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samedi 9 mars 2013

"Chavez est la Caraïbe, Chavez est Haïti"

MAXImini.com | Politique - Publié le 08/03/2013 à 18:35:21
En Haïti Plusieurs dizaines d’Haïtiens vêtus des couleurs nationales ont manifesté dans les rues de Caracas, dans la matinée des funérailles du président vénézuélien, Hugo Chavez, décédé le 5 mars dernier d’un cancer. "Chavez est la caraïbe, Chavez est Haïti", scandaient les Haïtiens qui entonnaient l’hymne national de leur pays.
Rouge d’émotion, le président haïtien Michel Martelly, accompagné de son Premier ministre, Laurent Lamothe, et du chancelier Pierre-Richard Casimir, assistait aux obsèques de Chávez. Arrivés la veille de la cérémonie rassemblant une trentaine de dirigeants mondiaux et des dizaines de milliers de Vénézuéliens, Martelly et Lamothe arboraient la fameuse chemise rouge caractérisant le style vestimentaire du leader et la révolution bolivarienne. Hommage unanime au "Comandante"
Les deux dirigeants haïtiens, selon des images retransmises en direct par une télévision vénézuélienne, portaient chacun une chemise rouge grenat et étaient assis côte à côte, près du cercueil de Chàvez. Des veillées symboliques ont été organisées dans la soirée du jeudi 7 mars au Cap-Haïtien et aux Gonaïves, à la mémoire de Chàvez.
Le sénateur du Nord Wesner Polycarpe, qui s’exprimait à l’occasion de la veillée symbolique tenue devant la centrale électrique Jose Marti du Cap-Haïtien, construite grâce à coopération tripartite (Haïti-Cuba-Venezuela), a salué le courage de ce celui qu’on appelle affectueusement Comandante.
 "Chavez signifie l’effacement d’une dette de 395 millions de dollars pour Haïti ! Chavez signifie 60 mégawatts de courant électrique pour Haïti", a martelé le sénateur Polycarpe.
Haïti a décrété, depuis mercredi, trois jours de deuil national pour saluer la mémoire d’Hugo Chavez, dont le corps sera embaumé et exposé dans un cercueil de cristal. « Pour que le peuple vénézuélien puisse l’avoir avec lui pour l’éternité », a déclaré le vice-président, Nicolas Maduro.
En attendant, la dépouille mortelle du charismatique leader de l’Amérique latine sera veillée en chapelle ardente pendant au moins sept jours, à la caserne de la Montaña (la "montagne"), dans le quartier populaire 23 de Enero. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/politique/chavez-est-la-caraibe-chavez-est-haiti-21309.html

mercredi 6 mars 2013

HUGO CHAVEZ...MORT DE LÉGENDE DU ISECLE

Par SIMON PELLET-RECHT
Depuis quelques jours, l'issue ne faisait guère de doute. En dépit de communiqués "officiels" rassurants, le Venezuela s'était préparé à la mort de son héros. Les allers et retours de Hugo Chávez entre Caracas et La Havane ne trompaient plus personne.
L'état de santé du Comandante était désespéré. Fin février, on apprenait que "son insuffisance respiratoire n'évoluait pas favorablement".
Le 1er mars, le vice-président Nicolás Maduro estimait : "Notre président lutte pour sa vie." La semaine dernière, des rumeurs affirmaient qu'il était cliniquement mort. Qu'à cela ne tienne, les Vénézuéliens sont sous le choc. "Un mythe est mort", explique, les larmes aux yeux, Johan Novoa, un jeune commerçant coiffé d'une casquette Fidel Castro-Che Guevara-Hugo Chávez, tout en priant pour "rendre l'amour [qu'il a] reçu". "Chávez, coeur du peuple"
Il existait, et il existera sûrement encore longtemps, une connexion passionnelle entre Hugo Chávez et des millions de Vénézuéliens. Intitulé "Chávez, coeur du peuple", le dernier slogan de campagne du leader latino a mis dans le mille. "C'est le premier président à s'être réellement préoccupé des pauvres", commente le journaliste révolutionnaire Miguel Ángel Pérez Pirela en évoquant les programmes sociaux impulsés par Chávez pendant ses 14 ans de pouvoir, qui ont permis de réduire drastiquement la pauvreté.
 Carlos Vargas, militant du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), avance avec nostalgie une autre explication : "Chávez était un homme du peuple, il le connaissait et savait lui parler." Lui-même avait pris l'habitude d'affirmer : "Chávez, ce n'est pas moi, Chávez, c'est vous. Chávez est un peuple, un concept : le chavisme."
Né en 1954 dans une famille très modeste des grandes plaines vénézuéliennes, deuxième d'une fratrie de six garçons, Hugo Chávez Frías a vécu une enfance difficile, "mais heureuse", selon ses propres mots. Il vendait des sucreries dans la rue pour aider sa famille et, comme des milliers d'autres jeunes, il jouait au base-ball en sortant de l'école. Au point d'avoir espéré devenir joueur professionnel.
Cette légende dorée, Hugo Chávez l'a entretenue des années pendant son émission dominicale Aló Presidente, dans un style jugé "populiste" par l'opposition. Durant plusieurs heures, le Comandante exposait ses idées dans un langage simple ponctué de chansonnettes, de blagues et de petites histoires moralisatrices. "Chávez est un as de la communication directe, [c'est aussi] un affabulateur", concède l'écrivain Orlando Oramas León dans la préface des Cuentos del arañero (Contes du tisseur de toile), la compilation officielle des centaines de discours de Hugo Chávez.
El Comandante 
Pour le grand public, le mythe de Hugo Chávez est né le 4 février 1992, le jour de son coup d'État manqué contre Carlos Andrés Pérez. En costume militaire, le commandant Chávez assume ses responsabilités en direct et engage ses compagnons à déposer les armes, leur expliquant que les objectifs poursuivis n'ont pas été atteints, "pour l'instant".
Le président Rafael Caldera, à la tête de l'État de 1969 à 1974, et de nouveau de 1994 à 1999, reconnaîtra que ce dernier lui avait "donné une excellente impression, comme à tout le monde. Ces quelques secondes qu'il a utilisées à la télévision montraient un homme équilibré, sensé." Jeté en prison durant deux ans, Hugo Chávez continue d'éponger une soif de lecture qui ne l'a jamais quitté et peaufine son projet politique. C'est ici, loin des projecteurs, que sa popularité grandit. Progressivement, il fait naître le rêve d'une patrie nouvelle, "bolivarienne", du nom du "libérateur" historique du Venezuela face à la couronne espagnole, Simón Bolívar.
 C'est aussi pendant cette période qu'il prend goût au pouvoir. La professeur Herma Marksman, sa deuxième femme, explique l'avoir quitté à cette période pour cette même raison : "La popularité l'a changé, il est devenu une figure messianique."
 Un démocrate aux manières de dictateur 
Vingt ans plus tard, le Venezuela est couvert, des murs aux montagnes, du portrait de cet homme qui se croyait la réincarnation de Simón Bolívar. Le culte de la personnalité, mais aussi les atteintes aux droits de l'homme, les attaques répétées contre les médias d'opposition et la conception centralisée du pouvoir de Hugo Chávez en ont fait l'épouvantail de toute une partie des Vénézuéliens.
Les deux dernières années de sa vie, le Comandante gouvernait essentiellement par décrets, laissant une très faible marge de manoeuvre à son gouvernement. "Sa gestion est devenue beaucoup plus autoritaire après le coup d'État dont il a souffert en 2002 et surtout à partir de sa seconde réélection, en 2006-2007, au moment de lancer le concept flou de socialisme du XXIe siècle", explique l'historienne Margarita Lopez Maya.
 Surfant sur l'immense manne pétrolière, renationalisée en 2002 au prix d'un long conflit social, Hugo Chávez veut alors construire "un nouveau socialisme", basé sur "l'amour, la liberté et l'égalité". Il expérimente de nouvelles formes de production et relance la démocratie directe.
À droite, dans un pays plus polarisé que jamais, les opposants hurlent au clientélisme et dénoncent les écueils de la révolution, principalement l'explosion de l'insécurité.
 Bolívar et le "monde multipolaire"
Ce deuxième mandat, phase de radicalisation de la révolution socialiste, est aussi une période d'approfondissement du projet "bolivarien" de Chávez, celui d'unifier les peuples d'Amérique latine face à "l'empire américain". L'Alliance bolivarienne pour les Amériques, une alternative à la zone de libre-échange promue par les États-Unis, créée en 2006, est la première concrétisation du rêve de toute une vie.
S'ensuit l'intégration à d'autres institutions régionales, comme le Marché commun du Sud (Mercosur), la Communauté d'États latino-américains et caraïbes (Celac) et la Banque du Sud. Sa perception d'un "monde multipolaire" conduit Hugo Chávez à développer de nombreux partenariats avec Cuba, la Chine et la Russie, mais aussi à soutenir des dirigeants critiqués par les démocraties occidentales, comme le Libyen Muammar Kadhafi et le Syrien Bachar el-Assad.
Son cancer, dont il est opéré une première fois en juin 2010, met un frein à ses ambitions de gouverner "jusqu'à 2021", date qu'il s'est donnée pour faire aboutir le projet socialiste. Il remet sa survie entre les mains des médecins cubains, mais aussi de Dieu. Lors de sa dernière apparition à la télévision, le 11 décembre 2012, le révolutionnaire embrasse de nouveau l'effigie du Christ.
"Le semeur" désigne alors un successeur, son vice-président Nicolás Maduro, dans l'espoir de sauver la révolution.
Converti en martyr par les uns, détesté et honni par les autres, Hugo Chávez a laissé une marque indélébile dans le paysage politique vénézuélien, américain et mondial. Les restes du Comandante vont désormais reposer aux côtés de son inspirateur, au mausolée Simón Bolívar.
 Dates-clés :
⁃ 28 juillet 1954 - Naissance à Sabaneta, État de Barinas, Venezuela.
⁃ 4 février 1992 - Tentative de coup d'État avortée contre le président Carlos Andrés Pérez.
⁃ 6 décembre 1998 - Élu à la présidence vénézuélienne avec 56 % des voix, réélu en 2006 et 2012.
 ⁃ 19 décembre 1999 - Les Vénézuéliens acceptent la Constitution de la Ve République proposée par l'Assemblée constituante pro-Chávez, la "meilleure au monde", selon le leader latino.
⁃ 13 avril 2002 - Revient triomphant à Caracas après avoir contré un coup d'État.
 ⁃ 15 février 2009 - Les Vénézuéliens votent "oui" à une réforme de la Constitution permettant à Hugo Chávez de gouverner jusqu'à 2021. 
⁃ 5 mars 2013 - Mort au Venezuela.
http://www.lepoint.fr/monde/hugo-chavez-mort-de-la-legende-du-siecle-05-03-2013-1636416_24.php

ANALYSE - Le Venezuela avait préparé l'après-Chávez

Le Point.fr - Publié le 16/12/2012 à 10:10 - Modifié le 06/03/2013 à 09:22
La longue agonie du chef de l'État avait permis à ses "enfants putatifs" de compter leurs soutiens. Mais, attention, succession à haut risque !
Depuis l'annonce en 2010 qu'il était atteint d'un cancer, la succession d'Hugo Chávez ne cessait d'occuper ses collaborateurs, ministres et alliés. En décembre dernier, le vice-président, Nicolás Maduro, avait endossé un costume blanc pour informer que le processus postopératoire serait "long et dur". Au bord des larmes, la voix chevrotante, le successeur désigné de Chávez avait alors admis que l'opération avait été "délicate". Cet aveu officiel a transformé pendant quelques semaines cet homme de 50 ans en principal favori pour le pouvoir suprême. Aucune des trois précédentes interventions chirurgicales qu'avait subies le président depuis 18 mois n'avait été annoncée.
Mais cette fois, Hugo Chávez avait pris soin d'appeler à voter pour son vice-président en cas d'élection présidentielle anticipée, avant de partir en catastrophe pour Cuba. Un samedi soir de décembre, lors de sa dernière allocution télévisée officielle, ses habituelles blagues n'avaient pas fait diversion. Au moment où il embrassait une effigie du Christ, son regard transpirait la détresse.
Les orphelins du "Comandante"
Depuis lors, les chaînes publiques, comme nostalgiques avant l'heure, passaient en boucle des spots glorifiant les 14 ans que Chávez a passés au pouvoir. Pendant ce temps, les chavistes essayent coûte que coûte de prouver la cohérence du processus socialiste. En campagne pour les élections régionales du 16 décembre dernier, les représentants du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) ont serré les rangs pour sauver la révolution.
Conformément aux dernières recommandations du président malade, ils appelaient à l'unité contre la menace d'un retour de la droite "qui profiterait des circonstances" pour installer de nouveau "l'ordre néolibéral". Tout en évitant soigneusement d'envisager le décès de leur leader, les candidats socialistes aux régionales clôturent dorénavant leurs meetings par un nouveau slogan : "À genoux devant vous, Chávez. Aujourd'hui, demain et pour toujours."
Nicolás Maduro, le successeur Le chantre du "socialisme du XXIe siècle" n'a jusque-là laissé aucune place à d'autres têtes d'affiche du parti. Il a tissé des liens passionnels avec les six millions de militants et militantes du PSUV, qui clament à qui mieux mieux qu'ils préfèrent Chávez à leur père ou à leur mari. L'un des slogans à la mode dans les rues de la capitale, Caracas, depuis samedi est d'ailleurs : "Tout avec Chávez, rien sans lui !" Quelques leaders émergent cependant, et en premier lieu le vice-président, Nicolás Maduro. Cet ancien conducteur de bus autodidacte, dirigeant syndical, est parfois comparé à l'ex-président brésilien Lula da Silva.
À 50 ans, homme-clé du processus politique engagé depuis 1998, Nicolás Maduro a été en tant que ministre des Affaires étrangères "l'un des principaux architectes de la souveraineté du continent latino-américain", selon le politologue chaviste Luis Delgado Arria. Idéologue du parti, l'homme à l'épaisse moustache noire reste très discret. La sociologue Maryclen Stelling commente : "Il n'a pas le charisme de Chávez, mais Simón Bolívar ou Napoléon non plus..." L'expérience du vice-président lui a valu le sobriquet de "muy maduro" (très mature). Mais Nicolás Maduro a d'autres atouts. Parmi eux, son épouse, Cilia Flores, une femme de poids chez les chavistes, actuellement procureur général de la République. Luis Vicente León, président de l'institut de sondage Datanalisis, avance un autre argument : "Nicolás Maduro est un homme populaire et attractif politiquement, parce qu'il appartient à l'aile modérée." Au niveau international, il dispose de la confiance des frères Castro.
D'autres dirigeants d'Amérique latine semblent intéressés par son curriculum. Mercredi, le conseiller en relations internationales de la présidente brésilienne Dilma Rousseff a annoncé que son gouvernement avait pris contact avec le vice-président vénézuélien dans le contexte de la succession de Chávez. "Guerre de succession" Le principal rival de Nicolás Maduro dans ce que certains cadres de l'opposition appellent déjà une "guerre de succession" se nomme Diosdado Cabello.
Compagnon d'armes de Chávez lors du coup d'État manqué de 1992, il est considéré comme l'homme le plus puissant du Venezuela après Hugo Chávez. Très critiqué pour les liens qu'il entretient avec le monde économique capitaliste et pour quelques scandales de corruption, le président de l'Assemblée nationale dispose aussi de larges soutiens dans l'armée.
Sans conséquence, selon Maryclen Stelling, qui explique que "les réserves du peuple contre les militaires ne sont pas aussi fortes que dans d'autres pays d'Amérique latine. À part la marine, l'armée vénézuélienne est historiquement formée par les couches populaires." Mercredi, lors d'une messe de soutien au président donnée par les forces armées, Diosdado Cabello a tenu à mettre en garde ses opposants contre toute "guerre de contre-information visant à diviser" le camp chaviste. D'après Luis Delgado Arria, "Diosdado Cabello est avant tout loyal à Chávez, il connaît bien Maduro et ne s'opposera pas à la volonté du Comandante de le voir président".
Le troisième homme fort du régime sans Chávez se nomme Elías Jaua. L'ancien vice-président est actuellement en campagne pour les régionales dans l'État-clé de Miranda face au candidat de la droite à la présidentielle, Henrique Capriles. À la fin de ses meetings, il suscite le même engouement révolutionnaire, les mères de famille se jetant sur lui pour lui glisser des papelitos, ces bouts de papier sur lesquels sont inscrites toutes sortes de requêtes.
Il faudra aussi compter sur l'influence du ministre de l'Énergie et président de l'entreprise pétrolière d'État PDVSA, Rafael Ramírez, et sur les contacts d'Adán Chávez, le frère du président malade, gouverneur de la région de Barinas. En juin 2011, les médecins donnaient au président vénézuélien un ou deux ans de vie ; 21 mois plus tard, leur pronostic s'est confirmé. http://www.lepoint.fr/monde/le-venezuela-commence-a-penser-a-l-apres-chavez-16-12-2012-1587828_24.php
Hugo Chávez victime de ses "ennemis" ? Le vice-président du pays Nicolás Maduro accuse "les adversaires historiques" du Venezuela d'avoir provoqué le cancer du président. Le vice-président vénézuélien Nicolás Maduro s'est exprimé à l'issue d'une réunion des hauts responsables politiques et militaires du pays. "Nous n'avons aucun doute, arrivera un moment dans l'histoire où nous pourrons créer une commission scientifique (qui révélera) que le commandant Chávez a été attaqué avec cette maladie. (...)
Les ennemis historiques de cette patrie ont cherché un point faible pour atteindre la santé de notre commandant", a-t-il déclaré. Réunion des dirigeants vénézuéliens/ Au lendemain de l'annonce par le gouvernement de l'aggravation de l'état de santé du président, le successeur désigné de Hugo Chávez a également admis que le pays vivait "ses heures les plus difficiles" depuis la quatrième opération du président, le 11 décembre dernier. Peu avant la mi-journée, les autorités avaient convoqué une réunion des plus hauts dirigeants politiques et militaires vénézuéliens au palais présidentiel de Miraflores à Caracas. Étaient notamment présents M. Maduro, plusieurs hauts gradés et les 20 gouverneurs d'États membres du parti socialiste au pouvoir. Expulsion de deux attachés militaires/
Dans la foulée, Nicolás Maduro a annoncé l'expulsion de deux militaires de l'armée de l'air américaine à l'ambassade des États-Unis. L'un d'entre eux, David Delmonico, est accusé de "rechercher des militaires actifs au Venezuela, d'abord pour se renseigner sur la situation des forces armées et (ensuite) pour leur proposer des projets déstabilisateurs".
 Le Venezuela doit également expulser un deuxième fonctionnaire de l'ambassade des États-Unis pour avoir entretenu des contacts non autorisés avec des responsables de l'armée vénézuélienne, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères Elias Jaua.
 Le Pentagone confirme l'expulsion
Un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Todd Breasseale, a déclaré que David Delmonico était en route mardi pour les États-Unis. "Nous sommes au courant des allégations proférées par le vice-président vénézuélien (Nicólas) Maduro à la télévision d'État à Caracas et pouvons confirmer que notre attaché de l'Air, le colonel David Delmonico, est en route pour les États-Unis", a déclaré le porte-parole dans un communiqué.
 "Nouvelle et grave infection"
 Lundi soir, le ministre de la Communication Ernesto Villegas avait ravivé l'angoisse des partisans du Comandante en annonçant "une détérioration de la fonction respiratoire (du président) en relation avec son état d'immunodépression, propre à son état clinique". "Actuellement, il présente une nouvelle et grave infection", avait également précisé le ministre.
 Prières pour sa santé
Devant l'hôpital militaire Carlos Arvelo de Caracas, où Hugo Chávez a été admis le 18 février, des dizaines de partisans ont participé mardi à des prières pour sa santé, répondant à un appel lancé sur la télévision d'État. "Je suis venue prier après la nouvelle d'hier, qui était choquante. Notre manière (de tenir) est de ne pas perdre la foi, l'espérance", a confié à l'AFP Marta Rodriguez, une femme au foyer de 50 ans. Autour d'elle, certains sanglotaient entre deux incantations.
Au pouvoir depuis 1999
Hugo Chávez, au pouvoir depuis 1999 et réélu pour six ans en octobre mais empêché de prêter serment en janvier, devait respirer à l'aide d'une canule, après avoir subi une trachéotomie à la suite de complications respiratoires survenues à l'issue de sa quatrième opération, le 11 décembre à Cuba. Il a du mal à parler, avait indiqué le gouvernement.
Si depuis le dernier rapport médical datant de 11 jours le gouvernement admettait que l'évolution de son état de santé "n'a pas été favorable", il affirmait toutefois régulièrement que le patient continuait de diriger le pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde. Mais il ne parvenait pas à étouffer les rumeurs qui couraient sur l'état de santé réel de M. Chavez, en l'absence de véritables bulletins médicaux.
56 % des Vénézuéliens pensaient que Chávez allait revenir
Pour le politologue Luis Vicente Leon, l'annonce de l'aggravation de l'état du président devait surtout être observée par le "filtre politique". "La politique décidera de ce qui pourra être dit, et quand cela pourra être dit", a-t-il assuré à l'AFP. Selon une récente enquête de l'institut Datanalisis, plus de 56 % des Vénézuéliens pensaient encore que le président se remettrait et reviendrait aux commandes, contre 30 % qui estimaient qu'il ne reviendrait pas.
 http://www.lepoint.fr/monde/venezuela-le-gouvernement-accuse-les-ennemis-du-pays-d-avoir-provoque-le-cancer-de-chavez-05-03-2013-1636376_24.php
La « révolution bolivarienne » survivra-t-elle à Hugo Chavez ?
 Pierre Haski | Cofondateur
 Le cancer aura eu raison de Hugo Chavez. A 58 ans, le président vénézuelien a succombé mardi à sa maladie. Sa « révolution bolivarienne » lui survivra-t-elle ? C’est le cancer qui aura eu raison de Hugo Chavez. Le président vénézuelien a succombé ce mardi à sa maladie à l’âge de 58 ans, sans avoir pu prêter serment pour son troisième mandat après sa réélection en octobre dernier.
C’est le vice-président, son successeur-désigné, Nicolas Maduro, qui a annoncé le décès de « notre commandant président » : « Nous avons reçu l’information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à notre peuple. » Hugo Chavez était rentré à Caracas il y a deux semaines après avoir été hospitalisé pendant plus de deux mois à La Havane, où il a subi en décembre une quatrième intervention chirurgicale pour un cancer diagnostiqué en 2011 dans la région pelvienne.
A la tête de la « République bolivarienne » du Venezuela depuis 1999, Hugo Chavez a été un leader charismatique controversé, figure révolutionnaire pour les uns, dictateur en herbe pour les autres, en particulier pour les classes moyennes du pays et pour Washington.
 Pour Human Rights Watch, l’organisation de défense des droits de l’homme basée à New York, le règne de Chavez aura été marqué par une « dérive autoritaire » : « Une extrême concentration du pouvoir et un mépris affiché pour les droits humains fondamentaux. » « Il a derrière lui la majorité de la population »

RÉACTION NUANCÉE DE HOLLANDE
Dans un message diffusé par l’Elysée peu après minuit, François Hollande exprime ses condoléances nuancées à l’annonce de la mort de Hugo Chavez. Il écrit : « Le président défunt exprimait, au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas, une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement. Je suis convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l’apaisement ».
L’ancien putschiste revenu dans le chemin de la démocratie formelle avait néanmoins réussi à gagner toutes les élections depuis son accession au pouvoir, malgré ces accusations d’autoritarisme (menaces sur la liberté de la presse, sur l’indépendance de la justice, etc). Il s’était acquis le soutien des couches populaires du pays par son programme de redistribution sociale que lui permettait la rente pétrolière du pays.
Pour Janette Habel, enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (Iheal) : « Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis. »
En politique internationale, Chavez s’était clairement positionné comme chef de file d’une Amérique latine anti-américaine, dans les pas de Fidel Castro, l’ex-leader cubain qu’il admirait et qui, paradoxalement, lui survit après avoir lui aussi affronté l’épreuve de la maladie et avoir abandonné le pouvoir à son frère Raul. Il n’a toutefois pas réussi à fédérer derrière son leadership, comme il l’espérait, le continent latino-américain contre l’impérialisme américain.
Derrière les gestes d’amitié, des hommes comme le Brésilien Lula ont choisi une autre voie, moins confrontationnelle.
Successeur désigné
Son successeur est Nicolas Maduro. Hugo Chavez l’a désigné en décembre, alors qu’il se savait sans doute condamné à courte échéance. Il avait été clair : « Nicolas Maduro est en situation non seulement d’assumer ma charge… mais vous élirez Nicolas Maduro président de la République bolivarienne du Venezuela. » Maduro n’aura toutefois pas la tache aisée : comme Rue89 l’écrivait début janvier, le successeur du « commandant président » n’a ni la légitimité naturelle, ni le charisme de son mentor.
 Mais l’actuel vice-président, qui sera soumis au vote populaire d’ici trente jours, bénéficiera néanmoins de l’« effet Chavez », comme le faisait observer Alain Musset, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales(Ehess) : « Même si Maduro n’est pas charismatique, il bénéficiera du “martyr Chavez”, dont il est l’héritier. »
Economie de rentes
Le chercheur Alain Musset faisait observer que si Hugo Chavez s’est présenté comme le représentant du « socialisme du XXIe siècle », il n’a jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition, ce que lui reprochent ses détracteurs de gauche. Et il n’a pas réellement préparé le pays à l’entrée dans la « nouvelle ère socialiste » qu’il prétendait incarner : « Avant Chavez, le Venezuela avait une économie de rentes, issue des hydrocarbures, qui bénéficiait aux élites. Les bénéfices vont désormais ailleurs. Mais c’est encore et toujours une économie de rentes.
Chavez n’a pas utilisé l’argent du pétrole pour transformer la production et le tissu économique du pays, ce qui aurait du même coup transformé le tissu social. Certes, il y a plus de justice redistributive, mais elle est soumise au bon vouloir de l’Etat.
Si la droite revient au pouvoir, ces mécanismes disparaîtront et les classes populaires n’auront rien gagné dans l’affaire.
Car le Venezuela est extrêmement dépendant de ses importations. Sur le long terme, une telle économie de rentes n’est pas viable. Le successeur de Chavez aura certainement à affronter une crise économique, politique et sociale. »
La question est donc posée dès ce mardi soir, au-delà du deuil : la révolution bolivarienne survivra-t-elle réellement à son chef disparu ? En France, son supporter numéro un, le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, a répondu à sa manière à cette question sur son compte Twitter : « Ce qu’il est ne meurt jamais ».

Au Venezuela, l’après-Chavez a commencé. Atteint d’un cancer, le Président réélu a annoncé sa rechute, et désigné son successeur.

« Une page se tourne pour le Venezuela »
Depuis deux ans, il entretient le mystère autour de lui. On ne connaît ni la nature, ni la gravité de son cancer. Dimanche 30 décembre, le vice-président Nicolas Maduro, seul habilité à communiquer sur son état de santé, annonce que Hugo Chavez « souffre de nouvelles complications ».
Elles découlent apparemment d’une infection respiratoire contractée à la suite de cette dernière opération intervenue à Cuba. Les médecins mandatés par le pouvoir castriste tentent une nouvelle fois de remettre sur pied la figure du socialisme sud-américain. Mais la venue à son chevet de Nicolas Maduro et de ses proches ne rassure guère sur l’état de santé préoccupant de Hugo Chavez. Pour Janette Habel, enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), c’est un bouleversement : « Une page se tourne pour le Venezuela.
Mais aussi pour l’Amérique latine. » Pendant plus d’une décennie, Hugo Chavez a transformé la politique et la géopolitique d’Amérique latine. Aucune personnalité politique du continent n’a aujourd’hui la légitimité ou le charisme pour prendre le relais.
1 Hugo Chavez n’est pas encore réinvesti président du Vénézuela Réélu, Hugo Chavez n’a pas encore été officiellement reconduit à la tête du Venezuela. La cérémonie d’investiture doit intervenir le 10 janvier. Selon la constitution, la succession s’organiserait différemment si elle intervenait avant ou après cette date.
Deux solutions sont envisageables :
Hugo Chavez est investi mais ne peut pas aller au bout de son mandat de six ans : des élections doivent être organisées sous trente jours, un délai court qui ne laisse quasiment aucune place à un renversement de l’équilibre politique du pays. Ayant désigné son successeur, c’est Nicolas Maduro qui héritera du pouvoir ;

Hugo Chavez n’est pas en mesure d’être investi : jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu, c’est Diosdado Cabello, le président du Parlement, qui sera aux commandes. Ecarté par Hugo Chavez, qui lui reproche de traîner quelques casseroles (des soupçons de corruption pèsent sur lui), Cabello pourrait avoir du mal à quitter le fauteuil après trente jours.
Il redeviendrait aussi une alternative crédible. Mais la probabilité d’assister à une guerre de succession est faible selon Alain Musset, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales(EHESS), qui a dirigé « Géopolitique des Amériques » (éditions Nathan, 2006) : « Le successeur est désigné, c’est Nicolas Maduro. Cabello n’a pas été désigné car Chavez ne lui fait pas confiance. A la disparition du leader, des distensions au sein du parti vont apparaître, mais plus tard. Je ne suis pas sûr que quelqu’un ose s’opposer à la dernière décision du chef. Ça serait presque vu comme un sacrilège – j’utilise volontairement le mot. Même si Maduro n’est pas charismatique, il bénéficiera du “martyr Chavez”, dont il est l’héritier. » Il aurait trente jours pour convaincre. Au-delà des personnes, l’héritage politique de Hugo Chavez sera autrement plus compliqué à assumer. C’est ce que confirme Janette Habel : « Même s’il a dépassé cette tradition en mettant en œuvre une politique sociale radicale et un projet d’alliance latino-américaine, Chavez s’inscrit dans le courant des militaires nationalistes réformistes de gauche d’Amérique latine. Ces derniers n’ont rien en commun avec les gorilles et dictateurs d’Argentine ou du Chili. Chavez respecte la démocratie, même si, ancien militaire, il a cette culture du chef, très autoritaire. Ce qui explique qu’il puisse être vu comme un caudillo. »
 2 Un bilan national contrasté
LES INQUIÉTUDES D’AMNESTY
Dans son rapport annuel de 2012, Amnesty International dresse la liste de ses inquiétudes pour l’état des droits de l’Homme au pays d’Hugo Chavez : « Des défenseurs des droits humains ont reçu des menaces et les détracteurs du gouvernement faisaient toujours l’objet de poursuites engagées pour des motifs politiques. Les mécanismes mis en place pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes afin d’assurer la bonne marche de la justice et pour contribuer à la prévention des brutalités policières demeuraient insuffisants. De graves épisodes de violences survenus au sein de prisons extrêmement surpeuplées se sont soldés par la mort d’un certain nombre de détenus. »
Les réussites sociales d’Hugo Chavez sont incontestables. Janette Habel rappelle qu’elles lui ont assuré le soutien indéfectible des Vénézuéliens : « J’ai été observatrice au Venezuela lors de deux élections. Je vous assure qu’à chaque fois, il a été élu sans contestation possible. Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis. »
Mais en œuvrant sans compter pour obtenir l’adhésion de la frange populaire, Hugo Chavez s’est mis à dos une partie de la classe moyenne. Et les élites traditionnelles – les libéraux et conservateurs ont longtemps gouverné –, lui ont définitivement tourné le dos.
Elles critiquent la démagogie, l’autoritarisme (voir ci-contre les inquiétudes d’Amnesty International) et le clientélisme du pouvoir, comme l’explique Alain Musset : « Les classes populaires lui sont redevables, car Hugo Chavez est à l’origine d’avancées sociales. Il a multiplié les investissements sociaux avec l’argent du pétrole qu’il a aussi transformé en arme diplomatique, rompant les liens entre le Venezuela, les Etats-Unis et l’économie de marché entretenue par les élites. Mais l’opposition considère que cette politique revient à acheter les voix des plus pauvres. Et dénonce la verticalité du pouvoir vénézuelien. » « Le socialisme du XXIe siècle est un échec » Mais c’est en fait sur sa gauche que Hugo Chavez pourrait être le plus critiqué, car il doit en grande partie son ascension politique à son idéologie socialiste, inspirée des Fidel Castro, Salvador Allende, Juan Velasco Alvarado, Omar Torrijos...
Lors de son accession au pouvoir, il s’est ainsi présenté comme le représentant du « socialisme du XXIe siècle ». Selon Alain Musset, malgré sa politique volontariste, Hugo Chavez n’a pourtant jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition. Et à l’entrée dans une nouvelle ère socialiste : « Avant Chavez, le Venezuela avait une économie de rentes, issue des hydrocarbures, qui bénéficiait aux élites. Les bénéfices vont désormais ailleurs.
Mais c’est encore et toujours une économie de rentes. Chavez n’a pas utilisé l’argent du pétrole pour transformer la production et le tissu économique du pays, ce qui aurait du même coup transformé le tissu social.
 Certes, il y a plus de justice redistributive, mais elle est soumise au bon vouloir de l’Etat. Si la droite revient au pouvoir, ces mécanismes disparaîtront et les classes populaires n’auront rien gagné dans l’affaire. Car le Venezuela est extrêmement dépendant de ses importations. Sur le long terme, une telle économie de rentes n’est pas viable.
Le successeur de Chavez aura certainement à affronter une crise économique, politique et sociale. »
3 Chavez, militant de l’intégration sud-américaine 
Même ambivalence sur la scène internationale.
Si Hugo Chavez bénéficie à l’étranger d’une indéniable stature, il le doit en partie à son charisme, à sa rhétorique et à ses positions tranchées. Il a endossé le rôle de chef de file des opprimés, des pays émergents, des nations du Sud. Avec un discours hargneux à l’égard des Etats-Unis pour incarner son propos. Toutefois, selon Janette Habel, le leader socialiste a connu bien des « conquêtes régionales », faisant de l’unification sud-américaine son cheval de bataille : « Il a consolidé l’indépendance nationale de son pays en se revendiquant deBolivar, héros de l’indépendance des colonies espagnoles d’Amérique latine.
C’est dans cette optique qu’il a nationalisé les compagnies pétrolières.
Mais il a aussi porté la voix des pays voisins (Bolivie, Equateur, certaines îles des Caraïbes, certains pays d’Amérique centrale) en leur fournissant du pétrole, parfois à des taux extrêmement préférentiels (à l’image de Cuba), avec la seule ambition de consolider l’intégration latino-américaine. Cela lui a apporté un soutien de poids, notamment à l’ONU, où de nombreuses nations l’ont suivi. »
Dès son arrivée au pouvoir, Hugo Chavez a ainsi fait de la scène régionale sa priorité en matière de politique étrangère. Nicolas Maduo cumule d’ailleurs les rôles de vice-président et de ministre des Affaires étrangères. La diplomatie chaviste s’articulait autour de trois institutions, qu’il a contribué à créer, puis à renforcer : L’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) L’Union des nations sud-américaines (Unasur) La Communauté d’Etats latino-américains et Caraïbes (Celac) En organisant politiquement une communauté des Etats latino-américains, en assumant le leadership de ces organisations, Hugo Chavez a fait reculer très largement l’influence des Etats-Unis sur ce territoire, explique Janette Habel : « Derrière tout cela, il y a une chose : le déclin relatif de la puissance américaine sur le sol sud-américain. A sa mort, l’enterrement sera un événement. Tous les chefs d’Etat de la zone seront là, c’est certain. »
 Bras dessus bras dessous avec Ahmadinejad Hugo Chavez allie souvent la parole aux actes. Critiquant l’impérialisme des Occidentaux, il a amorcé un rapprochement avec la Russie, la Chine, et surtout l’Iran – membre influent de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), comme le Venezuela –, au risque de basculer dans « l’axe du mal » de l’ancien président George Bush, selon Alain Musset : « On l’a ainsi vu prendre le président iranien Ahmadinejad par l’épaule pour énerver les Etats-Unis. »
Même scepticisme pour Janette Habel : « Je ne suis pas sûre que c’était la meilleure solution pour manifester son désaccord [avec les Occidentaux, ndlr]. “ Pas certain que Nicolas Maduro ou qu’un successeur prochain pousse jusque-là l’effronterie. L’héritage de Hugo Chavez sera bien difficile à assumer. http://www.rue89.com/2013/01/02/la-succession-dhugo-chavez-un-heritage-difficile-prolonger-238236