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lundi 20 février 2017

APPEL A CONSTITUTION DE ROTESA , ROUTE ET TERMINAL SA , SOCIETE CITOYENNE PAR ACTIONS

Je lance un appel à l’acquisition des actions dans une entreprise citoyenne, alternative de développement du transport en commun d’Haïti. L’entreprise travaillera dans la construction de routes, ponts de gares routières et de moyens de transport modernes à travers tout le pays. Ses infrastructures et ses équipements seront d’accès à tous mais, payantes. Cela veut dire que les automobilistes qui auront à emprunter les routes, ponts et les gares devront s’acquitter d’un frais.
L’entreprise est ouverte à tout citoyen haïtien. Elle n’a aucune restriction sur la double nationalité. Ses actions seront libérées au profit d’acquisiteurs haïtiens vivant tant en Haïti qu’à l’étranger.
Le prix par action est de cinq mille gourdes et le nombre d’actions est de deux millions. Soit un capital social de dix milliards de gourdes. Soit plus de cent quarante million de dollars américains. Ce sera un investissement haïtien pour le développement réel du pays.
Le nom est : » ROUTE ET TERMINAL S.A. » et le sigle est ROTESA.
Etant donné le caractère alternatif et citoyen du projet, je propose que les deux millions d’haïtiens qui auront fait acquisition d’une action de cinq mille gourdes acceptent de payer ce montant pendant six (6) mois, une façon de permettre à l’entreprise de disposer d’un montant de soixante milliards de gourdes pour lancer le grand chantier national de construction de routes, ponts et gares alternatifs. Ce sera le plus gros investissement haïtien dans le pays. Soit plus de huit cent million de dollars américain en moins d'un an.
Sispann lonje bòl ble nou devan letranje, ann kòmanse toupiti ak ti sa nou genyen. Konsa lòt pwojè prive pou modènize lòt domèn ap vini epi na gade wè kijan pèp ayisyen an se de grands bâtisseurs, comme les francs maçons l'ont été pour les états-unis d'Amérique.
Si vous êtes intéressé (e), prière de me contacter par email:  jyvenert@yahoo.fr

vendredi 17 février 2017

Les clairins d’Haïti, des rhums qui vous feront oublier le rhum. On parie?

Christine Lambert — 16.02.2017 - 18 h 02, mis à jour le 16.02.2017 à 18 h 02
Rares sont ceux qui connaissent les clairins, ces rhums haïtiens rustiques, bio et naturels, qui nous arrivent au compte-goutte. Et c’est limite impardonnable.
De gauche à droite et de haut en bas: la distillerie Sajous, Michel Sajous, l'alambic de Casimir, la fermentation baroque de Casimir, la distillerie Vaval et l'arrivée au village de Barradères | Christine Lambert

Rien ne vous prépare :
- Au Scud aromatique qui vous torpille les sens. 
- A la déflagration qui affole les narines, 
- A l’Eden qui se pose sur les lèvres. 
- À la folie qui vous saisit, et vous pousse à chercher la source de cet instant de joie cristallin jailli en dégustant un clairin d’Haïti.

Bon. Le moment de folie m’est tombé dessus à la saison des pluies. Moyennant quoi j’ai d’abord avalé beaucoup d’eau. Le ciel avait ouvert les vannes dès la sortie de Port-au-Prince, lâchant des rideaux de flotte, gonflant des fleuves pris de rage sur les routes et les chemins. Des heures et des heures de 4x4, les vagues culbutant le plancher, pour rallier les hauts plateaux embourbés de l’Attalaye, au nord de l’île –au prix d’un homérique tannage de postérieur et d’un tassement de vertèbres qui devait me faire perdre 3 cm sous la toise en quelques jours.
Dans ces moments-là, forcément, vous cherchez le coupable. Luca Gargano s’était mis en tête de retourner le moindre caillou d’Haïti en quête de vieux stocks de rhums oubliés. Mais le voyage a ce don particulier de ne se révéler que lorsqu’on en oublie les raisons et le but.
La découverte d’un nouveau continent L’Italien n’a jamais trouvé ce qu’il cherchait. Mais, en 2012, il a découvert bien mieux dans les replis de l’île: des petits producteurs qui élaboraient comme aux temps jadis des rhums blancs aux arômes exubérants, à partir du jus de cannes autochtones cultivées sans chimie, fécondés spontanément par des levures indigènes, régurgités en une passe unique par des alambics en cuivre de bricole, non filtrés et sifflés au degré naturel, à plus de 50 degrés. Des rhums que personne n’embouteillait, dont on remplissait des bidons en plastique que le village et alentours s’échangeaient contre menue monnaie. Des gnôles primitives dont le secret n’avait jamais quitté Haïti: les clairins (Kleren en créole signifie rhum).
«Je suis un spécialiste du rhum, c’est ce qu’on dit, non? Eh bien, jusqu’à ce jour, je n’avais jamais entendu parler des clairins. Non mais tu le crois? Tu imagines à quel point c’est rare de découvrir une nouvelle catégorie de spiritueux? C’est comme découvrir un continent! Personne ne savait que ça existait. Et aujourd’hui encore, 99,99% de la population ne sait toujours pas que ça existe.»

Luca Gargano et Faubert Casimir | Crédit photo: Christine Lambert
Vous pouvez être sûrs d’une chose: si Luca Gargano décide qu’il faut ajouter un continent sur la mappemonde, les géographes n’ont plus qu’à se mettre au boulot. Négociant à la tête de la maison Velier, distillateur de rhum à Marie-Galante –entre moult occupations qui nous boufferaient trois paragraphes–, ce type est une force de la nature, une star qui occupe tout l’espace, toujours en avance d’un mouvement ou d’une idée, hier à Trinidad, aujourd’hui en Haïti, demain au Cap-Vert.
Lancé à la chasse au trésor, des distilleries, Luca en a vu des dizaines et des dizaines sur le flanc ouest d’Hispaniola –Haïti en compte plus de 500, cahutes ouvertes aux vents, pressoirs à canne en bois activés par des bœufs en pleins champs. Il a retenu trois petits producteurs qui sortaient du lot: Sajous (à Saint-Michel-de-l’Attalaye), Casimir (à Barradères) et Vaval (à Cavaillon). Et leur a proposé un protocole.
«Nous avons topé là, à l’ancienne. J’achète une partie de leur production en la payant plus cher, je la fais embouteiller moi-même sur place et l’exporte. En échange, le clairin qu’ils distillent pour moi doit provenir d’une seule souche de canne locale cultivée sans produits chimiques et récoltée à la main. J’ai fait venir mon ami Gianni Capovilla [une sommité de la distillation que tous les initiés connaissent], qui leur a proposé de changer deux ou trois trucs dans les réglages, mais il ne s’agissait pas de tout bouleverser.»

Un pressoir à canne en bois | Crédit photo: Christine Lambert
Michel Sajous, sur le plateau de l’Attalaye, dans le nord de l’île, cultive la très rare Cristalline, une petite canne fine assez raide dont on tire peu de jus. En dévalant les crêtes emmoumoutées (du verbe emmoumouter, recouvrir de moumoute: je précise car Larousse et Robert ne sont pas au taquet sur ce coup) d’un vertige de brume, dans une nature dont la beauté vous étrangle, on se faufile dans une vallée marécageuse du sud-ouest où Faubert Casimir fait pousser l’Hawaii (prononcer avaï), une espèce non hybridée en voie de disparition elle aussi [1]. Et Fritz Vaval, à 25 km de là (autrement dit à deux heure trente de tape-cul, les kilomètres ne disent rien des distance en Haïti), plus au sud près de la côte, récolte la Madame Meuze sous un ciel bleu d’opérette.
Des alambics rapiécés Les fermentations sont longues, six à neuf jours –à titre de comparaison, le whisky se contente de deux ou trois jours, exceptionnellement quatre–, et les levures récoltées localement, pas toujours sur les mêmes produits, ce qui change les profils des gnôles d’un millésime à l’autre. Pour ajouter au bordel ambiant, Casimir, le clairin le plus baroque des trois, ajoute dans les cuves de l’anis sauvage, de la citronnelle, du muscat, des oranges acides, etc.
C’est la bagasse (les résidus de cannes dont on a extrait le jus) séchée, plus rarement le bois, qui alimente les flammes chauffant le cul des alambics, chaudières en cuivre de bric et de broc rapiécées de partout et doublées de petites colonnes à plateaux. Pas de cadrans sophistiqués, toutes les manips se font à l’oreille et à l’œil. Et puis au nez. Et à la bouche, mais là, doucement, parce que le jus recueilli au bec de l’alambic se torche sec en faisant briller les yeux –et se fond bien sur les petits citrons verts ou l’eau de coco chassée de la noix.


L’alambic de la distillerie Vaval | Crédit photo: Christine Lambert

A chaque terroir son caractère, à chaque gnôle son profil, lequel varie d’un batch à l’autre –rien à voir entre le premier batch et le troisième (on attend le quatrième pour mai). Casimir, au fruité survolté dopé au gingembre; Sajous, à la précision plus florale; Vaval, tout en puissance, un peu gras, exotique et pimenté. Du mal à choisir? Ces jours-ci, un blend composé à 60% de Vaval, à 30% de Sajous et à 10% de Casimir arrive enfin chez les cavistes –mais il est réduit à 46°. Et d’ici à quelques mois un quatrième larron devrait se joindre à la fête, mais chut, je ne vous ai rien dit…
Tout est naturel, bio, fait à la main, comme autrefois, insiste Luca. Et c’est vrai. Mais on va arrêter de penser qu’il s’agit là d’un choix dans ce pays, l’un des plus pauvres et l’un des plus inégalitaires de la planète, où la technologie et les crédits humanitaires n’arrosent que les élites. Pour autant, la reconnaissance de ces rhums, joyaux bruts qui gagnent à ne pas être polis, est bienvenue aux yeux des producteurs. De 3.000 bouteilles pour le premier lot sorti, la production est passée à 10.000 quilles exportées l’an passé.
Et pour mieux diffuser «la quintessence d’Haïti», Luca Gargano organise en mai la deuxième édition du Clairin World Championship (inscriptions et règlement ici), une compétition internationale de cocktail qui voit s’affronter sur l’île des bartenders sélectionnés sur tous les continents. «Ça me faisait marrer de créer une coupe du monde d’un truc que personne ne connaît», pouffe l’Italien. Personne? Plus pour longtemps.
1 — Ce reportage a été effectué en mai 2016. Depuis, l’ouragan Matthew qui a fait des centaines de victimes en octobre a également couché les champs de canne de Casimir dans la boue et détruit sa maison. Retourner à l'article
Source: http://m.slate.fr/story/137567/rhums-haiti

jeudi 16 février 2017

Haïti. 40 000 étudiants haïtiens en République dominicaine

Port-au-Prince. Jeudi 16 Février 2017. Lenouvelliste/CCN. L’Observatoire binational sur la migration, l’éducation, l’environnement et le commerce (OBMEC) a présenté vendredi son premier rapport d’étude sur la thématique migratoire haïtiano-dominicaine. Ce rapport fait état de près de 40 000 Haïtiens qui effectuent leurs études en terre voisine. Par ricochet, l'économie haïtienne perd par année (transferts d’argent pour payer la scolarité de ces étudiants) plus de 220 millions de dollars américains.

De novembre à janvier, les chercheurs haïtiens, en l’occurrence Sabine Manigat, Jean-Marie Théodat et Colette Lespinasse, et les chercheurs dominicains Brigdet Wooding et Wilfredo Lozano ont épluché des documents, mené des enquêtes en Haïti et en terre voisine dans l’optique d’effectuer un diagnostic de la nouvelle tendance de la migration haïtiano-dominicaine.
Vendredi, à l’Université épiscopale d’Haïti, les chercheurs haïtiens ont présenté les résultats de cette étude qui vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des décisions autour du dossier de la migration haïtienne en République dominicaine grâce à une meilleure connaissance des caractéristiques générales de cette migration en Haïti et en République dominicaine.
Selon les données recueillies, le profil des migrants haïtiens a changé comparativement à des décennies. « Aujourd’hui, le migrant haïtien n’est plus le bracero. C’est un jeune intellectuel, un jeune chercheur en quête de connaissance. Une femme éduquée, un homme instruit qui partent en quête d’un mieux-être », a détaillé le professeur Jean-Marie Théodat.
Il ajoute pour expliquer que « nous avons davantage de citadins qu’il y ait de paysans. Autrefois, c’étaient des paysans armés de leurs machettes qui allaient couper la canne à sucre. Aujourd’hui, c’est de moins en moins le cas. C’est de moins en moins un homme et de plus en plus une femme. Naguère, c’était un départ massif, aujourd’hui, c’est un départ individuel. Autrefois, c’était un départ sous une forme informelle, aujourd‘hui, les gens sont de plus en plus documentés. Les migrants sont de plus en plus cultivés, éduqués ».
Selon les résultats de l’enquête, on dénombre pas moins de 20 000 à 40 000 Haïtiens qui étudient dans les universités dominicaines. « Il y a davantage d’étudiants haïtiens en République dominicaine que dans toutes les entités de l’Université d’État d’Haïti réunies », a fait remarquer Jean-Marie Théodat.
Mais il ne s’agit pas que de cela. Pour l’entretien des étudiants, les familles dépensent une fortune. « Les transferts effectués par les familles haïtiennes pour payer la scolarité de ces étudiants s’élèvent à près de 220 millions de dollars américains par an. L’équivalent de ce qu'a coûté la construction du Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti à Limonade (CHCL) est dépensé chaque année par Haïti pour payer la scolarité de ces enfants en terre voisine», a souligné l’ancien président du conseil d’administration de ladite université.
Par ailleurs, les chercheurs notent que 90% des étrangers vivant en République dominicaine sont des Haïtiens. Plus d’un Haïtien sur trois habite la zone métropolitaine. Le plus grand marché de l’emploi dans le bâtiment et les travaux publics en particulier, secteur en plein essor depuis que la capitale dominicaine s’est lancée dans le processus de métropolisation qui y a multiplié les grands chantiers de tous ordres.
Le Cibao Norte et la Yuma concentrent presque autant d’Haïtiens résidents que la région métropolitaine. Les chercheurs notent un double glissement de la main-d’œuvre haïtienne des bateys sucriers vers les nouveaux moteurs de l’économie dominicaine : les plantations d’agrumes, de riz et de fruits pour l’exportation d’un côté et les complexes touristiques hôteliers du Sud-Est de l’autre.
Mais la première zone de concentration de l’immigration haïtienne se trouve dans le Nord-Ouest du territoire dominicain. Ce qui s’explique d'un côté par la proximité de la frontière et de l’autre par l’existence d’une zone agro-industrielle dynamique qui attire de la main-d’œuvre bon marché.
En outre, les chercheurs constatent que les migrants haïtiens partent de trois grandes régions urbaines d’Haïti. Il s’agit de la région métropolitaine de Port-au-Prince vers la région métropolitaine de Sainto domingo, du bas Artibonite vers la métropole de Sainto-Domingo et du grand Nord vers santigo de Los Caballeros.
La migration dominicaine ne pose pas de problème
La recherche révèle aussi qu’il y a une double migration entre les deux pays. La migration dominicaine qui est un peu moindre d’un point de vue statistique ne pose pas de problème, a indiqué le professeur Théodat. Depuis 2010, on assiste à un afflux de Dominicains dans le pays. Ils sont des professionnels exerçant des métiers extrêmement diversifiés. Généralement, ils sont des techniciens, des personnes qui ont des spécialités très rares à trouver en Haïti.
Sources: http://www.caraibcreolenews.com/index.php/caricreole/item/8194-haiti-40-000-etudiants-haitiens-en-republique-dominicaine#sthash.NULMSLLW.dpuf

mardi 14 février 2017

The Roots Of The Haitian Revolution Are Black Futures

There is no Black future without honoring the Haitian Revolution, too.
Ruth Jeannoel
First-generation Haitian American, mother, wife, community organizer and writer
It is important to me that we always include and apply the values from the Haitian Revolution-lresistance, self-determination and black love, in the movement for Black lives. Living at the intersection of being first-generation Haitian and Black, I have learned to bring my culture into my activism and organizing as a first act of choosing freedom and loving myself. This has not always been easy for me, with a family that has been stripped over generations of a lot of our cultural practices.
But what the Haitian Revolution means to me and what it means for Black liberation is a long and powerful story of resilience.
The fight for Black lives must include deepening our understanding of concrete historical examples when Black liberation was real and we won!
I was raised by my mother, an immigrant woman who moved to the United States from Haiti almost 12 years ago. She spent at least three months in a detention camp in Florida and only recently shared that part of her personal history with me. My mother grew up in Haiti during a time of serious political conflict and rivalries and in a time when joining a political party could get you killed, sometimes publicly. My mother learned to be protective at a young age and her early experiences impacted what she later shared with me. We never talked politics. She did not share openly with me about what liberation meant to her. I was not taught the history of Haiti when I was little, and no one explained to me the importance of the Haitian Revolution.
Even though I was born in America and my mother never talked about politics with me, I was raised with a Haitian identity. I learned to speak, read and write Haitian Kreyol, we ate and cooked Haitian food and I grew up learning the values of being Haitian. My mother taught me nearly everything that I know about being Haitian.
I think because I had this strong Haitian identity and at the same time my mother kept Haitian politics from me, I ended up growing thirsty to know more. Later I learned on my own about the rasin (roots) movement, the culture of Haitian Voodoo, and other aspects of African-based spiritual practices and values that Haitian people followed.
What exploration of my Black-Haitian American heritage has taught me is that the fight for Black lives must include deepening our understanding of concrete historical examples when Black liberation was real and we won! We must remember Haiti; we must celebrate and hold Haiti up. Haiti was the first place in the western hemisphere where Black people successfully fought back and then became the first Black nation. The Haitian Revolution has a rich and layered history, but the key action of the Bwa Kayiman, a Voodoo ceremony, would also prove to be the spark of the Haitian Revolution in 1791. Enslaved Africans living on the island of Hispaniola, originating from all different parts of Africa and speaking many different languages, came together nonetheless to evoke the spirits of their ancestors and to fight against the French, eventually winning their independence from France in 1804.
The future is full of Black people, from all across the diaspora of Africa, living in all different parts of the country.
Although in a way my mother kept a lot from me, the blood of liberation was already boiling inside my body. And when I was ready, I chose the side of seeing and telling the truth. I chose to learn more about the role of the Haitian Revolution in my own life. And I am still choosing to find the bits and pieces I need to weave into my current organizing, through cultural sharing, by including Haitian folklore dancing and drumming in my work, through political education workshops and by story sharing with the Black youth who I organize with.
The future is full of Black people, from all across the diaspora of Africa, living in all different parts of the country, with different religions and cultural practices. Just as we did in 1791, we can all commit to dreaming big today and every day, recreating Bwa Kayiman in places all around us, through jete-glo-pour libations, invoking our ancestors and inviting them to join us at our actions, strategy sessions, rallies, protests, outreach events and canvasses in this battle for liberation.
The truth is that there is no Black future without honoring the Haitian Revolution, too. We will learn again how to embrace the traditions of our African ancestors and truly acknowledge and uplift the values the Haitian Revolution: self-determination and Black-love. We will hold strong to these values. After all, our ancestors were fearless, they’ve been here before and they are with us now, and we have got to lean on them to have our backs, our fronts and our sides.
Ring in the sounds of liberation – Ayibobo!
This post is part of the Black Futures Month blog series brought to you by The Huffington Post and the Black Lives Matter Network. Each day in February, look for a new post exploring cultural and political issues affecting the Black community and examining the impact it will have going forward. For more Black History Month content, check out Black Voices’ ‘We, Too, Are America’ coverage.
Source:http://www.huffingtonpost.com/entry/roots-haitian-revolution-black-futures_us_58a08301e4b094a129ebbed3

Haitian arrested after severing wife's arm in Hanover

HANOVER, Jamaica — The police currently have a Haitian man in custody after he was accused of severing the arm of his wife during a dispute this morning at Mount Peto district in Hanover.
It's understood that the man, who lives in Moy Hall, St James, is yet to be charged by the police.
According to the police the woman was on her way to work when she was attacked and chopped by her husband near her Mount Peto home.
Reports are that the couple got married in 2015 and separated in December of 2016.
Deputy Superintendent of Police (DSP) Ainsley McCarthy of the Hanover Police Division said the man who allegedly left the scene in Hanover was later captured at his home in St James.
The woman is currently in the Cornwall Regional Hospital in St James in a serious, but stable condition, the police say.
Source: http://www.jamaicaobserver.com/news/Hanover-man-in-custody-after-severing-wife-s-arm

‘WHO DATES A HAITIAN?’ Jamaican’s let loose on social media after Haitian chops off Hanover wife’s hands

Jamaicans wasted no time Monday venting on social media after Loop News reported that a man from Haiti chopped off the hands of his estranged wife in Hanover Monday morning.
“Who dates a Haitian? My god, what a wicked man... These Haitian need to leave our country, we have enough wicked Jamaicans already, they must be found and deported,” Gemini Queen posted on Facebook.
“Who tell Jamaican to start a relationship with those guys?” asked Paul Leslie in a post on the social media platform.
Rowe Angela commented: “My granny tell me two man I must stay far from is a African and a Haitian.”
“I share the same sentiments as your granny...I fraid a dem bad,” Michelle Adriane Lemon responded.
“Dam! Who would date a Haitian man? I wonder if the doctor will be able to reattach her arms, even one would be good. The man leave the poor woman helpless, this is what you call evil,” Lesa Thomas wrote. Others, like Du-famous Dontae' Samuels, is of the view that all Haitians should be deported.
“Need to fi find the Haitians n deport them! Other nationals out here a hike up our crime rate, smh,” he posted.
“Oh. So dem married inna 2015 n divorce inna 2016… really nw... Who wants a Haitian man?!! Well update is that the police catch him… They need to chop off his arms n deport him… Ole wicked…” Juliet Richards commented.
Annmarie Wright posted: “Who in dem right mind want a damn impoverished Haitian man? Sorry that happen still.”
Justin Cisceron allegedly chopped off his wife’s hands minutes after 7 am Monday as she made her way to work in her Mt Peto community of Hanover.
She was also chopped in the back.
Cisceron reportedly fled the scene and was later held at his home in St James.
He was transported to the Ramble Police Station, in Hanover, for questioning.
The two married in 2015 and separated December 2016.
Source: http://www.loopjamaica.com/content/%E2%80%98who-dates-haitian%E2%80%99-jamaican%E2%80%99s-let-loose-social-media-after-haitian-man-chops-hanover-wife%E2%80%99s

Haiti: Peacekeeping chief points to changes in mandate of UN mission

10 February 2017 – While the security situation in Haiti is “not perfect,” solid progress has been made over the past few years, the head of United Nations peacekeeping operations has said, stressing that the Organization is considering a change in the mandate of the UN Stabilization Mission in the island nation, known as MINUSTAH.
Wrapping up a week-long visit during which he attended the swearing in of the new Haitian President, Jovenel Moïse, and carried out an out an evaluation of Mission, Hervé Ladsous, the Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations, told reporters yesterday in Port-au-Prince: “The military component of MINUSTAH is likely to disappear in the relatively near future. We are looking at the modalities.”
At the heart of the Mission's work is ensuring stability, he continued, noting that the recent elections had gone off with few incidents, thanks to MINUSTAH and particularly the Haitian National Police, and the Provision Electoral Council. “I think this is something to be noted,” he said.
He recalled that in October 2016, when the UN Security Council renwed MINUSTAH's mandate, it had expressed its wish to examine the mandate of the Mission in mid-April. The Secretary-General is to make recommendations to the Security Council on 15 March.
"I think that when we look at the situation in this country compared to what it was a few years ago, we have made a lot of progress," Ladsous said. "Security is not perfect, but I think it is much better."
Mr. Ladsous went on to note that the regular strength of the Haitian National Police is set to reach 15,000 and that efforts will continue to strengthen the capacities of this police.
SOurce: http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=56150#.WKLiqVPhCUk

mercredi 4 janvier 2017

JOVENEL MOISE, PRESIDENT D'HAITI

Jovenel Moïse est né au Trou du Nord (département du Nord-Est) le 26 juin 1968 d’une famille modeste. C’est de son père, Etienne Moïse, mécanicien et agriculteur, qu’il a hérité de son amour de la terre. Sa mère, Lucia Bruno, de regrettée mémoire, couturière, commerçante, lui a appris, en plus des valeurs civiques et morales, le sens de la responsabilité dès l’enfance. Ses parents, en dépit de leur éducation limitée, ont su lui transmettre des principes stricts et une discipline rigoureuse. Ces fortes valeurs alliées à ses capacités innées ont permis à Jovenel Moïse, le « natif-natal », de toujours se distinguer et ont fait de lui aujourd’hui un agro-entrepreneur à succès et un modèle indéniable pour notre société.
Émigré avec sa famille à Port-au-Prince en juillet 1974, il a continué ses études primaires à l’Ecole Nationale Don Durélin, et poursuivit ses études secondaires au Lycée Toussaint Louverture d’abord; ensuite, au Centre Culturel du Collège Canado Haïtien.
Plus tard il fréquente la Faculté des Sciences de l’Education de l’Université Quisqueya. Malgré son avenir d’éducateur déjà tracé, il change de direction pour se lancer dans l’entreprenariat. En 1996, il épouse sa camarade de classe Martine Marie Etienne Joseph. La même année, ce jeune homme entreprenant, mature et plein d’enthousiasme, quitte la capitale et s’installe à Port-de-Paix avec le rêve ardent de développer l’arrière pays, rêve qui ne le quittera jamais.
Avec très peu de capital d’investissement, il crée sa première entreprise à Port-de-Paix, JOMAR Auto Parts, encore opérationnelle à nos jours. C’est à partir de cette petite entreprise, créée avec son épouse, que tous les projets du couple Moïse commencent à prendre corps. La même année, son amour de la terre oriente ses efforts vers la mise en place d’un projet agricole. Cette fois-ci Jovenel met sur pied une plantation de bananes s’étendant sur 10 hectares dans le Département du Nord-Ouest.
Peu de temps après, sa femme attend une fille, et le futur père de famille, prend conscience que l’accès à l’eau potable représente un enjeu majeur dans l’arrière pays, et se lance encore dans un projet innovateur. Fort de ses expériences et décidé d’apporter une solution, il se met en partenariat avec la compagnie Culligan de Port-au-Prince. En 2001, Jovenel combine des prêts d’institutions financières et de particuliers, non sans difficulté, et débute une usine d’eau qui distribuera de l’eau potable dans les régions du Nord-Ouest et du Nord-Est.
A partir de ses succès dans le monde des affaires et son désir d’appuyer le développement communautaire, Jovenel devient membre de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Nord-Ouest (CCINO) en 2004. Encore il se distingue par son leadership naturel et en très peu de temps, il est élu président de la CCINO. En effet, sa capacité à bâtir une synergie de groupe vers la réalisation d’un objectif commun, lui gagne de devenir secrétaire général de la Chambre de Commerce et de l’Industrie d’Haïti (CCIH). En leader dynamique, il joue un rôle prépondérant dans l’intégration des chambres de commerce régionales afin d’assurer leur pleine et juste représentation au sein de la Chambre de Commerce Nationale.
Entrepreneur perspicace, Moïse sait identifier les problèmes et les transformer en opportunités au bénéfice de tous. Intéressé par l’électrification régionale, il forme en 2008 une autre compagnie, la Compagnie Haïtienne d’Energie S.A. (COMPHENER S.A.) cette fois ci avec des associés. Ils désirent, à travers ce projet, apporter l’énergie solaire et éolienne aux 10 communes du département du Nord-Ouest.
Il fonde AGRITRANS S.A. en 2012, portant le projet agricole NOURRIBIO, au Trou du Nord, à devenir la toute première Zone Franche Agricole haïtienne. Avec ce projet, Jovenel Moïse a pu « transformer un site voué à l’abandon en un projet de développement durable intégré et qui servira de modèle pour le développement du secteur agricole en Haïti ». Ce n’est qu’un début vers la réalisation du rêve de Jovenel, proclamé « nèg banann nan » (l’homme de la banane) qui est de refaire d’Haïti un pays « essentiellement agricole ».
Le projet NOURRIBIO a déjà permis l’émergence de plus d’une dizaine de projets agricoles qui ont créé près de 3,000 emplois directs et 10,000 emplois indirects. Ce projet est le plus innovant en Haïti et le plus grand que la Caraïbe ait connu jusqu’à date. Pour Moïse, il est important qu’Haïti retrouve sa place sur la carte mondiale des pays exportateurs.
Ce leader a l’art de donner du sens et de mobiliser les foules. Persévérant et débrouillard, Jovenel est un exemple non seulement dans ses paroles, mais surtout dans ses actions qui produisent un effet beaucoup plus fort que ce qu’il dit. Jovenel Moïse est porteur d’une expérience éprouvée par le façonnement de consensus et de collaboration entre des groupes de personnes ayant des intérêts différents. Grâce à son charisme, il a l’art de communiquer une vision inspirante pour tous et pour chacun. Son sens de responsabilité demeure la pierre angulaire de sa réussite, dans ses entreprises, dans sa famille et dans son pays. C’est un promoteur, réceptif et attentif, qui croit en l’harmonie, et cherche la cohésion. Il favorise les interactions et comprend les besoins de l’équipe, qu’il cherche à satisfaire.
En 2015, le Président de la République d’Haïti, Michel Joseph Martelly, désigne Jovenel Moïse comme candidat à la présidence du parti politique qu’il a fondé, le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK). Le Président Martelly voit en Jovenel un « agent de production nationale » ayant toutes les capacités de pérenniser sa vision d’une « Haïti transformée ». Pour Jovenel Moïse, ce sont les objectifs socio-économiques nationaux qui priment. « Mon leadership, axé sur les résultats, guidera mon gouvernement tout en m’efforçant de rendre mon pays encore plus fort et meilleur pour l’ensemble des familles haïtiennes.»
Jovenel Moïse marchande, partout ou il passe, sa vision d’agriculture bioécologique comme moteur de l’économie haïtienne, créatrice d’emplois et génératrice de richesses pour une population dont plus de 50% est rurale. Il propose l’agriculture comme point de départ pour la relance économique. Sa politique englobe aussi les éléments qui ont été le cheval de bataille de Martelly: l’éducation pour tous, l’accès à la santé, la réforme de l’énergie, l’état de droit, la création d’emplois durables, la protection de l’environnement, et le développement d’Haïti come une destination touristique en y ajoutant l’éco-tourisme et l’agro-tourisme. La passion pour le développement du pays, les capacités innovantes, le leadership naturel et la vision progressiste pour Haïti, dont fait montre Jovenel Moïse, sont des atouts majeurs pour faire face au défi de la relance économique et structurelle d’une nouvelle Haïti.

Notes:
Avec un OUF! de soulagement, on salue l'épilogue de ce feuilleton qui a trop duré. Haïti vient de se doter d'un président de la République comme il y en a eu plus de 47 avant celui qui sera le grand vainqueur de la saga Martelly.
Nous publions ces notes biographiques enjolivées et édulcorées du Président élu.
L'auteur n'a pas voulu apposé sa signature.
Nous aimerions tellement lui souhaiter du succès et que ce qui reste comme force vive de cette nation en souffrance s'unisse à lui pour retrouver des solutions vitales et salutaires pour remettre Haïti sur un chemin plus digne et redonner confiance aux jeunes générations.
Accordons lui pour le moment le bénéfice du doute que ces collaborateurs et lui ne doivent pas prendre comme un chèque en blanc.
Attendons qu'il mette la main à la pâte avant de dégainer notre cocktail d'interrogations!

dimanche 30 octobre 2016

L’HERITAGE COLONIAL FRANÇAIS, UN LABEL DE QUALITE POUR BARBANCOURT ?

L'étiquette d'avant: " , comme les grands cognacs,
dans l'esprit original de l'héritage colonial francais."
Il est loin, très loin le temps où on évoquait Haïti en utilisant des termes élogieux. Généralement les épithètes qui accompagnent et qualifient ce tiers d'île sont plutôt ternes et dévalorisants.
En 2010, lors de la ruée des ONGs au chevet du pays dévasté par le tremblement de terre, j'avais eu l'immense étonnement d'entendre un coopérant dire que « l'observation d'Haïti était d'une richesse incommensurable dans le cadre du post modernisme, dans la mesure où elle permettait de dénombrer avec une certaine aisance tout ce qu'il ne fallait pas faire »
Il m'avait tendu une perche brûlante, que je ne pouvais ignorer.
Ainsi je ne manquai pas de lui faire comprendre que, de son observation, dans le contexte d'une catastrophe humaine et humanitaire de cette envergure s'exhalaient les effluves cyniques d'un voyeurisme pervers caricatural.
L'impression généralisée semble nous dire et nous répéter que personne ne nous fera le moindre cadeau.
Pourtant Haïti, recroquevillée, courbée ou à genou, résiste.
Elle persiste malgré tout, à faire usage de cette résistance transformée en révolte qui a été au centre de sa genèse comme nation.
Elle résiste et perdure dans ce monde d’autrui ou les valeurs et les balises sont hiérarchisées en tenant compte d’un essentiel redéfini à l’aune d’intérêts divers.
Malgré les manœuvres de ceux qui se veulent des chantres de la liberté et des champions des droits de l'homme, un peuple de nègres qui rejeta la "chosification" et l'abêtissement pour revendiquer et faire valoir son humanité n'est grand que quelques fois, souvent dans le cadre d'une narrative historique démodée et dépassée.
Mais peut ne pas mériter l'attention portée à un temple et son joyau détruits par des extrémistes pseudo barbares.
Ainsi, nous autres les haïtiens, nous nous faisons le sacré devoir de nous attacher à Haïti, comme les fils dignes s'attachent à leur mère malgré sa pauvreté matérielle et spirituelle, malgré ses manques, ses ratés et ses défauts, malgré ses laideurs affreuses et horripilantes.
Nous nous accrochons à la moindre parure capable d'inspirer beauté et fierté.
Il y a quelques temps, un des quotidiens les plus lus d'Haïti, avait publié un article pour prendre la défense du rhum haïtien, le rhum Barbancourt.
Selon l'esprit de l'article, le journaliste s'était insurgé contre un spot publicitaire réalisé par l'incontournable "Tonton Bicha " qui s'en était pris avec une certaine virulence au rhum Barbancourt, édifié dans le panorama et l'imaginaire haïtiens comme une forteresse intouchable et imprenable.
En effet le publiciste vantait les qualités d'un autre produit qui aurait été fabriqué en République Dominicaine.
Malgré les liens très forts qui me lient à notre Daniel Fils-Aimé national, je n'avais pas pu m'empêcher de ressentir la consternation d'une affreuse trahison venant d'un fils authentique du pays, d'un pilier de notre patrimoine culturel.
De notre Tonton Bicha qui partage sans aucun doute une distinction équivalente à celle qui vénère le rhum Barbancourt comme résultat de son travail et de son intégrité. Tonton Bicha avait fait usage, avec raison, de son droit de réponse en publiant dans les pages du journal qui avait critiqué son action.
Malgré des arguments solides sortis en guise de justification, je n'étais pas parvenu à l'absoudre du péché d'avoir osé profaner un temple sacré de la culture haïtienne. Et ce, au profit d'un produit étranger.
Mon attachement au Rhum Barbancourt ne se base pas sur la qualité du produit. Mais sur le fait que c'est un produit haïtien.
Mon expertise en Rhum s'arrête à la nature et à l'intensité de la gueule de bois du lendemain d'un buveur occasionnel.
Je voue à ce rhum le même dévouement que je manifeste à d'autres produits du terroir comme la peinture haïtienne, le dous makos, le cremas, l'AK100, pour ne citer que ceux-là. Dernièrement la Presse-People française rapporta le récit d'une soirée passée à l'Elysée du rappeur antillais Joey Star. Entre autres petits détails, il confessa avec une certaine émotion, qu’il avait consommé, parmi les innombrables boissons, un bon rhum, du rhum haïtien, a-t-il eu à préciser.
Cette petite déclaration eût un formidable écho dans le milieu haïtien et sur les réseaux sociaux.
Chaque année, avec une ferveur de religieuses sincères, comme des centaines de voyageurs, je m'achète ma caisse de Barbancourt cinq étoiles et une bouteille de la réserve du domaine.
Mais cet été, cet instant dans les locaux des magasins détaxés de l'aéroport attisait davantage ma curiosité.
En fait, pour la cuvée récente, Barbancourt avait fait peau neuve avec une nouvelle présentation de la bouteille ; et surtout une nouvelle étiquette décrivant en de termes élogieux et marchands, les facteurs qui font du rhum un produit d'excellence.
Certains ont lu le contenu des étiquettes et ont relevé une expression qui porte au débat.
En effet, vantant le maintien d'une tradition de plus de deux siècles dans la fabrication du rhum Barbancourt, le texte pour l’exprimer se lit : « dans l’esprit original de l'héritage colonial français ».
Avec des photos à l'appui, ce morceau de texte fit le tour des réseaux sociaux.
Les bouteilles que je gardais encore à la maison étaient assez anciennes et n'étaient pas coiffées de la nouvelle étiquette.
Pendant mon séjour je pus constater qu’effectivement les fabricants de Barbancourt présentent « l’esprit original de l'héritage colonial français » comme un label de qualité.
Sans vouloir s’évertuer à faire un procès permanant à l’histoire ou à certains faits historiques, sans « être esclave de l’esclavage » « ou maintenir un esprit colonisé par la colonisation », il est tout à fait sensé de se convaincre que certains sujets et certains thèmes doivent être traités avec précaution en évitant l’ironie, la légèreté et l’amalgame.
Un de ces sujets pourrait être la colonisation.
Pour un haïtien, cette gorgée de Barbancourt fouetté fièrement de l’arrière-goût de l’esprit colonial français, peut résulter difficile à avaler et à déguster.
Sans vouloir rentrer dans de sempiternels et d'interminables débats autour de ce thème, je pense qu'un produit qui veut être reconnu comme haïtien ne peut pas présenter le secret de sa fabrication comme un respect de « l’esprit original de l’héritage colonial français ».
Personnellement cela me choque et ne saurait me laisser indifférent.
Quand j'étais adolescent, j'adorais Michel Sardou.
Qui pouvait ne pas s'émouvoir avec les paroles de ce classique du genre qui est « la maladie d'amour » ?
Qui n'a pas vécu une situation poussant à reprendre des bribes de couplet de "Dix ans plus tôt » ?
Cependant un jour j'ai écouté Michel Sardou entonner une chanson intitulée "le temps des colonies » ; une chanson dans laquelle il décrit cette époque comme un temps béni dans des phrases telles que : Autre fois dans mon lit/j’avais plein de serviteurs noirs/Et trois filles dans mon lit/Au temps béni des colonies.
Depuis ce jour mon avis sur ce grand chanteur changea. Aujourd'hui encore je le trouve antipathique et réactionnaire.
Comprenez Monsieur Gardère que pour moi, haïtien, descendant d’esclave l'héritage colonial français est tout sauf un label de qualité ou l’objet d’une quelconque fierté.
- L’héritage colonial français pour moi évoque la traite des noirs
- L’héritage colonial français évoque pour moi l'esclavage, ses caractéristiques abjectes et ses pratiques deshumanisantes
- L’héritage colonial français évoque pour moi, haïtien descendant d’esclave, la colonisation française appuyée et justifiée par le Code Noir avec son article 12 qui consacre l’hérédité de l’esclavage et son appartenance à son maître et son article 44 qui assimile l’esclave à un bien meuble …
- L’héritage colonial français évoque pour moi, haïtien descendant d’esclave, la rupture sanglante et victorieuse avec la France et l'armée expéditionnaire napoléonienne, ce pan d’histoire volontairement caché dans l’enseignement de l’histoire dans le pays se revendiquant être la nation des droits de l’homme
L'étiquette actuelle: "..., comme les grands cognacs."
- L’héritage colonial évoque pour moi, haïtien descendant d’esclave, le paiement d'une rançon réclamée en dédommagement par les colons après deux siècles d'exploitation à outrance.
- L’esprit colonial français pour moi, haïtien descendant d’esclaves, c'est le paiement de cette dette de l'indépendance - 150 millions de francs-or payés en intégralité aux colons français - qui constitua un énorme frein au développement du pays, donc responsable (en grande partie) de notre situation actuelle.
- L'utilisation du terme "héritage colonial français " a dû être analysée dans une conceptualisation différente.
Elle peut cependant être interprétée comme un acte de légèreté ou une franche provocation. Entre ces deux extrêmes, siège assez d’espace pour d'autres interprétations.
Aimé Césaire a parlé d'Haïti comme l'endroit où le problème de l'esclavage et de la colonisation a été réglé de la façon la plus intelligente.
Et ce, malgré les handicaps et les obstacles posés par ceux qui se réclament les titres de « terre de droits de l'homme » ou « Land of free".
La maison Gardère aurait un intérêt réel et véritable à expliquer et justifier le choix et l'utilisation d'un concept offensant pour la nation haïtienne pour vanter un produit qui veut garder une étiquette natif natale, essence du terroir haïtien, de la République issue du rejet et de la victoire sur le système colonial.
Dr Jonas Jolivert
Septembre 2015

dimanche 2 octobre 2016

MASI/MADI.. ABCES SUR CLOUS EN HAITI

« Je ne suis pas contre ceux qui sont pour ni avec ceux qui sont contre ».
C’est la formule que j’avais retrouvée pour caractériser mon désengagement face au sujet « Mariage pour tous » qui fit débat au début du septennat de François Hollande en France. Comme beaucoup d’autres observateurs neutres j’avais du mal à comprendre et à accepter que le mariage des homosexuels soit effectivement d’une si grande priorité pour qu’un gouvernement y fasse une pierre angulaire. Ceci, au détriment d’autres sujets comme le chômage, la croissance pour en citer quelques uns.
Empêtrés entre les mailles d’une lutte contre le chômage qui ne cesse de grimper et l’impopularité croissante du chef de l’état, les ténors du socialisme caviar font comprendre que leurs actions tendent à changer le monde.
Au départ, je me suis dit que c’était le discours pour défendre ce qui ne peut être défendu que par des fanatiques d’une cause.
Je suis resté à l’écart du sujet en respectant les gens comme appartenant à cette espèce humaine rangée et conditionnée au sein d’une société avec des lois des institutions et des définitions qui garantissent le vivre ensemble tout en laissant à chacun une lueur de liberté que beaucoup défendent et ont défendu avec leurs sangs et leurs vies. Je respecte les gens avec leurs religions et leurs orientations sexuelles.
Mes considérations sur l’être humain m’ont toujours poussé à considérer comme la plus grande aberration de tous les temps tout système qui mit à mal et foula aux pieds l’humanité des gens.
Mon esprit rejette l’assujettissement des êtres humains.
Ce préambule qui a l’allure d’un sentier m’éloignant du sujet représente des parenthèses ouvertes pour dire qu’une fois je discutais avec l’une des plus intelligentes de mes amies et j’essayais de lui faire comprendre que beaucoup de ces comportements du passé que nous considérons aberrants aujourd’hui ont eu leurs défenseurs avec l’appui de grandes théories pseudo scientifiques. Comme exemple bien entendu j’ai mentionné l’esclavage et la colonisation.
Bien entendu elle m’accusa de mélanger les genres. Une réflexion à laquelle je m’attendais.
En fait je voulais prêcher la prudence et la tolérance. Et surtout éviter cette propagation de ce nouvel évangile qui veut absolument déboulonner certaines structures qui jusqu’alors constitue la base de sustentation de notre société.
Que l’on entreprenne des croisades contre les sociétés qui refusent le mariage des homosexuels est aussi excessif que le comportement de ceux qui combattent jusqu’à une certaine violence idée.
Aujourd’hui c’est devenu un problème de société et chaque société doit pouvoir le gérer en fonction de sa capacité de lecture du sujet.
Ce que j’ai dit de la France et du gouvernement socialiste je le répéterai à propos d’Haïti et les défenseurs de cette cause. Si les français ont fini par accepter la loi sur le mariage homosexuel comme une avancée qui justifie un deuxième mandat socialiste et de François Hollande, cette lutte en Haïti est loin d’être prioritaire et ne devrait pas être utilisée comme un élément déstabilisant en plus dans la conjoncture actuelle.
Les homosexuels haïtiens comme les haïtiens d’autres préférences sexuelles subissent les carences des mêmes droits fondamentaux : l’eau potable, un environnement saint, une éducation solide, des soins de santé de qualité, le droit au travail et à une alimentation saine équilibrée et en quantité suffisante.
Cependant les lobbyistes homosexuels ne font pas une campagne aussi acharnée contre les conservateurs de ce système dégradant et en faillite.
Les haïtiens, toutes orientations sexuelles confondues ont observé et survécu à la fermeture des hôpitaux publiques pendant six mois. Les résultats du baccalauréat affichent un maigre et piteux 28% de réussite. Les haïtiens sont devenus les errants indésirables de l’Amérique.
Tout cet état de fait existe dans une conjoncture de crise politique et le spectre d’une énième crise postélectorale qui pend sur le pays.
Le timing est définitivement mal choisi. Et s’il y a eu une participation du lobbying homosexuel c’est de la pure méchanceté d’ajouter « abcès sur clou ».
Les répercussions médiatiques et politiques de cette histoire ne manqueront pas de faire l’affaire de ceux qui excellent dans l’art de tirer profit des situations chaotiques. Le transfert du commissaire Danton Leger, comme conséquence de cette nouvelle crise met carrément en danger le bon déroulement des prochaines élections. Là aussi tout le monde ne voit pas d’un bon œil cette procédure fragilisée à venir. Tout retard dans le processus sera très bon à prendre surtout pour l’équipe qui dirige le pays comme usurpateur illégitime.
Les homosexuels pourront se dire avoir apporté, à un moment crucial, de l’essence à ce feu qui ne demandait qu’à être attisé.
Il faut croire que les esprits sauront s’apaiser pour sortir Haïti de cette impasse d’où elle se trouve enlisée depuis la fin scabreuse du gouvernement de Michel Martelly. Pour ce faire tout le monde doit faire preuve d’intelligence, de calme et de tolérance !
Les intérêts d’Haïti doivent primer sur tous les autres intérêts !
Jonas Jolivert
02/10/2016
Pour jonasjolivert.net

MOI VICTIME DE LA LOI CONTRE LE BLANCHIMENT D'ARGENT

Je me suis souvent interrogé sur la qualité des lois élaborées par nos honorables législateurs. Je n’ai jamais osé me pencher sur la question pour plusieurs raisons dont on pourrait retenir le manque cruel de temps, le peu d’intérêt accordé à la question avec cette prémonition des résultats désastreux attendus.
Une autre saine et bonne raison réside dans le fait que je ne suis pas juriste. La grande majorité de nos sénateurs et députés ne le sont pas non plus d’ailleurs. Mais la vindicte populaire laisse croire que l’état leur paie des conseillers.
J’ai des idées très arrêtées et très subversives sur la qualité de nos professionnels. Je conçois que toute compétence intégrale est créatrice d’une conscience qui oriente vers l’action vers un pôle ou son opposé. Mais jamais elle se confond dans la résignation ou dans la résilience. Toute attitude neutre reflète cette capacité d’adaptation pour la survie au détriment de cette force infusée par la connaissance qui risque de se rabattre dans un nivellement par le bas.
Tout professionnel compétent devrait s’insurger et rentrer en rébellion contre ce système.
Avec nos parlementaires, qui représentent aujourd’hui une vraie source d’instabilité pour le pays j’ai du mal à les imaginer entrain de produire ou de voter des lois utiles bien étudiées, bien élaborées et surtout applicables.
La dernière en date, si ma mémoire est bonne, remonte à je ne sais plus quelle législature et avait été portée par le sénateur Steven Benoît et concernait le salaire minimum.
Depuis sans y accorder une attention particulière j’ai vu certains papes du parlement évoquer des lois que je qualifierais de bidons comme par exemple une loi sur le traitement des déchets. Quelle serait l’utilité d’une telle loi, si les haïtiens ont appris à survivre sous des tonnes d’immondices. La première démarche comme préalable serait une campagne d’éducation bien menée pour faire comprendre à chaque citoyen, d’une part le danger de vivre dans un environnement insalubre et d’autre part la responsabilité citoyenne que représente le fait de contribuer à l’assainissement de sa commune ou de sa ville.
Il me vient à l’esprit une réflexion similaire quand j’observe une délégation du ministère d’environnement haïtien participer à un évènement type COP21 et surtout entrain de signer des accords pour lutter contre le réchauffement climatique et dire travailler pour réduire la production de gaz à effets de serre. Je dis LOL.
Nous qui sommes encore très loin du B-A BA de la prise en charge de notre environnement nous voici entrain de faire le zouave et le ridicule parmi les grands!
Si je viens aujourd’hui parler des lois pondus et votés par nos parlementaires c’est que j’ai l’impression d’avoir été l’un des premiers victimes de la disposition votée à l’arrachée contre le blanchiment d’argent.
Je devais faire un transfert d’argent destinés à des enfants dont nous parrainons la scolarité. J’ai trouvé une maison basée à Londres qui s’occupe des transferts d’argent.
Après plusieurs tergiversations avec la banque qui détient le compte de l’association du fait que ces instances considèrent cette institution concurrente peu fiable, j’ai pu faire le transfert de 3000.00 euros qui au taux du jour représentaient 3250 dollars américains et quelques centimes.
J’ai suivi avec appréhension l’évolution de la transaction en direct. Avec peur et appréhension puisque la banque ne cessait de me dire que cette compagnie de transfert n’était pas fiable malgré tous les arguments que j’avais utilisés.
Avec la rage au ventre j’ai rappelé la compagnie qui, après avoir fait des investigations m’a appris qu’en Haïti on ne peut plus transférer plus de 3.000 dollars US par mois à une seule et même personne.
Donc en gros j’aurai perdu une semaine pour envoyer un peu d’argent à des enfants qui ne sont aidés ni par le gouvernement ni par les parlementaires qui doivent être fiers de combattre le blanchiment d’argent en interdisant à une personne de recevoir plus de 3.000dollars par mois.
Je ne perdrai pas mon temps à expliquer à ces députés et sénateurs comment cela se passe exactement car beaucoup d’entre eux doivent être très et très bien imbus des entourloupes autour de ce problème.
Et comment demander de la cohérence, de la logique et de la vision et de l’efficacité à ces gens qui ont dû lire ces mots et ces concepts une fois dans leur vie sans en comprendre leurs valeurs et leurs portées !
Dr Jonas Jolivert

mardi 23 août 2016

As the UN Finally Admits Role in Haiti Cholera Outbreak, Here Is How Victims Must Be Compensated

Tuesday, 23 August 2016 00:00
By Nicolas Lemay-Hébert and Rosa Freedman, The Conversation | Op-Ed
The United Nations has, at long last, accepted some responsibility that it played a part in a cholera epidemic that broke out in Haiti in 2010 and has since killed at least 9,200 people and infected nearly a million people.
This is the first time that the UN has acknowledged that it bears a duty towards the victims. It is a significant step forward in the quest for accountability and justice.
Haiti is one of the poorest countries in the world. It is frequently devastated by disasters -- both natural and man-made. Yet cholera was not one of its problems before 2010. Then a group of UN peacekeepers was sent to help after an earthquake.
The UN did not screen its peacekeepers for cholera, nor did it build adequate toilet facilities in its peacekeeping camps. As a result, wastewater carrying cholera flowed directly into a tributary that feeds Haiti's main river. Given that vast numbers of the population rely on the Artibonite river for washing, cooking, cleaning and drinking, cholera quickly spread around many parts of the country. The disease is now endemic within the country. People continue to die at an alarming rate by this preventable and treatable disease.
The UN has also refused to provide a mechanism through which victims can seek remedies. Peacekeeping missions are legally bound to set up claims boards for victims of civil wrongs, but this has not occurred in Haiti. A class action suit has been brought to New York district and appellate courts, but the UN has refused to appear before those courts and has hidden behind the shield of immunity from the jurisdiction of national courts. Advocacy groups have lobbied the UN and member states to provide political resolution, but none has been forthcoming.
Accepting Guilt
Now, with Ban Ki-Moon's tenure nearly finished, and with the Haiti situation remaining a stain on the UN's reputation, it seems as though the five-year impasse may be coming to an end.
The New York Times has reported that a spokesperson for the UN secretary general, Ban Ki-Moon, whose tenure is nearly finished, wrote in a leaked email: "Over the past year, the UN has become convinced that it needs to do much more regarding its own involvement in the initial outbreak and the suffering of those affected by cholera." He added that a "new response" would be made public in the coming months after it had been "agreed with the Haitian authorities."
There have been many efforts to encourage resolution, including from UN independent experts on human rights, former UN officials and from some member states. Many of the candidates to become the next UN secretary-general have pledged to address the issue if appointed to that job.
There have been public calls for Ban Ki-Moon to move away from his position. There needs to be a concerted effort to ensure that any resolution package, should one be agreed, meets the needs of the cholera victims -- given the political instability in Haiti.
Making Amends
Experts, academics, ambassadors to the UN and former UN officials have long discussed what a political resolution to this situation might look like. We believe there are three crucial aspects to any resolution package. There must be financial compensation, efforts to prevent the spread of the disease and a public apology.
In situations of mass harm, compensation is usually awarded through a lump sum payment or trust fund and a similar model could be used to compensate cholera victims in this case. Haiti does not have national laws and standards on compensation, but at the very least, financial compensation must be made available for the dependants of those who died from cholera and some form of remedies made available for those infected with the disease.
A strong cholera elimination plan is already in place in Haiti, focusing on water and sanitation, health, and preventing further infections. But it is woefully underfunded, which means that water treatment plants that have been built do not have sufficient electricity to run. Any resolution package must include support for this kind of work.
Finally, the cholera epidemic has significantly undermined the relationship between the UN and locals. An apology would be a starting point to rebuild the UN's credibility in Haiti. Apologies after Rwanda, Srebrenica, and Sri Lanka played a significant role in the healing process for the people affected by UN mistakes.
The Haiti cholera epidemic remains a blight on the reputation of the UN and its peacekeeping missions. That will only change with a resolution package. Whatever form that package takes, it must be decided transparently. It must be victim-centred and ensure that justice is done and is seen to be done. The leaked UN email demonstrates that there is some momentum brewing. It is crucial that is capitalised upon in a transparent, fair and just manner.
Rosa Freedman has received funding from AHRC, British Academiy, ESRC, Jacob Blaustein Institute for the Advancement of Human Rights, and Society of Legal Scholars.
Nicolas Lemay-Hébert receives funding from Marie Curie, ESRC, AHRC and the Jacob Blaustein Institute for the Advancement of Human Rights, and Society of Legal Scholars.

JE SUIS DE CETTE RACE D'HOMMES QUI ONT DIT NON!

« JOYEUX 23 AOUT, JOURNEE INTERNATIONALE DU SOUVENIR DE LA TRAITE NEGRIERE ET DE SON ABOLITION » CHER COMPATRIOTES !
Saviez-vous qu’en 1998 l’UNESCO a adopté le 23 août comme "la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition".
Cette date a été retenue pour marquer le rôle déterminant de la révolte initiée en 1791 par les esclaves de Saint Domingue, futurs citoyens d’Haïti, huit jours après la cérémonie du bois Caïman, dans l'abolition de la traite négrière transatlantique et de l’esclavage?
Vous risquez de ne pas trop en entendre parler.
C’est un sujet épineux qui chatouille les consciences et divise encore en 2016.
Sans doute, il n’y aura pas de célébration officielle en Haïti où les priorités seront toujours autres surtout pour ceux qui ont eu l’intelligence indécente de cacher derrière leurs intérêts mesquins en 2004, la célébration du bicentenaire de notre indépendance et de la création de la première République noire du monde.
Je suis désolé pour les porteurs du révisionnisme et du négationnisme, dans un monde où l’on célèbre et vénère en 2016, le premier président noir des Etats Unis d’Amérique, dans un monde où l’on idolâtre des hommes pour leurs exploits sportifs, ma tête, mon corps et mon esprit regorgent de cette fierté de se dire que je suis héritier de cette « race » d’hommes qui ont dit NON en 1791 !
JE SUIS DE CETTE RACE D’HOMMES QUI ONT DIT NON !
Jonas Jolivert 23/08/2017

mardi 16 août 2016

28%? PAS SI MAL!

« Comme un coup de tonnerre dans un ciel serein » la nouvelle est tombée : il y a un vrai problème dans le système éducatif haïtien. Tout le monde le savait. Les vrais éducateurs n’ont jamais cessé d’en parler et de tirer la sonnette d’alarme. Mais la vie continuait. Le problème alimentait des débats intentionnés, intéressants et rangés mais sans jamais dégager une volonté officielle ou sectorielle pour apporter une vraie solution à un problème qui conduira irrémédiablement à la disparition du pays.
Haïti a perdu plusieurs batailles depuis la tentative de sa création il y a deux siècles. Depuis quelques années en Haïti il n’y a plus d’éducation supérieure. L’université d’état d’Haïti, un temps fermée élitiste et exclusive est restée unique, ouverte et démocratique a perdu son superbe par un processus de nivellement par le bas, corollaire de cette ouverture au peuple. Aujourd’hui plus de 25.000 bacheliers dépensent près de 9.000.000 d’euros par an, dans les universités de la République Dominicaine.
Après la bataille des infrastructures, après la bataille de l’alimentation, après la bataille de l’éducation supérieure, toutes des batailles perdues, nous voilà sur le point de perdre celle du niveau secondaire. Les conséquences sont toujours les mêmes. L’exclusion, l'hypothèque systématique de l’avenir, touchent toujours les mêmes. Et ceci, dans l’aveuglement candide de ceux qui ont cru à un moment donné être le centre de la préoccupation d’une frange du secteur politique.
La nouvelle est donc tombée. Les résultats des examens de fin d’études secondaires sont sans équivoque et sans appel surtout pour le département de l’ouest qui regroupe à lui seul la grande majorité des écoles du pays : 28% de réussite et plus de 45.000 jeunes éliminés.
Les autorités actuelles auront eu le mérite de ne pas cacher le soleil avec un doigt en soumettant des épreuves non revues à la baisse pour ne pas les placer au niveau réel des élèves. En dehors de l’écho de certains bacheliers échoués qui se demandent quel chemin emprunté, il n’y a que quelques-uns des vrais éducateurs qui semblent concernés et voient encore une fois la magnitude colossale d’un problème qui ne provoque indignation, ni soulèvement, ni engagement.
Il n’y a que les projets des responsables haïtiens et de ceux de a société civile qui ne contemplent pas un système éducatif fort et en accord avec les besoins de développement du pays.
Haïti restera la nation des résilients par excellence. Nous venons de montrer que l’on peut vivre sans médecin et sans hôpital comme on peut survivre aussi dans un environnement insalubre.
Haïti survivra aussi comme une nation avec une jeunesse éduquée en Haïti et pour Haïti
28% de réussite aux examens de fin d’études secondaires ce n’est pas une catastrophe capable d’intéresser les médias ou d’interpeller les pouvoirs publics.
La passivité avec laquelle cette tragédie est acceptée et intégrée comme une autre fatalité explique pourquoi le bal continue entre les victimes et les bourreaux tandis que les vrais responsables s’affairent ailleurs là où il existe encore des parts à prendre.
Qui plus est, les responsables ne sont pas trop concernés. Il suffit de demander aux membres du gouvernement ou se trouvent leurs enfants pour comprendre ce que veut dire diriger un pays dans lequel on y croit pas du tout. L’élite bourgeoise avait assumé ce choix depuis bien longtemps.
On observe ces jeunes qui pleurent et ces parents qui lèvent les bras au ciel. Après des années de sacrifices, leurs efforts ont été bafoués avec la complicité des responsables et la duplicité des chercheurs d’or dans le désert des besoins qui ont compris qu’il fallait créer des établissements scolaires du style Collège Pratique Julius Joxibrin !
Devant cette catastrophe dont les médias en parlent peu, il n’y a pas réellement de victimes sinon des coupables et des complices.
On est coupable.
On est complice mais jamais victime !

dimanche 7 août 2016

CHIMEN TI BOUTON…CHIMEN MALING

Li difisil pou leve you maten pou pa jwen you bagay pou di sou Ayiti. Chak maten depim leve mwen kouri pran nouvel poum konnen ki kote gen moun ki mouri. Eske se aksidan ? Eske se atanta ? Eske se you moun fou ki rantre nan you kote moun rasanble vide moun atè ak zam fanfwa ?
Pi souvan gen you pawol sou Ayiti ki fè tout plim sou dom leve e bagay saa telman dominem ke mwen paka pa dechaje konsyans mwen pandan ke map ekri refleksyon sa yo.
Ampli fwa nou tande moun ap repete ke Ayiti se you peyi kote tout bagay dwe fèt paske anyen poko fèt ladann.
Gen menm etranje ki pa tranble pou yo di ke peyi-a a vyèj. Nan sans saa, gen moun ki soti nan lot peyi ki te vinn swadizan bannou kout men apre goudou 12 janvye lane 2010 ki tou rete paske yo jwenn okazyon pou yo viv miyò ke lakay pa yo epi yo tou rete.
Mòd kooperan sa yo analize tout sa ki pap mache byen lakay pou yo itilize fay sa yo pou fè lajan. Mwen gen kek ekzanp men mwen pito kite sijè saa pou you lot fwa.
Sa ki enteresem nan moman saa se rekonèt ke menm jan yo di saa nan lang blan franse, « en Haïti , tout reste à faire » map mande tèt mwen kisa ki anpeche nou fè you seri de ti bagay byen senp ki ta ka montre ke gen moun ki soti pou yo travay vre san entere pèsonèl pa yo.
Mwen pap pale de moun ou tande ki fè you fondayon kap potekole ak kèk moun pou pita ou tande yo bezwen majistra, depite, senatè oubyen prezidan. Map pale de moun ki vle regle you pwoblem lan katye yo, nan kominote yo, nan depatman yo oubyen kareman nan peyi yo.
Laprev se ke siw mande dènye moun ki te sou pouvwa oubyen nan administrasyon peyi saa pou yo montrew kisa yo te fè pou fè Peyi-a avanse, yo gen pou yo rete bèbè. Saa gen pou diw li te konstwi ayewopor entènasyonal la oubyen baraj pelig , you lot gen poul diw li konstwi wout ak lekol e latriye men lew gade tan yo fè sou pouvwa, lew konte konbyen lajan ki depanse , lew fè you ralemennenvini sou richès pèsonèl ke yo ramase tout moun ap dakò pou yo di ke tout moun sa yo pa fè anyen vre .
Poutan gen you seri de pwoblem senp ki koze anpil depans ak anpil dega nan fonksyonman sosyete a ki sanble fasil pou rezoud men pèsonn pa fè anyen paske se pa priyorite pa yo. Bagay sa se you chimen tibouton ki vinn tounnen maling. E si anyen pa fèt pou geri maling lan li gen poul tounnen java e java saa ka touye sosyete a net.
Avan yo mwen tap li you atik kitap denonse ke yo vòlò tout pano solè ak batri ki bay ayewopor Cap Haïtien an elektrisite. Laprès pale sou sa tankou you fè divè. Moun babye pandan kek jou epi anyen pa fèt .ayewopor saa ke peyi venezyela fè Ayiti kado a ki, sanl poko fini gentan gen you paket gwo pwoblem konstrikyon gen poul disparèt moso pa moso.
Fonksyonè kap travay andedan batiman saa ki telman enpotan pou rejyon an gentan konnen ki moso yap pran. Kouvèti twalèt, pat, fenèt elatriye tout gen pou disparèt. Moun okap pap di anyen. Majistra okap pap di anyen, senatè depatman ne pap di anyen. Kite mele bounda prezidan ak bagay konsa ?
Nan atitid lese grennen nan konpotman manfouben nou paka kanpe sou tisa nou genyen déjà pou nou fè plis.
Sinon nou Kite sa nou genyen yo ale e nou sètoblije ap mande pou nou rekomanse toutan.
Jounen jodian lew pran you pwoblem tankou dlo kap anvyi anpil vil nan peyi-a nou gendwa di ke se you pwoblem ki pa gen solisyon paske bagay yo vinn twò grav. Se you makonn ak you pakèt ti pwoblem ki mete yo ansanm ki vinn tounnen you maswife pou Peyi-a. Sistem drenaj ak kanalizasyon pa efikaz kote yo ekziste paske moun jete fatra nan lari, kote ki te gen twou rego lontan moun vòlò Kouvèti an feray egou yo epi yal vann li.
Ayisyen vinn tounnen maton nan zafè vol you bagay dans epi apre ya deside kisa pou yo fè avel . Nan sans saa gen you sikwi ki ap demantibile Peyi-a, ap koze gwo nwizans ak tout sosyete a pandan ke kek moun ap fè degoud ki pap menm pèmèt yo achte you chen janbe pou twonpe grangou nan vant yo pou you jounen.
Lotre jou gen you pon ki te tonbe paske moun te vòlè boulon ki te mare pon saa. Mwen pa kwe ke gen you lot peyi sou latè kote you moun ka wè you seri de bagay konsa.
Anfrans gen you mafya kap volè kab ki genle gen plon ladan yo. Men moun sa yo fè bagay yo an kachèt yo veye lè pou yo fèl.
Gen you lè mwen te kay you zanmim Thomassin, gran jounen gen you neg ki monte devan jem sou you poto ekektrik epi li koupe gwo fil kouran yo epi lap rale fil yo fè you makonn. Lèm konprann sa misye tap fè a mal poze misye kesyon. Mwen te al pale ak misye paske se pase mtap pase. Neg la pa tap jwenn mwen poum ta touyem lèl ta rankontre ak mwen .
Misye dim : Met la se lavi map chèche.
Mwen di misye sil pa pè poul pran nan kouran .
Li dim ke nan katye a EDH preske pa janm bay kouran . Tout moun zòn nan se en vite ke yo genyen kidonk fil kouran yo pa itil anyen. Anplis li dim si yo aretel yap lagel touswit paske manke plas nan prizon pou moun kap touye moun. Se pa limenm yo ta kenbe pou you tifil kouran.
Moun ap vòlè you paket bagay konsa ke nou pa menm ka imajine ki sa yo itil you lot moun. Palefèt ke pèsonn pa di anyen sa vinn rantre nan konpòtman moun lan sanl pa reflechi sou dega sa pwovoke sou you sosyete.
Leta oblije fè you jan pou mete you fren nan bagay sa yo. You moun ki ap vann fil kouran nan lari-a dwe kapab montre kotel jwenn li. Si paka montre sa li an kontravansyon ak la lwa. Moun kap vann boulon dwe pwouve kotel jwenn boulon yo. Sinon la lwa dwe anafè avek.
Magazen kap vann pano solè dwe montre kotel jwenn yo. You moun kap enstale pano solè lakay li dwe gen you kontwol sou kote pano solè saa soti pouka dekouraje moun ka vòlò bagay sa yo .
Swa Lapolis, oubyen meri yo, yo bezwen gen you seri de polisye ki tap nan you depatman ki ta reprezante you « Brigade des mœurs » ki pou tap jere enfraksyon sa yo paske se vil yo ki subi anpil dega ak ti vol sa yo .
Bagay leta se pa bagay ki pa gen mèt m’en se bagay ke leta mete a la dispozisyon de tout moun.
Mwen sonje ke kek tan apre linogirasyon wout Jacmel la tout ti panno ki te konn klere selman lé you limyè machin te pase pre yo, tout te disparèt. Jiska prezan mwen poko janm konnen kisa moun ki te vòlè yo a kisa te fè ak yo .
Pou depite ak senatè onorab kap domi nan mitan seyans yo paske yo pa gen anyen pou yo fè, men you poul mwen ba nou sou you pwojè lwa ki ka koumanse mete bagay yo nan plas yo .
Nou nan nivo zewo bare nan anpil bagay. Men nou ka desann pi ba toujou. An nou kenbe sa nou genyen yo pou nou ka remonte. Majistra delma koumanse ap reflechi sou listwa machann ki pran lari a.
Majistra okay la aktif anpil nan chanje figi vil la An nou tout nou sipote efò fonksyonè sa yo ki vle fè bagay yo mache you lot jan pou ti bouton an pa tounen you gwo maling.
Dr Jonas Jolivert

samedi 6 août 2016

Les citoyens haïtiens en provenance du Brésil accentuent la crise des immigrants en Colombie

L’office des Migrations de Colombie a déclaré que, depuis le début de l'année Les Haïtiens ont commencé un exode du Brésil un impact en Colombie.
L'arrivée des Haïtiens en Colombie du Brésil accentue la problématique des immigrés clandestins que confronte le pays ce moment le pays, en particulier avec la présence de près de 1.300 Cubains qui sont parqués dans une cave dans la municipalité de Turbo, a déclaré à l'agence EFE une source officielle.
Le directeur régional du bureau régional de l'Ouest de l'office de Migration de Colombie, Darío Fernando Daza, a déclaré que depuis le début de l'année les Haïtiens ont commencé un exode du Brésil "qui a provoqué un vrai impact" en Colombie qui représente l'un des couloirs qu'ils doivent emprunter pour atteindre les États-Unis. "Après le tremblement de terre en Haïti en 2010, environ 45.000 personnes ont été accueillis au Brésil où ils avaient des incitations pour accéder à l'emploi et rester dans ce pays. La période de l'assistance arrive à sa fin au début de cette année et depuis ils ne cessent d'être des victimes des trafiquant de personnes" a expliqué Daza.
Une autre raison pour laquelle la Colombie a vu augmenter les flux migratoires, alimentés particulièrement par les cubains, sont les élections présidentielles américaines, qui se tiendront le 8 Novembre prochain.
"Ces citoyens avaient la prétention d'atteindre les USA avant qu'une nouvelle élection présidentielle ne puisse changer les conditions d'entrée ", a-t-il dit. En se référant aux immigrants illégaux les autorités colombiennes font une distinction entre ceux qu'elles considèrent comme des victimes et ceux qui sont des immigrants volontaires.
"Les migrants irréguliers que nous accueillons peuvent se retrouver dans des conditions des victimes lorsque nous arrivons à conclure qu'ils ont été victimes de la traite de personne (...) Mais il y a aussi une migration volontaire, qui peut être exercée par tout citoyen du monde dans le but de passer d'un pays à l'autre ", a-t-il ajouté.
Au cours des deux derniers jours l'office de Migration de la Colombie a logé 169 victimes de la traite des êtres humains dans le département de Valle del Cauca (sud-ouest).
L'institution a également expulsé 360 immigrés clandestins sans papiers, la plupart d'entre eux de nationalité haïtienne, qui ont été découverts par les autorités dans sept départements du pays.
Ce groupe était aussi constitué 13 Cubains et trois Indiens ont été découverts par les autorités dans un hôtel de Turbo, le principal port de la région des Caraïbes d'Urabá, en bordure du Panama.
Cependant, ces étrangers ne font pas partie des 1.300 immigrants cubains sont entassés dans une cave de ce port depuis plus de deux mois.
La situation devient plus tendue jour après l'annonce Turbo gouvernement colombien que, à cause de la fermeture de la frontière avec le Panama pour les sans-papiers, les cubains seront expulsés vers leur pays ou vers l'Equateur, par où ils sont rentrés en Colombie.
Source:http://www.wradio.com.co/noticias/actualidad/haitianos-procedentes-de-brasil-acentuan-crisis-de-inmigrantes-en-colombia/20160806/nota/3209222.aspx
Traduction: Dr Jonas Jolivert

vendredi 5 août 2016

REPONSABLITE PAM, RESPONSABLITE PAW, RESPONSABILITE NOU TOUT…ECHEK PAM, ECHEK PAW, ECHEK NOU TOUT

Si ayisyen vòlò boulon ki kenbe gwo pon kote pou moun ak machin pase.
Si ayisyen vóló ti panno fosforesan ke yo te mete sou de bó wout de lamitye ke blan franse te fè Peyi-a a kado. Wout ki pèmet moun ale Jakmel
Si ayisyen te konn al vóló woch nan palè sansousi e nan tirès palè 365 pót se pa pano solè ak batri yo pap vóló.
Si Henri Christophe pat bati citadelle, si François Duvalier pat bati ayewopor patap rete tras ke moun rele sivilizasyon lakay pa nou.
Nan listwa kreyasyon you sosyete , nan listwa kreyasyon you pwojè nasyon 212 lane se pa anyen.
Konbyen ane sivilizasyon peyi ewop yo te pran pou yo rive nan pwen kote yo rive jodi-an ? Malgré sa gade tout tray yo pase ou kontinan saa!
Konbyen tan konstrikyon sosyete peyi blan meriken te pran ? Gade jiska prezan pwoblem entegrasyon ak lot ankor Poko janm regle.
You pwojè fè you peyi kote ansyen zesklav te ka leve tèt yo e di ke yo se moun menm jan ak tout moun alos ke zot te di ke se zanmimo nou ye, se pa you ti kal pwoje.
Nou te manke résous ak jaret pou nou te kenbe devan tout lot nasyon ki te la deja yo e ki te semante set fwa swasantdisèt fwa sèt fwa di neg paka lot bagay ke esklav.
Yo fè tout sa yo kapab pou nou te ka echwe.
E nou echwe vre.
Te gen dezoutwa neg ki te fè rèv sa yo rele AYITI a ; yo fè konplo sou do yo. Lenmi andedan ak Lenmi andeyò mare sosis yo ansanm pou you toupizi pwoje saa.
Yo te vle demontre ke ti neg paka fè anyen serye. Ti neg paka fè you kokenn chenn reyalizasyon konsa.
Degren chef ki te pote rev saa sou do yo se te Toussaint Louverture ak Jean Jacques Dessalines. Neg sa yo te wè you limyè ke yo menm sel te wè. Yo te kwè nan you bagay ke pèsonn lot pat kwè.
Nan jounen ki te 17 oktob 1806, you ti kras plis ke 2 rekòt kafe selman apre yo te kreye peyi saa key o rele Ayiti a, fòs fènwa te ranpòte laviktwa sou ti limyè ki te fenk ap eseye klere.
Depi jou saa nou nan fènwa.
Anyen pa fèt kom sa dwa pou reyalize rev saa. Pèsonn pa sou bò rèv saa ankò. Ayiti vinn tounen you savann kote tout moun ap viv you sitiyasyon chen manje chen. Tout moun ap jwe you jwèt lanmó kote tout koukouy klere pou degrenn je pa yo ak je fanmi yo.
Tout ayisyen lage tankou bèt sovaj ap defann teritwa pa yo.
Pèson pa pran angajman pou eksplike ki règ ki dwe aplike pou fè you sosyete mache. Pèson pa pran responsablite pou montre sou ki fos you peyi kanpe. Jodia nou rive nan leta ke nap viv laa.
You espas kote you paket tinèg ap viv pi mal ke zannimo.
Generasyon pa nou an pa responsab tout sa nap gade jounen jodian. Menm jan ke jenerasyon ki te vini anvan nou yo pa responsab sa ke yo te jwenn nan.
Men nou tout responsab, tout jenerasyon responsab paske yo kite tout bann ak pakèt gwo okazyon pase pou yo korije sa ki te fèt kwochi, sa ki te fèt miwo miba sa ki te fèt ak fos kote.
Nou tout kontinye ap repwodi menm vye aksyon, menm vye konpotman ki bay menm vye rezilta.
Echek PWOJÈ AYITI se echèk tout ayisyen tout kote, se echèk ayisyen tout jenerasyon.
Maladi a nan you stad avanse anpil sou malad la, men ti souf li ap bat toujou. Tout bagay poko pèdi nèt. Li ka chape toujou. Nou nan lane 2016. La syans ak lamedsin mete tèt yo ansanm pou di nou kijan pou nou edel sove.
Fok you doktè ka di de ki maladi li soufri. Fok tout espesyalis mete yo ansanm pou bay bon laswenyay.
Pou you sosyete byen mache, pou you peyi avanse fok chak grenn sitwayen konnen ke li enpotan. Fok li santi ke li ladann tou.
Fók li dakò e konprann ke li ladann e ke li dwe respekte règ jwet la.
Li gen poul fè devwal pandan ke lap ekzèse dwa pal.
Men fomil majik la.
San fós kote, dwa ak devwa dwe mare sosis yo ansanm.
Siw lage you timoun sou you bisiklèt sanl poko aprann monte, li gen poul tonbe e toutan ke li poko aprann monte bisiklèt la li ka fè tèt li ditó, li ka komèt ti dega e li pap janm ale lwen.
Lèl resi fin konn monte bisiklèt la byen, li ka kouri anpil kilomèt sans kè sote. Li ka fè lakilbit. Men sa pap vle di ke li ka monte sou volan you machin poul kondwil tou. Fok li aprann kondwi machinn lan menm jan li te aprann monte bisiklèt la. Sinon lap fè pi gwo dega.
Nou ka di menm bagay la pou you kamyon, pou you tren, you avyon ak you bato kom you avyon oubyen you fize, you peyi.
Paka gen enpwovizasyon nan jere you peyi. You peyi se pa you ti jwèt kote ou ka pèdi epi ou bay boudaw de tap ou ale fè wout ou. Chak move zak ke ou poze nan you peyi se you pakèt reta ou bay peyi-a ak sosyete a.
Toutan ke nou paka chita e reflechi ansanm e korekteman, jenerasyon gen pou vini jenerasyon gen pou ale, men listwa gen pou rekonèt nou tout tankou you seri de moun ki te gen chans pou yo patisipe nan konstrikyon you gwo zèv men nou te kite chans saa pase. Nou pat gen ase entelijans pou nou te fè zèv saa.
Memwa listwa pap janm padone nou pou sa !
Doc Jopi
06/08/2016

jeudi 4 août 2016

JOCELERME PRIVERT ET JEAN BERTRAND ARISTIDE

Haïti se rappellera pendant longtemps ce 14 février 2016.
Cette date ne sera plus uniquement cette journée dédiée à l’amour et aux amoureux. Elle restera dans les anales la date des élections indirectes pour combler une vacance présidentielle de fin de mandat. Une situation inédite donc sans provision dans les pages de la Constitution. Le récit serait trop long pour expliquer comment on a pu aboutir à une pareille situation.
Ceux qui suivent avec assiduité l’actualité haïtienne se passeront de cette introduction. Pour ceux qui se trouvent entrain de lire ce texte sans avoir été intéressé par Haïti, je ferai un résumé le plus succinct possible. Ce qui est déjà assez compliqué dans le cas d’Haïti car chaque fois qu’il est nécessaire de remonter à la genèse d’un problème il semble qu’il faut aller à la genèse de cette nation en faillite.
En fait le président dont le mandat a pris fin le 7 Février dernier avec une exigence de passer la main à un autre président élu démocratiquement à l’issue des élections présidentielles libres, crédibles , inclusives et transparentes dont il avait la responsabilité. Mais avant les joutes présidentielles, d’autres échéances électorales prévues pendant le quinquennat ont été carrément oubliées. Michel Martelly n’en n’a organisé aucune.
Avec un parlement caduc il a pris son pied à gouverner par décret. Il comptait sur les élections présidentielles et législatives de cette année, avec la bénédiction/indifférence de la communauté internationale pour choisir son successeur à qui il passerait la bande présidentielle.
Ce qu’il n’avait pas prévu arriva. Malgré une insistance téméraire et menaçante de la communauté internationale, l’opposition rendit impossible la poursuite et la conclusion du processus électoral.
Les forces démocratiques venaient de gifler de plein fouet l’ensemble de la communauté internationale pour qui stabilité rime avec passation de pouvoir entre un président élu à un autre. Peu importe dans quelles conditions. Les standards sont tellement rabaissés en Haïti que ce qui est inacceptable ailleurs est célébré en Haïti avec Caviar et Champagne !
Toujours est-il que le 7 Février arriva sans président élu. Et il fallait bien trouver une solution car la gestion d’un pays est constante et permanente. Le quinquennat de Martelly s’est écoulé sans que son administration n’ait pensé à aucune institution.
On sait bien qu’en théorie le pouvoir exécutif s’exerce par une structure triangulaire composée du pouvoir exécutif personnifié dans le binôme présidé de la République /Premier Ministre, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire.
Au sept février 2016, aucun de ces trois pouvoirs jouissait d’un fonctionnement normal capable de lui accréditer une légitimité pour prendre le contrôle de la nation.
En fait Monsieur Evans Paul premier ministre est considéré comme un premier ministre de facto car il a été nommé comme premier ministre d’un faux consensus ou de connivence pour une énième sortie de crise.
Le pouvoir législatif venait à peine de se reconstituer dans une ultime démarche du gouvernement pour valider les résultats des élections contestées alimentant la grogne d’une grande partie de la population.
Le pouvoir judiciaire est lui aussi bancal et peu fonctionnel car Martelly n’avait pas procédé à des nominations surtout au niveau de la Cour de cassation. Quand il a fallu trouver une solution de sortie de crise, le parlement récemment intronisé devint l’institution regroupant plusieurs identités et sensibilités politiques, se vit attribuer une étiquette de représentativité.
Le Parlement ne demandait pas mieux car certains élus sont contestés et pensent se mettre à l’abri ou en position pour négocier, avec cette prise de pouvoir. A partir de ce moment, comme l’avait fait les Forces Armées d’Haïti au départ de Jean-Claude Duvalier, cette prise de pouvoir s’est assimilée à un coup d’état dans la mesure où on peut considérer qu’il s’est accaparé du pouvoir de façon absolue et exclusive, sans tenir compte des forces politiques ni de la population qui ont fait échec au plan de Martelly et poussé à l’annulation du processus électoral.
Dans des circonstances particulières Monsieur Jocelerme Privert président du sénat haïtien se porta candidat au poste de Président Provisoire et se fit élire le 14 Février 2016. Cet ancien fonctionnaire de l’administration lavalas de Jean Bertrand Aristide qui, à la chute de ce dernier fit de la prison, scelle avec cette élection non seulement une victoire personnelle et individuelle mais aussi marque le retour de Lavalas au palais national onze ans plus tard.
Comme preuve infaillible circule une jolie photo de famille avec l’ex première dame de la République Madame Mildred Trouillot Aristide et Madame Maryse Narcisse candidate du parti aux élections inachevées.
Ce retour de Lavalas claironne à raison par divers secteurs et acteurs de la vie politique haïtienne a permis des scénarios des plus improbables dont une action de l’actuel Président qui viserait un retour de Jean Bertrand Aristide au pouvoir avec: - Le renvoi du parlement Création d’un CEP lavalaso-compatible
- Des élections parlementaires qu’emporterait avec une majorité absolue la mouvance Lavalas
- Modification de la Constitution
- Nouvelles élections avec Aristide comme candidat
Prise de but en blanc, on serait tenté de qualifier cette réflexion d’utopie caractérisée.
Cependant j’ai l’habitude de dire qu’en Haïti et l’imaginable comme l’inimaginable peuvent devenir réels. Tout dépend en effet de celui qui imagine ou cesserait d’imaginer !Il est vrai que l’aboutissement d’un tel projet relève d’une prouesse d’une envergure telle qu’elle ferait intervenir des actions et des comportements aujourd’hui difficilement acceptables.
Ma réflexion sur ce scénario se porte sur les deux protagonistes : JOCELERME PRIVERT ET JEAN BERTRAND ARISTIDE… (A SUIVRE)
Dr Jonas Jolivert

L’ILLUSIONISME DÉMOCRATIQUE EN DEDANS ET EN DEHORS DU LAND OF FREE

La démocratie se définit en fonction des systèmes et des individus. C’est justement mon approche personnelle de ce concept puisque j’ai fait le choix délibéré se ne pas recourir aux définitions classiques des dictionnaires et des encyclopédies.
Je refuse aussi de faire usage d’une citation quelconque prêtée à ce sujet de peur de ne pas la plaquer sans tenir compte du contexte de sa genèse.
Partant de ce principe on peut admettre que les systèmes démocratiques présentent des variantes dont il faut tenir compte si on se jugeait apte à les jauger ou les qualifier.
J’ai toujours en tête cet épisode de l’histoire cachée d’Haïti révélée sournoisement dans la collection du bicentenaire de notre indépendance par le professeur Jean Julien en rapport avec l’élection de François Duvalier.
D'après le chercheur, François Duvalier aurait appelé aux comices pour renouveler le parlement haïtien. Chaque bulletin de vote portait en bas de page en guise de signature un « François Duvalier Président de la République ». Après le vote, lors de la diffusion des résultats de ces élections législatives, le pays a été surpris par la proclamation de François Duvalier plébiscité comme président de la République avec cent pour cent des votes. A un journaliste français qui lui posa quelques temps après des questions sur cette façon erronée de se faire élire il eut à dire qu’il a été élu démocratiquement à l’haïtienne et qu’il ne fallait pas confondre cette démocratie avec la version occidentale.
Considérée de façon simple et sommaire la démocratie s’oppose à la dictature.
A un moment de la durée, alors que le communisme s’opposait au capitalisme, les américains assuraient la promotion de la démocratie comme le système capable de garantir les libertés. Et cette rhétorique se répandit en Amérique avec la prolifération de dictatures militaires chapeautées et choyées par les américains au nom de cette liberté. La formule paraissait simple : Passer par les dictatures (militaires) pour accéder à la démocratie ensuite. Nous vivions donc l’époque des coups d’état financés ou supportés ou acceptés si et seulement si la menace communiste pouvait être suggérée.
La configuration politique du monde suivait ce même courant avec l’émergence des blocs des pour des contre et des non-alignés.
Avec l’effondrement du bloc soviétique et de la chute du mur de Berlin comme étendard de victoire de la guerre froide ressentie comme celle du « Good over Evil », l’installation progressive de régimes civils en Amérique, la démocratie à l’américaine avait vaincu. Elle pouvait maintenant s’exporter vers l'Afrique ou vers l’orient où les européens font figures de petits bras.
Tout allait bien .Tout va bien. On est la seule grande et première puissance du monde.
Peu de gens s’accordent le temps de regarder ce qui se passe au sein même de la société américaine qui célèbre de grands noms et de grandes avancées. On ne se demande pas pourquoi quelqu’un qui naît Cassius Clay pense à se convertir et se faire appeler Mohamed Ali. Pourquoi on se convertit à l’islam pour retrouver une certaine identité et se retrouver ; pourquoi au lieu de John ou Johnson on se fait appeler Tupac Shakur …
Il a fallu les secousses du 11 septembre pour un semblant de réveil mais là encore l’Amérique est partie en guerre contre ses ennemis de l’extérieur en négligeant ses vieux démons, ses pires ennemis qui sont et qui ont toujours été de l’intérieur.
Leurs nouvelles croisades se sont soldées par l’élimination physique de ces individus étiquetés comme symboles du mal à l’américaine alors qu’ils demeurent aveuglés par leurs incapacités de reconnaître en cette pieuvre multi-céphale à tentacules profondes et nombreuses se reproduisant sous leurs nez.
La réalité de cette société malade mise à une à travers de multiples manifestations est encore faussement interprétée poussée par la volonté immuable du stablishment qui œuvre et qui ne jure que pour perpétuer le statut quo. Quand il laisse transparaître un essai ressemblant à un « jeter du leste », ça correspond plutôt à faire pousser un ou deux arbres ayant la vertu et la mission de plutôt cacher la forêt.
Mais les griffes du système restent aussi acérées prêtes à reprendre le peu de privilège concédé.
Ainsi les batailles restent toujours d’actualité malgré les victoires sournoises et souvent surévaluées.
D’où la nécessité d’un « black lives matter » après Black Power, Malcom X, Martin Luther King et Rosa Parks. Ou la justification d’un « Blue lives matter » malgré un Obama.
Pendant ce temps sur le plan politique il y a de quoi perdre son latin. La plus grande nation du monde avec son bipartisme a récemment aligné des présidents de légende surtout issus dans le camp conservateur avec en tête de liste et le recul, Ronald Reagan ce piètre acteur devenu grand Président et un Bush fils se passant de présentation.
De mon poste d’observateur désintéressé, je ne voudrais pas me lancer dans une évaluation des présidences démocrates ou républicaines. Toujours est-il que les pays développés sont assimilables à un train en marche dans lequel un conducteur monte à bord pour rassurer les gens qui auraient peur de savoir que le contrôle est assuré par un système de pilotage automatique et que le chef d’état fait plutôt office de figurant.
Je ne suis pas sûr qu’un américain puisse établir les différences perçues dans sa vie pendant l’administration Obama et pendant celle de Bush fils.
Le pilotage systématique est représenté par ce stablishment dont l’état d’âme est assujetti à des intérêts très puissants.
A force de ne pas voir en intramuros, l’Amérique est entrain d’offrir au monde un spectacle hideux, et affolant pour certain dans ces élections mettant face à face deux candidats impopulaires issus de deux partis politiques qui ne répondent plus à la réalité du pays.
Le parti Républicain, une institution détentrice d’une certaine vision des USA, s’est fait démembré par un individu digne des shows de téléréalité dont le seul mérité est d’être considéré comme quelqu’un d’important là où l’importance se calcule en millions de dollars.
Les choses ne sont pas plus nettes dans l’autre camp qui a ouvert son show avec l’étalage de pratiques douteuses ayant porté préjudice à un candidat qui semblait vouloir se dresser contre le stablishment et le statu quo. Résultat des courses le choix se porte sur Clinton tandis que la fraction représentée par l’autre candidat à l’investiture du parti refuse de reverser les votes dans l’escarcelle de la fille cooptée par le système.
En fin de compte, les américains ont eu droit à deux semaines de shows grandioses du style NBA All-Star Game ou Super Ball pendant lesquels les deux camps se sont arrangés les uns par le franc parler conservateur les autres par la bonhommie caractéristique des beau parleurs pour laisser comme tache à l’opinion publique de déterminer lequel des deux candidats serait le moins pire.
Ce que je n’ai su que ce matin c’est qu’il existe un troisième candidat sérieux marginalisé comme une fatalité par la polarisation abusive de l’activité politique à qui un sondage aurait attribué 12% des intentions de vote. Devant tout ça, au moment où le monde devient de moins en moins sécurisé avec la montée en puissance d’inadaptés et de non intégrés qui ont perdu même l’instinct de conservation, quand on considère que l’un des deux sera à la tête de la plus grande puissance de la terre, il est logique de perdre son optimisme et de se dire que la démocratie à l’américaine longtemps présentée comme l’objectif à atteindre s’est transformée en illusionnisme démocratique.
Et que le très haut ait pitié des terriens !
Jonas Jolivert 04/08/2016

Haitian-American Romantic Comedy FOREVER YOURS Screens Tonight in Newark

Haitian-American director Patrick Ulysse / UNIMIX Films 2015 feature release "Forever Yours" will be honored and screened at two separate events in Newark, New Jersey tonight, August 3, 2016.
The romantic comedy will first receive the "Honorable Mention - Long Form Narrative" Paul Robeson Award from the recent Newark Black Film Festival (NBFF) at a presentation at the Newark Museum (49 Washington Street ) at 4:30pm. A screening of the 105-minute film - along with the other NBFF Robeson award winners - will then take place at 7:30pm at CityPlex 12, (360 Springfield Ave.) in Newark.
Both events are free to the public but pre-registration is required for the reception. To register, call 973.596.6544, or email at rsvp@newarkmuseum.org.
http://www.broadwayworld.com/bwwtv/article/Haitian-American-Romantic-Comedy-FOREVER-YOURS-Screens-Tonight-in-Newark-20160803

Ex Haiti leader won’t cooperate with Dominican Republic ‘Felix-gate’ probe

Santo Domingo.- Former Haiti president Michel Martelly has rejected a request by Haiti Senate president Ronald Larèche to provide information "deemed useful" to the ongoing investigation over the use of Petrocaribe funds and from other foreign sources, including Dominican senator Felix Bautista.
In a missive from aides, Martelly strong rejects the request and protests alleged "insinuations" in the letter sent July 28, on funds received of any amount, from entities or persons at some point. "We must remember that the rules dictated by the Constitution don’t give the President any allocation in the management of State funds."
"He denies that attempt at accusations against Martelly personality and reputation and reserves his rights," the missive says, and adds that the Senate probe "needs to be placed above partisan motivations."
The investigation also includes reported deposits of millions of dollars by Bautista for Martelly’s bid for the presidency, who once elected, secured lucrative public works contracts for the lawmaker’s companies.
http://www.dominicantoday.com/dr/local/2016/8/3/60195/Ex-Haiti-leader-wont-cooperate-with-Dominican-Republic-Felix-gate-probe