Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 20 avril 2010
Les leaders de l'opposition appellent la population à la vigilance
M. Benoît dénonce ce qu'il qualifie de transaction entre le président Préval et des représentants de la communauté internationale visant à contrôler toutes les sphères du pouvoir.
Le président de la Fusion des sociaux-démocrates souhaite un regroupement des dirigeants des partis de l'opposition en vue de faire échec au plan de président Préval lors des prochaines joutes.
Dans la perspective des élections, les dirigeants de ces formations politiques réclament au préalable le renvoi des conseillers électoraux qui ne jouissent selon eux d'aucune crédibilité. Ils font part de leur méfiance vis-à-vis du président Préval qui rappelle t-ils n'a jamais organisé des élections honnêtes et démocratiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17590
mercredi 23 juillet 2008
Polémique entre les deux blocs majoritaires au parlement
Les sénateurs Andrice Riché et Rudy Heriveaux refusent toute comparaison entre le bloc des 10 et la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) à la chambre basse. Ils mettent plutôt en évidence les divergences entre ces deux blocs notamment leurs attitudes envers les partis politiques. " Nous oeuvrons pour le renforcement et donc des partis politiques", explique le sénateur Heriveaux.Tout en qualifiant le vote de la CPP en faveur de Michèle Pierre Louis de vote " anti parti" , le sénateur Riché met l’accent sur la nécessite de respecter les recommandations de la constitution en permettant aux partis de faire l’expérience du pouvoir. Utilisant un proverbe créole, le vice président du sénat indique qu’il serait malsain de remettre le gouvernement à des technocrates alors que les politiques étaient à l’avant-garde de la lutte pour la démocratie.
A la chambre basse, le député de Pétion ville, Steven Benoît (CPP) dénonce certains parlementaires qui se préparent à négocier des postes dans le prochain gouvernement. Tout en invitant les sénateurs à ratifier le premier ministre désigné, le député Benoît fait remarquer que certains partis dont la Fusion et l’OPL tout en étant membre du gouvernement critiquaient l’action du premier ministre Alexis. Pour sa part, le député Cholser Chancy rejette les accusations du sénateur Riché expliquant que la CPP n’est pas en opposition au bloc des 10.Il fait remarquer que la CPP œuvre afin de corriger les dérives des décideurs, précisant que ces députés n’ont pas abandonné leurs partis politiques. " Le gouvernement de coalition d’Alexis n’avait pas donné des résultats probants parce que les ministres s’occupaient uniquement de leur parti", dit-il mettant l’accent sur la nécessité d’avoir aujourd’hui une vision nationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13926
jeudi 3 avril 2008
Pour ou contre l’arrestation du député Isidore Mercier ?
L’idée que ce soit l’assemblée qui se prononce prioritairement se renforce
jeudi 3 avril 2008,
Radio Kiskeya
La controverse s’est installée mercredi à la Chambre des députés autour du mandat d’amener décerné par le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince contre le député de Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest), Isidore Mercier, pour agression délibérée en pleine séance, la veille, contre son collègue de Léogane, Anthony Dumont.
Le député Frantz Robert Mondé (Anse-à-Veau, Nippes, Sud-Ouest) a estimé que le Parquet se fourvoie royalement en s’engageant dans une telle voie, sans attendre que l’assemblée parlementaire se prononce sur la question.
Le député de Port Salut (Sud), Joseph Nelson Pierre Louis, admet pour sa part qu’on est en présence d’un cas de flagrant délit, mais il précise que l’incident, s’étant produit dans l’enceinte du parlement, le Parquet se doit d’attendre la décision y relative de la Chambre des députés. Même si le fait s’était produit à l’extérieur du Palais législatif, le Parquet devrait encore se référer à la Chambre des députés, tel que le prescrit l’article 115 de la Constitution en vigueur, ajoute le parlementaire.
Le député Mercier ne pourra être arrêté nulle part, a déclaré de façon péremptoire le député de Petite Rivière de Nippes (Sud-Ouest), Laurore Edouard. Il évoque à l’appui de sa position l’absence totale de flagrant délit. Comme il l’a soutenu sur les ondes de plusieurs médias de la capitale mardi, quelques minutes après l’incident, il s’agissait d’un accident, le député ayant laissé tomber son arme et une balle en est partie.
En nette opposition avec la plupart de ses collègues, le député de Savannette (Centre), Joseph Joël Louis, recommande l’arrestation pure et simple de son collègue Isidore Mercier. Il fait savoir à ce sujet que le bloc parlementaire auquel il appartient, la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), est prêt à voter en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de Mercier.
Le député Anthony Dumond (Léogane, Ouest) en direction de qui Isidore Mercier aurait ouvert le feu, a déclaré mercredi attendre la décision sur le dossier de l’assemblée des députés avant, éventuellement, d’engager une action en justice contre Mercier. Il a réaffirmé que ce dernier avait dégainé pour l’abattre, réfutant à nouveau la thèse du tir accidentel.
La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Mme Myrlande Hyppolite Manigat, a condamné l’incident de mardi à la Chambre basse ayant mis face à face Mercier et Dumont, deux membres de son parti. Elle en a profité pour rappeler que les députés élus sous la bannière du parti ne représentent pas cette formation politique au parlement. Sitôt après la proclamation à la présidence de René Préval en 2006, sans la tenue préalable d’un second tour de scrutin, en signe de protestation le leader et candidat d’alors du RDNP à la présidence, Leslie François Manigat, avait appelé tous les candidats du parti à se retirer.
Dans son intervention sur Radio Kiskeya, Mme Manigat a présenté ses sympathies à l’employé du parlement, Antonio Célestin, blessé lors de l’incident, souhaitant que le député fautif prenne à charge les soins que nécessite l’état de ce dernier.
Jusqu’à mercredi après-midi, le gouvernement qui compte un ministre chargé des relations avec le parlement, n’avait fait aucun commentaire sur la situation prévalant au Parlement. Il en est de même du chef de l’Etat nanti du pouvoir d’assurer la stabilité t le bon fonctionnement des institutions (article 136 de la Constitution d 1987).
La vive altercation qui a dégénéré mardi entre les députés Isidore Mercier et Anthony Dumont résulte des accusations portées contre la gestion de l’ancien questeur du bureau de la Chambre, Maxo Balthazar, dont le député de Jérémie serait le partisan. Un rapport élaboré à ce sujet fait état de sommes faramineuses dépensées dans la location de véhicules et la dilapidation éhontée de pneus de rechange pour les véhicules mis à la disposition des députés. En raison de ce « grand déballage », le député de Pétion Ville, Steven Benoît, affirme avoir été l’objet de menaces de mort proférées par ses « collègues » Isidore Mercier et Saurel François (Lavalas, parti de l’ancien président Aristide) pour sa lutte en faveur de la transparence et d’une gestion saine des ressources de la chambre basse. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4892
mercredi 27 février 2008
Les chefs des partis au pouvoir supportent le premier ministre
Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, est sorti de son silence pour réclamer que les députés de sa formation votent pour la stabilité politique. Il souhaite que les élus accordent un délai au gouvernement tout en admettant que la population a manifesté son insatisfaction face à l’action du gouvernement. Toutefois M. Paul croit que la stabilité politique est importante pour que le pays ne sombre à nouveau dans la confusion.
Selon lui, les partis politiques membres du gouvernement ont la responsabilité morale de faire des efforts afin d’améliorer les conditions de vies de la population. Dans le même temps, un porte parole de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) réclame des parlementaires un vote de confiance pour le premier ministre Alexis.
Tout en reconnaissant l’insatisfaction de la population face à l’action gouvernementale, le porte parole de l’OPL estime qu’il faut trouver des solutions différentes du renvoi du premier ministre. Interrogé sur l’attitude du député de OPL, Acluche Louis Jeune, un des députés interpellateurs, le porte parole de l’OPL affirme que le dossier a été traité au sein du parti.
De son coté, le chef de file de Fanmi Lavalas, Rudy Herivaux se déclare contre un éventuel renvoi du premier ministre et appelle les députés à faire preuve de lucidité.
Selon le sénateur Herivaux, les députés doivent accorder un délai au gouvernement pour la mise à exécution des projets visant à soulager la misère de la population. Rudy Herivaux dit craindre également que le renvoi du premier ministre entraîne un blocage du processus électoral.
Pour sa part le chef de file de l’Union, Chavanne Jeune, souligne toutefois qu’il faut éviter une nouvelle crise au pays. Selon lui le renvoi du premier ministre peut entraîner le blocage du processus électoral et des hésitations dans l’aide de la communauté internationale. " Changer les hommes n’amènera rien de nouveau, il faut changer les structures", ajoute t-il.
Dans le même temps, le porte parole de la Fusion des Sociaux démocrates, Micha Gaillard, avait estimé qu’un remaniement du gouvernement est une urgence. " La Fusion est inconfortable et souhaite que le gouvernement pluriel cède la place à un gouvernement de coalition ", dit-il.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis s’est dit prêt à répondre à l’interpellation des parlementaires le 28 février 2008, faisant remarquer que la lettre d’interpellation ne mentionne pas le dossier de la vie chère. " La lettre fait état de la politique générale et du bilan du gouvernement", dit-il soulignant avoir sollicité une copie de la demande d’interpellation formulée par 8 députés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13525
28 projets sont en cours d’exécution selon le ministre de l’environnement
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13524
mardi 26 février 2008
A 72 heures de l’interpellation du chef du gouvernement, des représentants et membres de divers secteurs se positionnent
mardi 26 février 2008,
Radio Kiskeya
Des représentants et membres de divers secteurs de la vie nationale interrogés par Radio Kiskeya continuaient lundi de se positionner pour ou contre le renvoi du gouvernement, 72 heures avant la séance d’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis à la Chambre des députés.
Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP, Hinche, Centre) Chavannes Jean Baptiste a mis l’accent sur la grave situation de détresse dans laquelle se trouve la population. De ce fait, il estime que les députés devraient adopter une motion de censure contre le chef du gouvernement si celui-ci ne parvient pas à les convaincre de sa capacité à redresser la situation.
Le professeur Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC, regroupant certaines associations patronales) constate lui aussi la misère noire dans laquelle patauge la population. Cependant, s’il considère dans ces conditions normale l’interpellation, il affirme ne pas croire en l’opportunité du renvoi immédiat du gouvernement. Il propose d’accorder un sursis de trois mois à celui-ci afin qu’il puisse mettre en œuvre un plan de redressement.
Le professeur Christian Rousseau (ex-membre du Conseil des sages sous la transition) qui affirme lui aussi avoir constaté l’état de misère sans nom qui sévit au pays, partage l’opinion de Chavannes Jean Baptiste à savoir que l’éventuel renvoi du chef du gouvernement ne conduirait nécessairement pas à une crise. Il soutient en ce sens l’idée à savoir que ce ne sont pas les individus qui devraient compter, mais plutôt les politiques mises en œuvre.
La base de Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Aristide) s’est pour sa part officiellement opposée lundi, lors d’une conférence de presse, à l’éventuel renvoi du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Des militants connus de ce secteur politique, dont les nommés Yvon « Zap-Zap » et Marjorie Michel, ont dans la matinée manifesté leur soutien au chef du gouvernement, devant le siège du Parlement, lançant des slogans hostiles aux députés interpellateurs.
Parallèlement, Fanmi Lavalas a annoncé son programme de commémoration de l’anniversaire, vendredi prochain, de la seconde chute du pouvoir du président Jean Bertrand Aristide.
Intervenant à son tour dans le débat sur la question de l’interpellation, le président du Sénat, Kelly Bastien, a demandé lundi aux dirigeants de partis politiques membres du gouvernement, de sortir de leur réserve par rapport à la démarche de leurs parlementaires et de clarifier publiquement leur position en ce qui concerne l’interpellation du chef du gouvernement. Il s’agit, pour lui, d’une anomalie qui devrait être corrigée, à savoir que des députés membres de partis représentés au gouvernement menacent de renvoyer celui-ci sans que les partis en question n’aient pas, parallèlement, rappelé leurs ministres. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4739
jeudi 23 août 2007
Le sénat menace de renvoyer le gouvernement si le chef du parquet n’est pas limogé
Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, est au centre d’une centre d’une nouvelle affaire qui peut se convertir en crise dans les relations entre le parlement et l’exécutif. Les sénateurs ont décidé hier d’interpeller le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, suite au refus du commissaire Gassant de répondre à une invitation de la commission justice et sécurité du grand corps.
La rencontre avortée entre les membres de la commission justice d’une part , le ministre de la justice, René Magloire, et le commissaire Gassant a donné lieu à une séance plénière de plus de 7 heures. De 3 heures à 10 heures PM les sénateurs ont attendu en vain l’arrivée de M. Gassant.
En dépit des supplications du président du sénat, Joseph Lambert, relatives à un sursis de 24 heures au chef du gouvernement, les parlementaires ont approuvé la demande d’interpellation du premier ministre formulée par le sénateur Jean Gabriel Fortuné. Les sénateurs Youri Latortue, Roudolph Joasil, Ricard Pierre, Roudolph Boulos, Jean Joseph Pierre Louis et Michel Clerié ont supporté la demande d’interpellation.
" L’interpellation permet de restaurer l’image du sénat", a déclaré le sénateur Fortuné estimant que M. Gassant a humilié le premier ministre et le chef de l’état. Toutefois les sénateurs soulignent que cette interpellation sera annulée si entre temps le gouvernement se débarrasse de son représentant au sein du pouvoir judiciaire.
Le ministre de la justice, René Magloire, présent lors de la séance, s’est déclaré déçus, tout en refusant de faire des commentaires sur le comportement de M. Gassant.
Des élus ont dénoncé l’attitude du commissaire du gouvernement qui est un subalterne du ministre de la justice.
Les sénateurs avaient souhaité entendre le ministre de la justice et le commissaire du gouvernement sur des dossiers divers tels la détention préventive prolongée de certains entrepreneurs dans le cadre de la lutte contre la corruption.
Des sénateurs dénoncent la complicité du chef de l’état, René Préval et du premier ministre Alexis qui n’ont pas fait injonction au commissaire Gassant de répondre à l’invitation des élus.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12962
Commentaires
" L’interpellation permet de restaurer l’image du sénat", a déclaré le sénateur Fortuné…Monsieur Fortuné ce que nous attendons pour restaurer l’image du sénat c’est surtout que toute la lumière soit faite sur les déclarations que vous-même aviez faites accusant certains de vos confrères d’avoir accepté des pots de vins pour émettre une résolution favorable à la socabank.
Vos accusations ont fait l’objet d’une enquête interne par une commission interne et nous sommes restés sur notre faim en concluant que vos déclarations bien fondées certes ont subi un traitement natif natal du genre « kase fèy kouvri sa »
Vos accusations faisaient mention aussi de l’utilisation de voitures de vos confrères impliquées dans le transport de stupéfiants.
Vos déclarations ont éclaboussé profondément l’image du sénat. Vous avez été pris et considéré comme une partie de la réserve morale de l’institution mais depuis, votre silence fait de vous un complice et comme on dit chez nous un « pwason kraze nan bouyon ».
Lé Sénat ne représente certainement pas uniquement l’idée que s’en fait la grande majorité des citoyens, un concentré de bons à rien, manipulateurs etc… Il vous incombe certainement à vous de redorer le blason de cette haute court législative. Pour atteindre cet objectif vous aurez besoin d’actions d’une plus grande ampleur qu’une simple révocation d’un commissaire du gouvernement.
DrJJ 230807
Claudy Gassant au centre d’une crise ouverte entre l’Exécutif et le Parlement
mercredi 22 août 2007,
Radio Kiskeya
Une crise institutionnelle majeure avec de sérieux risques politiques se profilait mercredi soir entre l’Exécutif et le Parlement haïtiens à cause du refus caractérisé du commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, de répondre à une invitation de la commission justice et sécurité du Sénat.
Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, supérieur hiérarchique direct de Gassant, et son collègue Joseph Jasmin, chargé des relations avec le Parlement, se trouvaient sur place depuis 3 heures de l’après-midi (15 heures locales et 20h00 GMT) tandis que le chef du parquet de la capitale continuait manquait à l’appel sans auncune justification claire.
La séance initialement prévue concernait l’augmentation inquiétante du nombre des personnes en détention préventive prolongée dans les prisons et l’intromission inopportune du parquet dans l’instruction d’une série d’affaires contrairement à la mission de poursuite qui lui est strictement assignée dans la chaîne pénale.
Dans une déclaration à la presse, le Président du Sénat, Joseph Lambert, a fait injonction au chef du parquet de se présenter sans délai à la Chambre haute et a directement mis en cause le Président René Préval et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis dans cette affaire. Constatant que le pays s’acheminait vers une crise, le Sénateur de la plate-forme présidentielle Lespwa (Espoir) a estimé qu’en ignorant l’invitation du Sénat, "le commissaire Gassant jouissait de la complicité ou de la tolérance du chef du gouvernement ou du chef de l’Etat". Lambert en a profité pour souligner que la stabilité politique recherchée au seuil du second mandat de Préval ne se résumait pas à un simple partage politique du pouvoir.
Lors d’une séance spéciale qualifiée "d’historique", le Président Lambert a supplié ses collègues d’accorder un "sursis de 24 heures à la nation", le temps de permettre au ministre de la justice de faire les consultations nécessaires avant l’adoption des mesures appropriées.
Intervenant brièvement, Me René Magloire dont la sagesse a été saluée par des membres de l’assemblée, s’est déclaré "très déçu par l’absence du commissaire Claudy Gassant, mais sans pouvoir la qualifier". MM. Magloire et Jasmin ont été finalement autorisés à regagner leur domicile au bout d’une attente longue de ...huit heures.
Parallèlement, l’idée de la préparation d’un projet de résolution en vue de réclamer le limogeage immédiat de Claudy Gassant considéré comme un "fonctionnaire en rébellion" a été momentanément abandonnée. spp/RK
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source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4009
mercredi 22 août 2007
Le père Edner Devalcin rattrapé dans sa tombe par son passé controversé
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya
Un mois exactement après le décès du prêtre Lavalas Edner Devalcin, son ex-petite amie, la chanteuse Yolette Lagrandeur, séropositive depuis un certain temps, a témoigné mardi devant le Sénat haïtien sur sa cohabitation infernale avec le défunt et la responsabilité présumée de ce dernier dans la transmission du virus du Sida à une quantité de jeunes filles.
Invitée par la commission justice et sécurité de la Chambre haute à exposer l’ampleur de son drame existentiel dans le cadre d’une séance publique, Mme Lagrandeur a décrit avec un luxe de détails les traits surprenants de la personnalité et de l’état mental du religieux. Avec une tristesse infinie dans sa voix et dans ses yeux, mais parvenant à surmonter son émotion, elle a accusé le père Devalcin de l’avoir délibérément infectée, brutalisée, terrorisée et humiliée.
Le témoignage accablant de l’artiste a parfaitement concordé avec ses récentes déclarations sur les ondes de Radio Kiskeya dans lesquelles elle avait révélé les épisodes dramatiques de sa vie de femme battue, jetée en prison, hospitalisée et menacée de mort par le curé qui n’hésitait pas à utiliser son revolver pour se faire obéir. Dans un langage résolument direct et sans fard, Yolette Lagrandeur a étalé au grand jour la violence, la haine, l’égocentrisme et l’autoritarisme qui, selon elle, caractérisaient le personnage. Elle l’a présenté comme un obsédé sexuel qui se servait de l’autorité morale de ses fonctions sacerdotales et de sa puissance politique sous le régime Lavalas pour multiplier ses conquêtes féminines et propager parmi ses partenaires la maladie dont il souffrait depuis des années.
"Si je meurs aujourd’hui, il faut savoir que ce n’est pas le Sida qui en sera directement responsable, mais de préférence les nombreux coups que le père Devalcin m’a assénés notamment aux temporaux", a déclaré la jeune femme venue spécialement des Etats-Unis pour répondre à l’invitation des Sénateurs. Des mesures de sécurité spéciales ont dû être adoptées par le directeur général de la police, Mario Andrésol, pour rendre possibles le voyage et son séjour en Haïti.
Dans son exposé, l’ancienne chanteuse du groupe Racine Tokay a accusé nommément l’Archevêque coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot et des prêtres dont Madelon Eustache de n’avoir rien fait pour neutraliser Edner Devalcin et bloquer son entreprise de destruction alors qu’ils étaient au courant de ses activités sexuelles débridées. Le silence des autorités ecclésiastiques a permis au disparu de draguer en toute impunité et d’infecter de nombreuses demoiselles de son ancienne paroisse de Saintard, près de l’Arcahaie (nord).
Des chanteuses de Tokay seraient également aujourd’hui séropositives.
La plaignante, qui s’est déjà constituée partie civile, a également accusé Gladys Sénat de l’avoir précipitée avec cynisme dans les bras du prêtre.
Bonne samaritaine, Yolette Lagrandeur souhaite pouvoir enrayer la multiplication des séropositifs victimes de la méchanceté des uns et des autres. Mais, au nom des torts irréparables qu’elle a subis, elle exige justice et réparation.
A l’issue de l’audition, le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice et sécurité, a annoncé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le dossier et la présentation prochaine d’une proposition de loi visant à faire de la transmission volontaire du VIH/Sida un crime impliquant des dispositions pénales draconiennes. Le leader de Latibonit Ann Aksyon (LAA) s’est déclaré profondément choqué par les révélations de Yolette Lagrandeur. Il estime qu’elles constituent une mise en accusation de l’Etat haïtien et de l’église catholique dont les pouvoirs ont été utilisés, dans ce cas comme dans d’autres, à des fins personnelles et contraires à leur mission.
Les Sénateurs ont compati au sort de l’artiste et promis de l’accompagner dans sa lutte pour la vie.
Selon la version officielle, Edner Devalcin, 56 ans, est décédé de mort naturelle le 23 juillet dernier à l’hôpital Saint François de Salles. Mais, Yolette Lagrandeur soutient qu’il s’est au contraire suicidé en avalant des barbituriques pour mettre fin à ses souffrances.
Ses funérailles ont été chantées le 6 août.
Très proche de Jean-Bertrand Aristide et idéologue déclaré de Lavalas, Devalcin, "tonton" pour les intimes, faisait partie d’un groupe de prêtres qui étaient profondément liés à l’ancien régime. Officiellement attachés à leurs conditions d’hommes d’église, ils ont montré un appétit vorace pour le pouvoir et ses attributs locaux, la foule, la violence, le sexe et l’argent. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4002
Des responsables de syndicats critiquent le programme de privatisation du gouvernement et estiment que les autorités n'ont aucun plan réel d'améliorat
Ces syndicalistes réagissaient, lors d'une conférence de presse, sur le processus de privatisation des entreprises publiques enclenché par l'équipe au pouvoir.
L'aliénation des entreprises de l'Etat dont la Téléco, l'Electricité d'Haïti et l'Autorité portuaire nationale (APN), ne vise pas l'amélioration de la qualité de vie de la population, a fait savoir Gassandy Brave, un des responsables du syndicat des employés de la compagnie nationale de téléphone (Téléco) qui appelle ainsi, les employés des entreprises visées à se mobiliser pour barrer la route à ce processus.
Il a souligné que la privatisation n'a jamais profité aux pays qui en ont fait l'expérience, tout en étant plus avancés économiquement que le notre.
En renvoyant arbitrairement, a-t-il dit, plus de 1500 employés de la Téléco, le gouvernement est en train de mener une lutte contre la population et le mouvement syndical.
Pour sa part, un responsable du MODEP, Guy Numa, a fait savoir que tout un ensemble d'activités ont déjà été organisées par des organisations syndicales et sociales dans le but de porter la population à se soulever contre le processus de privatisation des entreprises de l'Etat.
Cet ancien activiste du mouvement GNB a affirmé qu'une lettre ouverte a été acheminée la semaine dernière aux parlementaires pour leur demander d'assumer leurs responsabilités dans le dossier de la privatisation.
« Ni les parlementaires qui ont les prérogatives d'exercer un contrôle sur l'exécutif, ni la population n'ont été consultés par le gouvernement au moment de mettre en mouvement la machine de la privatisation, a dit M. Numa qui promet que les responsables seront obligés de revoir leur politique.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
samedi 18 août 2007
Le père Gérard Jean-Juste de retour en Haïti après un long "séjour médical" aux Etats-Unis
L’ex-prisonnier malade affirme que son arrivée précède celle de Jean-Bertrand Aristide sans se prononcer sur sa situation pénale
vendredi 17 août 2007,
"Jerry arrive, après lui ce sera bientôt Titide", a déclaré Jean-Juste qui a été accueilli à l’aéroport international Toussaint Louverture par des dizaines de partisans appelés à la mobilisation 48 heures à l’avance. Il en a profité pour transmettre aux lavalassiens les salutations d’Aristide avec qui il s’est récemment entretenu.
Se référant aux moments difficiles de son emprisonnement, Jean-Juste a estimé qu’il était venu le temps de mettre fin aux souffrances du peuple haïtien.
Sans préciser le sens de son retour, le religieux, poursuivi dans le cadre de l’affaire Jacques Roche, a appelé à la libération des prisonniers dits politiques. Il a également souhaité la fin de la captivité de Lovinsky Pierre-Antoine, farouche partisan d’Aristide et coordonnateur de la Fondation 30 septembre, enlevé depuis dimanche dernier à Port-au-Prince.
Le 29 janvier 2006, suite à une décision humanitaire que le gouvernement Alexandre/Latortue avait prise en sa faveur, Gérard Jean-Juste avait laissé Haïti à destination de Miami. Officiellement, il souffrait d’une leucémie diagnostiquée pendant sa période d’incarcération, mais dont l’accompagnement médical ne pouvait être assuré en Haïti.
Accusé de complicité dans l’assassinat du journaliste Jacques Roche, exécuté le 14 juillet 2005 à Port-au-Prince, quatre jours après son enlèvement, le père Jean-Juste avait été arrêté le 21 juillet, lors des funérailles du confrère auxquelles il tenait à participer
Le revenant devrait normalement regagner sa place en prison avant de comparaître devant une instance judiciaire compétente. Car, les plaintes portées contre lui n’ont été ni abandonnées ni rejetées selon une procédure régulière.
En raison de ses positions politiques ouvertement partisanes, l’ex-curé de la paroisse Sainte-Claire de Petite Place Cazeau (banlieue nord de la capitale) avait dû être relevé de ses fonctions sacerdotales par l’archidiocèse de Port-au-Prince. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3995
Commentaire:
Les haïtiens ont compris depuis bien longtemps qu'il existe un secteur de la vie nationale qui ne sait subsister qu'en insufflant la peur et le désir de s'abreuver de sang. Il suffit de les voir en photos ou sur les petits écrans pour réaliser qu'ils ne sauraient faire autrement. Les lavalassiens ont du comprendre depuis quelque temps ils perdaient du terrain avaec le travail correct etcohérent conduit par le Président Preval dans certains domaines par des résultats foncièrement positifs dans les recettes de l'état et surtout dans la volonté affichée de combattre la corruption.
Ses actions pourraient sinscrire dans le contexte de ce que l'on pourrait considérer comme une façon normale de gérer l'administration publique. Cependant en Haïti ceci doit être considérer comme un exploi car on ne se souvient plus du dernier gouvernement qui ait affiché et dans son discours et ses actions une telle détermination. Et ceci en incluant les gestions de ces gouvernements incorrectement étiquettés propopulaires. Et la gestion des affaire de l'état se fait dans une attitude d'humilité absolue mimant une bonhommie interprêtée comme idiote. Pas de culte de la personnalité ni de vénérations mal à propos.
Dans ce contexte il est facile de comprendre que tous les haïtiens ssont sur le point de comprendre et de ranger dans des placards de l'oubli certaines vieilles pratiques ainsi que de discours désuets démodés et surtout on adapté et improductifs.
Aujourd'hui, tous ceux qui voudront troubler et dévier la machine qui est en route aura fort à faire car en défiant le gouvernement de Preval ils défient toute la communauté internationale et surtout les forces de l'ONU satisfaites de la situation en Haïti.
Sauf une vision biaisée par desnon dits et des intentions non affichées, les forces régressives se retrouveront face à la détermination de tous ceux là qui croient que ce vagabondage séculaire ne saurait plus durer!
A bons entendeurs salut!
mercredi 15 août 2007
Lettre responsive du Président René Préval au ministre démissionnaire de la culture, Daniel Elie
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya
Port-au-Prince, le 13 août 2007
Monsieur Daniel Elie Ministre de la culture et de la communication En ses bureaux
Monsieur le Ministre, mon cher Daniel,
J’accuse réception de votre lettre de démission suite au vote de censure du 31 juillet dernier de la Chambre des Députés.
Le Premier Ministre et moi avions fait appel à vous pour votre intégrité, votre compétence, votre patriotisme et votre désintéressement, attributs essentiels aujourd’hui à la conduite des affaires de l’Etat. Nous avons eu beaucoup de mal à vous convaincre de rejoindre l’équipe gouvernementale. Vous ne vous êtes finalement laissé persuader que par le sentiment de répondre à un appel du devoir, celui de servir votre pays.
Je vous félicite pour votre sérénité dans cette douloureuse épreuve. Les enquêtes que vous avez demandées sur votre gestion comme Ministre de la culture et de la communication sont en cours. Les résultats seront rendus publics sous peu, comme vous l’avez demandé. Alors, chacun sera édifié sur les accusations portées contre vous. Merci de réclamer la vérité dans la transparence. Cette initiative vous honore. Elle est votre contribution à la lutte contre la corruption que je suis déterminé à combattre sous toutes ses formes, dans tous les compartiments de l’appareil d’Etat, implacablement mais en toute rigueur et justice.
Monsieur le Ministre, mon cher Daniel,
Depuis 1986, c’est la première fois que notre pays jouit d’une relative stabilité politique. Elle est fragile et doit être renforcée à tout prix. c’est pourquoi je vais poursuivre le dialogue avec les forces politiques pour que votre demande de retrait de l’équipe gouvernementale soit traitée dans le même esprit d’ouverture et de concertation qui avait prévalu à la formation du Gouvernement. En attendant, je vous demande de continuer à liquider les affaires courantes du Ministère de la culture et de la communication.
En vous renouvelant mes remerciements pour votre dévouement au service de la patrie, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, mon cher Daniel, à l’assurance de ma haute considération.
René Préval Président de la République
N. B Le ministre Daniel Elie, éjecté le 31 juillet dernier par un vote massif de la Chambre basse, restera en fonction pour liquider les affaires courantes jusqu’à la désignation de son successeur, conformément aux dispositions de la constitution.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article3981
lundi 13 août 2007
Madistin critique l’initiative de Préval de créer une commission spéciale de journalistes
Maître Madistin croit que le chef de l’état a créé cette commission afin de se prémunir des critiques en cas d’échec de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique.Selon M. Madistin en acceptant de s’impliquer dans une enquête criminelle les journalistes haïtiens sont en train de perdre leur droit de critiquer.
" Les journalistes devraient être les premiers à critiquer la création de cette commission", dit-il pensant que les modalités de fonctionnement de cette commission et ses relations avec l’appareil judiciaire sont peu claires. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Samuel Madistin a souligné que les juges d’instruction doivent réaliser leurs enquêtes de manière indépendante sans être influencé par une commission créée par l’exécutif.
" L’instruction de l’affaire est secrète, comment le président de la commission a-t-il pu savoir que Dany Toussaint allait être convoqué", s’interroge t-il. Pour Samuel Madistin la commission ne contribue pas au renforcement de l’appareil judiciaire au contraire elle tend à l’affaiblir.Le juriste estime que René Préval dans les faits n’est pas trop intéressé à ce que toute la lumière soit faite sur l’assassinat de Jean Dominique.
" Une enquête criminelle dure trois mois, l’ordonnance de clôture de l’affaire Jean Dominique devrait être rendue au cours du premier mandat de Préval ", soutient-il tout en dénonçant le refus de l’exécutif d’accorder des moyens au juge d’instruction en charge du dossier.
De plus, maître Madistin révèle qu’un arrêt de la cour d’appel de Port-au-Prince, confirmé par la cour de cassation, a déjà statué sur l’affaire Jean Dominique. " On veut ignorer une décision de justice qui ordonne le jugement de trois présumé auteurs du crime afin de reprendre le dossier", ajoute t-il. M. Madistin croit que la commission nuit à l’indépendance du pouvoir judiciaire et au respect de la liberté d’expression.
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Commentaire:
Il est si beau le jeu démocratique!...Surtout dans un pays qui ne reconnait pas la culture démocratique. Comme on dit en espagnol "palo si boga y palo si no boga".
dimanche 5 août 2007
Lettre ouverte du ministre sortant de la culture, Daniel Elie, au Président René Préval
Victime de l’acharnement des Députés qui lui ont infligé un vote de censure, M. Elie demande au chef de l’Etat d’ordonner la réalisation d’un audit sur sa gestion financière
samedi 4 août 2007,
Port-au-Prince, le 02 août 2007
Monsieur René Garcia Préval Président de la République d’Haïti Palais National.-
Monsieur le Président de la République,
J’ai l’insigne honneur de vous transmettre sous couvert de la présente une copie de la correspondance adressée au Premier ministre, suite à la séance d’interpellation à la Chambre des Députés, le mardi 31 juillet dernier.
En vertu de l’article 136 de la constitution qui fait de vous le garant de la bonne marche des institutions, je vous saurais gré de bien vouloir appuyer ma demande et d’intervenir auprès de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ainsi qu’auprès de l’Unité de Lutte Contre la Corruption pour qu’elles puissent, dans les meilleurs délais, diligenter une enquête sur les accusations portées contre ma gestion comme Ministre de la Culture et de la Communication.
Je vous saurais gré également de bien vouloir instruire les responsables de ces institutions de me remettre une copie de leur rapport en vue de protéger mon intégrité professionnelle et personnelle contre toutes actions futures qui en découleraient.
Je saisis l’occasion pour remercier Votre Excellence de la confiance qu’elle a toujours manifestée à mon égard et la prie d’agréer l’assurance de ma très haute considération.
Daniel Elie
Ministre
vendredi 3 août 2007
Le secrétaire général des Nations-Unies préoccupé par les cas d'abus sexuels commis au cours des missions de maintien de la paix
Août 2007 ;(AHP)- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon a fait savoir mercredi qu'il était très préoccupé par des cas d'abus sexuels commis au cours des missions de maintien de la paix des forces des Nations Unies.
Plusieurs organisations haïtiennes ont dénoncé des abus sexuels et des viols dont se seraient rendus coupables des soldats de
Le secrétaire général en visite officielle en Haïti a rappelé que la politique de tolérance zéro des Nations Unies est aussi la sienne.
S'il se trouve que les accusations portées contre des soldats de maintien de la paix sont fondées, une enquête approfondie est aussitôt ordonnée et une décision est prise à l'encontre des soldats concernés, Ban Ki-Moon.
Il a fait savoir que dans ces cas, les pays d'où viennent ces soldats sont appelés à les juger pour leur infliger les mesures disciplinaires qui s'imposent.
" J'ai l'intention de renforcer ce système. Et au cours d'une rencontre mercredi avec les personnels de
Des casques bleus sont accusés d'implication dans des viols et autres abus sexuels dans plusieurs pays d'Afrique dont le Congo.
jeudi 2 août 2007
Peu de turbulence après le renvoi du ministre de la culture
En 20 ans de régime démocratique sous l’empire de la constitution de 1987, il est devenu le deuxième ministre a être renvoyé par le pouvoir législatif. Cette procédure prévue par l’article 172 de la constitution permet de renvoyer un ministre et de garder le gouvernement, indique Georges Michel, ancien constituant qui rappelle que cette sanction ne peut faire l’objet d’aucun recours.
Certains députés ayant voté contre la censure estiment que la mauvaise gestion du carnaval a été un masque utilisé par la majorité des députés pour renvoyer Daniel Elie. Ils croient que des problèmes personnels constituent les vrais motifs de cette levée de bouclier.
De leur coté, les élus ayant supporté le renvoi du ministre, en majorité membre du Regroupement des Parlementaires pour le Renforcement de la Démocratie Participative (RPRDP), affirment qu’il s’agit d’un signal clair envoyé au gouvernement.
Le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, constate que le parlement a exercé sa fonction constitutionnelle de contrôle, tout en regrettant l’absence de discussions entre les parlementaires et l’exécutif autour des points à l’origine de la censure. Interrogé sur la réaction du gouvernement M. Jasmin soutient que les ministres ont appris la nouvelle sans état d’âme sachant que le parlement peut mettre fin à leur service.
Daniel Elie rejoint Lesly Gouthier, ancien ministre du commerce, dans le groupe des ministres renvoyés par le parlement
M. Elie n’a pas su rallier les députés du parti Lespwa alors que des membres du RPRDP menacent de faire tomber d’autres têtes.
Tandis que des observateurs font état de la menace d’une dictature parlementaire, l’ancien sénateur Samuel Madistin estime que la sanction parlementaire est tardive. " Il n’y a aucune action du gouvernement sinon que les autorités réalisent des licenciements massifs dans les entreprises publiques", remarque t-il.
Toutefois Georges Michel rappelle que le renvoi d’un ministre fait partie du jeu démocratique, précisant que les ministres tirent leur légitimité du parlement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12893
Le Président haïtien et le Secrétaire général de l’ONU d’accord pour une présence onusienne à long terme
mercredi 1er août 2007,
Les deux hommes ont aussi minimisé les sentiments nationalistes qui poussent certains secteurs à réclamer le retrait sans délai des casques bleus, assimilés à une force d’occupation.
"Je demande à vous M. le Secrétaire général et à l’ONU de renouveler en octobre prochain le mandat de la MINUSTAH", a déclaré le chef de l’Etat qui a estimé que depuis son déploiement en 2004 la force onusienne avait rempli sa mission de "stabilisation sécuritaire et politique".
Il en a profité pour inviter l’ONU à "réinventer la MINUSTAH". Reprenant une idée qu’il avait lancée dès le premier jour de son mandat, le 14 mai 2006, René Préval a vivement souhaité que la force onusienne soit transformée en un "appareil d’aide à la réforme du système judiciaire et à l’amélioration des infrastructures de base du pays". De l’avis du dirigeant haïtien, l’élargissement de son mandat permettrait à la MINUSTAH de fournir une aide indispensable à la "modernisation de la vie sociale des citoyens et au développement économique d’Haïti".
Pour sa part, le Secrétaire général a averti qu’après cinq interventions des casques bleus au cours des dernières années, "les Nations Unies ne quitteront pas le pays tant que le suivi ne sera pas assuré".
Ban Ki-moon a clairement indiqué qu’il allait, dans son prochain rapport sur Haïti, solliciter du Conseil de sécurité "la reconduction pour 12 mois supplémentaires du mandat de la MINUSTAH". Il a justifié cette décision par le fait que "la situation reste fragile en Haïti en dépit des nombreux progrès accomplis.
Dans un autre temps fort de son intervention, le patron de l’ONU a promis une plus grande implication de la force de stabilisation dans le processus de réforme judiciaire et la professionnalisation de la Police Nationale.
"La corruption ne sera pas tolérée au sein du système judiciaire", a lancé le Secrétaire général qui a exprimé sa satisfaction face à l’adoption par le Sénat de la loi sur la création du conseil de la magistrature. "La corruption mine les institutions et affaiblit les individus", a-t-il fait remarquer en encourageant les autorités à organiser une campagne nationale contre la corruption.
Concernant la PNH, il a qualifié d’éléments-clés pour le renforcement de l’institution, la mise en place du système de pré-sélection des policiers et le travail d’investigation interne de l’inspecteur général en chef.
Soulignant avoir eu avec sa porte-parole haïtienne Michèle Montas de "riches discussions sur la situation du pays", le dirigeant de l’organisation mondiale a salué le leadership du Président René Préval et de son Premier ministre Jacques-Edouard Alexis. "Ils ont lancé un processus de dialogue politique visant à créer une culture de tolérance inclusive et vitale au développement démocratique d’Haïti", a estimé Ban qui s’exprimait notamment en présence de Michèle Montas, d’Edmond Mulet son représentant spécial et chef sortant de la MINUSTAH ainsi que du successeur de ce dernier, le diplomate tunisien Hédi Annabi. L’actuel sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix prendra ses fonctions à Port-au-Prince le 1er septembre.
Des membres du corps diplomatique dont les ambassadeurs des Etats-Unis, Janet Ann Sanderson et du Canada, Claude Boucher étaient également présents.
Le Secrétaire général de l’ONU a également rendu hommage au "leadership" d’Edmond Mulet promu secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix. Il s’est dit fier des résultats du diplomate guatémaltèque qui a apporté une "importante contribution à la paix, à la sécurité et à la stabilité politique en Haïti".
René Préval s’est aussi montré très élogieux envers le chef de la MINUSTAH pour son leadership. "Il laissera le pays avec notre plus profond respect, notre gratitude et notre amitié", a indiqué le Président à propos de Mulet tout en rappelant la qualité du travail de son prédecesseur, Juan Gabriel Valdés.
Il a enfin évoqué la visite, l’an passé, à Port-au-Prince de l’ancien Secréraire général Koffi Annan et souhaité un bon séjour à Ban Ki-moon qu’il compte retrouver à la prochaine assemblée générale de l’ONU, en octobre prochain à New York.
Arrivé mercredi à la mi-journée à Port-au-Prince, M. Ban doit repartir jeudi à destination de la Barbade qui exerce la présidence tournante de la Communauté Caraïbe (CARICOM). Avant de boucler sa visite, il s’entretiendra tôt jeudi matin avec les représentants de la société civile, de la classe politique, du secteur privé des affaires, de la presse et des organisations religieuses. Une tournée à Cité Soleil (nord de la capitale), un bref passage au Parlement et des discussions avec le ministre de la justice, René Magloire et les membres du corps diplomatique figurent également dans l’agenda du diplomate sud-coréen.
Mercredi après-midi, il s’est rendu au QG de la force internationale de paix où il a rencontré le personnel civil et militaire ainsi que les responsables des agences onusiennes opérant en Haïti.
Créée en juin 2004 par une résolution du Conseil de sécurité, la MINUSTAH est aujourd’hui composée de quelque 9.000 militaires et policiers internationaux originaires d’une quarantaine de pays. Son actuel mandat de huit mois arrivera à expiration le 15 octobre. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3934
Arrivée à Port-au-Prince du Secrétaire général de l’ONU
mercredi 1er août 2007,
Peu après son arrivée à bord d’un vol régulier de la American Airlines en provenance de New York, M. Ban a été chaleureusement accueilli par le Président haïtien René Préval, le chancelier Jean Rénald Clérismé et son représentant spécial pour Haïti, Edmond Mulet.
La porte-parole haïtienne du patron de l’ONU, Michèle Montas, se trouvait également parmi les premières personnes à le saluer.
La fanfare du Palais National a interprété l’hymne national en l’honneur de l’illustre visiteur.
Après des entretiens au salon diplomatique de l’aéroport avec MM. Préval et Mulet, Ban Ki-moon s’est rendu au quartier-général de la MINUSTAH où il devait notamment passer les troupes en revue.
Un nouveau tête-à-tête était prévu au Palais National (siège de la Présidence) entre le chef de l’Etat et son hôte. Ils devaient par la suite s’adresser aux haïtiens lors d’une conférence de presse conjointe mercredi soir à compter de 19 heures locales (24h00 GMT).
Jeudi, Ban Ki-moon se rendra dans le grand bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) avant d’être reçu au Parlement par les présidents du Sénat, Joseph Lambert et de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques. Il s’entretiendra également avec les représentants de la société civile, de la classe politique, du secteur patronal, des organisations religieuses et des pays amis d’Haïti.
Le numéro un de l’ONU laissera Port-au-Prince en milieu de journée à destination de la Barbade qui assure la présidence tournante de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Le prédécesseur de M. Ban, Koffi Annan avait également effectué une visite de même nature à Port-au-Prince le 3 août 2006.
Ex-ministre des affaires étrangères de la Corée du Sud, Ban Ki-moon est à la tête des Nations Unies depuis le 1er janvier 2007.
Quelque 9.000 casques bleus sont actuellement déployés en Haïti. Présente depuis juin 2004, la force internationale de paix dont le mandat court jusqu’au 15 octobre, sera diririgée à partir du 1er septembre prochain par le tunisien Hédi Annabi, nommé en remplacement d’Edmond Mulet. spp/RKhttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3931
Biographie du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, en visite officielle en Haïti mercredi et jeudi
mercredi 1er août 2007,
M. Ban Ki-moon, huitième Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, est de la République de Corée. En 37 ans de carrière, il a rendu d’éminents services au gouvernement de son pays et sur la scène internationale.
Parcours professionnel Au moment de son élection au poste de Secrétaire général de l’ONU, M. Ban était Ministre des affaires étrangères et du commerce de la République de Corée. Au cours de sa longue carrière au Ministère coréen des affaires étrangères, qui l’a emmené à New Delhi, Washington et Vienne, il a occupé des postes de plus en plus prestigieux – conseiller du Président en matière de politique étrangère, conseiller principal du Président en matière de sécurité nationale, Vice-Ministre chargé de la planification de la politique, Directeur général aux affaires américaines. Il a toujours défendu la vision d’une péninsule coréenne pacifique, assumant un rôle de plus en plus important en faveur de la paix et de la prospérité dans la région et dans le monde
M. Ban a commencé à travailler avec l’Organisation des Nations Unies en 1975, lorsqu’il était fonctionnaire à la Division des Nations Unies du Ministère. Ses liens avec l’ONU se sont resserrés au fil des années, quand il a été nommé Premier Secrétaire de la Mission permanente de la République de Corée auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, puis Directeur de la Division des Nations Unies au Ministère à Séoul, et enfin Ambassadeur à Vienne, ce qui l’a amené à présider la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires en 1999. En 2001-2002, en tant que chef de cabinet du Président de l’Assemblée générale, il a facilité l’adoption rapide de la première résolution de la session, qui condamnait les attentats terroristes du 11 septembre, et a pris un certain nombre d’initiatives visant à améliorer le fonctionnement de l’Assemblée, si bien qu’une session ouverte dans la crise et la confusion a finalement été marquée par l’adoption d’un certain nombre de réformes importantes.
M. Ban s’est beaucoup investi dans les questions ayant trait aux relations intercoréennes. En 1992, en tant que conseiller spécial du Ministre des affaires étrangères, il a été Vice-Président du Comité mixte nord-sud de contrôle nucléaire, à la suite de l’adoption historique de la Déclaration commune sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. En septembre 2005, en sa qualité de Ministre des affaires étrangères, il a joué un rôle de premier plan dans les efforts qui ont abouti à un autre accord historique pour la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, à savoir l’adoption, lors des pourparlers à Six, de la Déclaration commune sur la résolution de la question nucléaire en République populaire démocratique de Corée.
Études M. Ban a obtenu sa licence en relations internationales à l’Université nationale de Séoul en 1970. En 1985, il a obtenu une maîtrise en administration publique de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard.
Distinctions honorifiques M. Ban a reçu de nombreuses distinctions, décorations et médailles dans son pays et à l’étranger. En 1975, 1986 et 2006, il a été décoré du prestigieux Ordre coréen du Mérite, pour services rendus à son pays.
Renseignements personnels M. Ban est né le 13 juin 1944. Il est marié à Mme Yoo (Ban) Soon-taek, qu’il a connue au lycée en 1962, et avec qui il a eu un fils et deux filles. Outre le coréen, M. Ban parle anglais et français.
Source : Organisation des Nations Unies
mercredi 1 août 2007
Daniel Elie éjecté du gouvernement
Seulement cinq députés ont tenté désespérément de sauver le fauteuil de Daniel Elie, le ministre de la Culture et de la Communication accusé « d'interpréter la loi des finances selon sa vision personnelle ». 68 voix pour, 5 contre, les députés ont infligé une motion de censure à l'architecte qui a la triste particularité d'être le deuxième ministre renvoyé par le Parlement depuis l'entrée en vigueur de la Constitution de 1987. Avant lui, Leslie Gauthier, ex-ministre du Commerce et de l'Industrie sous l'administration Aristide/Neptune, avait subi le même sort.
Ses yeux cachés derrière des lunettes noires, Daniel Elie ne paraissait guère inquiété à son entrée à la Chambre des députés. Escorté de quelques membres de son cabinet, il se mettait de toute oreille à l'écoute du député Faustin Poly, qui présentait les dix chefs d'accusations retenus contre lui. « Le ministre a dépensé de façon opaque les fonds alloués au carnaval 2007. En plus, il a refusé de fournir le moindre détail aux parlementaires qui ont pourtant l'obligation de contrôler les actions du gouvernement », s'offusque le parlementaire sous un tonnerre d'applaudissements des censeurs de Daniel Elie. « Le ministre a également pris sur lui-même de dépenser quelque 30 millions de gourdes pour la fête du drapeau en dehors du budget », a poursuivi Faustin Poly dans son violent réquisitoire qui a occasionné des remous au sein de l'assemblée. C'est là encore, dit-il, une légèreté qui confine au détournement de fonds et à l'arbitraire. Le porte-parole des contestataires du ministre s'insurge, entre autres, contre la présence de Magali Comeau Denis, l'ex-ministre de la Culture du gouvernement de transition dans le cabinet particulier de Daniel Elie. « Quelles accointances ou complicités peuvent expliquer cette embauche ou cette promiscuité pour le moins insolite », se demande avec angoisse le parlementaire. Son violent réquisitoire a mis en lumière ce qu'il appelle le népotisme, le clientélisme, l'immobilisme et les abus de pouvoir du ministre Elie.
D'un ton calme, Daniel Elie a pris tout son temps pour expliquer le rôle et la fonction du ministère qu'il dirige depuis plus d'un an. Il a aussi dressé un bilan exhaustif de toutes ses réalisations avant de répliquer aux assertions des parlementaires. « Le pays souffre d'une carence de cadres. Magali Comeau Denis est un ancien ministre, un cadre de haut niveau qui s'est montré utile », s'est défendu le ministre Daniel Elie, sans pour autant convaincre ses opposants chauffés à blanc.
« Je suis triste et content. On n'a pas toujours de quorum à la Chambre des députés pour voter des lois en faveur de la population, mais il y en a pour renvoyer un ministre », a lâché Louis Joseph Joël, l'une des rares voix favorables à Daniel Elie. Le représentant de Savanette au Parlement a sans doute fait allusion au calvaire du bureau de la Chambre basse pour tenir régulièrement séance. Quand les parlementaires ne sont pas engagés dans l'organisation de fêtes patronales dans leurs circonscriptions respectives, ils font carrément l'école buissonnière. Pour l'une des rares fois, 87 députés ont participé à une assemblée plénière. « Ma tristesse est sans borne. J'ai toujours rêvé d'une législature à l'avant-garde du changement, a, pour sa part déclaré le député Frantz Robert Mondé, qui s'est montré solidaire du ministre congédié. Boire le calice jusqu'à la lie. Courage Daniel ! », dit-il, d'un ton désespéré.
Le verdict prononcé, Daniel Elie se retire sans rien piper.
Les députés étaient au nombre de 87 pour cette séance d'interpellation
Les voix sont ainsi réparties :
Pour: 68
Contre: 5
Abstention: 14
Claude Gilles
Gillesgonaibo73@yahoo.fr
Jean-Pharès Jerôme
pjerome@lenouvelliste.com
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46853&PubDate=2007-07-31
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Attention à la chimérisation du parlement!