Agence QMI OTTAWA – Un vingtième individu qui figure sur la liste des criminels d'origine étrangère recherchés par les autorités fédérales a été arrêté mardi dans la région de Toronto.
Ian Getfield, âgé de 37 ans, originaire de la Jamaïque, est interdit de territoire au Canada après avoir été reconnu coupable de plusieurs accusations, notamment de possession de stupéfiants, de vol de moins de 5000$, de voies de fait, de défaut de comparaître et de deux accusations d'entrave au travail d'un agent de la paix. Getfield est détenu par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).
L'Agence a aussi annoncé l'expulsion de Delson Jules, un Haïtien de 41 ans qui vivait à Saint-Hubert, au Québec. Il a été renvoyé du Canada, mardi.
Jules, qui s'est rendu aux autorités fédérales le 17 janvier, à Montréal, avait été déclaré coupable de harcèlement criminel, de voies de fait et d'avoir proféré des menaces. Il s'agit du dixième individu sur la liste de l'ASFC à être expulsé du pays.
«Il n'y a pas de place chez nous pour ceux qui, par la tromperie et la criminalité, profitent de l'accueil généreux du Canada et menacent la sécurité de nos collectivités et de nos citoyens», a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2012/02/20120201-163618.html
HAITI RECTO VERSO
Une fenêtre toujours sur Haïti, au moment ou son dessein est lié à la volonté d’autrui. Nous incitons au débat conceptualisant HAITI dans un cadre de crise financière menaçant l'équilibre mondial. Malgré 2010 avec ses désastres : tremblement de Terre, choléra, élections gâchées, retour de Duvalier, d'Aristide; Sweet Micky Président, Haïti existe encore en 2011. Comprenons pour agir: "Que tout ce qui s'ecrit poursuive son chemin"..."Va (ma pensée), va là ou le vent te pousse"..
jeudi 2 février 2012
Un Haïtien , JULES DELSON, expulsé du pays , CANADA
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HAITIENS EXPULSES
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Haïti-Santé/Ethanol : Les autorités rassurent
P-au-P, 1 févr. [AlterPresse] --- L’éthanol ne présente « aucun danger » pour la consommation, déclare le président de la commission santé au Sénat, Wesner Polycarpe, en marge d’une rencontre institutionnelle le mardi 31 janvier 2012. Le sénateur Polycarpe a eu des discussions avec la ministre de la santé et de la population, Florence Duperval Guillaume, et le directeur de ce ministère, Gabriel Timothée, autour de la circulation de l’éthanol sur le marché haïtien et l’inquiétude que cela soulève.
En janvier 2012, la population de Léogâne (à une trentaine de km au sud de la capitale) a intercepté plusieurs barils d’éthanol et mis le feu à certains.
Il y a une confusion entre le méthanol, produit dangereux, et l’éthanol, inoffensif et largement utilisé dans les boissons et le domaine médical, tient à préciser la ministre Duperval Guillaume,
« L’essentiel, c’est de rassurer la population sur la différence existant entre le méthanol - qui est un poison violent, capable de causer la mort de façon rapide - et l’éthanol - qui est un produit alcoolisé -. Nous retrouvons l’éthanol dans plusieurs substances, notamment les pansements et les liqueurs. L’éthanol n’a pas d’effets néfastes », explique t-elle.
Le méthanol a déjà causé la mort de près d’une quinzaine de personnes dans deux sections communales de l’Arcahaie (à une trentaine de km au nord de Port-au-Prince) en janvier 2011.
De son côté, le sénateur Polycarpe annonce des mesures pour calmer les planteurs qui voient leur production d’alcool perdre du terrain face à l’éthanol, massivement importé ces derniers jours.
Cette situation soulève, notamment à Léogâne, une grogne, aggravée par la peur d’éventuels risques de consommation de l’éthanol.
Il faut que les planteurs de Léogâne « comprennent que ce n’est pas le produit qui a un problème, parce que le ministère du commerce reconnait quatre grands distributeurs dans le pays. C’est l’usage abusif de cet alcool, qui représente un accroc majeur à la production nationale. L’utilisation de l’éthanol tend à s’étendre... sur le marché haïtien », continue la ministre Duperval Guillaume.
Plusieurs planteurs auraient abandonné la culture de la canne à sucre, destinée à la fabrication de l’alcool local, pour la culture de bananes sans le moindre contrôle sur la provenance des intrants.
Le sénateur Polycarpe rassure. Des pistes de solution sont en train d’être envisagées dans le but de calmer les planteurs par rapport à l’importation de l’éthanol, affirme t-il.
Une commission interministérielle, réunissant les ministères de la santé publique et de la population, du commerce, de l’économie et des finances ainsi que de l’agriculture, a été formée autour de la question.
Il s’agit selon le sénateur Polycarpe de « produire des résultats concrets sur l’échantillon qui se trouve entre les mains de la population de Léogane, et d’encadrer surtout les agriculteurs dans plusieurs domaines ».
Le manque de contrôle sur l’importation de l’éthanol en Haïti est vivement dénoncé à Léogâne.
Les planteurs revendiquent, entre autres, la garantie d’avoir des matériels et des moyens pouvant leur permettre de travailler, tels des tracteurs, un système adéquat de canalisation et d’arrosage, des crédits dans des banques agricoles, des crédits pour l’obtention d’engrais, de semences, et la règlementation de l’usage des terres. [jep kft rc apr 01/02/2012 12:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12308
Commentaire:
Vers la disparition de notre bon vieux clairin ou notre tafia. Des agriculteurs haïtiens et les propriétaires de guildives devront encore une fois laisser la place aux importateurs qui ne paient surement pas d'impôts. Ainsi va Haïti..
En janvier 2012, la population de Léogâne (à une trentaine de km au sud de la capitale) a intercepté plusieurs barils d’éthanol et mis le feu à certains.
Il y a une confusion entre le méthanol, produit dangereux, et l’éthanol, inoffensif et largement utilisé dans les boissons et le domaine médical, tient à préciser la ministre Duperval Guillaume,
« L’essentiel, c’est de rassurer la population sur la différence existant entre le méthanol - qui est un poison violent, capable de causer la mort de façon rapide - et l’éthanol - qui est un produit alcoolisé -. Nous retrouvons l’éthanol dans plusieurs substances, notamment les pansements et les liqueurs. L’éthanol n’a pas d’effets néfastes », explique t-elle.
Le méthanol a déjà causé la mort de près d’une quinzaine de personnes dans deux sections communales de l’Arcahaie (à une trentaine de km au nord de Port-au-Prince) en janvier 2011.
De son côté, le sénateur Polycarpe annonce des mesures pour calmer les planteurs qui voient leur production d’alcool perdre du terrain face à l’éthanol, massivement importé ces derniers jours.
Cette situation soulève, notamment à Léogâne, une grogne, aggravée par la peur d’éventuels risques de consommation de l’éthanol.
Il faut que les planteurs de Léogâne « comprennent que ce n’est pas le produit qui a un problème, parce que le ministère du commerce reconnait quatre grands distributeurs dans le pays. C’est l’usage abusif de cet alcool, qui représente un accroc majeur à la production nationale. L’utilisation de l’éthanol tend à s’étendre... sur le marché haïtien », continue la ministre Duperval Guillaume.
Plusieurs planteurs auraient abandonné la culture de la canne à sucre, destinée à la fabrication de l’alcool local, pour la culture de bananes sans le moindre contrôle sur la provenance des intrants.
Le sénateur Polycarpe rassure. Des pistes de solution sont en train d’être envisagées dans le but de calmer les planteurs par rapport à l’importation de l’éthanol, affirme t-il.
Une commission interministérielle, réunissant les ministères de la santé publique et de la population, du commerce, de l’économie et des finances ainsi que de l’agriculture, a été formée autour de la question.
Il s’agit selon le sénateur Polycarpe de « produire des résultats concrets sur l’échantillon qui se trouve entre les mains de la population de Léogane, et d’encadrer surtout les agriculteurs dans plusieurs domaines ».
Le manque de contrôle sur l’importation de l’éthanol en Haïti est vivement dénoncé à Léogâne.
Les planteurs revendiquent, entre autres, la garantie d’avoir des matériels et des moyens pouvant leur permettre de travailler, tels des tracteurs, un système adéquat de canalisation et d’arrosage, des crédits dans des banques agricoles, des crédits pour l’obtention d’engrais, de semences, et la règlementation de l’usage des terres. [jep kft rc apr 01/02/2012 12:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12308
Commentaire:
Vers la disparition de notre bon vieux clairin ou notre tafia. Des agriculteurs haïtiens et les propriétaires de guildives devront encore une fois laisser la place aux importateurs qui ne paient surement pas d'impôts. Ainsi va Haïti..
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ETHANOL ET HAITI
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Haïti-Éducation : Des enseignants menacent d’entrer en grève dans le département du Centre
mercredi 1er février 2012 Correspondance Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 1 févr. 2012 [AlterPresse] --- Des enseignants dans des écoles publiques à Hinche menacent d’entamer une grève à partir de la première semaine de février 2012 pour exiger le versement de quatre mois d’arriérés de salaire et l’octroi d’un contrat de travail, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Engagés dans le programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (Psugo) depuis le 3 octobre 2011, ces enseignants indiquent qu’ils ne savent pas encore comment fonctionne le programme.
« Nous travaillons depuis 4 mois sans rien toucher, et nos enfants ne peuvent même pas avoir un plat chaud », déplore Louis Sainturin, porte parole du groupe dénommé « Enseignants de l’école universelle ».
Le 24 janvier dernier, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a publié une note concernant la question des nominations et des arriérés de salaire.
Les contrats de travail pour les enseignants appelés pour répondre aux besoins du Psugo sont finalisés uniquement pour le Sud-Est, le Nord-Est, le Sud et la Grande Anse, selon le ministère.
Pour les autres départements, le processus est en cours.
Le ministère affirme aussi qu’il a réactivé la question des arriérés de salaire.
Dix mille enseignants ont déjà été régularisés et « la plupart ont reçu leur chèque depuis belle lurette », signale la note.
Mais, dans le Plateau central, outre la condition des enseignants, c’est celle des établissements scolaires qui préoccupe.
Certains professeurs des écoles publiques, qui menacent d’observer un arrêt de travail, indiquent qu’il leur faut parcourir plusieurs kilomètres à pied avant d’arriver sur leurs lieux de travail.
Des écoles « zonbi »
« Quatre enseignants pour des centaines d’élèves, et les cours sont dispensés sous des arbres… Nous sommes obligés de placer des draps sous ces manguiers afin de nous faciliter la tâche. Alors, quelle est la politique de l’État haïtien en matière d’éducation ? »
C’est ainsi que réagit Anélus Lafortune, l’un des membres du comité de gestion de l’école nationale de Colombier (2 e section communale de Savanette), un établissement public établi depuis 25 ans.
« J’ai vu de mes propres yeux à Matelgate( 1 re section communale de Cerca-la-Source) des enfants en état de nécessité extrême qui veulent s’éduquer, mais les conditions sont infrahumaines », décrit, pour sa part, la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Alternative-Centre).
Beauzile évoque les sections communales de Cerca-la-Source et de Thomassique (haut Plateau central), où des enfants vont le ventre vide et pieds nus à l’école.
« Il n’y a pas d’écoles dans les sections communales, et nous devons penser à en construire », indique le député de Maissade, Romain Musset (MAS/haut Plateau central).
Romain Musset reconnait qu’il est du devoir des autorités d’offrir aux enfants une éducation de qualité.
Le directeur départemental du ministère de l’éducation nationale, Muller Julesaint, déclare que son bureau a déjà transmis la liste des écoles qui fonctionnent soit sous des manguiers, des tentes, soit à l’intérieur d’églises.
Il annonce la construction de 20 nouveaux établissements scolaires par l’État haïtien au profit des enfants du Plateau Central.
« Nous sommes confiants dans la réussite du Psugo, malgré les difficultés économiques qui empêchent certains parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Mais, ce qui est sûr, c’est que, dans deux ans, tout sera normal », prédit le directeur départemental de l’éducation, qui déclare que tout ne peut pas se faire en un jour.
En tout cas , la présidence affirme avoir permis, en quatre mois, à 903 mille enfants de bénéficier de son programme, contre 770 mille au départ.
Sur son site internet, le ministère de l’éducation nationale parle, de son côté, de plus d’un million d’enfants.
Des chiffres qui changent. Des chiffres également contestés par des syndicats d’enseignants.
Les chiffres mentionnés ne collent ni avec les données du ministère, ni avec la réalité sur le terrain, soulignent ces syndicats. [ro kft rc apr 1/02/2012 10 :57]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12306
Hinche (Haïti), 1 févr. 2012 [AlterPresse] --- Des enseignants dans des écoles publiques à Hinche menacent d’entamer une grève à partir de la première semaine de février 2012 pour exiger le versement de quatre mois d’arriérés de salaire et l’octroi d’un contrat de travail, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Engagés dans le programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (Psugo) depuis le 3 octobre 2011, ces enseignants indiquent qu’ils ne savent pas encore comment fonctionne le programme.
« Nous travaillons depuis 4 mois sans rien toucher, et nos enfants ne peuvent même pas avoir un plat chaud », déplore Louis Sainturin, porte parole du groupe dénommé « Enseignants de l’école universelle ».
Le 24 janvier dernier, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a publié une note concernant la question des nominations et des arriérés de salaire.
Les contrats de travail pour les enseignants appelés pour répondre aux besoins du Psugo sont finalisés uniquement pour le Sud-Est, le Nord-Est, le Sud et la Grande Anse, selon le ministère.
Pour les autres départements, le processus est en cours.
Le ministère affirme aussi qu’il a réactivé la question des arriérés de salaire.
Dix mille enseignants ont déjà été régularisés et « la plupart ont reçu leur chèque depuis belle lurette », signale la note.
Mais, dans le Plateau central, outre la condition des enseignants, c’est celle des établissements scolaires qui préoccupe.
Certains professeurs des écoles publiques, qui menacent d’observer un arrêt de travail, indiquent qu’il leur faut parcourir plusieurs kilomètres à pied avant d’arriver sur leurs lieux de travail.
Des écoles « zonbi »
« Quatre enseignants pour des centaines d’élèves, et les cours sont dispensés sous des arbres… Nous sommes obligés de placer des draps sous ces manguiers afin de nous faciliter la tâche. Alors, quelle est la politique de l’État haïtien en matière d’éducation ? »
C’est ainsi que réagit Anélus Lafortune, l’un des membres du comité de gestion de l’école nationale de Colombier (2 e section communale de Savanette), un établissement public établi depuis 25 ans.
« J’ai vu de mes propres yeux à Matelgate( 1 re section communale de Cerca-la-Source) des enfants en état de nécessité extrême qui veulent s’éduquer, mais les conditions sont infrahumaines », décrit, pour sa part, la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Alternative-Centre).
Beauzile évoque les sections communales de Cerca-la-Source et de Thomassique (haut Plateau central), où des enfants vont le ventre vide et pieds nus à l’école.
« Il n’y a pas d’écoles dans les sections communales, et nous devons penser à en construire », indique le député de Maissade, Romain Musset (MAS/haut Plateau central).
Romain Musset reconnait qu’il est du devoir des autorités d’offrir aux enfants une éducation de qualité.
Le directeur départemental du ministère de l’éducation nationale, Muller Julesaint, déclare que son bureau a déjà transmis la liste des écoles qui fonctionnent soit sous des manguiers, des tentes, soit à l’intérieur d’églises.
Il annonce la construction de 20 nouveaux établissements scolaires par l’État haïtien au profit des enfants du Plateau Central.
« Nous sommes confiants dans la réussite du Psugo, malgré les difficultés économiques qui empêchent certains parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Mais, ce qui est sûr, c’est que, dans deux ans, tout sera normal », prédit le directeur départemental de l’éducation, qui déclare que tout ne peut pas se faire en un jour.
En tout cas , la présidence affirme avoir permis, en quatre mois, à 903 mille enfants de bénéficier de son programme, contre 770 mille au départ.
Sur son site internet, le ministère de l’éducation nationale parle, de son côté, de plus d’un million d’enfants.
Des chiffres qui changent. Des chiffres également contestés par des syndicats d’enseignants.
Les chiffres mentionnés ne collent ni avec les données du ministère, ni avec la réalité sur le terrain, soulignent ces syndicats. [ro kft rc apr 1/02/2012 10 :57]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12306
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Brève visite de Dilma Russeff en Haïti
La présidente de la république fédérative du Brésil, Dilma Russeff a effectué une visite de quelques heures ce mercredi en Haïti. Par cette visite Mme Russef voulais renforcer les relations entre les deux pays. En cette occasion, le président de la république a profité pour solliciter la collaboration du Brésil dans la promotion de l'investissement en Haïti.
A la tête d'une importante délégation, Mme Rousseff a été accueillie par le président Martelly et son épouse Sophia.
Le cortège du chef d'état Brésilien a ensuite rapidement rejoint le palais national.
Arrivé au palais, les deux chefs ont eu des discussions autour de différents points notamment dans le domaine de la coopération entre les deux pays.
Apres plusieurs heures passées en tête à tête les présidents haïtien et Brésilien ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant la parole en la circonstance, le chef de l'état, après avoir salué l'arrivée de madame Roussef, a saisi l'occasion pour solliciter la collaboration du gouvernement Brésilien pour promouvoir l'investissement en Haïti.
Tout en mettant en avant des possibilités de crédit favorables aux éventuels investisseurs. Un appel auquel a répondu favorablement la présidente du Brésil.
Rappelons que la visite éclair en Haïti de la présidente Brésilienne était la deuxième d'une tournée Latino Américaine, qui l'a conduit en début de semaine à Cuba.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20335
A la tête d'une importante délégation, Mme Rousseff a été accueillie par le président Martelly et son épouse Sophia.
Le cortège du chef d'état Brésilien a ensuite rapidement rejoint le palais national.
Arrivé au palais, les deux chefs ont eu des discussions autour de différents points notamment dans le domaine de la coopération entre les deux pays.
Apres plusieurs heures passées en tête à tête les présidents haïtien et Brésilien ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant la parole en la circonstance, le chef de l'état, après avoir salué l'arrivée de madame Roussef, a saisi l'occasion pour solliciter la collaboration du gouvernement Brésilien pour promouvoir l'investissement en Haïti.
Tout en mettant en avant des possibilités de crédit favorables aux éventuels investisseurs. Un appel auquel a répondu favorablement la présidente du Brésil.
Rappelons que la visite éclair en Haïti de la présidente Brésilienne était la deuxième d'une tournée Latino Américaine, qui l'a conduit en début de semaine à Cuba.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20335
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LE BRESIL ET HAITI
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Haïti : Dilma Rousseff promet des visas spécifiques pour les immigrés haïtiens
REUTERS/Swoan ParkerPar RFI Après Cuba, Dilma Rousseff s'est rendue mercredi 1er février 2012 en Haïti. La présidente du Brésil a abordé avec son homologue haïtien Michel Martelly, deux dossiers cruciaux pour les relations bilatérales : l’immigration illégale et le retrait progressif des casques bleus brésiliens déployés en Haïti. Sensible aux difficultés rencontrées par Haïti, Dilma Rousseff a annoncé la création d’un visa permanent spécifique pour les Haïtiens.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Dilma Rousseff est venue à Port-au-Prince pour renouveler les accords de coopération avec Haïti dans les domaines de la santé, de l'énergie et de l'agriculture. Mais la présidente brésilienne a surtout fait part de sa préoccupation pour les Haïtiens qui ont immigré illégalement au Brésil et qui vivent aujourd'hui dans des conditions inquiétantes. Tout en renforçant la lutte contre les réseaux de passeurs, le Brésil va favoriser l'obtention de visa pour les familles haïtiennes, comme le confirme la présidente du Brésil.
«A travers ces mesures, le gouvernement brésilien, sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires auxquelles doit faire face Haïti, a créé une catégorie supplémentaire de visas permanents, exclusifs pour les Haïtiens, dont la concession n'est pas subordonnée à la démonstration, par exemple, d'un contrat d'emploi au Brésil, et ceci pour une durée de cinq ans. Nous pourrons recevoir dans cette catégorie de visa jusqu'à 1 200 familles haïtiennes par an. De la même façon, nous légaliserons les familles qui se trouvent déjà au Brésil».
Dilma Rousseff a également indiqué que le Brésil travaillait au retrait progressif de ses Casques bleus. Aucun calendrier précis n'a encore été établi mais 300 soldats brésiliens devraient prochainement quitter la Minustah à laquelle ils sont intégrés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Dilma Rousseff est venue à Port-au-Prince pour renouveler les accords de coopération avec Haïti dans les domaines de la santé, de l'énergie et de l'agriculture. Mais la présidente brésilienne a surtout fait part de sa préoccupation pour les Haïtiens qui ont immigré illégalement au Brésil et qui vivent aujourd'hui dans des conditions inquiétantes. Tout en renforçant la lutte contre les réseaux de passeurs, le Brésil va favoriser l'obtention de visa pour les familles haïtiennes, comme le confirme la présidente du Brésil.
«A travers ces mesures, le gouvernement brésilien, sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires auxquelles doit faire face Haïti, a créé une catégorie supplémentaire de visas permanents, exclusifs pour les Haïtiens, dont la concession n'est pas subordonnée à la démonstration, par exemple, d'un contrat d'emploi au Brésil, et ceci pour une durée de cinq ans. Nous pourrons recevoir dans cette catégorie de visa jusqu'à 1 200 familles haïtiennes par an. De la même façon, nous légaliserons les familles qui se trouvent déjà au Brésil».
Dilma Rousseff a également indiqué que le Brésil travaillait au retrait progressif de ses Casques bleus. Aucun calendrier précis n'a encore été établi mais 300 soldats brésiliens devraient prochainement quitter la Minustah à laquelle ils sont intégrés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
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HAITI ET LE BRESIL
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Dilma Rousseff en Haïti pour resserrer les liens
…"Le Brésil et Haïti filent le parfait amour", titre le quotidien de Port-au-Prince au lendemain de la visite de la présidente du Brésil Dilma Roussef. Le président d'Haïti Michel Martelly a sollicité le soutien du Brésil pour plusieurs projets en cours, rapporte le journal, notamment le programme national de lutte contre la faim, Aba Grangou, et un projet de construction massive de logements sociaux. En revanche, dans son éditorial, Frantz Duval s'inquiète d'un manque de "gestes forts" dans la relation entre Haïti et le Brésil, "cet ami que nous aimons tant".
http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
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HAITI ET LE BRESIL
| Réactions : |
AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE 2 FEVRIER 2012
Egypte: une émeute lors match de foot fait plus de 70 morts, l'armée déployée
74 personnes sont mortes mercredi soir dans des violences qui ont éclaté après un match de football entre 2 équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd.L'armée a été déployée dans la ville.
Le sport a viré au bain de sang. Au moins 74 personnes sont mortes mercredi soir dans des heurts qui ont éclaté après un match de football entre deux équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd, selon un bilan des hôpitaux. Une centaine de personnes sont blessées. Ce bilan, encore provisoire, en fait l'un des matches les plus meurtriers de l'histoire du football.
Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel l'équipe de Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Egypte, sa première défaite (3-1) de la saison, au 17e jour du championnat national. Les supporteurs d'al-Masry ont lancé des pierres, des bouteilles et des fusées éclairantes contre ceux d'al-Ahly, déclenchant les violences, selon des témoins. Des supporteurs se sont affrontés à coups de poings, et selon des sources médicales, plusieurs sont morts ou ont été blessés à l'arme blanche.
Lire la suite : http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-une-emeute-lors-match-de-foot-fait-70-morts-l-armee-deployee-6969005.html
Syrie : des offres d'exil pour Assad étudiées à l'Onu
Selon des sources occidentales proches des discussions aux Nations unies, les pays occidentaux et les Etats arabes sont en contact sur un possible exil de Bachar al-Assad. Trois pays seraient disposés à accueillir le président syrien sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois.
A ce stade, aucun signe ne suggère néanmoins qu'Assad serait prêt à quitter son pays, d'autant plus que la Russie continue de faire bloc derrière lui pour empêcher le vote d'une résolution. Mercredi, Alain Juppé a cependant indiqué que l'attitude de Moscou était "moins négative" et qu'il espérait un vote la semaine prochaine.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/syrie-des-offres-d-exil-pour-assad-etudiees-a-l-onu-6969069.html
Syrie: le bilan s'alourdit à 59 morts, Moscou reste inflexible
DAMAS (AFP) - Les puissances occidentales et la Ligue arabe se heurtent à l'intransigeance de la Russie qui a prévenu qu'elle mettrait son veto à toute résolution de l'ONU pour mettre fin aux violences en Syrie qui ont fait mercredi au moins 59 morts.
"Nous n'autoriserons aucun texte que nous considèrerons comme erroné et qui conduirait à une aggravation du conflit. Nous ne permettrons pas son adoption", a affirmé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, selon les agences de presse russes.
Cependant, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a dit mercredi avoir noté, "pour la première fois", l'attitude "moins négative de la Russie" au cours de la réunion la veille à New York du Conseil de sécurité, laissant entrevoir un espoir d'adopter une résolution soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe.
http://www.liberation.fr/depeches/01012387467-syrie-le-bilan-s-alourdit-a-59-morts-moscou-reste-inflexible
Naufrage d'un ferry en Papouasie-Nouvelle-Guinée
SYDNEY (Reuters) - Plus de 230 personnes ont pu être secourues après le naufrage jeudi d'un ferry au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec environ 350 personnes à son bord, rapportent les autorités australiennes.
Le naufrage du MV Rabaul Queen s'est produit à 16km au large des côtes alors que le ferry effectuait une liaison entre l'île de New Britain et la ville de Lae (nord).
Selon l'AMSA, l'agence australienne de sécurité maritime qui participe aux opérations de secours, 238 personnes ont été secourues et plus d'une centaine de passagers restent toujours portés disparus.
Huit bateaux, dont des navires marchands, sont à l'oeuvre, appuyés par des avions de recherche en mer, dans l'espoir de retrouver des survivants près de 12 heures après le naufrage, selon l'AMSA.
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/naufrage-d-un-ferry-en-papouasie-nouvelle-guinee-02-02-2012-1426616_240.php
Selon un rapport secret américain, ils s'apprêteraient à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014.
Soutenus par leurs alliés pakistanais, les talibans s'apprêtent à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014. Serait-ce un échec majeur de la politique occidentale menée en Afghanistan depuis dix ans et dont l'un des buts avait été de chasser du pouvoir les talibans alliés à al-Qaida, puis d'empêcher leur retour? C'est en substance ce que suggère le contenu du rapport secret américain transmis à l'Otan le mois dernier.
Ses conclusions, en tout cas, sont en contradiction totale avec les déclarations des chefs militaires et politiques occidentaux, qui assurent au contraire que les insurgés afghans ont reculé, ¬affaiblis par la nouvelle politique de contre-insurrection (surge). Et que les forces de sécurité afghanes, police et armée, seront bientôt assez fortes pour assurer la sécurité du pays et résister à la pression des talibans.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00731-les-talibans-prets-a-prendre-le-controle-de-l-afghanistan.php
Le rapport secret de l'Otan sur le double jeu pakistanais
Ce document décrit dans le détail la collusion entre les services secrets pakistanais et les talibans afghans.
La nature incestueuse des liens qui unissent les services de renseignements pakistanais (ISI) aux talibans afghans était connue depuis de longues années par les capitales occidentales. Mais le rapport secret compilé par des officiers américains en Afghanistan, basé sur 27.000 interrogatoires de plus de 4000 détenus talibans ou membres d'al-Qaida et transmis aux commandants de l'Otan le mois dernier, est une véritable bombe.
Le document, intitulé «l'état des talibans», repris mercredi par le Times et la BBC, décrit pour la première fois en détail les relations intimes et la collusion existant entre le gouvernement et les services pakistanais d'un côté, les talibans afghans de l'autre. L'État pakistanais aurait ainsi mis en place un réseau complexe d'espions et d'intermédiaires chargés de donner des conseils stratégiques aux talibans combattant la coalition.
Un soutien concret aux insurgés …
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00510-le-rapport-secret-de-l-otan-sur-le-double-jeu-pakistanais.php
Nouveaux affrontements à Dakar après le décès d'un manifestant
SÉNÉGAL - La candidature du président sortant continue d'attiser les tensions...
Les forces de sécurité sénégalaises sont de nouveau intervenues mercredi pour disperser plusieurs centaines de manifestants à Dakar, au lendemain de la mort d'un étudiant lors d'un rassemblement contre la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février.
Poursuivis par la police jusque dans leur campus
Des jeunes manifestants qui criaient «Wade démission!» ont incendié un bus sur l'une des artères principales de la capitale puis ont lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les forces de l'ordre ont poursuivi les protestataires jusque sur le campus d'une université, ont précisé des témoins.
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/monde/872064-nouveaux-affrontements-dakar-apres-deces-manifestant
Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a remporté largement les primaires du Likoud.
Plus populaire que jamais en Israël, Benyamin Nétanyahou a, sans surprise, remporté les primaires de son parti, le Likoud. Avec 75% des voix, le premier ministre israélien devance largement son rival, Moshe Feiglin, qui n'a obtenu que 25% des suffrages, selon les premiers résultats diffusés mercredi.
Mais le fait qu'un quart des électeurs du Likoud se soient ralliés à ce représentant des colons vient néanmoins ternir le succès de Nétanyahou.
Souvent considéré à l'étranger comme un représentant de la droite dure israélienne, Nétanyahou est régulièrement attaqué par l'aile droite de son parti comme un dangereux modéré, incapable de résister aux pressions américaines et prêt à tous les compromis, notamment sur la question des colonies.
Feiglin, largement soutenu par les colons, avait fait campagne sur ce thème. Les 25% de suffrages obtenus par son courant lui permettront de peser sur la désignation des candidats du parti aux prochaines législatives, et d'assurer aux colons les premières places de la liste.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00733-israel-vers-des-legislatives-anticipees.php
Mitt Romney prend une option sur l'investiture
Sa victoire en Floride lui rend le statut de favori des primaires républicaines. Mais Newt Gingrich compte s'accrocher jusqu'au «Super Mardi».
Dans la foulée de son écrasante victoire en Floride mardi 31 janvier, le candidat Mitt Romney va bénéficier de la protection des services secrets américains. C'est un petit signe, mais qui en dit long. Fort de son succès massif dans la primaire républicaine de «l'État du soleil» - un microcosme représentatif de l'Amérique où il a remporté 47% des suffrages, laissant son principal adversaire, Newt Gingrich, à 14 points -, l'ancien gouverneur du Massachusetts est maintenant clairement en route vers la nomination de son parti pour la présidentielle. Parce qu'il a ramassé une mise très large - engrangeant les votes des grands centres urbains, des femmes, des Latinos et réussissant à diviser les Tea Party et les évangélistes -, ce financier mormon de 64 ans regagne son statut de grand favori, effaçant l'échec de la Caroline du Sud, où l'ancien «speaker» Newt Gingrich l'avait mis K.-O. par surprise.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/02/01003-20120202ARTFIG00529-mitt-romney-prend-une-option-sur-l-investiture.php
Dilma Rousseff en Haïti pour resserrer les liens
Le Brésil et Haïti filent le parfait amour", titre le quotidien de Port-au-Prince au lendemain de la visite de la présidente du Brésil Dilma Roussef. Le président d'Haïti Michel Martelly a sollicité le soutien du Brésil pour plusieurs projets en cours, rapporte le journal, notamment le programme national de lutte contre la faim, Aba Grangou, et un projet de construction massive de logements sociaux. En revanche, dans son éditorial, Frantz Duval s'inquiète d'un manque de "gestes forts" dans la relation entre Haïti et le Brésil, "cet ami que nous aimons tant".
Lire la suie ici : http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
Le Brésil retire 300 casques bleus de Haïti
La présidente brésilienne Dilma Rousseff a annoncé mercredi à Port-au-Prince que le Brésil allait retirer 300 de ses casques bleus basés en Haïti.
Mme Rousseff a déclaré que le contingent brésilien affecté à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) verrait ses effectifs passer de 2 200 à 1 900 hommes, conformément au plan de retrait progressif défini par les Nations Unies.
"La reconstruction a fait des progrès, mais Haïti est encore confronté à bien des défis. Le Brésil continuera à soutenir Haïti", a-t-elle affirmé, précisant que la coopération entre les deux pays se poursuivrait dans plusieurs domaines.
Pour ce qui est de l'immigration, la présidente a indiqué que le Brésil accorderait au cours des cinq prochaines années 1 200 visas par an à des ressortissants haïtiens, afin de venir en aide à ce pays profondément marqué par le tremblement de terre dévastateur survenu il y a deux ans.
Mme Rousseff est arrivée à Port-au-Prince pour une visite d'une journée, après sa visite officielle à Cuba. Elle rendra visite au contingent brésilien de la MINUSTAH avant de regagner le Brésil.
Lire la suite ici : http://french.cri.cn/621/2012/02/02/301s268992.htm
Haïti : Dilma Rousseff promet des visas spécifiques pour les immigrés haïtiens
Après Cuba, Dilma Rousseff s'est rendue mercredi 1er février 2012 en Haïti. La présidente du Brésil a abordé avec son homologue haïtien Michel Martelly, deux dossiers cruciaux pour les relations bilatérales : l’immigration illégale et le retrait progressif des casques bleus brésiliens déployés en Haïti. Sensible aux difficultés rencontrées par Haïti, Dilma Rousseff a annoncé la création d’un visa permanent spécifique pour les Haïtiens.
Lire la suite ici : http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Haïti-Coopération : Le Brésil ouvert à recevoir des familles haïtiennes, mais gare aux passeurs
P-au-P, 2 fév. 2012 [AlterPresse] --- « (…) Nous sommes prêts à recevoir les citoyens haïtiens qui choisiraient de chercher de nouvelles opportunités au Brésil (…) », déclare à la presse la présidente brésilienne Dilma Roussef lors d’une brève visite le 1 er février à Port-au-Prince.
Le Brésil, qui se veut sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires haïtiennes a crée une catégorie de visas permanents exclusivement pour les Haïtiens.
Ce pays pourra « recevoir dans cette catégorie de visas jusqu’à 1 200 familles haïtiennes par an (…) sur un délai de 5 ans », précise la cheffe d’État.
Cette disposition est annoncée alors que 284 migrants (es) haïtiens(nes) ont été bloqués cette semaine sur la frontalière brésilienne avec le Pérou.
Cette situation résulterait de l’œuvre de passeurs, membres de réseaux « de criminels et de magouilleurs » qu’il faut combattre, selon la présidente Roussef.
Lire la suite ici : http://www.alterpresse.org/spip.php?article12315
74 personnes sont mortes mercredi soir dans des violences qui ont éclaté après un match de football entre 2 équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd.L'armée a été déployée dans la ville.
Le sport a viré au bain de sang. Au moins 74 personnes sont mortes mercredi soir dans des heurts qui ont éclaté après un match de football entre deux équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd, selon un bilan des hôpitaux. Une centaine de personnes sont blessées. Ce bilan, encore provisoire, en fait l'un des matches les plus meurtriers de l'histoire du football.
Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel l'équipe de Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Egypte, sa première défaite (3-1) de la saison, au 17e jour du championnat national. Les supporteurs d'al-Masry ont lancé des pierres, des bouteilles et des fusées éclairantes contre ceux d'al-Ahly, déclenchant les violences, selon des témoins. Des supporteurs se sont affrontés à coups de poings, et selon des sources médicales, plusieurs sont morts ou ont été blessés à l'arme blanche.
Lire la suite : http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-une-emeute-lors-match-de-foot-fait-70-morts-l-armee-deployee-6969005.html
Syrie : des offres d'exil pour Assad étudiées à l'Onu
Selon des sources occidentales proches des discussions aux Nations unies, les pays occidentaux et les Etats arabes sont en contact sur un possible exil de Bachar al-Assad. Trois pays seraient disposés à accueillir le président syrien sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois.
A ce stade, aucun signe ne suggère néanmoins qu'Assad serait prêt à quitter son pays, d'autant plus que la Russie continue de faire bloc derrière lui pour empêcher le vote d'une résolution. Mercredi, Alain Juppé a cependant indiqué que l'attitude de Moscou était "moins négative" et qu'il espérait un vote la semaine prochaine.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/syrie-des-offres-d-exil-pour-assad-etudiees-a-l-onu-6969069.html
Syrie: le bilan s'alourdit à 59 morts, Moscou reste inflexible
DAMAS (AFP) - Les puissances occidentales et la Ligue arabe se heurtent à l'intransigeance de la Russie qui a prévenu qu'elle mettrait son veto à toute résolution de l'ONU pour mettre fin aux violences en Syrie qui ont fait mercredi au moins 59 morts.
"Nous n'autoriserons aucun texte que nous considèrerons comme erroné et qui conduirait à une aggravation du conflit. Nous ne permettrons pas son adoption", a affirmé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, selon les agences de presse russes.
Cependant, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a dit mercredi avoir noté, "pour la première fois", l'attitude "moins négative de la Russie" au cours de la réunion la veille à New York du Conseil de sécurité, laissant entrevoir un espoir d'adopter une résolution soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe.
http://www.liberation.fr/depeches/01012387467-syrie-le-bilan-s-alourdit-a-59-morts-moscou-reste-inflexible
Naufrage d'un ferry en Papouasie-Nouvelle-Guinée
SYDNEY (Reuters) - Plus de 230 personnes ont pu être secourues après le naufrage jeudi d'un ferry au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec environ 350 personnes à son bord, rapportent les autorités australiennes.
Le naufrage du MV Rabaul Queen s'est produit à 16km au large des côtes alors que le ferry effectuait une liaison entre l'île de New Britain et la ville de Lae (nord).
Selon l'AMSA, l'agence australienne de sécurité maritime qui participe aux opérations de secours, 238 personnes ont été secourues et plus d'une centaine de passagers restent toujours portés disparus.
Huit bateaux, dont des navires marchands, sont à l'oeuvre, appuyés par des avions de recherche en mer, dans l'espoir de retrouver des survivants près de 12 heures après le naufrage, selon l'AMSA.
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/naufrage-d-un-ferry-en-papouasie-nouvelle-guinee-02-02-2012-1426616_240.php
Selon un rapport secret américain, ils s'apprêteraient à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014.
Soutenus par leurs alliés pakistanais, les talibans s'apprêtent à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014. Serait-ce un échec majeur de la politique occidentale menée en Afghanistan depuis dix ans et dont l'un des buts avait été de chasser du pouvoir les talibans alliés à al-Qaida, puis d'empêcher leur retour? C'est en substance ce que suggère le contenu du rapport secret américain transmis à l'Otan le mois dernier.
Ses conclusions, en tout cas, sont en contradiction totale avec les déclarations des chefs militaires et politiques occidentaux, qui assurent au contraire que les insurgés afghans ont reculé, ¬affaiblis par la nouvelle politique de contre-insurrection (surge). Et que les forces de sécurité afghanes, police et armée, seront bientôt assez fortes pour assurer la sécurité du pays et résister à la pression des talibans.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00731-les-talibans-prets-a-prendre-le-controle-de-l-afghanistan.php
Le rapport secret de l'Otan sur le double jeu pakistanais
Ce document décrit dans le détail la collusion entre les services secrets pakistanais et les talibans afghans.
La nature incestueuse des liens qui unissent les services de renseignements pakistanais (ISI) aux talibans afghans était connue depuis de longues années par les capitales occidentales. Mais le rapport secret compilé par des officiers américains en Afghanistan, basé sur 27.000 interrogatoires de plus de 4000 détenus talibans ou membres d'al-Qaida et transmis aux commandants de l'Otan le mois dernier, est une véritable bombe.
Le document, intitulé «l'état des talibans», repris mercredi par le Times et la BBC, décrit pour la première fois en détail les relations intimes et la collusion existant entre le gouvernement et les services pakistanais d'un côté, les talibans afghans de l'autre. L'État pakistanais aurait ainsi mis en place un réseau complexe d'espions et d'intermédiaires chargés de donner des conseils stratégiques aux talibans combattant la coalition.
Un soutien concret aux insurgés …
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00510-le-rapport-secret-de-l-otan-sur-le-double-jeu-pakistanais.php
Nouveaux affrontements à Dakar après le décès d'un manifestant
SÉNÉGAL - La candidature du président sortant continue d'attiser les tensions...
Les forces de sécurité sénégalaises sont de nouveau intervenues mercredi pour disperser plusieurs centaines de manifestants à Dakar, au lendemain de la mort d'un étudiant lors d'un rassemblement contre la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février.
Poursuivis par la police jusque dans leur campus
Des jeunes manifestants qui criaient «Wade démission!» ont incendié un bus sur l'une des artères principales de la capitale puis ont lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les forces de l'ordre ont poursuivi les protestataires jusque sur le campus d'une université, ont précisé des témoins.
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/monde/872064-nouveaux-affrontements-dakar-apres-deces-manifestant
Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a remporté largement les primaires du Likoud.
Plus populaire que jamais en Israël, Benyamin Nétanyahou a, sans surprise, remporté les primaires de son parti, le Likoud. Avec 75% des voix, le premier ministre israélien devance largement son rival, Moshe Feiglin, qui n'a obtenu que 25% des suffrages, selon les premiers résultats diffusés mercredi.
Mais le fait qu'un quart des électeurs du Likoud se soient ralliés à ce représentant des colons vient néanmoins ternir le succès de Nétanyahou.
Souvent considéré à l'étranger comme un représentant de la droite dure israélienne, Nétanyahou est régulièrement attaqué par l'aile droite de son parti comme un dangereux modéré, incapable de résister aux pressions américaines et prêt à tous les compromis, notamment sur la question des colonies.
Feiglin, largement soutenu par les colons, avait fait campagne sur ce thème. Les 25% de suffrages obtenus par son courant lui permettront de peser sur la désignation des candidats du parti aux prochaines législatives, et d'assurer aux colons les premières places de la liste.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00733-israel-vers-des-legislatives-anticipees.php
Mitt Romney prend une option sur l'investiture
Sa victoire en Floride lui rend le statut de favori des primaires républicaines. Mais Newt Gingrich compte s'accrocher jusqu'au «Super Mardi».
Dans la foulée de son écrasante victoire en Floride mardi 31 janvier, le candidat Mitt Romney va bénéficier de la protection des services secrets américains. C'est un petit signe, mais qui en dit long. Fort de son succès massif dans la primaire républicaine de «l'État du soleil» - un microcosme représentatif de l'Amérique où il a remporté 47% des suffrages, laissant son principal adversaire, Newt Gingrich, à 14 points -, l'ancien gouverneur du Massachusetts est maintenant clairement en route vers la nomination de son parti pour la présidentielle. Parce qu'il a ramassé une mise très large - engrangeant les votes des grands centres urbains, des femmes, des Latinos et réussissant à diviser les Tea Party et les évangélistes -, ce financier mormon de 64 ans regagne son statut de grand favori, effaçant l'échec de la Caroline du Sud, où l'ancien «speaker» Newt Gingrich l'avait mis K.-O. par surprise.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/02/01003-20120202ARTFIG00529-mitt-romney-prend-une-option-sur-l-investiture.php
Dilma Rousseff en Haïti pour resserrer les liens
Le Brésil et Haïti filent le parfait amour", titre le quotidien de Port-au-Prince au lendemain de la visite de la présidente du Brésil Dilma Roussef. Le président d'Haïti Michel Martelly a sollicité le soutien du Brésil pour plusieurs projets en cours, rapporte le journal, notamment le programme national de lutte contre la faim, Aba Grangou, et un projet de construction massive de logements sociaux. En revanche, dans son éditorial, Frantz Duval s'inquiète d'un manque de "gestes forts" dans la relation entre Haïti et le Brésil, "cet ami que nous aimons tant".
Lire la suie ici : http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
Le Brésil retire 300 casques bleus de Haïti
La présidente brésilienne Dilma Rousseff a annoncé mercredi à Port-au-Prince que le Brésil allait retirer 300 de ses casques bleus basés en Haïti.
Mme Rousseff a déclaré que le contingent brésilien affecté à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) verrait ses effectifs passer de 2 200 à 1 900 hommes, conformément au plan de retrait progressif défini par les Nations Unies.
"La reconstruction a fait des progrès, mais Haïti est encore confronté à bien des défis. Le Brésil continuera à soutenir Haïti", a-t-elle affirmé, précisant que la coopération entre les deux pays se poursuivrait dans plusieurs domaines.
Pour ce qui est de l'immigration, la présidente a indiqué que le Brésil accorderait au cours des cinq prochaines années 1 200 visas par an à des ressortissants haïtiens, afin de venir en aide à ce pays profondément marqué par le tremblement de terre dévastateur survenu il y a deux ans.
Mme Rousseff est arrivée à Port-au-Prince pour une visite d'une journée, après sa visite officielle à Cuba. Elle rendra visite au contingent brésilien de la MINUSTAH avant de regagner le Brésil.
Lire la suite ici : http://french.cri.cn/621/2012/02/02/301s268992.htm
Haïti : Dilma Rousseff promet des visas spécifiques pour les immigrés haïtiens
Après Cuba, Dilma Rousseff s'est rendue mercredi 1er février 2012 en Haïti. La présidente du Brésil a abordé avec son homologue haïtien Michel Martelly, deux dossiers cruciaux pour les relations bilatérales : l’immigration illégale et le retrait progressif des casques bleus brésiliens déployés en Haïti. Sensible aux difficultés rencontrées par Haïti, Dilma Rousseff a annoncé la création d’un visa permanent spécifique pour les Haïtiens.
Lire la suite ici : http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Haïti-Coopération : Le Brésil ouvert à recevoir des familles haïtiennes, mais gare aux passeurs
P-au-P, 2 fév. 2012 [AlterPresse] --- « (…) Nous sommes prêts à recevoir les citoyens haïtiens qui choisiraient de chercher de nouvelles opportunités au Brésil (…) », déclare à la presse la présidente brésilienne Dilma Roussef lors d’une brève visite le 1 er février à Port-au-Prince.
Le Brésil, qui se veut sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires haïtiennes a crée une catégorie de visas permanents exclusivement pour les Haïtiens.
Ce pays pourra « recevoir dans cette catégorie de visas jusqu’à 1 200 familles haïtiennes par an (…) sur un délai de 5 ans », précise la cheffe d’État.
Cette disposition est annoncée alors que 284 migrants (es) haïtiens(nes) ont été bloqués cette semaine sur la frontalière brésilienne avec le Pérou.
Cette situation résulterait de l’œuvre de passeurs, membres de réseaux « de criminels et de magouilleurs » qu’il faut combattre, selon la présidente Roussef.
Lire la suite ici : http://www.alterpresse.org/spip.php?article12315
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REGARD SUR LE MONDE
| Réactions : |
mercredi 1 février 2012
Il retient les accusations pour détournement de fonds, mais pas celles visant les crimes commis contre les opposants.
« Baby Doc » sera-t-il un jour jugé ? Un an après le retour surprise de Jean-Claude Duvalier en Haïti, la perspective d’un procès permettant à la justice de faire la lumière sur les crimes commis sous son régime, de 1971 à 1986, semble s’éloigner. Lundi 30 janvier, le juge d’instruction en charge du dossier a recommandé un renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds, refusant de retenir les plaintes pour crimes contre l’humanité déposées par d’anciens opposants et leurs proches.
Inquiétude
Cette annonce, en forme de camouflet pour les victimes, n’est pas encore définitive : le procureur peut ne pas suivre l’avis du juge et exiger une poursuite de l’instruction visant l’ancien homme fort du pays, âgé aujourd’hui de 60 ans. Mais les informations en provenance de Port-au-Prince sont néanmoins très inquiétantes pour les militants des droits de l’homme.
« C’est une grande déception, quantité d’informations que nous avons transmises au juge d’instruction n’ont pas été prises en compte, réagit Javier Zuniga, conseiller spécial d’Amnesty International. Nous n’avons pas encore de précisions sur cette annonce, le juge ayant refusé de publier son ordonnance. Nous sommes impatients de connaître les arguments invoqués pour refuser les plaintes pour crimes contre l’humanité. »
Dans son rapport présenté en septembre à Port-au-Prince, l’organisation de défense des droits de l’homme avait assuré qu’il « existe suffisamment d’éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d’homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s’apparentent à des crimes contre l’humanité ».
La qualification de crimes contre l’humanité rendrait ces crimes non prescriptibles. « Par ailleurs, poursuit Javier Zuniga, les cas de disparitions ne peuvent être proscrits, le crime étant considéré comme encore en cours tant que les corps ne sont pas retrouvés. » C’est cette interprétation qui a permis, dans de nombreux pays d’Amérique latine, et notamment au Chili, de juger des militaires impliqués dans les dictatures des sombres décennies 1970 et 1980.
Demi-surprise
L’annonce de la justice haïtienne ne constitue qu’une demi-surprise, compte tenu du contexte politique : le nouveau président haïtien, Michel Martelly, au pouvoir depuis mai 2011, est en effet proche des milieux duvaliéristes, et son gouvernement compte dans ses rangs des fils de ministres du régime Duvalier.
En octobre, le président a même effectué une visite au domicile de l’ancien dictateur, en résidence surveillée depuis le début des procédures, qui a aussi pris part cette année à une cérémonie officielle à l’occasion du deuxième anniversaire du séisme. Sous couvert de « réconciliation nationale », le présent chef de l’État a même évoqué la semaine dernière la possibilité d’un pardon, avant de revenir sur ses propos le lendemain.
Si la recommandation du juge d’instruction était confirmée, les victimes auraient encore la possibilité de faire appel, notamment devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Mais les proches des victimes comptent sur la communauté internationale pour rappeler à Haïti ses engagements en matière de lutte contre l’impunité.
À Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est déclaré mardi 31 janvier « extrêmement déçu » et « préoccupé » que l’ancien dirigeant soit seulement traduit en justice pour détournement de fonds plutôt que d’être jugé pour les « sérieuses violations des droits de l’homme » commises durant sa présidence. « Il ne peut y avoir de réconciliation véritable et de pardon sans justice », a insisté Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat.
GILLES BIASSETTE
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Baby-Doc-ne-devrait-pas-etre-juge-pour-crimes-contre-l-humanite-_EP_-2012-01-31-764108
Inquiétude
Cette annonce, en forme de camouflet pour les victimes, n’est pas encore définitive : le procureur peut ne pas suivre l’avis du juge et exiger une poursuite de l’instruction visant l’ancien homme fort du pays, âgé aujourd’hui de 60 ans. Mais les informations en provenance de Port-au-Prince sont néanmoins très inquiétantes pour les militants des droits de l’homme.
« C’est une grande déception, quantité d’informations que nous avons transmises au juge d’instruction n’ont pas été prises en compte, réagit Javier Zuniga, conseiller spécial d’Amnesty International. Nous n’avons pas encore de précisions sur cette annonce, le juge ayant refusé de publier son ordonnance. Nous sommes impatients de connaître les arguments invoqués pour refuser les plaintes pour crimes contre l’humanité. »
Dans son rapport présenté en septembre à Port-au-Prince, l’organisation de défense des droits de l’homme avait assuré qu’il « existe suffisamment d’éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d’homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s’apparentent à des crimes contre l’humanité ».
La qualification de crimes contre l’humanité rendrait ces crimes non prescriptibles. « Par ailleurs, poursuit Javier Zuniga, les cas de disparitions ne peuvent être proscrits, le crime étant considéré comme encore en cours tant que les corps ne sont pas retrouvés. » C’est cette interprétation qui a permis, dans de nombreux pays d’Amérique latine, et notamment au Chili, de juger des militaires impliqués dans les dictatures des sombres décennies 1970 et 1980.
Demi-surprise
L’annonce de la justice haïtienne ne constitue qu’une demi-surprise, compte tenu du contexte politique : le nouveau président haïtien, Michel Martelly, au pouvoir depuis mai 2011, est en effet proche des milieux duvaliéristes, et son gouvernement compte dans ses rangs des fils de ministres du régime Duvalier.
En octobre, le président a même effectué une visite au domicile de l’ancien dictateur, en résidence surveillée depuis le début des procédures, qui a aussi pris part cette année à une cérémonie officielle à l’occasion du deuxième anniversaire du séisme. Sous couvert de « réconciliation nationale », le présent chef de l’État a même évoqué la semaine dernière la possibilité d’un pardon, avant de revenir sur ses propos le lendemain.
Si la recommandation du juge d’instruction était confirmée, les victimes auraient encore la possibilité de faire appel, notamment devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Mais les proches des victimes comptent sur la communauté internationale pour rappeler à Haïti ses engagements en matière de lutte contre l’impunité.
À Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est déclaré mardi 31 janvier « extrêmement déçu » et « préoccupé » que l’ancien dirigeant soit seulement traduit en justice pour détournement de fonds plutôt que d’être jugé pour les « sérieuses violations des droits de l’homme » commises durant sa présidence. « Il ne peut y avoir de réconciliation véritable et de pardon sans justice », a insisté Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat.
GILLES BIASSETTE
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Baby-Doc-ne-devrait-pas-etre-juge-pour-crimes-contre-l-humanite-_EP_-2012-01-31-764108
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JEAN CLAUDE DUVALIER
| Réactions : |
L'ancien dictateur d'Haïti serait jugé pour détournements de fonds mais pas pour crimes contre l'humanité.
Un an après être subrepticement revenu en Haïti après vingt-cinq années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier pourrait remporter son pari osé: aujourd'hui âgé de 60 ans, l'ancien dictateur finira peut-être tranquillement sa vie en son pays ravagé par la cupidité et les atrocités de sa famille, les désastres naturels, les épidémies et bien d'autres malheurs. Mardi, le juge d'instruction chargé d'étudier son dossier a simplement recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds. «Bébé Doc» qui, à la suite de son père, «Papa Doc», mit en coupe réglée Haïti de 1971 à 1986, ne devrait donc pas répondre des nombreux crimes imputables à son sanglant régime. Saisi dès le retour de Jean-Claude Duvalier, le juge Carves Jean aura mis un an pour boucler son instruction. C'est désormais au tribunal correctionnel de décider d'éventuellement poursuivre «Bébé Doc» pour détournements de fonds, et donc de préciser la hauteur d'un préjudice généralement évalué à plusieurs centaines de millions de dollars de fonds publics. Une telle accusation est passible de cinq années de prison. Reynolds Georges, l'avocat de Jean-Claude Duvalier, fait cependant valoir que ces faits sont prescrits.
«C'est du pain bénit»
C'est un revers pour nombre d'ONG, la Commission interaméricaine des droits de l'homme et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Cette dernière organisation, par la voix de son porte-parole, Rupert Colville, s'est dès hier déclarée «extrêmement déçue» que l'ancien dictateur ne puisse être jugé pour «les très graves violations des droits de l'homme, tortures, viols et exécutions extrajudiciaires» dont il est accusé.
En septembre 2011, Amnesty International avait pointé dans un épais dossier «le recours généralisé à la torture» dans les prisons des casernes Dessalines, de fort Dimanche et du pénitencier national et, toujours entre 1971 et 1986 en Haïti, les «disparitions forcées». Pour l'ONG, celui qui était chef de l'État haïtien à l'époque devait être poursuivi pour crimes contre l'humanité. Plusieurs des victimes du régime de «Bébé Doc», telle la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole de l'ONU, avaient expliqué qu'«organiser un procès contre Duvalier, ce serait un signe de la fin de l'impunité en Haïti».
Mais rien n'est parfait en ce pauvre pays. Dans son édition de mardi, Le Nouvelliste notait que Jean-Claude Duvalier «échappe au pire, mais n'aura pas à savourer le meilleur: un non-lieu… Ni relaxe, ni procès majeur, c'est du pain bénit. Sauf pour les victimes».
Les autorités haïtiennes souhaitent-elles tourner la page «Bébé Doc»? Il y a un an, le retour chez lui de Jean-Claude Duvalier avait précédé celui de Jean-Bertrand Aristide, un autre président haïtien que ses exactions avaient contraint à l'exil. La campagne présidentielle battait alors son plein. Michel Martelly, le candidat qui a depuis été élu président, comme son opposante de l'époque, avait accueilli ces hommes que la justice internationale n'est jamais parvenue à juger. Aux États-Unis comme en France, les poursuites contre Jean-Claude Duvalier n'ont notamment pas abouti.
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/31/01003-20120131ARTFIG00601-la-justice-haitienne-exonere-bebe-doc.php
Commentaires:
Je fais partie des gens que la théorie du complot insupporte terriblement. Cependant je suis en droit de dire que ces ONG, les commissions de droit de l'homme et même l'ONU versent actuellement des larmes de crocodile. C'est trop facile aujourd'hui de laisser "le bébé" dans les bras supportés par de faibles épaules de la justice haïtienne. Tout le monde est au courant des déficiences structurelles de cette instance; tout le monde est conscient de la situation cahotique du pays, pourquoi n'avoir pas jugé Jean-Claude Duvalier devant la Cour Pénale internationale pendant qu'il séjournait en France. Pourquoi avoir fermé les yeux sur son retour "en douce" en Haïti.
Alors là messieurs les "grands", laissez les victimes pleurer l'injustice manifeste des autorités haïtiennes mais de grâce, fouttez nous la paix avec vos incantations hypocrites !
«C'est du pain bénit»
C'est un revers pour nombre d'ONG, la Commission interaméricaine des droits de l'homme et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Cette dernière organisation, par la voix de son porte-parole, Rupert Colville, s'est dès hier déclarée «extrêmement déçue» que l'ancien dictateur ne puisse être jugé pour «les très graves violations des droits de l'homme, tortures, viols et exécutions extrajudiciaires» dont il est accusé.
En septembre 2011, Amnesty International avait pointé dans un épais dossier «le recours généralisé à la torture» dans les prisons des casernes Dessalines, de fort Dimanche et du pénitencier national et, toujours entre 1971 et 1986 en Haïti, les «disparitions forcées». Pour l'ONG, celui qui était chef de l'État haïtien à l'époque devait être poursuivi pour crimes contre l'humanité. Plusieurs des victimes du régime de «Bébé Doc», telle la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole de l'ONU, avaient expliqué qu'«organiser un procès contre Duvalier, ce serait un signe de la fin de l'impunité en Haïti».
Mais rien n'est parfait en ce pauvre pays. Dans son édition de mardi, Le Nouvelliste notait que Jean-Claude Duvalier «échappe au pire, mais n'aura pas à savourer le meilleur: un non-lieu… Ni relaxe, ni procès majeur, c'est du pain bénit. Sauf pour les victimes».
Les autorités haïtiennes souhaitent-elles tourner la page «Bébé Doc»? Il y a un an, le retour chez lui de Jean-Claude Duvalier avait précédé celui de Jean-Bertrand Aristide, un autre président haïtien que ses exactions avaient contraint à l'exil. La campagne présidentielle battait alors son plein. Michel Martelly, le candidat qui a depuis été élu président, comme son opposante de l'époque, avait accueilli ces hommes que la justice internationale n'est jamais parvenue à juger. Aux États-Unis comme en France, les poursuites contre Jean-Claude Duvalier n'ont notamment pas abouti.
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/31/01003-20120131ARTFIG00601-la-justice-haitienne-exonere-bebe-doc.php
Commentaires:
Je fais partie des gens que la théorie du complot insupporte terriblement. Cependant je suis en droit de dire que ces ONG, les commissions de droit de l'homme et même l'ONU versent actuellement des larmes de crocodile. C'est trop facile aujourd'hui de laisser "le bébé" dans les bras supportés par de faibles épaules de la justice haïtienne. Tout le monde est au courant des déficiences structurelles de cette instance; tout le monde est conscient de la situation cahotique du pays, pourquoi n'avoir pas jugé Jean-Claude Duvalier devant la Cour Pénale internationale pendant qu'il séjournait en France. Pourquoi avoir fermé les yeux sur son retour "en douce" en Haïti.
Alors là messieurs les "grands", laissez les victimes pleurer l'injustice manifeste des autorités haïtiennes mais de grâce, fouttez nous la paix avec vos incantations hypocrites !
Libellés :
JUGER JEAN CLAUDE DUVALIER
| Réactions : |
mardi 31 janvier 2012
AINSI SE REVEILLA LE MONDE LE 31 JANVIER 2012
Vente du Rafale à l'Inde : à la Bourse, le titre Dassault s'envole
Il en aura mis du temps... Le Rafale, l'avion de chasse de l'avionneur français Dassault a enfin décroché son tout premier contrat de ventes à l'étranger. Il vient de remporter le colossal appel d'offres de près de 12 milliards de dollars pour fournir à l'Inde 126 de ses avions.
Un premier succès à l'exportation salué par l'Elysée, qui se félicite de cette nouvelle et qui promet d'apporter son soutien total «dans la poursuite des négociations du contrat», souligne la présidence de la République.
Dans un communiqué, Dassault Aviation a tenu à remercier l'Inde d'avoir sélectionné son avion, fier «de contribuer à la défense de l'Inde depuis plus d'un demi-siècle». En 1953, Dassault leur avait déjà vendu ses premiers avions de combat. Le Rafale remporte la mise face à son dernier concurrent, l'avion Eurofighter. Les deux finalistes avaient été tous deux pré-selectionnés en avril dernier, devant tous les autres poids lourds du secteur - les Américains Boeing et Lockeed Martin ou encore les firmes suédoise Saab Gripen et russe MiG - qui lorgnaient évidemment sur le juteux contrat. …
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/economie/vente-du-rafale-a-l-inde-a-la-bourse-le-titre-dassault-s-envole-31-01-2012-1838673.php
Concordia : des actions judiciaires tous azimuts
De Miami à Chicago en passant par Paris, plusieurs collectifs de victimes portent plainte contre Costa.
L'information était connue depuis vendredi dernier, mais les victimes n'ont reçu la confirmation officielle que lundi soir. Costa Croisières Italie propose de rembourser les frais de croisière et de verser 11 000 euros à chaque passager survivant, incluant la perte des bagages et autres "effets personnels" (sous réserve de ceux contenus dans les coffres-forts). "Ce montant comprend l'ensemble des préjudices subis de quelque nature que ce soit, c'est-à-dire le choc émotionnel et psychologique, le préjudice d'angoisse et les dommages économiques et patrimoniaux", indique Bertrand Courtois, avocat du Collectif des naufragés français du Costa Concordia, qui représente 70 % des 462 Français se trouvant à bord du bateau.
"Des indemnités spéciales" fixées au cas par cas seront versées aux personnes blessées ou ayant perdu des proches, selon la compagnie. Pour le secrétaire général de la Fédération nationale des victimes d'accidents collectifs Stéphane Gicquel, "une telle indemnité forfaitaire ignore le principe de réparation intégrale du préjudice et celui de l'individualisation de l'indemnisation en fonction du préjudice réellement subi. Il aurait fallu réaliser des expertises préalables et réunir les gens. Ceux-ci ont le sentiment de ne pas être écoutés", déplore-t-il.
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/concordia-des-actions-judiciaires-tous-azimuts-31-01-2012-1425856_56.php
Syrie : l'ONU demande à Assad de céder sa place au vice-président
Le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit ce mardi, se conforme au plan de sortie de crise de la ligue arabe en réclamant un transfert de pouvoir.
Un projet de résolution des Nations unies sur la Syrie «appelle le président Bachar al-Assad à transférer "toute son autorité à son vice-président», en vue d'opérer une transition démocratique.
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir à partir de 15 heures locales mardi pour examiner le projet de résolution, qui reprend les grandes lignes d'un plan de sortie de crise annoncé il y a une semaine par la Ligue arabe.
Le texte souligne que «rien dans cette résolution n'impose aux Etats de recourir à la force ou à la menace de l'usage de la force», une tentative d'apaiser les oppositions russe et chinoise.
La résolution soutient le plan de la Ligue arabe prévoyant «le transfert par le président syrien de toute son autorité à son vice-président, en vue de coopérer entièrement avec le gouvernement d'union nationale» pendant la période de transition.
Elle prévoit à terme «des élections libres et transparentes» sous supervision «arabe et internationale»
..Lire la suite ici :. http://www.liberation.fr/monde/01012387070-assad-doit-ceder-la-place-au-vice-president-selon-le-projet-de-resolution
Etats-Unis: les républicains votent en Floride, Mitt Romney part favori
Les républicains ont commencé à voter mardi en Floride pour désigner le rival de Barack Obama à la présidentielle de novembre et, sauf énorme surprise, le modéré Mitt Romney devrait l'emporter facilement sur son principal adversaire Newt Gingrich.
Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 7H00 (12H00 GMT), les derniers fermeront à O1H00 GMT mercredi pour ce quatrième scrutin primaire organisé aux Etats-Unis en vue du scrutin du 6 novembre.
Les sondages donnent Mitt Romney largement gagnant en Floride depuis plusieurs jours, avec 11 à 15 points d'avance sur M. Gingrich, un ancien président de la Chambre des représentants aux positions ultraconservatrices.
Mardi, Newt Gingrich avait encore prévu quatre réunions électorales. A part une brève rencontre avec des bénévoles, l'agenda de Mitt Romney était en revanche vide jusqu'au soir, témoignant de sa confiance. Lundi soir, détendu, le multimillionnaire s'est laissé aller à chanter un couplet de la chanson patriotique "America the beautiful" devant des retraités…
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-les-republicains-votent-en-floride-mitt-romney-part-favori-31-01-2012-1425848_24.php
Syrie : pourquoi la Russie bloque l'ONU
Moscou a déjà prévenu qu'il rejetterait toute résolution condamnant le régime syrien. Décryptage d'une position de plus en plus intenable. Vers un échec annoncé à New York ? À l'heure où les yeux du monde entier sont fixés sur le Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a de nouveau suggéré qu'elle s'opposerait à une quelconque résolution condamnant la répression sans fin des autorités de Damas. "Le projet occidental de résolution du Conseil de sécurité ne va pas vers un compromis. L'imposer ouvrirait la voie à une guerre civile", a déclaré, mardi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov.
Ce texte, soutenu notamment par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et plusieurs pays arabes, prévoit la fin des violences et le transfert des pouvoirs du président Bachar el-Assad à son vice-président. Celui-ci se chargerait par la suite de l'ouverture de négociations avec l'opposition, pour la formation d'un gouvernement d'union. Pourtant, à la différence de la résolution occidentale à laquelle Russie et Chine avaient opposé leur veto en octobre dernier, le nouveau texte bénéficie de l'appui non négligeable de la Ligue arabe….
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/monde/syrie-pourquoi-la-russie-bloque-l-onu-31-01-2012-1425887_24.php
Sénégal : le rassemblement de l'opposition finalement autorisé
L'opposition et la société civile sénégalaises entendent manifester mardi à Dakar contre la candidature à la présidentielle d'Abdoulaye Wade, laissant craindre des violences.
L'appel à manifester mardi à Dakar lancé par l'opposition et la société civile sénégalaises contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février, faisait craindre des dérapages après des violences qui ont déjà fait trois morts en trois jours.
Initialement interdit, un rassemblement de l'opposition et de la société civile, regroupés au sein du Mouvement du 23 juin (M23), a finalement été autorisé en dernière minute par les autorités, selon le M23. Prévu pour commencer à 15 heures, il a été retardé dans l'attente de l'obtention de l'autorisation nécessaire.
Quelques centaines de manifestants ont commencé à arriver sur la Place de l'Obélisque, grande esplanade de Dakar où est prévu le rassemblement. Plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes étaient également présents, à distance, pour l'encadrer.
En province, plusieurs dizaines de personnes ont marché sans incident à Ziguinchor (sud). Une dizaine de policiers anti-émeute déployés sur place ne sont pas intervenus.
Le M23 a prévu d'organiser plusieurs manifestations et rassemblements dans le cadre de sa campagne «de résistance active et pacifique» destinée à contraindre le président Wade à retirer sa candidature au scrutin dont le premier tour est prévu le 26 février.
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012387079-senegal-le-rassemblement-de-l-opposition-finalement-autorise
Il en aura mis du temps... Le Rafale, l'avion de chasse de l'avionneur français Dassault a enfin décroché son tout premier contrat de ventes à l'étranger. Il vient de remporter le colossal appel d'offres de près de 12 milliards de dollars pour fournir à l'Inde 126 de ses avions.
Un premier succès à l'exportation salué par l'Elysée, qui se félicite de cette nouvelle et qui promet d'apporter son soutien total «dans la poursuite des négociations du contrat», souligne la présidence de la République.
Dans un communiqué, Dassault Aviation a tenu à remercier l'Inde d'avoir sélectionné son avion, fier «de contribuer à la défense de l'Inde depuis plus d'un demi-siècle». En 1953, Dassault leur avait déjà vendu ses premiers avions de combat. Le Rafale remporte la mise face à son dernier concurrent, l'avion Eurofighter. Les deux finalistes avaient été tous deux pré-selectionnés en avril dernier, devant tous les autres poids lourds du secteur - les Américains Boeing et Lockeed Martin ou encore les firmes suédoise Saab Gripen et russe MiG - qui lorgnaient évidemment sur le juteux contrat. …
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/economie/vente-du-rafale-a-l-inde-a-la-bourse-le-titre-dassault-s-envole-31-01-2012-1838673.php
Concordia : des actions judiciaires tous azimuts
De Miami à Chicago en passant par Paris, plusieurs collectifs de victimes portent plainte contre Costa.
L'information était connue depuis vendredi dernier, mais les victimes n'ont reçu la confirmation officielle que lundi soir. Costa Croisières Italie propose de rembourser les frais de croisière et de verser 11 000 euros à chaque passager survivant, incluant la perte des bagages et autres "effets personnels" (sous réserve de ceux contenus dans les coffres-forts). "Ce montant comprend l'ensemble des préjudices subis de quelque nature que ce soit, c'est-à-dire le choc émotionnel et psychologique, le préjudice d'angoisse et les dommages économiques et patrimoniaux", indique Bertrand Courtois, avocat du Collectif des naufragés français du Costa Concordia, qui représente 70 % des 462 Français se trouvant à bord du bateau.
"Des indemnités spéciales" fixées au cas par cas seront versées aux personnes blessées ou ayant perdu des proches, selon la compagnie. Pour le secrétaire général de la Fédération nationale des victimes d'accidents collectifs Stéphane Gicquel, "une telle indemnité forfaitaire ignore le principe de réparation intégrale du préjudice et celui de l'individualisation de l'indemnisation en fonction du préjudice réellement subi. Il aurait fallu réaliser des expertises préalables et réunir les gens. Ceux-ci ont le sentiment de ne pas être écoutés", déplore-t-il.
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/concordia-des-actions-judiciaires-tous-azimuts-31-01-2012-1425856_56.php
Syrie : l'ONU demande à Assad de céder sa place au vice-président
Le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit ce mardi, se conforme au plan de sortie de crise de la ligue arabe en réclamant un transfert de pouvoir.
Un projet de résolution des Nations unies sur la Syrie «appelle le président Bachar al-Assad à transférer "toute son autorité à son vice-président», en vue d'opérer une transition démocratique.
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir à partir de 15 heures locales mardi pour examiner le projet de résolution, qui reprend les grandes lignes d'un plan de sortie de crise annoncé il y a une semaine par la Ligue arabe.
Le texte souligne que «rien dans cette résolution n'impose aux Etats de recourir à la force ou à la menace de l'usage de la force», une tentative d'apaiser les oppositions russe et chinoise.
La résolution soutient le plan de la Ligue arabe prévoyant «le transfert par le président syrien de toute son autorité à son vice-président, en vue de coopérer entièrement avec le gouvernement d'union nationale» pendant la période de transition.
Elle prévoit à terme «des élections libres et transparentes» sous supervision «arabe et internationale»
..Lire la suite ici :. http://www.liberation.fr/monde/01012387070-assad-doit-ceder-la-place-au-vice-president-selon-le-projet-de-resolution
Etats-Unis: les républicains votent en Floride, Mitt Romney part favori
Les républicains ont commencé à voter mardi en Floride pour désigner le rival de Barack Obama à la présidentielle de novembre et, sauf énorme surprise, le modéré Mitt Romney devrait l'emporter facilement sur son principal adversaire Newt Gingrich.
Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 7H00 (12H00 GMT), les derniers fermeront à O1H00 GMT mercredi pour ce quatrième scrutin primaire organisé aux Etats-Unis en vue du scrutin du 6 novembre.
Les sondages donnent Mitt Romney largement gagnant en Floride depuis plusieurs jours, avec 11 à 15 points d'avance sur M. Gingrich, un ancien président de la Chambre des représentants aux positions ultraconservatrices.
Mardi, Newt Gingrich avait encore prévu quatre réunions électorales. A part une brève rencontre avec des bénévoles, l'agenda de Mitt Romney était en revanche vide jusqu'au soir, témoignant de sa confiance. Lundi soir, détendu, le multimillionnaire s'est laissé aller à chanter un couplet de la chanson patriotique "America the beautiful" devant des retraités…
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-les-republicains-votent-en-floride-mitt-romney-part-favori-31-01-2012-1425848_24.php
Syrie : pourquoi la Russie bloque l'ONU
Moscou a déjà prévenu qu'il rejetterait toute résolution condamnant le régime syrien. Décryptage d'une position de plus en plus intenable. Vers un échec annoncé à New York ? À l'heure où les yeux du monde entier sont fixés sur le Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a de nouveau suggéré qu'elle s'opposerait à une quelconque résolution condamnant la répression sans fin des autorités de Damas. "Le projet occidental de résolution du Conseil de sécurité ne va pas vers un compromis. L'imposer ouvrirait la voie à une guerre civile", a déclaré, mardi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov.
Ce texte, soutenu notamment par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et plusieurs pays arabes, prévoit la fin des violences et le transfert des pouvoirs du président Bachar el-Assad à son vice-président. Celui-ci se chargerait par la suite de l'ouverture de négociations avec l'opposition, pour la formation d'un gouvernement d'union. Pourtant, à la différence de la résolution occidentale à laquelle Russie et Chine avaient opposé leur veto en octobre dernier, le nouveau texte bénéficie de l'appui non négligeable de la Ligue arabe….
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/monde/syrie-pourquoi-la-russie-bloque-l-onu-31-01-2012-1425887_24.php
Sénégal : le rassemblement de l'opposition finalement autorisé
L'opposition et la société civile sénégalaises entendent manifester mardi à Dakar contre la candidature à la présidentielle d'Abdoulaye Wade, laissant craindre des violences.
L'appel à manifester mardi à Dakar lancé par l'opposition et la société civile sénégalaises contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février, faisait craindre des dérapages après des violences qui ont déjà fait trois morts en trois jours.
Initialement interdit, un rassemblement de l'opposition et de la société civile, regroupés au sein du Mouvement du 23 juin (M23), a finalement été autorisé en dernière minute par les autorités, selon le M23. Prévu pour commencer à 15 heures, il a été retardé dans l'attente de l'obtention de l'autorisation nécessaire.
Quelques centaines de manifestants ont commencé à arriver sur la Place de l'Obélisque, grande esplanade de Dakar où est prévu le rassemblement. Plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes étaient également présents, à distance, pour l'encadrer.
En province, plusieurs dizaines de personnes ont marché sans incident à Ziguinchor (sud). Une dizaine de policiers anti-émeute déployés sur place ne sont pas intervenus.
Le M23 a prévu d'organiser plusieurs manifestations et rassemblements dans le cadre de sa campagne «de résistance active et pacifique» destinée à contraindre le président Wade à retirer sa candidature au scrutin dont le premier tour est prévu le 26 février.
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012387079-senegal-le-rassemblement-de-l-opposition-finalement-autorise
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REGARD SUR LE MONDE
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Haïti-Relocalisation : Des familles sinistrées au Champ de Mars, insatisfaites
P-au-Prince, 30 janv. 2012 [AlterPresse] --- Plusieurs des familles sinistrées au Champ de Mars, principale place publique de la capitale de Port-au-Prince - transformée en vaste camp de personnes déplacées après le tremblement de terre de janvier 2010 -, se disent insatisfaites des vingt mille gourdes [US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], promises par les autorités pour leur relocalisation, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
Polo Herman, père de trois enfants, pense qu’il ne s’agit pas seulement de relocaliser les gens, mais aussi de mettre des moyens économiques à disposition des familles pour qu’elles puissent vivre et continuer à payer le loyer.
Critiquant ses mauvaises conditions d’existence sous la tente, Herman espère laisser cet espace au plus vite et trouver du travail.
Gina Pierre explique, pour sa part, que ses recherches ont été vaines.
Pour pouvoir louer une maison, elle va devoir s’associer avec une amie pour trouver suffisamment d’argent, car le montant de son logement dépasse vingt mille gourdes.
Pierre demande au gouvernement haïtien de lui donner aussi des moyens financiers en vue de mener des activités commerciales qui lui permettront de subsister.
« Nous n’aurons pas d’argent après l’affermage de la maison », déplore t-elle.
De son côté, Carlos Jean Charles estime que le montant promis de 20 mille gourdes ne servira qu’à permettre à une famille de louer une maison, uniquement dans les zones à risque, notamment Gran Ravin, Cité Soleil, Village de Dieu, qu’il qualifie de zones de non droit.
Le climat non sécuritaire, régnant dans ces quartiers, forcera les familles à partir, avant la date d’échéance, augure t-il.
Jean Charles assimile cette éventuelle relocalisation à une violation des droits de la personne humaine, précisant que les vingt mille gourdes - qui vont être données à chaque famille = « constituent un crime ».
Il plaide pour que les autorités donnent un logement privé à chaque famille.
Bref historique du processus de relocalisation des familles du Champ de Mars
Le processus de relocalisation, des sinistrées du Champ de Mars, où 5,000 familles (soit vingt mille personnes) y vivent, entre dans le cadre du projet baptisé 16/6, initié en août 2011 par la présidence.
Le projet 16/6 vise à encourager le relogement des familles déplacées de 6 camps dans les quartiers (16 quartiers), où elles résidaient avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Le délai de relocalisation des familles sinistrées du camp du Champ de Mars, prévu pour mars 2012, a été annoncé le mercredi 11 janvier 2012 par le président Michel Joseph Martelly, en présence de la ministre canadienne de la coopération internationale, Beverly J. Oda.
Trois (3) options sont offertes à ces familles, indique Fitzgerald Emmeth, le coordinateur des projets de retour à l’organisation internationale pour les migrations (Oim).
D’abord, la réparation des maisons endommagées ; ensuite, la reconstruction des maisons détruites, et finalement l’octroi de vingt mille gourdes aux familles qui souhaitent ou ne peuvent que louer un logement.
Mille gourdes y seront ajoutées pour les frais de transports des effets, précise Emmeth.
Pour s’assurer de l’état de la maison, que la famille souhaite louer, des ingénieurs seront dépêchés sur place pour l’évaluer avant le décaissement de l’argent promis, selon les explications obtenues auprès des responsables de l’Oim.
Cependant, plusieurs familles sinistrées - établies au Champs de Mars et ayant déjà initié des démarches pour trouver un logement - avancent être dans l’impossibilité de trouver une maison décente avec la modique somme promise, en raison de la hausse des prix de location.
Elles évoquent déjà d’autres problèmes, notamment leur incapacité à renouveler le paiement de location à la date d’expiration du contrat d’affermage.
Entre août 2011 et janvier 2012, environ 3,500 familles, soit 7 mille personnes, qui se trouvaient dans d’autres camps de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, seraient déjà revenues dans leurs quartiers de résidence [d’avant le tremblement de terre de janvier 2010], dans le cadre du projet 16/6, presque, selon les mêmes modalités de relocalisation.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12298
Polo Herman, père de trois enfants, pense qu’il ne s’agit pas seulement de relocaliser les gens, mais aussi de mettre des moyens économiques à disposition des familles pour qu’elles puissent vivre et continuer à payer le loyer.
Critiquant ses mauvaises conditions d’existence sous la tente, Herman espère laisser cet espace au plus vite et trouver du travail.
Gina Pierre explique, pour sa part, que ses recherches ont été vaines.
Pour pouvoir louer une maison, elle va devoir s’associer avec une amie pour trouver suffisamment d’argent, car le montant de son logement dépasse vingt mille gourdes.
Pierre demande au gouvernement haïtien de lui donner aussi des moyens financiers en vue de mener des activités commerciales qui lui permettront de subsister.
« Nous n’aurons pas d’argent après l’affermage de la maison », déplore t-elle.
De son côté, Carlos Jean Charles estime que le montant promis de 20 mille gourdes ne servira qu’à permettre à une famille de louer une maison, uniquement dans les zones à risque, notamment Gran Ravin, Cité Soleil, Village de Dieu, qu’il qualifie de zones de non droit.
Le climat non sécuritaire, régnant dans ces quartiers, forcera les familles à partir, avant la date d’échéance, augure t-il.
Jean Charles assimile cette éventuelle relocalisation à une violation des droits de la personne humaine, précisant que les vingt mille gourdes - qui vont être données à chaque famille = « constituent un crime ».
Il plaide pour que les autorités donnent un logement privé à chaque famille.
Bref historique du processus de relocalisation des familles du Champ de Mars
Le processus de relocalisation, des sinistrées du Champ de Mars, où 5,000 familles (soit vingt mille personnes) y vivent, entre dans le cadre du projet baptisé 16/6, initié en août 2011 par la présidence.
Le projet 16/6 vise à encourager le relogement des familles déplacées de 6 camps dans les quartiers (16 quartiers), où elles résidaient avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Le délai de relocalisation des familles sinistrées du camp du Champ de Mars, prévu pour mars 2012, a été annoncé le mercredi 11 janvier 2012 par le président Michel Joseph Martelly, en présence de la ministre canadienne de la coopération internationale, Beverly J. Oda.
Trois (3) options sont offertes à ces familles, indique Fitzgerald Emmeth, le coordinateur des projets de retour à l’organisation internationale pour les migrations (Oim).
D’abord, la réparation des maisons endommagées ; ensuite, la reconstruction des maisons détruites, et finalement l’octroi de vingt mille gourdes aux familles qui souhaitent ou ne peuvent que louer un logement.
Mille gourdes y seront ajoutées pour les frais de transports des effets, précise Emmeth.
Pour s’assurer de l’état de la maison, que la famille souhaite louer, des ingénieurs seront dépêchés sur place pour l’évaluer avant le décaissement de l’argent promis, selon les explications obtenues auprès des responsables de l’Oim.
Cependant, plusieurs familles sinistrées - établies au Champs de Mars et ayant déjà initié des démarches pour trouver un logement - avancent être dans l’impossibilité de trouver une maison décente avec la modique somme promise, en raison de la hausse des prix de location.
Elles évoquent déjà d’autres problèmes, notamment leur incapacité à renouveler le paiement de location à la date d’expiration du contrat d’affermage.
Entre août 2011 et janvier 2012, environ 3,500 familles, soit 7 mille personnes, qui se trouvaient dans d’autres camps de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, seraient déjà revenues dans leurs quartiers de résidence [d’avant le tremblement de terre de janvier 2010], dans le cadre du projet 16/6, presque, selon les mêmes modalités de relocalisation.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12298
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LES SINISTRES DU TREMBLEMENT DE TERRE
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Coopération : La présidente brésilienne Dilma Roussef en visite en Haïti le 1er février 2012
P-au-P, 30 janv. 2012 [AlterPresse] --- La présidente du Brésil, Dilma Roussef, est attendue en Haïti , ce mercredi 1er février 2012, pour une visite officielle de quelques heures, apprend l’agence en ligne AlterPresse. La réduction de l’effectif des soldats brésiliens au sein de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ainsi que l’immigration clandestine de ressortissants haïtiens au Brésil, seront mises en perspective par Roussef lors de cette visite, sa première dans le pays caribéen depuis sa prise de fonction en janvier 2011.
Avec son homologue haïtien, Michel Joseph Martelly, la présidente Dilma Roussef évoquera des actions dans le domaine des infrastructures et du développement,en plus des questions militaires.
Plusieurs réalisations, dans le cadre de la coopération entre les deux pays, sont visées par l’administration politique de Roussef, notamment la construction d’une centrale hydro-électrique (dans le Plateau Central), d’écoles et d’hôpitaux.
Après une réunion élargie entre la délégation brésilienne et les autorités haïtiennes, les deux chefs d’État donneront une conférence de presse conjointe.
Un déjeuner officiel sera également offert par la présidence haïtienne en l’honneur de Dilma Roussef.
La délégation officielle brésilienne, présidée par Dilma Roussef, conclura son passage en Haïti par une visite à l’école nationale République du Brésil et au contingent brésilien de la Minustah. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12292
Avec son homologue haïtien, Michel Joseph Martelly, la présidente Dilma Roussef évoquera des actions dans le domaine des infrastructures et du développement,en plus des questions militaires.
Plusieurs réalisations, dans le cadre de la coopération entre les deux pays, sont visées par l’administration politique de Roussef, notamment la construction d’une centrale hydro-électrique (dans le Plateau Central), d’écoles et d’hôpitaux.
Après une réunion élargie entre la délégation brésilienne et les autorités haïtiennes, les deux chefs d’État donneront une conférence de presse conjointe.
Un déjeuner officiel sera également offert par la présidence haïtienne en l’honneur de Dilma Roussef.
La délégation officielle brésilienne, présidée par Dilma Roussef, conclura son passage en Haïti par une visite à l’école nationale République du Brésil et au contingent brésilien de la Minustah. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12292
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CUBA BRESIL ET HAITI
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Haïti - Droits humains : L’expert indépendant des Nations Unies en visite de suivi sur ses recommandations de 2011
P-au-P, 30 janv. 2012 [AlterPresse] --- L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, le français Michel Forst, est attendu en Haïti pour une visite de 9 jours, à compter du mardi 31 janvier 2012, selon les informations obtenues par AlterPresse
Ce nouveau séjour en Haïti, qui prendra fin le mercredi 8 février 2012, s’inscrit dans le cadre du suivi de son dernier rapport (août 2011).
Forst souhaite mettre à jour des informations et explorer d’autres perspectives pour avoir une bonne analyse de la situation en Haïti, de manière à ensuite informer le conseil des droits humains ainsi que l’assemblée générale de l’organisation des Nations Unies (Onu).
Michel Forst doit rencontrer les autorités des Nations Unies, notamment de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ainsi que les agences, les membres du gouvernement haïtien, les présidents des deux chambres du parlement, des membres d’organisations sociales et non gouvernementales.
Il aura à se rendre sur le terrain, notamment dans certains camps de personnes déplacées, au pénitencier national et à la prison de Croix des Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale).
Forst se rendra aux Gonaïves et à Saint Marc (Artibonite / Nord) en vue de visiter des lieux de détention et discuter, avec les autorités sur place, des questions liées à l’impunité et à la justice. [emb kft rc apr 30/01/2012 18:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12293
Ce nouveau séjour en Haïti, qui prendra fin le mercredi 8 février 2012, s’inscrit dans le cadre du suivi de son dernier rapport (août 2011).
Forst souhaite mettre à jour des informations et explorer d’autres perspectives pour avoir une bonne analyse de la situation en Haïti, de manière à ensuite informer le conseil des droits humains ainsi que l’assemblée générale de l’organisation des Nations Unies (Onu).
Michel Forst doit rencontrer les autorités des Nations Unies, notamment de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ainsi que les agences, les membres du gouvernement haïtien, les présidents des deux chambres du parlement, des membres d’organisations sociales et non gouvernementales.
Il aura à se rendre sur le terrain, notamment dans certains camps de personnes déplacées, au pénitencier national et à la prison de Croix des Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale).
Forst se rendra aux Gonaïves et à Saint Marc (Artibonite / Nord) en vue de visiter des lieux de détention et discuter, avec les autorités sur place, des questions liées à l’impunité et à la justice. [emb kft rc apr 30/01/2012 18:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12293
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DROITS HUMAINS
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Haïti-Droit foncier : Pour une gestion politique pertinente à l’heure de la reconstruction
P-au-P, 30 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le problème foncier en Haïti nécessite plus que jamais des réponses politiques, selon ce qui ressort de la conférence « Haïti : le droit foncier dans le processus de la reconstruction », organisée le 27 janvier à l’initiative de la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
« Le problème de la terre est caractérisé par un désordre généralisé. Les dégâts, causés par le séisme du 12 janvier 2010, ont aggravé la situation, parce qu’avant plus de 60% de la population possédait des maisons sans détenir de provision légale », fait ressortir l’ingénieur-agronome Ronel Thélusmond s’appuyant sur une étude réalisée par l’institut national de la reforme agraire (Inara).
Après, le violent tremblement de terre de janvier 2010, un million cinq cent mille personnes se sont retrouvées sans logement. Pour les reloger, même temporairement, dans de meilleures conditions que celles des camps spontanés, organisations humanitaires et autorités locales se sont heurtées aux problèmes de la terre, aux doutes qui planent souvent sur le statut des terrains et l’identité des propriétaires.
Le foncier « est un problème transversal, lié à un ensemble de problèmes économique, social, politique, et environnemental. Ce qui fait que la question de la terre n’est pas un orphelin politique », relève Thélusmond.
Plusieurs institutions d’État sont habilitées à délivrer des titres de propriété, dont l’Inara, la direction générale des impôts (Dgi), les collectivités territoriales.
Mais aucune coordination n’existe entre elles.
« Personne ne connaît la politique de l’État en matière de droit foncier. L’interaction des différentes structures politiques rend le problème de la terre beaucoup plus compliqué, sans compter la prolifération des constructions anarchiques, l’absence de zonage, la faiblesse de l’état civil ».
Au niveau de l’État central, il n’y a pas de vision. Dans l’administration publique, pas de formation.
A la direction générale des impôts (Dgi), des confusions s’installent dans les rôles. A l’Inara, la volonté politique est présente, mais, sans les moyens, les coûts des arpentages sont généralisés. Tout cela se traduit par un désordre généralisé, s’inquiète Thélusmond.
La non-application de la loi contribue à l’extension des villes.
Alors que des bidonvilles s’étendent au petit bonheur, la loi du 29 mai 1963 établit des règles spéciales en ce qui concerne l’habitat et l’aménagement des villes et campagnes, dans l’objectif de développer l’urbanisme.
Rente foncière urbaine et rente agricole
« La tenure foncière évolue avec une série de problèmes d’ordres économiques, ce qui traduit l’extension de la zone de la plaine du Cul de Sac [au nord de la capitale], mais également des villes comme le Cap-Haïtien (Nord), Gonaïves et Saint Marc (Artibonite/ Nord) », décrit, pour sa part, l’architecte-urbaniste Didier Dominique.
Dans la plaine du Cul de Sac, la plupart des maisons sont aménagées sur des terres qui devraient être utilisées dans l’agriculture.
Cela s’explique notamment par le fait que l’agriculture n’est pas mécanisée en Haïti. Du coup, la rente foncière urbaine séduit davantage que la rente agricole, avec toutes les conséquences sur la dépendance alimentaire, entre autres, rappelle Dominique.
L’architecte-urbaniste pointe du doigt « l’inefficacité de cadastre » qui induit des situations complexes, où plus de cinq personnes peuvent se réclamer propriétaire d’un seul domaine,.
Aussi, « à chaque changement d’administration politique, les amis de la présidence bénéficient-ils de terres ».
Corriger les dérives et établir un cadastre
Il revient aux responsables de l’État de corriger ces dérives, identifier et conserver les données existantes, les archives, identifier les sources de l’information, élaborer progressivement un pré-cadastre, réformer les cadres légaux de l’administration foncière, préconisent l’ingénieir-agronome Ronel Thélusmond et l’architecte-urbaniste Didier Dominique.
L’État doit se doter d’un système cohérent de gestion des terres, recommandent-ils.
Il faut qu’il y ait un code agraire, pour gérer la structure de fonctionnement dans la gestion de la terre, et un tribunal agraire, pour prendre des sanctions contre celles et ceux qui veulent s’accaparer des domaines privés.
« Ce n’est pas normal de payer beaucoup plus cher pour la légalisation des terres que pour leur achat », soulève Thélusmond.
La conférence « Haïti : le droit foncier dans le processus de la reconstruction », tenue le vendredi 27 janvier 2012, entre dans le cadre des rendez-vous mensuels de la Pohdh, baptisés « les rendez-vous de la plateforme », qui ont lieu tous les derniers vendredis de chaque mois. [jep kft rc apr 30/01/2012 11:53]http://www.alterpresse.org/spip.php?article12291
« Le problème de la terre est caractérisé par un désordre généralisé. Les dégâts, causés par le séisme du 12 janvier 2010, ont aggravé la situation, parce qu’avant plus de 60% de la population possédait des maisons sans détenir de provision légale », fait ressortir l’ingénieur-agronome Ronel Thélusmond s’appuyant sur une étude réalisée par l’institut national de la reforme agraire (Inara).
Après, le violent tremblement de terre de janvier 2010, un million cinq cent mille personnes se sont retrouvées sans logement. Pour les reloger, même temporairement, dans de meilleures conditions que celles des camps spontanés, organisations humanitaires et autorités locales se sont heurtées aux problèmes de la terre, aux doutes qui planent souvent sur le statut des terrains et l’identité des propriétaires.
Le foncier « est un problème transversal, lié à un ensemble de problèmes économique, social, politique, et environnemental. Ce qui fait que la question de la terre n’est pas un orphelin politique », relève Thélusmond.
Plusieurs institutions d’État sont habilitées à délivrer des titres de propriété, dont l’Inara, la direction générale des impôts (Dgi), les collectivités territoriales.
Mais aucune coordination n’existe entre elles.
« Personne ne connaît la politique de l’État en matière de droit foncier. L’interaction des différentes structures politiques rend le problème de la terre beaucoup plus compliqué, sans compter la prolifération des constructions anarchiques, l’absence de zonage, la faiblesse de l’état civil ».
Au niveau de l’État central, il n’y a pas de vision. Dans l’administration publique, pas de formation.
A la direction générale des impôts (Dgi), des confusions s’installent dans les rôles. A l’Inara, la volonté politique est présente, mais, sans les moyens, les coûts des arpentages sont généralisés. Tout cela se traduit par un désordre généralisé, s’inquiète Thélusmond.
La non-application de la loi contribue à l’extension des villes.
Alors que des bidonvilles s’étendent au petit bonheur, la loi du 29 mai 1963 établit des règles spéciales en ce qui concerne l’habitat et l’aménagement des villes et campagnes, dans l’objectif de développer l’urbanisme.
Rente foncière urbaine et rente agricole
« La tenure foncière évolue avec une série de problèmes d’ordres économiques, ce qui traduit l’extension de la zone de la plaine du Cul de Sac [au nord de la capitale], mais également des villes comme le Cap-Haïtien (Nord), Gonaïves et Saint Marc (Artibonite/ Nord) », décrit, pour sa part, l’architecte-urbaniste Didier Dominique.
Dans la plaine du Cul de Sac, la plupart des maisons sont aménagées sur des terres qui devraient être utilisées dans l’agriculture.
Cela s’explique notamment par le fait que l’agriculture n’est pas mécanisée en Haïti. Du coup, la rente foncière urbaine séduit davantage que la rente agricole, avec toutes les conséquences sur la dépendance alimentaire, entre autres, rappelle Dominique.
L’architecte-urbaniste pointe du doigt « l’inefficacité de cadastre » qui induit des situations complexes, où plus de cinq personnes peuvent se réclamer propriétaire d’un seul domaine,.
Aussi, « à chaque changement d’administration politique, les amis de la présidence bénéficient-ils de terres ».
Corriger les dérives et établir un cadastre
Il revient aux responsables de l’État de corriger ces dérives, identifier et conserver les données existantes, les archives, identifier les sources de l’information, élaborer progressivement un pré-cadastre, réformer les cadres légaux de l’administration foncière, préconisent l’ingénieir-agronome Ronel Thélusmond et l’architecte-urbaniste Didier Dominique.
L’État doit se doter d’un système cohérent de gestion des terres, recommandent-ils.
Il faut qu’il y ait un code agraire, pour gérer la structure de fonctionnement dans la gestion de la terre, et un tribunal agraire, pour prendre des sanctions contre celles et ceux qui veulent s’accaparer des domaines privés.
« Ce n’est pas normal de payer beaucoup plus cher pour la légalisation des terres que pour leur achat », soulève Thélusmond.
La conférence « Haïti : le droit foncier dans le processus de la reconstruction », tenue le vendredi 27 janvier 2012, entre dans le cadre des rendez-vous mensuels de la Pohdh, baptisés « les rendez-vous de la plateforme », qui ont lieu tous les derniers vendredis de chaque mois. [jep kft rc apr 30/01/2012 11:53]http://www.alterpresse.org/spip.php?article12291
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LE CADASTRE EN HAITI
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lundi 30 janvier 2012
Le chancelier haïtien met fin à sa tournée en France
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Laurent LAMOTHE, a clôturé sa visite officielle en France, en compagnie des Ministres du Commerce Wilson LALEAU, de la Planification Hervey DAY et du Tourisme Stéphanie VILLEDROUIN. Le Ministre Laurent LAMOTHE s'est rendu ensuite à Davos en vue de rejoindre la délégation conduite par le Président Michel Joseph MARTELLY au Forum Economique Mondial sur les investissements. Le chef de l'Etat en a profité pour rencontrer une quarantaine de chefs d'Etat et de Gouvernements et des centaines de chefs d'entreprises et débattre de la situation économique haïtienne et des efforts de reconstruction.
La chancelière allemande, Mme Angela MERKEL, a prononcé hier le discours inaugural de cette 42ème session du Forum Economique Mondial de Davos et encouragé la notion de la diplomatie d'affaires, aux cotés du Ministre des Finances de l'Allemagne, M. Wolfgang SCHAUBLE et du Secrétaire d'Etat au Trésor des Etats-Unis, M. Timothy GEITHNER.
Le président de la République et le Ministre des Affaires Etrangers haïtien Laurent LAMOTHE ont été appelés à participer au Forum Economique Mondial de Davos sur la mise en place de nouvelles stratégies de redynamisation des capitaux et une nouvelle orientation du capitalisme dans le cadre de la diplomatie d'affaires et du développement. Le Ministre français de l'Economie, M. François BAROIN, a noté la détermination d'Haïti à avancer dans cette forme nouvelle de diplomatie et surtout les engagements pris en France par la délégation ministérielle haïtienne.
Avant de quitter Paris, le Ministre Laurent LAMOTHE avait de son coté rappelé aux hommes d'affaires en France les multiples opportunités d'investissements en Haïti, tout en signalant que notre pays recherche non pas une assistance permanente mais un partenariat. Les rencontres à VEOLIA Environnement, à la Banque Lazard et au MEDEF (Mouvement des Entreprises de France), se sont déroulées en présence d'une forte délégation d'hommes d'affaires haïtiens qui ont su faire valoir leurs idées sur les échanges économiques et financiers à établir et sur les urgences à gérer.
Dans la soirée, le Ministre LAMOTHE avait répondu à une invitation de la communauté haïtienne de Saint-Denis, accompagné de l'ex-Gouverneure du Canada, Mme Michaelle JEAN, où il a fait d'importantes annonces dont la décision du Gouvernement de confier désormais à partir de l'Ambassade d'Haïti à Paris, l'impression de livrets de passeports pour les communautés haïtiennes d'Europe et d'Afrique.
Le Ministre des Affaires Etrangères Laurent LAMOTHE et les autres membres de la délégation quittent l'Europe ce week-end pour revenir en Haïti, à l'exception de M. Ady JEAN GARDY, le chef de cabinet du Ministre des Affaires Etrangères qui se rendra à Addis Abeba en Afrique en vue de représenter la République d'Haïti à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement africains. Cette mission vise à obtenir l'adhésion pleine et entière d'Haïti à l'Union Africaine.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20314
La chancelière allemande, Mme Angela MERKEL, a prononcé hier le discours inaugural de cette 42ème session du Forum Economique Mondial de Davos et encouragé la notion de la diplomatie d'affaires, aux cotés du Ministre des Finances de l'Allemagne, M. Wolfgang SCHAUBLE et du Secrétaire d'Etat au Trésor des Etats-Unis, M. Timothy GEITHNER.
Le président de la République et le Ministre des Affaires Etrangers haïtien Laurent LAMOTHE ont été appelés à participer au Forum Economique Mondial de Davos sur la mise en place de nouvelles stratégies de redynamisation des capitaux et une nouvelle orientation du capitalisme dans le cadre de la diplomatie d'affaires et du développement. Le Ministre français de l'Economie, M. François BAROIN, a noté la détermination d'Haïti à avancer dans cette forme nouvelle de diplomatie et surtout les engagements pris en France par la délégation ministérielle haïtienne.
Avant de quitter Paris, le Ministre Laurent LAMOTHE avait de son coté rappelé aux hommes d'affaires en France les multiples opportunités d'investissements en Haïti, tout en signalant que notre pays recherche non pas une assistance permanente mais un partenariat. Les rencontres à VEOLIA Environnement, à la Banque Lazard et au MEDEF (Mouvement des Entreprises de France), se sont déroulées en présence d'une forte délégation d'hommes d'affaires haïtiens qui ont su faire valoir leurs idées sur les échanges économiques et financiers à établir et sur les urgences à gérer.
Dans la soirée, le Ministre LAMOTHE avait répondu à une invitation de la communauté haïtienne de Saint-Denis, accompagné de l'ex-Gouverneure du Canada, Mme Michaelle JEAN, où il a fait d'importantes annonces dont la décision du Gouvernement de confier désormais à partir de l'Ambassade d'Haïti à Paris, l'impression de livrets de passeports pour les communautés haïtiennes d'Europe et d'Afrique.
Le Ministre des Affaires Etrangères Laurent LAMOTHE et les autres membres de la délégation quittent l'Europe ce week-end pour revenir en Haïti, à l'exception de M. Ady JEAN GARDY, le chef de cabinet du Ministre des Affaires Etrangères qui se rendra à Addis Abeba en Afrique en vue de représenter la République d'Haïti à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement africains. Cette mission vise à obtenir l'adhésion pleine et entière d'Haïti à l'Union Africaine.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20314
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LAURENT LAMOTHE
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Haïti: un juge demande le renvoi de Jean-Claude Duvalier en correctionnelle
Mis à jour le lundi 30 janvier 2012 à 20h40
Le juge d'instruction chargé du dossier de l'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier a recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds, a-t-il annoncé lundi à l'AFP.
Les plaintes pour crimes contre l'humanité déposées par d'anciens opposants à Jean-Claude Duvalier, revenu en Haïti en janvier 2011 après 25 années d'exil en France, n'ont en revanche pas été retenues à se stade.
"Nous allons faire appel de cette décision car Jean-Claude Duvalier a été déjà jugé à trois reprises pour détournement de fonds en Haïti, en France et en Suisse", a réagi un des avocats de "Baby Doc", Me Frizto Canton, contacté par l'AFP.
L'avocat a souligné que les faits reprochés à son client (détournement de fonds), actuellement soumis à une assignation à résidence lui interdisant de quitter Port-au-Prince, ont été jugés à la demande de l'Etat haïtien et "qu'il ne peut pas être rejugé pour les mêmes faits qui sont prescrits".
L'ancien homme fort d'Haïti ne souhaite pas réagir "pour le moment", a indiqué à l'AFP un de ses proches, sous le couvert de l'anonymat, ajoutant que Jean-Claude Duvalier avait déclaré: "Je ne peux pas réagir tant que la décision du juge n'est pas officiellement signifiée".
Rétroactes
L'ancien dictateur (1971-1986) âgé de 60 ans, chassé du pouvoir par une révolte populaire, avait effectué un retour spectaculaire en Haïti le 16 janvier 2011 au moment où le pays traversait une grave crise politique née du premier tour de l'élection présidentielle.
Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’œuvres sociales avant la chute du dictateur, qui avait succédé en 1971 à son père François, élu président en 1957.
Le gouvernement suisse avait annoncé en mai avoir ouvert une action en confiscation des avoirs de l'ex-président bloqués en Suisse depuis 25 ans, afin de les restituer à Haïti. Le montant de ces avoirs confisqués avoisine les 6 millions de francs (4,5 millions d'euros, 6,7 millions de dollars).
Sur la question des droits de l'homme, l'organisation Amnesty international avait présenté en septembre dernier un rapport appelant les autorités haïtiennes à juger Jean-Claude Duvalier pour des violations commises sous son régime.
"Il existe suffisamment d'éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d'homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s'apparentent à des crimes contre l'humanité", avait déclaré Javier Zunica, conseiller spécial d'Amnesty international.
AFP
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_un-juge-demande-le-renvoi-de-jean-claude-duvalier-en-correctionnelle?id=7484933&category=monde
Le juge d'instruction chargé du dossier de l'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier a recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds, a-t-il annoncé lundi à l'AFP.
Les plaintes pour crimes contre l'humanité déposées par d'anciens opposants à Jean-Claude Duvalier, revenu en Haïti en janvier 2011 après 25 années d'exil en France, n'ont en revanche pas été retenues à se stade.
"Nous allons faire appel de cette décision car Jean-Claude Duvalier a été déjà jugé à trois reprises pour détournement de fonds en Haïti, en France et en Suisse", a réagi un des avocats de "Baby Doc", Me Frizto Canton, contacté par l'AFP.
L'avocat a souligné que les faits reprochés à son client (détournement de fonds), actuellement soumis à une assignation à résidence lui interdisant de quitter Port-au-Prince, ont été jugés à la demande de l'Etat haïtien et "qu'il ne peut pas être rejugé pour les mêmes faits qui sont prescrits".
L'ancien homme fort d'Haïti ne souhaite pas réagir "pour le moment", a indiqué à l'AFP un de ses proches, sous le couvert de l'anonymat, ajoutant que Jean-Claude Duvalier avait déclaré: "Je ne peux pas réagir tant que la décision du juge n'est pas officiellement signifiée".
Rétroactes
L'ancien dictateur (1971-1986) âgé de 60 ans, chassé du pouvoir par une révolte populaire, avait effectué un retour spectaculaire en Haïti le 16 janvier 2011 au moment où le pays traversait une grave crise politique née du premier tour de l'élection présidentielle.
Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’œuvres sociales avant la chute du dictateur, qui avait succédé en 1971 à son père François, élu président en 1957.
Le gouvernement suisse avait annoncé en mai avoir ouvert une action en confiscation des avoirs de l'ex-président bloqués en Suisse depuis 25 ans, afin de les restituer à Haïti. Le montant de ces avoirs confisqués avoisine les 6 millions de francs (4,5 millions d'euros, 6,7 millions de dollars).
Sur la question des droits de l'homme, l'organisation Amnesty international avait présenté en septembre dernier un rapport appelant les autorités haïtiennes à juger Jean-Claude Duvalier pour des violations commises sous son régime.
"Il existe suffisamment d'éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d'homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s'apparentent à des crimes contre l'humanité", avait déclaré Javier Zunica, conseiller spécial d'Amnesty international.
AFP
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_un-juge-demande-le-renvoi-de-jean-claude-duvalier-en-correctionnelle?id=7484933&category=monde
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DUVALIER JEAN CLAUDE
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Duvalier: le juge haïtien annonce avoir bouclé son instruction
Créé le 30-01-2012 à 19h40
PORT-AU-PRINCE (AP) — Le juge en charge de l'enquête sur l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, au pouvoir entre 1971 et 1986, a annoncé lundi avoir recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics.
Le magistrat, Carves Jean, a laissé entendre que les accusations de meurtres, tortures et atteintes aux droits de l'homme à l'encontre de "Bébé Doc" ne seraient pas retenues. Il n'a pas fourni de plus amples précisions, soulignant qu'il devait d'abord notifier l'ex-homme fort haïtien des conclusions de son instruction.
Aucune date n'a été fixée pour un procès. En exil en France depuis sa chute en 1986, Jean-Claude Duvalier a regagné par surprise Haïti en janvier 2011, 25 ans après son renversement par la population haïtienne. Libre de ses mouvements, il vit aujourd'hui dans la capitale Port-au-Prince.
"Bébé Doc" est accusé d'avoir ordonné la torture et l'assassinat de rivaux politiques, exactions perpétrées par les "Tonton Macoutes", la milice du régime des Duvalier père et fils. On lui reproche également d'avoir détourné pendant les 15 années de sa présidence plusieurs centaines de millions de dollars de fonds publics haïtiens. Ces faits sont passibles de cinq années de prison.
Un des avocats de Jean-Claude Duvalier, Reynolds Georges, a déclaré qu'il ferait appel, faisant valoir que les faits étaient prescrits. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120130.FAP0166/duvalier-le-juge-haitien-annonce-avoir-boucle-son-instruction.html
PORT-AU-PRINCE (AP) — Le juge en charge de l'enquête sur l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, au pouvoir entre 1971 et 1986, a annoncé lundi avoir recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics.
Le magistrat, Carves Jean, a laissé entendre que les accusations de meurtres, tortures et atteintes aux droits de l'homme à l'encontre de "Bébé Doc" ne seraient pas retenues. Il n'a pas fourni de plus amples précisions, soulignant qu'il devait d'abord notifier l'ex-homme fort haïtien des conclusions de son instruction.
Aucune date n'a été fixée pour un procès. En exil en France depuis sa chute en 1986, Jean-Claude Duvalier a regagné par surprise Haïti en janvier 2011, 25 ans après son renversement par la population haïtienne. Libre de ses mouvements, il vit aujourd'hui dans la capitale Port-au-Prince.
"Bébé Doc" est accusé d'avoir ordonné la torture et l'assassinat de rivaux politiques, exactions perpétrées par les "Tonton Macoutes", la milice du régime des Duvalier père et fils. On lui reproche également d'avoir détourné pendant les 15 années de sa présidence plusieurs centaines de millions de dollars de fonds publics haïtiens. Ces faits sont passibles de cinq années de prison.
Un des avocats de Jean-Claude Duvalier, Reynolds Georges, a déclaré qu'il ferait appel, faisant valoir que les faits étaient prescrits. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120130.FAP0166/duvalier-le-juge-haitien-annonce-avoir-boucle-son-instruction.html
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JUGER JEAN CLAUDE DUVALIER
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Haïti: un juge demande le renvoi de Duvalier en correctionnelle
Le juge d'instruction chargé du dossier de l'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier a recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds, a-t-il annoncé lundi à l'AFP.
Les plaintes pour crimes contre l'humanité déposées par d'anciens opposants à M. Duvalier, revenu en Haïti en janvier 2011 après 25 années d'exil en France, n'ont en revanche pas été retenues à se stade.
"Nous allons faire appel de cette décision car M. Duvalier a été déjà jugé à trois reprises pour détournement de fonds en Haïti, en France et en Suisse", a réagi un des avocat de "Baby Doc", Me Frizto Canton, contacté par l'AFP.
L'avocat a souligné que les faits reprochés à son client (détournement de fonds) ont été jugés à la demande de l'Etat haïtien et "qu'il ne peut pas être rejugés pour les mêmes faits qui sont prescrits".
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-un-juge-demande-le-renvoi-de-duvalier-en-correctionnelle-30-01-2012-1837112.php
Les plaintes pour crimes contre l'humanité déposées par d'anciens opposants à M. Duvalier, revenu en Haïti en janvier 2011 après 25 années d'exil en France, n'ont en revanche pas été retenues à se stade.
"Nous allons faire appel de cette décision car M. Duvalier a été déjà jugé à trois reprises pour détournement de fonds en Haïti, en France et en Suisse", a réagi un des avocat de "Baby Doc", Me Frizto Canton, contacté par l'AFP.
L'avocat a souligné que les faits reprochés à son client (détournement de fonds) ont été jugés à la demande de l'Etat haïtien et "qu'il ne peut pas être rejugés pour les mêmes faits qui sont prescrits".
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-un-juge-demande-le-renvoi-de-duvalier-en-correctionnelle-30-01-2012-1837112.php
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JUGER JEAN CLAUDE DUVALIER
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Haïti-Duvalier : L’ordonnance de clôture du dossier sera transmise au parquet le 30 janvier, selon le juge instructeur
samedi 28 janvier 2012 Un arrêt de travail, observé par les greffiers et huissiers, a retardé la transmission de l’ordonnance au parquet le vendredi 27 janvier 2012...
P-au-P, 28 janv. 2012 [AlterPresse] --- « L’ordonnance est prête aujourd’hui (27 janvier 2012). Cependant, à cause de la grève des greffiers, ce n’est que lundi (30 janvier 2012) qu’elle sera transmise au commissaire du gouvernement », confirme le juge Carvès Jean à l’agence en ligne AlterPresse.
Le juge d’instruction Carvès Jean avait promis de rendre publique la teneur de l’ordonnance de clôture ce 27 janvier 2012.
Les greffiers et huissiers, réunis au sein de l’association nationale des greffiers haïtiens (Anagh) et de l’association nationale des huissiers de justice de la république d’Haïti (Anhjrh), sont en grève pour réclamer un meilleur traitement salarial.
Par ailleurs, dans l’attente de la publication de l’ordonnance, organisations de défense des droits humains, victimes du régime des Duvalier, avocats et partisans de l’ancien tyran partagent leurs angoisses, doutes, révolte, optimisme et confiance.
Les organismes de défense des droits humains mettent également en garde contre toute velléité d’amnistier Jean Claude Duvalier sous couvert de « réconciliation nationale ».
Le président Michel Joseph Martelly est, de son côté prêt à pardonner « Baby doc » au nom de la réconciliation nationale, dans une interview accordée le 26 janvier 2012 à Associated Press.
Lors de sa visite à l’ex-dictateur, le 12 octobre 2011, Martelly avait demandé au peuple haïtien d’oublier le passé pour se réconcilier à elle-même.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12285
P-au-P, 28 janv. 2012 [AlterPresse] --- « L’ordonnance est prête aujourd’hui (27 janvier 2012). Cependant, à cause de la grève des greffiers, ce n’est que lundi (30 janvier 2012) qu’elle sera transmise au commissaire du gouvernement », confirme le juge Carvès Jean à l’agence en ligne AlterPresse.
Le juge d’instruction Carvès Jean avait promis de rendre publique la teneur de l’ordonnance de clôture ce 27 janvier 2012.
Les greffiers et huissiers, réunis au sein de l’association nationale des greffiers haïtiens (Anagh) et de l’association nationale des huissiers de justice de la république d’Haïti (Anhjrh), sont en grève pour réclamer un meilleur traitement salarial.
Par ailleurs, dans l’attente de la publication de l’ordonnance, organisations de défense des droits humains, victimes du régime des Duvalier, avocats et partisans de l’ancien tyran partagent leurs angoisses, doutes, révolte, optimisme et confiance.
Les organismes de défense des droits humains mettent également en garde contre toute velléité d’amnistier Jean Claude Duvalier sous couvert de « réconciliation nationale ».
Le président Michel Joseph Martelly est, de son côté prêt à pardonner « Baby doc » au nom de la réconciliation nationale, dans une interview accordée le 26 janvier 2012 à Associated Press.
Lors de sa visite à l’ex-dictateur, le 12 octobre 2011, Martelly avait demandé au peuple haïtien d’oublier le passé pour se réconcilier à elle-même.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12285
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JUGER JEAN CLAUDE DUVALIER
| Réactions : |
La justice haïtienne rappelle à Baby Doc son assignation à résidence
Agence France-Presse, Port-au-Prince, Haïti
L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier a été convoqué vendredi par un juge qui lui a rappelé qu'il était soumis à une assignation à résidence lui interdisant de quitter Port-au-Prince, a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Reynold Georges.
«Le juge d'instruction Jean Carvès a demandé au président Duvalier de rester paisible dans les limites de Pétion-ville», dans la banlieue est de la capitale, a déclaré Me Georges.
L'avocat a ajouté que le juge était «sous pression des organisations de défense des droits de l'homme qui confondent la justice avec la haine et la vengeance».
Une assignation à résidence avait été ordonnée en mars dernier contre l'ancien dictateur. Mais ces dernières semaines, l'ancien président à vie a multiplié les déplacements à travers le pays. Il a même été choisi par des étudiants en droit comme parrain de promotion, au grand dam d'anciennes victimes de son régime.
«À chaque fois que le président se déplace, il attire beaucoup de monde et de plus en plus de partisans, ça gêne certains secteurs politiques», a admis Me Georges.
Le juge Carvès, chargé d'enquêter sur les plaintes de crimes contre l'humanité déposées contre Jean-Claude Duvalier, devrait rendre sous peu son ordonnance finale, ouvrant sur d'éventuelles poursuites de l'ancien dictateur.
«Bientôt, M. Duvalier sera fixé sur son sort», a récemment déclaré dans la presse le juge Carvès.
«J'ai déjà dit que Jean-Claude Duvalier sera blanchi de toutes ces allégations fantaisistes», a affirmé Me Georges. «Les crimes qui lui sont reprochés sont prescrits sur une période de dix ans».
Après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti en janvier 2011.
La justice haïtienne poursuit déjà Baby Doc pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées par d'anciens opposants du régime renversé en 1986 par un soulèvement populaire.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201201/20/01-4487871-la-justice-haitienne-rappelle-a-baby-doc-son-assignation-a-residence.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4490218_article_POS2
L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier a été convoqué vendredi par un juge qui lui a rappelé qu'il était soumis à une assignation à résidence lui interdisant de quitter Port-au-Prince, a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Reynold Georges.
«Le juge d'instruction Jean Carvès a demandé au président Duvalier de rester paisible dans les limites de Pétion-ville», dans la banlieue est de la capitale, a déclaré Me Georges.
L'avocat a ajouté que le juge était «sous pression des organisations de défense des droits de l'homme qui confondent la justice avec la haine et la vengeance».
Une assignation à résidence avait été ordonnée en mars dernier contre l'ancien dictateur. Mais ces dernières semaines, l'ancien président à vie a multiplié les déplacements à travers le pays. Il a même été choisi par des étudiants en droit comme parrain de promotion, au grand dam d'anciennes victimes de son régime.
«À chaque fois que le président se déplace, il attire beaucoup de monde et de plus en plus de partisans, ça gêne certains secteurs politiques», a admis Me Georges.
Le juge Carvès, chargé d'enquêter sur les plaintes de crimes contre l'humanité déposées contre Jean-Claude Duvalier, devrait rendre sous peu son ordonnance finale, ouvrant sur d'éventuelles poursuites de l'ancien dictateur.
«Bientôt, M. Duvalier sera fixé sur son sort», a récemment déclaré dans la presse le juge Carvès.
«J'ai déjà dit que Jean-Claude Duvalier sera blanchi de toutes ces allégations fantaisistes», a affirmé Me Georges. «Les crimes qui lui sont reprochés sont prescrits sur une période de dix ans».
Après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti en janvier 2011.
La justice haïtienne poursuit déjà Baby Doc pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées par d'anciens opposants du régime renversé en 1986 par un soulèvement populaire.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201201/20/01-4487871-la-justice-haitienne-rappelle-a-baby-doc-son-assignation-a-residence.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4490218_article_POS2
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DUVALIER JEAN CLAUDE
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Pas de pardon pour Duvalier, affirme le président haïtien
Trenton Daniel, Associated Press, Port-au-Prince
Le président haïtien Michel Martelly s'est éloigné vendredi de sa proposition, énoncée la veille lors d'une entrevue, qu'il serait ouvert à l'idée de pardonner l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. Il a précisé avoir simplement dit vouloir mettre fin au conflit interne qui a longtemps frappé son pays.
M. Martelly, qui s'exprimait dans le cadre d'une entrevue accordée à une station de radio dublinoise, dit n'avoir «jamais proposé de pardonner» au dictateur connu sous le nom de «Bébé Doc», qui est sous le coup d'une enquête judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans, au cours des années 1970 et 1980. Le juge doit décider prochainement si Duvalier sera poursuivi pour corruption et crimes reliés aux droits de la personne.
Un jour plus tôt, l'Associated Press avait reçu le président Martelly en entrevue en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, et l'avait questionné à propos de l'ex-dictateur et la décision à venir. Le président avait suggéré qu'il tenait peu à un procès, disant que la réconciliation pour sa nation était plus importante que le fait de punir Duvalier.
M. Martelly avait également déclaré que toute décision concernant un possible pardon ne surviendrait qu'en vertu «d'un consensus parmi tous les leaders, tous les partis politiques».
Dans l'entrevue de vendredi avec la station irlandaise Newstalk FM, M. Martelly s'est fait demander pourquoi il pardonnerait Duvalier, et le président a dit avoir été mal compris par l'Associated Press. Il affirme maintenant que la réconciliation ne concernait pas Duvalier, ajoutant que seul le système judiciaire haïtien peut trancher.
Selon le président haïtien, des années de luttes souvent violentes entre les diverses factions de la société haïtienne ont laissé le pays en lambeaux et ce conflit doit prendre fin pour que des progrès aient lieu en Haïti.
Duvalier a posé un problème pour Haïti depuis son retour surprise en 2011 après 25 ans d'exil.
Le pays possède un système judiciaire faible, avec un historique peu glorieux en termes de traitement des crimes mêmes mineurs, et le gouvernement est préoccupé par la reconstruction à la suite du terrible séisme de janvier 2010. Une majorité d'Haïtiens sont désormais trop jeunes pour avoir vécu sous Duvalier, mais plusieurs se souviennent des prisons gouvernementales cauchemardesques et des milices spéciales violentes, connues sous le nom de Tonton Macoute, qui ont tué et torturé les opposants politiques avec impunité.
Les groupes de défense des droits de la personne ont reproché au gouvernement haïtien d'avoir semblé reporter une décision dans l'affaire Duvalier. Plusieurs Haïtiens et opposants de M. Martelly plus âgés se sont montrés alarmés par le fait que son gouvernement embauche des gens qui avaient travaillé au sein de l'administration de l'ancien dictateur.
Les avocats de Duvalier ont argué qu'il y a prescription en ce qui concerne les crimes allégués contre l'ancien politicien, et que leur client ne peut être accusé de crimes supposément commis alors qu'il était au pouvoir.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201201/27/01-4490218-pas-de-pardon-pour-duvalier-affirme-le-president-haitien.php
Le président haïtien Michel Martelly s'est éloigné vendredi de sa proposition, énoncée la veille lors d'une entrevue, qu'il serait ouvert à l'idée de pardonner l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. Il a précisé avoir simplement dit vouloir mettre fin au conflit interne qui a longtemps frappé son pays.
M. Martelly, qui s'exprimait dans le cadre d'une entrevue accordée à une station de radio dublinoise, dit n'avoir «jamais proposé de pardonner» au dictateur connu sous le nom de «Bébé Doc», qui est sous le coup d'une enquête judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans, au cours des années 1970 et 1980. Le juge doit décider prochainement si Duvalier sera poursuivi pour corruption et crimes reliés aux droits de la personne.
Un jour plus tôt, l'Associated Press avait reçu le président Martelly en entrevue en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, et l'avait questionné à propos de l'ex-dictateur et la décision à venir. Le président avait suggéré qu'il tenait peu à un procès, disant que la réconciliation pour sa nation était plus importante que le fait de punir Duvalier.
M. Martelly avait également déclaré que toute décision concernant un possible pardon ne surviendrait qu'en vertu «d'un consensus parmi tous les leaders, tous les partis politiques».
Dans l'entrevue de vendredi avec la station irlandaise Newstalk FM, M. Martelly s'est fait demander pourquoi il pardonnerait Duvalier, et le président a dit avoir été mal compris par l'Associated Press. Il affirme maintenant que la réconciliation ne concernait pas Duvalier, ajoutant que seul le système judiciaire haïtien peut trancher.
Selon le président haïtien, des années de luttes souvent violentes entre les diverses factions de la société haïtienne ont laissé le pays en lambeaux et ce conflit doit prendre fin pour que des progrès aient lieu en Haïti.
Duvalier a posé un problème pour Haïti depuis son retour surprise en 2011 après 25 ans d'exil.
Le pays possède un système judiciaire faible, avec un historique peu glorieux en termes de traitement des crimes mêmes mineurs, et le gouvernement est préoccupé par la reconstruction à la suite du terrible séisme de janvier 2010. Une majorité d'Haïtiens sont désormais trop jeunes pour avoir vécu sous Duvalier, mais plusieurs se souviennent des prisons gouvernementales cauchemardesques et des milices spéciales violentes, connues sous le nom de Tonton Macoute, qui ont tué et torturé les opposants politiques avec impunité.
Les groupes de défense des droits de la personne ont reproché au gouvernement haïtien d'avoir semblé reporter une décision dans l'affaire Duvalier. Plusieurs Haïtiens et opposants de M. Martelly plus âgés se sont montrés alarmés par le fait que son gouvernement embauche des gens qui avaient travaillé au sein de l'administration de l'ancien dictateur.
Les avocats de Duvalier ont argué qu'il y a prescription en ce qui concerne les crimes allégués contre l'ancien politicien, et que leur client ne peut être accusé de crimes supposément commis alors qu'il était au pouvoir.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201201/27/01-4490218-pas-de-pardon-pour-duvalier-affirme-le-president-haitien.php
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DUVALIER ET DUVALIERISME
| Réactions : |
"Le Sénégal a honte, il est meurtri"
Youssou Ndour appelle la communauté internationale à contester la liste des candidats à la présidentielle.
"Le Sénégal a honte. Le Sénégal est meurtri. Le processus de coup d'Etat constitutionnel est consommé. 52 ans de construction démocratique viennent d'être balayés", a déclaré Youssou Ndour, lundi sur RFI. "Le Sénégal et son peuple ont mal. Nous avons été trahis par cette décision honteuse. J'ai dit bien honteuse", a-t-il poursuivi au sujet de la liste des candidats à la présidentielle sénégalaise validée, dans la nuit de dimanche à lundi, par le Conseil constitutionnel.
Un appel lancé à la communauté internationale
La star internationale de la chanson et homme d'affaires avisé, a même tiré la sonnette d'alarme : "J'appelle, donc, toutes les forces vives de ce pays, nos frères africains, la communauté internationale à exprimer son désaccord face à ce coup d'Etat institutionnel et constitutionnel. Le combat continue, parce que Dieu est avec les justes".
La plus grande voix d'Afrique a plusieurs raisons d'exprimer sa colère. Il conteste la validation de la candidature du chef de l'Etat sortant, Abdoulaye Wade, 85 ans, à briguer un troisième mandat, alors que la Constitution n'en permet que deux.
Un argument jugé non recevable pour l'entourage de Wade au motif que lorsqu'il a été élu en 2000 pour la première fois, la Constitution ne limitait pas le nombre de mandats. Il l'a modifiée en 2001 pour limiter à deux leur nombre. Le chef de l'Etat affirme aujourd'hui que ces modifications n'étaient pas rétroactives, et que son "premier" mandat doit être celui qui a suivi l'adoption de la loi, c'est-à-dire celui qui a débuté au moment de sa réélection en 2007. Une interprétation retenue par le Conseil constitutionnel.
Mais surtout, Youssou Ndour récuse l'invalidation de sa propre candidature au motif qu'il n'avait pas présenté les 10.000 signatures exigées pour valider sa participation à l'élection. Au total, le Conseil constitutionnel a validé la candidature de 14 prétendants, dont trois anciens premiers ministres de Wade, devenus des opposants.
Youssou Ndour menacé ?
A moins d'un mois des élections présidentielles, les tensions montent à Dakar. L'opposition menée par le M23, qui regroupe plusieurs partis, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, lancé samedi un appel à la "résistance" contre Abdoulaye Wade. Conséquence, des violences ont éclaté ce week-end sur une place de la capitale.
Des manifestants anti-Wade ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l'Obélisque.
Par ailleurs, le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été "malmené" par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.
L'élection du nouveau chef de l'Etat pour un mandat de sept ans, renouvelable une fois, est prévue le 28 février prochain.
http://www.europe1.fr/International/Le-Senegal-a-honte-il-est-meurtri-926181/
"Le Sénégal a honte. Le Sénégal est meurtri. Le processus de coup d'Etat constitutionnel est consommé. 52 ans de construction démocratique viennent d'être balayés", a déclaré Youssou Ndour, lundi sur RFI. "Le Sénégal et son peuple ont mal. Nous avons été trahis par cette décision honteuse. J'ai dit bien honteuse", a-t-il poursuivi au sujet de la liste des candidats à la présidentielle sénégalaise validée, dans la nuit de dimanche à lundi, par le Conseil constitutionnel.
Un appel lancé à la communauté internationale
La star internationale de la chanson et homme d'affaires avisé, a même tiré la sonnette d'alarme : "J'appelle, donc, toutes les forces vives de ce pays, nos frères africains, la communauté internationale à exprimer son désaccord face à ce coup d'Etat institutionnel et constitutionnel. Le combat continue, parce que Dieu est avec les justes".
La plus grande voix d'Afrique a plusieurs raisons d'exprimer sa colère. Il conteste la validation de la candidature du chef de l'Etat sortant, Abdoulaye Wade, 85 ans, à briguer un troisième mandat, alors que la Constitution n'en permet que deux.
Un argument jugé non recevable pour l'entourage de Wade au motif que lorsqu'il a été élu en 2000 pour la première fois, la Constitution ne limitait pas le nombre de mandats. Il l'a modifiée en 2001 pour limiter à deux leur nombre. Le chef de l'Etat affirme aujourd'hui que ces modifications n'étaient pas rétroactives, et que son "premier" mandat doit être celui qui a suivi l'adoption de la loi, c'est-à-dire celui qui a débuté au moment de sa réélection en 2007. Une interprétation retenue par le Conseil constitutionnel.
Mais surtout, Youssou Ndour récuse l'invalidation de sa propre candidature au motif qu'il n'avait pas présenté les 10.000 signatures exigées pour valider sa participation à l'élection. Au total, le Conseil constitutionnel a validé la candidature de 14 prétendants, dont trois anciens premiers ministres de Wade, devenus des opposants.
Youssou Ndour menacé ?
A moins d'un mois des élections présidentielles, les tensions montent à Dakar. L'opposition menée par le M23, qui regroupe plusieurs partis, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, lancé samedi un appel à la "résistance" contre Abdoulaye Wade. Conséquence, des violences ont éclaté ce week-end sur une place de la capitale.
Des manifestants anti-Wade ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l'Obélisque.
Par ailleurs, le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été "malmené" par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.
L'élection du nouveau chef de l'Etat pour un mandat de sept ans, renouvelable une fois, est prévue le 28 février prochain.
http://www.europe1.fr/International/Le-Senegal-a-honte-il-est-meurtri-926181/
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HAITI ET LE SENEGAL
| Réactions : |
dimanche 29 janvier 2012
Sénégal: l'opposition lance "la résistance" contre le président Wade
L'opposition a lancé samedi "la résistance" contre le président sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes du Sénégal. AFP
Les tenants de cette "résistance", dont les modalités restent à préciser, s'opposent d'ores et déjà à une vague d'arrestations de responsables et partisans du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la candidature de Wade.
"Nous nous organisons pour faire face par une résistance contre l'oppression, et nous avons lancé un mot d'ordre à l'ensemble des Sénégalais de se tenir prêts à (y) faire face", a déclaré à la presse Macky Sall, un des dirigeants du M23, candidat à la présidentielle, à l'issue d'une réunion avec d'autres leaders du mouvement.
Il faut "tout mettre en oeuvre pour que Wade retire sa candidature, parce qu'il n'est pas question qu'il prenne part" au scrutin présidentiel du 26 février, a-t-il ajouté. "C'est tout à la fois les marches, les sit-in, la résistance", mais "pas la violence".
Dans un communiqué, le mouvement "Y'en a Marre", formé de jeunes, a aussi annoncé s'organiser pour manifester. Il a appelé à "faire face à cette forfaiture jusqu'à ce que le droit soit rétabli, et que la candidature d'Abdoulaye Wade soit invalidée".
Selon le M23, des "dizaines" de ses militants et responsables ont été arrêtés samedi dans tout le pays, dont son coordonnateur, Alioune Tine, célèbre défenseur des droits de l'Homme en Afrique, qui se trouvait samedi soir dans des locaux de la police à Dakar. Il a été arrêté sans mandat d'amener et était interrogé "depuis 17H30 (locales et GMT)", a indiqué dans un communiqué la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho, ONG) qu'il préside.
Le chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel, a été "malmené" par des policiers alors qu'il se rendait à la police pour soutenir Alioune Tine, selon un de ses porte-parole, Doudou Sarr.
"Menaces"
Devant la presse, Ndour a lui-même fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, sans fournir de détails. Il a toutefois mis en garde: "Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants".
L'annonce, vendredi soir, de la validation de la candidature contestée de Wade avait été suivie de protestations marquées par des violences dans plusieurs quartiers de Dakar mais aussi dans des villes de provinces. Un policier a été tué lors des troubles - "d'un jet de brique", selon le gouvernement, qui a annoncé avoir ouvert une enquête sur ce "crime odieux".
Samedi, le calme était revenu à Dakar, où des forces de l'ordre demeuraient cependant déployées sur des artères et axes stratégiques.
La décision du Conseil constitutionnel était attendue avec anxiété et les violences prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, déçus par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage, à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d'eau et d'électricité.
Outre celle de Wade, le Conseil a validé 13 autres candidatures (sur 17 présentées) dont celles de deux femmes. Parmi elles, la couturière Diouma Diakhaté, ayant comme clientes certaines Premières dames d'Afrique.
Les candidats avaient jusqu'à samedi soir pour déposer des recours auprès du Conseil. Huit opposants l'ont fait contre Wade qui a, lui, saisi le Conseil contre certains d'entre eux. Ndour a déposé une requête séparée contre le rejet de sa candidature.
La France a affirmé attendre "que le Conseil constitutionnel statue de manière claire et impartiale sur les réclamations" émises par les candidats exclus de la présidentielle.
Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, Abdoulaye Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa candidature anti-constitutionnelle.
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/s%c3%a9n%c3%a9gal-lopposition-lance-la-r%c3%a9sistance-contre-le-pr%c3%a9sident-wade-11
Commentaires:
Qu'y a-t-il de commun entre Haïti et le Sénégal.? Entre haïtiens et sénégalais? Entre politiciens haïtiens et politiciens sénégalais?
Les tenants de cette "résistance", dont les modalités restent à préciser, s'opposent d'ores et déjà à une vague d'arrestations de responsables et partisans du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la candidature de Wade.
"Nous nous organisons pour faire face par une résistance contre l'oppression, et nous avons lancé un mot d'ordre à l'ensemble des Sénégalais de se tenir prêts à (y) faire face", a déclaré à la presse Macky Sall, un des dirigeants du M23, candidat à la présidentielle, à l'issue d'une réunion avec d'autres leaders du mouvement.
Il faut "tout mettre en oeuvre pour que Wade retire sa candidature, parce qu'il n'est pas question qu'il prenne part" au scrutin présidentiel du 26 février, a-t-il ajouté. "C'est tout à la fois les marches, les sit-in, la résistance", mais "pas la violence".
Dans un communiqué, le mouvement "Y'en a Marre", formé de jeunes, a aussi annoncé s'organiser pour manifester. Il a appelé à "faire face à cette forfaiture jusqu'à ce que le droit soit rétabli, et que la candidature d'Abdoulaye Wade soit invalidée".
Selon le M23, des "dizaines" de ses militants et responsables ont été arrêtés samedi dans tout le pays, dont son coordonnateur, Alioune Tine, célèbre défenseur des droits de l'Homme en Afrique, qui se trouvait samedi soir dans des locaux de la police à Dakar. Il a été arrêté sans mandat d'amener et était interrogé "depuis 17H30 (locales et GMT)", a indiqué dans un communiqué la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho, ONG) qu'il préside.
Le chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel, a été "malmené" par des policiers alors qu'il se rendait à la police pour soutenir Alioune Tine, selon un de ses porte-parole, Doudou Sarr.
"Menaces"
Devant la presse, Ndour a lui-même fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, sans fournir de détails. Il a toutefois mis en garde: "Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants".
L'annonce, vendredi soir, de la validation de la candidature contestée de Wade avait été suivie de protestations marquées par des violences dans plusieurs quartiers de Dakar mais aussi dans des villes de provinces. Un policier a été tué lors des troubles - "d'un jet de brique", selon le gouvernement, qui a annoncé avoir ouvert une enquête sur ce "crime odieux".
Samedi, le calme était revenu à Dakar, où des forces de l'ordre demeuraient cependant déployées sur des artères et axes stratégiques.
La décision du Conseil constitutionnel était attendue avec anxiété et les violences prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, déçus par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage, à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d'eau et d'électricité.
Outre celle de Wade, le Conseil a validé 13 autres candidatures (sur 17 présentées) dont celles de deux femmes. Parmi elles, la couturière Diouma Diakhaté, ayant comme clientes certaines Premières dames d'Afrique.
Les candidats avaient jusqu'à samedi soir pour déposer des recours auprès du Conseil. Huit opposants l'ont fait contre Wade qui a, lui, saisi le Conseil contre certains d'entre eux. Ndour a déposé une requête séparée contre le rejet de sa candidature.
La France a affirmé attendre "que le Conseil constitutionnel statue de manière claire et impartiale sur les réclamations" émises par les candidats exclus de la présidentielle.
Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, Abdoulaye Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa candidature anti-constitutionnelle.
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/s%c3%a9n%c3%a9gal-lopposition-lance-la-r%c3%a9sistance-contre-le-pr%c3%a9sident-wade-11
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Qu'y a-t-il de commun entre Haïti et le Sénégal.? Entre haïtiens et sénégalais? Entre politiciens haïtiens et politiciens sénégalais?
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LE SENEGAL ET HAITI
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jeudi 26 janvier 2012
Deux officiels du gouvernement seraient des ressortissants étrangers révèlent des sénateurs
Après deux semaines de travail les sénateurs enquêteurs n'ont pas bouclé le premier tiers de la tache consistant en la vérification de la nationalité des ministres et hauts cadres de l'administration Martelly. Le président de la commission, Joseph Lambert, explique que seulement 10 sur les 39 dossiers ont pu être analysés. A ce stade l'enquête a permis d'identifier deux personnalités comme étant des ressortissants étrangers. Le sénateur s'est gardé de révéler les noms de ces personnalités.
Cependant il a indiqué que les documents de voyages des ministres, sollicités par la commission n'ont pas été transmis. Le chef d'Etat, Michel Martelly, ainsi que le Premier Ministre, Gary Conille, n'ont pas non plus fourni des informations à la commission.
Les enquêteurs devront poursuivre les investigations en vue de vérifier les identités des officiels haïtiens. Pour l'instant les données ont été obtenues par la sous commission présidée par le sénateur Steven Benoît ayant enquêté au service d'immigration. Les autres sous commissions chargées des affaires étrangères et des archives doivent également collecter des données.
Le sénateur Lambert envisage des déplacements à l'étranger afin de collecter plus d'informations.
Entre temps, le sénateur Moise Jean Charles a maintenu les accusations à l'encontre du chef d'Etat et de plusieurs ministres. Afin de garantir l'impartialité de la commission, les leaders du Sénat ont décidé d'écarter le principal accusateur de la commission. Il ne peut pas être juge et parti à la fois, explique le sénateur Lambert.
Dans le même temps, le sénateur Desra Simon Dieuseul, a dû en sa qualité de président du grand corps, abandonner sa fonction de membre de cette commission ad hoc. Les sénateurs Jean Baptiste Bien Aimé et Wesner Polycarpe, tous deux membres du groupe majoritaire, ont intégré la commission spéciale sur la nationalité.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20291
Cependant il a indiqué que les documents de voyages des ministres, sollicités par la commission n'ont pas été transmis. Le chef d'Etat, Michel Martelly, ainsi que le Premier Ministre, Gary Conille, n'ont pas non plus fourni des informations à la commission.
Les enquêteurs devront poursuivre les investigations en vue de vérifier les identités des officiels haïtiens. Pour l'instant les données ont été obtenues par la sous commission présidée par le sénateur Steven Benoît ayant enquêté au service d'immigration. Les autres sous commissions chargées des affaires étrangères et des archives doivent également collecter des données.
Le sénateur Lambert envisage des déplacements à l'étranger afin de collecter plus d'informations.
Entre temps, le sénateur Moise Jean Charles a maintenu les accusations à l'encontre du chef d'Etat et de plusieurs ministres. Afin de garantir l'impartialité de la commission, les leaders du Sénat ont décidé d'écarter le principal accusateur de la commission. Il ne peut pas être juge et parti à la fois, explique le sénateur Lambert.
Dans le même temps, le sénateur Desra Simon Dieuseul, a dû en sa qualité de président du grand corps, abandonner sa fonction de membre de cette commission ad hoc. Les sénateurs Jean Baptiste Bien Aimé et Wesner Polycarpe, tous deux membres du groupe majoritaire, ont intégré la commission spéciale sur la nationalité.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20291
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DOUBLE NATIONALITE EN HAITI
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Haïti-Éducation post-séisme : Alerte sur la cohabitation entre écoles et camps d’hébergement, 2 ans après
P-au-P, 25 janv. 2012 [AlterPresse] --- Environ une vingtaine d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, continuent de fonctionner encore dans la proximité de camps de personnes déplacées, deux années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, apprend l’agence en ligne AlterPresse. Devenus centres d’hébergement de familles sinistrées du séisme de 2010, ces établissements publics se trouvent, deux ans après, dans une situation alarmante, alors que le président Michel Martelly se félicite de son « programme de scolarisation universelle gratuite », alerte une plateforme de syndicats d’enseignantes et d’enseignants en Haïti. [1]
« La situation des écoles publiques, qui ont des camps d’hébergement, est tragique. C’est un cauchemar pour le personnel éducatif. Les enseignants, les parents, qui fréquentent ces institutions, se plaignent des conditions lamentables dans lesquelles les enfants apprennent, alors que la présidence fait des propagandes sur la scolarisation gratuite », dénonce la coordonnatrice de la confédération nationale des éducatrices et éducateurs haïtiens (Cneh), Lourdes Édith Joseph Delouis.
Elle présentait à la presse, le mardi 24 janvier 2012, une vue des résultats partiels d’une enquête, conduite, en décembre 2011, par la plateforme des organisations syndicales d’enseignantes et d’enseignants.
Après le 12 janvier 2010, une quantité importante d’écoles publiques, transformées en écoles-camps, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, se voient conférer une fonction nouvelle d’assurer l’hébergement des familles sinistrées, en plus des fonctions pédagogiques, révèle l’enquête, dont les conclusions finales sont attendues à une date ultérieure, non encore précisée.
“Privées d’infrastructures adéquates pour une éducation de qualité et contraintes à subir les effets pervers d’une cohabitation qui a déjà trop duré, les écoles publiques – avec plus de 80 % de bâtiments endommagés ou détruits – sont doublement victimes par le séisme”. Plusieurs, parmi les écoles publiques considérées dans l’enquête de décembre 2011 de la plateforme des organisations syndicales d’enseignants, ont été identifiés comme des « repaires de bandits ».
De nombreux cas de viols et de tentatives de viols ont été recensés sur la personne des élèves, ainsi que des vols de matériels et sabotages des installations du bâtiment, alors que les autorités de l’État restent « inattentives » à cette situation.
Il y a une « dégradation de certaines écoles dans l’aire métropolitaine de la capitale, alors que le président Martelly utilise les fonds de l’État pour exposer sa propagande en matière d’éducation à travers des spots publicitaires et des affiches géantes », signale, pour sa part, Franck Wilbert Georges, coordonnateur d’affaires internationales à l’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), également membre de la plateforme.
La plateforme des syndicats d’enseignantes et d’enseignants met en doute le chiffre de 903 mille élèves, avancé par la nouvelle administration politique (notamment par Martelly) au sujet du nombre d’enfants bénéficiaires du « programme de scolarisation gratuite universelle ».
A la base de son argumentation, elle cite le nombre de deux millions trente-trois mille deux-cent-deux (2,033,202) enfants , de la tranche d’âge 0 – 12 ans, scolarisés durant l’année académique 2010-2011, suivant la direction de planification et de coopération au ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp).
Ce nombre de 2 millions d’enfants scolarisés aurait connu une certaine diminution, pour l’année académique 2011-2012 en cours, indique la plateforme des organisations syndicales d’enseignants.
Outre la Cneh et l’Unnoh, la plateforme des organisations syndicales d’enseignants regroupe le corps national des éducatrices et éducateurs haïtiens (Coneh), la fédération nationale des travailleuses et travailleurs en éducation et en culture (Fenatec) ainsi que le groupe d’initiative des enseignantes et enseignants de lycées (Giel).
La collecte des données a été effectuée dans des établissements scolaires publics, répartis à Port-au-Prince, Martissant et Carrefour (périphérie sud de Port-au-Prince), Delmas et Croix-des-Bouquets (nord-est) et Pétionville (à l’est). [jep kft rc apr 25/01/2012 1:11]
Liste (partielle) d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale, ayant des camps d’hébergement de familles sinistrées du 12 janvier 2010
_1. Lycée Toussaint Louverture Rue St Honoré (P-au-P)
_2. Centre d’apprentissage de Saint Martin (Delmas 18)
_3. Lycée Jacques 1er de la Croix des Bouquets (Croix des Bouquets)
_4. République du Pérou (Martissant)
5. Guillaume Manigat Rue Chareron (P-au-P)
6. Fortuna Guéry Rue Dehoux (P-au-P)
_7. Centre d’application de Martissant (Martissant)
_8. République Argentine Rue Péan (P-au-P)
_9. République du Guatémala Rue Rébecca (Pétionville)
10. Ecole Nationale Louverture Cote plage 18 (Carrefour)
11. République du Nicaragua Martissant (4 e avenue Bolosse)
12. Virginie Sampeur Rue Capois (P-au-P)
13. Daguesseau Lespinasse Rue Piquant (P-au-P)
14. Lycée Henry Christophe Diquini (Carrefour)
15. Louis Joseph Janvier (Carrefour)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12270
« La situation des écoles publiques, qui ont des camps d’hébergement, est tragique. C’est un cauchemar pour le personnel éducatif. Les enseignants, les parents, qui fréquentent ces institutions, se plaignent des conditions lamentables dans lesquelles les enfants apprennent, alors que la présidence fait des propagandes sur la scolarisation gratuite », dénonce la coordonnatrice de la confédération nationale des éducatrices et éducateurs haïtiens (Cneh), Lourdes Édith Joseph Delouis.
Elle présentait à la presse, le mardi 24 janvier 2012, une vue des résultats partiels d’une enquête, conduite, en décembre 2011, par la plateforme des organisations syndicales d’enseignantes et d’enseignants.
Après le 12 janvier 2010, une quantité importante d’écoles publiques, transformées en écoles-camps, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, se voient conférer une fonction nouvelle d’assurer l’hébergement des familles sinistrées, en plus des fonctions pédagogiques, révèle l’enquête, dont les conclusions finales sont attendues à une date ultérieure, non encore précisée.
“Privées d’infrastructures adéquates pour une éducation de qualité et contraintes à subir les effets pervers d’une cohabitation qui a déjà trop duré, les écoles publiques – avec plus de 80 % de bâtiments endommagés ou détruits – sont doublement victimes par le séisme”. Plusieurs, parmi les écoles publiques considérées dans l’enquête de décembre 2011 de la plateforme des organisations syndicales d’enseignants, ont été identifiés comme des « repaires de bandits ».
De nombreux cas de viols et de tentatives de viols ont été recensés sur la personne des élèves, ainsi que des vols de matériels et sabotages des installations du bâtiment, alors que les autorités de l’État restent « inattentives » à cette situation.
Il y a une « dégradation de certaines écoles dans l’aire métropolitaine de la capitale, alors que le président Martelly utilise les fonds de l’État pour exposer sa propagande en matière d’éducation à travers des spots publicitaires et des affiches géantes », signale, pour sa part, Franck Wilbert Georges, coordonnateur d’affaires internationales à l’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), également membre de la plateforme.
La plateforme des syndicats d’enseignantes et d’enseignants met en doute le chiffre de 903 mille élèves, avancé par la nouvelle administration politique (notamment par Martelly) au sujet du nombre d’enfants bénéficiaires du « programme de scolarisation gratuite universelle ».
A la base de son argumentation, elle cite le nombre de deux millions trente-trois mille deux-cent-deux (2,033,202) enfants , de la tranche d’âge 0 – 12 ans, scolarisés durant l’année académique 2010-2011, suivant la direction de planification et de coopération au ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp).
Ce nombre de 2 millions d’enfants scolarisés aurait connu une certaine diminution, pour l’année académique 2011-2012 en cours, indique la plateforme des organisations syndicales d’enseignants.
Outre la Cneh et l’Unnoh, la plateforme des organisations syndicales d’enseignants regroupe le corps national des éducatrices et éducateurs haïtiens (Coneh), la fédération nationale des travailleuses et travailleurs en éducation et en culture (Fenatec) ainsi que le groupe d’initiative des enseignantes et enseignants de lycées (Giel).
La collecte des données a été effectuée dans des établissements scolaires publics, répartis à Port-au-Prince, Martissant et Carrefour (périphérie sud de Port-au-Prince), Delmas et Croix-des-Bouquets (nord-est) et Pétionville (à l’est). [jep kft rc apr 25/01/2012 1:11]
Liste (partielle) d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale, ayant des camps d’hébergement de familles sinistrées du 12 janvier 2010
_1. Lycée Toussaint Louverture Rue St Honoré (P-au-P)
_2. Centre d’apprentissage de Saint Martin (Delmas 18)
_3. Lycée Jacques 1er de la Croix des Bouquets (Croix des Bouquets)
_4. République du Pérou (Martissant)
5. Guillaume Manigat Rue Chareron (P-au-P)
6. Fortuna Guéry Rue Dehoux (P-au-P)
_7. Centre d’application de Martissant (Martissant)
_8. République Argentine Rue Péan (P-au-P)
_9. République du Guatémala Rue Rébecca (Pétionville)
10. Ecole Nationale Louverture Cote plage 18 (Carrefour)
11. République du Nicaragua Martissant (4 e avenue Bolosse)
12. Virginie Sampeur Rue Capois (P-au-P)
13. Daguesseau Lespinasse Rue Piquant (P-au-P)
14. Lycée Henry Christophe Diquini (Carrefour)
15. Louis Joseph Janvier (Carrefour)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12270
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ACTUALITES D'HAITI: EDUCATION
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Économie : Haïti attendue au 42 e forum mondial à Davos
Un pays en attente de révision de ses politiques fiscales 25 janv. 2012 [AlterPresse] --- Le président Michel Joseph Martelly représentera la république d’Haïti au 42 e forum économique mondial pour parler de l’accélération de la croissance économique du pays, toujours en attente d’un ajustement de ses dispositions budgétaire et fiscale par rapport aux nouvelles réalités des marchés.
Martelly se déplace, ce mercredi 25 janvier 2012, pour prendre part à ce forum qui se déroulera du mercredi 25 au dimanche 29 janvier dans la ville de Davos en Suisse.
Le forum a lieu sous le thème « The great transformation : shaping news models (La grande transformation : dessiner de nouveaux modèles) ».
Lors de cette 42 e rencontre économique mondiale, le président haïtien participera à plusieurs séances de travail sur l’accélération de la croissance économique d’Haïti, informe un communiqué transmis à AlterPresse par le bureau de la présidence.
« … Il s’agira d’explorer la situation actuelle et d’examiner comment la communauté internationale peut aider le pays à faire progresser les stratégies nécessaires pour atteindre une croissance durable … », précise le même document.
2,500 personnalités d’horizons divers devront prendre part au forum économique de Davos.
Un pari difficile pour attirer les investissements étrangers
« … Le développement du pays passe obligatoirement par une ouverture sur l’extérieur … », soutient Martelly, qui entend faire la promotion d’Haïti auprès de potentiels investisseurs étrangers en vue d’une éventuelle relance de l’économie haïtienne.
Une démarche qui ne sied pas encore aux lois fiscales et budgétaires du pays, dans un contexte de politique économique néolibérale outrancière sans cesse mise en question par les mouvements sociaux internationaux, dont les courants altermondialistes !
En effet, ces dernières datent de 1826 et le dernier amendement de 1944, selon les propos tenus par le ministre du commerce Wilson Laleau, à l’occasion d’échanges avec des étudiants haïtiens en France le 23 janvier 2012.
Or, un ajustement de ces lois reste le premier pas pour favoriser la venue d’investisseurs dans la république caribéenne d’Haïti.
« Il faut réviser la politique fiscale et budgétaire haïtienne pour que les investissements puissent revenir et nous savons que nous avons beaucoup de travail à faire », reconnaît le ministre Laleau qui discutait à Paris avec avec les étudiants haïtiens le 23 janvier dernier.
Une réunion intersectorielle, sous forme d’états généraux, devrait avoir lieu bientôt pour « réviser toute la législation des affaires » du pays, annonce Laleau.
Le gouvernement du premier ministre Garry Conille serait également en train de travailler sur les règles d’implantation d’une entreprise en Haïti dans des délais plus courts, qui passeraient de 105 jours à 14 jours, rapporte encore le ministre Laleau.
Pour l’année 2011, Haïti était classée 174 e sur 183 pays en ce qui a trait à la compétitivité.
Autre initiative, citée par le ministre dans la rencontre avec les étudiants haïtiens en France, c’est la compilation, par le gouvernement, d’un ensemble de dispositions ou d’accords internationaux signés par Haïti sur le commerce, lesquels devront être acheminés au parlement haïtien pour les suites nécessaires.
Jusqu’ici, ce sont des perspectives, tandis que, dans le concret, la machine économique haïtienne semble faire du surplace, être confrontée a une absence de progression vers la modernité, voire à de l’immobilisme déconcertant et caractérisé.
Aucun changement significatif n’est fait dans l’agriculture, le principal secteur de production du pays.
La mise en place de zones économiques intégrées ou parcs industriels dans les grandes villes de province, à l’image de Caracol dans le Nord d’Haïti, est encore en phase d’initiation. [rh kft rc apr 25/01/2012 0:55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12269
Martelly se déplace, ce mercredi 25 janvier 2012, pour prendre part à ce forum qui se déroulera du mercredi 25 au dimanche 29 janvier dans la ville de Davos en Suisse.
Le forum a lieu sous le thème « The great transformation : shaping news models (La grande transformation : dessiner de nouveaux modèles) ».
Lors de cette 42 e rencontre économique mondiale, le président haïtien participera à plusieurs séances de travail sur l’accélération de la croissance économique d’Haïti, informe un communiqué transmis à AlterPresse par le bureau de la présidence.
« … Il s’agira d’explorer la situation actuelle et d’examiner comment la communauté internationale peut aider le pays à faire progresser les stratégies nécessaires pour atteindre une croissance durable … », précise le même document.
2,500 personnalités d’horizons divers devront prendre part au forum économique de Davos.
Un pari difficile pour attirer les investissements étrangers
« … Le développement du pays passe obligatoirement par une ouverture sur l’extérieur … », soutient Martelly, qui entend faire la promotion d’Haïti auprès de potentiels investisseurs étrangers en vue d’une éventuelle relance de l’économie haïtienne.
Une démarche qui ne sied pas encore aux lois fiscales et budgétaires du pays, dans un contexte de politique économique néolibérale outrancière sans cesse mise en question par les mouvements sociaux internationaux, dont les courants altermondialistes !
En effet, ces dernières datent de 1826 et le dernier amendement de 1944, selon les propos tenus par le ministre du commerce Wilson Laleau, à l’occasion d’échanges avec des étudiants haïtiens en France le 23 janvier 2012.
Or, un ajustement de ces lois reste le premier pas pour favoriser la venue d’investisseurs dans la république caribéenne d’Haïti.
« Il faut réviser la politique fiscale et budgétaire haïtienne pour que les investissements puissent revenir et nous savons que nous avons beaucoup de travail à faire », reconnaît le ministre Laleau qui discutait à Paris avec avec les étudiants haïtiens le 23 janvier dernier.
Une réunion intersectorielle, sous forme d’états généraux, devrait avoir lieu bientôt pour « réviser toute la législation des affaires » du pays, annonce Laleau.
Le gouvernement du premier ministre Garry Conille serait également en train de travailler sur les règles d’implantation d’une entreprise en Haïti dans des délais plus courts, qui passeraient de 105 jours à 14 jours, rapporte encore le ministre Laleau.
Pour l’année 2011, Haïti était classée 174 e sur 183 pays en ce qui a trait à la compétitivité.
Autre initiative, citée par le ministre dans la rencontre avec les étudiants haïtiens en France, c’est la compilation, par le gouvernement, d’un ensemble de dispositions ou d’accords internationaux signés par Haïti sur le commerce, lesquels devront être acheminés au parlement haïtien pour les suites nécessaires.
Jusqu’ici, ce sont des perspectives, tandis que, dans le concret, la machine économique haïtienne semble faire du surplace, être confrontée a une absence de progression vers la modernité, voire à de l’immobilisme déconcertant et caractérisé.
Aucun changement significatif n’est fait dans l’agriculture, le principal secteur de production du pays.
La mise en place de zones économiques intégrées ou parcs industriels dans les grandes villes de province, à l’image de Caracol dans le Nord d’Haïti, est encore en phase d’initiation. [rh kft rc apr 25/01/2012 0:55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12269
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HAITI AU FORUM DE DAVOS
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mercredi 25 janvier 2012
HAÏTI: La nationalité du président Martelly - scandale ou écran de fumée?
par Patrick Elie
De la Nationalité
La question de la nationalité fait de nouveau la une de nos journaux et autres médias. Le Sénateur Moïse Jean-Charles a en effet lâché une véritable bombe sur une scène politique déjà passablement agitée: notre Président serait un Italo-Américain et plusieurs des membres du gouvernement Conille détiendraient plus d'une nationalité. C'est le plus récent scandale sorti du chapeau de nos politiciens et directeurs d'opinion, pour semaine après semaine, nous hypnotiser et détourner notre attention des problèmes réels de ce pays, qui sont pourtant si profonds et nombreux.
C'est établi: l'Haïtien est nationaliste et orgueilleux. Qui pourrait le lui reprocher, compte-tenu du prix extrême payé par nos ancêtres, pour transformer le camp de concentration appelé Saint Domingue en une patrie.
Je me revendique Haïtien, mais j'abhorre le nationalisme dont se gargarisent ceux qui encombrent et polluent le discours médiatique. Nous venons tout juste d'en avoir un exemple à l'occasion de l'inauguration du campus de Limonade. Je précise “campus” et non “université”. En fait, le terme exact devrait être “complexe immobilier” de Limonade. Mais peu importe ! Cependant, parler de “l'Université de la Honte” ou de la giffle assénée à notre pays par la République Dominicaine, relève de la plus crasse bêtise. Un cadeau s'accepte avec élégance et gratitude, puis s'utilise avec efficacité. En aucun cas, il ne saurait servir de “casus belli” entre deux peuples dont tout l'intérêt est de vider progressivement leurs contentieux et de saisir l'occasion de développer leur solidarité. Il faut remarquer que ce nationalisme est aussi sélectif qu'exacerbé; il ne s'exerce que contre les “petits pays” les plus proches de nous. Nos ténors nationalistes sont requarblement silencieux devant les cadeaux de l'Espagne, de la France et des États-Unis, trois pays qui nous ont pourtant causé le plus de torts. “Dan pouri gen fòs sou banann mi”. Affaire de visas sans doute.
En outre, je me sens très mal à l'aise face à une nationalité basée sur le sang. Scientifiquement, cela ne tient pas la route. Il n'y a pas de races humaines, seulement une espèce de bipèdes assez étranges, tous également doués pour le langage et la connerie. On a beaucoup insisté sur leur propension à s'affronter sous des prétextes divers, à se traiter mutuellement d'animaux, voire de démons. La réalité est qu'ils n'ont cessé d'inter-copuler, avec toujours le même résultat: ni une nouvelle espèce, ni un mûlet, ni un mûlâtre, ni un mutant mais tout simplement un humain, avec la même impressionante capacité pour la communication et la connerie.
Je hurle en silence, chaque fois que j'entends insulter Toussaint Louverture, en l'affublant du titre de “Génie de la Race”, ou Dessalines de “Défenseur de la Race”. L'un comme l'autre étaient des génies et défenseurs de l'humanité, point boule. Réduire ces deux géants à une dimension qu'ils ont contesté au prix de leur vie, me paraît extraordinairement irrévérencieux.
La nationalité fondée sur le sang. Quelle bêtise !
De ce nationalisme là, on glisse imperceptiblement, vers le national-socialisme, le fascisme, le racisme et l'intolérance. J'attends avec angoisse la résurgence du terme: “Haïtien authentique”.
Un de mes amis soufre d'anémie aplasique. Il doit être transfusé au Canada, chaque 15 jours. Vous imaginez bien qu'il n'est pas très regardant sur la nationalité de ses donneurs. Mais qui est-il aujourd'hui ? Depuis le temps que dure son épreuve il n'a plus une goutte de ce sang précieux transmis par une mère ou un père, eux-mêmes Haïtiens d'origine et “n'ayant jamais renoncé à leur nationalité”. Est-il condamné à ne plus servir le pays où il est né et auquel il n'a pas cessé de vouer sa vie ? Un éternel touriste à la peau bronzée ?
Faut-il rappeler à nos nationalistes de service, que pas un des héros de l'Indépendance n'était “Haïtien d'origine”; ni Makandal, ni Pétion, Toussaint ou Dessalines. Quant aux sublimes va-nus-pieds, ils étaient en majorité des Africains pur jus, nés hors Saint-Domingue. Ces héros que nous ne cessons de célébrer ont forgé eux-mêmes une patrie, au prix “du sang de la sueur et des larmes”, plutôt que d'accepter la nationalité dont la France proposait de les affubler. Et si j'ai bien compris la Constitution de 1805, elle insistait sur le patriotisme plutôt que sur la nationalité. Très tôt après la proclamation de l'Indépendance, des Haïtiens sont partis se battre et verser leur sang pour libérer les pays de notre Amérique, qui leur en gardent encore reconnaissance.
D'ailleurs, l'histoire mondiale nous offre bien des exemples de ces hommes et femmes qui se sont battus, ont sacrifié volontairement leurs vies pour des pays où ils n'étaient pas nés.
Faut-il rappeler le glorieux épisode des Brigades Internationales, qui ont mobilisé des milliers de volontaires de nombreux pays, pour la défense de la République Espagnole contre les fascistes dirigés par Franco et appuyés par Hitler et Mussolini ?
Le groupe Manouchian, résistant à l'occupation nazie de la France a été immortalisé par le poème “L'Affiche Rouge” de Louis Aragon, plus tard mis en musique par Léo Ferré. Sur les 23 membres du groupe qui furent capturés et exécutés, par la Gestapo seuls 3 étaient de nationalité française. Ont-ils moins mérité de la France que les miliciens de Vichy, nés de père ou de mère français “n'ayant jamais renoncé...”
Plus près de nous, Che Guevara offre un exemple encore plus saisissant de la dissociation entre nationalité et patriotisme. Né Argentin, il a participé au Guatemala au mouvement de Jacobo Arbenz, est devenu l'un des 5 Commandantes de la Révolution cubaine, s'est battu au Congo contre la dictature de Mobutu, avant d'être assassiné en Bolivie.
Les nationalistes de chez nous qui vocifèrent le plus, sont en même temps les plus fervents admirateurs de nos tuteurs Nord-Américains. Certains sont même allés jusqu'à fonder un “Club Barak Obama” en Haïti, et tous tiennent à leur visa ou à leur “green card”, plus qu'à la prunelle de leurs yeux.
Ils oublient sans doute, que si les USA sont devenus et restent encore hégémoniques, tant des points de vue économique, scientifique et militaire, c'est en grande partie pour avoir été peu regardants sur l'origine ou la nationalité de qui pouvait contribuer au progrès du pays. Ainsi, Einstein, juif allemand, Enrico Fermi, Italien, qui ont tous les deux joué un rôle déterminant dans le développement de l'arsenal et de l'industrie nucléaires américains. On peut ajouter à cette liste, Modibo Diarra, le Malien. En politique on peut citer Henry Kissinger, né en Allemagne; Zbigniew Brzezinski le Polonais et Madeleine Albright native de la Tchécoslovaquie. Le premier a été sous Nixon, le Ministre des Affaires Étrangères le plus influent de la seconde moitié du 20ème siècle. Brzezinski a servi Jimmy Carter comme principal conseiller en sécurité nationale, il a été entre autre l'architecte de la normalisation des relations avec la Chine et des accords de Camp David. Quant à Madame Albright, elle a représenté le régime Clinton et les États-Unis à l'ONU.
La plupart d'entre nous sommes fiers de Michaëlle Jean, qui a été Gouverneur-Général du Canada, donc Chef d'État de ce pays où des milliers de nos compatriotes ont émigré pour des raisons diverses et se sont signalés par leur contribution au développement de leur société d'acceuil. Ils on été médecins, savants, enseignants à tous les niveaux et mêmes maires et députés, car jamais le Canada n'a refusé leur apport, au prétexte de leur lieu de naissance. Pour revenir à Madame Jean, dont l'attachement à sa patrie d'origine ne peut être mis en doute, rappelons qu'elle est Haïtienne de sang, Française par le mariage et Canadienne par naturalisation. Dans notre pays toujours singulier, mais de moins en moins beau, elle eût été crucifiée pour cette triple appartenance, si jamais elle avait prétendu postuler la mairie de Jacmel.
Nous nous obstinons, au nom d'un nationalisme viscéral, à priver notre patrie de la compétence et du patriotisme patiemment engrangés dans notre diaspora, mais également de la contribution d'étrangers d'origine, sincèrement attachés à la cause haïtienne. Haro, sur qui n'est pas Haïtien de sang ! Pourtant des diplomates et dirigeants d'ONG qui n'ont ni affection ni respect pour nous, dirigent notre vie quotidienne et balisent notre futur, depuis le contenu de nos assiettes, jusqu'au budget de l'État et au formatage de notre force publique.
Constitution et Nationalité
La Constitution de 1987 est un tissu d'incohérences et d'incongruités, élaboré par une dictature militaire, surtout préoccupée de garantir les privilèges de la soldatesque, quitte à jeter quelques os démocratiques à un peuple assoifé de changement. Les ambiguités de cette charte, les différences entre ses versions Créole et Française, sont devenues le fond de commerce des juristes, constitutionalistes et autres politologues qui prétendent nous faire la leçon.
Aujourd'hui, que nous avons, non pas une mais trois Constitutions (en Français non-amendée, en Français amendée et en Créole intouchée), nos experts se déchaînent. Cependant, la vérité est toute simple: la Constitution de 1987, si pointilleuse quant à la nationalité du Président de la République, celle du Premier Ministre, des Députés et Sénateurs, est muette sur celle des Délégués et Vice-Délégués, des membres de la Cour de Cassation, des Commandant-en Chef des FAd'H et de la PNH, du Protecteur du Citoyen, et est plutôt vaseuse sur les membres d'ASEC, les maires, le Conseil Électoral Permanent etc... Quoi d'étonnant que dans un tel marécage, les crocodiles se meuvent avec tant de souplesse.
A la Commission sénatoriale, récemment formée, je recommanderais de se concentrer sur la nationalité du Chef de l'État et celle du Premier Ministre, plutôt que de se lancer dans une chasse tout azimut, équivalant de fait à noyer le poisson. Si l'un ou l'autre de ces plus hauts fonctionnaires détenait de fait une autre nationalité, il devrait être condamné, non sur cette base, mais pour avoir délibérément trompé leurs concitoyens.
Le nationalisme est une revendication tonitruante et souvent creuse, le patriotisme un engagement, un don de soi. La nationalité est un héritage, alors qu'une patrie se mérite, c'est une conquête permanente. L'être humain n'est pas ce qu'il naît, mais ce qu'il fait.
Pour ma part, je n'aurais aucun problème à être dirigé par un Chef de l'État serbo-croate, pourvu qu'il aie démontré, hors de tout doute, son engagement pour la démocratie et le progrès en Haïti. Un patriote en somme.
Patrick Elie fut secrétaire d’État à la Sécurité publique (1994-1995) sous Jean-Bertrand Aristide.
Patrick Elie est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
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Commentaires:
En honneur à la liberté d'expression , nous publions ce document tout en faisant remarquer que les arguments de l'auteurs restent assez superficiels et farfelus. Le problème avec la nationalité de Michel Martelly ce n'est va au-delà de sa propre nationalité sinon il s'agit du respect de la Constitution. C'est la Constitution qui nous dit qu'il faut être haïtien pour briguer la première magistrature de l'Etat. Elle peut être nulle ou imparfaite mais il faut commencer par la respecter car elle prévoit un cadre "constitutionnel" pour modifier les dispositions erronées ou inadaptées.
De la Nationalité
La question de la nationalité fait de nouveau la une de nos journaux et autres médias. Le Sénateur Moïse Jean-Charles a en effet lâché une véritable bombe sur une scène politique déjà passablement agitée: notre Président serait un Italo-Américain et plusieurs des membres du gouvernement Conille détiendraient plus d'une nationalité. C'est le plus récent scandale sorti du chapeau de nos politiciens et directeurs d'opinion, pour semaine après semaine, nous hypnotiser et détourner notre attention des problèmes réels de ce pays, qui sont pourtant si profonds et nombreux.
C'est établi: l'Haïtien est nationaliste et orgueilleux. Qui pourrait le lui reprocher, compte-tenu du prix extrême payé par nos ancêtres, pour transformer le camp de concentration appelé Saint Domingue en une patrie.
Je me revendique Haïtien, mais j'abhorre le nationalisme dont se gargarisent ceux qui encombrent et polluent le discours médiatique. Nous venons tout juste d'en avoir un exemple à l'occasion de l'inauguration du campus de Limonade. Je précise “campus” et non “université”. En fait, le terme exact devrait être “complexe immobilier” de Limonade. Mais peu importe ! Cependant, parler de “l'Université de la Honte” ou de la giffle assénée à notre pays par la République Dominicaine, relève de la plus crasse bêtise. Un cadeau s'accepte avec élégance et gratitude, puis s'utilise avec efficacité. En aucun cas, il ne saurait servir de “casus belli” entre deux peuples dont tout l'intérêt est de vider progressivement leurs contentieux et de saisir l'occasion de développer leur solidarité. Il faut remarquer que ce nationalisme est aussi sélectif qu'exacerbé; il ne s'exerce que contre les “petits pays” les plus proches de nous. Nos ténors nationalistes sont requarblement silencieux devant les cadeaux de l'Espagne, de la France et des États-Unis, trois pays qui nous ont pourtant causé le plus de torts. “Dan pouri gen fòs sou banann mi”. Affaire de visas sans doute.
En outre, je me sens très mal à l'aise face à une nationalité basée sur le sang. Scientifiquement, cela ne tient pas la route. Il n'y a pas de races humaines, seulement une espèce de bipèdes assez étranges, tous également doués pour le langage et la connerie. On a beaucoup insisté sur leur propension à s'affronter sous des prétextes divers, à se traiter mutuellement d'animaux, voire de démons. La réalité est qu'ils n'ont cessé d'inter-copuler, avec toujours le même résultat: ni une nouvelle espèce, ni un mûlet, ni un mûlâtre, ni un mutant mais tout simplement un humain, avec la même impressionante capacité pour la communication et la connerie.
Je hurle en silence, chaque fois que j'entends insulter Toussaint Louverture, en l'affublant du titre de “Génie de la Race”, ou Dessalines de “Défenseur de la Race”. L'un comme l'autre étaient des génies et défenseurs de l'humanité, point boule. Réduire ces deux géants à une dimension qu'ils ont contesté au prix de leur vie, me paraît extraordinairement irrévérencieux.
La nationalité fondée sur le sang. Quelle bêtise !
De ce nationalisme là, on glisse imperceptiblement, vers le national-socialisme, le fascisme, le racisme et l'intolérance. J'attends avec angoisse la résurgence du terme: “Haïtien authentique”.
Un de mes amis soufre d'anémie aplasique. Il doit être transfusé au Canada, chaque 15 jours. Vous imaginez bien qu'il n'est pas très regardant sur la nationalité de ses donneurs. Mais qui est-il aujourd'hui ? Depuis le temps que dure son épreuve il n'a plus une goutte de ce sang précieux transmis par une mère ou un père, eux-mêmes Haïtiens d'origine et “n'ayant jamais renoncé à leur nationalité”. Est-il condamné à ne plus servir le pays où il est né et auquel il n'a pas cessé de vouer sa vie ? Un éternel touriste à la peau bronzée ?
Faut-il rappeler à nos nationalistes de service, que pas un des héros de l'Indépendance n'était “Haïtien d'origine”; ni Makandal, ni Pétion, Toussaint ou Dessalines. Quant aux sublimes va-nus-pieds, ils étaient en majorité des Africains pur jus, nés hors Saint-Domingue. Ces héros que nous ne cessons de célébrer ont forgé eux-mêmes une patrie, au prix “du sang de la sueur et des larmes”, plutôt que d'accepter la nationalité dont la France proposait de les affubler. Et si j'ai bien compris la Constitution de 1805, elle insistait sur le patriotisme plutôt que sur la nationalité. Très tôt après la proclamation de l'Indépendance, des Haïtiens sont partis se battre et verser leur sang pour libérer les pays de notre Amérique, qui leur en gardent encore reconnaissance.
D'ailleurs, l'histoire mondiale nous offre bien des exemples de ces hommes et femmes qui se sont battus, ont sacrifié volontairement leurs vies pour des pays où ils n'étaient pas nés.
Faut-il rappeler le glorieux épisode des Brigades Internationales, qui ont mobilisé des milliers de volontaires de nombreux pays, pour la défense de la République Espagnole contre les fascistes dirigés par Franco et appuyés par Hitler et Mussolini ?
Le groupe Manouchian, résistant à l'occupation nazie de la France a été immortalisé par le poème “L'Affiche Rouge” de Louis Aragon, plus tard mis en musique par Léo Ferré. Sur les 23 membres du groupe qui furent capturés et exécutés, par la Gestapo seuls 3 étaient de nationalité française. Ont-ils moins mérité de la France que les miliciens de Vichy, nés de père ou de mère français “n'ayant jamais renoncé...”
Plus près de nous, Che Guevara offre un exemple encore plus saisissant de la dissociation entre nationalité et patriotisme. Né Argentin, il a participé au Guatemala au mouvement de Jacobo Arbenz, est devenu l'un des 5 Commandantes de la Révolution cubaine, s'est battu au Congo contre la dictature de Mobutu, avant d'être assassiné en Bolivie.
Les nationalistes de chez nous qui vocifèrent le plus, sont en même temps les plus fervents admirateurs de nos tuteurs Nord-Américains. Certains sont même allés jusqu'à fonder un “Club Barak Obama” en Haïti, et tous tiennent à leur visa ou à leur “green card”, plus qu'à la prunelle de leurs yeux.
Ils oublient sans doute, que si les USA sont devenus et restent encore hégémoniques, tant des points de vue économique, scientifique et militaire, c'est en grande partie pour avoir été peu regardants sur l'origine ou la nationalité de qui pouvait contribuer au progrès du pays. Ainsi, Einstein, juif allemand, Enrico Fermi, Italien, qui ont tous les deux joué un rôle déterminant dans le développement de l'arsenal et de l'industrie nucléaires américains. On peut ajouter à cette liste, Modibo Diarra, le Malien. En politique on peut citer Henry Kissinger, né en Allemagne; Zbigniew Brzezinski le Polonais et Madeleine Albright native de la Tchécoslovaquie. Le premier a été sous Nixon, le Ministre des Affaires Étrangères le plus influent de la seconde moitié du 20ème siècle. Brzezinski a servi Jimmy Carter comme principal conseiller en sécurité nationale, il a été entre autre l'architecte de la normalisation des relations avec la Chine et des accords de Camp David. Quant à Madame Albright, elle a représenté le régime Clinton et les États-Unis à l'ONU.
La plupart d'entre nous sommes fiers de Michaëlle Jean, qui a été Gouverneur-Général du Canada, donc Chef d'État de ce pays où des milliers de nos compatriotes ont émigré pour des raisons diverses et se sont signalés par leur contribution au développement de leur société d'acceuil. Ils on été médecins, savants, enseignants à tous les niveaux et mêmes maires et députés, car jamais le Canada n'a refusé leur apport, au prétexte de leur lieu de naissance. Pour revenir à Madame Jean, dont l'attachement à sa patrie d'origine ne peut être mis en doute, rappelons qu'elle est Haïtienne de sang, Française par le mariage et Canadienne par naturalisation. Dans notre pays toujours singulier, mais de moins en moins beau, elle eût été crucifiée pour cette triple appartenance, si jamais elle avait prétendu postuler la mairie de Jacmel.
Nous nous obstinons, au nom d'un nationalisme viscéral, à priver notre patrie de la compétence et du patriotisme patiemment engrangés dans notre diaspora, mais également de la contribution d'étrangers d'origine, sincèrement attachés à la cause haïtienne. Haro, sur qui n'est pas Haïtien de sang ! Pourtant des diplomates et dirigeants d'ONG qui n'ont ni affection ni respect pour nous, dirigent notre vie quotidienne et balisent notre futur, depuis le contenu de nos assiettes, jusqu'au budget de l'État et au formatage de notre force publique.
Constitution et Nationalité
La Constitution de 1987 est un tissu d'incohérences et d'incongruités, élaboré par une dictature militaire, surtout préoccupée de garantir les privilèges de la soldatesque, quitte à jeter quelques os démocratiques à un peuple assoifé de changement. Les ambiguités de cette charte, les différences entre ses versions Créole et Française, sont devenues le fond de commerce des juristes, constitutionalistes et autres politologues qui prétendent nous faire la leçon.
Aujourd'hui, que nous avons, non pas une mais trois Constitutions (en Français non-amendée, en Français amendée et en Créole intouchée), nos experts se déchaînent. Cependant, la vérité est toute simple: la Constitution de 1987, si pointilleuse quant à la nationalité du Président de la République, celle du Premier Ministre, des Députés et Sénateurs, est muette sur celle des Délégués et Vice-Délégués, des membres de la Cour de Cassation, des Commandant-en Chef des FAd'H et de la PNH, du Protecteur du Citoyen, et est plutôt vaseuse sur les membres d'ASEC, les maires, le Conseil Électoral Permanent etc... Quoi d'étonnant que dans un tel marécage, les crocodiles se meuvent avec tant de souplesse.
A la Commission sénatoriale, récemment formée, je recommanderais de se concentrer sur la nationalité du Chef de l'État et celle du Premier Ministre, plutôt que de se lancer dans une chasse tout azimut, équivalant de fait à noyer le poisson. Si l'un ou l'autre de ces plus hauts fonctionnaires détenait de fait une autre nationalité, il devrait être condamné, non sur cette base, mais pour avoir délibérément trompé leurs concitoyens.
Le nationalisme est une revendication tonitruante et souvent creuse, le patriotisme un engagement, un don de soi. La nationalité est un héritage, alors qu'une patrie se mérite, c'est une conquête permanente. L'être humain n'est pas ce qu'il naît, mais ce qu'il fait.
Pour ma part, je n'aurais aucun problème à être dirigé par un Chef de l'État serbo-croate, pourvu qu'il aie démontré, hors de tout doute, son engagement pour la démocratie et le progrès en Haïti. Un patriote en somme.
Patrick Elie fut secrétaire d’État à la Sécurité publique (1994-1995) sous Jean-Bertrand Aristide.
Patrick Elie est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
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En honneur à la liberté d'expression , nous publions ce document tout en faisant remarquer que les arguments de l'auteurs restent assez superficiels et farfelus. Le problème avec la nationalité de Michel Martelly ce n'est va au-delà de sa propre nationalité sinon il s'agit du respect de la Constitution. C'est la Constitution qui nous dit qu'il faut être haïtien pour briguer la première magistrature de l'Etat. Elle peut être nulle ou imparfaite mais il faut commencer par la respecter car elle prévoit un cadre "constitutionnel" pour modifier les dispositions erronées ou inadaptées.
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