Los afectados residían en ese país desde hace varios años indica la nota. El Gobierno de Haití ha deportado a siete dominicanos por trabajar sin documentos legales en ese país, reporta este martes la agencia de noticias Xinhua. La decisión, precisa la agencia es una inusual acción realizada por autoridades haitianas de migración de Haití. Tomando en consideración que miles de ciudadanos haitianos residen en Republica Dominicana de manera ilegal.
La agencia de prensa china establece que los dominicanos, que residían en Haití desde hacía varios años, fueron deportados de Cabo Haitiano, 378 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, luego de ser apresados por agentes de policía de esa ciudad, la segunda más importante del país.
"Nos recogieron de nuestros centros de trabajo, nos encerraron en celdas como si fuéramos delincuentes y antes de devolvernos al país, no nos dieron agua ni alimentos", dijo al matutino el dominicano Manuel Santos, uno de los repatriados.
Entre diez y quince dominicanos son devueltos cada día en la frontera entre ambos países por el paso de Jimaní-Malpasse, 282 kilómetros al oeste de Santo Domingo, por haber alterado las fechas del visado provisto por las autoridades haitianas, dijo a "Listín Diario" Edwidge Laguerre, inspector de migración de Haití.
"La mayoría son camioneros a los que el documento se les ha vencido", dijo el funcionario al medio dominicano.
Haití y República Dominicana comparten la isla La Española, en el centro del Caribe, y con cierta frecuencia confrontan problemas debido a históricas rencillas y a la presencia de al menos un millón de indocumentados haitianos en territorio dominicano según organizaciones locales (600.000 según el gobierno haitiano).
En marzo pasado, el Grupo de Apoyo a los Repatriados y Refugiados (GARR), una organización de defensa de los derechos de los inmigrantes de Haití, señaló en un informe que entre enero del 2011 y enero de este año, 15.647 haitianos fueron llevados a la fuerza a los puestos fronterizos para ser deportados a su país.
Puerto Príncipe ha reclamado un mejor trato para sus ciudadanos el territorio de su vecino, pero las autoridades dominicanas niegan que maltraten a los extranjeros.
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=20198
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mercredi 1 août 2012
mercredi 25 janvier 2012
PEROU – Trafic d’haïtiens rescapés du séisme en direction du Brésil : 254 arrestations à la frontière entre le Pérou et le Brésil
Agenzia Fides , le 25 janvier 2012 Madre de Dios (Agence Fides) – Il s’agit de victimes des trafiquants d’êtres humains qui spéculent sur le séisme qui a bouleversé Haïti voici deux ans. Ainsi que Fides l’apprend de l’Eglise locale, depuis 10 jours environ, 254 immigrés haïtiens rescapés du séisme de 2010 se trouvent bloqués à la frontière entre le Pérou et le Brésil, dans la ville péruvienne d’Iñapari, attendu que la police brésilienne interdit l’accès à son pays.
Les haïtiens sont arrivés à Iñapari (ville du sud-est de la forêt péruvienne) en suivant la route considérée comme « la plus économique », passant par le Panama et traversant le Pérou clandestinement. Ils se trouvent dans des conditions désespérées, sans papiers, et parmi eux se sont présents également des femmes et des enfants. L’Eglise locale s’est mobilisée pour assurer l’accueil : la majorité d’entre eux a été prise en charge par la Paroisse locale et c’est la communauté catholique du lieu qui pourvoit à leur nourriture et à leur entretien alors que d’autres se trouvent dans un camp de réfugiés mis en place par le gouvernement régional de Madre de Dios.
Iñapari se trouve dans la région de Madre de Dios, dans le triangle de frontière entre le Pérou, le Brésil et la Bolivie. Il s’agit de l’une des villes enregistrant l’un des taux de pauvreté les plus élevés de la nation. Le maire d’Iñapari, Celso Curi, a déclaré publiquement que cette situation a altéré la vie de sa petite cité, qui compte seulement 2.000 habitants et n’a pas les moyens d’assister de manière digne de si nombreux réfugiés.
Le Curé de la ville péruvienne, le Père René Salizar, a indiqué que, depuis 2010, environ 8.000 haïtiens ont passé la frontière à Iñapari pour se rendre au Brésil, payant chacun jusqu’à 3.200 dollars aux trafiquants qui organisent le transfert depuis Haïti. A partir du 12 janvier dernier, le gouvernement brésilien a fixé un plafonds de 100 visas de travail par mois pour les immigrés haïtiens et la police a intensifié les contrôles. Depuis lors, les haïtiens ne parviennent plus à passer la frontière.
Le Père Salizar demande aux gouvernements du Pérou et du Brésil de trouver une solution à ce problème, comme signe de respect des droits humains des haïtiens, frappés par le séisme et victimes des trafiquants. (CE) (Agence Fides 25/01/2012)
http://www.chretiente.info/201201253539/perou-trafic-dhaitiens-rescapes-du-seisme-en-direction-du-bresil-254-arrestations-a-la-frontiere-entre-le-perou-et-le-bresil/
Les haïtiens sont arrivés à Iñapari (ville du sud-est de la forêt péruvienne) en suivant la route considérée comme « la plus économique », passant par le Panama et traversant le Pérou clandestinement. Ils se trouvent dans des conditions désespérées, sans papiers, et parmi eux se sont présents également des femmes et des enfants. L’Eglise locale s’est mobilisée pour assurer l’accueil : la majorité d’entre eux a été prise en charge par la Paroisse locale et c’est la communauté catholique du lieu qui pourvoit à leur nourriture et à leur entretien alors que d’autres se trouvent dans un camp de réfugiés mis en place par le gouvernement régional de Madre de Dios.
Iñapari se trouve dans la région de Madre de Dios, dans le triangle de frontière entre le Pérou, le Brésil et la Bolivie. Il s’agit de l’une des villes enregistrant l’un des taux de pauvreté les plus élevés de la nation. Le maire d’Iñapari, Celso Curi, a déclaré publiquement que cette situation a altéré la vie de sa petite cité, qui compte seulement 2.000 habitants et n’a pas les moyens d’assister de manière digne de si nombreux réfugiés.
Le Curé de la ville péruvienne, le Père René Salizar, a indiqué que, depuis 2010, environ 8.000 haïtiens ont passé la frontière à Iñapari pour se rendre au Brésil, payant chacun jusqu’à 3.200 dollars aux trafiquants qui organisent le transfert depuis Haïti. A partir du 12 janvier dernier, le gouvernement brésilien a fixé un plafonds de 100 visas de travail par mois pour les immigrés haïtiens et la police a intensifié les contrôles. Depuis lors, les haïtiens ne parviennent plus à passer la frontière.
Le Père Salizar demande aux gouvernements du Pérou et du Brésil de trouver une solution à ce problème, comme signe de respect des droits humains des haïtiens, frappés par le séisme et victimes des trafiquants. (CE) (Agence Fides 25/01/2012)
http://www.chretiente.info/201201253539/perou-trafic-dhaitiens-rescapes-du-seisme-en-direction-du-bresil-254-arrestations-a-la-frontiere-entre-le-perou-et-le-bresil/
mercredi 18 janvier 2012
Haïti-Migration : Des universités et organisations du Brésil et de l’Amérique latine exigent la défense des droits humains des migrants haïtiens
Demande d’élaboration d’un projet d’accueil impliquant acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux latino-américains… exprimée dans le « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » Soumis à AlterPresse le 18 janvier 2012
Par le Service jésuite aux réfugiés pour l’Amérique latine et les Caraïbes (SJR LAC)
Plusieurs réseaux d’organisations brésiliennes, latino-américaines et internationales d’appui en matière de migration et des groupes de recherche sur la migration, basés dans différentes universités brésiliennes, ont diffusé, au début de cette semaine, un manifeste public, dans lequel ils réclament la « défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil ».
Les institutions signataires du manifeste expriment leur préoccupation quant à la dure réalité que vivent des milliers de migrants haïtiens à la frontière Nord du Brésil et au traitement inadéquat donné par les médias brésiliens et internationaux à cette réalité.
Elles insistent sur la nécessité d’aborder la question de la migration des Haïtiens et celles d’autres nouveaux flux arrivant dans la région latino-américaine et au Brésil sous l’angle des droits humains.
L’objectif du « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » consiste à fournir un ensemble de propositions au gouvernement et à la société brésiliens, en vue de travailler ensemble pour une orientation adéquate de la question et des politiques migratoires du pays.
Entre les onze (11) propositions du manifeste figure, en tout premier lieu, la nécessité d’informer, de manière adéquate, l’opinion publique sur l’ensemble des facteurs à l’origine de la migration haïtienne et d’inviter la société brésilienne, à travers des campagnes publiques, à se montrer solidaire avec les migrants haïtiens.
Ces actions de solidarité pourraient aller de la fourniture d’aide humanitaire à la couverture des besoins des migrants haïtiens en matière d’alimentation, emploi, logement, alimentation, aide psychologique, juridique, éducatif, etc.
Les professionnels des médias brésiliens sont également invités à éviter l’utilisation d’images ou de mots à caractère sensationnaliste, qui ne font que créer un climat alarmiste susceptible de criminaliser la migration haïtienne.
Il est demandé au gouvernement brésilien de surseoir à l’adoption de politiques migratoires de durcissement, qui interdisent ou limitent l’entrée des migrants haïtiens sur le sol brésilien et qui finissent par créer un climat favorable à la violence, à la prolifération d’activités illégales et mafieuses, et à l’exploitation des travailleurs.
Les institutions signataires recommandent au gouvernement brésilien de travailler de commun accord avec leurs homologues des pays sud-américains et avec différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en vue de planifier, de manière efficace, l’accueil et l’insertion des nouveaux migrants haïtiens dans différents états et villes sud-américains et brésiliens.
De même, le gouvernement brésilien est invité à collaborer avec son homologue haïtien et d’autres organismes internationaux, spécialisés dans le domaine de la migration, pour contrer l’action des trafiquants qui promeuvent des voyages irréguliers en promettant des avantages économiques et des opportunités de travail au Brésil dans le contexte de la préparation de la prochaine coupe du monde de football (Brésil, été 2014).
Le gouvernement brésilien devrait, selon les institutions signataires, élaborer, conjointement avec les pays de transit des migrants haïtiens (la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Chili…), un projet d’accueil impliquant les différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux de manière à garantir une migration sûre.
Les autorités brésiliennes devraient adopter, face à Haïti, une politique extérieure, respectueuse du droit fondamental à l’autodétermination et la souveraineté du peuple haïtien, en reconnaissant sa capacité et en réclamant la restitution de la dette historique, sociale, écologique et financière envers ce pays.
Les institutions signataires rappellent qu’Haïti est le précurseur de la lutte contre l’esclavage et la colonisation dans toute la région latino-américaine.
Elles enjoignent de reconnaitre la créativité des artistes haïtiens et la capacité de ce peuple à s’auto-organiser, à résister à toutes sortes de catastrophes et, en même temps, à toujours montrer sa disposition à lutter, de manière permanente et solidaire, pour la construction d’alternatives face à l’injustice et à l’adversité.
Elles encouragent la réalisation de recherches et d’études, par des chercheurs universitaires spécialisés dans la migration, visant à connaitre les histoires de vie des migrants haïtiens, les réalités qu’ils vivent au cours du processus migratoire et à leur arrivée au Brésil, ainsi que leurs attentes, leur niveau de formation, leurs expériences et leurs possibilités réelles d’insertion dans des activités productives dans la société brésilienne.
Elles recommandent d’évaluer de manière permanente l’impact de l’immigration des Haïtiens dans ses rapports sociaux et communautaires avec le pays d’arrivée, de manière à créer des organismes ou instances qui puissent promouvoir des relations interculturelles harmonieuses, prévenir et lutter contre des actions à caractère xénophobique, sexiste, raciste, élitiste et contre toutes autres formes de discrimination négative et d’exploitation.
Finalement, elles souhaitent que, à partir du cas des flux migratoires haïtiens, le gouvernement brésilien révise le processus d’élaboration de politiques migratoires qui soient axées sur l’inclusion et contiennent des orientations destinées à aborder, de manière efficace, la croissance de la migration vers le Brésil sous l’angle des droits humains.
Elles soulignent la nécessité que des migrants, des organisations d’appui en matière de migration et des chercheurs universitaires, spécialisés dans le thème migratoire, fassent partie du processus d’intégration régionale, placé sous le leadership de Brésil en Amérique du Sud et dans le cadre d’autres initiatives au sein de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) et de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens (CELAC).
Parmi les institutionssignataires, figurent ces groupes de recherche universitaires : Grupo de Estudios Migratórios da Amazônia, da Universidade Federal do Amazonas, Laboratório de Comunicação Social Aplicada do Programa de Pós-GraduaçãoemComunicação da Universidade Federal do Rio de Janeiro-RJ, Grupo de Pesquisa Mídia, Cultura e Cidadania do Programa de Pós-Graduação da Universidade do Vale do Rio dos Sinos – RS, Núcleo de Antropologia e Cidadania do Programa de Pós-GraduaçãoemAntropologia Social da Universidade Federal do Rio Grande do Sul.
Ont également signé le Manifeste plusieurs réseaux d’organisations de défense des droits humains, spécialement des migrants et des communautés afro-brésiliennes, tels que le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (SJR LAC), Movimento Negro Unificado (MNU), Grito dos Excluídos Continental, ADITAL, Coordenadora do Grupo de Trabalho Migrações Internacionais da Associação Brasileira de Antropologia(ABA), ServicioEcuménico de Apoyo y Orientación a Migrantes y Refugiados (CAREF – Argentina).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12242
Par le Service jésuite aux réfugiés pour l’Amérique latine et les Caraïbes (SJR LAC)
Plusieurs réseaux d’organisations brésiliennes, latino-américaines et internationales d’appui en matière de migration et des groupes de recherche sur la migration, basés dans différentes universités brésiliennes, ont diffusé, au début de cette semaine, un manifeste public, dans lequel ils réclament la « défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil ».
Les institutions signataires du manifeste expriment leur préoccupation quant à la dure réalité que vivent des milliers de migrants haïtiens à la frontière Nord du Brésil et au traitement inadéquat donné par les médias brésiliens et internationaux à cette réalité.
Elles insistent sur la nécessité d’aborder la question de la migration des Haïtiens et celles d’autres nouveaux flux arrivant dans la région latino-américaine et au Brésil sous l’angle des droits humains.
L’objectif du « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » consiste à fournir un ensemble de propositions au gouvernement et à la société brésiliens, en vue de travailler ensemble pour une orientation adéquate de la question et des politiques migratoires du pays.
Entre les onze (11) propositions du manifeste figure, en tout premier lieu, la nécessité d’informer, de manière adéquate, l’opinion publique sur l’ensemble des facteurs à l’origine de la migration haïtienne et d’inviter la société brésilienne, à travers des campagnes publiques, à se montrer solidaire avec les migrants haïtiens.
Ces actions de solidarité pourraient aller de la fourniture d’aide humanitaire à la couverture des besoins des migrants haïtiens en matière d’alimentation, emploi, logement, alimentation, aide psychologique, juridique, éducatif, etc.
Les professionnels des médias brésiliens sont également invités à éviter l’utilisation d’images ou de mots à caractère sensationnaliste, qui ne font que créer un climat alarmiste susceptible de criminaliser la migration haïtienne.
Il est demandé au gouvernement brésilien de surseoir à l’adoption de politiques migratoires de durcissement, qui interdisent ou limitent l’entrée des migrants haïtiens sur le sol brésilien et qui finissent par créer un climat favorable à la violence, à la prolifération d’activités illégales et mafieuses, et à l’exploitation des travailleurs.
Les institutions signataires recommandent au gouvernement brésilien de travailler de commun accord avec leurs homologues des pays sud-américains et avec différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en vue de planifier, de manière efficace, l’accueil et l’insertion des nouveaux migrants haïtiens dans différents états et villes sud-américains et brésiliens.
De même, le gouvernement brésilien est invité à collaborer avec son homologue haïtien et d’autres organismes internationaux, spécialisés dans le domaine de la migration, pour contrer l’action des trafiquants qui promeuvent des voyages irréguliers en promettant des avantages économiques et des opportunités de travail au Brésil dans le contexte de la préparation de la prochaine coupe du monde de football (Brésil, été 2014).
Le gouvernement brésilien devrait, selon les institutions signataires, élaborer, conjointement avec les pays de transit des migrants haïtiens (la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Chili…), un projet d’accueil impliquant les différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux de manière à garantir une migration sûre.
Les autorités brésiliennes devraient adopter, face à Haïti, une politique extérieure, respectueuse du droit fondamental à l’autodétermination et la souveraineté du peuple haïtien, en reconnaissant sa capacité et en réclamant la restitution de la dette historique, sociale, écologique et financière envers ce pays.
Les institutions signataires rappellent qu’Haïti est le précurseur de la lutte contre l’esclavage et la colonisation dans toute la région latino-américaine.
Elles enjoignent de reconnaitre la créativité des artistes haïtiens et la capacité de ce peuple à s’auto-organiser, à résister à toutes sortes de catastrophes et, en même temps, à toujours montrer sa disposition à lutter, de manière permanente et solidaire, pour la construction d’alternatives face à l’injustice et à l’adversité.
Elles encouragent la réalisation de recherches et d’études, par des chercheurs universitaires spécialisés dans la migration, visant à connaitre les histoires de vie des migrants haïtiens, les réalités qu’ils vivent au cours du processus migratoire et à leur arrivée au Brésil, ainsi que leurs attentes, leur niveau de formation, leurs expériences et leurs possibilités réelles d’insertion dans des activités productives dans la société brésilienne.
Elles recommandent d’évaluer de manière permanente l’impact de l’immigration des Haïtiens dans ses rapports sociaux et communautaires avec le pays d’arrivée, de manière à créer des organismes ou instances qui puissent promouvoir des relations interculturelles harmonieuses, prévenir et lutter contre des actions à caractère xénophobique, sexiste, raciste, élitiste et contre toutes autres formes de discrimination négative et d’exploitation.
Finalement, elles souhaitent que, à partir du cas des flux migratoires haïtiens, le gouvernement brésilien révise le processus d’élaboration de politiques migratoires qui soient axées sur l’inclusion et contiennent des orientations destinées à aborder, de manière efficace, la croissance de la migration vers le Brésil sous l’angle des droits humains.
Elles soulignent la nécessité que des migrants, des organisations d’appui en matière de migration et des chercheurs universitaires, spécialisés dans le thème migratoire, fassent partie du processus d’intégration régionale, placé sous le leadership de Brésil en Amérique du Sud et dans le cadre d’autres initiatives au sein de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) et de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens (CELAC).
Parmi les institutionssignataires, figurent ces groupes de recherche universitaires : Grupo de Estudios Migratórios da Amazônia, da Universidade Federal do Amazonas, Laboratório de Comunicação Social Aplicada do Programa de Pós-GraduaçãoemComunicação da Universidade Federal do Rio de Janeiro-RJ, Grupo de Pesquisa Mídia, Cultura e Cidadania do Programa de Pós-Graduação da Universidade do Vale do Rio dos Sinos – RS, Núcleo de Antropologia e Cidadania do Programa de Pós-GraduaçãoemAntropologia Social da Universidade Federal do Rio Grande do Sul.
Ont également signé le Manifeste plusieurs réseaux d’organisations de défense des droits humains, spécialement des migrants et des communautés afro-brésiliennes, tels que le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (SJR LAC), Movimento Negro Unificado (MNU), Grito dos Excluídos Continental, ADITAL, Coordenadora do Grupo de Trabalho Migrações Internacionais da Associação Brasileira de Antropologia(ABA), ServicioEcuménico de Apoyo y Orientación a Migrantes y Refugiados (CAREF – Argentina).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12242
vendredi 30 décembre 2011
Haitian-Americans plan march to funeral of Herve Gilles, shot by cop
SPRING VALLEY — Members of the Haitian-American community will gather at the site where a village man was fatally shot this month by a police officer and will march in procession to the church where his funeral will be held Saturday morning.
Supporters of Herve Gilles will meet at 8 a.m. in the parking lot of Mount Zion Sanctuary Church, at East Furman Place and Franklin Street, said New York City lawyer Sanford Rubenstein, a former Rockland County legislator who is representing the Gilles family.
They will leave the parking lot at 9 a.m. and proceed about a half-mile north on Main Street to the French Baptist Church at 80 N. Madison Ave., where the funeral will be held at 10 a.m.
Rubenstein will read a statement to the community on behalf of his former client Abner Louima, the Haitian immigrant who was assaulted by New York City police officers in 1997.
A viewing will be held at 8 a.m., and burial will follow the funeral at Brick Church Cemetery in New Hempstead.
Gilles was fatally shot by an officer Dec. 14 after police were called to a downtown bar early that morning to investigate a report of an emotionally disturbed man who was threatening to throw rocks.
An officer encountered Gilles soon after in a parking lot near the train station.
The officer and Gilles fought, and Gilles apparently grabbed the officer’s nightstick.
The officer shot Gilles twice, once in the head and once in the torso. He was pronounced dead at the scene.
The 48-year-old Spring Valley man had been described as mentally ill and sometimes loud, but not dangerous.
An initial investigation ruled that the shooting was justified.
The District Attorney’s Office will investigate the shooting and put all witnesses and evidence before a grand jury.
Grand jury investigations in six previous shootings in recent years found that the officers’ actions in those cases were justified and in self-defense.
The shooting brought an outpouring of support for him and his family.
Five hundred people, many from the village’s Haitian-American community, demonstrated a few days after his death at the Municipal Plaza train station, where the shooting occurred on the parking lot of the El Buen Gusto bar and restaurant.
http://www.lohud.com/article/20111230/NEWS03/312300023/Haitian-Americans-plan-march-funeral-Herve-Gilles-shot-by-cop
Supporters of Herve Gilles will meet at 8 a.m. in the parking lot of Mount Zion Sanctuary Church, at East Furman Place and Franklin Street, said New York City lawyer Sanford Rubenstein, a former Rockland County legislator who is representing the Gilles family.
They will leave the parking lot at 9 a.m. and proceed about a half-mile north on Main Street to the French Baptist Church at 80 N. Madison Ave., where the funeral will be held at 10 a.m.
Rubenstein will read a statement to the community on behalf of his former client Abner Louima, the Haitian immigrant who was assaulted by New York City police officers in 1997.
A viewing will be held at 8 a.m., and burial will follow the funeral at Brick Church Cemetery in New Hempstead.
Gilles was fatally shot by an officer Dec. 14 after police were called to a downtown bar early that morning to investigate a report of an emotionally disturbed man who was threatening to throw rocks.
An officer encountered Gilles soon after in a parking lot near the train station.
The officer and Gilles fought, and Gilles apparently grabbed the officer’s nightstick.
The officer shot Gilles twice, once in the head and once in the torso. He was pronounced dead at the scene.
The 48-year-old Spring Valley man had been described as mentally ill and sometimes loud, but not dangerous.
An initial investigation ruled that the shooting was justified.
The District Attorney’s Office will investigate the shooting and put all witnesses and evidence before a grand jury.
Grand jury investigations in six previous shootings in recent years found that the officers’ actions in those cases were justified and in self-defense.
The shooting brought an outpouring of support for him and his family.
Five hundred people, many from the village’s Haitian-American community, demonstrated a few days after his death at the Municipal Plaza train station, where the shooting occurred on the parking lot of the El Buen Gusto bar and restaurant.
http://www.lohud.com/article/20111230/NEWS03/312300023/Haitian-Americans-plan-march-funeral-Herve-Gilles-shot-by-cop
lundi 26 décembre 2011
Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine.
Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine. L'embarcation "à demi-immergée" a été repérée à une centaine de mètres de la côte de Punta de Maisi (extrême est de Cuba) par les garde-côtes qui ont repêché "38 cadavres --21 hommes et 17 femmes--", a indiqué la DC dans un communiqué lu dans le journal télévisé de la nuit.
87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d'immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.
La Défense civile, qui n'a pas précisé le type d'embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d'autres éventuels survivants.
Les naufrages d'embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens --mais aussi cubains-- vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.
En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.
Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays --le plus pauvre d'Amérique-- des Etats-Unis dans des embarcations précaires.
http://www.lepoint.fr/monde/au-moins-38-migrants-haitiens-morts-dans-un-naufrage-au-large-de-cuba-25-12-2011-1412301_24.php
87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d'immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.
La Défense civile, qui n'a pas précisé le type d'embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d'autres éventuels survivants.
Les naufrages d'embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens --mais aussi cubains-- vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.
En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.
Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays --le plus pauvre d'Amérique-- des Etats-Unis dans des embarcations précaires.
http://www.lepoint.fr/monde/au-moins-38-migrants-haitiens-morts-dans-un-naufrage-au-large-de-cuba-25-12-2011-1412301_24.php
mercredi 21 décembre 2011
Haïti-Migration : Pour une participation des migrants haïtiens dans les prises de décisions nationales
P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Des Haïtiens vivant à l’étranger et d’autres membres de différents secteurs de la vie nationale ont fait des recommandations pour permettre une meilleure participation des migrants haïtiens dans les sphères politique et économique du pays, au cours d’un atelier de réflexion organisé par le Ministère des haïtiens vivant à l’étranger (Mhave) ce 19 décembre, a observé l’agence en ligne AlterPresse. Parmi les recommandations, figurent l’intégration des cadres haïtiens à l’étranger dans le processus de développement du pays, la création d’emplois et la relance d’une production nationale à partir de l’argent des transferts effectués par des membres de la diaspora haïtienne vers leurs proches.
Il est recommandé également de favoriser l’accès des migrants haïtiens aux services d’état civil.
D’autres paramètres tels, la redéfinition de l’histoire des deux peuples haïtien et dominicain ou la dotation des migrants d’une carte d’identité consulaire sont d’autres projections avancées par les participants.
Colette Lespinasse, coordonnatrice du Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) rappelle qu’il y a des limites à la participation des migrants à la réalité politique haïtienne.
Selon elle, il y a un manque de recherche par rapport aux vrais besoins de ces émigrants, un manque de débat et de dialogue avec eux et l’absence d’un consensus sur leur degré d’implication.
À ce propos, le titulaire du Mhave, Daniel Supplice, croit que c’est par ces manques qu’il faut commencer. « Attaquons les problèmes tels qu’ils sont sans se mentir et sans mentir aux autres », dit-il.
Il estime qu’il faut reconnaitre que le pays est à nu et à genoux.
Par ailleurs, Daniel Supplice a aussi pris le soin de décerner un certificat de reconnaissance à Colette Lespinasse pour son engagement aux côtés des migrants à travers le Garr et à la militante dominico-haitienne Sonia Pierre récemment décédée (le dimanche 4 décembre 2011 à Villa Altagracia / République Dominicaine), pour son dévouement dans la défense de la cause des haïtiens en République Dominicaine.
L’atelier s’est tenu dans le cadre de la journée internationale des migrants, célébrée généralement le 18 décembre chaque année.
Une autre rencontre sera réalisée en janvier 2012, et les réflexions partiront des propositions présentées au cours de l’atelier du 19 décembre 2011.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12100
Il est recommandé également de favoriser l’accès des migrants haïtiens aux services d’état civil.
D’autres paramètres tels, la redéfinition de l’histoire des deux peuples haïtien et dominicain ou la dotation des migrants d’une carte d’identité consulaire sont d’autres projections avancées par les participants.
Colette Lespinasse, coordonnatrice du Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) rappelle qu’il y a des limites à la participation des migrants à la réalité politique haïtienne.
Selon elle, il y a un manque de recherche par rapport aux vrais besoins de ces émigrants, un manque de débat et de dialogue avec eux et l’absence d’un consensus sur leur degré d’implication.
À ce propos, le titulaire du Mhave, Daniel Supplice, croit que c’est par ces manques qu’il faut commencer. « Attaquons les problèmes tels qu’ils sont sans se mentir et sans mentir aux autres », dit-il.
Il estime qu’il faut reconnaitre que le pays est à nu et à genoux.
Par ailleurs, Daniel Supplice a aussi pris le soin de décerner un certificat de reconnaissance à Colette Lespinasse pour son engagement aux côtés des migrants à travers le Garr et à la militante dominico-haitienne Sonia Pierre récemment décédée (le dimanche 4 décembre 2011 à Villa Altagracia / République Dominicaine), pour son dévouement dans la défense de la cause des haïtiens en République Dominicaine.
L’atelier s’est tenu dans le cadre de la journée internationale des migrants, célébrée généralement le 18 décembre chaque année.
Une autre rencontre sera réalisée en janvier 2012, et les réflexions partiront des propositions présentées au cours de l’atelier du 19 décembre 2011.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12100
mercredi 17 août 2011
Grandiose clôture pour la neuvaine
Geneviève Beaulieu Veilleux
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Il y avait foule lundi lors de la bénédiction des malades, ainsi qu'à la fête haïtienne dans le cadre du Festival de l'Assomption. Les fidèles s'étaient déplacés nombreux au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap afin de demander grâce à Marie dans leurs épreuves et pour assister aux festivités créoles en cette fête de la Vierge Marie.
«Je suis venu à la neuvaine comme je le fais depuis 22 ans déjà», a lancé Henri-Paul Dumas qui se dirigeait vers la bénédiction des malades lundi après-midi. Comme plusieurs pèlerins rassemblés à la basilique, l'homme natif de Saint-Eustache comptait envoyer ses prières à Marie en vue d'améliorer son état de santé, ainsi que celui de ses proches.
M. Dumas est contraint de se déplacer à l'aide d'une canne à la suite de deux accidents vasculo-cérébraux. Il souffre également de dégénérescence maculaire, une maladie de l'oeil due au vieillissement. Sa fille, Claire Chartier, l'accompagnait pour l'occasion et remplaceait ainsi sa mère décédée quelques années plus tôt.
«Je prie pour lui et je prends le relais de ma mère», a affirmé Mme Chartier.
Roger Lefebvre, de Saint-Barthélemy, était également présent pour la cérémonie en compagnie de sa femme en fauteuil roulant. «Danielle a traversé deux cancers récemment, un au sein et un au foie. C'est désormais une arthrose sévère qui l'accapare», raconte-t-il. Le couple de retraité est venu à la bénédiction avant tout pour demander la grâce de Marie, mais aussi celle du frère André pour traverser ces épreuves ensemble.
Mme Lefebvre explique qu'il a été difficile pour elle d'accepter sa situation, d'autant plus que la dame gagnait sa vie dans le domaine de la couture depuis près de 50 ans. «J'avais un bon cercle de clientes qui venaient faire leurs habits et leurs retouches chez moi. J'ai dû arrêter mon occupation il y a deux ans, car le tonus de mes bras et de mes mains ne me le permettait plus», a-t-elle mentionné.
Dans une basilique bondée, plusieurs visiteurs, dont de nombreux malades, étaient présents hier afin de demander une bénédiction en regard de leur maladie. Le prêtre a rappelé aux fidèles «l'importance de reconnaître les signes de la victoire humaine en dépit des conditions parfois difficiles afin que la vie et la liberté triomphent».
Parmi les pèlerins sur place, on comptait de nombreux membres de la diaspora haïtienne. Un trio de visiteurs était confortablement installé sur l'herbe et jouait aux cartes lors du passage du Nouvelliste.
«On profite du beau temps en attendant la fête haïtienne de 16 h», a précisé Eddy qui s'était déplacé de Laval. Wilna et Vely, de Montréal étaient également impatients d'assister à l'échange culturel dans le cadre des festivités haïtiennes.
«Il y aura de la poésie, des chants et de la danse folklorique», a affirmé Wilna qui a elle-même pratiqué la danse folklorique dans sa jeunesse.
Lui même natif de «la perle des Caraïbes», le coordonnateur de la fête, Joseph Charles, a souligné la grande place de la foi auprès du peuple haïtien. «Le peuple a traversé de nombreux bouleversements et catastrophes au fil des ans et la religion aide à traverser les épreuves. L'identité est ce qui fait qu'un peuple existe et Haïti représente un peuple très fier de son identité religieuse», a indiqué M. Charles.
Le Festival de l'Assomption s'est terminé hier soir avec un immense feu de joie flottant sur le lac.
«Le feu symbolise la Vierge qui est montée très haut au ciel», a précisé le père Yoland Ouellet. L'édition du festival, sous le thème «Fou de croire», a connu un bilan «très positif» selon les organisateurs. Ils ont déclaré que l'achalandage fut considérable aux nombreuses activités, messes et animations musicales proposées.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201108/16/01-4426314-grandiose-cloture-pour-la-neuvaine.php
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Il y avait foule lundi lors de la bénédiction des malades, ainsi qu'à la fête haïtienne dans le cadre du Festival de l'Assomption. Les fidèles s'étaient déplacés nombreux au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap afin de demander grâce à Marie dans leurs épreuves et pour assister aux festivités créoles en cette fête de la Vierge Marie.
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| La culture haïtienne était à l'honneur lundi avec la tenue d'une fête à saveur créole. Photo: François Gervais |
M. Dumas est contraint de se déplacer à l'aide d'une canne à la suite de deux accidents vasculo-cérébraux. Il souffre également de dégénérescence maculaire, une maladie de l'oeil due au vieillissement. Sa fille, Claire Chartier, l'accompagnait pour l'occasion et remplaceait ainsi sa mère décédée quelques années plus tôt.
«Je prie pour lui et je prends le relais de ma mère», a affirmé Mme Chartier.
Roger Lefebvre, de Saint-Barthélemy, était également présent pour la cérémonie en compagnie de sa femme en fauteuil roulant. «Danielle a traversé deux cancers récemment, un au sein et un au foie. C'est désormais une arthrose sévère qui l'accapare», raconte-t-il. Le couple de retraité est venu à la bénédiction avant tout pour demander la grâce de Marie, mais aussi celle du frère André pour traverser ces épreuves ensemble.
Mme Lefebvre explique qu'il a été difficile pour elle d'accepter sa situation, d'autant plus que la dame gagnait sa vie dans le domaine de la couture depuis près de 50 ans. «J'avais un bon cercle de clientes qui venaient faire leurs habits et leurs retouches chez moi. J'ai dû arrêter mon occupation il y a deux ans, car le tonus de mes bras et de mes mains ne me le permettait plus», a-t-elle mentionné.
Dans une basilique bondée, plusieurs visiteurs, dont de nombreux malades, étaient présents hier afin de demander une bénédiction en regard de leur maladie. Le prêtre a rappelé aux fidèles «l'importance de reconnaître les signes de la victoire humaine en dépit des conditions parfois difficiles afin que la vie et la liberté triomphent».
Parmi les pèlerins sur place, on comptait de nombreux membres de la diaspora haïtienne. Un trio de visiteurs était confortablement installé sur l'herbe et jouait aux cartes lors du passage du Nouvelliste.
«On profite du beau temps en attendant la fête haïtienne de 16 h», a précisé Eddy qui s'était déplacé de Laval. Wilna et Vely, de Montréal étaient également impatients d'assister à l'échange culturel dans le cadre des festivités haïtiennes.
«Il y aura de la poésie, des chants et de la danse folklorique», a affirmé Wilna qui a elle-même pratiqué la danse folklorique dans sa jeunesse.
Lui même natif de «la perle des Caraïbes», le coordonnateur de la fête, Joseph Charles, a souligné la grande place de la foi auprès du peuple haïtien. «Le peuple a traversé de nombreux bouleversements et catastrophes au fil des ans et la religion aide à traverser les épreuves. L'identité est ce qui fait qu'un peuple existe et Haïti représente un peuple très fier de son identité religieuse», a indiqué M. Charles.
Le Festival de l'Assomption s'est terminé hier soir avec un immense feu de joie flottant sur le lac.
«Le feu symbolise la Vierge qui est montée très haut au ciel», a précisé le père Yoland Ouellet. L'édition du festival, sous le thème «Fou de croire», a connu un bilan «très positif» selon les organisateurs. Ils ont déclaré que l'achalandage fut considérable aux nombreuses activités, messes et animations musicales proposées.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201108/16/01-4426314-grandiose-cloture-pour-la-neuvaine.php
vendredi 29 juillet 2011
« Accompagner les Haïtiens de Guadeloupe »
Propos recueillis par Maëva DURCIN France-Antilles Guadeloupe 28.07.2011
L'association Mouvman lakay accompagne la communauté haïtienne de Guadeloupe à travers divers festivités et événements. Éducation, intégration et valorisation de la culture haïtienne sont ses grands axes d'action.
Que représente l'association Mouvman lakay au sein de la communauté haïtienne ?
Louis-Jean Edriss Président de Mouvman lakay. Mouvman Lakay, association socioculturelle et sportive, a été créée le 28 novembre 2009 suite à un besoin formulé par la communauté haïtienne. Nos objectifs sont d'accompagner les Haïtiens de Guadeloupe qui résident ici tels que l'encadrement des marchands, l'accompagnement des jeunes souhaitant étudier mais aussi favoriser l'insertion de nos compatriotes au sein de la population guadeloupéenne. Un des gros problèmes est le manque d'instruction des Haïtiens, un souci que nous devons corriger pour faciliter notre acceptation dans cette société. Nous avons aussi un partenariat avec Entr'aide Guadeloupe, - j'en suis membre - qui lutte contre l'exclusion. Une façon de relayer les messages de prévention contre le Sida au plus près des Haïtiens de Guadeloupe. Ces derniers peuvent aussi bénéficier des aides que propose Entr'aide.
Quelles actions menez-vous pour les Haïtiens qui s'adressent à vous ?
L'association est constituée d'une trentaine de membres actifs et de nombreux sympathisants. Nous dispensons des cours de français et d'alphabétisation ainsi que des cours de mathématiques. Un enseignement indispensable pour permettre aux Haïtiens d'avoir accès aux documents administratifs, de lire et de comprendre les courriers qui leur sont adressés. La maîtrise de la lecture et de l'écriture est essentielle pour l'épanouissement d'un citoyen et permet une meilleure intégration. Et c'est primordial pour nous. D'où notre slogan : « Ansanm ansanm nap travay » qui signifie que c'est ensemble, en s'unissant et en faisant ce qu'il faut que nous y arrivons. Nous menons aussi une campagne de prévention contre le VIH, et invitons le maximum de ressortissants à se faire dépister.
Comment faites-vous pour communiquer vos informations ?
Nous sommes en train de mettre en place une émission de télévision. Cependant, nous possédons déjà un créneau horaire sur Radio Gayak nommé « Pa mété nanzin » permettant la correspondance directe avec des informateurs en Haïti. Et nous sommes aussi présents sur Face-book via lequel nous avons créé l'émission Télé 32, et Radio Joudaoù chaque jour un débat est ouvert sur un sujet différent ce qui permet des discussions et des partages outre-frontières et outre-origines.
Mis à part le souci d'intégration, votre association vous permet-elle d'échanger sur vos coutumes ?
Bien sûr, nous suivons le calendrier haïtien c'est-à-dire que nous suivons les fêtes de notre pays. Par exemple, le 1er janvier, nous commémorons la fête de l'Indépendance d'Haïti de manière purement traditionnelle avec le partage de la soupe avec tout le monde. Le 18 mai, c'est la fête du Drapeau. Ce 18 mai, nous avons défilé à Pointe-à-Pitre avec les différents corps militaires, accompagnés d'une fanfare et de majorettes. Cent cinquante personnes environ y ont participé et la manifestation s'est très bien déroulée.
Que proposez-vous comme activités aux jeunes ?
Nous avons créé une équipe de football qui s'entraîne et participe déjà à des matches amicaux. La troupe de théâtre Agranman, qui signifie caméléon, a vu le jour et est composée d'Espagnols, de Guadeloupéens et de Haïtiens. Nous pratiquons du théâtre de rue, c'est-à-dire que nous improvisons dans n'importe quelle situation et n'importe quel lieu et avons pour but de faire passer des messages. La santé est un domaine dans lequel nous nous impliquons beaucoup, donc nous jouons souvent des scènes d'encouragement vers le dépistage du virus de sida. Nous avons aussi organisé notre première édition de miss Haïti-Guadeloupe et sommes donc représentés par Jona Joseph, ambassadrice de la communauté haïtienne en Guadeloupe. Elle entre en deuxième année de licence science politique à l'université des Antilles et de la Guyane. Elle accompagne des touristes lors de nos voyages de découverte en Haïti afin de montrer que notre pays n'est pas synonyme que de misère mais présente aussi de nombreux beaux sites qui valent le coup d'être visités.
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/regions/pointoise/accompagner-les-haitiens-de-guadeloupe-28-07-2011-132691.php
L'association Mouvman lakay accompagne la communauté haïtienne de Guadeloupe à travers divers festivités et événements. Éducation, intégration et valorisation de la culture haïtienne sont ses grands axes d'action.
Que représente l'association Mouvman lakay au sein de la communauté haïtienne ?
Louis-Jean Edriss Président de Mouvman lakay. Mouvman Lakay, association socioculturelle et sportive, a été créée le 28 novembre 2009 suite à un besoin formulé par la communauté haïtienne. Nos objectifs sont d'accompagner les Haïtiens de Guadeloupe qui résident ici tels que l'encadrement des marchands, l'accompagnement des jeunes souhaitant étudier mais aussi favoriser l'insertion de nos compatriotes au sein de la population guadeloupéenne. Un des gros problèmes est le manque d'instruction des Haïtiens, un souci que nous devons corriger pour faciliter notre acceptation dans cette société. Nous avons aussi un partenariat avec Entr'aide Guadeloupe, - j'en suis membre - qui lutte contre l'exclusion. Une façon de relayer les messages de prévention contre le Sida au plus près des Haïtiens de Guadeloupe. Ces derniers peuvent aussi bénéficier des aides que propose Entr'aide.
Quelles actions menez-vous pour les Haïtiens qui s'adressent à vous ?
L'association est constituée d'une trentaine de membres actifs et de nombreux sympathisants. Nous dispensons des cours de français et d'alphabétisation ainsi que des cours de mathématiques. Un enseignement indispensable pour permettre aux Haïtiens d'avoir accès aux documents administratifs, de lire et de comprendre les courriers qui leur sont adressés. La maîtrise de la lecture et de l'écriture est essentielle pour l'épanouissement d'un citoyen et permet une meilleure intégration. Et c'est primordial pour nous. D'où notre slogan : « Ansanm ansanm nap travay » qui signifie que c'est ensemble, en s'unissant et en faisant ce qu'il faut que nous y arrivons. Nous menons aussi une campagne de prévention contre le VIH, et invitons le maximum de ressortissants à se faire dépister.
Comment faites-vous pour communiquer vos informations ?
Nous sommes en train de mettre en place une émission de télévision. Cependant, nous possédons déjà un créneau horaire sur Radio Gayak nommé « Pa mété nanzin » permettant la correspondance directe avec des informateurs en Haïti. Et nous sommes aussi présents sur Face-book via lequel nous avons créé l'émission Télé 32, et Radio Joudaoù chaque jour un débat est ouvert sur un sujet différent ce qui permet des discussions et des partages outre-frontières et outre-origines.
Mis à part le souci d'intégration, votre association vous permet-elle d'échanger sur vos coutumes ?
Bien sûr, nous suivons le calendrier haïtien c'est-à-dire que nous suivons les fêtes de notre pays. Par exemple, le 1er janvier, nous commémorons la fête de l'Indépendance d'Haïti de manière purement traditionnelle avec le partage de la soupe avec tout le monde. Le 18 mai, c'est la fête du Drapeau. Ce 18 mai, nous avons défilé à Pointe-à-Pitre avec les différents corps militaires, accompagnés d'une fanfare et de majorettes. Cent cinquante personnes environ y ont participé et la manifestation s'est très bien déroulée.
Que proposez-vous comme activités aux jeunes ?
Nous avons créé une équipe de football qui s'entraîne et participe déjà à des matches amicaux. La troupe de théâtre Agranman, qui signifie caméléon, a vu le jour et est composée d'Espagnols, de Guadeloupéens et de Haïtiens. Nous pratiquons du théâtre de rue, c'est-à-dire que nous improvisons dans n'importe quelle situation et n'importe quel lieu et avons pour but de faire passer des messages. La santé est un domaine dans lequel nous nous impliquons beaucoup, donc nous jouons souvent des scènes d'encouragement vers le dépistage du virus de sida. Nous avons aussi organisé notre première édition de miss Haïti-Guadeloupe et sommes donc représentés par Jona Joseph, ambassadrice de la communauté haïtienne en Guadeloupe. Elle entre en deuxième année de licence science politique à l'université des Antilles et de la Guyane. Elle accompagne des touristes lors de nos voyages de découverte en Haïti afin de montrer que notre pays n'est pas synonyme que de misère mais présente aussi de nombreux beaux sites qui valent le coup d'être visités.
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/regions/pointoise/accompagner-les-haitiens-de-guadeloupe-28-07-2011-132691.php
lundi 13 juin 2011
Haïti-Amérique Latine : L’urgence d’une représentation diplomatique et consulaire haïtienne en Équateur
Vendredi 10 juin 2011 Interview
Par Wooldy Edson Louidor
Quito, 10 juin 2011 [AlterPresse] --- Les Haïtiens vivant en Équateur sont confrontés à d’énormes difficultés en l’absence d’une représentation diplomatique ou consulaire d’Haiti dans ce pays d’Amérique Latine où bon nombre de membres de la communauté haïtienne font face à des problèmes d’irrégularité de leur statut migratoire et des difficultés accrues d’intégration dans la société d’accueil .
Le sceau du Consulat haïtien est exigé pour toutes les démarches
« Pour toutes les démarches que vous réalisez ici en Équateur, les institutions vous exigent le sceau du Consulat haïtien accrédité dans le pays en vue de la légalisation ou la certification des documents requis », explique dans une interview Natacha D’Meza, secrétaire de l’Association des Haïtiens Réfugiés et Résidents en Équateur (Ahrre).
Le sceau du Consulat haïtien est exigé pour la légalisation des certificats de fin d’études secondaires (Baccalauréat I et II) pour les étudiants qui veulent entrer à l’université. Ce sceau est également requis pour la légalisation des certificats de célibataire ou d’acte de divorce pour ceux et celles qui veulent se marier.
Le problème se complique davantage en cas de perte ou de vol de passeport. Les Haïtiens n’ont aucune institution de représentation dûment accréditée dans le pays où ils peuvent se rendre pour présenter leur déclaration de perte ou vol de documents, voire se procurer une attestation.
Et ils sont de plus en plus nombreux les Haïtiens qui se font voler leurs passeports, explique D’Meza, parce que leurs maisons sont cambriolées lorsqu’ils s’absentent pour aller travailler. La grande majorité des immigrés haïtiens à Quito vivent dans des quartiers périphériques en marge de la capitale équatorienne et sans accès aux services de base, encore moins à la sécurité.
D’autres Haïtiens, qui choisissent de toujours emporter partout avec eux leurs passeports comme un bien précieux, les perdent dans la rue ou sur leurs lieux de travail, poursuit la professeure d’espagnol pour les Haïtiens nouvellement arrivés dans le pays, désireux d’apprendre la langue de Cervantes dans l’espoir de s’intégrer dans la société équatorienne.
Quito, sans consulat honoraire haïtien depuis après le séisme
Après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, l’administration de l’ex président René Préval a décidé de fermer le Consulat honoraire haïtien à Quito, en dépit de la recommandation faite fin 2010 par le Service Jésuite aux Réfugiés (SJR) au Gouvernement haïtien pour qu’ « il établisse des mécanismes de protection consulaire des citoyens haïtiens en Équateur » par l’ « ouverture d’un Consulat dans la ville de Quito » (Haití : una presencia invisible en Quito. Reporte de situación de haitianos en Quito, SJRM Ecuador, Octubre 2009).
« L’ambassade haïtienne au Venezuela qui représente également Haïti en Équateur ne porte pas assistance aux Haïtiens vivant ici (en Équateur) », dénonce la dirigeante de l’Ahrre, « sous prétexte que nous ne vivons pas au Venezuela et que nous n’avons pas droit à l’assistance consulaire et aux services fournis par cette Ambassade ».
Donc, les demandes de renouvellement de passeports et de légalisation des documents faites par des Haïtiens vivant en Équateur sont purement et simplement rejetées par l’ambassade haïtienne au Venezuela, poursuit-elle.
« La dernière fois qu’on a vu un représentant de l’ambassade haïtienne du Venezuela ici à Quito, c’était suite au tremblement de terre ; depuis, ils n’y sont jamais revenus en dépit des promesses qu’ils nous avaient faites à maintes reprises de retourner en Équateur », s’indigne-t-elle.
Augmentation du nombre d’Haïtiens en Équateur
En outre, une représentation diplomatique et consulaire haïtienne en Équateur s’avère de plus en plus urgente et nécessaire, vu l’arrivée d’un nombre croissant d’Haïtiens dans ce pays sud-américain après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
« La situation économique, les problèmes politiques et le tremblement de terre du 12 janvier 2010 constituent les principaux motifs qui ont forcé beaucoup d’Haïtiens à fuir leur pays pour chercher refuge en Équateur », explique D’Meza.
En fait pour l’année 2009 la Migration Équatorienne a enregistré 1.258 entrées d’Haïtiens dans le pays contre 562 sorties des citoyens de la même nationalité.
Pour 2010, les autorités équatoriennes ont informé avoir enregistré 1.176 sorties d’Haïtiens contre 1.687 entrées. Seulement pour le premier trimestre de l’année 2011, le nombre d’entrées a augmenté de manière exponentielle : 1112 (presque la même quantité en trois mois que pour toute l’année 2009) contre 888 sorties.
La migration haïtienne en Équateur s’accroit considérablement, en dépit du fait que bon nombre de migrants haïtiens utilisent ce pays comme transit pour aller au Brésil, en Guyane Française et vers le Chili ou le Venezuela, à la faveur de réseaux de traite et de trafic à la fois complexes et très solides.
Des Haïtiens détenus sur les frontières colombienne, équatorienne et péruvienne
Plusieurs de ces Haïtiens qui entreprennent ces voyages irréguliers en quête de meilleures conditions de vie et de travail sont détenus par les autorités frontalières, que ce soit en Colombie, au Pérou et même en Équateur.
« Ces Haïtiens détenus ont besoin d’assistance et de protection consulaire de leur pays parce qu’ils ne parlent pas l’espagnol et sont souvent abandonnés par les trafiquants, après avoir donné à ceux-ci de fortes sommes d’argent », explique la dirigeante de l’Ahrre.
Plusieurs d’entre eux sont souvent victimes d’extorsions, de mauvais traitements et de toutes sortes d’abus dans ces frontières, lieux très souvent très éloignés.
Des Haïtiens victimes de discrimination en équateur
« Nous, Haïtiens et Haïtiennes qui résidons en Équateur, sommes aussi victimes de discrimination par le fait d’être réfugiés, afro descendants, parce que nous ne parlons pas l’espagnol, parce qu’on nous connait sur la base de ce que disent les médias, non pas en vertu de ce que nous sommes vraiment, de ce que nous faisons », regrette D’Meza. Dans l’article intitulé « ¿Existe seguridad en el Ecuador ? », publié le premier juin dernier par l’agence en ligne Diario Digital, l’auteur Carlos Estarellas Velásquez a critiqué la complicité présumée de l’actuel gouvernement équatorien qui « a permis que des délinquants colombiens, péruviens, haïtiens, cubains, entre autres, entrent dans le pays pour mettre en péril notre sécurité en commettant des délits qui n’existaient pas avant (en Equateur) é tels que les crimes commandités, le kidnapping express ou les vols réalisés en droguant la victime … »
La protection des Haïtiens et de leur image en Équateur s’avère également nécessaire contre ces formes de discrimination et de stigmatisation véhiculées dans certains médias de ce pays et qui tendent à se reproduire dans la société équatorienne. [wel gp apr 10/06/2011 09 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11142
Par Wooldy Edson Louidor
Quito, 10 juin 2011 [AlterPresse] --- Les Haïtiens vivant en Équateur sont confrontés à d’énormes difficultés en l’absence d’une représentation diplomatique ou consulaire d’Haiti dans ce pays d’Amérique Latine où bon nombre de membres de la communauté haïtienne font face à des problèmes d’irrégularité de leur statut migratoire et des difficultés accrues d’intégration dans la société d’accueil .
Le sceau du Consulat haïtien est exigé pour toutes les démarches
« Pour toutes les démarches que vous réalisez ici en Équateur, les institutions vous exigent le sceau du Consulat haïtien accrédité dans le pays en vue de la légalisation ou la certification des documents requis », explique dans une interview Natacha D’Meza, secrétaire de l’Association des Haïtiens Réfugiés et Résidents en Équateur (Ahrre).
Le sceau du Consulat haïtien est exigé pour la légalisation des certificats de fin d’études secondaires (Baccalauréat I et II) pour les étudiants qui veulent entrer à l’université. Ce sceau est également requis pour la légalisation des certificats de célibataire ou d’acte de divorce pour ceux et celles qui veulent se marier.
Le problème se complique davantage en cas de perte ou de vol de passeport. Les Haïtiens n’ont aucune institution de représentation dûment accréditée dans le pays où ils peuvent se rendre pour présenter leur déclaration de perte ou vol de documents, voire se procurer une attestation.
Et ils sont de plus en plus nombreux les Haïtiens qui se font voler leurs passeports, explique D’Meza, parce que leurs maisons sont cambriolées lorsqu’ils s’absentent pour aller travailler. La grande majorité des immigrés haïtiens à Quito vivent dans des quartiers périphériques en marge de la capitale équatorienne et sans accès aux services de base, encore moins à la sécurité.
D’autres Haïtiens, qui choisissent de toujours emporter partout avec eux leurs passeports comme un bien précieux, les perdent dans la rue ou sur leurs lieux de travail, poursuit la professeure d’espagnol pour les Haïtiens nouvellement arrivés dans le pays, désireux d’apprendre la langue de Cervantes dans l’espoir de s’intégrer dans la société équatorienne.
Quito, sans consulat honoraire haïtien depuis après le séisme
Après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, l’administration de l’ex président René Préval a décidé de fermer le Consulat honoraire haïtien à Quito, en dépit de la recommandation faite fin 2010 par le Service Jésuite aux Réfugiés (SJR) au Gouvernement haïtien pour qu’ « il établisse des mécanismes de protection consulaire des citoyens haïtiens en Équateur » par l’ « ouverture d’un Consulat dans la ville de Quito » (Haití : una presencia invisible en Quito. Reporte de situación de haitianos en Quito, SJRM Ecuador, Octubre 2009).
« L’ambassade haïtienne au Venezuela qui représente également Haïti en Équateur ne porte pas assistance aux Haïtiens vivant ici (en Équateur) », dénonce la dirigeante de l’Ahrre, « sous prétexte que nous ne vivons pas au Venezuela et que nous n’avons pas droit à l’assistance consulaire et aux services fournis par cette Ambassade ».
Donc, les demandes de renouvellement de passeports et de légalisation des documents faites par des Haïtiens vivant en Équateur sont purement et simplement rejetées par l’ambassade haïtienne au Venezuela, poursuit-elle.
« La dernière fois qu’on a vu un représentant de l’ambassade haïtienne du Venezuela ici à Quito, c’était suite au tremblement de terre ; depuis, ils n’y sont jamais revenus en dépit des promesses qu’ils nous avaient faites à maintes reprises de retourner en Équateur », s’indigne-t-elle.
Augmentation du nombre d’Haïtiens en Équateur
En outre, une représentation diplomatique et consulaire haïtienne en Équateur s’avère de plus en plus urgente et nécessaire, vu l’arrivée d’un nombre croissant d’Haïtiens dans ce pays sud-américain après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
« La situation économique, les problèmes politiques et le tremblement de terre du 12 janvier 2010 constituent les principaux motifs qui ont forcé beaucoup d’Haïtiens à fuir leur pays pour chercher refuge en Équateur », explique D’Meza.
En fait pour l’année 2009 la Migration Équatorienne a enregistré 1.258 entrées d’Haïtiens dans le pays contre 562 sorties des citoyens de la même nationalité.
Pour 2010, les autorités équatoriennes ont informé avoir enregistré 1.176 sorties d’Haïtiens contre 1.687 entrées. Seulement pour le premier trimestre de l’année 2011, le nombre d’entrées a augmenté de manière exponentielle : 1112 (presque la même quantité en trois mois que pour toute l’année 2009) contre 888 sorties.
La migration haïtienne en Équateur s’accroit considérablement, en dépit du fait que bon nombre de migrants haïtiens utilisent ce pays comme transit pour aller au Brésil, en Guyane Française et vers le Chili ou le Venezuela, à la faveur de réseaux de traite et de trafic à la fois complexes et très solides.
Des Haïtiens détenus sur les frontières colombienne, équatorienne et péruvienne
Plusieurs de ces Haïtiens qui entreprennent ces voyages irréguliers en quête de meilleures conditions de vie et de travail sont détenus par les autorités frontalières, que ce soit en Colombie, au Pérou et même en Équateur.
« Ces Haïtiens détenus ont besoin d’assistance et de protection consulaire de leur pays parce qu’ils ne parlent pas l’espagnol et sont souvent abandonnés par les trafiquants, après avoir donné à ceux-ci de fortes sommes d’argent », explique la dirigeante de l’Ahrre.
Plusieurs d’entre eux sont souvent victimes d’extorsions, de mauvais traitements et de toutes sortes d’abus dans ces frontières, lieux très souvent très éloignés.
Des Haïtiens victimes de discrimination en équateur
« Nous, Haïtiens et Haïtiennes qui résidons en Équateur, sommes aussi victimes de discrimination par le fait d’être réfugiés, afro descendants, parce que nous ne parlons pas l’espagnol, parce qu’on nous connait sur la base de ce que disent les médias, non pas en vertu de ce que nous sommes vraiment, de ce que nous faisons », regrette D’Meza. Dans l’article intitulé « ¿Existe seguridad en el Ecuador ? », publié le premier juin dernier par l’agence en ligne Diario Digital, l’auteur Carlos Estarellas Velásquez a critiqué la complicité présumée de l’actuel gouvernement équatorien qui « a permis que des délinquants colombiens, péruviens, haïtiens, cubains, entre autres, entrent dans le pays pour mettre en péril notre sécurité en commettant des délits qui n’existaient pas avant (en Equateur) é tels que les crimes commandités, le kidnapping express ou les vols réalisés en droguant la victime … »
La protection des Haïtiens et de leur image en Équateur s’avère également nécessaire contre ces formes de discrimination et de stigmatisation véhiculées dans certains médias de ce pays et qui tendent à se reproduire dans la société équatorienne. [wel gp apr 10/06/2011 09 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11142
mardi 17 mai 2011
Les USA prolongent l'asile temporaire pour les Haïtiens sans papiers
WASHINGTON - Les Etats-Unis ont décidé de prolonger de 18 mois l'asile temporaire accordé après le séisme de janvier 2010 aux Haïtiens se trouvant de manière illégale dans le pays, a annoncé mardi le ministère de la Sécurité intérieure. Par ailleurs, alors que jusqu'à présent seuls les Haïtiens qui se trouvaient sur le sol américain avant le séisme pouvaient solliciter cet asile, désormais ceux arrivés jusqu'à un an après la catastrophe pourront aussi en bénéficier, a ajouté le ministère dans un communiqué.
Actuellement, plus de 48.000 Haïtiens bénéficient du statut de protection temporaire (temporary protected status, TPS), accordé par les Etats-Unis au lendemain du séisme, souligne le ministère.
L'extension accordée par les Etats-Unis prend effet le 23 juillet et s'achèvera donc le 22 janvier 2013, précise-t-il.
A la suite du séisme dévastateur en Haïti, les Etats-Unis se sont engagés à respecter nos engagements en vue de venir en aide aux individus touchés par cette tragédie, indique la ministre de la Sécurité intérieure Janet Napolitano, citée dans le communiqué.
Fournir un refuge aux Haïtiens qui se trouvent actuellement aux Etats-Unis et dont la sécurité pourrait être mise en danger par un retour en Haïti fait partie des efforts continus de cette administration, ajoute-t-elle.
Près de 1,5 million de personnes ont été affectées par le séisme du 12 janvier 2010 qui a ravagé le pays le plus pauvre des Amériques et fait plus de 220.000 victimes. La plupart des personnes affectées vivent toujours sous des tentes.
http://www.romandie.com/news/n/_Les_USA_prolongent_l_asile_temporaire_pour_les_Haitiens_sans_papiers170520111805.asp
Actuellement, plus de 48.000 Haïtiens bénéficient du statut de protection temporaire (temporary protected status, TPS), accordé par les Etats-Unis au lendemain du séisme, souligne le ministère.
L'extension accordée par les Etats-Unis prend effet le 23 juillet et s'achèvera donc le 22 janvier 2013, précise-t-il.
A la suite du séisme dévastateur en Haïti, les Etats-Unis se sont engagés à respecter nos engagements en vue de venir en aide aux individus touchés par cette tragédie, indique la ministre de la Sécurité intérieure Janet Napolitano, citée dans le communiqué.
Fournir un refuge aux Haïtiens qui se trouvent actuellement aux Etats-Unis et dont la sécurité pourrait être mise en danger par un retour en Haïti fait partie des efforts continus de cette administration, ajoute-t-elle.
Près de 1,5 million de personnes ont été affectées par le séisme du 12 janvier 2010 qui a ravagé le pays le plus pauvre des Amériques et fait plus de 220.000 victimes. La plupart des personnes affectées vivent toujours sous des tentes.
http://www.romandie.com/news/n/_Les_USA_prolongent_l_asile_temporaire_pour_les_Haitiens_sans_papiers170520111805.asp
jeudi 28 avril 2011
Des employés haïtiens affirment être victimes de discrimination
Agence QMI Mathieu Courchesne
27/04/2011 17h43
LAVAL – Une dizaine d’employés de la firme de sécurité Garda auraient été suspendus ou congédiés après avoir communiqué entre eux en créole sur leur lieu de travail, au Centre de prévention de l’immigration de Laval (CPI).
Ces employés affirment avoir fait l’objet de sanctions disciplinaires discriminatoires en raison de leurs origines haïtiennes.
Le litige porte principalement sur une directive émise par Garda, interdisant aux agents de communiquer entre eux dans une autre langue que le français ou l’anglais sur leur lieu de travail.
Les employés ont expliqué au journal Le Devoir que la règle était même en vigueur durant les pauses et les repas. Ils affirment également que les sanctions sont appliquées de façon arbitraire puisque, selon eux, d’autres employés parlent arabe ou espagnol sans être réprimandés.
Un employé a même confié au quotidien qu’il existerait un «climat de peur et d’intimidation» au CPI.
D’autres motifs
De son côté, l’agence de sécurité confirme que des employés basés au CPI ont fait l'objet de mesures disciplinaires, mais affirme que la langue utilisée au travail n’a rien à voir. «Il s’agit d’autres raisons qui demeurent confidentielles», a affirmé Isabelle Panelli, porte-parole de Garda.
Garda confirme cependant qu’une note distribuée en octobre rappelait à tous les employés la directive concernant la langue au travail. «Nous voulions simplement renforcer l’application d’une règle déjà existante, a expliqué Isabelle Panelli. Le CPI est un établissement fédéral. Nous devons respecter la loi sur les langues officielles. C’est aussi une question de sécurité afin que tous les agents puissent se comprendre.»
La porte-parole soutient par ailleurs que, à sa connaissance, les relations de travail sont bonnes sur le site du CPI.
Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), qui défend les employés, pourrait porter l’affaire devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/04/20110427-174351.html
27/04/2011 17h43
LAVAL – Une dizaine d’employés de la firme de sécurité Garda auraient été suspendus ou congédiés après avoir communiqué entre eux en créole sur leur lieu de travail, au Centre de prévention de l’immigration de Laval (CPI).
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| Une dizaine d’employés de la firme de sécurité Garda auraient été suspendus ou congédiés après avoir communiqué entre eux en créole. © AFP |
Le litige porte principalement sur une directive émise par Garda, interdisant aux agents de communiquer entre eux dans une autre langue que le français ou l’anglais sur leur lieu de travail.
Les employés ont expliqué au journal Le Devoir que la règle était même en vigueur durant les pauses et les repas. Ils affirment également que les sanctions sont appliquées de façon arbitraire puisque, selon eux, d’autres employés parlent arabe ou espagnol sans être réprimandés.
Un employé a même confié au quotidien qu’il existerait un «climat de peur et d’intimidation» au CPI.
D’autres motifs
De son côté, l’agence de sécurité confirme que des employés basés au CPI ont fait l'objet de mesures disciplinaires, mais affirme que la langue utilisée au travail n’a rien à voir. «Il s’agit d’autres raisons qui demeurent confidentielles», a affirmé Isabelle Panelli, porte-parole de Garda.
Garda confirme cependant qu’une note distribuée en octobre rappelait à tous les employés la directive concernant la langue au travail. «Nous voulions simplement renforcer l’application d’une règle déjà existante, a expliqué Isabelle Panelli. Le CPI est un établissement fédéral. Nous devons respecter la loi sur les langues officielles. C’est aussi une question de sécurité afin que tous les agents puissent se comprendre.»
La porte-parole soutient par ailleurs que, à sa connaissance, les relations de travail sont bonnes sur le site du CPI.
Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), qui défend les employés, pourrait porter l’affaire devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/04/20110427-174351.html
mercredi 13 avril 2011
Haiti-Amérique latine : Le SJR LAC demande la protection des Haïtiens victimes de traite et trafic en Amérique du Sud
Quito, 12 avril 2011 [AlterPresse] - “Depuis environ trois ans, l’Amérique du Sud se transforme peu à peu en un nouveau pôle de migration pour les haïtiens », indique le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et la Caraïbe (SJR LAC). Cependant, l’accroissement des flux migratoires haïtiens vers l’Amérique du Sud s’accompagne de l’intensification des activités de traite et de trafic de personnes, souligne Wooldy Edson Louidor, coordonnateur régional de plaidoyer du SJR LAC pour Haïti, lors d’une conférence de presse tenue à Quito le 8 avril dernier.
Louidor pointe du doigt des réseaux de délinquants qui conduisent les haïtiens de leur pays d’origine vers l’Équateur et le Chili en leur promettant du travail, des bourses d’étude et même des voyages aux États-Unis d’Amérique et en Guyane Française.
Le SJR LAC dénonce l’existence de réseaux complexes de traite et de trafic qui opèrent en Haïti, dans les lieux de transit tels que la République Dominicaine et Cuba et dans plusieurs pays de la région : l’Équateur, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Venezuela, le Brésil et la Guyane Française.
Face à cette problématique régionale, le SJR LAC demande aux États sud-américains de donner une réponse régionale par la mise en place de politiques concrètes de prévention, de poursuite et de sanction contre les réseaux transnationaux de crime organisé qui abusent des migrants.
L’organisation jésuite exige aussi des États de la région de protéger les haïtiens et haïtiennes victimes des réseaux criminels et de les traiter avec plus d’humanité, puisque les migrants se sont vus obligés de laisser Haïti en raison de la détérioration accélérée de la situation humanitaire du pays depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’Équateur et le Chili, deux portes d’entrée pour les haïtiens vers l’Amérique du Sud
Le SJR LAC indique que l’Équateur et le Chili constituent deux portes d’entrée pour les haïtiens vers l’Amérique du Sud. 1.258 haïtiens sont entrés en Équateur en 2009, 1.867 en 2010 et 1.112 seulement pour le premier trimestre de l’année 2011, selon les chiffres publiés par la Direction Nationale de la Police de Migration de l’Équateur. Le Service National du Tourisme au Chili a informé que 477 haïtiens sont entrés dans ce pays en 2009, 820 en 2010 et 125 uniquement pour janvier 2011.
Une grande partie des haïtiens ne restent pas en Équateur et au Chili, mais cherchent plutôt à aller au Brésil, en Guyane Française et même aux États-Unis d’Amérique.
Les réseaux de traite et de trafic d’haïtiens dans la région
Le SJR LAC identifie plusieurs réseaux de trafiquants qui conduisent les migrants à partir d’Haïti vers l’Équateur, en utilisant la République Dominicaine et Cuba comme pays de transit. Les trafiquants promettent aux migrants monts et merveilles, tels que du travail, des bourses d’études et des voyages aux États-Unis d’Amérique et en Guyane Française, en vue de leur soutirer de fortes sommes d’argent.
En arrivant en Équateur, plusieurs de ces migrants paient de l’argent une deuxième fois aux trafiquants pour qu’ils les « aident » à entrer en Guyane Française en passant par le Pérou et le Brésil. D’autres tentent de se rendre ou au Venezuela à travers la Colombie ou en Argentine par le Pérou et la Bolivie.
De la même manière, les haïtiens essaient de voyager depuis le Chili vers la Guyane Française en transitant par la Bolivie et ensuite le Brésil.
La Guyane Française et le Brésil ferment leurs frontières aux haïtiens
Face à ces flux migratoires haïtiens à la fois complexes et croissants en Amérique du Sud, des États de la région tels que la Guyane Française et le Brésil ferment leurs frontières. Par exemple, vers la fin de l’année dernière, la Guyane Française a renforcé des mesures de sécurité à sa frontière avec le Brésil en vue d’empêcher la pénétration des haïtiens sur son territoire.
Cette décision de la Guyane Française a provoqué l’entrée massive des haïtiens au Brésil. Selon des données rendues publiques par les autorités brésiliennes, entre 1.200 et 2.000 haïtiens sont entrés au Brésil par la frontière située dans l’Amazone, affirme Louidor. Entre 300 et 400 migrants haïtiens ont été détenus par la police brésilienne, puisque le gouvernement fédéral de ce pays a suspendu le 15 février 2011 la concession de statuts de réfugiés aux haïtiens.
Le Gouvernement brésilien a expliqué que les haïtiens n’ont pas droit au statut de réfugié parce qu’ « ils ne pourraient avoir ce droit qu’en cas de persécution politique, de discrimination, de persécution religieuse, trois situations qui sont définies dans la législation ». Ce qui n’est pas le cas des haïtiens qui fuient la misère dans leur pays et les conséquences des catastrophes naturelles, ont précisé les autorités du Brésil.
Depuis environ un mois, le Brésil a lui aussi fermé sa frontière avec le Pérou, du côté du Département d’Acre, l’un des principaux points d’entrée des haïtiens (outre Tabatinga) dans l’Amazonie brésilienne. Depuis, les migrants haïtiens n’ont pas pu entrer au Brésil et plusieurs d’entre eux se sont « échoués » à la frontière du Pérou.
Par exemple, le premier avril dernier, le maire de la région péruvienne de Tahuamanu, Celso Curi Paucarmaita, a fait savoir que, depuis un mois, plus de cent haïtiens se trouvent sans argent ni nourriture dans la commune selvatique de Iñapari, dans la frontière avec le Brésil.
Les migrants ont l’habitude d’utiliser le Pérou comme lieu de transit vers le Brésil avec pour destination finale la Guyane Française, a expliqué le maire péruvien.
Le SJR LAC plaide pour une plus grande solidarité des gouvernements de l’Amérique Latine avec les migrants haïtiens et un traitement plus humain envers eux par l’octroi d’un visa humanitaire et par la mise en place d’une politique d’accueil et d’intégration en faveur de cette minorité.
L’organisation suggère aussi la création d’un réseau régional pour lutter contre la traite et le trafic d’haïtiens, tout en faisant toujours la différence entre les délinquants, passibles de punition, et les victimes qui doivent être protégées.
Le Sjr promeut actuellement la création d’un réseau de protection régionale dans tous les pays impliqués dans les flux migratoires haïtiens en Amérique Latine. [apr 21/04/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10896
Louidor pointe du doigt des réseaux de délinquants qui conduisent les haïtiens de leur pays d’origine vers l’Équateur et le Chili en leur promettant du travail, des bourses d’étude et même des voyages aux États-Unis d’Amérique et en Guyane Française.
Le SJR LAC dénonce l’existence de réseaux complexes de traite et de trafic qui opèrent en Haïti, dans les lieux de transit tels que la République Dominicaine et Cuba et dans plusieurs pays de la région : l’Équateur, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Venezuela, le Brésil et la Guyane Française.
Face à cette problématique régionale, le SJR LAC demande aux États sud-américains de donner une réponse régionale par la mise en place de politiques concrètes de prévention, de poursuite et de sanction contre les réseaux transnationaux de crime organisé qui abusent des migrants.
L’organisation jésuite exige aussi des États de la région de protéger les haïtiens et haïtiennes victimes des réseaux criminels et de les traiter avec plus d’humanité, puisque les migrants se sont vus obligés de laisser Haïti en raison de la détérioration accélérée de la situation humanitaire du pays depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’Équateur et le Chili, deux portes d’entrée pour les haïtiens vers l’Amérique du Sud
Le SJR LAC indique que l’Équateur et le Chili constituent deux portes d’entrée pour les haïtiens vers l’Amérique du Sud. 1.258 haïtiens sont entrés en Équateur en 2009, 1.867 en 2010 et 1.112 seulement pour le premier trimestre de l’année 2011, selon les chiffres publiés par la Direction Nationale de la Police de Migration de l’Équateur. Le Service National du Tourisme au Chili a informé que 477 haïtiens sont entrés dans ce pays en 2009, 820 en 2010 et 125 uniquement pour janvier 2011.
Une grande partie des haïtiens ne restent pas en Équateur et au Chili, mais cherchent plutôt à aller au Brésil, en Guyane Française et même aux États-Unis d’Amérique.
Les réseaux de traite et de trafic d’haïtiens dans la région
Le SJR LAC identifie plusieurs réseaux de trafiquants qui conduisent les migrants à partir d’Haïti vers l’Équateur, en utilisant la République Dominicaine et Cuba comme pays de transit. Les trafiquants promettent aux migrants monts et merveilles, tels que du travail, des bourses d’études et des voyages aux États-Unis d’Amérique et en Guyane Française, en vue de leur soutirer de fortes sommes d’argent.
En arrivant en Équateur, plusieurs de ces migrants paient de l’argent une deuxième fois aux trafiquants pour qu’ils les « aident » à entrer en Guyane Française en passant par le Pérou et le Brésil. D’autres tentent de se rendre ou au Venezuela à travers la Colombie ou en Argentine par le Pérou et la Bolivie.
De la même manière, les haïtiens essaient de voyager depuis le Chili vers la Guyane Française en transitant par la Bolivie et ensuite le Brésil.
La Guyane Française et le Brésil ferment leurs frontières aux haïtiens
Face à ces flux migratoires haïtiens à la fois complexes et croissants en Amérique du Sud, des États de la région tels que la Guyane Française et le Brésil ferment leurs frontières. Par exemple, vers la fin de l’année dernière, la Guyane Française a renforcé des mesures de sécurité à sa frontière avec le Brésil en vue d’empêcher la pénétration des haïtiens sur son territoire.
Cette décision de la Guyane Française a provoqué l’entrée massive des haïtiens au Brésil. Selon des données rendues publiques par les autorités brésiliennes, entre 1.200 et 2.000 haïtiens sont entrés au Brésil par la frontière située dans l’Amazone, affirme Louidor. Entre 300 et 400 migrants haïtiens ont été détenus par la police brésilienne, puisque le gouvernement fédéral de ce pays a suspendu le 15 février 2011 la concession de statuts de réfugiés aux haïtiens.
Le Gouvernement brésilien a expliqué que les haïtiens n’ont pas droit au statut de réfugié parce qu’ « ils ne pourraient avoir ce droit qu’en cas de persécution politique, de discrimination, de persécution religieuse, trois situations qui sont définies dans la législation ». Ce qui n’est pas le cas des haïtiens qui fuient la misère dans leur pays et les conséquences des catastrophes naturelles, ont précisé les autorités du Brésil.
Depuis environ un mois, le Brésil a lui aussi fermé sa frontière avec le Pérou, du côté du Département d’Acre, l’un des principaux points d’entrée des haïtiens (outre Tabatinga) dans l’Amazonie brésilienne. Depuis, les migrants haïtiens n’ont pas pu entrer au Brésil et plusieurs d’entre eux se sont « échoués » à la frontière du Pérou.
Par exemple, le premier avril dernier, le maire de la région péruvienne de Tahuamanu, Celso Curi Paucarmaita, a fait savoir que, depuis un mois, plus de cent haïtiens se trouvent sans argent ni nourriture dans la commune selvatique de Iñapari, dans la frontière avec le Brésil.
Les migrants ont l’habitude d’utiliser le Pérou comme lieu de transit vers le Brésil avec pour destination finale la Guyane Française, a expliqué le maire péruvien.
Le SJR LAC plaide pour une plus grande solidarité des gouvernements de l’Amérique Latine avec les migrants haïtiens et un traitement plus humain envers eux par l’octroi d’un visa humanitaire et par la mise en place d’une politique d’accueil et d’intégration en faveur de cette minorité.
L’organisation suggère aussi la création d’un réseau régional pour lutter contre la traite et le trafic d’haïtiens, tout en faisant toujours la différence entre les délinquants, passibles de punition, et les victimes qui doivent être protégées.
Le Sjr promeut actuellement la création d’un réseau de protection régionale dans tous les pays impliqués dans les flux migratoires haïtiens en Amérique Latine. [apr 21/04/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10896
samedi 1 janvier 2011
La plupart des Haïtiens remis en liberté
Seuls trois des 75 Haïtiens arrivés jeudi en France sans visa sont encore en détention.
Après une semaine passée en détention, 72 Haïtiens sur les 75 détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle ont été libérés.
Le parquet de Bobigny, qui a ordonné quelques unes des suspensions de détention, a expliqué au Parisien.fr avoir décidé de remettre les Haïtiens en liberté "parce que la plupart ont de la famille en France". De son côté, le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour 15 cas, indique le site.
Encore trois Haïtiens détenus
Il reste encore un Haïtien en détention à Orly et deux autres à Roissy-Charles de Gaulle. Deux jeunes femmes sont quant à elles retournées en zone d'attente, le temps que des vérifications d'identité soient menées, a précisé maître Renaud Hypolite, avocat de plusieurs des Haïtiens.
Ils sont au moins 75 à être arrivés, en deux vagues, jeudi et dimanche derniers, à Orly et Roissy. Munis de simples visas de transit, ils ont été interpellés par la police aux frontières (PAF) et placés en zone d'attente. Leur arrivée "n'est pas spontanée, il doit y avoir un organisateur", estime une source préfectorale.
Deux semaines avant le premier anniversaire du séisme qui a dévasté leur pays, ces ressortissants haïtiens disent fuir la misère ou les violences politique.
"La France, c'est le seul moyen de sauver ma vie"
Certains des ressortissants haïtiens ont tenté d'expliquer ce voyage désespéré. A Haïti, "il y a le problème de la misère, de la faim, une crise politique. (...) La France, c'est le seul moyen de sauver ma vie", a dit par téléphone Marie-Gerda, 24 ans, retenue depuis jeudi dans la zone d'attente d'Orly et dont le père réside en banlieue parisienne. "On vient en France parce qu'ici on peut nous comprendre, parce qu'il y a beaucoup de Français qui nous aident en Haïti et qui savent ce qu'est vraiment la situation là-bas", confie Erline, également retenue à Orly.
Face à cette situation, le Réseau éducation sans frontières (RESF) s'est empressé de dénoncer une "injustice" en rappelant que près de 200 enfants haïtiens adoptés avaient, eux, été accueillis en grande pompe en France la semaine dernière. RESF estime également que l'engagement pris au lendemain du drame de faciliter le regroupement familial des Haïtiens en France n'a pas été respecté par le gouvernement.
http://www.europe1.fr/France/La-plupart-des-Haitiens-remis-en-liberte-353975/
Après une semaine passée en détention, 72 Haïtiens sur les 75 détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle ont été libérés.
Le parquet de Bobigny, qui a ordonné quelques unes des suspensions de détention, a expliqué au Parisien.fr avoir décidé de remettre les Haïtiens en liberté "parce que la plupart ont de la famille en France". De son côté, le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour 15 cas, indique le site.
Encore trois Haïtiens détenus
Il reste encore un Haïtien en détention à Orly et deux autres à Roissy-Charles de Gaulle. Deux jeunes femmes sont quant à elles retournées en zone d'attente, le temps que des vérifications d'identité soient menées, a précisé maître Renaud Hypolite, avocat de plusieurs des Haïtiens.
Ils sont au moins 75 à être arrivés, en deux vagues, jeudi et dimanche derniers, à Orly et Roissy. Munis de simples visas de transit, ils ont été interpellés par la police aux frontières (PAF) et placés en zone d'attente. Leur arrivée "n'est pas spontanée, il doit y avoir un organisateur", estime une source préfectorale.
Deux semaines avant le premier anniversaire du séisme qui a dévasté leur pays, ces ressortissants haïtiens disent fuir la misère ou les violences politique.
"La France, c'est le seul moyen de sauver ma vie"
Certains des ressortissants haïtiens ont tenté d'expliquer ce voyage désespéré. A Haïti, "il y a le problème de la misère, de la faim, une crise politique. (...) La France, c'est le seul moyen de sauver ma vie", a dit par téléphone Marie-Gerda, 24 ans, retenue depuis jeudi dans la zone d'attente d'Orly et dont le père réside en banlieue parisienne. "On vient en France parce qu'ici on peut nous comprendre, parce qu'il y a beaucoup de Français qui nous aident en Haïti et qui savent ce qu'est vraiment la situation là-bas", confie Erline, également retenue à Orly.
Face à cette situation, le Réseau éducation sans frontières (RESF) s'est empressé de dénoncer une "injustice" en rappelant que près de 200 enfants haïtiens adoptés avaient, eux, été accueillis en grande pompe en France la semaine dernière. RESF estime également que l'engagement pris au lendemain du drame de faciliter le regroupement familial des Haïtiens en France n'a pas été respecté par le gouvernement.
http://www.europe1.fr/France/La-plupart-des-Haitiens-remis-en-liberte-353975/
mercredi 29 décembre 2010
31 Haïtiens débarqués en France sans visa sont libres
29.12.2010
Sur les 75 Haïtiens détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, 31 ont été libérés.
A la demande de deux juges des libertés et de la détention, l'un à Bobigny, l'autre à Créteil, les demandeurs d'asile chanceux ont pu quitter la zone d'attente où ils ont été maintenus depuis leur interpellation par la police aux frontières.
Leur remise en liberté a été ordonnée lundi, «parce que la plupart ont de la famille en France», explique le Parquet de Bobigny. Seul le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour quinze cas. Ce sera à la cour d'appel de Paris de trancher. Mais «il y a de fortes chances que les personnes remises en liberté ne se présentent pas pour ne pas risquer d'être renvoyées en zone d'attente», précise une source judiciaire.
Une expulsion attendue vendredi
Reste encore un Haïtiens détenu à Orly. «Il devrait probablement être expulsé vendredi», selon Réseau éducation sans frontière. «Sa demande d'asile a été rejetée. Et il a peu de chance de rester en France », précise Pablo Krasnopolsky co-fondateur de RESF. Quant aux 43 Haïtiens placés à Roissy, ils devraient être fixés sur leur sort jeudi par le juge des libertés et de la détention de Bobigny.
L'arrestation de ces 75 Haïtiens, arrivés en France avec en poche, de simples visas de transit, avait suscité l'indignation de nombreuses associations comme Réseau éducation sans frontières, qui n'avait pas manqué de rappeler que les 200 enfants haïtiens adoptés par des couples français la même semaine, avaient été reçus, eux, en grande pompe dès leur sortie de l'avion.
Il y a un an, le 12 janvier 2010, un fort séisme secouait Haïti et provoquait la mort de plus de 250 000 personnes. Le pays, meurtri et dévasté, a ensuite été frappé par une épidémie de choléra. Et depuis quelques semaines, Haïti est littéralement plongé dans un climat de violences depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/31-haitiens-debarques-en-france-sans-visa-sont-libres-29-12-2010-1206361.php
Sur les 75 Haïtiens détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, 31 ont été libérés.
A la demande de deux juges des libertés et de la détention, l'un à Bobigny, l'autre à Créteil, les demandeurs d'asile chanceux ont pu quitter la zone d'attente où ils ont été maintenus depuis leur interpellation par la police aux frontières.
Leur remise en liberté a été ordonnée lundi, «parce que la plupart ont de la famille en France», explique le Parquet de Bobigny. Seul le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour quinze cas. Ce sera à la cour d'appel de Paris de trancher. Mais «il y a de fortes chances que les personnes remises en liberté ne se présentent pas pour ne pas risquer d'être renvoyées en zone d'attente», précise une source judiciaire.
Une expulsion attendue vendredi
Reste encore un Haïtiens détenu à Orly. «Il devrait probablement être expulsé vendredi», selon Réseau éducation sans frontière. «Sa demande d'asile a été rejetée. Et il a peu de chance de rester en France », précise Pablo Krasnopolsky co-fondateur de RESF. Quant aux 43 Haïtiens placés à Roissy, ils devraient être fixés sur leur sort jeudi par le juge des libertés et de la détention de Bobigny.
L'arrestation de ces 75 Haïtiens, arrivés en France avec en poche, de simples visas de transit, avait suscité l'indignation de nombreuses associations comme Réseau éducation sans frontières, qui n'avait pas manqué de rappeler que les 200 enfants haïtiens adoptés par des couples français la même semaine, avaient été reçus, eux, en grande pompe dès leur sortie de l'avion.
Il y a un an, le 12 janvier 2010, un fort séisme secouait Haïti et provoquait la mort de plus de 250 000 personnes. Le pays, meurtri et dévasté, a ensuite été frappé par une épidémie de choléra. Et depuis quelques semaines, Haïti est littéralement plongé dans un climat de violences depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/31-haitiens-debarques-en-france-sans-visa-sont-libres-29-12-2010-1206361.php
vendredi 13 août 2010
Nassau va rapatrier une soixantaine de boat people haïtiens
Près de 700 compatriotes interceptés en deux semaines dans les eaux des Bahamasn Jeudi 12 août 2010, Radio Kiskeya
Les autorités bahaméennes ont annoncé jeudi qu’elles se préparaient à rapatrier au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) 57 boat people interceptés à bord d’une embarcation dans les eaux territoriales de l’archipel, rapporte l’Associated Press.
Le directeur du service d’immigration, Jack Thompson, précise que 49 hommes, sept femmes et un enfant ont été découverts près de l’île d’Exuma.
La semaine dernière, les garde-côtes américains avaient déjà ramené en Haïti plus de 300 compatriotes surpris en haute mer et la semaine d’avant autant.
En vertu d’un accord bilatéral, les Etats-Unis procèdent régulièrement au rapatriement de clandestins haïtiens arrêtés sur les côtes bahaméennes.
Après une brève suspension des opérations suite au tremblement de terre ayant dévasté notre pays le 12 janvier, Nassau a recommencé depuis plusieurs mois à refouler les compatriotes qui cherchent à entrer illégalement dans l’archipel. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6940
Les autorités bahaméennes ont annoncé jeudi qu’elles se préparaient à rapatrier au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) 57 boat people interceptés à bord d’une embarcation dans les eaux territoriales de l’archipel, rapporte l’Associated Press.
Le directeur du service d’immigration, Jack Thompson, précise que 49 hommes, sept femmes et un enfant ont été découverts près de l’île d’Exuma.
La semaine dernière, les garde-côtes américains avaient déjà ramené en Haïti plus de 300 compatriotes surpris en haute mer et la semaine d’avant autant.
En vertu d’un accord bilatéral, les Etats-Unis procèdent régulièrement au rapatriement de clandestins haïtiens arrêtés sur les côtes bahaméennes.
Après une brève suspension des opérations suite au tremblement de terre ayant dévasté notre pays le 12 janvier, Nassau a recommencé depuis plusieurs mois à refouler les compatriotes qui cherchent à entrer illégalement dans l’archipel. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6940
mercredi 4 août 2010
Rapatriement de 323 sans papiers haïtiens.
Les garde-côtes américains ont procédé cette semaine au rapatriement au Cap-Haïtien d'un groupe de 323 migrants haïtiens qui tentaient de gagner les Etats Unis de façon illégale.
Ils ont été interceptés en haute mer à une dizaine de kilomètres au large des côtes des Bahamas.
Ces voyageurs clandestins étaient à bord de deux embarcations surchargées. Un premier groupe de 164 personnes qui voyageait à bord d'un petit navire a été pris le vendredi 30 juillet.
Deux jours plus tard, une seconde embarcation contenant 159 passagers était interceptée.
S'attendant à une augmentation du nombre d'immigrants illégaux en provenance d'Haïti, les autorités américaines ont décidé de renforcer les patrouilles dans les Caraïbes.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18076
Ils ont été interceptés en haute mer à une dizaine de kilomètres au large des côtes des Bahamas.
Ces voyageurs clandestins étaient à bord de deux embarcations surchargées. Un premier groupe de 164 personnes qui voyageait à bord d'un petit navire a été pris le vendredi 30 juillet.
Deux jours plus tard, une seconde embarcation contenant 159 passagers était interceptée.
S'attendant à une augmentation du nombre d'immigrants illégaux en provenance d'Haïti, les autorités américaines ont décidé de renforcer les patrouilles dans les Caraïbes.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18076
jeudi 13 mai 2010
Rapatriement au Cap Haïtien de 105 voyageurs clandestins haïtiens
Ce groupe de clandestins, intercepté le dimanche 9 mai dernier en dehors des eaux de Cuba, à l'Est était composé de 77 hommes, 20 femmes, 3 garçonnets et 5 fillettes. Ils étaient à bord d'un voilier dangereusement surchargé.
Le gouvernement des Etats-Unis a fait remarquer qu'il reste vigilant quant à une possible augmentation du nombre d'immigrants illégaux en provenance d'Haïti.
Les autorités américaines ont indiqué qu'elles ont augmenté la présence des patrouilles dans les Caraïbes de manière à prévenir le flot d'immigrants illégaux et les rapatrier dans leur pays d'origine en toute sécurité.
« Les voyages à bord de voiliers non en état de naviguer et/ou surchargés sont extrêmement dangereux et créent un risque en ce qui concerne la sécurité des passagers ».rappelle le communiqué.
EJ/Radio Métropole Haïti
mardi 6 avril 2010
115 Haïtiens arrêtés au Canada
AFP.- Le nombre d'Haïtiens essayant de rentrer illégalement aux Etats-Unis en provenance du Canada a augmenté depuis le séisme du 12 janvier en Haïti, et 115 d'entre eux ont été arrêtés récemment, a-t-on appris aujourd'hui de source policière.
"Depuis le 21 janvier, 114 Haïtiens ont été appréhendés dans le Vermont (nord-est), et un à New York", a précisé à l'AFP Mark Henry, porte-parole de la police des frontières du Vermon.
Ces immigrants ne venaient pas de l'île dévastée par le tremblement de terre. "Ils avaient déjà vécu illégalement aux Etats-Unis pendant des années, et avaient été expulsés vers le Canada, où ils avaient demandé l'asile, ne l'obtenant pas pour la plupart d'entre eux", a-t-il expliqué.
L'officier de police a refusé de lier la hausse des tentatives de retour aux Etats-Unis à la tragédie qui a frappé Haïti en janvier, faisant quelque 220.000 morts et 1,3 million de sans-abri.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/05/97001-20100405FILWWW00381-115-haitiens-arretes-au-canada.php
"Depuis le 21 janvier, 114 Haïtiens ont été appréhendés dans le Vermont (nord-est), et un à New York", a précisé à l'AFP Mark Henry, porte-parole de la police des frontières du Vermon.
Ces immigrants ne venaient pas de l'île dévastée par le tremblement de terre. "Ils avaient déjà vécu illégalement aux Etats-Unis pendant des années, et avaient été expulsés vers le Canada, où ils avaient demandé l'asile, ne l'obtenant pas pour la plupart d'entre eux", a-t-il expliqué.
L'officier de police a refusé de lier la hausse des tentatives de retour aux Etats-Unis à la tragédie qui a frappé Haïti en janvier, faisant quelque 220.000 morts et 1,3 million de sans-abri.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/05/97001-20100405FILWWW00381-115-haitiens-arretes-au-canada.php
mercredi 30 décembre 2009
Des soldats dominicains affrontent à tirs d’armes de guerre, des voleurs de bétails haïtiens sur la frontière.
Dajabon, République Dominicaine, 28 décembre 2009 (EFE). Des soldats dominicains postés sur la frontière dominico-haïtienne dans la Province de Dajabon ont affontés à tirs d’armes à feu des voleurs de bétails de nationalité haïtienne qui transportaient vers leurs pays 43 têtes de bétails volées en territoire dominicain, ont informé les forces armées. Le Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière Terrestre (CESFRONT) n’a pas fait mention ni de blessés ni de détenus et a informé que les haïtiens ont pris la fuite en abandonnant les animaux.
Ont participé à cette opération, des troupes combinées des forces armées et du CESFRONT, a informé ce dernier organisme.
Les vaches récupérées appartiennent à l’éleveur Manuel Cordero, qui a été victime de ce type de vol en d’autres occasions.
Les vols de bétails par des haïtiens avec la complicité de dominicains sont fréquents dans les communautés limitrophes avec Haïti et ont été des motifs de conflits entres citoyens des deux pays.
Il y a moins de deux mois que neufs éleveurs dominicains qui ont traversé la frontière et pénétré en territoire haïtien à la recherche d’animaux volés ont été arrêtés par la Police Nationale d’Haïti.
http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=181164
Ont participé à cette opération, des troupes combinées des forces armées et du CESFRONT, a informé ce dernier organisme.
Les vaches récupérées appartiennent à l’éleveur Manuel Cordero, qui a été victime de ce type de vol en d’autres occasions.
Les vols de bétails par des haïtiens avec la complicité de dominicains sont fréquents dans les communautés limitrophes avec Haïti et ont été des motifs de conflits entres citoyens des deux pays.
Il y a moins de deux mois que neufs éleveurs dominicains qui ont traversé la frontière et pénétré en territoire haïtien à la recherche d’animaux volés ont été arrêtés par la Police Nationale d’Haïti.
http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=181164
dimanche 18 octobre 2009
Deux enfants haïtiens meurent calcinés à San Cristobal, Republique Dominicaine
Auteur: JOSE A. THOMAS
San Cristobal.- Deux enfants de 3 et 4 ans, fils d’un couple haïtien, sont morts carbonisés jeudi soir dans l’incendie de leur maison aucours d’une coupure de courant. Daniel et Eliana Pierre moururent des suites des brûlures de deuxième et troisième degré.
La Police a informé que les deux enfants étaient fils de Ramon Pierre, âgé de 43 ans, qui a informé que la mére avait laissé les enfants enfermés avec une bougie allumée alors qu’elle achetait de quoi prépare le souper.
L’ouvrier haïtien aoué que des voisins ont essayé de sauver les enfants mais les flammes sesont propagées très vite.
Les enfants ont été conduits dans un état grave à l’hôpital de Barsequillo ou ils moururent au cours des soins.
Selon les informations divulguées la maison a été détruite avec les meubles.
http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/10/16/29293/Mueren-quemados-2-ninos-SC
San Cristobal.- Deux enfants de 3 et 4 ans, fils d’un couple haïtien, sont morts carbonisés jeudi soir dans l’incendie de leur maison aucours d’une coupure de courant. Daniel et Eliana Pierre moururent des suites des brûlures de deuxième et troisième degré.
La Police a informé que les deux enfants étaient fils de Ramon Pierre, âgé de 43 ans, qui a informé que la mére avait laissé les enfants enfermés avec une bougie allumée alors qu’elle achetait de quoi prépare le souper.
L’ouvrier haïtien aoué que des voisins ont essayé de sauver les enfants mais les flammes sesont propagées très vite.
Les enfants ont été conduits dans un état grave à l’hôpital de Barsequillo ou ils moururent au cours des soins.
Selon les informations divulguées la maison a été détruite avec les meubles.
http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/10/16/29293/Mueren-quemados-2-ninos-SC
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