Google
Affichage des articles dont le libellé est MICHEL MARTELLY EN ACTION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MICHEL MARTELLY EN ACTION. Afficher tous les articles

mercredi 15 août 2012

Haiti – Politique : Déjeuner de travail prometteur entre le Président et le Premier Ministre au Palais National

Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, et le Premier Ministre, M. Laurent Salvador Lamothe, ont eu un fructueux déjeuner de travail autour de plusieurs sujets d’intérêt national, ce lundi 13 Août 2012, au Palais National. Les Présidents du Sénat et de la Chambre des Députés, MM. Dieuseul Simon Desras et Levaillant Louis-Jeune, ont participé à une partie des discussions. Le Chef de l’Etat et le Chef du Gouvernement ont abordé, entre autres, des questions relatives à l’énergie et au crédit, deux points fondamentaux sur lesquels a beaucoup insisté le Président Martelly, déterminé à poser des actions concrètes pour relever le cadre de vie du peuple haïtien. « Aujourd’hui, le nouveau débat engagé consiste à apporter des solutions pour faire face à la problématique de l’énergie et permettre aux Haïtiens d’avoir accès au crédit », a indiqué le Président de la République. L’accès à l’énergie électrique sera à l’ordre du jour au prochain Conseil des Ministres au cours duquel de grandes dispositions devront être annoncées dans l’intérêt de la population. « Je réalise qu’il existe un noir qui fait peur dans les rues. Le courant électrique n’est pas totalement disponible, tandis que l’Etat subventionne ce secteur à hauteur de 200 millions de dollars par an. Il faut savoir ce qu’on fait avec cet argent », a déclaré le Chef de l’Etat qui a déjà passé des instructions au Premier Ministre pour organiser une rencontre avec les acteurs concernés dans l’objectif de trouver une solution durable à ce problème. La question de l’énergie est une priorité pour l’Administration Martelly/Lamothe. 11 millions 200 mille dollars ont déjà été injectés dans le cadre la politique énergétique. Le Premier Ministre a informé que 7 000 lampadaires sont installés dans les sections communales à travers tout le pays. Outre la problématique énergique, le manque d’accès au crédit constitue un handicap majeur sur lequel le Président de la République veut plancher. Le Chef de l’Etat a en effet annoncé qu’il touchera sous peu les banques commerciales de sa politique de crédit qui est une vision sociale axée sur l’amélioration des conditions de vie des personnes les plus démunies. Il prône un partenariat public/privé devant permettre à la classe moyenne d’avoir accès véritablement au crédit. «Tout citoyen doit avoir accès au crédit, cela ne doit pas concerner uniquement un petit groupe de personnes », a insisté le Chef de l’Etat, appelant les banques commerciales à collaborer en ce sens. Manifestant leur volonté de continuer à jeter les bases du développement durable dans le pays, le Président de la République et le Premier Ministre n’entendent pas s’arrêter en chemin quant à leur engagement visant à améliorer les conditions de vie de chaque Haïtien. HaitiNews509 http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-politique-dejeuner-de-travail-prometteur-entre-le-president-et-le-premier-ministre-au-palais-national/

Liste partielle des « lancements » effectués par Michel Martelly depuis son investiture classés par ordre chronologique

5 juin 2011 : Semaine de l’enfant (bilan ?) 15 juin 2011 : Projet 400 pour cent (logement) 16 juillet 2011 : Semaine de la reconstruction (bilan ?) 21 juillet 2011 : à NY du conseil consultatif Présidentiel pour les investissements CPPI (mort-né) 25 juil. 2011 : la semaine du tourisme (bilan ?) 3 août 2011 : semaine de la technologie (bilan ?) 16 août 2011 : semaine de la gouvernance (bilan ?) 18 août 2011: Martelly et Clinton lancent un important chantier de réhabilitation urbaine 22 août 2011 : semaine de l’agriculture (bilan ?) 31 aout 2011 : Projet Village de l'espoir à savane Diane, dans la commune de St Michel... 31 Aout 2011 : Projet d'éducation gratuite (bilan ?) 21 sept. 2011 : La Première Dame lance les travaux de construction de l'hôpital communautaire de Bon Repos Septembre 2011 : Lance 9 directeurs généraux 19 Novembre 2011 : Le processus de rétablissement de l’armée (interrompu) 29 novembre 2011 : Le Deuxième forum sur les investissements (suivi ?) 29 nov. 2011 : Pose de la première pierre du futur parc industriel de Caracol (projet du gouvernement précédent) 3 déc. 2011 : 2ème forum sur l'investissement (il y promet 500.000 nouveaux emplois ??) 21 déc. 2011 : Programme de micro crédit dénommé ONA Pam. 16 janv. 2012: Etats généraux de la santé (suivi ?) 24 janv. 2012 : Programme d’électrification rurale (les panneaux solaires de Thierry Mayard Paul aujourd’hui limogé) 25 Jan 2012: "ABA GRANGOU" ( ??) 20 févr. 2012 : Le carnaval aux Cayes 12 mars 2012 : Les états généraux de l’investissement (bilan ?) 17 Mars 2012 : Programme de décentralisation basé sur la participation communautaire (suivi ?) 11 mai 2012 : Inaugure le nouveau local de l'ONA (Office National d’Assurance) 17 mai 2012 : Inaugure un atelier mécanique a la base navale Amiral Killick 15 mai 2012 : Inaugure le Gymnasium Vincent (projet USAID) 22 mai 2012 : Lance le Programme d'Amélioration des Services Publics dans les locaux des Archives Nationales d'Haïti, ... 25 mai 2012 : Inaugure le Parc Michelet Destinoble à Verret 25 Mai 2012 : Inaugure des ouvrages agricoles à Bocozelle 27 mai 2012 : Inaugure une station d’épuration a Titanyen 27 mai 2012 : Lance officiellement le Programme «Ti Manman Cheri» 27 mai 2012 : Inaugure un réseau d'irrigation a St marc 29 mai 2012 : Inaugure le département de physiothérapie a l'office d'assurance des accidents 28 Mai 2012 : Lance la carte d’assurance « rose » 4 juin 2012 : La nouvelle image du pays. (Logo Haïti/Tourisme) 12 juin 2012 : L’institut national de musique d’Haïti (suivi ?) 3 Juillet 2012 : (L. Lamothe) Programme « bouche trou » (TPTC entretien routier) 4 Juillet 2012 : (L. Lamothe) Plan de lutte contre la pauvreté 7 juillet 2012 : (L. Lamothe) Bataille contre la contrebande 15 Juillet 2012 : (L. Lamothe) Le programme de crédit « Kredi Wòz pou Fanm Lakay » 30 Juillet 2012 : (L. Lamothe) lance les travaux de reconstruction du centre historique de Jacmel

lundi 3 octobre 2011

Steven Benoît agressif et Joseph Lambert précautionneux sur l'action de Martelly

Quatre mois après l'investiture de Michel Martelly la scène politique haïtienne a été considérablement modifiée. Certains acteurs dont tel les sénateurs William Jeanty et Steven Benoît, considérés comme des alliés prennent leur distance vis-à-vis du nouveau pouvoir alors que des opposants farouches tel le sénateur Joseph Lambert, célèbrent l'harmonie entre l'exécutif et la majorité sénatoriale. Le sénateur Steven Benoît, qui se considère toujours comme un proche de Martelly, dénonce les 12 dérives graves du nouveau chef d'Etat. Le sénateur élu dans l'Ouest avec une forte majorité exprime aujourd'hui les points de vue de l'opposition.
Parmi les dérives de Martelly, le sénateur Benoît cite l'annonce de la formation d'un nouveau Conseil Electoral Provisoire, le refus de designer les juges de la Cour de Cassation, le refus de publier l'amendement de la Constitution, la nomination illégale des délégués départementaux et des directeurs généraux et la volonté de consacrer la victoire de deux candidats à la députation. Le sénateur Benoît soutient que les conséquences de ces dérives seront lourdes.
De son coté, le sénateur Joseph Lambert déplore le scandale provoqué par son collègue. Il se dit prêt à accepter la décision du chef d'Etat de publier dans le Journal officiel Le Moniteur les noms de deux candidats proclamés vainqueur sur 4. En ce qui a trait au processus de nomination des juges de la Cour de Cassation, le sénateur Lambert appelle à un dialogue entre la Présidence et le bureau du Sénat en vue de trouver une solution.
Sur le dossier de la nomination des directeurs généraux le sénateur Lambert se montre encore une fois flexible. En ce qui a trait à l'illégalité de ces nominations M. Lambert indique avoir reçu l'assurance du chef de cabinet qu'une résolution avait été adoptée en conseil des ministres pour accorder des pleins pouvoirs au président de la République et au Premier Ministre. Il fait remarquer que seulement 10 des 62 directeurs généraux ont été nommés.
Sur les mêmes thèmes le sénateur Benoît est agressif tandis que son collègue Lambert est précautionneux. Un véritable retournement de situation imprévisible seulement au bout de 4 mois de la nouvelle administration.
LLM / radio Métropole Haïti

Inauguration ce mercredi des travaux de réhabilitation de la route de delmas 32

Les travaux de réhabilitation de la route de Delmas 32 qui relie la route de Delmas et les quartiers de Christ-roi et Bourdon ont été inaugurés ce mercredi en présence du maire de cette commune, Wilson Jeudi de l'ambassadeur américain, Keneth Merten et d'autres personnalités. La réhabilitation de ce tronçon de route qui mesure plus d'un kilomètre a été initiée par la mairie de Delmas et a bénéficié d'un financement l'USAID dans le cadre du programme de kata mis en œuvre par CHF International.
Selon l'ambassadeur américain, cette nouvelle route va faciliter la circulation par la création d'une liaison supplémentaire entre la Route de Delmas et d'autres quartiers de la capitale.
Elle permettra également aux habitants de delmas 32 de se déplacer librement en cas d'urgence et améliorer l'environnement des riverains.
Les travaux ont été réalisés par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications. Alors que certains travaux de drainage ont antérieurement été réalisés par l'OIM. Le cout de ce projet s'élève à 80 millions de gourde.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19637

Michel Martelly et Raphael Correa ont inauguré des travaux d'infrastructure à l'Artibonite ce mardi

Le président de la république Michel Martelly et son homologue de l'Equateur, Raphael Correa ont procédé, le mardi 27 septembre 2011 , à l'inauguration d'un ensemble de travaux d'infrastructure routière réalisés par le contingent équatorien de la Minustah basé dans le département de l'Artibonite. Ces travaux évalués a plus 14 millions dollars américains consistent entre autres, à l'aménagement de canaux d'irrigation, à la construction du tronçon de route reliant la petite rivière de l'Artibonite à Marchand Dessalines ainsi qu'à la construction d'un pont au niveau de petite rivière de l'Artibonite.
Dans ses propos de circonstance, le chef de l'Etat haïtien a qualifié de signal clair de développement ces ensembles de réalisations financées par la république de l'Equateur tout en mettant l'accent sur la nécessité de maintenir présents dans cette région (Artibonite) les soldats équatoriens qui constituent un corps d'ingénierie.
Le numéro un de la république de l'Equateur, Raphael Correa a, pour sa part, souligné les liens historiques qui existent entre Haïti et son pays.
« Il ne suffit pas d'apporter de l'aide humanitaire à Haïti, mais l'essentiel c'est de créer des conditions de vie et c'est ce que nous, les Equatoriens, sommes en train de faire », a indiqué monsieur Correa.
Mis à part la cérémonie d'inauguration des travaux d'infrastructure, c'était l'occasion pour l'Equateur de remettre à l'Etat haïtien des engins de construction, tels des bulldozer, camion-citerne, Camion-benne et tracter.
GA/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19635
Commentaires:
Et notre président continue à inaugurer des actions dont son administration n'est toujours pas l'auteur!

samedi 10 septembre 2011

Haïti-Politique : Martelly nomme 10 nouveaux délégués départementaux, avec le support du gouvernement sortant

P-au-P, 9 septembre 2011 [AlterPresse] --- Sans attendre l’arrivée du prochain gouvernement, le président haïtien, Michel Joseph Martelly, a procédé, le 6 septembre 2011, à l’investiture de 10 nouveaux représentants du pouvoir exécutif dans les dix (10) départements géographiques de la république d’Haïti, à la suite d’une nomination officielle, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse.
« Je déclare, solennellement, que je place ma confiance en vous en vue de mener à bien le noble combat contre les forces de l’inertie, de la misère et de l’insécurité pour qu’enfin notre chère Haïti puisse renaître (…) », a fait savoir Martelly au cours d’une cérémonie de circonstance tenue au palais national.
Cosigné par Joseph Jean-Max Bellerive et Paul Antoine Bien-Aime, respectivement premier ministre et ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales de l’administration sortante, l’arrêté de nomination, écrit en Créole et en Français, pris par Martelly "après délibération en conseil des ministres", cite des prescrits (articles 85, 86, 136 et 142) de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, actuellement en vigueur.
"Par arrêté pris en Conseil des ministres, le chef de l’État nomme les directeurs généraux de l’administration publique, les délégués et vice-délégués des départements et arrondissements", stipule l’article 142 de la loi mère.
Parmi les délégués nouvellement investis, le plus connu est l’ancien sénateur du Sud, Jean Gabriel Fortuné, qui représente désormais l’Exécutif dans ce même département géographique.
Les dix délégués sont : Gonzague Day pour le département de l’Ouest ; Yvon Alteon dans le Nord ; Jean-Michel Auguste dans le département de l’Artibonite (Nord) ; Emmanuel Rémy pour le Nord-Ouest.
Hugo Charles a été nommé dans le Nord-Est ; Georges Garnier dans le Centre ; Alex Tropnas (ancien musicien du groupe "Sweet Micky" de Martelly) dans les Nippes (Sud-Ouest) ; Gabriel Fortuné dans le Sud ; Pierre-Michel Lafontant dans le Sud-Est et Norman Weiner dans la Grande Anse (Sud-Ouest).
La démarche de nomination de 10 nouveaux délégués départementaux s’inscrit dans le cadre d’un « relèvement des villes de province » lesquelles méritent « une attention spéciale », selon la présidence en Haïti. [rh kft rc apr 09/09/2011 14:29]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11513

dimanche 28 août 2011

HAITI AU COEUR D'UN CONFLIT IDEOLOGIQUE ?

JACMEL, 19 Août – Le président Michel Martelly devrait être ces jours-ci aux abois. Pressuré par l'international pour nommer un nouveau premier ministre (ses deux premiers choix ont été rejetés par le Parlement où il ne dispose d'aucune majorité). Le président a dû demander le report de la rentrée scolaire (fixée désormais à la deuxième semaine d'octobre) pour n'être pas encore prêt à appliquer sa promesse de la scolarisation gratuite. Il s'est vu fermer la porte au nez par deux grandes nations sud américaines (Brésil et Argentine) où il souhaitait accomplir une visite officielle, ce sous prétexte que Haïti n'a pas encore un gouvernement légitime. Etc.

Et cependant, Michel Martelly semble garder tout son sang froid.
Réponse : le nouveau chef de l'Etat élu d'Haïti a une stratégie bien déterminée. Contrairement à ce que l'on peut croire, il n'agit pas au jour le jour.
Un populisme de droite …
Michel Martelly a reçu une mission et tenez-vous bien : faire qu'Haïti devienne un maillon important, une pointe avancée, pour une tentative de reconquête du continent sud-américain par la droite.
Pas la droite classique, mais celle que symbolise, par exemple, le mouvement Tea Party aux Etats-Unis. Conservatrice dans son essence, mais radicale dans ses méthodes. Un populisme de droite. Celui-ci a déjà introduit un grand bouleversement sur l'échiquier politique américain, modifié le calcul des sièges et l'arithmétique décisionnelle au Congrès (grâce à quoi les Républicains ont repris le contrôle de la Chambre des Représentants et commencé à faire baver le président Barak Obama). En attendant de jouer un rôle probablement aussi de premier plan lors des futures présidentielles (novembre 2012).
Une exception dans une Amérique latine dominée par la gauche …
Alors que le président Martelly n'a pu poursuivre récemment son périple, comme il l'espérait, à Buenos Aires, la présidente argentine Christina Fernandez de Kirchner, lui ayant fait faux bond à la dernière minute, prétextant de la maladie de sa belle-fille qui venait d'avoir une fausse couche, le président haïtien a par contre été reçu avec tous les honneurs par son homologue chilien, Sebastian Piñera.
Le président du Chili, millionnaire et homme de droite, est une exception dans une Amérique latine dominée par des pouvoirs issus de la gauche libérale (Brésil, Argentine, Uruguay et aujourd'hui aussi le Pérou), dont au moins deux appartenant à la gauche radicale (Venezuela et Bolivie, n'hésitant pas devant les nationalisations). Outre l'ancien chef sandiniste Daniel Ortega, au Nicaragua. Et tous élus démocratiquement.
Les nouveaux régimes de droite devront donc être élus eux aussi aujourd'hui de manière démocratique. Dans des élections libres. C'est un sine qua non. Du moins à l'époque actuelle. D'où l'importance revêtue (à ce niveau) par l'élection de Michel Martelly en Haïti.
Le rêve d'une droite populiste, modernisatrice et avec des aspirations sociales …
Notez que le président du Chili, Sebastian Piñera (surnommé d'abord le Berlusconi chilien), alors même qu'il recevait son homologue haïtien, était confronté à une violente insurrection estudiantine, faisant face depuis trois mois à une grave crise sociale et à une chute de sa popularité à cause des restes des politiques introduites autrefois par la dictature du général Pinochet privant les masses des bénéfices de la croissance. L'économie chilienne est l'une des plus vigoureuses de l'Amérique latine (croissance de 6 à 7% en 2011). Le rêve d'une droite populiste, modernisatrice et soucieuse des classes populaires, ne semble donc pas passer aussi facilement qu'espèrent les grands stratèges … dont ceux opérant actuellement aussi en Haïti.
Le Washington Post, dans un éditorial, critique les 5 voyages à l'étranger accomplis par le président Martelly, en trois mois seulement depuis son investiture, alors qu'il n'a pas encore été capable de se donner un gouvernement. Le journal insiste sur la visite officielle en Espagne, pour souligner que ce pays n'a historiquement aucune signification pour Haïti, en termes de coopération … alors que les autres étapes plus décisives de la tournée présidentielle, y compris la France, ainsi que Bruxelles, siège de l'Union européenne, ont été annulées sans remord par le dirigeant haïtien.
Héritier du franquisme …
C'est que le Washington Post n'a pas suffisamment saisi l'importance symbolique donnée par le président Martelly à sa rencontre avec le roi d'Espagne, Juan Carlos de Bourbon.
Une autre information traitée avec trop de légèreté, c'est l'annonce par le président Martelly de la formation d'une commission pour Haïti dont ferait partie le chef de l'opposition espagnole, l'ex-premier ministre José Maria Aznar, du Parti populaire (PP), héritier du franquisme.
L'Espagne n'est peut-être pas une grande référence pour Haïti mais elle est une porte ouverte sur le continent latino-américain, où l'élection de Michel Martelly en Haïti est destinée donc à avoir une certaine résonnance. Toutes proportions gardées, bien entendu.
En tout cas, la manœuvre est suffisamment évidente pour avoir conduit le puissant Brésil à mettre immédiatement les points sur les i. Le nouveau ministre brésilien de la défense, l'ex-chancelier Celso Amorim, celui-là même qui avait négocié la participation de son pays à la mission onusienne de maintien de la paix en Haïti (Minustah) en 2004, a annoncé que le Brésil envisage le retrait de ses casques bleus d'Haïti. A bon entendeur.
Faire passer le temps …
Voilà donc le décor dressé. A présent quelles sont les incidences sur l'actualité politique haïtienne de cette feuille de route spéciale assignée au président Michel Martelly?
Première conséquence: faire passer le temps jusqu'à pouvoir mettre en place sa propre stratégie. Les gouvernements de la mouvance Lavalas (Aristide, puis Préval) ont bien passé deux décennies au pouvoir, disent-ils, pour nous laisser le pays dans l'état où il est. Exsangue, méconnaissable.
Plutôt que de nommer un Premier ministre qui ne soit pas du même bord et d'aboutir à un soi-disant gouvernement de coalition qui refuserait d'accomplir 'ses' politiques (comme le répète souvent le président Martelly), eh bien vaut mieux attendre.
Pas étonnant que après le rejet de son premier choix, Daniel-Gérard Rouzier, par la Chambre des Députés, le président eut annoncé son intention de garder en poste le premier ministre démissionnaire Jean Max Bellerive.
Mais la Constitution s'y oppose.
Le second candidat, l'ex-ministre de la justice, Bernard Gousse, n'eut pas un meilleur sort.
Actuellement Michel Martelly est sous pression (y compris de l'administration américaine) pour proposer un troisième premier ministre au Parlement.
'Stuck in the mud' …
Selon des éditoriaux parus dans le Washington Post (14 Août 2011, 'Stuck in the mud', embourbé) et le Miami Herald, le président haïtien aurait manifesté son intention d'attendre au moins six mois avant de se décider.
En attendant il ne reste pas inactif. Dans l'intimité la plus stricte sont faites des nominations par brassées de conseillers à la présidence (car c'est un privilège du chef de l'Etat de nommer tout un bataillon de conseillers et consultants, comme pour les directeurs généraux quand un gouvernement sera en place. De plus n'oublions pas que les Affaires étrangères sont une chasse gardée du président de la République, et que nous parlons surtout dans cet article des relations d'Haïti avec les autres nations du monde).
Evidemment tous ces nouveaux promus appartiennent à la même tendance, ont pour devoir d'accélérer la promotion de cette mission très particulière dont s'est investi le nouveau président d'Haïti.
'Nous avançons sans forcer!' …
Alors que les esprits n'avaient jamais été aussi inquiets, Michel Martelly l'a dit à son retour du Chili le dimanche 14 août écoulé: 'Nous avançons sans forcer!'
Avancer sans forcer la marche. Cela a tout son sens. Il pense pouvoir gagner sur le temps. A moyen terme. Il compte probablement aussi sur l'opportunisme du fonctionnaire public haïtien, protéiforme (en créole, 'san lanvè, ni landwat', maille à l'envers, maille à l'endroit) pour mener à bien ce projet, c'est le cas de dire, pas comme les autres.
Cependant nous avons vu que les réactions à l'étranger n'ont pas tardé.
Voici Haïti au coeur d'un important conflit idéologique auquel personne ne s'attendait. En dehors de Joseph Michel Martelly et des stratèges 'internationaux' qui ont bâti sa campagne victorieuse (et dont beaucoup n'en reviennent toujours pas) à la présidence.
Venezuela …
Est-ce que la confrontation ira jusqu'à remettre en question les relations d'Haïti avec ces puissantes nations sud-américaines que sont le Brésil, l'Argentine …
Ne parlons pas de la frange radicale avec en tête le Venezuela du président Hugo Chavez qui nous alimente en pétrole à des conditions très avantageuses et dont l'ex-président Bill Clinton a calculé qu'en fonction de leur PIB respectif, le Venezuela donne une aide plus importante à Haïti que les Etats-Unis.
Haïti en Marche, 19 Août 2011
http://www.haitienmarche.com/articledelasemaine.php?completedate=2011-08-22

Martelly met Haïti au coeur d'un conflit idéologique continental

lundi 27 juin 2011

Martelly est à la recherche d'un consensus avec les parlementaires

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, préconise le dialogue avec les parlementaires en vue de former le gouvernement dans le meilleur délai. Dans une interview accordée à la chaine publique, M. Martelly dit espérer que le nouveau Premier Ministre désigné pourra soumettre son dossier au Parlement avant la fin de la semaine. Début juillet le président haïtien effectuera plusieurs déplacements dans la Caraïbes et en Europe aux fins de renforcer la coopération avec les partenaires d'Haïti. Il espère que le chef du gouvernement pourra entrer en fonction avant la fin de son périple de 15 jours.
Interrogé sur le profil du prochain Premier Ministre, M. Martelly indique que le nom ne constitue pas un problème. Il affirme avoir évoqué une dizaine de noms de personnalités avec les dirigeants du Parlement.
Le chef d'Etat se propose de poursuivre le dialogue avec les législateurs afin de s'assurer d'un vote favorable pour son Premier Ministre. Je veux avoir la garantie que la personne désignée sera ratifiée, insiste le président haïtien. Il donne l'assurance qu'un accord avec les élus sera le préalable à la désignation officielle d'un nouveau Premier Ministre.
Confiant dans le bon déroulement des négociations, M. Martelly invite la population à attendre une décision des parlementaires dans la perspective de la formation d'un nouveau gouvernement. Il exhorte les parlementaires à contribuer au déblocage de la situation qui risque de déboucher sur une nouvelle crise. " Il faut mettre une fin à la série de crise conclut-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19258

vendredi 20 mai 2011

Martelly dévoile vendredi le nom de son Premier ministre désigné

Déterminé à ne pas intervenir dans l’imbroglio constitutionnel, le chef de l’Etat donne une semaine aux protagonistes pour trouver une solution ; il critique sévèrement la gestion du théâtre national à l’issue d’une visite surprise et confie avoir personnellement ordonné à des policiers d’interrompre une partie de domino en plein palais présidentiel jeudi 19 mai 2011,
Le Président Michel Martelly, présent sur différents fronts, a annoncé jeudi qu’il va désigner officiellement ce vendredi son Premier ministre dont le choix sera soumis à la ratification des deux Chambres du Parlement dominées par la plateforme INITE de l’ancien Président René Préval.
Si cette nomination est conforme à celle annoncée par Me Thierry Mayard Paul, chef de cabinet de Martelly, elle devrait révéler le nom de l’homme d’affaires Daniel Gérard Rouzier, très proche de l’église catholique.
Mercredi à l’Arcahaie (environ 40 km au nord de Port-au-Prince), lors de la cérémonie de commémoration du 208e anniversaire du drapeau haïtien, le nouveau chef de l’Etat avait annoncé la nomination imminente du Premier ministre tout en lançant un appel à l’unité nationale, en particulier à ceux qui ne l’avaient pas voté.
"Mon échec sera celui d’Haïti et l’échec d’Haïti celui du drapeau", avait mis en garde l’ancien chanteur de Compas surnommé "Sweet Micky" devant le Premier ministre sortant, Jean-Max Bellerive, et son gouvernement, des parlementaires et les membres du corps diplomatique dont Didier Le Bret, ambassadeur de France, l’ex-puissance coloniale défaite à Saint-Domingue en 1803.
Enchaînant déplacements et déclarations publiques, le Président Martelly a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’intervenir dans l’imbroglio juridique entourant la promulgation d’une version dénaturée de l’amendement constitutionnel, préférant laisser les parlementaires trouver entre eux une solution.
"Ces messieurs doivent se débrouiller tout seuls. Je crois qu’ils ont huit jours pour le faire. Je n’ai rien à voir avec ce dossier", a lâché le dirigeant qui a implicitement dénoncé un piège que l’ancien régime avait essayé de lui tendre.
Affirmant qu’il ne cèderait pas à la panique et resterait concentré sur les priorités de l’heure que sont le relogement des sinistrés du séisme de 2010 et l’instruction gratuite, Martelly a ajouté ne pas comprendre comment le texte promulgué a-t-il pu être largement différent de l’amendement constitutionnel qu’avaient approuvé les deux Chambres du Parlement réunies en assemblée nationale.
Plusieurs voix discordantes se sont exprimées sur la façon de sortir le pays de cette crise constitutionnelle dans laquelle il est plongé avec la présence de huit articles non autorisés dans la charte fondamentale amendée parue dans le journal officiel Le Moniteur, quelques heures avant le départ de René Préval.
Sur un autre plan, le chef de l’Etat s’en est pris à la direction du théâtre national en faisant le récit de sa visite dans les locaux délabrés de l’institution comparée à un "dépôt". "Le théâtre ressemble à un endroit qui n’a pas été balayé depuis 16 ans", s’est lamenté Michel Martelly qui prévient que des explications seront réclamées sur l’utilisation des fonds publics alloués à l’institution située au Bicentenaire (sud de la capitale), entourée de vastes bidonvilles et transformée en foyer d’accueil de sans-abri du 12 janvier.
Radio Kiskeya a appris que le directeur général du théâtre national, Frantz Jacob, qui n’avait pas été prévenu, ne se trouvait pas sur place lors de la visite inopinée du Président.
Dans la même série, celui-ci s’est rendu au Camp Canaan à Delmas où il a promis aux réfugiés l’aide du gouvernement. Cependant, une nuance s’impose. Contrairement à ses promesses de campagne, M. Martelly a pris le soin d’expliquer que les sinistrés du tremblement de terre ne pourront pas bénéficier gratuitement de logements sociaux.
Intervenant au Karibe Convention Center en marge d’un colloque de leaders évangéliques consacré au rôle prophétique de l’église, le Président est allé jusqu’à révéler avoir dû personnellement mettre fin mardi dernier dans l’enceinte du Palais National à une partie de domino à laquelle se livraient des policiers non en service.
Martelly se rendait alors à son bureau pour la première fois, trois jours après son investiture.
Une situation insolite qui en dit long sur l’état d’esprit de certains au siège de la Présidence. spp/Radio Kiskeya
http://news.google.fr/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&csid=00a1c1d45d722a07&ict=ln