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lundi 14 octobre 2019

« Jojo dòmi deyò », des dizaines de milliers de manifestants, artistes en tête, réclament la démission du président Moïse

Publié le 2019-10-13 | Le Nouvelliste
 7 heures du soir. Dimanche 13 octobre 2019. Après plus de huit heures à parcourir les rues de trois des communes de la région métropolitaine, la grande manifestation organisée par un collectif d'artistes revient au Champ de Mars, son point de départ. Le parcours, long de près de quinze kilomètres, s'est déroulé dans la bonne humeur et sans incident majeur.
Habillés majoritairement d'un t-shirt blanc comme demandé par les organisateurs, partis quelques centaines, ils sont des dizaines de milliers lors de la fin de la manifestation à son point de départ. Toute la journée la foule a chanté à tue tête "Jojo dòmi deyò" et autres refrains pour réclamer le départ du pouvoir du président de la République Jovenel Moïse.
Pari gagné pour les artistes. Des dizaines de milliers de manifestants ont donc répondu à leur appel et autant se sont agglutinés sur leur passage. Tous ont exigé ce dimanche, en foulant le macadam, la démission du président Jovenel Moïse, en butte à une contestation sans précédent depuis plusieurs mois et à un "peyi lòk" depuis sept semaines qui empêche la tenue régulière de toutes les activités sur l'étendue du territoire.
Dans une ambiance de carnaval, les artistes Izolan, King Kino, Berto, et co., perchés sur un « char musical» comme pour le carnaval, ont assuré l’ambiance. Avec la foule, ils ont scandé « Jojo dòmi deyò », un refrain devenu culte depuis le début des contestations. Le rythme est entraînant, le message clair.
T-shirts blancs, pancartes préfabriquées, vuvuzelas bruyants, sifflets agressifs, vaccines aux sons entraînants, les manifestants ont utilisé tous les accessoires à leur disposition pour faire passer leur message. Ils ont laissé le Champ de Mars peu après 10 du matin, remonté Lalue, bifurqué par l'avenue Martin Luther King, fait un stop sous le viaduc pour être rejoints par une autre branche en provenance de Cité Soleil, avant de se lancer à l'assaut de l’autoroute de Delmas en direction de Pétion-Ville.
Sans prendre de pause, acclamée sans cesse par un public festif dans ses chants de revendications, la belle et grosse foule a arpenté la rue Metellus sans faire de mal à la ville créée par Jean Pierre Boyer avant de prendre la rue Panaméricaine en direction du centre-ville de Port-au-Prince en passant par Bourdon. Un seul message: Jovenel Moïse doit partir.
Pour Jacques, quadragénaire rencontré au niveau de Delmas 103, il faut en finir avec toute la classe politique. « Jovenel Moïse doit laisser le pouvoir. Nous devons renvoyer également les maires, les députés, les sénateurs, les directeurs généraux, les ministres, etc. Ils doivent tous partir. Ce sont des voleurs. Ils nous divisent pour s’enrichir. Entre-temps, nous pataugeons dans la misère », assène-t-il.
Izolan, le rappeur de Barikad Crew, l’un des groupes les plus populaires auprès des jeunes, s’est montré très satisfait par rapport au feed-back du public ce dimanche. « Nous avons réussi le mouvement. Nous sommes fiers de l’accompagnement de la population. Cela prouve que la majorité en a marre. Le peuple doit obtenir ce qu’il cherche à savoir la démission de Jovenel Moïse et aussi le changement de ce système. Le président ne peut pas nous gouverner. Il doit tirer sa révérence et permettre aux gens compétents de prendre la destinée du pays », a dit Izolan.
Le rappeur insiste sur la nécessité de « changer le système à tout jamais ». « Il faut changer cette dynamique. Nous devons mettre un terme à ce système qui produit l’inégalité, la misère et la corruption. Sinon, nous aurons un autre Jovenel Moïse au Palais national lors des prochaines élections », a-t-il prédit. Jean Leonard Tout-Puissant alias Izolan souligne que la marche de ce dimanche n’est pas une initiative isolée. « S’il ne démissionne pas ce soir ou au cours de cette semaine, nous serons encore dans les rues dimanche. Cette fois, nous serons accompagnés de nos cuillères et de nos assiettes », a prévenu Izolan.
Des personnalités politiques ont également été remarqués à la marche de ce dimanche. C’est le cas du chanteur devenu sénateur de l’Ouest, Antonio Cheramy, alias Don Kato. « Je suis venu supporter l’initiative des artistes. Je les félicite d’avoir rejoint ceux qui exigent le départ de Jovenel Moïse. Nous allons restés mobilisés jusqu’à ce qu’il (Jovenel Moïse) démissionne », a-t-il fait savoir.
Youri Chevry, maire de Port-au-Prince et également manager du groupe Barikad Crew, a confié au journal qu’en tant que citoyen, il n’a d’autre choix que d’unir sa voix à celle de la population. « Le peuple réclame la démission de Jovenel Moïse. Le pays n’est pas gouverné depuis plusieurs semaines. On aurait pu décréter l’état d’urgence. Il n’y a pas d’eau, les hôpitaux ne fonctionnent pas, etc. Pourtant, il y a quelqu’un à la tête de la nation. Le peuple lui demande de tirer les conséquences de son inconséquence », estime-t-il.
Selon Youri Chevry, Jovenel Moïse fait montre d’une incompréhension de la crise en voulant dialoguer avec les acteurs de l’opposition. « Ce n’est pas l’opposition qui est dans les rues. C’est la population. Il peut toujours dialoguer avec des acteurs mais il ne peut pas le faire avec la population. Celle-ci réclame son départ. Il ne peut pas faire autrement », analyse-t-il.
Louis Gérald Gilles, l’ancien sénateur de Fanmi Lavalas, devenu aujourd’hui le chef de file de la structure politique dénommée Nouvelle orientation unifiée pour libérer Haïti » (NOULHA), croit qu’il faut soutenir tous les mouvements de mobilisation qui réclament la fin de ce système. « C’est pour la première que le peuple lève la voix pour exiger la fin de ce système. Il veut désormais que les ressources de l’Etat soient utilisés au profit de l’éducation, la santé, la sécurité, etc. Aujourd’hui, la population, unie comme un seul homme, exige un changement. Je suis sûr qu’elle va obtenir gain de cause. C’est pour cela qu’en tant que figure de la classe politique, je rejoins la marche de ce dimanche », a-t-il dit.
La marche s’est poursuivie après 19 heures dans une ambiance surchauffée. Le cortège a essuyé des jets de pierre au niveau de Morne Lazare (Pétion-Ville). Ce qui a créé une grande panique dans la foule. Après cet incident, les participants ont repris la route en direction du Champs de Mars comme c’était prévu dans le parcours initial.
Les artistes sont la dernière catégorie à rejoindre ouvertement la contestation contre le président Moïse. Vendredi, 107 organisations syndicales et patronales, des organismes de défense des droits humains, des associations de voudouisans et de la société civile ont aussi réclamé la démission du président.
Jean Daniel Sénat
Source:https://lenouvelliste.com/article/207918/jojo-domi-deyo-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-artistes-en-tete-reclament-la-demission-du-president-moise

Agence de presse espagnole (EFE) : des dizaines de milliers de personnes manifestent en Haïti à l’initiative des artistes

By Rezo Nòdwès -13 octobre 201908
La manifestation de dimanche était la plus massive de toutes les journées de protestations organisées depuis le début du mouvement anti-Jovenel Moise, le 16 septembre, et comprenait des adultes, des jeunes et des enfants de toute la région métropolitaine de la capitale. (EFE)
Port-au-Prince, lundi 14 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche à Port-au-Prince pour exiger la démission du président haïtien Jovenel Moise lors d’une manifestation convoquée par des chanteurs et musiciens.
Vêtus de blanc et dans une atmosphère de fête typique du carnaval, des manifestants ont défilé en suivant les camions d’où dégageaient des décibels sur lesquels les chanteurs s’étaient perchés, parmi lesquels Izolan, Mathias et Ti Djo Zenny, Funny, tous des célébrités en Haïti.
Sous le slogan « lage pye’w » (démission), la marche a débuté devant le Rex théâtre, au Champ de Mars, près du Palais national, pour se rendre à Pétion-Ville, un quartier aisé situé au sud-est de Port-au-Prince, au pied de la colline où se trouve la résidence du président Moise.
Contrairement à la grande majorité des manifestations qui ont eu lieu depuis le 16 septembre, celle-ci s’est déroulé dans le calme et la police, pour une fois, n’a pas fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.
source : Agence de Presse espagnole EFE
https://rezonodwes.com/2019/10/13/agence-de-presse-espagnole-efe-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-manifestent-en-haiti-a-linitiative-des-artistes/

La gigantesque mobilisation de vendredi anti-pouvoir rapportée par BBC et The Guardian à Londres, et CBC-Radio Canada à Ottawa

« Thousands of anti-government protesters in Haiti have clashed with police who stopped them marching on the home of President Jovenel Moïse » rapporte BBC à Londres. [Des milliers de manifestants anti-gouvernementaux en Haïti se sont affrontés avec la police qui les a empêchés de se rendre au domicile du président Jovenel Moïse].

Samedi 12 octobre 2019 ((rezonodwes.com))–Des semaines de manifestations contre une crise économique ont été encore plus enflammées vendredi par l’assassinat la veille d’un journaliste de renom qui couvrait des manifestations, lit-on dans un article publié samedi sur le site de BBC montrant la police haïtienne dans leurs œuvres, leur plus grand savoir-faire: lancement des gaz lacrymogènes. Les manifestants exigent la démission de M. Moïse, le blâmant pour des pénuries de carburant et une aggravation de l’inflation, poursuit le texte de la BBC, rapportant que « Vendredi, ils ont brûlé des pneus et versé de l’huile sur la chaussée en criant « aba Jovenel« . Les haut-parleurs ont fait retentir la musique avec des paroles anti-gouvernementales.

« Nous ne pouvons plus le supporter. Nous lui demandons (Président Moïse) de démissionner afin d’avoir un nouvel Haïti … parce que nous souffrons trop dans ce pays. » déclare Claude Jean interviewé par l’agence britannique Reuters, selon la BBC.


The Guardian souligne le rapport sur la dilapidation de fond de Petro Caribe révélant Jovenel Moise, comme l’un des présumés dilapidateurs
La violence dans le pays a augmenté après des mois de manifestations qui se sont intensifiées avec un rapport extrêmement critique en mai sur l’affaire Petrocaribe, qui impliquait la disparition d’environ 2,3 milliards de dollars dans le cadre d’un accord d’achat de pétrole vénézuélien à bas prix.
Le régime de paiement différé au Venezuela, dans lequel Moïse a été impliqué, était censé débloquer des fonds pour des programmes ambitieux d’amélioration des conditions de vie de la population par des services de base dans le pays – dont la plupart n’ont jamais été exécutés.


Selon The Guardian, citant Vision 2000, personne n’a été interrogé et arrêté jusqu’à présent pour la mort d’un journaliste qui couvrait les manifestations et qui a été retrouvé mort jeudi soir dans sa voiture dans la ville de Mirebalais, au nord-est de Port-au-Prince.


Plus tôt cette semaine, Moïse a annoncé la création d’une commission chargée de trouver une solution pour mettre fin à l’aggravation de la crise, mais les dirigeants de l’opposition ont rejeté son appel au dialogue et à l’unité. L’opposition, en colère face à la corruption, déclare vouloir que Moïse se retire, et la montée de l’inflation et le manque de produits de première nécessité, y compris de carburant, continuent de faire rage en Haïti.
CBC ou Radio Canada Ottawa
Né​​​​​​​hé​​​​​​​mie Joseph among about 20 known to have died amid protests over the past month. [Néhémie Joseph parmi la vingtaine de personnes qui sont décédées lors des manifestations au cours du mois dernier]
Des manifestants ont brûlé des pneus et déversé de l’huile dans les rues de certaines parties de la capitale haïtienne vendredi, en réitérant leur appel à la démission du président Jovenel Moïse quelques heures à peine après la mort d’un journaliste.


De nombreuses personnes réclament également une enquête plus approfondie à la suite d’un rapport du Sénat haïtien accusant d’anciens hauts responsables de l’administration de l’ancien président Michel Martelly d’avoir détourné au moins 2 milliards de dollars de fonds liés à un programme pétrolier subventionné vénézuélien. pour les programmes sociaux.
Le rapport mentionne également une société que Moïse avait détenue. Moïse, successeur de Martelly, a nié ces accusations.


Source: https://rezonodwes.com/2019/10/12/la-gigantesque-mobilisation-de-vendredi-anti-pouvoir-rapportee-par-bbc-et-the-guardian-a-londres-et-cbc-radio-canada-a-ottawa/

jeudi 6 décembre 2012

Haïti-Université : Marche étudiante pour le droit à la vie

Symbolisme du 5 décembre incompris à l’Ueh ?
P-au-P, 5 déc. 2012 [AlterPresse] --- A l’appel de la Commission provisoire interfacultaire (Cpi), quelques dizaines d’étudiants et d’étudiantes de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh) ont marché dans les rues de Port-au-Prince, ce 5 décembre 2012, date hautement symbolique à l’Ueh, en réclamant le respect du droit à la vie en Haïti et l’autopsie du corps de Damael D’Haïti, un étudiant assassiné.
Une grande banderole invite à « pote kole pou n batay kont enjistis, lavichè, ensekirite, move kondisyon etid ak kolera Minista (Appuyez la lutte contre l’injustice, la vie chère, l’insécurité, les mauvaises conditions d’études et le choléra de la Minustah) ».
Un étudiant, membre de la Cpi, précise au micro des journalistes que ce « paquet de revendications » renvoie au droit de vivre à côté des autres droits constamment bafoués au sein de la société haïtienne.
Sur certaines pancartes exhibées par les manifestants sont lus des slogans appelant à la reforme de l’Ueh, dénonçant « le kidnapping comme commerce des bourgeois » et exigeant justice pour des victimes, dont le professeur Jn Anil Louis-Juste, les étudiants Yourkens Leroy, Onald Auguste, Damael D’Haïti et le policier Walky Calixte.
Partie du campus de la Faculté de droit et des sciences économiques (Fdse) de Port-au-Prince, les étudiants et étudiantes ont recherché en vain le soutien de leurs collègues de l’Ecole Normale supérieure (Ens), de la Faculté des sciences (Fds) et de la Faculté de médecine.
« Les 18 000,00 gourdes roses (450,00 USD) de Martelly-Lamothe ont endormies l’université », soutien une étudiante-manifestante qui a ainsi tenté d’expliquer le manque d’intérêt pour le mouvement.
Selon elle, la distribution à l’Ueh des formulaires du programme gouvernemental de subvention appelé « Kore etidyan » (Soutenir les étudiants) fait partie d’une stratégie de l’administration en place pour casser l’élan de la mobilisation étudiante.
A la Faculté des sciences humaines (Fasch), les organisations étudiantes Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (Akp), Sèk Gramsci et le Cercle d’études et d’intervention en travail social (Ceits) voient dans « Kore etidyan » une tentative de fouler aux pieds l’autonomie de l’Ueh.
Poursuivant sa route, rue Oswald Durand, Champ de Mars, Lalue, la marche s’est transformée en sit-in devant les locaux du ministère de la justice, où les manifestants ont soulevé surtout la question de l’autopsie de l’étudiant Damael D’Haïti présumé assassiné par le policier Maccéus Pierre-Paul le 10 novembre 2012, à la fête d’intégration des nouveaux admis à la Fdse.
5 décembre : pas compris !
A la clôture de la manif, certains étudiants et étudiantes regrettent que le symbolisme de la date du 5 décembre, retenue comme celle de l’arrivée des premiers Européens sur l’ile, ne soit pas compris par beaucoup. Cette date rappelle également l’intervention violente des partisans du régime de Jean Bertrand Aristide en 2003 à la Fasch.
« On oublie déjà le massacre des premiers habitants de l’île par le capitalisme esclavagiste. Nos collègues semblent faire fi royalement du massacre du 5 décembre 2003 des étudiants et professeurs par des sbires proches du pouvoir de l’époque », estime Maccénat André, membre du Cpi et de Akp. Il estime que « beaucoup ont perdu leur capacité d’analyse sous le poids de la misère ». [efd gp apr 5/12/2012 16 :30]

mardi 27 avril 2010

Première manifestation contre la loi d'urgence au Cap haïtien

Des militants politiques du Cap Haïtien ont organisé hier la première manifestation anti gouvernementale depuis le vote de la loi d'urgence. Les membres d'une organisation populaire capoise rejoignent ainsi leurs camarades de Miragoane, Gonaïves, Léogane, Hinche et Cayes dans le mouvement de protestation visant le retrait de la loi d'urgence. Les dirigeants de ces organisations qui bénéficient de l'appui de plusieurs leaders politiques dont Evans Paul (Alternative, William Jeanty (Konba) et Youri Latortue (AAA) font état d'une concertation visant à donner un caractère national au mouvement.
Dans la vile du Cap des citoyens ont défilé dans les rues et réalisé un concert de casseroles. Ils réclament le départ du chef de l'Etat estimant qu'il serait en connivence avec la communauté internationale pour violer la souveraineté nationale.
Les manifestants, résidents de plusieurs quartiers populeux dont La Fosset et Nan Banan ont également dénoncé la précarité de leur condition d'existence.
Ils entendent poursuivre leur mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
Dans le même temps, a Miragoane plus de 200 membres de plusieurs organisations ont défilé dans les rues pour protester contre la loi d'urgence. Les manifestants ont lancé un appel à l'unité estimant que la décentralisation est un outil indispensable pour le développement économique.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17636

vendredi 3 juillet 2009

Nouvelle manifestation d'étudiants de la faculté de Médecine et de Pharmacie

Des dizaines d'étudiants de la faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) ont organisé le 2 juillet, une marche en vue d'exiger qu'une solution soit trouvée à la crise qui persiste au sein de cette entité de l'université d'état Haïti. Partant de la Faculté à la rue Oswald Durand, les protestataires ont observé un arrêt devant le Rectorat de l'Université d'Etat d'Haïti.
Des bougies étaient gardées allumées pendant le parcours pour faire passer le message. « Nous constatons une sorte de mutisme chez le rectorat face à la crise alors qu'elle persiste, lancent les protestataires.
Nous sommes venus avec des bougies allumées juste pour les inciter à marcher vers la lumière, ils sont dans l'obscurité », indiquent-ils devant les locaux du rectorat. « La crise de la FMP a des conséquences sur le pays tout entier, ajoute les étudiants lors de la marche.
Ils ont réitéré leur détermination à poursuivre la mobilisation. La marche s'est terminée devant l'église du Sacré Cœur de Turgeau. Aucun incident n ‘a ete enregistré.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15451

mardi 23 juin 2009

Les étudiants protestataires observent une pause dans leur mouvement Les étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) ont observé hier lundi une pause dans la série de manifestation visant à réclamer la publication de la loi sur le salaire minimum.
Les organisateurs du mouvement expliquent qu'il s'agit d'un arrêt visant à revoir la stratégie adoptée depuis 2 mois.
Au cours d'un point de presse hier les étudiants se sont évertués à mettre en évidence la virulence des gaz utilisés par les forces de l'ordre.
Les étudiants de la faculté de médecine font remarquer que l'inhalation de ces gaz peut provoquer le cancer et des mutations en plus de l'aspect lacrymogène.
En dépit de risques sanitaires encourus, les étudiants des facultés de médecine, Ethnologie, Ecole Normale et Sciences Humaines, n'entendent pas lâcher prise dans leur mouvement visant à réclamer la fixation du salaire minimum à 200 gourdes par jour.
Un des chefs de file du mouvement a fait valoir que leur stratégie permet d'alterner les manifestations de rues avec celles des facultés.
Dans le cadre d'une nouvelle méthode, les étudiants se proposent d'attirer l'attention du plus grand nombre en ayant recours à diverses activités dont des marches pacifiques et des concerts de casseroles.
Outre le salaire minimum à 200 gourdes, les étudiants de l'UEH réclament également des réformes au sein de l'université et le départ de la Minustah.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15399

jeudi 18 juin 2009

Nouveaux incidents à l’occasion du mouvement de protestation initié à l’Université d’Etat d’Haïti

Un reporter d’une station privée de la capitale vraisemblablement blessé par balle
mercredi 17 juin 2009, Radio Kiskeya

Une vive tension a de nouveau régné mercredi aux abords du siège de la Faculté de Médecine et de Pharmacie à Port-au-Prince où la police nationale et des casques bleus de l’ONU ont une fois de plus fait usage massif de gaz lacrymogènes contre des étudiants qui manifestaient.
Un journaliste de la station privée Galaxie, Ernst Cardichon, a été vraisemblablement blessé d’une balle réelle à la main, alors qu’il couvrait l’événement.
Un véhicule des Nations Unies a été incendié. Les étudiants attribuent un tel acte à des riverains qui participent au mouvement de protestation déclenché depuis maintenant une quinzaine de jours, pour réclamer la promulgation d’une nouvelle loi sur le salaire minimum et la réforme au sein de l’Université d’Etat d’Haïti.
A l’intervention de la police et des casques bleus, les étudiants se sont retranchés à l’intérieur du local de la faculté qui a été alors bombardé de gaz, ainsi que des habitations du voisinage immédiat. Ce qui a provoqué une certaine grogne parmi les riverains qui, à l’instar des étudiants, promettent de manifester de plus bel jeudi.
Une forte averse a quelque peu calmé la situation en fin d’après-midi. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5969

Manifestation des étudiants; un véhicule de la Minustah incendié

Un véhicule de la Minustah a été incendié au cours de la manifestation des étudiants l'Université d'État d'Haïti (UEH) visant à réclamer la publication de la loi sur le salaire minimum. Les policiers de l'UNpol qui se trouvaient à bord du véhicule ont eu le temps de prendre la fuite avant l'incendie.
Il s'agit d'une journée de manifestation sous le signe de la violence et des affrontements entre étudiants et forces de l'ordre aux abords des facultés École Normale Supérieure, Ethnologie, Médecine et Sciences Humaines.
De plus, un autobus a été incendié non loin de l'école Normale Supérieure (ENS) et une centaine de pare brises ont été cassées par des jets de pierres. Le bilan des dégâts matériels s'alourdit alors que le chef de l'État a officiellement fait objection à la loi sur le salaire minimum.
Une personne a été appréhendée au Champ de Mars quelques minutes après une offensive des étudiants. Le jeune homme, Maxo Boirond qui apparemment ne participait pas à la manifestation, a été conduit au quartier général de la Compagnie d'intervention et de Maintien de l'Ordre (Cimo).
Les policiers de la Minustah, déployés en nombre imposant ont été en première ligne pour disperser les manifestants. Des reporters ont constaté que des agents de la Minustah avaient lancé de gaz lacrymogène dans des facultés et au marché Salomon.
La forte averse qui s'est abattue sur la capitale en fin d'après midi a quelque peu refroidi l'ardeur de manifestants. Les facultés d'ethnologie, École Normale Supérieure et Médecine ont été les principaux foyers de tension au cours de la journée de manifestation.
Les réformes à l'UEH, le départ de la Minustah et la publication de la loi sur le salaire minimum constituent les principales revendications des étudiants qui n'entendent pas lâcher prise.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15374

mardi 16 juin 2009

Les étudiants pacifient leur mouvement de protestation

La manifestation des étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) s'est déroulée dans le calme en dépit de l'absence des forces de l'ordre. Une centaine d'étudiants ont pris part à la manifestation qui a effectué des arrêts devant le Rectorat de l'UEH et le ministère de l'éducation Nationale.
Cette manifestation pacifique a été organisée dans les rues de la capitale alors que la semaine dernière des heurts violents avaient été enregistrés entre forces de l'ordre et manifestants.
Des chefs de partis politiques et des parlementaires avaient lancé un appel au calme aux étudiants tout en attirant l'attention sur la justesse de leurs revendications.
Outre la publication de la loi sur le salaire minimum, les étudiants ont également réclamé la résolution de la crise à la faculté de médecine et le départ des troupes de la Minustah.
Même si les revendications politiques et sociales sont toujours en évidence, les étudiants ont au cours de cette marche accordé une grande importance aux problèmes de l'UEH. Des manifestations ont réclamé le départ du recteur Jean Vernet Henry qu'ils qualifient d'incompétent.
Dans le même temps, les étudiants de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) ont exigé l'application du décret de 1947 qui fait obligation aux responsables du ministère d'intégrer les étudiants finissants dans le corps enseignants des lycées.
Par ailleurs, 6 manifestants incarcérés depuis une dizaine de jours ont été libérés par le juge d'instruction Mathieu Chalatte. Un étudiant. 2 mécaniciens, et deux lycéens figurent parmi les personnes remises en liberté indique l'avocat du rectorat, Monferrier Dorval. Il espère que les 6 autres manifestants incarcérés pourront recouvrer leur liberté au cours de cette semaine.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15364

Nouvelle manifestation d'étudiant à Port au Prince

Quelques centaines d'étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) ont marché, ce 15 juin 2009, dans les rues de la capitale haïtienne pour exiger des autorités gouvernementales la publication de la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes.
Aucun incident n'a été signalé durant le déroulement de cette marche d'étudiants. Aucun dispositif spécial de sécurité n'a été aussi mis en place à cette occasion.
Les manifestants ont défilé devant plusieurs institutions, dont le Rectorat de l'UEH et le ministère de l'Education nationale, et présenté leurs cahiers de doléances.
Ils ont lu un message et annoncé un débat sur les nombreux défis de l'Université de l'Etat. .
Une trentaine de manifestants, dont des étudiants, ont été arrêtés depuis le lancement de cette mobilisation en faveur de la promulgation de la nouvelle loi sur le salaire minimum. .
A date, une douzaine d'entre eux ont donc été élargis.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15362

lundi 15 juin 2009

Nouvelle marche de protestation prévue à Port-au-Prince

La police continuera à sévir s’il y a lieu, annonce son chef / Dénonciations de la violation de l’espace universitaire par les forces de l’ordre
lundi 15 juin 2009,
Radio Kiskeya
Les étudiants de plusieurs facultés de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) ont annoncé pour ce lundi une nouvelle manifestation à Port-au-Prince à laquelle ils invitent divers autres secteurs de la vie nationale, pour réclamer, entre autres, la libération de toutes les personnes appréhendées par la police lors des récentes journées de protestation, la résolution de la crise à la Faculté de médecine, la réforme de l’université et la promulgation de la nouvelle loi sur le salaire minimum.
La plupart des étudiants appréhendés ont été libérés. Les deux derniers qui seraient encore en garde à vue devraient à leur tour comparaître ce lundi par-devant la justice. Mais, les étudiants exigent que toutes les autres personnes qui avaient été arrêtées en même temps que leurs camarades soient également relâchées.
De leur côté, le décanat de la Facultés de Droit et des Sciences économiques et les Conseils de coordination et des études de la Faculté des Sciences Humaines ont protesté contre la violation de l’espace universitaire par des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), le 10 juin dernier.
Tout en désapprouvant toutes les manifestations violentes et tous les actes de provocation des forces de l’ordre, le décanat de la Faculté de Droit invite les étudiants au dialogue, à la concertation et à des débats ouverts, dans le calme et la sérénité de l’espace universitaire.
Les Conseils de coordination et des études de la Faculté des Sciences Humaines responsabilisent pour leur part la première ministre, Mme Michèle Duvivier Pierre Louis, en sa qualité de présidente du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), en ce qui concerne la sécurité des citoyens.
Intervenant samedi dernier à l’occasion de la commémoration du 14ème anniversaire de la PNH, le commandant en chef de la police, Mario Andrésol, a promis que la police continuera à sévir contre les actes de violence et de banditisme quels qu’ils soient, ainsi que contre toute forme de dérive dans les manifestations publiques. Il a appelé les citoyens désireux de manifester, pour quelle que raison que ce soit, à exercer leur droit dans le respect scrupuleux des normes.
Les dernières journées de protestation à Port-au-Prince se sont soldées par un mort, un étudiant d’un institut privé de communication, plusieurs blessés et des dégâts matériels considérables. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5962

jeudi 11 juin 2009

LES MANIFESTATIONS DES ETUDIANTS CONTINUENT

Un étudiant assassiné dans des conditions peu claires

Un étudiant, Emmanuel Jean François, a été tué dans des circonstances peu claires hier mercredi. Le cadavre ensanglanté de Jean François, étudiant de Ecole de Journalisme et de Langue Française (ISCOF) a été transporté à la morgue de l'HUEH dans l'après midi.

La manifestation des étudiants s'était poursuivie dans les rues et les facultés au cours de la journée d'hier. Les facultés de Droit, Médecine, Normale et ethnologie ont servi de base arrière aux étudiants qui ont continué à lancé des pierres sur les véhicules officielles et les voitures privées neuves.

Au cours des trois dernières journées aucune information sur le nombre de personnes appréhendées n'a été communiquée par les autorités. Des élèves des lycées Toussaint et Pétion ont pris part en grand nombre aux manifestants. Des barricades de pneus enflammés ont été érigés à l'avenue Christophe où des pare-brises de véhicules ont été cassés.

Par ailleurs, des étudiants de la faculté d'Ethnologie ont indiqué avoir identifié un individu armé qui avait infiltré le mouvement. L'homme qui se faisait passer pour un étudiant avait en sa possession un revolver taurus.

Le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoît réclame la libération des étudiants appréhendés lors des manifestations. Appelant les étudiants à réaliser des manifestations pacifiques, M. Benoît croit que le gouvernement doit dialoguer avec les étudiants.

LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15346

Nouvelles protestations étudiantes à Port-au-Prince : Un mort par balle

Etudiant en communication d’une école privée, Emmanuel Jean-Francois a été abattu dans des circonstances non encore élucidées

Un étudiant d’une école de communication, Emmanuel Jean-François, a été tué par balle mercredi à Port-au-Prince, lors de nouvelles manifestations anti-gouvernementales sur fond de revendications sociales organisées à l’instigation des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti.

Retrouvé avec le badge de son école, l’Institut Supérieur de Communication Française (ISCOF), le corps de la victime a été acheminé à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat.

Aucune précision n’était encore disponible sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le premier incident meurtrier de la mobilisation étudiante dont l’objectif premier était la promulgation de la loi révisant à la hausse le salaire minimum.

En dépit de la présence moins importante des manifestants autour des facultés de l’UEH, comparativement à mardi, la journée a été marquée par de nouveaux incidents.

A l’HUEH, tous les patients admis à la maternité, de même que les enfants soignés à la pédiatrie, ont dû être évacués en raison de l’atmosphère rendue insupportable par l’usage excessif de gaz lacrymogènes.

Quant au service d’urgence, il a été vidé de ses malades en très peu de temps.

La panique était également à son comble au collège Colimon Boisson, une école primaire de la capitale. De jeunes élèves intoxiqués sont tombés en syncope tandis que parents, enseignants et riverains ne pouvaient pas tenir en place.

A la Faculté d’ethnologie, un présumé sympathisant du mouvement aurait été désarmé par des étudiants après avoir tenté de s’infiltrer parmi les protestataires en possession d’un pistolet de calibre 9mm, selon des témoignages recueillis sur place. L’inconnu serait parvenu à prendre la fuite au moment où la police dispersait la manifestation à coups de grenades lacrymogènes.

En fin d’après-midi, un juge de paix, Samuel Brulais, accompagné d’un agent de la police scientifique, a pu récupérer l’arme à feu après le constat légal.

Les étudiants de la faculté, qui avaient auparavant informé de l’incident Me Aviol Fleurant, avocat du rectorat de l’UEH, ont exprimé leur soulagement face au dénouement de cette affaire. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5957

mercredi 10 juin 2009

Intensification du mouvement de protestation des étudiants

Le mouvement des étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) pour réclamer l'augmentation du salaire minimum s'est intensifié hier mardi avec l'implication de plusieurs autres secteurs dans les manifestations.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé au Champ de Mars et à l'avenue Christophe en contournant les dispositifs mis en place par les forces de l'ordre. En dépit d'une forte averse la cinquième journée de manifestation s'est déroulée avec l'érection de barricades et des jets de pierres qui ont provoqué l'utilisation des gaz lacrymogène par les forces de l'ordre.

Un véhicule de l'administration publique a été incendié à l'avenue Christophe alors que plusieurs autres voitures portant des plaques officiels ont été des cibles de jets de pierres par un groupe d'étudiants retranchés à l'école Normale Supérieure (ENS).

Dans l'aire du Champ de Mars les activités économiques ont fonctionné au ralenti. Plusieurs entreprises ayant dû baisser leurs rideaux de fer.

Outre la publication de la loi sur le salaire minimum, les étudiants ont réclamé également la libération de leurs camarades incarcérés à la prison de l'Arcahaie. Les manifestants s'étaient divisés en plusieurs branches compliquant ainsi la tache des agents de l'ordre déployés en nombre imposant au Champ de Mars.

L'intensification du mouvement des étudiants est intervenue alors que les parlementaires sont dans l'attente d'une objection du chef de l'Etat à la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes. Selon le ministre chargé des relations avec le Parlement, le chef de l'Etat dispose de 8 jours pour formuler une objection.

LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15341