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mardi 11 juillet 2017

Éditions MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE. …

Je ne saurai plus dire dans quelles circonstances je fis la connaissance de cette maison d’édition. Mais je sais très bien pourquoi je suis devenu fan. Oui ! Pour le nom. Pas celui de l’éditeur que je n’arrive toujours pas à retenir si je l’ai appris un jour. Il a eu les couilles d’appeler sa maison d’édition « MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE !!!

Peut être suis-je tombé sur ce nom en faisant un Google sur le « Premier des Noirs » pour une conférence. Ou étais-je entrain de scruter pour des raisons particulières le monde de l’édition ?
Ce qui est sûr c’est que je me suis arrêté pour lire tout ce que la presse et les spécialistes du genre disaient des éditions MTL.
Je suis un vrai passionné de Toussaint Louverture. Et pour mes compatriotes haïtiens, ma passion n’a d’égale que le culte que je voue à Jean Jacques Dessalines.
J’ai senti une certaine indignation en constatant qu’un individu s’était approprié le nom de cet illustre personnage pour une entreprise privée. Je me demandais est-ce qu’il avait ce droit. Est-ce que je pourrais monter une entreprise et l’appeler Martin Luther King, Nelson Mandela ou Napoléon Bonaparte ? Il y a des écoles, des institutions éducatives ou sociales qui portent ces noms, mais pas un restaurant, ni une pharmacie ni une…maison d’édition
Tout dépendait donc du type ou de l’orientation de l’entreprise ?
Je me suis rendu sur le site de cette maison d’édition qui dit ne publier que des chefs-d’œuvre ! Ce n’est sans doute pas le mot utilisé. Car l’éditeur manie avec une dextérité sympathique et acceptable l’art de vous remballer ! En fait il demande à l’écrivain de le surprendre ! Et ceci suffit pour plier son manuscrit et se le mettre entre les jambes comme le font les petits chiens déçus.
J’avoue que dans mon subconscient je cherchais une raison pour pouvoir lui faire comprendre que l’on n’associe pas un tel nom à du n’importe quoi. Puisque je n’avais plus le temps de fouiller et de trouver ce que disent les lois sur l’utilisation des noms propres appartenant à un patrimoine universel, je me suis donné d’autres objectifs.
Au fil du temps, j’ai vu que beaucoup de gens en disaient du bien. Là je ne me réfère pas aux likes des réseaux sociaux qui ne sont pas toujours très fiables. Quelle que soit l’immensité du non-sens que vous pouvez accoucher sur un réseau, il y aura toujours du monde pour liker.
Je me suis fait mon idée moi-même de tout ce qui se disait en lisant quelques livres.
Puis j’ai continué à en acheter juste pour voir s’aligner dans les rayons de ma bibliothèque ce joli nom « MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE » ou le « MTL ».
Ma dernière expérience date seulement de quelques jours. J’ai fait un petit tour sur le site pour passer une commande. Là il y a toujours un petit truc assez communicatif qui te procure un bon moment sans avoir l’impression que tu dépenses ton argent. La commande une fois passée, le courrier électronique que je reçois s’inscrit dans ce même registre de confiance et de proximité.
Quelques jours plus tard je récupère mon colis dans ma boîte aux lettres. Jusque là rien d’étonnant.
Je défais le carton et là la surprise prend forme.
Il était plus de 22 heures. J’étais rentré du boulot quelques minutes auparavant. J’avais le choix entre sortir les bouquins ou ranger le carton.
Mon attention fut attirée par l’emballage de chaque livre fait à l’aide de pages de bandes dessinées. Au lieu de sacrifier l’emballage au profit de l’objet emballé, je me suis dit que quelqu’un qui travaille dans le monde des belles lettres ne pourraient jamais se faire complice en favorisant un geste irrespectueux. Je me suis donc assis devant ma table basse. J’ai posé le carton et j’ai parcouru les images et les textes écrits sur les papiers qui entouraient et protégeaient les livres. Ils racontaient les tournées en bars de deux jeunes. Je pris donc des ciseaux pour découper minutieusement les petites bandes adhésives maintenant et joignant les bords de l’emballage sans en abîmer le papier contenant textes et dessins.
Le colis contenait entre cinq ou six livres. Je repris le même geste pour chaque élément du carton comme un sportif de haut niveau exécutant les gammes de sa routine avant une grande compétition.
Je laissai le dernier colis pour la fin. Celui qui se distinguait par un « cadeau » écrit à la main, flanqué d’un petit cœur aussi dessiné à la main. Dans l’emballage, un grand titre : Et quelquefois j’ai comme une grande idée ! Un grand roman dans un bel objet-livre ! Et joignant l’utile à l’agréable, ce livre était lui aussi flanqué de son petit calepin arborant les mêmes parures extérieures que celles du livre, avec un complément d’idée complétant le titre : « Ce serait dommage de ne pas la noter » !
Ce fut un moment très sympathique autour du livre fait d’instants pendant lesquels les livres étaient de vrais acteurs. J’ai imaginé quelqu’un entrain de préparer ce colis en prenant soin de chaque livre comme un objet précieux et délicat. A la réception je ne pouvais pas avoir ni une attitude ni un comportement différent.
Moi qui avais pensé pour des raisons pratiques ou bidon faire l’essai des versions électroniques proposées par l’édition, je me rends compte que quand une bonne écriture trouve sa place dans un beau livre, la lecture commence sur une meilleure note. A ce jour je suis encore très content d’ajouter des livres avec ces mots, MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE dans les rayons de ma bibliothèque.
Dr Jonas Jolivert
Marseille 11/07/2017

vendredi 16 juin 2017

HP is turning trash into printer cartridges

The initiative will help provide education and job training in Haiti.
All those printer cartridges from HP that usually cost an arm and leg will start helping to do some good in the world beyond your prints of kitten photos. During an event at its headquarters, HP announced that it is using recycled plastic from Haiti to manufacture select cartridges.
The initiative will help create jobs in Haiti and provide educational opportunities and scholarships for children. More importantly, its goal is to get the kids who are collecting recycled bottles out of landfills and into schools. Plus, it helps support their parents and other adults with safety and job training. The partnership will also help provide medical care.
HP is teaming up with Thread, a company that already uses recycled bottles from Haiti and Honduras to create clothes. The fabric it produces is used by Timberland and Kenneth Cole. In addition to cleaning up the world and helping create a job market, Thread is trying to reduce child labor by creating an environment that employs older family members. Part of that includes starting a coalition that HP is part of.
The First Mile coalition which includes HP, Thread, Timberland, Team Tassy and ACOP helps get kids in school in addition to offering employment opportunities for adults and medical care. Of course, it also reduces the amount of plastic bottles that end up in landfills and in our oceans. So maybe paying those high ink prices is worth it.

mercredi 14 juin 2017

300 unique New Orleans moments: More than 10,000 Haitian immigrants find refuge in New Orleans in 1809

Advocate Staff Report JUN 13, 2017 - 6:00 AM (0)
Jean-Baptiste Jean's 1976 painting, 'Market,' is part of the LSU Museum
of Art's exhibit, 'The Carnival, the City and the Sea Haitian Art from the
Perry Smith Collection of the New Orleans Museum of Art.'
The exhibit runs through March 20.
LSU Museum of Art celebrates Haitian culture through art exhibit _lowres
Advocate staff photo by ROBIN MILLER --
The interwoven history of St. Domingue, now Haiti, and New Orleans predates the founding of city. Haiti was the jumping off point for Pierre Le Moyne d'Iberville when in 1698 he traveled to the Gulf Coast to establish a settlement.
But it was a century later that Haiti and Haitians had a true impact on New Orleans. In 1791 as slaves started revolting in Haiti, whites and free blacks flocked to New Orleans where they influenced, among other things, the rebuilding of the city after the fire of 1794 with their Creole cottages and another infrastructure.
Though the Spanish governor and later American officials tried to stem the flow of Haitian immigrants over concerns of spreading discontent and revolution, the efforts were futile. In 1809, New Orleans’ population was doubled by an influx of about 10,000 of Haitians by way of Cuba — including 3,100 free persons of African descents. These free men and women of color grew an already large population of free persons of color in the city.
And together, the Haitian Creoles and the original French Creoles continued to build a largely French society, even as the United States took over the territory.
http://www.theadvocate.com/new_orleans/entertainment_life/tricentennial/article_e8f6b294-417c-11e7-9744-43f8454a0c6f.html

lundi 12 juin 2017

Ocean plastics from Haiti’s beaches turned into laptop packaging

By Anita Makri
What if pieces of plastic strewn across the world’s beaches ended up in brand new computer boxes, not floating in the middle of the ocean or lodged inside seabirds?
That’s what computer company Dell has set out to do, testing a supply chain that sees litter picked up from Haiti’s beaches and worked into recycled packaging.
Anyone now buying the XPS 13 2-in-1 laptop can expect to find the machine sitting on a tray that’s 25 per cent ocean plastic – complete with an image of a whale and a link that leads to information about marine litter.
More than 5 trillion pieces of plastic float in the world’s oceans, breaking into smaller pieces and sinking to the ocean floor or hurting animals that get entangled in bags or eat pieces with sharp edges.
Dell estimates that its programme, a first for the industry, will take around 8000 kilograms of plastic out of oceans this year.
“We’ll be using 8 tonnes of ocean plastics, and we will be scaling in the coming years,” says Louise Koch, Dell’s corporate sustainability lead for Europe, the Middle East and Africa, who presented the initiative at last week’s World Circular Economy Forum in Helsinki, Finland.
Up to 40 per cent of plastic litter dumped on land enters the oceans each year, estimated to amount to between 4 million and 12 million metric tons in 2010.
The UN, which last week held its first conference focused on oceans, has praised Dell for the initiative. But not everyone is convinced it will make a real difference.
“Most marine debris does not reach the oceans via beaches,” says Emma Priestland, marine litter policy officer at the NGO Seas at Risk. It gets in mainly through rivers, landfills near the coast, or the shipping and fishing industry, she says. “What is on those beaches has most likely been washed up there,” says Priestland. “Recycling it will be difficult and energy-intensive.”
Mine Banu Tekman at the Alfred Wegener Institute in Bremerhaven, Germany, agrees that the impact is likely to be small, but says it is a great initiative for raising awareness.
It will take a large number of companies getting involved in this type of recycling to see a benefit for the environment, says Francois Galgani, an expert on plastics pollution at French institute IFREMER.
Cleaning up the beaches Koch admits that Dell has yet to measure how energy-efficient the process is, but says the carbon footprint is bound to be smaller than using virgin plastics. And stopping plastics from washing into the ocean can make a difference, she says.
According to the US National Oceanic and Atmospheric Administration, cleaning up beaches helps cut down on the tiny pieces floating in oceans, because it plugs one big source of ocean pollution.
Dell makes sure that the plastic coming from Haiti is properly sorted so it’s the right quality and does not contain toxic substances. It does this by collaborating with informal workers who already make a living by sorting through waste and selling it to local middlemen.
“We work with them and train them on how to distinguish between different kinds of plastics,” Koch says. “So we are actually contributing to creating jobs, which I think is fantastic.”
But creating jobs risks perpetuating the problem, according to Ann Dom, deputy director of Seas at Risk. Despite Dell’s good intentions, she argues that the focus should be on avoiding the use of plastic in the first place. This can be done, she says, by promoting a circular economy with products that are designed in an eco-friendly and resource-efficient way, and are repairable and shareable, without the need for wasteful packaging.
Source: https://www.newscientist.com/article/2134334-ocean-plastics-from-haitis-beaches-turned-into-laptop-packaging/

mercredi 31 mai 2017

Development expert: ‘Haiti would be better off without international aid’

Haiti is one of many poor countries where international aid has failed to fulfil its objectives. Despite billions of dollars being pumped in, little has changed since the disastrous earthquake of 2010, Joel Boutroue told EURACTIV France.
Joel Boutroue was deputy special representative of the secretary general of the United Nations for the UN Stabilisation Mission in Haiti (MINUSTAH) from 2006 to 2009. The post carried the responsibilities of humanitarian coordinator, resident coordinator and resident representative for the United Nations Development Programme (UNDP). Boutroue then became special advisor to the prime minister of Haiti (2009-2011) and the prime minister of Norway (2011-2016).
Boutroue will take part in the ID4D conference “Haiti: how to take the time for development?” hosted by the French Development Agency in Paris on 6 June.
This interview is published in partnership with the ID4D blog, coordinated by the French Development Agency.
Haiti is one of the most fragile countries in the world. Seven years after the 2010 earthquake, what challenges is the country facing?
Haiti is still exploding. Beyond poor governance, which is the central problem, agriculture is still a big problem. Haiti is an agrarian country but no investment has been made in this sector, there has been no implementation of sustainable practices and agricultural tools have not evolved since the Haitian revolution.
The country has to invest in agriculture and the first step is to make a modern land registry. Today they are still using books from the colonial era, like the land surveys conducted by Moreau de Saint Mery in 1794.
The second big issue in this country is education. It has deteriorated at a terrifying pace these last few decades. Until the 1960s, the Haitians were exporters of knowledge but today the level is catastrophic.
And finally, the third issue is water and sanitation. Haiti is an open sewer in need of treatment. This challenge comes upstream of any action on health, because the population in poisoning itself. There is not one sewer, not one sanitation station in the whole country. This is an enormous problem and will only grow with demographic expansion: Haiti’s population will grow from 11 million to 18 million in 40 years. And this – demographics and urban planning – is the final challenge. The city of Port au Prince was designed for 200,000 people and already it has a population of 3 million.
Haiti has received uninterrupted aid from the international community, particularly since the 2010 earthquake. How is it used?
Donors are often caught between a rock and a hard place. One the one hand there is the need to demonstrate tangible results to their own citizens and show that their money has served a purpose. On the other hand, the beneficiary country only has a certain capacity for absorption. And this does not progress at the same pace. But many donors, either out of cynicism or laziness, pursue short term interests.
In Haiti, where deforestation is a huge problem, some of the population has begun cutting less wood because we have managed to interest them in fruit trees, for example by teaching farmers to graft mangoes onto fruit trees and increase its value, rather than cutting it down. But this takes time.
After the 2010 earthquake, about 15 billion cubic metres of detritus had to be moved. In the end it took months for the operation to even begin because nobody wanted to fund it. It was not a sexy operation for donors and the results were not visible enough.
Does this kind of behaviour affect relations with the most fragile states?
In light of the need to deliver in a short amount of time, donors take liberties with states that cannot react. Haiti is often described as the NGO republic, which is not entirely false. The NGOs financed by international donors pay very little heed to the Haitian state. But in so doing, the state becomes marginalised and weakened in its interactions with the population. And this creates other problems. Aid in Haiti is not a partnership, it is not a relationship of equals.
Why does a fragile state like Haiti not manage to set its own development priorities?
Just because a state has signed a development strategy does not mean its priorities are the same as those of its donors. The Haitian state has the same problem as any fragile state that does not necessarily have the means or the capacity to have priorities. But it is precisely when donors intervene in a fragile state that they should clarify the priorities and stick to them, instead of accusing the state itself of not having any. But in this situation, choices tend to be imposed because the road to stronger governance in the fragile country is longer and more complex. Yet, all development initiatives are in vain if there is no strengthening of governance, that is to say, a state’s ability to produce and implement policies.
Has international aid helped Haiti to develop in any concrete way since the 2010 earthquake?
Haiti would be better off without aid. Or at least, without the bad kind of aid that allows the administration and the elites to continue without changing. It would be better to create the conditions in which change could happen. If we get involved, we should do so in an intelligent way, even if that is less visible in terms of the value it brings. I am not saying that all aid is bad. For example, the international presence should allow us to put pressure on the corrupt state.
Rather than funding road building, which is very expensive in Haiti, we should ensure the laws are in place to look after the roads that are built using international aid. That is even more important than building the road itself.
After the earthquake, $5bn was spent by the international community. But a large proportion of this money never reached the ground because it covered operational costs. Of all the money handed out, the Haitian state may take 10% as budgetary support for its programmes. Most is absorbed by international NGOs with not even 1% taken by local NGOs. And the rest is spent on humanitarian aid programmes.
So has international cooperation in Haiti been a failure?
In large part it is a failure, but not just in Haiti. In fragile countries, development agencies often work with the public administration, which is an empty shell, and with the elites who are responsible for the situation in the first place. This only strengthens the status quo. The World Bank’s 2017 report on governance and law makes this point: the countries that receive aid make less effort to change their governance.
Source: https://www.euractiv.com/section/development-policy/interview/un-expert-haiti-would-be-better-off-without-international-aid/

Utah’s Mia Love pushing Trump to let Haitian refugees stay in the U.S. longer

Washington • The Trump administration has granted a six-month extension to about 58,000 Haitian immigrants who fled their country, or remained in the United States, after a 2010 earthquake devastated parts of the already depressed nation.br> But U.S. Rep. Mia Love, R-Utah, the first Hatian-American to serve in Congress, says the government should tack on another year to the deportation delay for those refugees because Haiti is still struggling to recover.
"While I am pleased that the administration granted an extension of Temporary Protected Status for Haiti, I am not convinced six months is sufficient," Love said in a statement. "The administration claims that conditions in Haiti have measurably improved. But after working with Utah-based Operation Underground Railroad and coordinating with fellow members on the Terrorism and Illicit Financing subcommittee, evidence indicates that the country still faces significant challenges."
Operation Underground Railroad, a nongovernment entity, is aimed at helping rescue human trafficking and sex trafficking victims worldwide.
Love, a member of the House Financial Services subcommittee, says a cholera outbreak, a food crisis and slow recovery from the earthquake as well as the impact of Hurricane Matthew in 2016 shows the refugees deserve a longer break before being sent back to their home country.
Last week, Homeland Security Secretary John Kelly announced the six-month extension of the protected status through Jan. 22. It had been set to expire on July 23.
"Haiti has made progress across several fronts since the devastating earthquake in 2010, and I'm proud of the role the United States has played during this time in helping our Haitian friends," the secretary said in a statement. "The Haitian economy continues to recover and grow, and 96 percent of people displaced by the earthquake and living in internally displaced person camps have left those camps. Even more encouraging is that over 98 percent of these camps have closed."
Kelly also noted that the Haitian government plans to rebuild its presidential residence and the United Nations has withdrawn its stabilization mission in the country.
He said refugees from the country allowed to stay under the order should begin to prepare to go home.
"We plan to continue to work closely with the Haitian government, including assisting the government in proactively providing travel documents for its citizens," he said.
Love, who was born in New York City but whose parents immigrated from Haiti, says she will urge the Trump administration to push for longer protection and will partner with Utah-based organizations who are helping refugees and improve conditions in Haiti.
This marks one of a handful of times she has weighed in on conditions in Haiti. As an example, last year she urged the U.N. to respond to the cholera outbreak.
Sen. Dianne Feinstein of California, the top Democrat on the Senate Judiciary Committee, is also pushing for extending the protective status for a longer period.
"Haiti continues to be one of the world's poorest countries and the poorest country in the Western Hemisphere," she said last week. "While it's a positive step that the department extended temporary protected status to Haitians for six months, I'm concerned that Secretary Kelly indicated that it would not be extended again. There's simply no guarantee that the situation in Haiti will improve significantly during that time."
Source: http://www.sltrib.com/home/5346384-155/utahs-mia-love-pushing-trump-to

mardi 30 mai 2017

LA MALÉDICTION DE HAITI...

Si quelqu’un voudrait prouver que la malédiction existe, il suffirait de se pencher sur ce que vivent mes compatriotes haïtiens depuis quelques temps. Je comprends certes ceux qui vont philosopher entre hasard et déterminisme pour démontrer une logique impitoyable basée sur une relation de cause à effet, une logique presque cartésienne une causalité à fleur d’esprit, dans tout ce qui arrive chez nous.
Il importe de savoir que notre pays est sans doute le seul endroit au monde où l’on peut croiser Dieu le jour sur le sommet d’une montagne et le diable à minuit pile dans un carrefour plongé dans l’obscurité.
On vit au rythme des miracles. Entre des demandes formulées dans des prières et des miracles qui se produisent (pour de bon). Nous y croyons tellement que nous sommes capables d’élire des à-peine-lettrés, tout en espérant que ces élus apportent des solutions à des problèmes qui relèvent de la physique quantique !
Je ne prétends sûrement pas raviver cette polémique qu’avait déclenchée un évangéliste américain qui, au lendemain du 12 janvier 2010, avait expliqué la survenue du tremblement de terre dévastateur par le fait que le pays aurait été dédié au diable lors de la révolte des esclaves qui avait abouti à la geste de notre indépendance.
Je ne reviendrai pas non plus sur les rassemblements faits pour remercier Dieu d’avoir épargné la majeure partie de la population haïtienne qui ne compta en fin que 300.000 morts !
Nous autres les haïtiens nous croyons comme des convaincus que la malédiction existe. Oui, cette malédiction définie dans le Larousse comme : paroles par lesquelles on souhaite un sort néfaste à quelqu'un , ou condamnation au malheur qui semble venir d'une puissance supérieure, sort hostile, malheur, malchance auxquels on semble être voué par la destinée, existe bien.
En 1984 quand le chef de l’église catholique visita Haïti, les chrétiens protestants qui considèrent le pape comme l’antéchrist avaient prédit des moments de malheur sur le pays. Ce qui aurait été corroboré avec le départ de Jean-Claude Duvalier et tout ce qui a suivi.
Plus récemment des pluies diluviennes se sont abattues sur le pays provoquant des inondations un peu partout. Ceci, juste quelques jours après la visite du roi béninois du vaudou.
Un présentateur vedette de la radio faisant maladroitement fi de la diversité de son audience a déclenché des critiques sérieuses du secteur vaudou quand il établit sur les ondes ce rapport de causalité entre les deux événements.
Tout ceci pour vous dire que le phénomène en Haïti n’est pas un vain mot.
Mieux qu’une polémique désuète et peu productive, je voulais ici souligner et retracer une suite d'évènements de survenue aléatoire certes, qui n’ont cessé d’entraver nos actions et les bonnes volontés intéressées à améliorer le sort de quelques-uns de nos compatriotes.
En 2010 un monde bouleversé observe comme contre- exemple, un pays mal géré frappé par un des plus meurtriers des tremblements de terre de tous les temps.
Dans le désarroi de la population, une instance internationale venue pour aider inocule par une négligence meurtrière le choléra qui fait plus de 10.000 morts.
Six ans plus tard alors que tout le monde parle de la gestion désastreuse des fonds alloués pour la reconstruction du pays encore à genou, le plus virulent des cyclones s’abat sur les départements qui ont été à peu près épargnés par le séisme. Comme le 12 janvier des départements sont détruits à plus de 80%.
Je ne relate pas seulement des informations globales véhiculées dans le macrocosme national ou on a l’impression que peu de gens sont concernés. Nous avions été frappés par cette suite désastreuse qui n’a laissé que très peu ou pas assez de répit aux haïtiens pour leur permettre de respirer.
Depuis le printemps 2016, nous nous sommes engagés à aider une petite école d’une section communale de Arniquet, PINOT (ou « NAN PINO » pour les habitants). Nous devions en particulier refaire la toiture qui tenait à peine et aider au fonctionnement de l’école suivant toujours les mêmes objectifs « primaires » : une scolarisation de qualité, une scolarisation soutenue et un repas par jour.
Des activités ont été réalisées permettant de collecter une petite somme d’argent pour favoriser l’ouverture des classes. Quatre jours avant le jour J, au lieu d’une radieuse rentrée scolaire les enfants ont eu à faire face à Matthew qui a tout saccagé sur son passage. L’argent a été utilisé pour porter les premiers secours à cette population qui elle aussi avait tout perdu mais était trop enclavée pour prétendre à l’aide des organismes locaux et internationaux.
Tout de suite après les premiers secours et l’établissement des bilans, l’attention a été rapidement portée sur les risques de famine dans la mesure où toute l’agriculture avait été dévastée. Ce fut donc tout à fait naturellement que nous avions déboursé 2.000 dollars pour l’achat de haricots dont le temps de la semence était proche.
Le passage de Mathieu laissa derrière elle une météorologie très instable avec des pluies diluviennes et continues qui aggravèrent la situation des sinistrés.
Puis vint une période de sécheresse encore plus désastreuse qui rendit impossible la semence des haricots qui avaient été distribués aux agriculteurs.
Pas de chance ou malédiction ?
Dans un deuxième volet de nos actions nous entamâmes la reconstruction d’un abri provisoire pour héberger l’école et nous mîmes sur pied un petit programme rationalisant le fonctionnement de l’école avec comme point d’orgue le repas journalier des enfants.
Les pluies continuèrent de plus belle créant des difficultés pour stocker le matériel scolaire, les ustensiles de cuisine et dans certains cas la dispense des cours. De ce constat vint la nécessité d’une construction en dure pouvant héberger la direction de l’école, la cuisine et une salle polyvalente.
Le devis nous a été envoyé et a été approuvé par l’ensemble de nos intervenants. Les pluies les sempiternelles responsables de l’aggravation de la situation avaient du côté des infrastructures endommagées sévèrement le tronçon de route qui mène vers Pinot. Ce tronçon de route restait encore praticable.
Il a continué à pleuvoir et les précipitations récentes ont fini par détruire complètement la route.
Aujourd’hui, il est carrément impossible d’acheminer les matériaux de construction vers Pinot. Le maire de Arniquet, commune dont dépend Pinot a été contacté et celui-ci nous a fait comprendre que pour rétablir la communication entre Arniquet et Pinot il faudrait entre autres machines, un TRACTEUR A CHENILLES qui semble ne pas exister du tout au niveau du département.
Pour l’instant nous voilà bloqués avec nos projets de reboisement, la plantation de bananiers, le montage de l’enthousiaste projet de nos poulaillers solidaires…
Mal chance ou Malédiction ?
Pour l’instant le miracle serait UN TRACTEUR A CHENILLES !
Dr Jonas Jolivert Marseille France

vendredi 31 mars 2017

Lancement des activités de la commission spéciale de réflexion sur l’amendement de la Constitution

La Chambre des députés a lancé ce mercredi les activités de la commission spéciale de réflexion sur l’amendement de la Constitution. Cette commission aura, pendant les deux prochaines années, à rencontrer les acteurs de la vie nationale afin de convaincre certains et de recueillir les préoccupations des autres sur la question de l’amendement de la Constitution.
C’est dans une salle comble de l’hôtel Karibe que s’est tenue la cérémonie de lancement des activités de la commission spéciale de réflexion sur l’amendement de la Constitution ce mercredi 29 mars 2017 qui ramène la 30e anniversaire de la Constitution de 1987. Devant un public composé notamment de membres du corps diplomatique, de la représentante du secrétaire général des Nations unies en Haïti Sandra Honoré, du nonce apostolique, des présidents des deux branches du Parlement, Youri Latortue et Cholzer Chancy, du président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire Jules Cantave, du président de la Fédération nationale des maires d’Haïti Jude Edouard Pierre, de recteurs d’universités entre autres, les députes Price Cyprien de Thomazeau, Raymonde Rival de Grand Bois, Louis Marie Bonhomme d’Anse à Foleur, Jerry Tardieu de Pétion-Ville, Jacques Michel Saint Louis de Mombin Crochu, Ronald Etienne de Pestel, Jacob Latortue des Gonaïves, Myriam Amilcar de Saint-Michel, à l’exception du député Daniel Letang de Port à Piment qui était empêché, ont tous pris l’engagement d’aller vers tous les secteurs et dans toutes les régions du pays pour informer les citoyens, les convaincre et prendre leurs préoccupations sur l’amendement de la Constitution haïtienne.
Le président de la Chambre basse Cholzer Chancy tient à rappeler d’entrée de jeu que la chambre des députés n’a aucune idée préconçue à imposer à la population dans sa démarche visant l’amendement de la Constitution à la fin de la 50e législature. Répondant ainsi aux exigences de l’article 282-1 de la charte du pays.
Le travail des commissaires ne sera pas facile, tant les tares sont de taille dans la société haïtienne en ce qui a trait à l’amendement de la Constitution. C’est une réalité : le chat échaudé craint toujours l’eau froide puisque nombre tentatives d’amendement des Constitutions haïtiennes visaient principalement à maintenir un président au pouvoir, ou du moins défendre les intérêts de certains groupes politiques.
L’ancien coordonnateur du groupe de travail sur la Constitution Claude Moïse connaît bien cette réalité pour avoir travaillé en 2009 sur le dernier amendement qu’a connu la Constitution du pays. Pour lui, « un tel exercice demande un dialogue national, impliquant de porter le débat dans tous les coins du pays afin d’éviter toute suspicion et de faire sentir à tous la nécessité d’une telle initiative avant même d’entamer le processus d’amendement. » Aux dires de ce professeur d’université, la Constitution du 29 mars 1987 n’a jamais été appliquée complètement et a connu du haut de ses 30 ans des expériences tumultueuses.
Cette stratégie visant à impliquer tous les secteurs dans le processus d’amendement va de pair avec celle déjà définie par le président de la commission, Jerry Tardieu. Le député de Pétion-Ville dit avoir déjà travaillé sur un agenda de travail qui s’étend du mois d'avril 2017 à janvier 2019. Ce plan vise à rencontrer les secteurs les uns après les autres pour avoir leur compréhension de l’initiative. Samuel CELINÉ source le nouvelliste

lundi 13 mars 2017

Place aux Bérets bleus en Haïti: Les militaires devraient quitter le pays bientôt, laissant la place aux policiers de l’ONU

11 mars 2017 | Guillaume Bourgault-Côté à Port-au-Prince, Haïti
Le Conseil de sécurité des Nations unies décidera dans un mois de l’avenir de la mission des Casques bleus en Haïti. Un retrait militaire est presque certain, mais le volet policier — auquel collabore le Canada — devrait être maintenu : la police nationale n’est en effet pas prête à prendre le relais. Reportage.
« Hey you ! » Dans le dédale des rues et passages de Cité-Soleil, des enfants surgissent de partout pour présenter leurs petits poings fermés aux quelque 25 militaires brésiliens qui patrouillent. Ceux-ci libèrent une main de leur arme pour venir cogner doucement les jointures des jeunes. Qui repartent amusés de la scène.
Ce vendredi après-midi, le plus important bidonville de Port-au-Prince avait des airs paisibles — si le mot peut être employé dans ce concentré de pauvreté extrême. Pour les Casques bleus en service, ce fut une patrouille de routine : essentiellement pour « se faire voir », mentionne Fernando Silva, un des commandants des troupes brésiliennes.
Ni anicroche ni menace, presque une marche de santé — hormis l’impression de cuire sous cette veste pare-balles et ce casque militaire (bleu, bien sûr). Après quelque 90 minutes à sillonner la zone à pied et en camion, les militaires regagnent leur quartier général — une succession de bâtiments en tôle, pas une once de verdure — pour un débriefing qui se résume en deux mots (calme plat) et un geste (pouce en l’air). C’est d’ailleurs souvent le cas, même si Cité-Soleil demeure une zone sous pression, reconnaît M. Silva.
C’est pour cette raison que l’ONU songe ouvertement à mettre un terme au volet militaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). « La composante militaire de la MINUSTAH [quelque 2350 soldats] devrait selon toute vraisemblance s’effacer dans un avenir relativement proche », indiquait il y a trois semaines le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous. Selon lui, les tâches militaires ne « s’imposent plus dans le contexte sécuritaire qui est celui d’Haïti ».
Photo: Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir Des Casques bleus brésiliens en patrouille vendredi dans Cité-Soleil. Le Brésil fournit près de 40% de tous les effectifs militaires de la MINUSTAH, qui devraient être réduits dans les prochains mois.
M. Ladsous vient de terminer une évaluation complète de la MINUSTAH : ce qu’elle fait, ce qu’elle ne devrait plus faire, ce qu’il lui reste à accomplir. Il déposera mercredi prochain son rapport au secrétaire général des Nations unies. Le mandat actuel de la mission vient à échéance le 15 avril : le Conseil de sécurité décidera alors de son avenir.
À Port-au-Prince, la rumeur est partout la même dans les milieux diplomatiques ou onusiens. On s’attend à ce que le Conseil de sécurité prolonge la mission pour une période de six mois, tout en annonçant que ce sera le dernier mandat du volet militaire.
Le volet policier — l’accompagnement de la Police nationale d’Haïti (PNH) par quelque 2600 policiers, dont certains font partie d’unités quasi paramilitaires — ne serait toutefois pas menacé à court terme, dit-on. Hervé Ladsous le mentionnait lui-même : « Il y a encore beaucoup de travail à faire sur la police. »
Canada En attendant la décision du Conseil de sécurité, « tout le monde spécule et fait des scénarios A, B et C » pour la suite des choses, confiait jeudi un diplomate. Qui restera ? Avec quels effectifs ? Mystère. À l’ambassade canadienne, les impacts possibles d’un changement d’orientation de la mission sur la sécurité du pays « font partie des deux grandes préoccupations » du personnel, indique-t-on.
Pour le Canada, l’impact devrait toutefois être minime : les 90 Casques bleus canadiens sont dans les faits des Bérets bleus, dont une majorité de Québécois prêtés par 11 services de police à travers la province. L’essentiel du travail qu’ils effectuent se concentre dans trois secteurs : la formation des cadres, le développement d’une police communautaire et la mise sur pied d’un secteur du renseignement criminel (un programme qui en est aux balbutiements, disait son responsable au Devoir jeudi).
De manière générale, les policiers québécois conseillent, forment, encadrent. Ils patrouillent aussi en tandem avec des policiers haïtiens, mais ils n’ont pas le pouvoir de faire des interventions directes ou des arrestations. « On est vraiment là en appui », dit le Québécois Sylvain Lemay.
Ce dernier est numéro 2 du commandement policier de la MINUSTAH. Et lui non plus ne semble pas douter qu’il restera quelques mois de plus en Haïti. « La police a fait de grandes avancées, elle a atteint une certaine maturité, mais il faut poursuivre le travail entamé », indique celui qui a fait carrière au Service de police de la Ville de Montréal.
Progression Sur le mur de son bureau d’un baraquement de la MINUSTAH (où il flotte un parfum d’encens pour « couper l’odeur d’humidité de la climatisation »), Sylvain Lemay a un tableau rempli de cases et frappé d’un chiffre écrit en caractères gras : « 64,6 % ». C’est le pourcentage des objectifs atteints par la Police nationale d’Haïti au terme de son « plan de développement 2012-2016 ». Un résultat qu’il juge encourageant, mais qui montre aussi le chemin à parcourir.
L’heure est maintenant au « plan stratégique 2017-2021 », pendant lequel la PNH devrait être en mesure de prendre son plein envol, souhaite-t-on. « Il est un peu plus modeste que le précédent plan, dit Sylvain Lemay, parce qu’on sait qu’on va partir et qu’on veut donner à la PNH la capacité de procéder aux réalisations même quand la MINUSTAH sera partie. »
Déjà, une certaine transition est amorcée, note M. Lemay. « On a commencé à retirer les effectifs [des Bérets bleus] dans les commissariats pour concentrer nos énergies vers les membres les plus importants de la PNH », signale-t-il.
Sur ce, le chef tourne sa chaise vers un autre mur. Il y a là une affiche avec les photos de tous les dirigeants de la police nationale haïtienne. « C’est eux qu’on vise », dit-il en montrant du doigt le sommet de la pyramide. Le message ? « On va partir bientôt, préparez-vous. » L’idée ? Ce qui est assimilé au sommet va percoler jusqu’à la base.
« Les résultats sont déjà intéressants, argue Sylvain Lemay. Et plus ça va, plus ça va s’améliorer. Les gens deviennent plus professionnels, il y a un inspecteur général qui gère les bavures, on a une académie de police capable de faire graduer plus de 2000 candidats en deux ans… »
Effectifs
Pour le moment, les effectifs de la PNH demeurent nettement insuffisants, reconnaît-on à la MINUSTAH. On compte 13 100 policiers, ce qui laisse un ratio policiers/habitants bien en deçà de la norme internationale (2,2 policiers pour 1000 habitants ; Haïti est à 1,3 pour 1000).
Trois conséquences parmi d’autres : les patrouilles sont pratiquement invisibles la nuit ; certaines communes ne sont pas desservies ; et il y a un manque important de femmes policières (moins de 9 % des effectifs).
« Dans la prochaine promotion, elles sont 12 %, relève M. Lemay. Plus on va en recruter, et mieux on pourra travailler les questions de genre » auprès de la communauté, dit-il. Un aspect d’autant plus important que « les droits des femmes et des enfants haïtiens sont souvent bafoués et qu’il y a des viols collectifs [c’est arrivé encore en janvier] », rappelle le commissaire adjoint.
Croit-il réalistement que la PNH pourra bientôt s’occuper seule de la sécurité au pays, sans toute la logistique de l’ONU ? Sylvain Lemay adopte un ton résolument positif à cet égard. Mais il souligne du même coup que « l’aide bilatérale [par exemple, un corps policier qui envoie des gestionnaires sous l’égide de l’ambassade canadienne] est appelée à prendre beaucoup de place dans le futur » post-MINUSTAH.
D’ici là, les policiers de l’ONU vont poursuivre la formation de la PNH. Et les Casques bleus brésiliens pourront continuer à arpenter Cité-Soleil à coup de « fist bump »… tant que le calme règne.
Notre journaliste séjourne au pays à l’invitation de la Fondation Haïti Jazz.
 http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/493755/haiti-place-aux-berets-bleus

samedi 4 mars 2017

DÉPUTE JERRY TARDIEU ...L'HERITIER ! Avec René Préval, durant ses dernières heures sur terre

Ce jeudi 3 mars 2017, à 9 a.m. pile, j’arrive chez l’ex-président René Préval à Laboule.
Ponctuel pour le petit-déjeuner auquel il m’avait invité avec insistance la veille. Pendant deux heures, autour des expressos que nous servait à répétition la sympathique Rose, nous allons échanger dans la bonne humeur et la plus parfaite convivialité. Serein, calme, détendu, l’ex-président Préval pétait la grande forme. Fidèle à son côté blagueur, de temps à autre, il refilait des calembours trempés d’humour dont lui seul a le secret. Absolument rien ne laissait imaginer qu’il allait rendre l’âme cinq minutes après m’avoir raccompagné à mon véhicule vers 11 heures du matin.
A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je sens encore résonner en moi les ultimes paroles du président durant ces dernières heures sur terre. S’il avait demandé à me voir, c’était surtout pour discuter du dernier livre de l’agro-économiste Alex Bellande intitulé : « Haïti déforesté, paysages remodelés ».
Dès mon arrivée, il m’en offre une copie en me recommandant sa lecture qui m’aiderait, me dit-il avec un large sourire, à mieux comprendre l’importance de légiférer au bénéfice de la production agricole nationale. Il me confia alors fièrement avoir lui même financé la réimpression de deux cent cinquante exemplaires pour sensibiliser les décideurs, tant au niveau de l’exécutif qu'au niveau du législatif, à la justesse des analyses et des recommandations de Bellande.
D’un ton ferme, le président Préval m’explique que pour Haïti, la bataille de demain n’est pas politique mais économique. Elle passe, me dit-il, par le développement agricole qui peut se faire de façon intelligente à travers une politique de reboisement audacieuse et différente.
Grosso modo, pendant plus d’une heure, le président Préval va tenter de me convaincre du bien-fondé des thèses de l’auteur qui propose des solutions qui capitalisent sur l’expérience et le savoir-faire séculaire de la paysannerie haïtienne. Aucun reboisement n’est possible, me dit-il, sans y associer intelligemment et opportunément la paysannerie en les encourageant à planter des arbres fruitiers qui deviendront des sources de revenus.
Pour René Préval, confier des projets de reboisement aux “scouts" ou aux écoliers comme on le fait depuis des lustres rime avec “ showbiz".
Lorsque l’on plante un arbre, qui de mieux que le paysan pour en assurer l’entretien et l’arrosage ? Personne, ajoute-t-il ! De ce point de vue, renchérit-il plus loin, la culture du bambou peut être une filière porteuse de développement économique. Le président Préval en veut pour preuve que sa production à Marmelade de milliers de bancs et bureaux scolaires a facilement trouvé preneurs. Il me dit alors que cette expérience devrait être répétée à volonté dans tous les départements du pays.
Il me fait voir quelques échantillons de la dernière production de son atelier dont il me vante alors la dextérité des ouvriers. En conclusion de notre conversation, le président Préval se réjouit que les nations en reviennent aujourd’hui à des politiques protectionnistes. La tendance est mondiale. Nous ne devrons pas y échapper. A ce propos, et pour épouser l’ère du temps, il m’invite à proposer une loi pouvant favoriser la production nationale de certains biens. Il m’en dessine les contours. Nous en discutons longuement. Il insiste. Je prends note. Notre conversation animée est alors interrompue par l’arrivée de l’architecte Daniel Elie qui ne restera que quelques minutes.
L’ex -president renchérit de plus bel sur le thème du développement endogène qui n’est possible que par le biais de la production agricole, la reforestation intelligente et la mise en capacité de la classe paysanne. Durant ses dernières heures sur terre, le plaidoyer de René Preval a donc été pour les paysans haïtiens et la relance de la production nationale. Il l’a fait avec passion et conviction.

Tout un symbole connaissant la trajectoire politique de cet homme qui s’est toujours voulu du côté des paysans opprimés qu’il a défendus inlassablement dans toutes leurs revendications.

Jusqu’à son dernier souffle, le président Préval n’a donc pas arrêté de parler de son rêve de modernisation pour l’agriculture haïtienne. C’est le dernier message qu’il me laisse, qu’il nous laisse. Pour avoir été le dernier à le voir, le dernier à lui parler, je me sentais dans l’obligation de partager ce dernier moment, ce dernier échange, ces dernières paroles. On aime ou on n’aime pas René Préval.
L’homme ne laisse pas indifférent. Certains lui reprochent un côté anarchiste, insouciant, anti-institutionnel même.
D’autres lui reprochent son manque de poigne à certains moments ou des décisions fermes s’imposaient. Mais personne ne peut remettre en question les qualités d’honnêteté d’un serviteur public qui n’a jamais accepté de goûter au miel empoisonné de la corruption, la simplicité de l’homme refusant avec intransigeance toutes les prébendes et les apparats du pouvoir, l’humilité du citoyen qui jusqu’au dernier jour vivait dans la simplicité. Avant de prendre congé du président Préval ce matin, je lui ai demandé une faveur, celle de répondre positivement à mon invitation de participer à une soirée commémorative des trente années de notre Constitution le 29 mars prochain. Ce soir-là, je compte lancer les travaux officiels de la commission spéciale de la Chambre des députés pour la réforme de la Constitution. Il a gentiment décliné mon invitation en me disant qu’il ne participerait plus aux efforts de réflexions sur la Constitution. J’ai déjà tout donné. J’ai déjà joué ma partition. L’heure de la relève est arrivée, me dit-il. J’ai laissé le président sur cette fin de non-recevoir.
Je suis quand même parti le sourire aux lèvres, satisfait d’une matinée agréable et riche en échanges instructifs. Moins d’une demi-heure plus tard, je reçois un appel du journaliste Gary Pierre Paul Charles m’annonçant la mort de René Préval.
A priori, je n’y crois pas. Je remonte vers Laboule pour me heurter à la cruelle vérité. René Préval est bel et bien mort. Je salue la mémoire d’un aîné qui m’a beaucoup appris des dures réalités de la vie politique haïtienne, d’un homme intègre et profondément humain, rempli de tendresse et de fidélité, à la fois stoïque et fourbi aux rudes épreuves du combat politique, mais également sensible lorsque ce combat se transporte sur le terrain du cœur.
Adieu Président! Que le miséricordieux t’accueille dans sa grâce
infinie. Je lui suis reconnaissant de m’avoir permis de passer avec toi tes dernières heures sur terre. - See more at: http://lenouvelliste.com/article/168875/avec-rene-preval-durant-ses-dernieres-heures-sur-terre#sthash.Nv1UyTzO.dpuf

dimanche 26 février 2017

1300 haitianos buscan regularizar su residencia en México

Domingo 26 de febrero de 2017 en México1300 haitianos buscan regularizar su residencia en México
ya fueron colocados los primeros cimientos de lo que será la Villa Haitiana que se sentará en el Cañón del Alacrán.
POR ELIUD ÁVALOS
Ayer fueron colocados los primeros cimientos de lo que será la Villa Haitiana que se sentará en el Cañón del Alacrán, así lo informo, el pastor Gustavo Banda Aceves de la Iglesia Embajadores de Jesús, al indicar que esperan construir en primera instancia 22 casas en uno de los terrenos y otras más en un segundo terreno.
De acuerdo con datos de organizaciones civiles, más de 5 mil haitianos han logrado llegar a Baja California de manera ilegal, y conforme a la Barra de Abogadas “María Sandoval de Zarco” y la Comisión Estatal de los Derechos Humanos (CEDH), hasta el momento mil 300 haitianos se han acercado al Instituto Nacional de Migración (INM) para regularizar su residencia en nuestro país.
Con esto planea beneficiar a decenas de familias haitianas que se quedarán a radicar en Tijuana.
Muchos de los haitianos que en este momento viven en el albergue del pastor, ya están trabajando para ganarse el sustento en diversas áreas productivas como restaurantes o en el sector de la construcción.
De acuerdo con el pastor ya son la mayoría de los haitianos en ese albergue, los que han solicitado la regularización de su estancia en el país.

CONSTRUCCIÓN DE CASAS
“Little Haití” en Tijuana tendrá 100 casas para que las habiten las familias haitianas que se quedarán a vivir en la ciudad, informó Gustavo Banda Aceves.
El pastor encargado del proyecto para dar alojo a los migrantes haitianos indicó que la construcción de las viviendas iniciará hoy al mediodía en el Cañón de los Alacranes, en la colonia Divina Providencia, donde participarán las familias haitianas y algunos voluntarios.
Comentó que el costo de construcción de las viviendas destinadas a los haitianos será de 50 mil pesos, por lo que, en total se invertirán 5 millones de pesos para la edificación de los hogares.
Dijo que todavía no hay un tiempo estimado para concluir la construcción de las 100 casas, pero se espera que se realice lo más pronto posible.
Respecto a las donaciones que han recibido los embajadores de Jesús para la construcción de las casas, indicó que han recibido apoyo, pero éste no es suficiente.
“Ha ido lento, pero sí se han comunicado con nosotros. Lo vemos bien, es positivo, hay ideas, la gente nos ha donado cosas”, comentó. Para mayor información sobre cómo apoyar la construcción de las viviendas para los ciudadanos haitianos, Banda Aceves dijo que la iglesia Embajadores de Jesús está ubicada en el Cañón de los Alacranes #4094 de la colonia Divina Providencia, también se pueden comunicar a los teléfonos 6641723591, 6642290861 o al número fijo 6316314.

REGULARIZACIÓN DE RESIDENCIA
La hermana Salomé Limas de la Casa “Madre Assunta”, dijo a El Sol de Tijuana que los ciudadanos haitianos que residen en esta entidad han empezado a abandonar los albergues y buscan empezar a hacer sus vidas en México, al empezar a regularizar su estancia.
Hasta el momento más de mil 300 personas provenientes de Haití se acercaron al Instituto Nacional de Migración (INM) para regularizar su residencia en nuestro país.
Al respecto, la Barra de Abogadas “María Sandoval de Zarco” y la Comisión Estatal de los Derechos Humanos (CEDH), permitirán que los extranjeros puedan obtener cualquier tipo de empleo por el tiempo que lo requieran, a través de la legalización de su estadía. Los principales sectores en los que han desempeñado una actividad laboral son: el manufacturero, restaurantero y de construcción.
Ante la negativa de algunas empresas por contratar haitianos; el delegado del INM en Baja California, Rodulfo Figueroa Pacheco, indicó que no deben temer emplear a migrantes foráneos con o sin documentos; ya que no se adjudicarán multas ni se clausuran establecimientos.
Decisión que apoya la Secretaría del Trabajo en el estado, según declaró su titular Juana Pérez Floriano, quien aseguró no hay persecución a patrones o empresas, por el contrario, “se les agradece que atiendan un problema social que hasta el momento no estaba resuelto”.
La hermana Salomé Limas comentó que muchos metieron sus documentos para regularizarse y por lo tanto ya no pueden estar en el albergue, motivo por el que muchos se están yendo a rentar espacios.
Por otra parte, el pastor Gustavo Banda refirió que los haitianos ganan entre mil y mil 200 pesos por semana, lo cual es insuficiente; asimismo, señaló que en un albergue con capacidad para 400 personas, han llegado a acoger cerca de 520.
https://www.elsoldecuernavaca.com.mx/mexico/1300-haitianos-buscan-regularizar-su-residencia-en-mexico

INM en Tijuana anuncia oferta laboral para los haitianos

La Barra de Abogadas María Sandoval de Zarco y la Comisión Estatal de los Derechos Humanos (CEDH) permitirá que el extranjero pueda regularizar su permiso de estancia, para que así pueda obtener trabajo por el tiempo que lo requiera.
Corresposanl Eliud Ávalos
Última actualización 20.02.2017
TIJUANA.- Los migrantes haitianos y africanos que permanecen varados en Baja California, tendrán oferta laboral en distintos sectores como el restaurantero, manufacturero y de construcción, dio a conocer el Instituto Nacional de Migración (INM) y la Secretaría de Trabajo y Previsión Social, a través de la conformación de una alianza.
Este esfuerzo también lo integran la Barra de Abogadas María Sandoval de Zarco y la Comisión Estatal de los Derechos Humanos (CEDH) y permitirá que el extranjero pueda regularizar su permiso de estancia, para que así pueda obtener trabajo por el tiempo que lo requiera.
El delegado del INM en Baja California, Rodulfo Figueroa Pacheco, destacó que hasta el momento no hay población generalizada de migrantes extranjeros viviendo en la calle.
En ese sentido señaló que el problema radica en que muchas empresas no se quieren arriesgar a contratar extranjeros sin documentos oficiales, en virtud de que esto les puede generar multas e incluso la clausura del establecimiento.
Agregó que pese al riesgo existen lugares que contratan migrantes foráneos con o sin documentos.
Al respecto Juana Pérez Floriano, titular de la Secretaria de Trabajo Estatal reconoció que se dan estas actividades, pero aseguró que no hay persecución a patrones o empresas, y que por el contrario, se les agradece que atiendan un problema social que hasta el momento no estaba resuelto.
Con esta alianza, se espera que en breve haya un mecanismo rápido para que todos los que lo deseen, puedan tener una situación de estancia regular, y así puedan ser contratados.
http://www.elfinanciero.com.mx/nacional/inm-en-tijuana-anuncia-oferta-laboral-para-los-haitianos.html

Haitianos en los campos de la región: un fenómeno que llegó para quedarse

Haïtiens dans les champs: Un phénomène aui arrive pour rester!
Su país es el más pobre del continente y en Chile encuentran la esperanza de una vida mejor. Al menos 50 mil haitianos han ingresado a nuestro país solo en lo que va del año 2017, y buena parte de ellos para trabajar en el sector agrícola. Aquí la visión de quienes se han convertido en protagonistas de esta historia que recién comienza.
Marie Nazaire tiene solo 45 años y su vida entera ha estado rodeada por el esfuerzo. Nacida en Haití, el país más pobre de América, ha debido luchar contra la escasez para dar una vida digna a sus dos hijos y a su madre; por eso uno de sus últimos desafíos fue llegar a Chile, el último país del continente, a trabajar en el campo, el único sector que le ha dado empleo hasta la fecha. Sentarse a conversar con ella es un gusto, a pesar de que su dominio del español es mínimo -lo mismo nos pasa a los chilenos con el francés- con una sonrisa amplia y un gran esfuerzo ella intenta relatar parte de su historia: “ Yo vine a Chile porque aquí las mujeres trabajan mucho y a mí me gusta trabajar, mi sueño era trabajar y ganar mi dinero. Llegue a una viña primero, durante esa época logré conseguir mi visa y mi cédula de identidad. Llevo en Chile un año tres meses y hoy estoy viviendo en Rancagua junto a varios haitianos más”.
Marie Nazaire hoy es parte del equipo de packing de Agrícola Garcés una de las empresas más grandes de la región y el país, especializada en la producción de cerezas y la exportación en general de fruta. Marie cuenta orgullosa como de a poco fue aprendiendo todas las etapas de su nuevo oficio “ el trabajo aquí ha sido muy bueno, me gusta mucho, yo trabajo en selección, saco todo lo malo de la fruta. Y también mi jefa Cecilia me enseñó otras cosas y ahora puedo embalar y al mismo tiempo seleccionar la fruta”. Marie es parte de una veintena de ciudadanos haitianos que llegaron a la empresa para ser parte de la temporada 2016-2017. Ella es una de las últimas que van quedando, y con su carisma y simpatía ha sido capaz de encantar a buena parte de sus compañeras de labores. Cecilia Escobar es supervisora del packing Garcés , encargada de la línea de selección de fruta en la que trabaja Marie y explica cómo fue para el resto de los funcionarios la llegada de estos nuevos compañeros. “La experiencia ha sido muy buena, son muy trabajadores, amistosos, responsables, honestos; la honestidad para ellos es lo principal. Llevo 13 años en Agrícola Garcés, ocho años en selección, y este año ha sido muy intenso en cuanto a los extranjeros , costó un poco al principio y después fue maravilloso, me encantó. Cuando estaban las cerezas teníamos gente extranjera separando color y yo les comentaba a mis amigas que las pusiéramos en más labores, que aprovecháramos de enseñarles más y así íbamos probando también en sellado y embalaje, de esa manera aprendieron todas las labores del proceso”
UNA MÁS
Mientras Marie ya está seleccionando duraznos de exportación, Cecilia indica que al momento de llegar al equipo ella reunió a todas las trabajadoras y “ les pedí a todas las señoras que la integráramos como una más de la mesa, y fue muy bien recibida; ahora incluso ella les canta a las chicas una canción que inventó ‘boten malo, no boten bueno’ – comenta entre risas- ella es así, les inventa canciones y se pone a bailar con sus compañeras, es muy humana, uno los tiene que tomar así, no porque tengamos diferencias de color tenemos que mirarlos mal, para mi ella es una persona igual que yo, nos sacamos el delantal de trabajo y somos iguales”.
La supervisora del packing cuenta que el idioma no ha sido impedimento para que se genere una amistad. Marie , que está sola en nuestro país, ha confiado en su jefa y en sus compañeras buena parte de las dramáticas historias de su vida. “Los chilenos deberíamos estar más atentos a lo que pasa con ellos, ellos son 15 personas que viven en una casa, manejados en su mayoría por un contratista. Lo ideal sería que las empresas los contrataran directo sin contratistas de por medio porque muchos abusan y ellos (haitianos) llegan muy solos nosotros no sabemos cómo llegaron, por ejemplo ella dejó a sus dos hijos , su mamá y su marido y llegó acá a buscar nuevas oportunidades, por eso tenemos que tener cuidado de no recordarle a sus hijos , porque solita se pone a llorar y yo he tenido que abrazarla y aconsejarla, son tan humanos que se les debería dar más oportunidades”. La Mary, como ya le dicen en el packing, posa para la cámara abrazada de su jefa y rodeada de sus compañeras mientras cuenta que su sueño algún día es traer a sus hijos a Chile para darles una vida mejor, sin embargo, hoy la angustia que pronto deberá dejar la casa que ocupa en Rancagua, y abandonar su trabajo en Agrícola Garcés. “La Mary junta dinero y se lo manda a su mamá, y me dice ‘a mí me gusta trabajar aquí pero tengo que saber dejar este trabajo porque mis amigos se van a ir, porque los van a echar a la calle’, ahí yo digo qué nos pasa en este país con la fiscalización. Para que no dejen la casa en que viven les exigen que trabajen más de 10 horas diarias, ella me dice que no quiere quedarse porque eso es un abuso, y el martes 28 deben dejar ese lugar y no sabe que será de ella y sus compañeros”, concluye Cecilia Escobar preocupada.
LOS HAITIANOS EN EL CAMPO: AMENOS Y TRABAJADORES
Ver haitianos en los campos de O’Higgins ya es algo común, es cuestión de preguntar y siempre hay alguien que los ha divisado, pero eso no significa que los empresarios agrícolas estén llanos a dar su testimonio o incluso a que un equipo de periodistas ingresen a sus predios para conocerlos. Si bien el trato de personas de manera ilegal en la temporada, es un hecho, también hay un dejo cultural, cierta incomodidad de parte del agricultor y también de estos extranjeros porque son de color, “esta como esa idiosincrasia en los chilenos de pensar en que darles trabajo en el campo será abusivo sobre todo por el color de la piel, esta idea como de la esclavitud me entiende, obviamente no hay ninguna relación, ellos trabajan y son buenos trabajadores y en mi caso me preocupo mucho de su dignidad y de sus pagos, pero no faltan los que así piensan”, afirma un productor de Colchagua.
En este nuevo fenómeno está participando activamente Manuel Puga, quien fue director de Frusexta y es reconocido como uno de los más importantes productores frutícolas de la región. En su fundo, ubicado en la comuna de Coltauco dio empleo durante esta temporada por primera vez a una veintena de haitianos, una experiencia que hasta el momento define como excelente “son muy buenas personas, la mayoría de ellos son evangélicos, personas alfabetizadas, muy educadas, buena parte de ellos tienen oficios y llegaron a nuestro país obviamente porque necesitan mantener a sus familias”. Puga explica que está consciente de la indefensión con que estos extranjeros están en nuestro país, la mayoría no maneja el idioma y no conocen a nadie, por ello dentro de su agrícola impuso diversas reglas para garantizar la dignidad de los haitianos. “En primer lugar esta que su situación legal esté en regla, también nos ocupamos de la habitabilidad de sus viviendas, conseguimos casas buenas para que ellos vivan en la temporada, con baño, y con cocina. Nunca los mezclamos en las residencias con chilenos, porque ellos son personas muy sanas, sin vicios, nunca pelean, y no queremos que conozcan eso. También le pedimos a los contratistas que se les den facilidades de comunicación con sus familias como WiFi permanente, y lo que es muy importante: el pago siempre se hace de manera directa, ellos ganan lo mismo que cualquier otro trabajador, y el día del pago se les entrega el dinero en sus manos”, subraya el empresario.
Puga destaca especialmente el compromiso de los trabajadores extranjeros, especialmente de los haitianos con sus labores “ellos aprenden con facilidad y son muy comprometidos, se ponen la camiseta, llegan a trabajar, nunca faltan a su trabajo, y este es un comentario generalizado, que la experiencia ha sido muy positiva, se preocupan de hacer bien su trabajo y son gente muy amena, a pesar de las vidas tan difíciles que han tenido son optimistas y la gente que trabaja con ellos los quieren bastante”. En ese sentido Puga hace un paralelo con el trabajador chileno “cada vez están más problemáticos los trabajadores chilenos, no solo en la agricultura, sino también en la construcción, no les interesa aprender, hay mucha irresponsabilidad, especialmente los jóvenes ya no quieren trabajar en el campo y cuando lo hacen están más preocupados del celular, entonces creo que esta es una buena señal”.
Miguel Jara es chimbaronguino y durante la temporada agrícola funciona como “enganchador”, aquel que hace de intermediario entre los temporeros y los productores para la cosecha. Jara explica que aún no ha tenido trabajadores haitianos, pero bien sabe que ya son muy codiciados en la zona “aquí se los pelean los patrones porque son muy buenos para trabajar, quizás en el campo no ganan mucho pero ese dinero en sus países es harta plata, en sus países hay mucha pobreza por eso son bien esforzados y eso les gusta a los agricultores”. Al mismo tiempo, Jara cuenta que ha sido testigo del abuso que se hace en los campos con estas personas “en mi caso yo me preocupo de que la gente que consigo gane plata, por eso yo soy distinto a los contratistas, nosotros sabemos que hay contratistas que por ejemplo si el extranjero gana 17 mil al día, les cobra 15 y con los dos mil restantes se queda la persona, eso, por lo menos yo siento no corresponde”, sentencia
Por su parte Claudia Silva , subgerente de Recursos Humanos de Agrícola Garcés indica que la llegada de haitianos este año respondió a un fenómeno especifico, y que su contratación, si bien no responde a una política de la empresa, si lo hace en cuanto a los valores de la compañía “ en nuestro código ético esta como punto importante la no discriminación, y para esta temporada contratamos 2.500 personas entre ellas extranjeros, algunos haitianos, como también peruanos, colombianos y otras nacionalidades. En términos contractuales, todos estos trabajadores contaban con los permisos legales, con visa asignada o en trámite y con cédula de identidad”. Respecto a los ciudadanos haitianos, Silva explica que sus labores las realizaron sin problemas “el trabajo de packing es un trabajo en sí mismo muy sencillo, no requiere de demasiadas instrucciones, de todos modos estos trabajadores asistieron a a una inducción y todo funcionó muy bien, ni siquiera hubo problemas por el idioma porque el rotulado de las cajas esta inglés, así que todo funcionó de buena manera”, sentenció la ejecutiva.
EL BOOM DE HAITIANOS EN COLCHAGUA Y CARDENAL CARO
Desde el año 1999 la Ley de Inmigración entrega jurisdicción para entregar visas y permisos de trabajo a las gobernaciones provinciales en las cuales los extranjeros indican su residencia. Es por ello que durante este año, los Departamentos de Extranjería, especialmente de la Gobernaciones de Cachapoal y Colchagua se han visto enfrentado a un fenómeno que no conocían : un aumento explosivo de trabajadores haitianos de temporada.
Sergio Huerta, es el encargado de Extranjería en Colchagua y afirma que sus horarios de trabajo se han extendido hasta tarde en la noche, todo ello con el fin de darles la mejor atención a quienes llegan a esa zona de la región “ aquí hemos vivido una explosión, llevamos hasta el 22 de febrero la misma cantidad de personas que hace cinco años llevábamos en un año, es un aumento de un 500%, de hecho nosotros tuvimos que adoptar como medida dar hora, algo que nunca habíamos hecho porque no damos abasto”. Huerta agrega que “ es un fenómeno que ha ido creciendo, nosotros teníamos un promedio de 700 solicitudes al año, y no son 700 personas, son muchos más porque llega una señora con los tres hijos. Si en el ‘ 99 teníamos un promedio de 250 solicitudes hoy llegamos a las 2 mil, y hoy 20 de febrero estoy a full con la atención número 500 , y de estos, el total son trabajadores agrícolas”.
Respecto al perfil de estos trabajadores Huerta detalla que “ en general estas personas no superan los 30 años, son jóvenes y hombres en su mayoría , en general llegan con contratos indefinidos, y lo que nos han dicho los empresarios es que están muy contentos con la gente”.
Un poco más al norte, Carlos Yáñez encargado de Extranjería en la provincia de Cachapoal indica que el aumento explosivo de solicitud de visas también se ha convertido en un tema en esa zona y esto se debe principalmente a que muchos extranjeros están siendo enviados por dato desde Santiago, ya que la región se destacaba por su agilidad en el trámite: “ Si hacemos un análisis del 2015 al 2016 ha habido un aumento de un 140% de requerimientos para hacer tramites vinculados a visa. El problema que tenemos como Gobernación de Cachapoal es que nos ha crecido explosiva mente las solicitudes de atención, demorándonos un mes más o menos entre la solicitud de hora y el día en que logramos atenderlos”.
Ambos funcionarios explican que la ley chilena obliga a los extranjeros que quieran trabajar en nuestro país a presentar un contrato de trabajo por el sueldo mínimo para obtener una visa. Asimismo las empresas deben cumplir con el Código del Trabajo el cual exige que el número de trabajadores extranjeros en una empresa no debe ser superior al de los chilenos. En el caso del agro sin embargo, se ha dado un fenómeno, ya que los interesados en contratar a estas personas han debido realizar contratos indefinidos, ya que los temporales no funcionan en un sistema que está colapsado de solicitudes. “Las faenas de temporada son de dos meses por lo general, pero el trámite para solicitar una visa dura entre dos y tres meses, y ellos tienen contratos de temporada por tanto cuando el extranjero obtiene su visa el trabajo ya no corre. Pero el empleador puede hacer contratos indefinidos y se pueden usar cláusulas para terminar los contratos y así agilizar el trámite porque lo importante es deben trabajar cuando tengan permiso”, sostiene Carlos Yáñez quien agrega que la masa flotante de extranjeros ilegales es otro problema para la zona “ nosotros vemos muchos haitianos sin papeles, el miércoles pasado una empresa necesitaba hacerle contrato a 22 haitianos, pero las horas de atención las estamos dando para marzo , entonces se genera este problema en que esta la mano de obra, está el interés de las empresas por contratarlos pero no tenemos capacidad en cuanto a personal para absorber esta demanda e interés que ha existido”, sentencia el abogado.
Por su parte Sergio Huerta, de Extranjería de Colchagua arguye que el fin de la temporada agrícola en mayo es una de las situaciones que hoy le preocupa porque “ baja la temporada y estas personas pueden quedar abandonadas por eso nos reuniremos con los alcaldes de las 10 comunas de la provincia con tal de coordinar todo lo que es ayuda. Estas personas necesitan atención en salud, colegio para sus hijos, y debemos coordinarnos para enfrentar este nuevo escenario” concluye Huerta

Construirán Villa Haitiana en Tijuana

La calidad de vida de los haitianos es precaria, el albergue Gustavo Banda se ubica en el Cañón del Alacrán, un sitio cercano a Playas de Tijuana pero el camino para llegar es azaroso en una avenida estrecha donde el transporte público escasea.
Corresposanl Eliud Ávalos
20.02.2017 Última actualización 20.02.2017
Una Pequeña Haití (Little Haiti) empieza a planearse en Tijuana a iniciativa del pastor Gustavo Banda Aceves de la Iglesia Embajadores de Jesús. El objetivo es construcción de casas para las familias haitianas que se van a quedar en México. Al momento más de 1,300 personas se han acercado al Instituto Nacional de Migración (INM) para regularizar su residencia en México.
Sin embargo, la calidad de vida de los haitianos es precaria, llegar al albergue del pastor Gustavo Banda no es fácil. Se ubica en el Cañón del Alacrán, un sitio cercano a Playas de Tijuana pero el camino para llegar es azaroso en una avenida estrecha donde el transporte público escasea.
Se trata de un camino rural, alejado del centro de la ciudad, enlodado y antes de llegar un camino de terracería dividido por un río de aguas negras que deben cruzar por un desvencijado e inseguro puente de madera. Si pierden el equilibrio caerían sin remedio a las fétidas aguas.
El albergue contrasta completamente con el exterior, el lugar está limpio, se guarda un orden absoluto. Todos cooperan con el aseo y hombres, mujeres y niños viven en un lugar seco y seguro.
De acuerdo con el pastor Gustavo, es verdad que llegar ahí es difícil porque hay muchos obstáculos en el camino, pero los haitianos están bien y con salud. Poco apoyo ha recibido y no se ve que en el futuro las cosas cambien.
Explicó que para conformar la Little Haiti (Pequeña Haití) han pedido material de construcción, todo lo que la gente pueda llevar. El plan es hacer viviendas de madera, con piso de cemento. El objetivo era empezar desde este martes pero las actuales condiciones del entorno lo hacen difícil.
No hay camino cómo llegar en automóvil. Si uno llega a pie es fácil percatarse de las complicaciones y riesgos para todos los que a diario cruzan por ese lugar.
El alimento se ha convertido en la principal necesidad en este momento, arroz, atún, sardinas espagueti y pollo es lo que más comen.
Para Christopher Faustín, haitiano con ya varios meses en Tijuana, no hay más opción que quedarse en México. .
“Puedo decir que gracias a Dios caímos en buenas manos porque el pastor Gustavo y su esposa son personas muy buenas. Antes había como 450 personas aquí. La mayoría o quiere ir a Estados Unidos porque no desean que los regresen a Haití. Es mejor quedarse en México.
Christopher se quedará a radicar en México con su esposa y su pequeña hija de tres años. Sabe que existe esta iniciativa para hacer una comunidad haitiana en esa zona, en un terreno muy cerca del actual albergue en el Cañón del Alacrán.
Por ahí también estaba Pascal Austin, ciudadano haitiano que ya trabaja en un restaurante en el centro de Tijuana.
Según Pascal si batallan mucho para entrar y salir y al igual que Christopher no intentará cruzar a Estados Unidos “porque está muy difícil”.
Poco pudo hablar debido a que llegaría tarde a su empleo y el transporte brilla por su ausencia pero tiene que desembolsar por un solo pasaje 17. Pascal se va pero tiene muy claro lo que quiere y sabe que no puede seguir así y por ello está por buscar un mejor lugar para rentar.
http://www.elfinanciero.com.mx/nacional/construiran-villa-haitiana-en-tijuana.html

Alrededor de 2 mil haitianos se quedarían en Baja California

Algunas empresas ya se han acercado con la intención de contratar a haitianos
BAJA CALIFORNIA.- Hace unas semanas algunos haitianos comenzaron con los trámites regular su estancia en Baja California, sin embargo, poco a poco ha ido creciendo más las solicitudes presentadas en el Instituto Nacional de Migración (INM).
Juan Pérez Floriano, la titular de la Secretaría del Trabajo y Bienestar Social (STPS) dijo a Uniradio Informa que de los 4 mil haitianos que se encuentran actualmente en Baja California, al menos 2 mil de ellos se quedarán en el estado.
Por su parte la secretaría de trabajo señala que a pesar de que hace un mes varios haitianos aseguraban que no querían quedarse en el estado, ya que buscarían cualquier oportunidad para cruzar los Estados Unidos, hace dos semanas fueron más de 100 en busca de estancia.
Algunas empresas ya se han acercado con la intención de contratar a haitianos.
http://www.sandiegored.com/noticias/83730/Alrededor-de-2-mil-haitianos-se-quedarian-en-Baja-California/

Balseros haitianos y cubanos “tocan tierra” en un museo de Miami

JORGE IGNACIO PÉREZ
 Agencia EFE
Las vidas de un emigrante haitiano y otro cubano llegados a Miami en 1991 se entrelazan 26 años después en el Museo de Historia de la ciudad, donde se exhiben “balsas” y “cayucos”, las frágiles embarcaciones utilizadas por miles de personas para hacer la travesía hacia el “sueño americano”.
El director del Museo de Historia, Jorge Zamanillo, afirma que el mar es fundamental para Miami (Florida) y que en la colección de objetos marítimos, con más de 40 piezas de todo tipo, no podía faltar un homenaje a los balseros.
“El agua es parte de la cultura del sur de la Florida, pero en esta cultura se entrecruza el dolor de los inmigrantes que han llegado aquí arriesgando sus vidas”, reflexiona Zamanillo en una entrevista con Efe que transcurre delante de una balsa de 1994 llegada a estas costas con toda una familia a bordo.
La embarcación es rústica, única. Fue hecha a mano para cruzar un mar repleto de tiburones. Los vecinos de Lincoln Road (Miami Beach) la tuvieron unos meses expuesta en la calle hasta que el Museo se encargó de conservarla, agregándola a sus fondos.
“Llegó con cinco personas, toda una familia. La armaron con maderas y tres neumáticos de camión. Uno de los neumáticos todavía tiene aire, después de más de veinte años. Increíble”, se asombra el director del Museo.
Según Jorge Zamanillo, uno de los ocupantes le contó que se hirió una pierna con un trozo de metal y comenzó a sangrar. Los tiburones rondaban la balsa. Era de noche, sin agua apenas para tomar. “Es una historia típica de los balseros”, apunta.
Él cree que, al haber sido derogada en enero la política de “pies secos/pies mojados”, no llegan tantas balsas como antes y puede que lleguen a desaparecer, de ahí la importancia de preservarlas.
“Los botes cubanos y haitianos son importantes para el museo porque nos narran la historia de la inmigración reciente de este país”, dice este hombre nacido aquí de padres cubanos exiliados.
Según Zamanillo, desde los años 60 han llegado más de 73,000 balsas. La que tiene detrás forma parte de una colección transitoria ubicada en el primer piso. Solo estará seis meses a la vista.
Dos pisos más arriba conviven un “cayuco” haitiano y una balsa cubana. Están allí desde 1984, una encima de otra. La cubana, más pequeña y colgada del techo, está recubierta interiormente con “poliespuma” y su armazón es de madera barata.
El “cayuco”, que trajo hasta Miami a siete haitianos, tiene aspecto de canoa pero más sofisticada.
Dice Zamanillo que en el almacén del museo tienen más embarcaciones de este tipo. En una de ellas llegó Yuri Cardentey, un cubano de Pinar del Río que se lanzó al mar en 1991 con cinco amigos.
“Dieciocho horas en esa balsa. Luego un (barco) mercante nos recogió y nos trajo a Estados Unidos”, recuerda Cardentey.
Cardentey tiene dos hijas, una nacida en Cuba y otra en Miami. Para terminar la balsa que lo trajo, él y sus amigos necesitaron seis meses, “uniendo planchas con tornillos, planchas de carros (autos) reutilizadas”, dice.
“Luego le pusimos un motor de turbina agrícola y una hélice. Y a la mar”, sonríe en el taller de chapa y pintura de automóviles donde trabaja.
Ante la llamada “crisis de los balseros”, en 1994, se estableció la hoy extinta política de “pies secos/pies mojados” en virtud de la cual todo cubano que llegaba a territorio estadounidense podía quedarse legalmente en el país, mientras que los hallados en el mar eran devueltos a la isla.
Los haitianos no han tenido tanta suerte. El convenio migratorio entre Estados Unidos y Haití, firmado en 1981, establece que todo inmigrante haitiano interceptado por las autoridades estadounidenses debe ser repatriado.
Así lo confirma el joyero y agente inmobiliario Didier J. Fabien, quien de sus 57 años lleva 26 viviendo en Florida. Como Yuri Cardentey, llegó en 1991, pero no es balsero.
Fabien es el director de la organización sin ánimos de lucro Haitian American Emergency Relief Comittee. Habitualmente ofrece cursos de autoayuda a los haitianos de Miami.
“Igual que los cubanos, los haitianos se lanzan en balsa y hacen una travesía peligrosa; llegan a Bahamas y muchas veces los deportan. Otras veces llegan aquí, o simplemente no llegan. Lo hacen para tener una vida mejor, no tienen otra opción”, dice.
Él cifra en cerca de medio millón de haitianos, entre los que tienen papeles y los que no, los que viven al sur de la Florida.
En el extremo oriental de Cuba, al pie del faro de Maisí, existe un cementerio de haitianos que no pudieron llegar a Miami. Cuando el Paso de los Vientos está encrespado, la corriente vuelca los cayucos y los cuerpos sin vida llegan a Cuba como destino final.
Al tratarse en ocasiones de enterramientos masivos, sus tumbas son cruces bastas que como identificación solo llevan un número.
Read more here: http://www.elnuevoherald.com/noticias/sur-de-la-florida/article133731049.html#storylink=cpy

ASÍ TOCA EL GRUPO HAITIANO "4 HARMONY", EL FAVORITO DE LA COMPETENCIA EN VIÑA 2017

[VIDEO] ASÍ TOCA EL GRUPO HAITIANO "4 HARMONY", EL FAVORITO DE LA COMPETENCIA EN VIÑA 2017
Llevan 14 años de trayectoria y es primera vez que Haití está presente en el Festival.
23 de Febrero de 2017 08:36
El grupo haitiano "4 Harmony" es uno de los que está participando en la competencia folclórica del Festival de Viña del Mar 2017 y, hasta el momento, es uno de los favoritos tanto por el público como por el jurado.
La participación de esta banda tiene dos puntos de mucho significado: el primero, es que representan a un país que nunca antes había participado de la competencia internacional y, segundo, justo lo harán en un momento de gran presencia de la comunidad haitiana en nuestro país.
La banda tiene 14 años de trayectoria, y fue la novia chilena del vocalista Marc-Harold Pierre, quien los incentivó a participar.
La canción con la que llegan al escenario de la Quinta Vergara lleva el nombre de "Peyi a", que sobre la sociedad haitiana y la riqueza de su cultura.

mercredi 22 février 2017

La Apatrida: Dominicans of Haitian Descent Are Deported and Forgotten

TUESDAY, FEBRUARY 21, 2017 AT 8 A.M.
BY MARIO ARIZA
Children in Parc Cadeau often don't get enough to eat.



Ena Louissaint and her four children have lived for the past year and a half in a ramshackle hut made from scavenged cardboard, faded blankets, flimsy sticks, and corrugated zinc panels. Leaning to one side, it offers little shelter from the hot, incessant wind that sweeps across the dusty outskirts of Anse-à-Pitres, Haiti. Her place is about a half-hour walk from that remote town of about 20,000 near the Dominican border.
There's little to eat here. The children — Duilyel Jan, Elia, Eliyel, and Loudi — are all under the age of 10. Their hair is brittle and feels hollow. It breaks off when touched, a sign of malnutrition.
"We eat once a day," Louissaint, a tall woman who clearly was once strong and vital but now has a worried face and work-worn hands, says in Spanish. "We eat corn flour and rice sometimes, when we have it."
Louissaint left Haiti when she was 6 years old and grew up some 20 miles away across the border, where she raised yuca, red kidney beans, and pigeon peas on a plot of dry, rocky soil. For most of her life, she was a sharecropper. Eventually, she saved enough money to purchase a herd of goats and operated a small store selling vegetables and clothing.
But then, in July 2015, roving bands of armed Dominican men whom she calls tígueres, which translates to both "thugs" and "tigers," began showing up on motorcycles in Aguas Negras, the tiny hill town Louissaint called home. They came in the evenings. Often drunk, they carried torches and pistols. They leered at Ena and the other Haitian women of the town, and then they told all of the Haitians to get out — or else — regardless of whether they had spent their whole lives there.
Louissaint heard they had burned down a house in the neighboring hamlet of Ávila. The Kreyol-language stations on her radio warned of ethnic violence and that immigrants would soon have to register with the Dominican government. There would be mass deportations and perhaps a reprise of the Parsley Massacre, the 1937 mass murder of as many as 30,000 ethnic Haitians.
So Ena and her family fled. One day in late July 2015, taking only what she could carry, she simply walked across the border into Haiti. The tígueres stole everything she left behind. "We lost the small store we owned, along with our livestock," she says, adding that the thieves were never punished.
"Here, we can barely find water to drink," she says, her voice choking with despair.
Now Louissaint is 33 years old and lives in Parc Cadeau, a remote, squalid refugee camp that houses some 2,000 people. It's a haphazard collection of huts, hovels, and lean-tos that stretches alongside a dusty white gravel road. Ena and the others drink water from the dirty Pedernales River or a nearby agricultural canal. Both sources are untreated, and an outbreak of cholera last year killed 14 people.
There is no electricity and no sanitation in the camp, and dirt paths connect randomly placed abodes. It was all built in a rush with whatever material residents could find. No one expected to live here for years. The sturdiest shelters are composed of sticks covered in mud. They're roofed in thatch that keeps out most of the water. The flimsiest are made of rain-warped cardboard and rusting sheets of corrugated zinc. One family has lived for months in a donated Coleman camping tent. There are no trees for shade, only thorny shrubs.
Though nearby Anse-á-Pitres and Pedernales are home to a shared bazaar where everything from Norwegian herring to Vietnamese-made Converse sneakers are sold, Louissaint has little chance of finding the cash to become a vendor — or even of renting land to cultivate. "Here, we can barely find water to drink sometimes," she says, her voice choking with despair, "and no one is helping."
Louissaint holds little hope of returning to the country where she grew up and that she knows best. She doesn't have Haitian or Dominican identity documents. Nor does she have the 50 Dominican pesos to bribe a border guard. And she doesn't want to talk about what happens to Haitian women who get caught crossing the border without the requisite bribe.
A year and a half ago, Louissaint was one of the 750,000 Haitians living and working in the Dominican Republic. But a series of events, set off by a 2013 Dominican Supreme Court ruling that stripped more than 200,000 Dominicans of Haitian descent of their birthright citizenship, forced her to flee. The Inter-American Court of Human Rights, Amnesty International, Human Rights Watch, and Oxfam condemned that ruling. The United States government remained mute.
The law has become part of what is known as la apatrida — the civil genocide, which declared Dominicans of Haitian descent born as far back as the 1930s to be "in transit" — only passing through — even if they had spent their entire lives in the Dominican Republic. After October 2013, an already marginalized underclass suddenly couldn't legally own property, vote, or work formally in the private sector. Nor could they send their children to school past the fourth grade. The ruling was found to violate the United Nations' Universal Declaration of Human Rights. The Dominican government ignored that finding.
Haitians and their Dominican-born children, who in some cases barely spoke Kreyol, were required to register by July 2015. They were 7 percent of the population, but few had the required birth certificates and identification cards.
Panic spread. Newspapers in Santo Domingo began speaking of the "invasion" of a "dark army" whose greatest weapon was a high birth rate — of the need to defend the fatherland against uneducated savages. Erroneous reports circulated of a Haitian being lynched in the Dominican city of Santiago. Louissaint's worries peaked when the tígueres showed up in the hills near her home in Pedernales, just across the border from Anse-à-Pitres.
In summer 2015, more than 70,000 people fled the Dominican Republic for Haiti. The Dominican government, in an Orwellian twist, called them "voluntary returnees." Like Louissaint, they lost their homes, businesses, and property. For a time, international news and human rights organizations publicized the refugees' problems. Then they were forgotten.
Louissaint and the other residents of Parc Cadeau tell a story of intense intimidation and fear. Long after they were chased down from the hills and left to live in wretched poverty on this dust-filled plain, they remain here, out of the international spotlight and out of luck. "No one is helping us anymore," Louissaint says, "not even the parish priest."
"I left because of the threats," says Wayom, who has lived in a tent for more than a year. "The bosses wanted us out."

"I left because of the threats," says Wayom, who has lived in a tent for more than a year. "The bosses wanted us out."Photo by Mario Ariza
 Eliseo Jean Luis isn't quite sure how old he is. A tall, rail-thin, gray-haired father of 11, he thinks he must be pushing 60. But because he was born in a rural part of the Dominican Republic to illiterate parents who were never issued a birth certificate, he can't be sure. Though he speaks fluent Spanish and can name more Dominican towns than Haitian ones, he doesn't plan to ever go back to the land of his birth. He has lived in dusty Parc Cadeau for a year and a half but would like to resettle deeper into Haiti. "A thousand pesos could get me out of here," he says.
Jean Luis left his home because he was afraid. He and his wife walked across the border and into Haiti in early July 2015. They left behind a life growing beans in Las Mercedes, a hill town 13 miles from Pedernales. When he talks about his decision to return to Haiti, his voice drops to a hushed tone. "The tígueres showed up one night in June. They were on motorcycles. They had machetes and pistols."
Jean Luis says they caught him on the road as he was walking back to his home. He thinks they didn't hurt him because he looks so old. But they insulted him and told him to return to his country, or else.
He says he felt like "the tígueres from Pedernales wanted to burn us all, and the radio was saying it was going to be like 1937 all over again."
His voice lowers to a whisper when he mentions that far-off year. He's like many Haitians on the island, one of Columbus' first landing spots in the New World. He still shudders at the thought of the genocide perpetrated by American-backed dictator Rafael Leonidas Trujillo exactly 80 years ago.
The Spanish-speaking Dominican Republic and the mostly Kreyol-speaking Haiti share the island of Hispaniola, a landmass that's 700 miles from Miami and about the size of North Carolina. The island's 137-mile, mountainous border divides the Western Hemisphere's poorest nation from Latin America's fastest-growing economy.
Because the majority of both countries' populations are of African descent, the genocide perpetrated by Dominicans against Haitians can be difficult to understand for Americans, says Harvard professor Lorgia García Peña. "Early in the 16th Century, the Spaniards said, 'Fuck sugar — there's gold in Peru and native people we can exploit,' so they abandoned Hispaniola," she says. "To be negro ["black" in Spanish] meant you were a slave, so even just one drop of white blood meant a better social position."
The French showed up early in the 18th Century and took the western side of the island. They quickly imported millions of slaves and turned the French colony of Saint-Domingue into the richest in the New World. The new influx of slaves meant that being something other than "negro" became much more important to the mixed-race Spaniards on the island's eastern side.
The French slaves heroically rebelled in 1791 and eventually conquered the whole island. Ultimately, Dominicans of all colors rose up against the Haitian occupation and gained independence in 1844.
"Dominican mulattos made the Republic possible," García Peña clarifies, "but then the white people took over."
The United States occupied Haiti in 1915 and the Dominican Republic in 1916 and helped a white elite to consolidate power in the latter. Along with building roads and providing sanitation, the United States brought institutionalized racism to the island and began importing Haitian labor to work in the Dominican Republic's sugarcane fields. Since then, Haitian labor has been integral to Dominican success.
"We feel like what the Dominican Republic is doing is equal to some type of apartheid in the Caribbean," says Marleine Bastien, director of Fanm Ayisyen nan Miyami, a community social services nonprofit based in Miami. She helped organize the Haitian diaspora's response to la apatrida. "We went to Congress but got nowhere," Bastien remembers. "We felt that [la apatrida] was very unfair. Haitians had built Dominican infrastructure and were now being kicked out."
One activist, the Pulitzer Prize-winning Dominican writer Junot Díaz, testified before Congress alongside Haitian writer Edwidge Danticat about the civil genocide. The Dominican government responded by stripping Díaz of a national prize he had been given in 2009. Authorities cited his "un-Dominican activities."
Though a law was passed in 2014 to allow Haitians to stay in the Dominican Republic and get access to social services, hundreds of thousands couldn't meet its stringent requirements. Among them: If one lacked proper documents, one would need testimony from two people who had been present at one's birth.
"Hypocritical" is how Bastien describes it. "The interior ministry knew the burden placed on families was too high."
The Dominican government claims that Louissaint, Jean Luis, and the other residents of Parc Cadeau left the country of their own accord — "self-deported."
In a sense, they did. Filled with fear, some 4,000 people fled to Parc Cadeau. Today there are about 2,000 left. Though more than 230,000 Haitian migrants in the Dominican Republic have registered for new documents, a half-million haven't.
Recently, deportations have slowed, mob assaults have been reported less often, and there has even been some humanitarian cooperation.
But all of this is far from the mind of Eliseo Jean Luis. His concerns are more immediate: clean water, cash for food, shelter from the dust and sun. Asked about his hope for the future, his face clouds over and his eyes narrow. In a voice choked with emotion, he says, "Everything here is fucked."
Mackenzón Augiste is tired of having to hike up a hill next to Parc Cadeau to defecate. A 27-year-old father of three who was born and raised across the border in the hills above Pedernales, he leans his gaunt, exhausted frame against the sill of his dilapidated hut's only window. Then he speaks in slow, measured, Kreyol-accented Spanish. "I don't feel well here. There's nothing to eat. Sometimes I go days without eating, and I just got over being sick." His sickness shows. His skin is sallow, and he sounds defeated.
Augiste was a cowherd for a Dominican farmer on the other side. With exhaustion, he notes that the camp's eight rudimentary latrines have filled up in the past year and a half. Residents are forced up into the hills or down to the river when they need to go to the bathroom. A similar situation is likely what led to last year's cholera outbreak. "When it's dry, the wind kicks up the shit and the dust and makes us sick. When it rains, everything in my house gets soaked, and we get sick. I'm tired of it." Asked why he hasn't moved farther into Haiti, Mackenzón says he doesn't know the country. He spent his whole life in the Dominican Republic, and on clear days, he stares out across the river toward his former home.
Cadeau means "gift" in Kreyol, which seems entirely ironic, especially as one approaches the camp on a motorbike, leaving the unfinished concrete houses of Anse-à-Pitres behind for the unforgiving, cactus-spiked scrubland of the south of Hispaniola. The settlement sits on a plain some four or five miles wide. From a hill above the camp, one can glimpse the shallow Pedernales River as it bends toward the Caribbean Sea. Across the road from the haphazard collection of slapdash houses and bare gray lots is a series of naked limestone cliffs that marks where the ocean, millions of years ago, used to be.
Asked how he feels since moving, the former cowherd says, "It's been a calamity."
A farmer named it "gift park" because one of his cows birthed twin calves shortly after he purchased the land. Last winter, as if fulfilling the plot's name, that farmer's son let a few destitute souls squat here. That number grew and then fell as residents left to move deeper into Haiti or were resettled by international organizations.
According to camp residents who did not wish to be identified, the International Organization for Migration (IOM), a nonprofit based in Switzerland, gave almost a thousand people money to rent homes in Anse-à-Pitres. But residents report that the organization hasn't helped enough of them, and they complain that after the rent money ran out, the people who had received aid returned because they couldn't find jobs.
Juan Baca, the chief of mission for the IOM in the Dominican Republic, neither conformed nor denied the residents' allegations. He said he had no firsthand experience of the camp. But, he added, "It's possible that many in the camps stayed because they were awaiting the possibility of receiving aid."
Pierre Paul Edouane is not just waiting for aid. In some ways, his life parallels that of Mackenzón. He is also a 27-year-old resident of the camp who was born and raised across the border. A serious and thoughtful man who chooses his words carefully and could use a shave, he cares for the small makeshift chapel built of palm thatch that stands in the center of Parc Cadeau. He helps distribute what little aid arrives these days.
Inside the chapel, Edouane takes advantage of the shadowy coolness to explain why he and so many other residents have stayed in Parc Cadeau despite the precarious conditions.
"There were three kinds of people here last year: The first knew where they were from in Haiti and went back home. The second knew where they were from but didn't have a place to go in Haiti anymore. The third, like me, didn't know Haiti at all. The second and third have stayed."
Edouane isn't even considering a return to the Dominican Republic to register. "I don't have any papers, nor do I have money to go back." He tries not to feel defeated.
He's philosophical about his time spent in the Dominican Republic. "Life over there was better, in the sense that you could eat, but here in Haiti, there is no harassment, no one attacks us." As he speaks, Edouane cradles a coconut. He explains it's from a small plot of Haitian land his father purchased with money earned during 37 years of sharecropping in the Dominican Republic.
He uses yield from the tiny half-acre plot to feed his wife and child. But he must share whatever the land produces with his father's seven other children. Edouane says he feels both Dominican and Haitian, even if he can't return to the country where he was born.
Neither the Haitian government nor local politicians have done much to aid these Dominican-born Parc Cadeau residents. There is not much work to be found aside from the occasional cutting of a tree for charcoal. Nor is there counseling to help folks find jobs in tourism, agriculture, or other industries.
Asked how he feels since moving to Parc Cadeau, Augiste, the former cowherd, says, "It's been a calamity."
Photo by Mario Ariza
For Haitians who have stayed in the Dominican Republic, even registering kids for school is tough.
 Jean Marie Telemac is of Haitian lineage but is different in many ways from the residents of Parc Cadeau. The lean father of five with a sun-weathered face has lived in Las Mercedes, a hill town in the Dominican Republic about 20 miles from Parc Cadeau, since 1986.
When the tígueres came to his town in June 2015, Telemac — with his hard-set jaw, steely eyes, and peasant stubbornness — didn't budge. "I have a good relationship with my Dominican landlord," he explains while softly patting a sheathed machete attached to his belt. There are thousands like him who remained in the hills.
He has traveled to the town of Pedernales, 13 miles from his home, for an appointment at the civil registry the next morning. He has applied for the third time for documents so his two daughters can study in the Dominican Republic. "I would like to see all my children studying," he says.
Telemac is angling for the kind of card that one-third of the Haitian migrants in the Dominican Republic have received. But because his daughters were not issued birth certificates by Dominican authorities, "it's going to be difficult," he says. "Since they don't have documents, they can't get documents."
"I was raised there, had my kids there, but I would never go back."
s In a phone interview, the IOM's Baca qualifies the new identity card program as a relative success. He claims few other countries — including the United States — offer immigrants access to social services like the Dominican Republic offers. "It's true that when the deadline was coming, there was a lot of noise and fear in the Haitian community," he says. "But there's been a sea change in the [Dominican] government attitude toward Haitian migration."
Says Harvard's García Peña: "That's bullshit, and you can quote me on that... This is a racialized system of oppression and control. If the idea is to regularize, then why denationalize Dominicans of Haitian descent going back all the way to 1937?"
Telemac's struggles to register his children speak of the program's manifold failures. Authorities want statements from the mayor of Telemac's town and from the midwife who helped his wife deliver their children. The trips from his remote village to try to win approval, he says, are taxing his meager finances.
Life without the card means restricted access to work, travel, and education. It also means constantly having to bribe the notoriously corrupt Dominican police every time they are encountered or risk getting thrown onto a bus and deported. Telemac says he's simply fighting for his children's fair share. He's frustrated by all the red tape but determined to get the documents.
Analuisa Jean, a thin 33-year-old mother of two who was born in the Dominican Republic, says that over the past year and a half, conditions in Parc Cadeau have deteriorated. Food has gotten scarcer. Doctors have stopped visiting. Fuel for cooking has become more expensive. And every month or two, someone's hut burns down because they got distracted while tending a fire.
Still, Jean rejects the idea of returning to the Dominican Republic, even if the situation is bleak. "I was raised there, had my kids there, but I would never go back." She says people in the town of Pedernales threw rocks at her children one morning in June 2015 as they were walking to school. Those people were her neighbors. She says the border police summarily deported friends and family members, and some of her relatives were even beaten.
Unlike most other residents of Parc Cadeau, Jean lived just outside Pedernales, in a neighborhood slightly north of the town. Her old house sat directly across the river from the refugee camp, only a half-hour walk away. She says that in June 2015, "things got so bad I couldn't even get to work. So we fled."
She and her children walked to Haiti one afternoon, crossing the shallow Pedernales River on foot. Though she is now free from the threat of persecution at the hands of vigilantes and Dominican border authorities, Jean is less than sanguine about her new life in Haiti. "Here, there's no work. Here, we're surviving by the grace of God."
Source:http://www.miaminewtimes.com/news/la-apatrida-dominicans-of-haitian-descent-are-deported-and-forgotten-9153733