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dimanche 26 décembre 2010

Présidentielle en Haïti: l'impasse

26/12/2010 à 16h27 Alors que de nombreux enfants haïtiens sont arrivés en France à la veille de Noël, les Haïtiens vivent avec désespoir une nouvelle crise électorale et politique.

Le collège électoral a décidé de suspendre la publication du résultat des élections présidentielles du premier tour du 28 novembre dernier. Un report demandé par le président sortant René Préval (beau-père du candidat arrivé second... et qu'on soupçonne d'avoir bénéficié de fraudes) et l'Organisation des Etats Américains (OEA).
Le président René Préval a demandé à cette organisation une expertise pour le recomptage des procès verbaux.
Un communiqué de presse de l'instution électorale précise que la mission de l' OEA commencera ses travaux ce lundi à Port-au-Prince. Dans un climat de défiance, car les candidats à l'élection la critiquent avant qu'elle ait commencé son travail. La favorite des élections présidentielles haitiennes, Mme Mirlande Manigat (arrivée en tête au premier tour) ne souhaite pas que la solution à la crise haitienne de vienne pas de "l'étranger". "C’est une crise haïtienne, ce sont les Haïtiens qui devraient trouver la solution" déclare Mme Manigat à des journalistes.
Elle s'interroge sur les modalités de la mission de l'OEA dans le recomptage des procès-verbaux. Ces procès verbaux sont les bilans de bureaux de vote, pas les bulletins eux-même. Pour elle, on demande à l'OEA de recompter partiellement les résultats tronqués (certains procès verbaux émanent de bureaux de vote... qui n'existent pas, d'après un candidat battu) d'un scrutin suspect où le candidat soutenu par le président a devancé d'un cheveu un autre candidat bénéficiant d'un réel soutien populaire (22% contre 21%)...
Pour le président sortant, une annulation est impossible
Alors que l'opposition dans son ensemble réclame l'annulation de cette mascarade électorale et l'instauration d'un nouveau gouvernement provisoire le 7 février 2011 (date constitutionnelle) pour organiser des élections transparentes, René Préval est sorti de son silence pour affirmer jeudi dernier: " "il n'y a aucune solution possible en dehors de la loi et de la Constitution".
Pourtant, René Préval devrait savoir que c'est possible d'être élu sans avoir eu 50% des voix au second tour, puisqu'en 2006, il avait prêté serment entre le premier et le second tour, pour éviter d'avoir à affronter un second tour. L'ONU avait mystérieusement réparti les bulletins blancs entre les candidats, et Préval avait été "élu" pour un second mandat...
Le recomptage doit (théoriquement) s'achever le 30 décembre et le second tour avoir lieu le 16 janvier. Rien n'est moins sûr...
Mon avis:
Nous sommes entré dans une phase d'interminables discussions.
Par cynisme politique, M Préval, préfère que l'OEA apporte la solution.
Mais, il n'est écrit nulle part dans la constitution haitienne et la loi électorale qu'une mission de l'OEA doit s'occuper du recomptage des procès verbaux.
Quelle sera la réaction des partisans de Jude Célestin (le futur gendre Préval), si ce dernier est exclu du deuxième tour?
Encore une fois, on préfère faire traîner les choses et chercher à faire valider un vote en qui plus personne n'a confiance...
http://www.lepost.fr/article/2010/12/26/2351959_presidentielle-en-haiti-ou-en-sommes-nous.html

mardi 21 décembre 2010

Haïti - Social : Haïti terre d’accueil

20/12/2010 14:58:10 Pour la deuxième fois, le Ministère des Haïtiens vivant à l'étranger (MHAVE), dans le cadre de la Journée internationale des Migrants et des Réfugiés, a organisé jeudi dernier, une cérémonie avec remise d’un certificat officiel « Honneur et Mérite », à six immigrés pour leurs contributions à la société haïtienne.
La cérémonie a été précédée par une table ronde intitulée « envisager les migrations internationales en provenance d'Haïti » En plus d’Edwin Paraison, Ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, était présent Rubén Silié Valdez, l'Ambassadeur de la République dominicaine en Haïti, Guy Alexandre, représentant de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), et le professeur Jean Marie Theodata de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Le Ministre Paraison, a déclaré que son pays [Haïti] a toujours été une terre d'accueil, même si parfois, certains dirigeants haïtiens ont adoptés des mesures et des politiques défavorables à l’intégration des immigrants.
L'Ambassadeur dominicain, a reconnu pour sa part « la contribution importante » de la migration haïtienne dans son pays, reconnaissant que la main d'œuvre haïtienne, dans la production de sucre, à joué un « rôle vital » dans le développement urbain de villes comme Santo Domingo, Santiago, Puerto Plata et San Pedro de Macoris. Il a souligné que la facilité avec laquelle les Haïtiens parlent des langues étrangères, a conduit les dominicains à employer du personnel haïtien dans le domaine du tourisme et de l’accueil.
Au cours de cette cérémonie, chaque immigrant honoré par le gouvernement haïtien, a donné un témoignage de sa vie et de ses contributions en Haïti : Joan Martineau (États-Unis), mariée à un Haïtien a 41 années de résidence., Maureen Fuekell, une religieuse canadienne qui travaille depuis 47 ans en Haïti, Jean Sprumont (Belgique) depuis 44 ans. Juan Martínez Ventura photographe dominicain (originaire de Boca Chica) depuis 11 ans, et son compatriote Margarita Martinez (originaire d’Azua), en Haïti depuis 18 ans qui appartiennent tous deux, à des organisations de résidents dominicains en Haïti.
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1959-haiti-social-haiti-terre-d-accueil.html

lundi 20 décembre 2010

Haïti - Élections : La Mission OEA/CARICOM surveille les contestations

19/12/2010 12:44:44 La période du dépôt des contestations relatives aux résultats préliminaires du premier tour des élections législatives et présidentielles en Haïti a pris fin le 15 décembre dernier, quatre jours après la date prévue au calendrier électoral, en raison des troubles qui ont suivi la publication des résultats préliminaires.
La Commission spéciale de vérification, mécanisme extraordinaire et d’urgence initié le 9 décembre par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) ayant pour but de vérifier la tabulation des résultats préliminaires, ne s’est pas concrétisée. Le 14 décembre, le CEP a informé la Mission d’Observation Électorale Conjointe OEA/CARICOM (MOEC) qu’il « s’est trouvé dans l’obligation de surseoir à la mise en place de la Commission qu’il se proposait de créer afin de prévenir toute éventuelle duplication entre le mandat de celle-ci et celui de la mission commandée par le Chef de l’Etat ».


En ce qui concerne la période des contestations, la MOEC note que le nombre de plaintes déposées par les candidats varie d’un département à l’autre et que la majorité d’entre elles ont été soumises comme on s’y attendait par les candidats à la Chambre basse. La Mission note également que plusieurs candidats profitent des recours juridiques prévus par la Loi électorale. Parmi les contestations déposées, plusieurs sollicitent l’annulation du processus électoral sur la base que les irrégularités, les cas de violence et la fraude ont entaché le premier tour des élections en privant de nombreux électeurs d’exercer leur droit de vote. 


La MOEC réitère son appel au CEP afin que, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions juridictionnelles, ces plaintes soient traitées avec la transparence, la rigueur et l’équité qu’elles méritent lors des auditions au Bureau du Contentieux Électoral Départemental (BCED) et au Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN). Ces auditions permettent aux candidats d’obtenir réparation lorsqu’ils fournissent la preuve qu’ils ont été victimes d’irrégularités ou de fraude. Malgré les retards enregistrés lors du début de la période d’auditions, le CEP doit prendre son temps pour veiller à ce que les procédures d’adjudication soient effectuées soigneusement.


Ces auditions sont d’une importance critique puisque les décisions rendues conduisent à la proclamation des résultats définitifs du premier tour des élections présidentielles et législatives, initialement prévue pour le 20 décembre mais qui sera probablement reportée. La Mission espère que la période de calme qui prévaut offrira un environnement serein propice à la rigueur des délibérations et à l’équité des décisions qui seront rendues par les BCED et le BCEN.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1954-haiti-elections-la-missionoea-caricom-surveille-les-contestations.html

Haïti - Élections : Jacques Edouard Alexis en faveur d’un gouvernement provisoire

19/12/2010 11:37:47 Jacques Edouard Alexis, candidat « Mobilisation pour le Progrès d'Haïti (MPH) » et membre du groupe des 12 (Karibe), continue de plaider en faveur de l’annulation des élections du 28 novembre. « Il nous faut un gouvernement provisoire de consensus pour refaire ces élections », rappelant que les joutes du 28 novembre « constituent l’échec du chef de l’État, du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et de la communauté internationale » qui ont cautionné « la magouille ».
Une position partagée par des plateformes politiques de l’opposition : l’UCADDE, Rasanble, Libération, Alternative ainsi que la coalition d’organisations populaires « Tèt kole ».
Turneb Delpé, un des portes parole de « Tèt kole » qualifie de « coup d’État électoral » le scrutin du 28 novembre et plaide lui aussi pour l’annulation des élections. « Le peuple a trop souffert, il lui faut un CEP impartial et un gouvernement fiable capable de lui laisser la possibilité de choisir librement ses futurs dirigeants ». Turneb Delpé et l’ex député, Serge Jean-Louis, responsable de la plateforme Libération, ont appelé à la poursuite de la mobilisation pacifique anti-gouvernementale.
Les quatre plateformes politiques de l’opposition, qui avaient appelé au boycott des élections du 28 novembre, ont lancé vendredi l’idée d’une conférence politique nationale avec différents secteurs en vue de la formation d’un gouvernement provisoire.
Rappelons que la solution d’un gouvernement de transition, a été exclue des options possible, par les Nations-Unies et les représentants de divers gouvernements étrangers, fortement impliqués dans le dossier d'Haïti.
http://www.haitilibre.com/article-1952-haiti-elections-jacques-edouard-alexis-en-faveur-d-un-gouvernement-provisoire.html

dimanche 19 décembre 2010

Haïti - Élections : Mirlande Manigat refuse tout et ne propose rien...

Mirlande Manigat, candidate à la présidence, arrivée en tête (31,37 %) dans les résultats préliminaires du premier tour, a déclarée hier vendredi, en conférence de presse, qu’elle était prête à prendre part au second tour et qu’elle rejetait les solutions «préfabriquées» proposées pour résoudre la crise politique.
Ainsi, elle rejette l’idée de la formation par le CEP d’une commission en vue du recomptage et des vérifications des procès-verbaux « Cette commission n’est pas basée sur la loi… la loi ne donne pas la permission de former une pareille commission ». Bien qu’antérieurement elle avait été publiquement en faveur d’un recomptage, estimant que son score devrait être plus élevé, avant de changer d’idée et rejeter cette option.
Elle refuse d’être présente (ou représenté) sur cette commission « Moi, je n’ai pas envoyé un délégué prendre siège a cette commission car, en plus du caractère inconstitutionnel d’une telle commission, l’invitation m’a été faite d’une manière inélégante, par internet. C’est un manque d’égard qu’on choisisse de s’adresser ainsi à une prétendante a la Magistrature suprême du pays...»
Elle refuse un second tour à 3 affirmant « La constitution ne prévoit pas un deuxième tour avec trois candidats mais avec deux ». Une position surprenante car la loi électorale (1) prévoit la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser légalement cette option de compromis. À moins que la loi électorale soit anticonstitutionnelle à ses yeux?
Elle refuse un deuxième tour à 17 affirmant « De toute façon, je suis définitivement en tête », après, il faut le rappeler, sa position publique sur l’annulation des élections suivit d’une volte face quelques jours plus tard...

Elle refuse toutes les propositions et interventions de la communauté internationale, allant jusqu’à nié l’existence des deux commissions sollicitées auprès de l’OEA, par le Président Préval cette semaine [ La première mission technique devrait avoir pour tache d’appuyer la vérification de la Tabulation alors que la seconde donnerait une assistance technique légale d’accompagnement de la phase contentieuse du processus, dans un souci de rassurer tous les acteurs du processus.
Pour Mirlande Manigat, constitutionnaliste « il faut rester le plus proche possible de la constitution [...] une solution politique ne doit pas forcément signifier fouler au pied la constitution de 1987 »
Après tout ces refus, elle se dit néanmoins « disposée et disponible » pour toute concertation en vue de trouver une solution à la crise (!) et reconnaît « Je n’ai aucune solution personnelle à la crise électorale qui affecte le pays depuis la publication des résultats préliminaires le 7 décembre » ajoutant « Il ne reste plus au Président René Préval que 52 jours à passer au pouvoir avant de partir le 7 février. Et à compter de cette date, avec mon arrivée à la Présidence, les choses vont changer ».
Madame Mirlande Manigat à bien le droit d’exprimer ses opinions, mais, nous ne voyons pas très bien ce que son ouverture à la « concertation » va bien pouvoir apporter à moins que concertation, ne signifie pour elle, que les autres doivent se rallier à sa candidature... Nous ne reviendrons pas sur les volte-face de la candidate où elle s’en était expliqué récemment « Je ne suis pas quelqu'un qui change facilement d'avis. J'ai des principes forts, mais une spécialiste en sciences politiques, sait que parfois… une nouvelle situation, peut vous amener à changer d'avis »...
Ce qui dérange dans toutes ses déclarations, c’est qu’une candidate a la Magistrature suprême du pays, puisse déclarer à la presse (devant le peuple) n’avoir aucune solution à la crise politique qui règne dans le pays.
Que se passera-t-il, si elle accède à la Présidence, et qu’elle héritera d’un pays en crise : choléra, reconstruction, économie, social, santé, éducation etc... Aura-t-elle des solutions à ces crises? Ou la population devra-t-elle se contenter de la franchise de Madame Manigat qui leur déclarera « je n’ai aucune solution pour régler.. telle ou telle crise ? »
Indépendamment des grandes qualités de Madame Manigat, un Président se doit être un leader, faire des propositions, des compromis dans l’intérêt supérieur du peuple, et ne pas se contenter seulement de critiquer ou de rejeter les solutions des autres. Un Président doit soumettre ses propres solutions après concertations et conseils, il doit arbitrer les conflits et les résoudre, il doit prendre des risques et en assumer les conséquences. Jusqu’à présent nous restons dans l’attente Madame Manigat de vos solutions, autres que de savoir que vous êtes prête pour le second tour... et qu’il ne reste que 52 jour au mandat du Président Préval.
(1) L’article 40.1 de la loi électorale prévoit en effet la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser cette option de compromis.
Article 40.1
Si cette majorité n’est pas obtenue au premier tour du scrutin, il est procédé à un second tour dans les délais fixés par le Conseil Electoral Permanent. Les deux (2) candidats qui recueillent au premier tour le plus grand nombre de voix peuvent se présenter au second tour. Néanmoins, s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour.
Article 42
Au second tour, en cas d’égalité parfaite entre les candidats, l’élu est celui qui avait le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
http://www.haitilibre.com/article-1942-haiti-elections-mirlande-manigat-refuse-tout-et-ne-propose-rien.html

samedi 18 décembre 2010

Haïti: l'OEA demande un report de l'annonce des résultats du premier tour

(AFP) – WASHINGTON — L'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi avoir demandé au président haïtien René Préval que les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne soient pas publiés avant recomptage et assuré que le chef de l'Etat avait donné son accord. Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, "a discuté avec le président Préval et demandé un report de l'annonce des résultats définitifs" du premier tour, a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint de l'Organisation, Albert Ramdin.
"Le président a dit qu'il était d'accord pour demander au CEP (Conseil électoral provisoire, ndlr) de ne pas annoncer de résultats tant que l'OEA n'avait pas participé au processus de vérification des résultats", a-t-il ajouté.
Le premier tour de l'élection présidentielle, marqué par des incidents et des accusations de fraudes, s'est tenu le 28 novembre. Le Conseil électoral a publié des résultats préliminaires le 7 décembre. Cette première publication a ouvert une période de recours à l'issue de laquelle les résultats définitifs devaient être publiés le 20 décembre.
Mais, les nombreuses accusations de fraudes électorales qui ont été portées par différents candidats ont amené les autorités haïtiennes à mettre en oeuvre une procédure de recomptage et à demander à l'OEA de la chapeauter.
Le second tour doit avoir lieu le 16 janvier.
L'OEA a commencé à préparer la mission de recomptage des voix et ses équipes pourraient se rendre à Port-au-Prince en début de semaine, a indiqué M. Ramdin. Néanmoins l'OEA, qui travaille conjointement avec les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom), ne se rendra pas en Haïti si l'annonce des résultats définitifs du premier tour n'est pas reportée comme elle le demande.
"Cela n'a pas de sens de vérifier les résultats si ces derniers sont déjà définitifs", a expliqué Albert Ramdin.

Haïti - Élections : Les Sénateurs minoritaires rencontrent le Groupe des 12

17/12/2010 09:42:09.- Les sénateurs du groupe minoritaire au Sénat, ont rencontré le Groupe des 12 candidats à la présidence, qui réclament l’annulation du scrutin du 28 novembre pour proposer leur proposition de sortie de crise.
Le sénateur Jean William Jeanty a rappelé que ce qui c’est passé le 28 novembre, ne peut pas être considéré comme des élections. Il dénonce une certaine complicité de la communauté internationale dans le vaste mouvement de mépris du droit des haïtiens de choisir librement leurs dirigeants. Au nom du groupe de Sénateurs minoritaires, William Jeanty a proposé l’annulation des « élections » et l’arrestation des responsables des fraudes. Il suggère également la tenue d’une concertation nationale en vue de mettre sur pied un gouvernement de consensus pouvant organiser de bonnes élections dans le pays.
Pour sa part, la Sénatrice Edmonde Bauzile, a fait savoir que cette proposition va être discutée avec les plateformes politiques en vue d’obtenir leurs adhésions. De plus, elle a proposé la mise sur pied d’une commission de suivi afin d’aider la réalisation de cette proposition. Elle souhaite enfin, que ces propositions ne soient pas seulement celles des parlementaires mais soit partagées et deviennent celle du groupe des 12.
http://www.haitilibre.com/article-1937-haiti-elections-les-senateurs-minoritaires-rencontrent-le-groupe-des-12.html

Haïti - Élections : La Justice partisane au service d’INITE ?

17/12/2010 16:10:52 Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) constate que l’appareil judiciaire est, depuis quelques jours, mis en branle dans plusieurs régions du pays dans le but de réprimer les auteurs présumés des actes de violence électorale enregistrés le 28 novembre 2010 et au lendemain de la publication des résultats des élections. Le RNDDH, a toujours été favorable à la lutte contre l’impunité, et ne peut et ne saurait s’opposer à des actions tendant véritablement à punir les auteurs d’infractions à la Loi pénale et à la Loi électorale.
Cependant, le RNDDH est profondément préoccupé par le caractère sélectif des actions entreprises. Les actes de poursuite ne concernent jusqu’ici que des candidats de l’opposition admis à se présenter au second tour et leurs partisans ou sympathisants. En effet, si les candidats de la plateforme politique du pouvoir, impliqués activement dans beaucoup d’actes de violence enregistrés le jour du scrutin ne sont toujours pas inquiétés et ne font l’objet d’aucune sorte de poursuite, il est évident que depuis près d’une semaine, des partisans et sympathisants des candidats de l’opposition agréés pour le second tour des élections ainsi que ces candidats eux-mêmes, font l’objet d’actes d’intimidation, de menaces, d’invitations, d’arrestations et de poursuites judiciaires. Citons quelques cas portés à la connaissance du RNDDH.
1. Le candidat à la députation sous la bannière de la plateforme ALTERNATIVE pour la première circonscription d’Aquin, Jean Robert BOSSE ainsi que plusieurs de ses proches dont Bellegarde FRANÇOIS, Edras FELICIN, Samson Fils FELICIN, Elton LEDITON, Sobner PAUL, sont sous le coup d’un mandat d’amener émis par le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance d’Aquin, Me Saint Julien CHERIMOND pour Association de malfaiteurs. Des patrouilles policières ainsi que des groupes d’individus armés, composés entre autres du coordonnateur du Conseil d’Administration de la première Section Communale d’Aquin, Appolon HYPPOLITE, de Jojo, de Ti Manno et de Ronald ainsi connus, tous travaillant ouvertement pour le compte du candidat à la députation, Emmanuel Fritz Gérald BOURJOLLY sous la bannière de la plateforme présidentielle INITE, recherchent activement le candidat Jean Robert BOSSE et ses proches susmentionnés. Ces derniers sont contraints de se mettre à couvert. Pourtant, selon les observations du RNDDH, les graves incidents survenus à Aquin le jour du scrutin seraient plutôt l’œuvre des partisans armés de la plateforme INITE.
2. A Marchand Dessalines, plusieurs partisans de Gracia DELVA, candidat à la députation admis au second tour des élections sous la bannière du parti politique LAVNI, sont arrêtés et traduits au correctionnel sur ordre du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc, Me Cina BERNADIN. Ce dernier agit suivant les instructions de Charles SUFFRARD, son supérieur hiérarchique, représentant de la plateforme INITE dans l’Artibonite et membre du cabinet particulier du Président de la République.
3. Dans la circonscription de Plaisance, Jean Baptiste RENAUD et Ducheine FRANKLIN, respectivement candidats à la députation sous les bannières des partis politiques KONBIT et ANSANM NOU FÒ ainsi que leurs partisans et sympathisants ont pris le maquis en raison du fait que le Juge de Paix, Pierre MAXIME, ait émis un mandat d’amener à leur encontre sous le chef d’accusation d’association de malfaiteurs.
4. Dans la commune de la Grande Rivière du Nord, des partisans du pouvoir en place se sont rassemblés autour d’un groupe armé dénommé Lame Zo Reken, composé de Inopère CHARLES alias Pitopè, Raoul SAINT JUSTE, Wilner CHERELUS alias Bòkò, Tèton et Sonson ainsi connus. Lame Zo Reken, dont le fief est localisé à Baz 50, Anba Bouk, a à sa tête l’agent I Garry LORMEUS et est supportée par le vice-délégué de l’Arrondissement de la Grande Rivière du Nord, Denis PHILIPPE et par le candidat à la députation du parti au pouvoir pour la circonscription Grande Rivière du Nord / Bahon, Occinjac BENJAMIN. Depuis le 28 novembre 2010, un climat de terreur est installé dans cette commune par les membres de cette armée au point que même les activités scolaires y ont été paralysées ce, jusqu’au mardi 14 décembre 2010. Aujourd’hui, plusieurs membres de cette armée assurent la sécurité du bâtiment logeant le Bureau Electoral Communal (BEC) de la Grande Rivière du Nord.
5. A Port-au-Prince, le professeur, journaliste et entraineur de football bien connu, Pierre Paul Patrice DUMOND est invité par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, le 16 décembre 2010, à répondre des allégations d’Association de malfaiteurs et de Tentative d’incendie de la Télévision Nationale D’Haïti (TNH). Il lui est reproché sa participation présumée à une réunion qui serait organisée le 12 décembre 2010 à Delmas 22 en vue d’incendier la TNH. Pierre Paul Patrice DUMOND est responsable de communication de la campagne de Mirlande Hyppolite MANIGAT, candidate en ballotage favorable pour les présidentielles sous la bannière du RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES NATIONAUX PROGRESSISTES (RDNP), pour avoir obtenu le plus grand nombre de voix sur l’ensemble du territoire national au cours des élections du 28 novembre 2010.
6. Maxime MENARD, candidat à la députation pour la circonscription de Saint Michel de l’Attalaye / Marmelade, sous la bannière du parti politique AYITI AN AKSYON (AAA) et quatre (4) de ses proches à savoir, Yves VILON, Roland DUPITON alias Diapòt, Rony CHARLES et Michelet ANTOINE sont arrêtés le 2 décembre 2010 et détenus au Commissariat des Gonaïves sous le chef d’accusation d’incendie du Tribunal de Paix de Saint Michel de l’Attalaye survenu dans la nuit du 1er au 2 décembre 2010.
7. Me Jean Robert TAXIL, Conseiller Juridique du Bureau Electoral Départemental (BED) du Sud, proche de la plateforme présidentielle INITE est nommé Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance des Cayes dans l’objectif avoué de s’en prendre aux opposants du Pouvoir en place, sous couvert des violences graves et inacceptables survenues aux Cayes après la publication des résultats des élections du 28 novembre 2010. Le nouveau Commissaire est pourtant sous le coup d’une sanction disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Avocats des Cayes pour conduite incorrecte dans l’exercice de la profession d’avocat. Sa nomination rentre dans le cadre d’une série de nominations, de transferts et de révocations orchestrée par le Pouvoir en place, au sein des institutions judiciaire et policière ce, depuis l’annonce des élections.
Le RNDDH constate que ces actes susmentionnés surviennent après la publication des résultats du scrutin du 28 novembre 2010 par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et sont réalisés dans le but évident de saper, chez certaines personnalités politiques haïtiennes, toute velléité de prendre part à la campagne électorale à venir pour le second tour du scrutin.
Le RNDDH déplore que le gouvernement Préval / Bellerive, activement impliqué dans la campagne électorale du parti au pouvoir utilise les institutions policière et judiciaire à des fins politiques.
Le RNDDH croit que les Commissaires du Gouvernement et Juges de Paix ne doivent pas se ranger aux côtés des fauteurs de troubles pour imposer, par une utilisation malsaine de la Loi, le silence aux candidats de l’opposition, habilités à prendre part au second tour des élections ainsi qu’à leurs partisans et sympathisants. Les partisans et candidats du parti au pouvoir ne doivent pas non plus continuer à bénéficier de l’impunité officielle pour semer la peur au sein de la population et en tirer avantage.
Le RNDDH estime que tous ceux qui sont effectivement impliqués dans des actes de violence électorale et postélectorale doivent être poursuivis ce, dans le cadre d’une justice indépendante, saine et impartiale car à date, les principaux auteurs des actes de violence et de fraudes massives enregistrés lors des joutes électorales du 28 novembre 2010, identifiés pour la plupart, ne sont nullement inquiétés. Ceci porte à croire qu’il s’agit là de persécutions politiques orientées vers les candidats de l’opposition, agréés pour le second tour des élections.
Le RNDDH condamne avec véhémence l’utilisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques et souligne que la justice ne doit ni être asservie, ni représenter une arme au service du pouvoir politique en place pour contraindre au silence les opposants politiques.
Le RNDDH enjoint le gouvernement Préval / Bellerive à mettre un terme à ces actes de persécutions politiques qui constituent en soi une atteinte aux droits politiques des citoyens et aux libertés proclamés par la Constitution de 1987 et consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques et la Convention Américaine relative aux Droits de l’Homme.
http://www.haitilibre.com/article-1940-haiti-elections-la-justice-partisane-au-service-d-inite.html

vendredi 17 décembre 2010

Elections en Haïti : Les morts-vivants aux urnes

Nouvelle République, 17/12/2010 On peut être frappé par le mutisme de la communauté internationale et des observateurs concernant la situation chaotique en Haïti. Autant pour la Côte d’Ivoire on entend tous les jours des prises de positions et des déclarations enflammées pour condamner le blocage né des élections présidentielles. Autant pour Haïti, on entend un silence…de cimetières. Parce que justement, ce qui se passe en Haïti dépasse l’entendement et le bon sens. Voilà des gens, qui n’ont rien, ni terre, ni habitats, ni institutions, ni à manger, ni à boire et qu’on oblige à aller voter.
Rappelons qu’il y a un an à peu près (12 janvier 2010), la République de Haïti était frappée par un tremblement de terre d’une rare violence. Il y eut plus de 200.000 morts. Les dégâts eux, sont incommensurables : les institutions ont été décapitées, les bâtiments administratifs et personnels, les logements ont tous été réduits en poussière. Presque tous les Haïtiens qui avaient été frappés par le tremblement de terre étaient devenus du jour au lendemain des sans abris, errant le jour et dormant à la belle étoile la nuit ; disputant leur pitance quotidienne aux rats et aux chiens. Et pour ajouter un peu de drame supplémentaire à la tragédie qui se joue à ciel ouvert, voilà qu’il y a deux mois, une épidémie de choléra s’est abattue sur les survivants avec la ferme intention de liquider ceux qui ont survécu au tremblement de terre. Pour le moment, les comptes macabres frisent les 2000 morts, mais tout porte à croire que le choléra ne s’arrêtera pas de sitôt.
C’est dans cette atmosphère de fin du monde que l’ONU a tenu à organiser les élections présidentielles. Les résultats sont à la hauteur de l’ambiance : catastrophique et chaotique. Comme en Côte d’Ivoire, l’ONU avait pensé que les élections allaient résoudre la crise qui sévit dans cette république « maudite ». Et comme en Côte d’Ivoire, le calcul s’est avéré vain. A la seule différence qu’en Côte d’Ivoire, rien ne laissait prévoir ce qui est en train de se passer tant les acteurs étaient tous engagés à fond pour sortie de crise par les urnes.
En Haïti, on n’a pas besoin d’être un observateur averti pour se rendre compte que les élections n’étaient pas dans l’ordre des priorités des populations. Celles-ci écoutaient plus les bulletins météo qu’elles n’attendaient de bulletin de vote. Elles désespèrent de voir démarrer la reconstruction annoncée à coup de centaines de milliards de dollars après le tremblement de terre la compassion et la solidarité du monde. Depuis près d’un an, les populations de Haïti frappées de plein fouet par cette tragédie vivent d’espoir et d’eau…sale. Elles sont convaincues que l’aide internationale tardera à se concrétiser. Elles sont convaincues que les maigres ressources qui viendront seront détournées comme d’habitude pour leurs dirigeants.
Donc demander à ces Haïtiens qui souffrent de faim, qui grelottent de froid, qui sont réduits à l’état sauvage, qui courent toute la journée derrière un improbable casse-croûte d’aller voter, c’est vraiment être un sans cœur ou à tout le moins ne pas être à la hauteur des urgences.
TBM
Nouvelle République, est seul responsable du contenu de cet article
http://www.maliweb.net/category.php?NID=68571&intr=

jeudi 16 décembre 2010

Haïti: deux scénarios pour dénouer l'impasse

Publié le 16 décembre 2010
Hier, deux issues bien différentes ont été proposées à la crise politique qui sévit en Haïti depuis les élections du 28 novembre.

Le candidat arrivé troisième au premier tour, Michel Martelly, voudrait qu'on annule le scrutin et qu'on en organise un nouveau. À Saint-Domingue, en République dominicaine, où il présidait une réunion sur la reconstruction d'Haïti, Bill Clinton a plaidé en faveur d'un nouveau dépouillement des voix. «Les membres de la commission électorale sont tombés d'accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés», a déclaré l'ex-président, qui joue un rôle central dans la reconstruction du pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier. «Je pense que ce processus devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat», a-t-il dit aux journalistes.
La commission électorale propose de faire un nouveau dépouillement des votes recueillis par les trois candidats qui sont arrivés en tête au premier tour afin de déterminer les deux qui seront retenus pour le second tour, le 16 janvier. Pour le moment, l'ex-première dame Mirlande Manigat arrive première sans pour autant obtenir la majorité nécessaire pour accéder à la présidence. Elle est suivie de Jude Célestin, candidat soutenu par le gouvernement sortant. Cependant, les partisans du chanteur Michel Martelly, surnommé Sweet Mickey, qui a reçu seulement 7000 voix de moins que M. Célestin, estiment que leur favori devrait lui aussi être éligible au second tour.
Nouvelles émeutes?
Invoquant des fraudes électorales, les partisans de M. Martelly ont manifesté dans les rues des grandes villes haïtiennes au lendemain du scrutin. Dans plusieurs cas, les manifestations ont viré à l'émeute. Au moins cinq personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l'ordre.
Pour mettre fin à la crise, Michel Martelly a suggéré hier d'annuler l'élection du 28 novembre et de faire un nouveau scrutin le 16 janvier. Les 19 candidats aux premières élections pourraient faire campagne à nouveau, propose M. Martelly, et celui qui recevrait le plus de votes remporterait la présidence.
Les camps Manigat et Célestin n'ont pas répondu à cette proposition hier. La plupart des autres candidats à l'élection présidentielle souhaitent l'annulation du scrutin.
Malgré les options proposées, plusieurs craignent de nouvelles émeutes autour du 20 décembre, jour de l'annonce des résultats définitifs du premier tour. À l'approche de cette date, l'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a appelé la population de son pays d'origine au calme, notant que la stabilité politique est nécessaire à la poursuite de la reconstruction.
Au ralenti
À Montréal, des organisations non gouvernementales présentes en Haïti refusent pour leur part de prendre position sur la voie à privilégier, mais elles avouent que le climat actuel ralentit leur travail auprès des sinistrés du tremblement de terre de janvier dernier.
«Les principaux problèmes sont liés à la sécurité. On ne veut pas mettre nos employés en danger, qu'ils soient haïtiens ou non», a dit hier Marie-Ève Bertrand, directrice du développement à Care Canada. Cette dernière participait à une conférence organisée par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) pour faire le point sur l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction déployés depuis le séisme qui a fait 250 000 morts en Haïti.
Dans la foulée de la tragédie, les organismes humanitaires ont recueilli plus de 66 millions de dollars au Québec seulement. Hier, tous ont affirmé avoir fait beaucoup de progrès depuis la catastrophe, mais ils ont aussi rappelé qu'il faudra des années pour remettre Haïti sur pied. «Depuis le 12 janvier, on travaille jour et nuit et on n'a toujours pas repris le dessus», a lancé Danielle Leblanc, de l'organisme Développement et Paix. La crise électorale et l'épidémie de choléra qui a récemment fait plus de 2200 morts dans le pays le plus pauvre des Amériques se sont ajoutées à une longue liste de difficultés auxquelles faisaient déjà face les ONG.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/16/01-4352903-haiti-deux-scenarios-pour-denouer-limpasse.php

mercredi 15 décembre 2010

Haïti: appel au calme de Michaëlle Jean

Publié: 15 décembre 2010 MONTRÉAL - L'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean demande aux Haïtiens de faire preuve de persévérance afin de traverser cette période électorale secouée par la confusion et la violence.

Il est impératif d'accéder à la stabilité politique afin de poursuivre les efforts de reconstruction en Haïti, a déclaré Mme Jean, qui occupe maintenant le poste d'envoyée spéciale de l'Unesco en Haïti.
Ensuite, les Haïtiens pourront enfin se concentrer sur le but ultime: la poursuite du bien commun, a-t-elle fait valoir lors d'une entrevue à La Presse Canadienne, mercredi.
Le pays des Antilles a été le théâtre de nombreuses manifestations — souvent violentes — après l'annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Aucun candidat n'en est ressorti vainqueur.
Quant au processus électoral, il a été miné par des allégations de fraude et de trucage.
Michaëlle Jean, qui est originaire d'Haïti, estime qu'il est important d'avoir recours aux mécanismes démocratiques et judiciaires déjà en place afin de gérer les présumées irrégularités électorales.
http://www.journalmetro.com/linfo/article/720623--haiti-appel-au-calme-de-michaelle-jean

Haïti - Élections : OEA envoie 2 missions d'aide à la demande du Président Préval

15/12/2010 09:05:45 À 5 jours de la publication (éventuelle ?) des résultats du premier tour, le Président René Préval a sollicité hier, une aide auprès de l’Organisation des États Américain (OEA). Cette aide se traduira par l’envoi de 2 nouvelles missions techniques, en appui au processus électoral. Dans un communiqué, Fritz Longchamp du Secrétariat Général de la Présidence explique que cette demande vise à rassurer tous les acteurs du processus.
La première mission technique aura pour tâche d’appuyer la vérification de la Tabulation alors que la seconde fournira une assistance technique légale dans la phase contentieuse du processus de contestation. Ces deux missions sont attendues ce mercredi à Port-au-Prince.
René Préval a également tenu à remercier le secrétaire général de l’OEA pour le travail accompli par la mission d’observation OEA/CARICOM conduite par l’ambassadeur Colin Granderson. Il en appelle également, à la conscience citoyenne de tous les haïtiens, et en particulier aux acteurs politiques impliqués, de manière a ce que, dans le respect de la constitution et de la loi, une issue heureuse a la crise soit trouvée dans l’intérêt du renforcement de la démocratie haïtienne.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1919-haiti-elections-oea-envoie-2-missions-d-aide-a-la-demande-du-president-preval.html

Présidentielle en Haïti: Bill Clinton appelle à un nouveau dépouillement "objectif"

(AFP) – SAINT DOMINGUE — L'ancien président des Etats-Unis Bill Clinton a lancé mercredi un appel pour un nouveau dépouillement "objectif" des bulletins de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier contestée en Haïti, à ses yeux vital pour le redressement du pays. "Ils sont tombés d'accord, je pense, pour que la commission (électorale) revoit les votes avec des observateurs objectifs et informés", a déclaré Bill Clinton après avoir co-présidé une réunion en République dominicaine avec le Premier ministre haïtien portant sur la reconstruction du pays.
"Je pense que cette procédure devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat", a-t-il dit à la presse. "Nous avons besoin d'une vue objective de ce dépouillement", a-t-il ajouté.
La réunion sur la reconstruction avait été déplacée en République dominicaine en raison des violences post-électorales en Haïti, avait annoncé la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jg_FSzA0GtInZZwOlJfXZvxkuDcg?docId=CNG.043a93e0513d5a6e0cc8d782c48a5f4a.211

«C'est Martelly ou la guerre civile en Haïti!»

Les partisans du candidat éliminé Michel Martelly
 expriment leur colère dans la banlieue de
 Port-au-Prince.  (Keystone)
Après le séisme et le choléra, c’est maintenant une crise politique qui plonge un peu plus Haïti dans le chaos. Les partisans du candidat éliminé, le populaire Michel Martelly, sont chauffés à blanc. Les expatriés suisses, eux, fuient vers la République dominicaine voisine. Reportage.

Charles est au chômage forcé. Ce peintre d'une quarantaine d'années semble égaré au milieu des manifestants descendus dans les rues de Pétionville, une banlieue de Port-au-Prince. Il vient de perdre tous les tableaux qu'il avait accrochés sur un mur aux abords de la place Saint-Pierre.
Six mois de travail réduits en cendres. Les émeutiers et les forces de l'ordre sont passés par là. «Tout a brûlé, mes peintures, mes tubes, mes pinceaux. Et je n'ai pas l'argent pour racheter du matériel. Mais il y a plus grave», relativise l'homme, en désignant les manifestants qui tiennent la rue noire de poussière: «Les gens sont en colère car les élections ont été truquées.»
Le résultat est une «farce»
Aucun doute pour lui et tous les autres partisans de Michel Martelly, candidat éliminé mardi dernier au premier tour des présidentielles: le résultat du scrutin est une «farce» et doit être annulé. Et le recomptage des suffrages du premier tour des présidentielles des trois premiers candidats, qui est en cours, n'y changera rien. D'ailleurs, le Conseil électoral provisoire (CEP), qui s'en charge avec des observateurs étrangers, n'a pas de légitimité au dire des manifestants. Michel Martelly et la candidate Mirlande Manigat, qui a fini en tête des votes, l'ont répété ce week-end: ils n'accepteront pas le résultat de cette procédure qui devrait tomber prochainement. Une commission sans précédent dans l'histoire politique du pays.
Le recomptage a fait tomber d'un cran la tension depuis vendredi. Les manifestants en ont profité pour recharger les batteries après trois jours d'émeutes. Les habitants se sont précipités dans les marchés à nouveau en activité pour faire des provisions de nourriture, d'eau, de carburant et autres produits de première nécessité, en prévision de la reprise des troubles. De longues files d'attentes annonçaient la réouverture pour la première fois depuis mardi des commerces, banques et stations-service. Même les routes de la capitale, noircies par les pneus brûlés, ont été dégagées.
Le feu couve
Port-au-Prince est ainsi sorti provisoirement de sa paralysie, même si l'aéroport est encore fermé. Mais le feu couve. Samedi soir encore, des centaines de sympathisants du chanteur Martelly sont descendus dans les rues de Pétionville. Beaucoup d'observateurs redoutent que le pays ne s'enfonce un peu plus dans la violence à l'issue du recomptage. Martelly pourrait ravir la seconde place à Jude Célestin qui l'a battu d'un cheveu mardi. Ce serait alors au tour des sympathisants de Jude Célestin, le candidat du pouvoir, de mettre le feu à la ville. Ils en ont donné un aperçu la semaine passée, lors de violents affrontements avec les partisans de Martelly. Sans oublier qu'eux ont des armes à feu.
Pas de quoi effaroucher les supporters du chanteur. «Si Martelly n'est pas président, Haïti va brûler en cendres!», décoche Linda, une des rares femmes parmi les manifestants. «On a besoin de lui pour avoir de la nourriture, du travail et des écoles.» Le chanteur cristallise tous les espoirs de changement d'une population livrée à elle-même, désœuvrée et sans travail. Aveuglée aussi. «Cette population est manipulable, notamment par la rumeur. Elle n'a rien à perdre», observe Jean-Claude Denis, haïtien établi à New York. Les cris des manifestants en témoignent. «C'est Martelly ou rien! Martelly ou la guerre civile!», s'emportent Wisner, 24 ans, cagoulé, et toute une grappe de jeunes. «C'est un homme bien et pas un voleur comme tous les autres candidats. On va écraser le pouvoir politique.»
Un candidat neuf
Le populaire «Sweet Micky» n'a justement jamais participé au pouvoir. Un atout, à entendre les manifestants. «Il ne vient pas de la politique, à l'inverse des autres candidats. Il est neuf, les autres sont corrompus. Le président Préval et ses acolytes comme Célestin symbolisent les malheurs du pays.» Les avis sont radicaux à Pétionville. Pas étonnant, cette commune est le fief du chanteur.
Quelques-uns sont moins catégoriques. Ainsi Michel Losewald, qui regarde d'un air détaché des jeunes brandir des affiches de Martelly, sur lesquelles on peut reconnaître sa boule à zéro et les mots «Tete calle» (tête d'œuf). «Ils ont de l'humour», glisse le maire des Chardonnières, à l'ouest du pays. Candidat à la députation pour le parti de gauche Veye-yo, Michel Losewald est venu défendre son vote dans la rue, pacifiquement: «J'espère que l'on respectera le scrutin populaire pour Martelly. C'est l'homme qui nous aidera à sortir de la crise. Comprenez que les gens ne veulent plus de leur condition de vie. Ils ne vivent pas comme des êtres humains, ils sont dans la crasse!»
L'odeur de la misère
Sous son nez, 2000 sinistrés du séisme du 12 janvier s'entassent dans un amas de tentes, en plein milieu de la place Saint-Pierre. Ils vaquent à leurs occupations à la première accalmie. Les violences urbaines font partie de leur quotidien. Une odeur crasse de pneu brûlé et de déchets flotte dans le quartier. Saint-Pierre pue la misère du monde.
Et comme si cela ne suffisait pas, les autorités redoutent une explosion des cas de choléra. On en aurait presque oublié l'épidémie avec les troubles actuels. Les gens ont négligé les règles élémentaires d'hygiène, en buvant et mangeant sans précaution. «De plus, le blocage des routes entrave l'accès aux soins, rendant difficile le déplacement du matériel, des patients et du personnel sanitaire. Nous avons eu moins d'admissions dans nos dispensaires», relève François Zamparini, coordinateur général de Médecins sans frontières Suisse en Haïti. Près de 220 personnes sont mortes jusqu'à présent.
Des Suisses fuient Haïti
Cette crise politique n’est pas sans conséquence sur les expatriés en Haïti. La frontière avec République dominicaine était bien fréquentée ce week-end. Nombreux sont les étrangers à avoir fait leurs valises en prévision du regain de violence annoncé pour ce début de la semaine, à l'issue du comptage électoral. Humanitaires, journalistes, personnel d'ambassade ont fui durant le week-end. L'aéroport étant paralysé, ils ont regagné la République dominicaine via la route. Plusieurs expatriés suisses ont ainsi pris la route, tels que l'ambassadeur de Suisse à Haïti Urs Berner.
Et qu'en est-il de ceux qui sont restés? Les 140 résidents suisses permanents, dont une trentaine de membres d'ONG, sont en sécurité. «En tout cas, il n'y a pas de problème pour ceux qui se sont annoncés», rassure Urs Berner. «Les gens savent qu'il faut rester à la maison quand survient ce genre de situation.» L'ambassade suisse a envoyé un courriel aux résidents permanents il y a deux semaines pour leur expliquer le comportement à adopter face au choléra et pour leur conseiller de faire des provisions en prévision d'éventuelles manifestations. Pour Urs Berner, «ces troubles montrent les difficultés pour aller de l'avant avec la reconstruction».
De son côté, le Département des affaires étrangères n'a pas émis de nouvelles recommandations. «La situation actuelle au plan de la sécurité apparaît comme passagère et ne requiert dès lors pas une modification de ces conseils», relève la porte-parole Carole Waelti. Les ONG suisses souffrent aussi de la situation, les transports de personnel et de matériel sont difficiles. «Nous avons dû limiter les déplacements», confirme François Zamparini, de Médecins sans frontières Suisse en Haïti. «Des dispensaires ne sont pas accessibles. Nous avons pu anticiper en les approvisionnant à l'avance.»
Thierry Jacolet, La Liberté / swissinfo.ch
Port-au-Prince
http://www.swissinfo.ch/fre/detail/content.html?cid=29022096

mardi 14 décembre 2010

Haïti - Élections : Jude Célestin revendique la victoire au premier tour !

14/12/2010 09:07:43.- Afin de permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l’instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a fixé au 13 décembre le début du délai de contestation qui prendre fin Mercredi (72 heures). Philomé Pierre-Noël, Président du Bureau Electoral Départemental (BED) de l’Ouest 1, a confirmé lundi, que les avocats représentant des candidats d’INITE, avaient soumis aux autorités électorales des éléments juridiques remettant en question les résultats des présidentielles et législatives. Ainsi, le candidat Jude Célestin «INITE» et Marie Denise Claude, candidate du parti au Sénat pour le département de l’Ouest, revendiquent tous les deux une victoire au premier tour.
Jude Célestin, qualifié pour le second tour, avec 241,462 voix (22.48%) derrière Mirlande H. Manigat 336,878 voix (31,37%) «Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP)» « revendique une victoire dès le premier tour avec 52 ou 54% des voix exprimées !»
Dans un message radio, Jude Célestin a appelé au respect du vote populaire, déplorant les manifestations violentes de ces derniers jours. Il a assuré que le vote populaire ne sera pas piétiné, et qu’il défendrait ce vote dans le cadre de la loi. Des dispositions ont déjà été prises en ce sens. Appelant ses partisans à rester mobilisés dans le calme dans l’attente du résultat final et d’éviter les provocations.
Jude Célestin va-t-il déposer les preuves de ses fraudes pour expliquer qu’elle sont sous-évaluée? Une des techniques utilisées par INITE et mise à jour... consistait à modifier à la saisie (centre de tabulation) le nombre de votes du Procès Verbal (PV) «INITE» comme l’indique l’exemple reproduit ci-dessous : où 10 votes deviennent 110. Cet exemple est loin d’être un cas isolé, d’autres PV passent ainsi de 11 à 111, de 18 à 118 etc... Ce qui est très préoccupant, c’est que ces résultats ont été validés et entrés dans le système informatique, en total désaccord avec les PV des Bureaux de Vote, ce qui suppose des complicités au centre de tabulation...
Nous ignorons si cette façon de frauder à été utilisée pour les votes au Sénat et à la Présidence, mais le doute existe.
http://www.haitilibre.com/article-1909-haiti-elections-jude-celestin-revendique-la-victoire-au-premier-tour.html

Tractations et manifestations se poursuivent dans le cadre de la crise postélectorale

Aucune manifestation n'a été enregistrée au cours des dernières 72 heures. Les averses intermittentes dues à un front froid ont fait baisser l'ardeur des protestataires. Le directeur du Centre National de Météorologie (CNM), Ronald Semelfort, annonce que les pluies se poursuivront au cours de la journée de mardi. Une reprise timide des activités a été notée hie lundi dans plusieurs grandes villes. Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le transport en commun, le commerce et certains établissements scolaires ont fonctionné normalement.
Si les averses ont réduit l'ardeur des protestataires en Haïti, les haïtiens de la diaspora semblent vouloir prendre le relais. Environ 600 membres de la communauté haïtienne de Floride ont manifesté leur rejet du processus électoral samedi dernier. A l'initiative de l'organisation Véyé Yo, les manifestants ont réclamé l'annulation du scrutin et le départ du président Préval.
L'ex councilman de North Miami, Jacques Despinosse, est l'un des leaders du mouvement. Dans les prochains jours les haïtiens envisagent de réaliser des sit-in devant les sièges de l'ONU et de l'OEA. Ils critiquent le comportement du chef de la Minustah, Edmond Mulet et du chef de la mission d'observation de l'OEA/ Caricom, Colin Granderson.
Entre temps, le nonce apostolique, Bernardito Oussa, révèle que l'organisation d'une élection avec un seul tour de scrutin est envisagée.
Par ailleurs, l'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard, serait rentré au pays 7 jours après le début de la crise postélectorale. M. Bernard consultant de l'Usaid devrait notamment apporter un appui au Centre de Tabulation des Votes. L'ex directeur général du CEP avait institué ce département lors des joutes de 2006.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18563

La crise postélectorale se transforme en impasse

Aucune nouvelle proposition n'a été formulée au cours des dernières 72 heures dans le cadre des efforts visant à résoudre la crise postélectorale. Prédite par les dirigeants de plusieurs leaders de l'opposition, dont les dirigeants de l'Alternative, de l'Ucadde et de Libération, la crise postélectorale se transforme en un vaste imbroglio. L'offre de recomptage des votes formulée par l'organisme électoral a été rejetée par les deux candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly. La " procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification" annoncée jeudi par le CEP n'a pas fait recette dans les rangs de l'opposition. Pour Michel Martelly, il s'agit ni plus ni moins que d'une manipulation. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès-verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il soutenu précisant que les fraudes ont eu lieu sur instruction du président Préval. Dénonçant un nouveau piège M. Martelly est convaincu que le gouvernement est prêt à tout pour rester au pouvoir.
Arrivée en tête du premier tour, Mirlande Manigat, ne veut pas non plus d'un nouveau comptage des voix. Elle déplore que le CEP n'ait pas indiqué "la procédure envisagée pour une telle opération".
Les principaux observateurs locaux sont également opposés à un recomptage des votes des 3 candidats arrivés en tête du premier tour. Les dirigeants de ces ONG estiment que cette initiative lancée par le Conseil électoral haïtien (CEP), ne répondait pas à l'urgence de la situation. "Toute disposition de ce genre doit faire l'objet d'un dialogue, d'une concertation susceptible de déboucher sur un consensus suffisant, condition indispensable pour aboutir à des résultats acceptés par tous", précisent t-ils.
En outre les observateurs nationaux soutiennent que les vérifications ne peuvent concerner seulement les trois candidats à la présidentielle qui auraient recueilli le plus grand nombre de voix le 28 novembre. "Toutes les contestations doivent être entendues aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles", insistent ils.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18561

"Les USA ne soutiennent pas l'idée d'un gouvernement provisoire" (diplomate)

Port-Au-Prince - "Les Etats-Unis ne soutiennent pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti", a déclaré lundi l'ambassadeur américain à Port-au-Prince Kenneth Merten alors que les autorités haïtiennes peinent à trouver une solution à la crise post-électorale. "La communauté internationale parle d'une seule voix, nous aimerions voir une issue à la crise qui respecte le vote de la population", a indiqué M. Merten en notant que les résultats publiés par le Conseil électoral haïtien ne concordent pas avec ceux fournis par des observateurs des élections.
Des manifestations violentes ont éclaté en Haïti au lendemain de la publication des résultats du premier tour contestés par les partisans du candidat Michel Martelly non qualifié pour le second tour. Le diplomate a condamné ces violences et encouragé les candidats qui veulent contester les résultats à suivre le processus légal.
"Nous encourageons les candidats qui ont des questions et des soucis avec les résultats à suivre le processus décrit dans la loi électorale. Les suggestions d'un gouvernement temporaire, sont en dehors de la Constitution, ce n'est pas quelque chose que nous soutenons", a répété M. Merten à la presse.
"Les contribuables américains qui vont dépenser plus d'un milliard de dollars en Haïti et qui ont apporté cinq millions de dollars pour les élections aimeraient s'assurer d'avoir participé à un processus transparent qui reflète la volonté du peuple haïtien", a soutenu l'amabassadeur.
"L'essentiel pour nous c'est de faire la lumière sur le vote car il y a des gens aux Etats-Unis qui souffrent pour promouvoir la démocratie en Haïti, nous avons toujours été aux côtés des gens qui veulent que les droits du peuple haïtien soient respectés", a-t-il conclu.
http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/11/50/Les-USA-soutiennent-pas-idee-gouvernement-provisoire-diplomate,83030341-7605-49b1-aea4-7d9cb4967189.html

Haïti : la communauté internationale appelle à la responsabilité des candidats après les violences

2010-12-14 08:38:11 xinhua La communauté internationale a appelé dimanche tous les candidats aux élections en Haïti à faire preuve de responsabilité après que les autorités ont fixé un délai de trois jours pour soumettre un recours sur le déroulement des élections générales du 28 novembre dernier.
La communauté internationale exhorte " tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et à demander à leurs partisans de s'abstenir de tout recours à la violence, dont l'unique victime est l'ensemble du peuple haïtien", ont déclaré dimanche dans un communiqué de presse conjoint les ambassadeurs en Haïti de l'Allemagne, du Brésil, du Canada, de l'Espagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations Unies, de l'Organisations des Etats américains (OEA) et de l'Union Européenne, selon un communiqué publié lundi à New York.
"La communauté internationale prend note de la décision du Conseil électoral provisoire de fixer le délai de contestation de 72 heures du lundi 13 décembre au mercredi 15 décembre 2010, pour permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l'instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix", ont-ils ajouté dans leur déclaration. 
La communauté internationale encourage "l'exploitation de toutes les voies légales pour faire avancer un processus électoral crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens, dans la transparence et le respect de la constitution. Elle réitère son invitation à tous les candidats à utiliser les procédures de recours légaux mises à leur disposition par la loi électorale".
Les ambassadeurs ont également pris note de la proposition de la mise en place d'une Commission spéciale de vérification par le Conseil électoral provisoire. Ils ont déploré les actes de violence qui ont notamment " paralysé l'activité économique, empêché les écoliers et étudiants de poursuivre leurs cours et, plus tragiquement, entravé l'accès aux soins pour les malades du choléra " et ont appelé " instamment tous les acteurs politiques et étatiques à tout mettre en oeuvre pour avancer la reconstruction et pour permettre aux personnels de santé et aux acteurs humanitaires haïtiens et internationaux de continuer en toute sécurité à fournir la réponse vitale à l'épidémie de choléra".
"Des milliers de personnes en ont urgemment besoin", concluent les ambassadeurs.
Selon la presse, l'ex-première dame Mirlande Manigat a obtenu 31,30 % des voix, et le candidat du pouvoir Jude Célestin a réuni 22,48 % des suffrages.
Le chanteur populaire Michel Martelly est arrivé en troisième position, juste derrière Jude Célestin, qui le devance de 6.845 voix seulement. Le second tour de l'élection présidentielle en Haïti doit avoir lieu le 16 janvier.
http://french.cri.cn/781/2010/12/14/302s234493.htm
Commentaires:
Qui rappellera a  la Communauté internationale qu'elle est surtout la principale responsable de cette situation ?

lundi 13 décembre 2010

Haïti: "vérification" controversée pour une élection contestée

De Clarens RENOIS (AFP) – Il y a 5 heures PORT-AU-PRINCE — La "vérification" des résultats contestés de l'élection présidentielle en Haïti devait commencer lundi, après plusieurs journées de violences post-électorales, mais l'initiative était dénoncée à l'avance par plusieurs candidats.
Dans la capitale Port-au-Prince, l'activité semblait avoir repris lundi, après les violences des derniers jours qui ont fait au moins cinq morts. Les vendeurs ambulants étaient de retour dans les rues, tandis que commerces et marchés rouvraient. Des véhicules de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah) étaient toutefois visibles à certains carrefours.
L'annonce la semaine dernière des résultats du premier tour de l'élection du 28 novembre, selon lesquels l'ancienne Première dame Mirlande Manigat arrivait en tête suivie du candidat du pouvoir, Jude Célestin, ont provoqué la colère des partisans du chanteur populaire Michel Martelly, évincé de justesse du second tour. De violentes manifestations ont suivi.
Face aux accusations de fraude, le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé jeudi la mise en place d'une procédure d'urgence de vérification des résultats. Une réunion portant sur la formation d'une commission spéciale créée à cet effet devait se tenir en milieu de journée.
Le processus de vérification doit être assuré par cette commission composée du CEP, des candidats à la présidence concernés, d'observateurs nationaux et internationaux ainsi que de partenaires de la communauté internationale.
Mais la procédure, qui concerne uniquement les trois candidats arrivés en tête, a été refusée vendredi par Michel Martelly et Mirlande Manigat, ainsi que par plusieurs organisations non gouvernementales.
Michel Martelly a dénoncé une manipulation en faveur du candidat soutenu par le président sortant René Préval. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il expliqué à l'AFP. "Cela a été fait sur instruction du président René Préval pour que M. Célestin l'emporte. Il essaye d'installer son homme à la tête du pouvoir".
Mme Manigat avait enfoncé le clou un peu plus tard en annonçant qu'elle ne voulait plus non plus d'un nouveau comptage des voix, le CEP n'ayant pas précisé, selon elle, "la procédure envisagée pour une telle opération". Elle a toutefois indiqué qu'elle demeurait "ouverte à toute initiative pouvant favoriser un dénouement de la crise".
En revanche, les ambassadeurs accrédités dans le pays se sont prononcés pour une vérification des résultats. "La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens", affirme un communiqué signé des ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne.
Les résultats définitifs du premier tour doivent être annoncés le 20 décembre et le deuxième tour doit être organisé le 16 janvier.
Cette crise politique intervient au moment où le pays, le plus pauvre des Amériques, est exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait 250.000 morts et alors qu'une épidémie de choléra a tué 2.193 personnes depuis la mi-octobre.
Pour venir en aide aux victimes du choléra, la Commission européenne s'est dite lundi prête à débloquer 10 millions d'euros supplémentaires.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jdX0a7Cgj8tAzGjz0qx3vnzCZawA?docId=CNG.a295cce46e6465a1e2e278864409ca97.561