révèlent qu'ils peuvent être originaires de la Colombie ou du Venezuela", rapporte le ministre Nicolas annonçant que des spécialistes haïtiens devront également analyser la vidéo. " Nous continuons l'enquête afin de faire la lumière sur ces images horribles", ajoute t-il. " Si les faits sont authentiques alors on pourra prendre une décision", prévient le chancelier haïtien révélant qu'une mission s'était rendue à Neiba afin de faire la lumière sur les incidents de novembre. Par ailleurs, le ministre haïtien des affaires étrangères déplore la décision des autorités américaines d'autoriser la reprise des déportations des immigrants illégaux haïtiens. " Le Centre de Krome a sollicité 60 documents auprès du consulat haïtien de Miami", dit-il estimant que ceci est le signe de la reprise prochaine des déportations. Au cours des 3 derniers mois les autorités américaines avaient suspendu les déportations des immigrants illégaux haïtiens en raison des dégâts causés par le passage de 4 ouragans en septembre 2008. Le chancelier haïtien craint une reprise des déportations des immigrants illégaux dans plusieurs pays touchés par la récession. Il plaide pour une planification des déportations avec les pays concernés.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14461
Une vidéo montrant un dominicain en train de couper le bras d'un haïtien manchot circule sur le net: l'ambassadeur haïtien en République dominicaine serait en rain de compiler des informations sur le dossier, selon le chanchelier Alrich Nicolas; les dominicains parlent de montage
Port-au-Prince, le 9 décembre 2008 – (AHP) –Une vidéo circulant sur l'internet montrant un haïtien dejà manchot se faire couper l'autre bras par un dominicain dans un batey, provoque l'indignation et le scandale. Le ministre haïtien des affaires étrangères Alrich Nicolas a fait savoir mardi qu'il s'est entretenu avec l’Ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Fritz Cinéas, qui serait en train de compiler des informations pouvant aider à faire la lumière sur ce drame Je viens d’avoir une conversation téléphonique avec l’ambassadeur Cinéas, il m’a informé qu’il devait rencontrer le chef de la police dominicaine autour de la question, a fait savoir le ministre.
Cependant, pour les autorités dominicaines, cette idéo n'est rien d'autre qu'un montage, a rapporté Alrich Nicolas,.
Quoi qu'il en soit, en Haïti, beaucoup estiment que le silence des plus hautes autorités de Port-au-Prince et le laxisme de l'ambassade d'Haïti dans la capitale dominicaine ne peuvent qu'encourager les dominicains à commettre les actes les plus ignobles à l'encontre des haïtiens.
Le chancelier a fait savoir par ailleurs que les pressions économiques s’accompagnent souvent de vagues de rapatriements de ressortissants étrangers dépourvus de papiers.
Il a indiqué à ce sujet que plusieurs pays dont Saint Kitts et les Bahamas ont récemment informé le ministère haïtiens des affaires étrangères qu’ils allaient bientôt refouler des illégaux haïtiens vivant sur leurs territoires.
Dans le même temps, les autorités américaines ont repris les opérations de déportations de sans papiers haïtiens suspendues pendant trois mois après le passage de 4 ouragans dévastateurs sur Haïti l'été dernier.
M.Nicolas a indiqué leur avoir demandé de ne pas faire de déportations, à la veille des fêtes de fin d'année.
