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lundi 1 octobre 2012

Des milliers d'Haïtiens protestent contre le président Martelly

Plusieurs milliers de personnes ont envahi les rues de la capitale haïtienne dimanche afin de protester contre le gouvernement du président Michel Martelly. Ce rassemblement comptait parmi les plus importantes manifestations à avoir eu lieu cette année à Port-au-Prince contre M. Martelly alors que ce dernier tente de reconstruire le pays après le puissant tremblement de terre de 2010 qui a entraîné le déplacement d'un million d'Haïtiens et détruit des milliers de maisons. Les manifestants, qui ont défilé dans les quartiers les plus pauvres de la capitale, ont notamment dénoncé le coût élevé de la vie, l'augmentation du prix de la nourriture ainsi que les allégations de corruption au sein du gouvernement. Certains d'entre eux brandissaient de petits cartons rouges comme ceux que les arbitres utilisent au soccer pour expulser un joueur du terrain, laissant entendre que le président avait commis trop de fautes depuis son élection en mai 2011. Le gouvernement Martelly n'a pas fait de déclaration publique concernant la manifestation. Ancienne vedette de la chanson, Michel Martelly a joué la carte du nouveau venu en politique lors de la course à la présidence. Il a promis une éducation et des maisons gratuites aux personnes déplacées en raison du séisme. Mais certains Haïtiens se plaignent qu'il n'a pas réussi à améliorer le sort des habitants de ce pays figurant parmi les plus pauvres au monde. « Le président a fait beaucoup de promesses, mais aucune n'est devenue réalité », a déclaré Max Dorlien, l'un des manifestants. « C'est seulement une clique composée de ses amis qui fait de l'argent. » La manifestation de dimanche fait suite à de nombreuses semaines de protestations pacifiques dans les régions rurales. D'autres rassemblements sont prévus en octobre. Elle marque aussi le 21e anniversaire de la première fois que l'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide a été chassé du pouvoir. L'ancien prêtre est revenu à Haïti l'an dernier après avoir passé sept ans en exil. Depuis son retour, il est demeuré caché dans sa résidence de Port-au-Prince et s'est tenu loin des projecteurs, alimentant le débat sur sa pertinence politique. Associated Press http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/09/30/011-manifestation-haiti-martelly.shtml

vendredi 14 septembre 2012

LA MINFESTATION CULTURELLE FRONTALIERE....ANSE A PITRE MECONTENT

correspondance Penia Bonicet Anse-à-Pitres, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Les activités culturelles, organisées annuellement en été sur la frontière haitiano-dominicaine, notamment à Anse-à-Pitres et Pedernales (Sud-Est de l’île), dans le but rapprocher les deux peuples, n’ont pas su, en cette année 2012, combler les attentes de la population, selon différents témoignages recueillis par AlterPresse auprès des participantes et participants. Plusieurs groupes musicaux attendus n’ont pas performé, regrettent bon nombre de participantes et participants. Et, au niveau de l’animation musicale, la sonorisation était mauvaise. Un manque de planification et d’organisation dans la réalisation de l’événement expliquerait la non-participation, à cette activité culturelle, du groupe musical « solution compas », lequel évolue généralement dans l’arrondissement de Belle-Anse (qui comprend Anse-à-Pitres), selon le maestro du groupe, Fernand Dor. Un montant de 750 mille gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) a été octroyé par le ministère de l’intérieur au comité d’organisation de l’événement, signale Yves Bazile, le responsable des relations publiques du comité d’organisation, évoquant un retard administratif dans le décaissement (de cette somme) comme cause de l’échec de l’activité culturelle de 2012. Le budget, alloué pour cette activité, devrait être versé très tôt, pour faciliter l’organisation des activités, suggère un natif d’Anse-à-Pitres, Dr. Mikerlange Morland, qui réside de l’autre côté de la frontière entre les deux pays. Morland rappelle combien, en 2011, le menu de cette activité culturelle a pu satisfaire les aspirations du public. Il y a eu des conférences, des jeux cérébraux, des animations musicales, des danses diverses. Quoi qu’il en soit, les manifestations - habituellement tenues les 21, 22 et 23 août - ont été reportées aux 7, 8 et 9 septembre 2012 à cause du passage de la tempête tropicale, Isaac. Parvenue à sa cinquième édition, sous les auspices de ”Konsèy sitwayen reyini ansapit” (en français, conseil de citoyennes et de citoyens réunis à Anse-à-Pitre, Kosra), l’activité culturelle de 2012 a, tout de même, réuni des milliers de personnes., dont des autorités départementales et locales. Des autorités dominicaines, comme le délégué Odalis Zabara, le maire Miguito Pérez, le consul dominicain Ephraïm Rodriguez, y ont aussi pris part. Durant les quatre dernières années (de 2008 à 2011), cette rencontre culturelle frontalière, - qui ambitionne de développer un dialogue permanent entre les deux peuples haïtien et dominicain - a connu du succès avec l’apport de l’organisme international, Plan, rapporte Yves Bazile du comité d’organisation de l’événement. [pb kft rc apr 13/09/2012 14:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13400

MANIFESTATIONS A LEOGANE

correspondance Jumanne St Fort P-au-P, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Environ une centaine d’habitantes et d’ habitants du quartier de Bino L’Esthère (au sud de Léogane) ont manifesté, le mercredi 12 septembre 2012, pour demander aux autorités d’entreprendre des travaux qui permettront de résoudre définitivement les problèmes liés aux débordements fréquents de la rivière Rouyonne, a constaté AlterPresse. Les manifestantes et manifestants ont critiqué le type de travaux de curage et d’enlèvement de sable dans la rivière, actuellement entrepris par le centre national (public) des équipements (Cne). Au lieu d’apporter une solution durable aux problèmes, les autorités chercheraient plutôt à mettre en œuvre des opérations "superficielles" destinées à susciter des gains au profit de certaines personnes. Six (6) des personnes, qui exprimaient leurs revendications, ont été arrêtées, puis relâchées une heure plus tard, suite à l’intervention du député de Léogane, Danton Léger. Les protestataires, qui avaient bloqué la route nationale numéro 2, s’étaient emparés des clés de plusieurs véhicules. Un montant de 800 mille dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) du programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), finance les travaux de curage de la rivière Rouyonne, actuellement exécutés par le Cne et coordonnés par la mairie de Léogâne. Les habitantes et les habitants protestataires à Léogane souhaitent également le renvoi du conseil municipal actuel, qui selon eux, ne serait pas à la hauteur de ses responsabilités. [jsf srh kft rc apr 13/09/2012 11:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13398

Haïti-Grève : Les Cayes paralysées, en protestation contre l’insécurité et la politique gouvernementale

Correspondance Joseph Serizier Cayes 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Paralysie totale des activités, ce jeudi 13 septembre 2012, à l’occasion de la grève générale départementale, annoncée par le secteur privé des affaires pour protester contre la montée du phénomène de l’insécurité dans la ville des Cayes (troisième ville du pays à environ 200 km au sud de Port-au-Prince) et contre la politique de l’administration [du president Joseph Michel) Martelly-[premier ministre Laurent Salvador] Lamothe, a observe le correspondant de l’agence en ligne AlterPresse. Les magasins, les banques privées, les stations à essence ont gardé leurs portes fermées, suivant le constat dressé sur place. Suspension, également, de toutes les transactions commerciales grand marché public « Kay fè ». Le marché de la Croix des Bossales et le transport en commun desservent les clientes et clients, les passagères et passagers au ralenti. Se déclarant satisfaits à la mi-journée du 13 septembre, les initiateurs de la grève réaffirment leur intention de poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que le gouvernement apporte une réponse à leurs revendications. Cette grève a bénéficié du soutien du secteur politique cayen et de partisans frustrés du président Martelly. La veille, le mercredi 12 septembre 2012, des tracs circulaient à travers toute la ville, sur lesquels on lisait : « Aba ensekirite, aba lavi chè, aba koripsyon ak medyokrite nan gouvènman Mately-Lamòt la ». Le secrétaire d’État à la communication, Joseph Guiler C. Delva, en mission dans le Sud le mercredi 12 septembre 2012, a tenté, en vain, de convaincre, à travers la presse locale, la population et les partisans frustrés du président Martelly de se rétracter. Au cours d’une conférence de presse à "La Cayenne restaurant" (centre ville des Cayes), un groupe de militants pro-Martelly a débarqué au restaurant faisant croire que Delva aurait apporté de l’argent pour distribuer aux militants afin de boycotter le mouvement de protestation contre le gouvernement. Au cours d’une interview à AlterPresse, le secrétaire d’État, qui a démenti ces allégations - a pris aveuglement la défense du gouvernement ainsi que du président Martelly. Joseph Guyler C. Delva, qui participait à une émission "face à face" avec l’ex-sénateur Jean Gabriel Fortuné (un ancien délégué du pouvoir Martelly, maintenant dans l’opposition), sur les ondes de la Radio-Télé Caramel (entre 8:00 et 10:00 pm / entre 0:00 et 2:00 am gmt), se trouvait dans l’embarras pour faire accepter le plan du pouvoir actuel, très décrié actuellement dans le Sud. A la fin de l’émission, le secrétaire d’ État (originaire des Cayes) a éprouvé des difficultés pour laisser la station, à cause de la présence de plus d’une dizaine de personnes qui l’attendaient et lançaient des propos hostiles contre le gouvernement, tout en l’accusant (Guyler Delva) d’être un "défenseur du diable". Le président-directeur général de la Radio-Télé Caramel, Wenchel Jean Baptiste, a alors fait appel à la police departementale, qui a facilité la sortie "sans casse, sain et sauf " du secrétaire d’ État de ladite station. La ville des Cayes, qui a participé activement à l’accession du Michel Martely au pouvoir, semble désormais sur le point de lui tourner de dos. [js kft rc apr 13/09/2012 15:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13402

Haïti-Société : Vague de protestations anti-Martelly au Cap Haïtien

correspondance Wedlyne Jacques Cap Haïtien, 13 sept. 2012 [AlterPresse] --- Plus d’une vingtaine d’organisations populaires, parmi lesquelles organisation « Batay ouvriye » (Lutte ouvrière), ont investi les rues du Cap Haïtien, le mercredi 12 septembre 2012, pour dénoncer le mode de gestion du pouvoir en place et demander le départ du président Michel Martelly, a observé l’agence en ligne AlterPresse. Cette manifestation culmine avec une grogne contre le chef de l’État, liée à la hausse des prix des produits alimentaires et à un conflit terrien assez bouillant dans la commune de Petite Anse (à l’est du Cap Haïtien). Le conflit terrien oppose des individus se réclamant être les descendants de l’ancien président Jean Pierre Boyer (31 mars 1818 - 13 février 1843) et les habitantes et habitants de Petite Anse qui regroupe les plus grands bidonvilles du Cap, notamment les quartiers de Lafossette, Chada I et II. Les manifestantes et manifestants, qui ont gagné les rues le mercredi 12 septembre 2012, accusent Martelly de manœuvrer dans l’ombre de ces individus, dont l’objectif serait d’expulser les résidentes et résidents de ces zones précaires. Le mouvement de protestation du 12 septembre 2012 a aussi servi à dénoncer la dégradation des conditions socio-économiques, dans un contexte de hausse des prix des produits alimentaires de base et surtout de l’inefficacité des programmes lancés par l’équipe au pouvoir. Des insultes ont été proférées à l’encontre de Martelly, alors que le sénateur du Nord Jean-Charles Moise, présent dans la foule, farouche opposant au président, a été acclamé. La manifestation, qui a rassemblé des centaines de personnes, fait suite à plusieurs mouvements de protestations contre la politique de l’administration en place, notamment des sit-in et des critiques virulentes à la radio. [wj kft rc apr 13/09/2012 15:45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13403