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lundi 16 septembre 2019

JOU POU JOU DAT POU DAT
UN 16 SEPTEMBRE DANS L'HISTOIRE D'HAÏTI...UN JOUR COMME AUJOURD'HUI
#MapFèGrèv
#MapFèGrèv kole kole ak tout sitwayen konsekan, jenn fanm ak jenn gason ki deside goumen kont tout moun ak tout sistèm ki vle fè yo tounen zannimo
#MapFèGrèv kole kole ak tout ayisyen angaje ki vle pran desten peyi yo nan men yo!
#MapFèGrèv kont tout move zanmi Ayiti yo kap fè dyesèlmevwa pandan yap obsève e aplodi kijan akolit yo atoufè, vòlò, koriptè, enkonpetan ap fè pitit peyi a tounen zannimo!
#MapFèGrèv kont administrasyon meriken ki, apre ke adminitrasyon Obama/Clinton rantre nan jwèt lakay e foure Michel Mateli nan fant janm pèp la tankou yon Maklouklou ki anpechel mache, yo kanpe dèyè you aktè you move komedi yo rele Jovnèl, yon enkonpetan, yon volè, yon prezidan bèbè, yon prezidan envizib...
#MapFèGrèv kont @JoseAntonioSola sitwayen peyi lespay ki se majò jon kap bay gouvènman Jovenel jarèt.
#MapFèGrèv kont pouvwa lejislatif la ki tabli you diktati andedan peyi a kote yo ranplase makout pa bandi kap toupizi pèp la...
#MapFèGrèv kont pouvwa jidisyè ki metel ajenou devan pouvwa lejislatif la pou kouvri tout zak koripsyon e kontinye aplodi enpinite
#MapFèGrèv kont gouvènman Fritz William Michel, yon premye minis ki koumanse apiye koripsyon ak enpinite anvan menm li rive sou pouvwa.
#MapFèGrèv kont Fritz william Michel ki gen dwèt long, ki gentan vòlò nan kès leta lè li te nan administrasyon peyi a
#MapFèGrèv Kont tout moun kap tolere ensekirite ki anpeche ayisyen viv kòm moun
#MapFèGrèv pou you lòt sistèm kote pou tout ayisyen alawonbadè jwenn manje, edikasyon, swen sante, sekirite sou tout teritwa nasyon an, travay elatriye
#MapFèGrèv Paske mwen renmen Ayiti menm jan ak yon moso manman...
#MapFèGrèv Paske Ayiti map gade jodia fèm mal nan tout zantray mwen !
Dr Jonas Jolivert
Marseille

vendredi 13 septembre 2019

Haïti : rire, suer, pleurer

Les "bandits légaux" fort de l'appui des "bandits illégaux rendus, devenus, puissants et intouchables ont fait d'Haïti une "Entité Chaotique Non Gouvernée". Ceux qui pendant des siècles ont couvé et pérennisé cet objectif doivent se réjouir aujourd'hui. Cependant ils ont commis l'erreur de faire le choix, d'appuyer et de défendre des incapables. Haïti possède à l'intérieur et à l'extérieur du pays une réserve d'hommes. Une réserve composée d'hommes non-achetables, des hommes qui refusent de devenir des "morceaux choisis" contre la "loi de leurs bouches", des hommes qui acceptent d'être toujours subversifs pour titiller les vrais ennemis du pays. Ils n'abdiqueront pas...! "
Haïti : rire, suer, pleurer Publié le 2019-09-11 | Le Nouvelliste
Les plus candides et les plus blasés ont beaucoup ri, ce mercredi. La situation au parlement où les sénateurs n’ont pas pu lancer la séance de ratification de la déclaration de politique générale du premier ministre nommé Fritz William Michel a volé un sourire à plus d'un. Le peuple, à travers les militants invités par les parlementaires de l'opposition, a véritablement pris d'assaut la maison du peuple et a imposé sa loi. C'était triste à mourir de rire entre menaces, accusations de corruption et la démocratie qui se défaufile.
Pendant que les sénateurs dépensaient leur budget sans résultat encore une fois, la majorité de la population a passé la journée à suer sang et eau pour trouver le pain quotidien ou le minimum d'essence pour tenir un jour de plus. De nos jours, tout devient de plus en plus difficile, même pour ceux qui disposent des moyens de payer. Pour les autres, lentement mais sûrement, le pays les conduit à la ruine.
On a aussi sué de peur encore une fois à travers le pays à chaque fois qu'il a fallu traverser une barricade ou un quartier chaud. La sécurité est un bien public qui se raréfie sans que les autorités compétentes ne s'en inquiètent. Un peu plus loin d’ici, les nouvelles en provenance des Bahamas font couler les sueurs froides de la peur. 2 500 personnes sont portées disparues après le passage du cyclone Dorian. Combien d'Haïtiens parmi eux ?
À vivre tout ce que l'on vit en Haïti ; à traverser toutes les épreuves que l'on traverse ; à désespérer comme on désespère de voir un jour les autorités et les événements prendre une autre route, il faudrait pleurer matin, midi et soir sur le sort de notre pays. Ou en rire tout le temps.
Mais au regret de déplaire, ni rire ni pleurer ne vont changer un iota à notre sort.
Auteur Frantz Duval
source: https://lenouvelliste.com/article/206862/haiti-rire-suer

jeudi 12 septembre 2019

Cap sur la 6e édition d’Octobre Soleil à Agen

Cela va faire six ans depuis que les rencontres d’Octobre Soleil existent. Pour la prochaine édition qui se déroulera du 10 au 17 octobre 2019, les organisateurs continuent d’affirmer leur dimension symbolique en puisant à la source, le talent confirmé ou prometteur, d’auteurs et d’artistes toujours très percutants. Pour cette année, Stéphane SAINTIL, chargé de communication de cet évènement majeur en matière de découverte, de formation et de promotion des œuvres littéraires et théâtrales, sort de l’ombre cette manifestation d’échanges culturels peu connue en Haïti, en nous proposant une ouverture sur ce terrain de rencontres. Publié le 2019-09-11 | Le Nouvelliste

Le Nouvelliste : En quoi consiste la semaine de rencontre Octobre Soleil?
Stéphane SAINTIL : Octobre Soleil est d’abord une histoire d’amour : une comédienne qui, le temps d’un voyage, tombe sous le charme de ce bout de terre. Subjuguée par sa littérature, sa musique, sa peinture, elle décide d’y vivre et, chemin faisant, de créer une passerelle permettant des échanges culturels entre cette terre qui l’envoûte, Haïti, et sa ville natale, Agen.
Cette passerelle a pris la forme des rencontres d’Octobre Soleil. Depuis six ans, à l’heure où les fleurs se parent de leur robe d’automne, des créateurs haïtiens mettent le cap sur Agen pour des échanges où la poésie semble avoir toujours le dernier mot.

L.N : Comment aborder cette appellation Octobre Soleil?
S.S.: Octobre Soleil ne dit pas le contraire de ce qu’il laisse entendre : deux univers qui se côtoient, deux mondes qui se mélangent et qui apportent chacun les ingrédients qui feront le charme de la rencontre. Le public agenais apporte son écoute et sa curiosité de l’ailleurs, les artistes haïtiens leurs mots, leur sculpture, leur musique, leur théâtre. La métaphore de l’astre du jour n’est pas à prendre dans son sens premier: il faut y voir plutôt l’alchimie, la pulsion et la vie qui se dégagent de cette grande fête culturelle.

L.N : Y a-t-il un thème retenu pour cette année? Si oui, lequel?
S.S. : Agen, Haïti, Afrique. La mémoire en partage est le thème retenu de cette année. Il symbolise le geste mémoriel que veut poser l’initiatrice de cet évènement, Sylvie Laurent Pourcel. Ce geste qui consiste à travailler, de concert avec les autorités municipales, sur le projet d’un buste du général Toussaint Louverture dont la famille a été placée en résidence surveillée à Agen. Dès ses premières réalisations, Octobre Soleil s’est montré sensible aux points de rencontre entre l’histoire de la ville d’Agen et le passé colonial de la France. À l’heure où des villes -comme la Rochelle et Bordeaux- sont en train de s’approprier leur passé colonial en débusquant l’oubli qui a toujours façonné les politiques en la matière, Octobre Soleil se veut partie prenante de cette mouvance puisque seul un véritable travail de mémoire est capable de rétablir la confiance et créer les conditions d’un vivre-ensemble au-delà des cicatrices de l’histoire.

L.N : Les organisateurs de ce festival...
S.S. : Sylvie Laurent Pourcel et le Théâtre au bout des doigts qu’elle dirige. Octobre Soleil peut aussi compter sur l’appui du romancier Néhémy Pierre-Dahomey et sur le support d’un ensemble d’institution qui voient de bon œil l’initiative des rencontres.

L.N : Comment procéder vous pour vous assurer la présence des invités et de la rencontre?
S.S. : Chaque année, la comédienne Sylvie Laurent Pourcel repère les artistes qui seront invités. Son choix repose sur leur performance et sur les thématiques qu’ils abordent dans leur pratique artistique. Cette année, par exemple, elle a eu un coup de cœur pour Cyndy Pierre Louis qui a interprété « J’ai vengé la race » lors du festival Handicap et Culture. Elle sera présente à la sixième édition et interprètera pour le plaisir du public agenais ce texte de l’un des plus grands chantres de la littérature orale haïtienne, Maurice Sixto.

L.N : Des collaborations avec des organismes de financement, de subvention?
S. S. : Normalement, nous ne recevons pas de financement. Nous comptons plutôt sur des parrainages des institutions comme l’ENAP qui assure le logement des artistes invités, la compagnie « les cars Pascal » qui garantit le transport des artistes de Paris et Agen et inversement, La fée des sports qui met une dizaine de vélos à la disposition des artistes pour circuler dans la ville d’Agen et le Blue Fox coffee qui accueille en grande partie les activités des rencontres.

L.N : Rappellez-nous les invités des années antérieures ainsi que ceux de cette année.
S.S. : Octobre Soleil a déjà reçu, durant ses éditions précédentes, la romancière Maryse Condé, l’écrivain Louis Philippe Dalembert, l’écrivain Néhémy Pierre-Dahomey, le sculpteur Fritzgerald Muscadin, les poètes Jean D’Amérique et James Saint Felix, la comédienne Joeanne Joseph.
Pour cette nouvelle édition, nous attendons le sculpteur Woodly Caymitte Filipo, le photographe Yves Osner Dorvil, la comédienne Cyndy Pierre Louis, le jounaliste et militant politique Anthony Pascal (Konpè Filo), l’historien Marcel Dorigny qui présentera une conférence sur « Les arts et les lettres contre l’esclavage».
Le percussionniste Claude Saturne animera un atelier sur les tambours d’Haïti. On attend la confirmation des autres artistes.

L.N : Les lieux dans lesquels aura lieu cette semaine de rencontres…
S.S. : Le Théâtre au bout des doigts qui est la structure qui porte ce projet, Le Blue Fox Coffee, Le contrepoint Théâtre.
Pendant sept jours, la ville d’Agen ouvrira ses portes aux auteurs dramatiques, aux comédiens, aux universitaires et au public pour venir écouter le théâtre et la littérature d’aujourd’hui, entre autres, autour des lectures, de mises en espace – de textes inédits ou publiés en français -, de conversations et de spectacles.
Propos recueillis Par Eunice Eliazar
Source: https://lenouvelliste.com/article/206771/cap-sur-la-6e-edition-doctobre-soleil-a-agen

mercredi 11 septembre 2019

Vendredis littéraires : réouverture timide, mais prometteuse

Après la traditionnelle fermeture annuelle, qui paraissait une longue attente pour les dilettantes et professionnels de l’écriture fréquentant ce milieu, les Vendredis littéraires de l’Université Caraïbes a repris du service. Le vendredi 6 septembre 2019, une soirée ponctuée de textes et de chansons tenue au centre Anne-Marie Morisset a amplement renouvelé le désir de « se réfugier quelquefois dans des chansons et des poèmes devant l’échec du politique », comme l’écrivait Lyonel Trouillot dans son roman Kannjawou.
Publié le 2019-09-09 | Le Nouvelliste
À quelques jours de la rentrée scolaire, les Vendredis littéraires, créés en 1994 par l’écrivain Lyonel Trouillot, ont redémarré. Malgré la conjoncture politique actuelle, la pénurie de carburant que le pays connait et la semaine assez tendue qui vient de s’écouler, une vingtaine de personnes ont fait le déplacement pour remplir les chaises qui sont restées vides, depuis le congé annuel de cet espace littéraire au mois d’août dernier. Avec une programmation variée et de qualité, l’organisation de cette soirée était sans faille. En compagnie de Roldy, Wooly Saint-Louis et quelques habitués de ce moment de poésie, de chansons et de partage, le petit public familier a salué ce retour spécial, vu les circonstances accablantes dans lesquelles se trouve le pays ces derniers mois.
Timidement, l’artiste Roldy a débuté la soirée avec un poème -mis en musique -, de Bonel Auguste provenant de son recueil de poésies «Nan dans fanm». La première graine a été semée. Elle a germé et a porté ses fruits avec un Wooly Saint-Louis qui s’est mis au diapason pour offrir une soirée simple et prometteuse. Des lectures faites par les personnes présentes, on se souviendra du tonitruant passage de Lyonel Trouillot qui nous faisait découvrir un texte de Bernard Dimey intitulé: « Quand on a rien à dire».
L’ambiance de la soirée, pour la plupart musicale, malgré une programmation pour séduire le public d’un vendredi soir, a tant bien que mal fait frissonner la petite assemblée. Mais ce n’était pas assez pour que la situation soit optimale, d’autant que la pluie était de la partie.
« Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire
On peut toujours aller gueuler dans un bistrot
Parler de son voisin qui n'a pas fait la guerre
Parler de Boumédiène et de Fidel Castro
Parler, parler, parler... pour que l'air se déplace
Pour montrer qu'on sait vivre et qu'on a des façons
Parler de son ulcère ou bien des saints de glace
Pour faire croire aux copains qu'on n'est pas le plus con », extrait de: « Quand on a rien à dire» de Bernard Dimey.
Auteur Eunice Eliazar #EUNICE

lundi 2 septembre 2019

Une fête du football pour tous

HAITI SERA DE LA PARTIE
  Alors que les villes de Brasília, Goiânia et Vitória/Cariacica et s’apprêtent à accueillir la première Coupe du Monde U-17 de la FIFA™ jamais organisée au Brésil, les supporters souhaitant voir évoluer les jeunes joueurs les plus talentueux de la planète pourront acheter leurs billets dès le 30 août 2019 à 12h00, heure de Brasília.
Avec des tarifs débutant à cinq réais brésiliens, ces billets seront disponibles dans deux catégories, chacune donnant accès aux deux matches disputés l’un après l’autre dans un stade.Les détenteurs d’une carte Visa auront l’opportunité exclusive de réserver leurs précieux sésames en profitant d’une réduction de 50% pendant la phase de prévente Visa – du 30 août (12h00, heure de Brasília) au 9 septembre (12h00, heure de Brasília).
À compter de cette date et jusqu’au 17 novembre – jour de la finale –, les supporters pourront demander des billets sur le principe du "premier arrivé, premier servi" sur FIFA.com/tickets. Tous les billets achetés avant le 27 septembre bénéficieront d’une réduction.
"La Coupe du Monde U-17 a été une étape clé dans ma carrière, tout comme pour des joueurs tels que Ronaldinho et Neymar. Je ne peux qu’encourager les supporters brésiliens et internationaux à se procurer des billets pour aller soutenir cette nouvelle génération de stars. D’un point de vue brésilien, je sais ce que signifie le fait de disputer une Coupe du Monde à domicile et combien il est important de pouvoir compter sur le soutien de son public. Les amateurs de football des villes hôtes auront une occasion unique de voir d’aussi près un football de haut niveau", a affirmé Júlio César, FIFA Legend.
L'ancien gardien de but international brésilien, qui a disputé la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 1995, discutera d'ailleurs de la compétition avec les délégués des pays participants lors d'une réunion jeudi à Brasília à l’occasion du séminaire des équipes.
La Coupe du Monde U-17 a toujours fait figure de tremplin pour certains des jeunes joueurs les plus talentueux de la planète football. Outre Júlio César, Ronaldinho et Neymar, d’autres grands noms comme Toni Kroos, Cesc Fàbregas et Landon Donovan ont également fait leurs preuves dans cette compétition.
Si FIFA.com/billets sera la seule plateforme officielle sur laquelle il sera possible de demander des billets, les supporters pourront toutefois également s’en procurer au guichet des stades hôtes du 23 octobre au 17 novembre.Tous les billets vendus sur FIFA.com/tickets pourront être téléchargés sous forme électronique dès la mi-octobre. Les billets vendus au guichet seront remis à l’acheteur au moment du paiement.
Les hôtes brésiliens affronteront le Canada lors du match d’ouverture à l’Estadio Bezerrão de Brasília, le 26 octobre 2019.
De plus amples informations sur la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Brésil 2019™ sont disponibles sur FIFA.com.
https://fr.fifa.com/u17worldcup/news/une-fete-du-football-pour-tous

Pour l’amour des mangues

En juillet 2018, la Fondation haïtienne pour l’agriculture et la relance de l’économie (FHARE) publie « Catalogue des mangues haïtiennes », un livre haut en couleur qui met en exergue la mangue haïtienne et en donne un document détaillé de sa diversité. Ce catalogue, réalisé sous la direction d’Ena Menager Derenoncourt, ingénieur-agronome, vise, selon Volny Paultre, président de la FHARE, « à mieux faire connaître et découvrir les richesses encore méconnues ou non inventoriées d’Haïti ».
Les auteurs du catalogue répertorient 74 variétés de mangues, classées par ordre alphabétique, collectées dans 23 communes. Ils dressent une fiche pour chaque variété, incluant le nom de la variété, la commune de collecte, les caractéristiques du fruit (dimension, pulpe, texture, entre autres), celles du noyau et de la semence (longueur, largeur, épaisseur, etc.), et celles de l’arbre et de sa feuille (forme de la couronne, couleur et texture de la feuille...) Des photos illustrent chacune de ces catégories. Arcahaie est la commune de collecte du plus grand nombre de variétés (9), suivie de Cerca Carvajal (8), Croix-des-Bouquets (7), Gros-Morne (6), Dessalines (5), Limonade (5) et Léogâne (5).
Les mangues partagent certaines caractéristiques. En général, leur début de mûrissement se situe entre avril et juin, la forme du fruit varie entre arrondie et oblongue, et leur graine est réniforme. La jutosité de la pulpe varie selon la variété.
Parmi les variétés les plus populaires, Francique et Pennsik ont le fruit le plus long (13,6 à 14,9 cm et 14,5 à 14,8 cm, respectivement). La pulpe de la Francique est légèrement juteuse, alors que celle de la Pennsik est très juteuse. Le fruit de la mangue Blanc est de 11 cm en moyenne, et sa pulpe est juteuse. La mangue Fil a une longueur de 10 à 14 cm, sa pulpe est très juteuse, la densité de fibres dans la pulpe est élevée, ce qui justifie son nom. La mangue Miska, de forme arrondie, a une longueur de 7,6 à 8,3 cm, et sa pulpe est légèrement juteuse.
Les noms donnés aux variétés de mangues piquent notre curiosité : Comment en vient-on à les choisir ? On rencontre des noms français (Abricot, Cochon, Dimanche) ; créoles (Bourik, Kanèl, Twò dous, Ti Foyid, Ti Koyo, Kole papye, Fòkseli, Mango dlo, Grenn si, Chalè, Miska, Miska Fil, Ti bèk, Ti karès, Lòzèy, etc.) ; incongrus (Kaka poul, Tifi Kominyen, Grenn Bourik) ; éponymes (Mélanie, Laurent, Francisque, Jean-Marie, Rosalie, Baptiste, Jeudine, Mondésir, entre autres.) ; et évocateurs de la saveur sucrée des mangues (Twò dous, Doudous, Siksik, Sik, Ti doudous...).
Le catalogue permet aux amants des mangues haïtiennes de connaître le nom des mangues et de les identifier par leurs propres noms. Il permet aussi d’établir un consensus sur ces noms, de standardiser le nom des variétés, car une variété peut avoir différents noms suivant la commune où elle est produite.
L’initiative de cataloguer la variété de nos mangues nous permet d’apprécier davantage ce fruit que nous aimons tant et qui aide beaucoup de familles haïtiennes à répondre à leurs besoins alimentaires.
Notons que ce catalogue produit par la FHARE a reçu le support d’Agroservice, de la Société d’exportation de fruits et légumes S.A., et de la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV). Philippe Mathieu et Volny Paultre ont accompagné Ena Menager Dérenoncourt dans la préparation de ce livre.
Auteur:
Mario Malivert: mariomalivert@yahoo.com
SOurce: https://lenouvelliste.com/article/206286/pour-lamour-des-mangues

samedi 31 août 2019

Un silence de classe ?

Venu de Carrefour pour participer à une rencontre à Port-au-Prince, un membre d’une organisation populaire, pour couper court au bavardage et aller vite à l’essentiel, a eu ce mot terrible : « j’ai dû traverser un cimetière pour arriver jusqu’à vous ».
Il y a ceux qui croient que les personnes issues des milieux populaires ne pensent pas, ont besoin de « maîtres » qui leur donnent des idées. Ceux qui croient que leur misère est telle qu’ils n’ont aucune conscience et ne marchent qu’à l’argent. On reviendra sur ces préjugés qui ne font pas honneur à leurs porteurs et prouvent que la fortune et l’intelligence ne font pas toujours bon commerce.
Pour l’instant, contentons-nous de nous demander si une société peut faire la paix avec la mort. Pas celle, naturelle, qui nous attend au bout de notre âge. Mais celle que l’on donne. Au nom d’un pouvoir politique dont la survie repose sur la corruption, la violence, l’arbitraire. Celle que des jeunes gens tournés en bêtes, armés par plus riches qu’eux dans des jeux de pouvoir macabres, donnent à leurs voisins, à leurs frères, au passant.
Tout n’est pas rapporté par la presse. Et ce qui est rapporté est souvent placé en arrière-plan d’autres informations ou événéments jugés majeurs. Sans offense aux députés accusateurs qui ont fait preuve de courage, le spectacle de l’impudence de la bande à Bodeau mérite-t-il plus notre attention que tel jeune militant assassiné à Carrefour ou ailleurs ? À côté de la misère, la dimension la plus cruelle et inhumaine de notre réalité quotidienne, ce sont des gens que l’on tue, ces gens qui fuient leurs quartiers, ces gens qui n’osent plus sortir. Ces morts dont on parle peu, parfois si peu que rien.
Les classes moyennes et la bourgeoisie haïtiennes, dans leur peur du radicalisme, dans leur conservatisme qui les pousse à refuser que leurs habitudes soient contrariées, dans leur incapacité de se solidariser avec le peuple, font une paix honteuse avec les assassins. L’événement quotidien, l’horreur quotidienne, ce sont ces cadavres. Passe encore qu’elle trouve moyen de tergiverser après le scandale Petrocaribe, comment une société peut-elle dormir tranquille, faire comme si de rien n’était, alors que le crime de sang est devenu la norme, alors qu’un pouvoir utilise le banditisme comme arme politique ? Et de quel lieu d’éthique ou de morale, qui que ce soit dans ce pays, moi le premier, peut-il prétendre prendre la parole s’il ne crie pas : assez !
Dans la presse étrangère, on ne parle pas beaucoup d’Haïti. Et surtout on ne parle pas beaucoup de ces morts. Ici, on radote beaucoup sur « la division de l’opposition ». Et certainement pas assez de la vraie division fondée sur des réflexes et des péjugés de classe. Si la société haïtienne dans son ensemble dénonçait avec force cet usage politique du banditisme, n’abandonnait pas à l’anonymat et l’oubli les victimes appartenant aux classes populaires, on en parlerait plus ailleurs.
Cet avenir différent, fait d’équité et de justice sociale, dont on parle enfin aujourd’hui, pour l’atteindre, il faut déjà que les morts soient mis à égalité, que les groupes sociaux qui ne le subissent pas au quotidien ne banalisent pas cette double violence, criminelle et répressive, qui s’est installée dans les milieux populaires. Ce n’est pas seulement pour l’argent volé mais aussi pour le sang des pauvres qu’il faut aujourd’hui demander des comptes, d’une seule voix.
https://lenouvelliste.com/article/206263/un-silence-de-classe

vendredi 30 août 2019

ET SOUDAIN UNE INFINITÉ DE RÊVES A PORTÉE DE CŒUR

CHAPITRE I
Ce matin-là, tout avait concouru pour que je me retrouvasse à l'entrée nord du métro, côté hôpital La Timone.
Rien ne présageait cette rencontre en effet. Quand je l'ai vu rangé son dépliant après l'attitude indifférente de cette dame qui n'a pas voulu lui tendre une main, ou à défaut, l'esquisse forcée d'un regard gentil comme justificatif de son refus, je pensai tout de suite à mon fils.
Comme lui, il était très jeune et très beau. Un jeune adolescent en harmonie avec son temps et ses modes.
Comme lui, il arborait une drôle de coupe de cheveux.
La prise en charge des cheveux semble être l'un des premiers gestes de liberté et d'autonomie accompli par un jeune pour s'affirmer par rapport aux parents. Il faudra bien que je m'entretienne un jour avec un pédopsychiatre pour faire le point sur cette question.
Sa coupe de cheveu avait une allure plus extravagante que celle mon fils. Bon ! à mon sens, bien sûr. Si ses parents à lui voyaient la touffe que gardait mon fils, ils auraient sûrement préféré la coiffure de leur fils à eux.
Mais, c'est complètement insensé et illogique de s'aventurer dans une comparaison puisque les deux jeunes présentaient des traits propres à des ethnies différentes. Mon fils est noir. Métissé pour beaucoup. Lui il était tout simplement blanc.
Quand je l'ai vu cependant, j'ai vite fait de penser à mon fils. À cet âge-là, lui aussi, il m'avait fait comprendre qu'il voulait des petits boulots pour gagner un peu d'argent de poche pendant les vacances d'été.
Cela m'avait choqué jusqu'à la nausée et l'étourdissement.
On se trouvait les quatre membres de notre famille en visite à New-York. A Manhattan ou à Brooklyn, je ne sais plus. Nous cherchions une restauration rapide dans un de ces centres commerciaux qui réservent un espace aménagé pour les cuisines aptes à offrir de la restauration rapide et peu coûteuse.
Le choix se déclinant toujours entre les enseignes traditionnelles dans le genre et les enseignes asiatiques.
Puisque je ne m'attendais pas du tout à ce discours de sa part, j'ai dû me faire répéter la phrase quand il m'annonça sa volonté de travailler dès le prochain été.
- Pa', m'avait-il dit, l'été prochain avec des copains on va laver des voitures pour gagner un peu d'argent.
Je n'étais pas formaté pour donner la bonne réplique à mon fils de quinze ans qui voulait travailler et se faire lui-même son argent de poche.
Sur le coup, je me sentis très mal. Je me suis dit qu'il avait compris que je ne disposais pas de ressources financières en quantité suffisante pour subvenir à ses besoins et à ses caprices d'adolescent.
Il n'existe pas de constat plus amer que celui d'un père n'ayant pas été à la hauteur des aspirations de ces enfants qu'il a mis au monde sans leurs accords.
J'hésitai quelques brèves secondes. Juste le temps de réaliser et de me convaincre que mon fils vivait et s'élevait en France. Et que je n'étais plus dans cet environnement gardé comme héritage familial qui privilégie de façon exclusive, les études sur tout le reste.
- Très bien mon coco, lui répondis-je, tachant de dissimuler cette sensation inconfortable de nœud placé au centre de la poitrine et irradiant jusque vers les confins de mon âme.
Puis, je ne tardai pas à en parler avec sa mère qui joua bien son rôle en me rassurant avec un discours fait d'arguments connus et acceptés par le bon sens. Elle n'avait rien trouvé de choquant dans le désir de travailler en été. D'autant plus qu'elle en avait été informée depuis quelques temps déjà. Et elle avait trouvé ça très bien
Ainsi, pendant les années du lycée, mon fils fit plusieurs petits boulots. Un jour il me raconta avoir fait la promotion d'une boisson gazeuse dans les bouches du métro au centre-ville, déguisé en fraise ou en banane.
Les gens avaient probablement ri en le voyant avec son costume de fruit. Certains le traitèrent sans doute avec indifférence.
Comme cette dame venait de la faire à ce jeune homme qui distribuait des petits dépliants à l'entrée nord de la station de métro Timone.
J'aurais tellement aimé prendre du temps pour l'observer. Pour voir l'aspect d'un visage adolescent qui s'éclaircit d'un sourire satisfait quand un passant lui adresse un petit regard bienveillant en recevant son dépliant.
J'aurais aussi aimé voir comment se dessine la déception sur le jeune visage de cet homme en devenir, convaincu pourtant de bien faire en essayant de gagner un peu d'argent en travaillant, quand à son noble geste, on lui rend du dédain ou de l'indifférence.
Mais le temps me faisait encore une fois défaut. Comme tous les jours. Ce matin beaucoup de tâches m'attendaient sur mon lieu de travail.
Le temps m'était calculé avec minutie puisque je me déplaçais en utilisant le transport public.
Auteur: Decky Lakyel
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mercredi 28 août 2019

Port-au-Prince accueille la première édition du festival Transe Poétique

« La poésie sauvera le monde ». C'est autour de ces maîtres mots que les initiateurs de Transe Poétique invitent le public à se joindre à eux pour la toute première édition du festival de poésie contemporaine à Port-au-Prince. Profitant de la floraison des multiples artistes haïtiens et de l'appellation « peuple de poètes » que ce pays insuffle, l’association Loque Urbaine consacrera quatre jours à cet événement phare au coeur de la capitale haïtienne. En effet, du mercredi 18 au samedi 21 septembre 2019, des hauts lieux aménagés pour la poétique seront investis dans le cadre ce festival. En attendant ces jours de transe, posons nos bagages avec Jean D’Amérique, directeur artistique du festival Transe Poétique.
Publié le 2019-08-27 | Le Nouvelliste
Le Nouvelliste : Pourquoi organiser un festival de poésie contemporaine à Port-au-Prince ?
Jean D’Amérique : En Haïti, il y a un grand intérêt pour la poésie, on la reconnaît facilement comme le genre littéraire majeur. Les poètes poussent comme des arbres, dit-on souvent. Il m’a semblé important de créer un événement qui fait écho à cette situation – qui est très rare dans le monde.
L.N : Transe Poétique. Comment aborder cette appellation ? Que donnez-vous à voir à travers cette expression ?
J.D'A : On essaie de mettre en place un festival de poésie au sens large, c’est-à-dire où, à côté de la présence des poètes et de leurs œuvres, on évoque la poésie à travers d’autres formes artistiques, comme le cinéma, la photographie, la performance, la musique, le théâtre… Cette façon de montrer comment la poésie s’incruste dans d’autres champs fait écho à l’appellation du festival. Sinon, c’est aussi une façon d’inviter le public à s’immerger de plain-pied dans le poème, à entrer en transe poétique...
L.N : Depuis quand rêvez-vous de faire un festival de poésie ?
J.D'A : Je ne sais pas exactement. Mais on a commencé à y penser il y a environ deux ans.
L.N : Dans un monde enclin à laisser très peu de place à la poésie, dans quel état d’esprit êtes-vous avant la réalisation de ce projet ?
J.D'A : Porter le projet d’un festival de poésie, c'est fou et c’est très lourd; car réunir des moyens pour la poésie n’est pas chose facile. On a fini par colmater les brèches. Nous sommes très heureux de voir ce rêve se réaliser.
Sinon, du côté de la réception, nous sommes plutôt sereins. Chez nous, la poésie a une grande place, nous savons qu’il y a un public qui attend le festival, c’est plutôt rassurant. Il reste à voir comment ce public reçoit le contenu que nous allons proposer.
L.N : La poésie est en effet un genre littéraire majeur en Haïti. Toutefois, comme on dit dans l’industrie du livre, la poésie ne se vend pas. Qu’avez-vous à dire à ce propos ? Pensez-vous obtenir suffisamment de fonds pour réaliser cette première édition ? Où en êtes-vous à ce stade ?
J.D'A : Au départ, le contenu du festival impliquait un budget que nous pensions pouvoir combler. En cours de route, nous avons dû revoir les choses, émincer la programmation pour réduire les coûts. L’État haïtien, à ma connaissance, n’a aucun dispositif de subvention pour la culture. Depuis des années un ministère qui se dit de la Culture, ne nous a jamais mis au courant de l’utilisation de son budget. La municipalité de Port-au-Prince aussi a un service culturel muet. Dans de telles conditions, il est difficile d’introduire une demande, voire d'obtenir quelque soutien. Nous nous sommes tournés vers d’autres structures d'Haïti, de France et de la Belgique, où nous avons pu trouver un peu d’aide, financière entre autres. Nous avons aussi lancé une campagne de financement en ligne qui a réussi, grâce aux dons de 91 personnes, voilà une très belle solidarité qui a été mobilisée pour le festival, une bonne partie de notre financement vient de là !
L.N : « La poésie sauvera le monde », soutenez-vous. Comment et dans quelle mesure est-ce possible face à tous les fléaux qui menacent planète et notamment Haïti?
J.D'A : « La poésie sauvera le monde, si rien ne le sauve », nous apprend Jean-Pierre Siméon. Une chose est claire : l’état actuel du monde est le résultat d’un manque de poésie. Nous en avons besoin plus que jamais. Il s’agit d’une attitude, d'un élan vers l’humain. L’esprit, tout comme le corps, a besoin de nourriture pour subsister. La poésie nourrit l’être. Nous avons besoin de cette lumière, de cette beauté. Comme je le disais récemment, la poésie est notre dernière chance. Quand on a la poésie, on ne devient pas Jovenel Moïse, on ne devient pas Donald Trump.
L.N : La programmation du festival…
J.D ‘A : Pour cette première édition, il y a eu plus d’une dizaine d’artistes à présenter des interventions originales pour créer une belle fête poétique. La programmation est disponible sur notre page Facebook et notre site web via ce lien :
https://loqueurbaine.com/transe-poetique/edition-2019/programmation/
L.N : Les invités…
J.D'A : Jean-Pierre Siméon, Lisette Lombé, Coutechève Lavoie Aupont, Antoine Boute, Makenzy Orcel, Dominique Gillerot, Samuel Suffren, Gaëlle Bien-Aimé, Milady Renoir, Mehdi Étienne Chalmers, Mélanie Godin.
L’organisation de cet événement est l’œuvre d’une équipe. L’association Loque Urbaine dont le noyau est composé de Marie Monfils, Jean Gesner Dorval et Jean D’Amérique. Avec la phrase curieuse et pure « La poésie sauvera le monde », c’est plus un slogan qu’un thème. C’est aussi le titre même de l’essai du poète Jean-Pierre Siméon, invité d’honneur de Transe Poétique pour cette année.
https://lenouvelliste.com/article/206101/port-au-prince-accueille-la-premiere-edition-du-festival-transe-poetique
#EUNICE

mardi 27 août 2019

Désignation des arbitres de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA

Le tournoi brésilien donnera l’occasion à des arbitres FIFA ambitieux de faire étalage de leurs qualités et de franchir une étape supplémentaire dans leurs carrières.
La préparation des arbitres pour cette prestigieuse compétition de jeunes sera gérée par le département de l’arbitrage de la FIFA et se concentrera sur des sujets aussi divers que la lecture et la compréhension du jeu, le positionnement pour bien évaluer les situations de hors-jeu, la collaboration, la prise de décision et l’importance d’avoir le meilleur angle de vue : être au bon endroit au bon moment.
Tous ces aspects reflètent la philosophie de l’arbitrage de la FIFA et sont essentiels à la préparation des arbitres. Leur étude est nécessaire pour obtenir la cohérence et l’uniformité de décision synonymes d’arbitrage de haut niveau.
Brésil 2019 : Liste des arbitres
Brésil 2019 : Liste des arbitres
La Suissesse Esther Staubli avait dirigé un match de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Inde 2017. Suite à cette expérimentation, la FIFA a décidé de sélectionner à nouveau des arbitres féminines pour officier dans une compétition masculine. Claudia Umpierrez et Luciana Mascarana (Uruguay) formeront un trio avec Monica Amboya (Équateur). De son côté, la Brésilienne Edina Alves Batista a été choisie comme arbitre de soutien. En outre, Bibiana Steinhaus (Allemagne) et Quetzalli Alvarado (Mexique) feront partie de l’équipe des VAR pour cette compétition.
La Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Brésil 2019 aura lieu du 26 octobre au 17 novembre à Brasilia (Gama), Goiania et Vitoria (Cariacica). La finale sera disputée à l’Estadio Bezerrao de Brasilia le 17 novembre.

HAITI U17 EN COUPE DU MONDE POUR LA DEUXIÈME FOIS

Passé en Coupe du Monde U-17 de la FIFA
Haïti ne compte qu’une seule participation mondiale dans la catégorie U-17, il y a douze ans, lors de République de Corée 2007. Son parcours s’est achevé dès la phase de groupes, avec un match nul et deux défaites.
La route vers le Brésil
Les Grenadiers ont brillamment passé la phase de groupes de la compétition préliminaire en remportant leurs trois matches, au cours desquels ils ont inscrit douze buts au total. Sur le plan défensif, seul le Salvador est parvenu à faire trembler les filets haïtiens. Les joueurs de Novaes Dias ont ensuite éliminé la République dominicaine en huitièmes de finale, avant de s’imposer aux tirs au but 4-3 face au Honduras lors d’un incroyable quart de finale. Alors qualifiés pour Brésil 2019, les Haïtiens se sont finalement inclinés dans le dernier carré contre le Mexique, qui remportera le titre continental, au terme d’une rencontre fermée (0-1).
Le sélectionneur
Rafael Novaes Dias
Le Brésilien a commencé à s’intéresser au football haïtien en 2012, dans le but de contribuer à la reconstruction du pays après le tremblement de terre de 2010. De plus en plus investi, il a pris les rênes de la sélection U-17 en 2017, poursuivant sa mission de développement des jeunes à travers le sport.
Le saviez-vous ?
Durant le Championnat U-17 de la CONCACAF, Haïti n’a jamais encaissé plus d’un but par match.
Les statistiques de cette compétition illustrent parfaitement la force offensive des Grenadiers. En effet, la sélection haïtienne affiche le plus grand nombre de buts inscrits, de tirs et de corners après le Mexique et les États-Unis.
https://fr.fifa.com/u17worldcup/teams/team/1889605/profile/

La Coupe du Monde U-17, Brésil 2019 débutera le 26 octobre

Dans le sillage d’une visite d’inspection dans le pays hôte et de discussions avec le Comité Organisateur Local (COL), la FIFA peut confirmer aujourd’hui que la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Brésil 2019 se jouera du 26 octobre au 17 novembre.
Les sites et le calendrier des matches seront confirmés avant le tirage au sort, prévu le 11 juillet prochain au siège de la FIFA, à Zurich.
« Ces dernières années, le Brésil a accueilli avec succès de nombreuses compétitions, dont la Coupe du Monde de la FIFA™ et les Jeux Olympiques. Nous sommes convaincus que son expertise en la matière – couplée à l’incroyable passion de sa population pour le football – contribuera à la réussite de ce rendez-vous. Nous devons remercier la CBF et tout le peuple brésilien, qui ont si bien accueilli cette compétition, démontrant une fois encore leur amour pour le football », a déclaré Zvonimir Boban, Secrétaire Général adjoint (football) de la FIFA.
Pour l’heure, les 24 équipes participantes sont connues. En plus des hôtes brésiliens, les associations membres suivantes sont qualifiées :
AFC : Australie, Japon, République de Corée et Tadjikistan
CAF : Angola, Cameroun, Nigeria, et 4e équipe à confirmer*
Concacaf : Canada, États-Unis, Haïti et Mexique
CONMEBOL : Argentine, Chili, Équateur et Paraguay
OFC : Nouvelle-Zélande et Îles Salomon
UEFA : Espagne, France, Hongrie, Italie et Pays-Bas
Source: https://fr.fifa.com/u17worldcup/news/la-coupe-du-monde-u-17-bresil-2019-debutera-le-26-octobre

mercredi 24 juillet 2019

Réginald Boulos affirme qu’il est un homme de gauche

Mercredi 24 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– « Je ne crois pas dans le capitalisme libéral », a affirmé le riche homme d’affaires haitien, d’origine syro-libanais, Réginald Boulos.
Cette déclaration a étonné le journaliste Marvel Dandin de Radio Kiskeya qui recevait le propriétaire de Délimart, récemment lancé dans la politique à la faveur des émeutes des 6-7-8 juillet 2018.
Boulos estime que l’état doit introduire un certain dirigisme dans sa gestion afin d’orienter les investissements et de parvenir au développement du pays.
« La structure politique que j’ai mis en place, Twazyèm Vwa, est un mouvement de gauche », a martelé le patron de la « Universal Motors », concessionnaire de la Nissan en Haiti.
Boulos a profité pour annoncer que ce mouvement se transformera bientôt en parti politique et a assuré qu’il fait partie de l’opposition au pouvoir de Jovenel Moïse, son ancien allié et ami.
Il a également indiqué vouloir établir un état fort et souverain, tout en révélant avoir pris ses distances pour le moment avec l’international, refusant plusieurs invitations des ambassades.

mardi 23 juillet 2019

#Niveauacademique vs #Performanceadministrative 
On est obligé d'admettre, malgré ceux qui ont prôné l'inutilité des diplômes, qu'il existe une relation très étroite entre le niveau de formation académique et le degré des performances administratives et institutionnelles.
Observez l'état du pays et de ses institutions puis établissez la liste de nos derniers présidents/chefs de gouvernements et à côté leurs niveaux/formations académiques...
Je scrute le CV de notre Premier Ministre nommé qui est un "Haut fonctionnaire de l'administration publique".
Il ne dit pas s'il a une licence. Il ne parle pas de Doctorat ni d'études post universitaires en dehors d'une "formation organisée par le FMI!
Maintenant qu'il est nommé ke citoyen va sûrement étoffé un peu plus son CV. Mais bon!

dimanche 21 juillet 2019

L’ONU préoccupée par la situation humanitaire en Haïti

Outre le massacre de La Saline ou encore les détournements de fonds publics, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a aussi touché la situation humanitaire dans son dernier rapport sur Haïti. Nous publions ci-après les propos de M. Guterres.
Publié le 2019-07-19 | Le Nouvelliste
Le nombre de personnes touchées par l’insécurité alimentaire entre mars et juin 2019 est estimé à environ 2,6 millions, dont 2 millions en situation de crise et 571 000 en situation d’urgence, selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire. En février 2019, le prix du panier de la ménagère avait augmenté de 11 %, portant à 26 % l’augmentation sur les 12 mois précédents. Selon le système d’alerte rapide aux risques de famine et l’Institut haïtien de statistiques et d’informatique, les prix des denrées alimentaires locales comme les plantains, le manioc et le fruit à pain, ont augmenté de l’ordre de 41 %. Par ailleurs, la dépréciation de la gourde a entraîné une pression inflationniste sur les prix des aliments de base comme le riz et l’huile de cuisson, qui sont pour la plupart importés. Le ralentissement de la production agricole devrait contribuer à aggraver l’insécurité alimentaire, dans la mesure où le secteur agricole reste la principale source de revenus de la majorité des ménages haïtiens.
Le 31 mai 2019, le Président m’a fait part de ses préoccupations concernant le niveau élevé de l’insécurité alimentaire en Haïti et son impact de plus en plus important sur les ménages vulnérables et m’a demandé l’appui de l’Organisation des Nations unies. Ainsi, les entités des Nations unies s’emploient à intensifier leur assistance au gouvernement haïtien, notamment en mobilisant des ressources financières supplémentaires pour répondre aux besoins d’assistance d’un nombre croissant d’Haïtiens. Je demande instamment aux donateurs d’accroître leurs contributions financières au plan d’aide humanitaire de 2019 et d’appuyer la Direction de la protection civile pour lui permettre d’intervenir en première ligne au niveau national. Le plan qui vise à apporter une assistance d’urgence à 1,3 million de personnes vulnérables n’a été financé qu’à hauteur de 16 % au 9 juillet 2019, soit 20,6 millions de dollars reçus sur les 126 millions nécessaires.
Les rapatriements forcés et les retours volontaires depuis la République dominicaine se sont poursuivis. La tendance depuis le début de 2019 reste la même qu’en 2018, avec en moyenne plus de 10000 expulsions par mois depuis ce pays. En juin 2019, Haïti avait accueilli 10 personnes réfugiées ou en quête d’asile, placées sous la protection du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Pour trouver des solutions durables, huit réfugiés, dont trois femmes, sont partis s’installer dans d’autres pays, cinq d’entre eux ayant quitté Haïti en mars, lorsque la violence était à son paroxysme.
Selon les prévisions de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis d’Amérique, il pourrait y avoir de 9 à 15 tempêtes nommées en 2019, dont 2 à 4 pourraient se transformer en gros ouragans. Les entités des Nations Unies et leurs partenaires ont continué d’aider la Direction de la Protection civile à planifier les interventions d’urgence, à mettre en place à l’avance des stocks de sécurité, à restaurer les abris d’urgence, à former les principales parties prenantes et à sensibiliser le public. La Direction a besoin de ressources supplémentaires pour pouvoir s’acquitter pleinement de son mandat et accroître son assistance aux personnes vulnérables.
Des progrès notables ont continué d’être accomplis dans la lutte contre le choléra. Entre le 1er janvier et le 20 avril 2019, le Ministère de la santé publique et de la population a signalé 308 cas suspects de choléra et 3 décès liés à cette maladie, contre 1 257 cas suspects et 12 décès au cours de la même période en 2018. Cela représente une diminution de 76,5 % du nombre de cas suspects signalés. Le Ministère a publié des données montrant que pendant 11 semaines consécutives, aucun cas confirmé n’avait été enregistré dans le pays, ce qui marque un tournant important dans la lutte contre la transmission de la maladie. Néanmoins, la vigilance reste de mise pour maintenir l’objectif de zéro cas à moyen et à long termes.
En avril 2019, sous la direction du Ministère de la santé publique et de la population et de la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement, le Gouvernement haïtien a lancé avec ses partenaires une version révisée du Plan d’élimination du choléra en Haïti dans le cadre duquel un appui continu est demandé en vue de l’élimination totale de la maladie d’ici à 2022. À cette fin, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’Organisation panaméricaine de la santé et leurs partenaires s’emploient à réduire encore le risque d’épidémie et à renforcer les activités de prévention, de manière à traiter tous les cas suspects de choléra. En parallèle, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), et avec l’aide du Bureau de l’Envoyée spéciale des Nations Unies pour Haïti, l’Organisation des Nations Unies continue de promouvoir la tenue de consultations avec les personnes touchées par le choléra, afin de leur fournir un appui matériel. Le 10 avril, le Fonds d’affectation spéciale pluripartenaire des Nations Unies pour la lutte contre le choléra en Haïti a débloqué des subventions en vue de prendre en charge, dans le cadre du deuxième volet du processus consultatif, 20 communautés supplémentaires du Nord fortement touchées par la maladie, ce qui porte ainsi à 25 le nombre total de communautés bénéficiaires.
Source : https://lenouvelliste.com/article/204802/lonu-preoccupee-par-la-situation-humanitaire-en-haiti

Rapport du secrétaire général de l’ONU : la justice et la police sur le banc des accusés

Le secrétaire général des Nations unies a présenté cette semaine au Conseil de sécurité son rapport sur la situation d’Haïti. Nous publions in extenso les points qui concernent les droits de l’homme et la situation sécuritaire du pays qui se détériorent d'après le rapport.
Publié le 2019-07-19 | Le Nouvelliste
La MINUJUSTH a terminé son enquête sur les violences survenues en novembre 2018 dans le quartier de La Saline à Port-au-Prince (voir S/2019/198, par. 38 et 39). Le 21 juin, elle a publié, conjointement avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), un rapport public sur les faits en question.
Au terme de son enquête, la MINUJUSTH a conclu que l’attaque des 13 et 14 novembre 2018 à La Saline était une opération bien planifiée, conduite par des membres de cinq gangs organisés s’étant associés pour s’en prendre à des membres ou à des sympathisants supposés de deux gangs rivaux. La MINUJUSTH a confirmé que 26 personnes, dont trois femmes et trois enfants, avaient été tuées, trois personnes blessées et deux autres soumises à des viols en réunion pendant l’attaque, où de nombreux vols et actes de destruction de biens ont également été commis. Douze personnes ont en outre été portées disparues. Il semble que certains des auteurs de l’attaque portaient des chemises de l’uniforme d’une unité de la police nationale, la Brigade d’opération et d’intervention départementale (BOID), ou des chemises qui y ressemblaient.
La police nationale n’est intervenue à aucun moment de l’attaque, alors même qu’elle avait été informée dès le début des violences. Elle n’a fait que mobiliser un détachement de l’unité régionale spécialisée dans le maintien de l’ordre, l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO), pour sécuriser un commissariat du quartier. Deux véhicules de l’unité régionale d’intervention spécialisée départementale ont également été vus patrouiller autour du périmètre de La Saline. Selon des témoins, trois agents de police se trouvaient aux côtés des gangs pendant l’attaque. Deux d’entre eux ont été identifiés depuis, et radiés de la police en décembre 2018. L’un d’eux avait déjà été impliqué dans l’opération de police de novembre 2017 qui avait entraîné la mort de huit civils dans le quartier de Grand-Ravine à Port-au-Prince. Un représentant de l’État, le délégué du département de l’Ouest, aurait également été vu dans la zone, pendant l’attaque, en compagnie d’agents de police et de membres de gangs. La police judiciaire a diligenté une enquête sur ces événements. Toutefois, très peu a été fait pour amener les responsables des violences à répondre de leurs actes devant la justice. Au total, onze membres connus des gangs ont été arrêtés, sans qu’aucune action pénale n’ait été engagée à l’encontre ni des officiers de police ni des fonctionnaires qui auraient été impliqués.
Évolution des conditions de sécurité et formation de la police (objectifs 1, 4, 5 et 6)
Depuis mars, la police nationale a eu beaucoup de mal à contrer la recrudescence des activités des gangs criminels, en particulier dans l’agglomération de Port-au-Prince et dans le département de l’Artibonite. Elle a déployé des moyens importants pour assurer le maintien de l’ordre. Sur les 244 opérations de maintien de l’ordre qui ont été menées au cours de la période considérée, 27 ont bénéficié de l’appui de la MINUJUSTH (voir annexe I, indicateur 4.6). Néanmoins, le nombre d’homicides signalés en 2019 a doublé par rapport à 2018, avec 523 cas du 1er janvier au 6 juin (voir annexe I, indicateur 6.3) contre 274 pour la même période en 2018. En outre, 22 policiers ont été tués entre le mois de janvier et le 10 juin 2019, contre 17 pour toute l’année 2018.
La police nationale a fait appel à toutes les unités spécialisées et mené 37 opérations antigang, dont 10 avec un appui limité de la MINUJUSTH. Des opérations comme celle menée après que huit civils ont été tués et dix autres blessés le 24 avril dans le quartier de Savanne-Pistache à Port-au-Prince, montrent que la police nationale est capable d’élaborer et d’exécuter des plans efficaces de démantèlement des gangs. Toutefois, la police nationale manque de ressources pour lutter contre les nouveaux niveaux de criminalité des gangs. Si elle ne reçoit pas le soutien logistique dont elle a besoin, elle ne sera pas en mesure de mener durablement de telles interventions.
Source : https://lenouvelliste.com/article/204782/rapport-du-secretaire-general-de-lonu-la-justice-et-la-police-sur-le-banc-des-accuses

Les larmes et les mots de l’ONU vont-ils ébranler Jovenel Moïse ?

Publié le 2019-07-18 | Le Nouvelliste
Auteur : Frantz Duval
C’est Pierre Espérance qui rapporte la scène. Helen Meagher La Lime, diplomate de carrière, ex-ambassadrice des USA en Angola, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU et chef de la MINUJUSTH, a pleuré, lundi, quand Pierre Espérance lui a décrit les problèmes à La Saline et les massacres qui s’y déroulent.
Les larmes de la diplomate ont ému le militant des droits humains. Cet épisode est assez rare pour que l’on s’y arrête, d’autant que quelques jours plus tard, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutteres, présentera un rapport très dur sur la situation en Haïti.
Helen Meagher La Lime remplace à son poste une autre diplomate américaine, Susan D. Page, déclarée indésirable par le gouvernement haïtien après la publication le 25 février 2018 d’un communiqué dans lequel la Mission des Nations unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) avait salué la nomination des juges chargés d’instruire les plaintes concernant le dossier PetroCaribe déposées par des particuliers devant le tribunal de première instance de Port-au-Prince les 29 janvier et 20 février 2018. La mission onusienne avait aussi appelé les autorités haïtiennes à désigner des juges pour enquêter sur les dossiers de Lilavois et de Grand-Ravine, deux cas de violation présumée des droits humains.
« Je salue l'initiative et le rôle actif des citoyens haïtiens et de la société civile engagés dans la lutte contre la corruption et l'impunité. Leurs actions démontrent que la population défend l’obligation de rendre des comptes ainsi que la justice », avait déclaré la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUJUSTH, Susan D. Page, à l’époque.
En retrait depuis sa nomination, réputée supportrice de la politique de l’inaction du président Jovenel Moïse, Madame Helen Meagher La Lime avait tout fait pour ne pas se faire renvoyer par les autorités haïtiennes qui ont eu la tête de plusieurs diplomates ces dernières années.
Visiblement, en plus de ses larmes, elle a aussi dégainé sa plume et a rédigé les grandes lignes du dernier rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation en Haïti. On y retrouve presque mot pour mot ce que Susan D. Page soulignait dans le communiqué qui lui avait valu son poste.
L’actuelle représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, chef de la MINUJUSTH et du Core Group, s’est-elle enfin rendu compte que les agissements et l’immobilisme de l’administration Moïse vont rester comme un gros échec taché de sang sur son CV ? A-t-elle enfin compris que tout support sans condition accordé à un politique en Haïti n’aide pas à faire avancer les dossiers d’Haïti ? L’ONU et la communauté internationale se préparent-elles à changer de braquet dans le dossier Haïti ?
On ne le sait pas encore.
Les larmes de Madame La Lime et les mots du secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres doivent alerter les acteurs haïtiens. Tous les acteurs de la crise actuelle.
Source : https://lenouvelliste.com/article/204742/les-larmes-et-les-mots-de-lonu-vont-ils-ebranler-jovenel-moise

Un rapport alarmant de l'ONU sur l'Haïti du tout va bien

Publié le 2019-07-17 | Le Nouvelliste
Auteur: Frantz Duval
L'Organisation des Nations unies a rendu public mercredi le dernier rapport du Secrétaire général adressé au Conseil de sécurité sur la situation en Haïti. Le ton a singulièrement changé si on le compare à la prose habituelle de l'ONU pour parler d'Haïti ces dernières années.
Les diplomates sont-ils devenus impatients de voir un frémissement d'ébauche de solutions ou sont-ils désenchantés par le pourrissement de la situation ?
Pour le dossier PetroCaribe, les mots utilisés sont cinglants. Pour le massacre de La Saline d'octobre dernier, l'ONU reprend les accusations des organismes de droits humains haïtiens. La crise politique est vue comme l'échec de l'exécutif et du Parlement sans oublier la fragmentation de l'opposition.
Pas une ligne de ce rapport, qui sera transmis au Conseil de sécurité pour l'éclairer dans ses prises de décision, ne laisse entrevoir une lueur d'espoir que demain sera mieux qu'hier.
Ce rapport vient totalement contredire la tribune éditoriale du président Jovenel Moïse publiée dans le Miami Herald vendredi dernier.
Le gouvernement haïtien a sans doute des lobbyistes à Washington, il lui en faudra de très bons au siège de l'ONU à New York et dans chacune des capitales des pays membres du Conseil de sécurité.
Cela fait beaucoup de pots de peinture à acheter pour essayer de colorier en tout va bien la réalité...
Ou, simplement, Jovenel Moïse et ses alliés doivent se mettre au travail pour changer les faits et la vie quotidienne des Haïtiens englués depuis des mois dans un immobilisme peu productif de son exécutif et de sa majorité présidentielle au Parlement.
À la lecture du dernier rapport du Secrétaire général qui parle de situation potentiellement explosive, on se demande déjà si le petit bureau de la prochaine mission de l'ONU suffira pour aider à redresser la barre.
Source : https://lenouvelliste.com/article/204694/un-rapport-alarmant-de-lonu-sur-lhaiti-du-tout-va-bien

QUAND L’ONU TACLE JOVENEL MOISE ET SON ADMINISTRATION !

Bonjour et bon dimanche !
Aucun citoyen Haïtien qui se respecte, ne saurait montrer une attitude condescendante aux forces d’occupation de l’ONU présentée sous formes de missions diverses. Il est même de bon ton de continuer à questionner leur utilité ou carrément essayer de deviner l’agenda cachée qui se trouve derrière la présence de leurs troupes sur le sol haïtien.
Nous n’allons pas rentrer dans ces détails qui feraient de nous de hypochondriaques de la théorie du complot, mais en dehors du Cholera, des conséquences physiques et psychologiques des différents cas d’abus dont une certaine presse a fait état, d’un certain Michel Martelly téléguidé comme président de la République avec ces fâcheuses conséquences, nous ne voyons pas en quoi l’ONU a servi à la population haïtienne.
Cependant, Haïti vit une conjoncture particulière autour d’un président qui ne préside plus rien et plus du tout depuis de longs mois et qui semble vouloir rester au pouvoir en pratiquant la courte échelle sur les épaules de la communauté internationale.
L’actualité rapporte très bien cette dernière offensive de Jovenel Moïse orientée vers l’acquisition d’une bonne grâce de la communauté internationale qui aujourd’hui - avec surtout la représentation diplomatique des USA- représente la seule branche fragile à laquelle Jovenel Moïse semble s’accrocher pour gagner du temps et résister au raccourcissement de son mandat présidentiel.
En plus de la communication pilotée par un certain José Antonio Sola, le stratège qui a contribué à deux victoires électorales en Haïti et au Guatemala (y a -t-il de quoi être réellement fier ?), la présidence est passée de ce scénario avec les supposées déclarations de soutien d’une fausse mission de l’OEA, à l’embauchage d’un lobbyiste américain pour améliorer l’image du président.
Bien entendu ceci tombe très mal. Pour s’en convaincre il suffirait de faire un petit tour dans le pays et faire une compilation des cris de détresse que reçoivent les haïtiens de la Diaspora sur les réseaux sociaux.
Si l’attitude de l’OEA dans le dossier haïtien se caractérise par son ambivalence, l’ONU semble vouloir se démarquer. Ceci, je crois, en l’honneur à la recherche d’une certaine cohérence dans la dynamique de ses missions, toujours en quête de légitimité et d’utilité pour une pérennisation future.
On voit et on constate l’échec de la Minustah avec l’imbroglio politique du moment. On ne pourra dire mieux de la Minujust que si l’ONU conçoit de bien démontrer son ingérence dans les dossiers les plus brûlants de l’actualité haïtienne, deux dossiers touchant de plein fouet le système judiciaire haïtien. Je me réfère bien entendu au massacre de La Saline et au dossier #Petrocaribe.
L’ONU s’est donc récemment prononcée ce qui représente un coup presque mortel porté à Jovenel Moïse et son administration.
Après un long moment de silence pensant que tout a été dit sur les marques théoriques de la situation du pays, je reviens donc avec ces quelques réflexions et ces articles qui retracent les interventions de l’Organisation des Nations Unies sur la situation du pays
Bonne lecture
Dr Jolivert
Marseille 21/07/2019

samedi 20 juillet 2019

https://www.juno7.ht/haiti-lessentiel-de-lactualite-de-ce-lundi-17-decembre-2018/

jeudi 11 avril 2019

L’ÉVANGILE DE LA NOUVELLE LIBÉRATION DU PASTEUR MARCELLO TONASI POUR HAITI

Je me demandais pourquoi les médias ont fait si peu écho des messages du célèbre pasteur alors que celui qui se fait passer pour prophète et continue avec ses frasques ridicules jouit encore d'une bonne presse. Il y a définitivement un complot monté contre Haïti pour maintenir les haïtiens dans l'ignorance.
Quelqu'un a osé retranscrire son message !
Bonne lecture !
« Arrêtez de devenir pasteurs et prophètes , allez à l’ école » , la leçon du pasteur Marcello aux pasteurs haïtiens
Toujours dans le déni des racines historiques et culturelles du peuple haïtien et porteuse de messages qui poussent à la résignation , l ’église protestante en Haïti est considérée comme incapable de bousculer le système . Et contre toute attente , elle a proposé aux fidèles haïtiens une tournée nationale d ’ un prédicateur en rupture avec le discours des habituels gardiens du temple .
La ville des Gonaïves a accueilli durant trois jours au parc Stenio Vincent , le célèbre pasteur Marcello Tunasi, devenu depuis tantôt une star sur les réseaux sociaux grâce à son franc -parler et sa prédication qui détonne . C'est d' ailleurs pour cette raison qu 'il a été invité en Haïti pour répandre sans modération, le sang de Jésus dans tout le pays, chasser les démons et surtout , faire comprendre aux chrétiens qu ' il faut souffrir ici pour réjouir là - bas .
Tout au contraire , il a commencé son sermon par ses mots : « je sais qu ' il y a certains qui prêchent contre la richesse et la bénédiction . Je pense que ce n' est pas biblique . Le problème mes frères et soeurs. Ce n'est pas la richesse . Mais , ce que tu feras avec la richesse. Un chrétien doit demander à Dieu de le bénir. Le problème , quand tu deviens millionnaire ou milliardaire , est - ce que tu aimeras encore Dieu » s' est - il demandé ?
Dieu n'est pas contre la richesse , Dieu n' est pas contre l ' abondance renchérit -il . Son message tiré d'une parabole du fils prodigue est une révolution. Contrairement à l 'histoire du fils perdu auquel on est plutôt habitué , il a parlé de deux fils perdus. C'est - à - dire, un fils perdu dans la maison du père et l ' autre hors de la maison du père . Cette prédication fera , sans doute , tache d'huile . Sans passer par quater chemins ( en référence à son compatriote Blaise Ndala ), le pasteur Marcello Tunasi a mis l ' Église protestante et la politique haïtienne par terre en 6 jours.
Après plus de deux cents ans de protestantisme en Haïti . Il a fallu qu 'un certain Marcello Tunasi vienne apprendre à nos chers pasteurs et membres de l ' église , que le malheur d' Haïti n'a rien à voir avec le sang du cochon au Bois Caïman. « On vous a dit qu ' Haïti est dans la situation qu 'elle est , à cause du vaudou . Je vous dis que c 'est faux . Arrêtez de mettre tout sur le dos du démon . Le tremblement de terre n'est pas résultant du vaudou . C'est plutôt par rapport à la position géographique d'Haïti ( exemple à l 'appui . ) Si vous mettez tout sur le dos vaudou , poursuit- il , vos enfants n' iront pas étudier . Vos enfants ne seront pas intelligents . Regardez, au Japon il y a toujours des tremblements de terre , mais ils ne pratiquent pas le vaudou . Qu 'est - ce qu 'ils font les Japonais , ils étudient comment construire des maisons qui résistent au tremblement de terre . Arrêtez de devenir pasteur et construire des églises. Construisez des écoles , des routes et des hôpitaux » explique - t- il .
Ce n'est pas parce qu 'on est chrétien qu 'on ne doit pas être intelligent . Son message est sans appel. « L ' église ne doit pas engendrer que des pasteurs et des prophètes . Il faut aussi qu 'elle engendre des avocats , des agronomes , des médecins , des ingénieurs , entre autres » argue- t - il .
Pour lui, Haïti est victime d'un complot de certains pays qui ne veulent pas qu 'Haïti devienne un exemple pour les autres nations qui milite pour leur autodétermination . Vous êtes les premiers Africains à avoir arraché votre liberté aux mains des puissances coloniales, dit- il tout en ajoutant qu ' elles veulent nous garder dans la misère pour continuer de dominer les autres notions . « Unissez- vous . Ne détruisez pas le peu que vous avez . Ne commettez pas l ' erreur qu 'a faite le Congo » lâche - t- il . Entre leçon d' histoire , prédication, et rappel à l 'ordre, le pasteur Marcello a gagné le coeur des Gonaïves sans enveloppe ni motocyclettes .
L ' Évangile de la libération était aussi la mode et l 'espoir d'un temps . Pour des résultats qu 'on connaît.
Lesly Succès

vendredi 4 janvier 2019

BORGELLA ROSELORD ET LINDSAY ZULLO

Las increíbles historias de las haitianas y la norteamericana campeonas del fútbol femenino con Santiago MorningShelby High, Borgella Roselord y Lindsay Zullo vinieron a probar suerte a Chile y casi por casualidad terminaron logrando un inédito título para el elenco microbusero.
19 de Diciembre de 2018| Por Martín Gutiérrez,
Las campeonas posando con su entrenador 
Paula Navarro y la Copa. Martín Gutiérrez, Emol

SANTIAGO.- Santiago Morning logró un inédito e histórico primer título en el fútbol femenino luego de imponerse en la final del Campeonato a Palestino por 3-1 en el Estadio Nacional.
La victoria la logró con una norteamericana y dos haitianas, reafirmando así su vínculo con el país caribeño. Ya era conocido el caso del defensa haitiano Ricardo Adé en el primer equipo. Esa participación del zaguero caribeño se suma a la de sus dos compatriotas y la estadounidense que el sábado se llenaron de gloria con la V negra.
El trío que se juntó por casualidad
La estadounidense Shelby High y las haitianas Borgella Roselord y Lindsay Zullo fueron figuras a lo largo de toda la campaña del equipo que es dirigido por Paula Navarro, Las historias de cómo desembarcaron en nuestro país son increíbles. "Llegué a Chile a inicios de año a vivir y a enseñar a inglés, pero también quería jugar fútbol. Busqué en Google donde podía y lo primero que salió fue Santiago Morning", cuenta a Emol Shelby, de 21 años y pieza clave en el mediocampo del elenco de la V negra.
La norteamericana proviene de Kansas, donde jugó fútbol en la universidad. "No sabía nada del fútbol femenino aquí en Chile. Es un gran premio para todo el trabajo del año. Ahora queremos ir por más. Es un gran grupo y me llevo bien con mis compañeras chilenas y extranjeras", precisa.
Borgella también llegó casi por casualidad al "Chaguito". "Estaba de vacaciones en Chile viendo a mis amigos haitianos, a quienes les pregunté dónde podía jugar. Así apareció Santiago Morning, entrené y me quedé", cuenta.
Las bohemias celebrando en Ñuñoa su título. Pero la haitiana, quien fue la goleadora de la temporada del balompié femenino con 66 tantos, no se quedó sólo en eso. Se puso en contacto con su amiga Lindsay, a quien conoció hace seis años en Estados Unidos cuando firmó por el Indiana FC. La sedujo para que se sumara al proyecto de la institución liderada por Miguel Nasur y los resultados están a la vista: Un histórico título en un equipo que se ha convertido en una familia para estas tres extranjeras. "Los Nasur se han portado muy bien con el club. Somos una verdadera familia para las jugadoras que vienen de afuera", acota Paula Navarro, entrenadora de las monarcas.
El crecimiento del fútbol femenino y el racismo
Las tres coinciden en destacar el nivel del balompié femenino. "Acá se nota que hay mucha más técnica. Falta trabajar la intensidad y el físico, pero el fútbol es muy bueno", asevera Shelby, quien cree que la llegada de extranjeras enriquece la actividad, algo que también remarca Borgella.
“66 Goles marcó la delantera haitiana Borgella Roselord en el 2018.
Fue la artillera del Campeonato Nacional femenino "Está en claro crecimiento. El nivel en Estados Unidos es muy superior, pero aquí este deporte está en vías de crecimiento", dice la caribeña, que está encantada con el trato que le han dado en la institución bohemia. Pero no ha sido toda alegría para ella desde que arribó, ya que ha sentido rechazo de algunos chilenos.
"Son la minoría, pero hay algunos que te miran raro o no son agradables. Pero no le doy mayor importancia", confiesa. A pesar de sufrir estos hechos, se queda con el cariño recibido en el Morning. "Don Miguel me ha ayudado con todo a mi y a mi familia", revela la atacante que junto a sus compañeras ya se ponen otro desafío: Ir por la Copa Libertadores.
Son los sueños y logros de esta tríada de mujeres que se atrevieron a dejar sus países de origen y que casi por casualidad terminaron inscribiendo su nombre en la historia del viejo y querido Santiago Morning...

Fuente: Emol.com 

https://www.emol.com/noticias/Deportes/2018/12/18/931295/Shelby-High-y-Borgella-Roselord-las-futbolistas-extranjeras-que-llegaron-a-Chile-para-darle-el-titulo-a-Santiago-Morning.html

jeudi 3 janvier 2019

HONNEUR ET RESPECT A MES AÏEUX

Mutenfu Muteta, était un brave type. Un bon être humain et un bon chrétien. Il se faisait appelé Médard pour faciliter la prononciation des francophones qu’il côtoyait chaque jour.
On s’était croisé en cité universitaire. Il était zaïrois, architecte diplômé. Je lui avais fait découvrir la recette du « doumbwèy », qu’il avait trouvé carrément extraordinaire. Non seulement il l’avait adopté au détriment de la fameuse baguette, il avait envoyé la recette chez lui, au Congo/Brazaville.
Aujourd’hui, s’il était retourné chez lui après ces études, il serait devenu le patron d’une grande entreprise de fabrication et vente de doumbwèy. Tant la recette avait été appréciée/
J’avais écrit il y a quelques années un texte pour raconter cette histoire de doumbwèy et à travers les lignes de celui-ci, j’avais repris des détails intéressants de notre amitié. Par exemple un jour, autour d’un repas, il était venu dans mon studio avec un petit dictionnaire Larousse en main. Il tenait le livre ouvert à la page des cartes géographiques du monde et voulait que je lui indiquasse tout bonnement l’emplacement d’Haïti.
Pour tenir dans les deux pages du Petit Larousse, l’illustration géographique du monde a été dessinée sur une échelle très petite. Avec l’aide d’un style je pointai Haïti. Il regarda avec étonnement et ne me dit rien.
Quelques jours plus tard on revint sur le sujet et il me fit part de la raison de son étonnement devant la taille d’Haïti par rapport à l’Afrique et à la France.
En fait quand il assistait à ses cours en faculté de génie au Zaïre presque tout le personnel de l’administration était de nationalité haïtienne. Donc dans son esprit il voyait Haïti comme une grande puissance, regorgeant de ressources humaines trop bien formées et qui en envoyait en Afrique comme coopérant.
Je partageai avec lui mes explications de ce fait en lui parlant de notre histoire, de la coïncidence entre l’indépendance accordée aux pays africains et l’obscurantisme pratiqué par nos dirigeants politiques en particulier par François Duvalier. Haïti était pendant longtemps un des rares pays disposant de cadres et de ressources humaines nègres. (Explication plutôt rapide puisque ce texte ne compte pas aborder ce sujet !!)
Notre ami Mutenfu Muteta était très humain et réellement bon chrétien. Il assistait au culte le dimanche et à des rencontres de groupes de catholiques en semaine. En peu de temps, son cercle de connaissances était de loin beaucoup plus large que le mien. Un jour une famille catholique l’invita à dîner et il étendit cette invitation à ma personne.
Pendant le dîner, je n’ai su quelle mouche avait piqué notre hôte, qui voulut faire une incursion furtive dans l’histoire d’Haïti. Il se mit à parler de la guerre entre l’armée indigène et les troupes de Napoléon en évoquant plus une défaite provoquée par la fièvre jaune sur les troupes françaises que la victoire des armées des esclaves. A la fin du repas, je constaté que je n’y avais pas touché. Je lui avais fait un récit détaillé à la première personne du pluriel pour lui convaincre du contraire de ce qu’il avait lu dans les récits portés par les français. Mon récit déborda de cette passion qui fait revivre les évènements comme acteurs.
En arrivant à la maison, Mutenfu Muteta me confia qu’il ne reverra plus jamais les gens qui nous avaient invités. Il me décrivit la scène en m’assurant que j’ai été habité, le temps du récit, par l’un des ancêtres. J’avais les yeux exorbités prêts à cracher du feu. Je mimais les gestes avec une justesse d’exécution et que les gens avaient eu peur !
Bien entendu, je n’étais habité par aucun loa, ni aucun esprit. Je voulais enfin leur dévoiler cette vérité cachée.
Il y a quelques temps, La bataille de Vertières, s’est parée d’une certaine noblesse après la publication de « L'armée indigène: La défaite de Napoléon en Haïti (Mémoire des Amériques), de Jean-Pierre Le Glaunec.
J’ai dû recevoir plus de cent fois la vidéo retraçant le passage de ce professeur dans une émission de télévision pour parler de son livre et de la bataille de Vertières.
J’ai eu l’impression que ce fait a inculqué une sorte de fierté que l’on aurait perdu et que nous devions une certaine gratitude à ce Monsieur qui a probablement repris ce que savent tous les haïtiens.
J’ai bien entendu acheté le livre. Mais après quelques minutes de lecture, je me suis rendu compte que tout ce qui s’y trouvait écrit était pour moi du déjà-vu.
J’ai vécu le même effet que celui ressenti devant ces jeunes gens qui filment avec des yeux remplis d’admiration et diffusent des images d’étrangers (blancs) s’exprimant en créole !
Je me garde de donner une interprétation quelconque de cette admiration ; mais elle doit être révélatrice de quelque chose.
Ceux qui ont œuvré longtemps pour nous faire comprendre que la défaite des troupes de Napoléon a été la conséquence d’une épidémie de fièvre jaune qui les avait décimées, sont les mêmes qui nous ont appris sans aucun sens critique et qui nous ont fait rire quand on nous disait que Toussaint Louverture était appelé « Fatras-Baton », les mêmes qui nous ont rappelé toujours sans guillemets que nos ancêtres se faisaient appelés « magots coiffés de linges ».
Oui on en riait et on s’amusait à poser ces étiquettes déshonorantes sur nos copains.
Je suis fils de cette histoire qui raconte l’épopée d’un peuple se révoltant jusqu’à la mort pour exiger sa place dans l’humanité, se frayant un laps dans cette universalité. Cette histoire est codée dans mes gênes et elle configure ce que je suis et ce que j’entreprends.
Le livre du professeur canadien est certes bien venu mais il n’apporte rien ni me réconforte dans mes convictions.
Je n’ai surtout pas besoin de l’aval d’un étranger pour la valorisation de mon histoire.
Honneur et Respect à nos aïeux !
Dr Jonas Jolivert

vendredi 21 décembre 2018

La Conférence des religieux dénonce l’impunité et la corruption en Haïti

Le message de la Conférence haïtienne des religieuse/ses (CHR) à l’occasion des fêtes de Noël est sans appel. Dénonçant l’impunité, la corruption généralisée, la violence institutionnalisée, les religieux catholiques qui prêchent en faveur de la tenue du procès PetroCaribe appellent à la conversion et au dialogue honnête. Publié le 2018-12-20 | Le Nouvelliste
« … Nous les consacré-e-s en Haïti, à l’approche de la Noël, disons un non catégorique au règne de l’impunité, au gaspillage éhonté des ressources du pays, à l’injustice, au mensonge, à la corruption généralisée, à la violence institutionnalisée, à la division séculaire et au mépris systématique de la jeunesse », a dénoncé la Conférence haïtienne des religieuse/ses (CHR) qui constate que le pays continue de sombrer dans la misère la plus abjecte et de basculer dans une violence insensée.
« Nous disons et réaffirmons notre oui à la justice, à une bonne et saine gestion de nos ressources, à la transparence, à la paix, la concorde, au dialogue honnête, à l’accompagnement de la jeunesse, au jugement PetroCaribe et oui à la vérité et à la vie », ont déclaré les religieux, appelant à la conversion.
Pour la CHR, ce processus de conversion doit se manifester nécessairement à travers un changement de mentalité tributaire d’un autre système éducatif axé sur les valeurs fondamentalement chrétiennes et sur le civisme. La conférence soutient que le renouvellement d’Haïti passe par le renouveau de l’homme haïtien et de la femme haïtienne capables de prendre et d’assumer leur responsabilité citoyenne face à l’avenir du pays.
Dans ce message, les religieux ont profité pour exprimer leur solidarité à ce peuple meurtri qui n’a quasiment accès à rien. « Tout en restant vigilants et vigilantes dans la prière, nous les religieuses et religieux en Haïti, voudrions redire notre indéfectible solidarité à tout un peuple qui vit depuis plus de 200 ans dans l’attente permanente d’un mieux-être et dans la lutte constante en vue de l’accès à un logement décent, aux soins de santé adéquats, à une éducation adaptée et équitable et à la jouissance des droits fondamentaux », soulignent les religieux qui disent être attentifs aux cris des plus pauvres, des humiliés, des méprisés de toujours.
En signe de partage, les membres de la Conférence haïtienne des religieuse/ses ont décidé, cette année, de faire don au peuple haïtien de ce qu’ils ont de plus précieux : le sang. « « Le vendredi 28 décembre prochain, nous irons en grand nombre à la Croix-Rouge haïtienne pour donner notre sang en vue de sauver la vie de tant de frères et de sœurs victimes des accidents de la route, de la violence ainsi que d’autres concitoyens et concitoyennes qui se retrouvent beaucoup trop nombreux en situation difficile. Ce sera notre façon à nous de manifester concrètement notre solidarité avec nos frères et sœurs, spécialement les blessé-e-s et les meurtri-e-s de la vie, les laissés-pour-compte, les mal-compris et les humilié-e-s pour qu’ils aient la vie et la vie en abondance », a annoncé la CHR.
« Que Marie, mère du Perpétuel Secours et mère de l’Espérance, continue de marcher patiemment avec nous sur le chemin de la Vérité, de la justice et de la joie intérieure pour qu’ensemble, comme un seul peuple, une seule famille, nous puissions accueillir cette libération totale que nous apporte son Fils, notre sauveur, Jésus-Christ», ont imploré les religieux.
Source:https://lenouvelliste.com/article/196252/la-conference-des-religieux-denonce-limpunite-et-la-corruption-en-haiti

FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES

Ils étaient 58 organisations politiques à avoir bénéficié du financement public en janvier dernier. Ces structures politiques devaient soumettre leur rapport avant la fin de l’exercice fiscal 2017-2018 à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. A date, aucun d’eux n’a encore donné des comptes sur l’utilisation de ce fonds issu du Trésor public, a confié au Nouvelliste une source bien placée à la Cour des comptes.
« Nous n’avons encore reçu aucun rapport des partis politiques bénéficiaires du financement public. Nous envisageons même de les envoyer une note pour leur rappeler l’obligation qu’ils ont de nous soumettre leur rapport, parce que nous autres à la Cour supérieure des comptes, nous avons aussi un rapport à envoyer au Parlement », a confié mardi au Nouvelliste une source bien placée à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif requérant l’anonymat.
Sur les quelque 107 organisations politiques ayant pris part aux élections 2014-2016, seulement 58 étaient qualifiées pour recevoir le financement public selon le nombre d’élus obtenu lors des dernières élections.
Le parti au pouvoir, le PHTK, a eu la part du lion puisqu’il détient le plus grand nombre d’élus au Parlement et dans les collectivités territoriales. Le parti de Jovenel Moïse a donc encaissé un chèque de plus de 19.8 millions de gourdes qui l’attend bien au chaud au ministère des Finances.
Ensuite, VERITE a plus de 13.4 millions de gourdes à sa disposition ; Kid plus de 10.4 millions de gourdes ; OPL plus de 10 millions de gourdes ; AAA plus de 9.2 millions de gourdes ; Bouclier environ 8.8 millions ; INITE plus de 8.6 millions de gourdes ; Pitit Dessalines plus de 4.2 millions de gourdes ; LAPEH plus de 4.2 millions de gourdes…
Fanmi Lavalas avait droit à plus de 6 millions de gourdes, mais les dirigeants de ce parti n’avaient pas accepté le financement. Le parti politique ayant le plus petit nombre d’élus, le Parti Fédéraliste avec uniquement un député, a reçu une enveloppe de 597 618 gourdes.
Sur 12 mois, ces 58 organisations politiques devaient se partager une enveloppe de 572 millions de gourdes. Sur ces 572 millions de gourdes de financement public, 250 millions étaient disponibles dans le budget 2017-2018, mais seulement 146 millions ont été distribués, selon les précisions de Mathias Pierre, responsable du Comité de suivi pour le financement et l’institutionnalisation des partis politiques (COSFIPP). Il s’agissait de l’argent pour trois mois de financement public, octobre, novembre et décembre 2018.
A la fin de chaque exercice budgétaire, les partis politiques doivent procéder à une reddition de comptes à la Cour supérieure des comptes, avait exigé comme le prescrit la loi sur le financement des partis politiques, le ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Jude Alix Patrick Salomon.
A ce niveau, Mathias Pierre a souligné que oui les bénéficiaires du financement doivent soumettre leur rapport mais après la publication de l’arrêté présidentiel portant création du Centre pour le renforcement et l’institutionnalisation des partis politiques (COSFIPP). Selon lui, seule cette instance peut recevoir le rapport financier des partis politiques bénéficiaires du financement. Il a dénoncé le fait que les autorités tardent à publier l’arrêter.
A la base, ce financement public devrait servir au renforcement et à l’institutionnalisation des partis politiques comme le veut la loi de janvier 2014. Cependant, il a eu l’effet inverse pour certaines organisations politiques.
Ce financement est à l’origine de la division entre les dirigeants de la plateforme politique VERITE, la deuxième plus importante structure politique du pays en termes de nombre d’élus lors des dernières élections. Alors que la bande aux frères Gué avait accepté les quelque plus de 13.4 millions de gourdes, Génard Joseph et certains élus de l’organisation l’avaient refusé. C’était aussi le grand déballage sur la place publique entre les deux principaux dirigeants de la plateforme politique Pitit Dessalines. Alors que dès le départ, Jean-Charles Moïse, secrétaire général, avait clairement rejeté toute idée d’accepter les quelque 4.2 millions de gourdes, le Dr Frantz Perpignan, secrétaire général adjoint, avait déclaré était obligé de prendre l’argent pour éponger certaines dettes de l’organisation.
Eric Jean Baptiste et Charles-Henri Baker avaient démissionné de leurs partis politiques respectifs MAS et RESPÈ pour exprimer leur opposition à ce financement.
Sur les 58 organisations politiques habilitées à recevoir le financement public, 11 partis n’avaient pas retiré leurs chèques ; le montant de ces chèques s’élève à 15 millions de gourdes. Sept partis, à savoir le RDNP, KONTRA PEP LA, Fanmi Lavalas, RPH, PONT, LIDE et Konfyans ont refusé de prendre leurs chèques, selon le COSFIPP qui était chargé de trouver une entente entre les partis politiques sur le mode de financement.
Auteur : Robenson Geffrard
Source: https://lenouvelliste.com/article/196134/58-partis-politiques-146-millions-de-gourdes-de-financement-public-depensees-aucun-rapport-remis