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vendredi 2 juillet 2010

4 morts en Haïti après la défaite du Brésil face aux Pays Bas

Au moins 4 personnes on trouvé la mort en Haïti, après la défaite de l'équipe brésilienne en quart de finale (2-1) face aux Pays-Bas, ce vendredi 2 juillet.
Une première personne est décédée des suites d'une crise cardiaque. L'incident s'est passé à Pétion –Ville ‘ un quartier de la capitale haïtienne.
Une deuxième personne s'est suicidée dans le quartier du Belair. Il s'agit d'un jeune fan du Brésil qui s'est jeté sous les roues d'une voiture.
Scénario identique à Nérette, non loin de Pétion–Ville.
Alors que dans le département des Nippes plus précisément dans la commune de Petite Riviere, un individu qui se présentait comme un fan de la Seleçao aurait poignardé un jeune garçon après une dispute.
Selon les autorités policières haïtiennes plusieurs personnes ont été blessées lors des échauffourées opposant des fans du Brésil à ceux de l'équipe d'Argentine de Football qui ont suivis l'élimination du Brésil.
Notons que bien avant cette défaite de nombreux citoyens avaient élevé la voix pour dénoncer, les agissements des fans du Brésil qui à chaque victoire de leur équipe bloquent plusieurs artères de la capitale, ce qui provoque des embouteillages, dans Port –au- Prince
EJ/Radio Métropole Haïti

Plusieurs secteurs apportent leur appui aux conseillers électoraux

Plusieurs entités ayant désigné des représentants au Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont renouvelé leur confiance aux membres du CEP. La Fédération Protestante et le secteur syndical estiment que leurs représentants sont dignes de confiance et peuvent organiser des élections honnêtes et crédibles. Le secrétaire général de la Fédération Protestante d'Haïti , Pasteur Sylvain Exantus, affirme que son collègue Pasteur Leonel Raphaël est entrain d'accomplir convenablement sa tache au sein de l'organisme électoral. Il soutient que M. Raphaël a fait montre de sa compétence et utilise son énergie pour favoriser le bon déroulement du processus électoral. Le pasteur Exantus croit que les secteurs ayant désigné des représentants devraient renouveler ou non leur confiance à leurs représentants.
Il révèle que plusieurs secteurs auraient déjà renouvelé leur confiance à des membres du CEP.
Le secteur syndical figure parmi les organisations qui veulent maintenir leurs représentants au CEP. L'un des dirigeants de la CTH, Paul Loulou Chery, renouvelle sa confiance au conseiller électoral Jacques Belzinc.
Faisant remarquer que ce conseiller n'est accusé d'aucune exaction, M. Chery affirme que M. Belzinc représente ce secteur valablement Le syndicaliste dit ne pas comprendre l'acharnement de certains dirigeants de partis politiques qui réclament le départ d'un CEP qui à ce jour n'a pas organisé aucune élection.
Cet avis est partagé par le chef national du culte vodou, Max Beauvoir, qui avait la semaine dernière renouvelé sa confiance à l'actuel CEP. Selon M. Beauvoir aucune raison ne peut justifier le renvoi de l'actuel CEP.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17934

Préval veut redynamiser la coopération avec les pays de l'Amérique Latine

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a débuté hier jeudi une visite officielle de 72 heures à Cuba. Au cours de son séjour le président haïtien aura des séances de travail avec les membres du gouvernement cubain sur le renouvellement de l'accord de coopération dans le secteur de la santé. L'accord prévoit l'octroi de bourses d'études en médecine pour plusieurs milliers de jeunes haïtiens et la présence de missions sanitaires dans le pays. Ces dernières années des centres ophtalmologiques ont été implantés aux Gonaïves et a Port-au-Prince par la coopération cubaine.
Le président Préval inscrit cette visite dans le cadre des efforts visant à redynamiser la coopération avec les pays de la région.
En début de semaine le chef de l'Etat haïtien avait effectué une brève visite à Santo Domingo. En cette occasion il avait pu planifier avec son homologue dominicain l'agenda de la reprise des activités de la commission mixte bilatérale.
Au début de la semaine prochaine le chef de l'Etat effectuera de brèves visites à la Jamaïque et au Venezuela. Ces séjours à l'extérieur sont prévus au cours des 8 premiers jours de juillet. Tout en admettant que la reconstruction d'Haïti est prioritaire le président Préval considère comme indispensable une redynamisation de la coopération avec les pays de la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17933

L'opposition prête à en découdre avec le chef de l'Etat

Les dirigeants des partis politiques expriment leur opposition à la décision du chef de l'Etat de lancer le processus électoral avec le CEP de Gaillot Dorsainvil. Les dirigeants du GREH, Himmler Rébu, de Respect, Charles Henry Baker et de Union, Chavannes Jeunes souhaitent un consensus entre les partis de l'opposition afin de provoquer le départ des conseillers électoraux. Charles Henry Baker veut adopter une disposition pour participer au scrutin même avec ce CEP considéré comme non crédible. Il soutient qu'un boycott des élections permettra au président Préval de gagner tous les sièges au Parlement. Il entend poursuivre la structuration de son parti et prévient que les acteurs politiques devront faire montre de vigilance.
Tout en étant vigilant, le chef de file de l'Union, Chavannes Jeune, n'a pas encore pris une décision en ce qui a trait à sa participation aux joutes. Il dénonce " l'arrogance " du chef de l'Etat qui ferme la porte au dialogue avec les partis politiques. Qualifiant la prorogation du mandat du CEP de provocation pasteur Jeunes réitère sa détermination à lutter pour forcer le départ du CEP.
Le chef de file de l'Union, ancien allié du chef de l'Etat s'est désolidarisé du gouvernement depuis l'intégration irrégulière de l'UNCRH au sein de la plateforme Inité. Union avait été exclu du dernier processus électoral.
De son coté le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu, soutient que le président Préval s'est " engagé dans la voie de la bêtise". Critiquant vertement les dernières actions du président Préval, M. Rébu soutient que les actions sont guidées par la volonté de conserver le pouvoir. Le chef de file du Greh refuse de faire des commentaires sur la participation de son parti aux prochaines joutes.
Réagissant au discours du président Préval, l'ex colonel Rebu a soutenu que les faits prouvent la partialité du CEP. Il rappelé que la méfiance envers le CEP a débuté après le tirage au sort truqué pour les numéros des partis politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17932

Le président Préval dit non au sénateur Lugar

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a rejeté hier les propositions du sénateur américain Richard Lugar relatives au processus électoral. Le sénateur Lugar, membre influent de la puissante commission affaires étrangères du sénat américain, avait souhaité l'implication de la communauté internationale dans la modification de l'organisme électoral et l'intégration de Fanmi Lavalas dans la course électorale.
Le président Préval a déclaré que ces propositions sont irrecevables parce que contraires aux lois haïtiennes. Il a soutenu qu'il ne pouvait former le Conseil Electoral Provisoire (CEP) en consultation avec les partenaires internationaux. Seuls les acteurs haïtiens peuvent être impliqués dans la formation du CEP, a martelé M. Préval.
Le chef de l'Etat a également expliqué que l'organisme électoral ne peut enregistrer les différentes factions de Fanmi Lavalas. Faisant valoir qu'il s'agit d'un problème technique et non d'une exclusion, le président Préval a indiqué que plusieurs candidats d'un même parti ne peuvent briguer un siège. Il souligne que les fractions peuvent constituer de nouveaux partis ce qui leur permettra de respecter la loi.
Lors du dernier processus électoral, les deux branches de Fanmi Lavalas avaient été écartées de la course. La branche de Maryse Narcisse avait revendiqué l'appui de Jean Bertrand Aristide mais n'avait pas pu fournir à temps les documents exigés. Les candidats des deux factions de Fanmi Lavalas s'étaient inscrits sous la bannière d'autres regroupements politiques dont Ansanm Nou Fò, Véyé Yo et Organisation pour l'Avenir (Ola).
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17931

Un million d'haïtiens vivent actuellement en République Dominicaine.

Le directeur de l'immigration Dominicaine, Sigfrido Pared Pérez a annoncé mercredi lors d'une interview télévisée, que le nombre d'Haïtien présent en République Dominicaine avait augmenté de 15 % depuis le séisme du 12 janvier. Selon monsieur Perez, la population Haïtienne immigrée en République Dominicaine se chiffrerait actuellement à 1 millions de personne.
Une déclaration qui contredit les propos de l'ambassadeur Dominicain, en poste à Port au Prince, Ruben Silie Valdez, qui affirmait hier sur les ondes de Radio métropole, que l'ouverture de la frontière entre les deux états suite au séisme n'avait pas entrainé de migration massive.
Monsieur Pared a indiqué que pour faire face à cette situation, les services de l'immigration et l'armée Dominicaine avait du renvoyer en Haïti de nombreux immigrants illégaux.
Il a par ailleurs précisé que ces rapatriements ne concernaient pas les personnes d'origine Haïtiennes déjà établies en République Dominicaine, mais simplement des irréguliers.
Sigfrido Pared Pérez a estimé que cette politique de rapatriement a permis d'éviter que la migration des Haïtien vers la République soit plus importante. Il a enfin précisé qu'Haïti sortant peu à peu de la situation de l'urgence, cet afflux illégal ne se justifiait plus.
Rappelons que le 10 juin dernier, le représentant du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) en Haïti, Igor Bosc avait estimé qu'environ 70 000 personnes avaient quitté le pays suite au séisme du 12 janvier.
EJ/AL/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17930

René Préval renouvelle son soutien au CEP de Gaillot Dorsainvil

Les élections présidentielles et législatives auront lieu le 28 novembre prochain dans le pays. C'est ce qu'a annoncé ce mercredi, le Chef de l'État haïtien René Préval qui a récemment publié trois arrêtés présidentiels. En effet lors d'une rencontre avec la presse, ce mercredi au Palais National, le président Préval qui était accompagné du directeur général du CEP, a fait le point sur l'ensemble des questions relatives au dossier du Conseil Electoral Provisoire.
Selon René Préval les critiques formulées par des membres de l'opposition contre l'actuel CEP ne sont pas fondées.
« Ils ont des représentants au sein du CEP, et ces mêmes partis politiques exigent le renvoi de ce même CEP », a déclaré le président de la République, qui a fait remarquer que presque tous les secteurs qui ont des représentants au sein de l'organisme électoral ont renouvelé leur confiance à ses conseillers électoraux.
Monsieur Préval a rejeté d'un revers de main les propositions de la société civile et des partis politiques exigeant le renvoi du CEP de Gaillot Dorsainvil et la mise en place d'un nouveau CEP de consensus.
« Les partis politiques qui réclament le départ de l'institution électorale, sont ceux qui avaient accepté d'aller aux élections avant le 12 janvier avec ce même CEP, alors qu'est ce qui a changé leur position, peut être le tremblement de terre » s'interroge le président d'un ton ironique.
Interrogé sur la crédibilité ou pas des prochaines élections, le président a précisé qu'il n'a pas l'habitude d'organiser des élections et donc, qu'il ne peut pas se prononcer sur l'organisation d'élections.
« J'ai l'habitude de gagner des élections mais pas d'en organiser », a conclu le président
Préval. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17929

L'ONU salue la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ces comices

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a salué la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ces comices et fixant pour le 28 novembre les prochaines élections. En effet, dans un communiqué rendu public, ce mercredi à New York , par son porte-parole le numéro un de l'organisation mondiale , Ban Ki-moon appelle le gouvernement haïtien, le Conseil électoral provisoire et tous les partis politiques à s'assurer que les scrutins à venir seront transparents et crédibles, et qu'ils serviront à renforcer les institutions démocratiques du pays, au moment où celui-ci se bat pour se remettre de la pire catastrophe naturelle de son histoire.
Le Secrétaire général réitère également l'engagement de l'ONU à soutenir les autorités haïtiennes dans la préparation et la conduite de ces élections.
Il souligné que « la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont déjà commencé à mettre en place les moyens nécessaires à une assistance technique, logistique et sécuritaire. ».
Monsieur, Ban encourage enfin les Etats Membres de l'ONU, en particulier ceux qui vont financer les élections, à s'assurer que les ressources financières nécessaires pour les opérations électorales et le bon déroulement des scrutins seront disponibles aussi vite que possible.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17928

Enel Désir est dans l'attente d'une décision de justice

Le conseiller électoral Enel Désir est sur la sellette. L'unité de lutte contre la Corruption (ULCC) dans son rapport a démontré la culpabilité du conseiller électoral, auteur d'une faute administrative grave. Le rapport de l'ULCC, qui n'a pas été rendu publique, a été transmis au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince chargé de lancer la procédure judiciaire.
Intervenant sur le dossier le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a soutenu qu'il s'agit d'une affaire pénale laquelle requiert la décision d'un juge. Faisant remarquer qu'il ne peut se substituer à la justice pour renvoyer M. Désir, le président Préval explique qu'il ne s'agit pas d'une faute dans l'exercice de la fonction de conseiller électoral.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) de Gaillot Dorsainvil devra fonctionner avec les 8 membres qui avaient réclamé le limogeage de M. Désir. Sous le coup d'une procédure judiciaire, le représentant de l'église Catholique est donc écarté de l'organisme électoral.
Le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, souhaite que le chef de l'Etat consacre dans le meilleur délai la révocation de Enel Désir.
En cas de renvoi de ce conseiller la conférence épiscopale pourrait être appelée é designer un nouveau représentant au CEP Au début du mois, l'évêque des Cayes, Guyre Poulard, avait invité M. Désir a présenter sa démission afin de favoriser le renvoi du CEP.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17927

Les relations haitïano-dominicaines sont excellentes selon l'ambassadeur Ruben Silié Valdez

L'ambassadeur de la République Dominicaine à Port-au-Prince, Ruben Silié Valdez, assure qu'il y a eu ces derniers mois un réchauffement des relations haïtiano-dominicaines. Le diplomate dominicain analyse un a un les différents faits qui prouvent l'intensification de la coopération bilatérale qui se concrétisera par la réactivation de la commission mixte. M. Silié Valdez indique que les membres de cette commission mixte bilatérale devront proposer des solutions sur divers dossiers tels l'éducation, l'environnement, l'immigration, la coopération agricole et le commerce.
Admettant que la question migratoire est très importante le diplomate dominicain a révélé que les experts des deux pays ont lancé des séances de travail sur ce dossier.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1 " de radio Métropole, Ruben Silié Valdez a dit espérer que les différents ministères haïtiens mettront en place des bureaux spéciaux afin d'interagir avec leurs homologues dominicains. Il assure que plusieurs problèmes importants dont la gestion de l'eau ne peuvent être résolus efficacement par le gouvernement dominicain. Les deux Etats se partageant l'île doivent œuvrer conjointement, ajoute t-il.
Ruben Silié Valdez a également révélé que le président dominicain Leonel Fernandez a pris de nombreuses initiatives pour améliorer les conditions de vies des étudiants haïtiens en République Dominicaine. Deux bus ont été récemment mis à la disposition de nos compatriotes notamment.
Par ailleurs l'ambassadeur dominicain affirme que son pays sollicite un siège au sein de la Commission Intérimaire. Même si la république Dominicaine ne satisfait pas aux critères des 100 millions de dollars, le diplomate estime qu'on doit prendre en compte l'aide dominicaine dans les jours qui ont suivi la catastrophe.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17926

Haïti : Mitterrand veut aider à reconstruire la culture

En visite dans l'île dévastée, le ministre français a promis une aide pour des projets de réhabilitation du patrimoine.

Il s'attendait sans doute à tout, lui qui a tant voyagé. Mais la vision d'un Haïti détruit et pourtant encore vivant, a saisi Frédéric Mitterrand, en visite diplomatique à Port-au-Prince, dimanche et lundi. Six mois après le séisme, la situation est dantesque : entre les décombres, des millions de gens habitent toujours sous des tentes de fortune, exposées aux pluies tropicales et aux insectes. La rue grouille de petits vendeurs, d'enfants au visage grave et de jeunes errant sans aucun but. «Des esprits chagrins diront que ce n'est pas le moment de venir avec des promesses», s'est justifié le ministre de la Culture au milieu des ruines et dans la fournaise. Avant d'ajouter: «C'est en partie vrai. C'est en partie faux. La culture n'est peut-être pas un bien d'urgence, mais elle n'est pas un luxe, c'est l'âme d'un peuple.» Aucun dignitaire venu à sa rencontre ne l'a contredit, ni le ministre de la Culture haïtien, ni l'ambassadeur de France, ni même René Préval, président de la République haïtienne. «Nous, nous savons que si l'on n'offre que du pain et pas des livres, le peuple haïtien sera condamné à réclamer du pain pour l'éternité», a concédé Magali Comeau-Denis, ancienne ministre de la Culture.
Décor de film catastrophe
Lorsque l'on n'a plus rien, on manque aussi de livres, de musique et de beauté. Et on cherche à reconstruire son passé pour mieux se forger l'avenir. Le pays aurait aimé que la France l'aide à reconstruire l'ancien quartier colonial de ­Jacmel. La rue du Commerce, artère dans laquelle vivaient les riches planteurs de café français et les marchands d'épices, ressemble aujourd'hui à un décor de film catastrophe. Autrefois, c'est-à-dire avant le 12 janvier, on y trouvait encore des maisons du XIXe siècle pleines de cachet. Reconstruire à l'identique serait un geste fort. Mais la France, qui est soumise à une restriction budgétaire y compris sur ses interventions extérieures, a décliné l'offre. Elle a préféré tenir que courir, avancer des «promesses qui ne sont pas creuses ».
La première, celle de restaurer le tableau Le Serment des ancêtres, peint par Guillaume Guillon-Lethière, possède la charge symbolique la plus forte. La deuxième tient visiblement à cœur de l'homme de cinéma qu'est Mitterrand. Il s'agirait de remettre sur pied un complexe de cinéma-théâtre, le Triomphe. Longtemps très fréquenté, il fut abandonné faute de fonds il y a vingt ans. Curieusement, il n'a pas trop souffert du séisme. Il est tout simplement vétuste, avec ses fauteuils jaunis et ses écrans muets. Frédéric Mitterrand rêve d'en faire un lieu de projection et d'expression, accueillant les nombreuses troupes de théâtre et les orchestres qui, on ne sait comment, continuent de se produire dans le pays. Mais l'opération coûterait au minimum 7 millions d'euros.
Combat linguistique
Avant de partir, Frédéric Mitterrand avait fait l'assaut de ses homologues européens pour les convaincre d'abonder dans son sens, mais ces derniers traînent un peu des pieds. Car une des justifications profondes de l'aide de la France est le maintien de la francophonie. Or, ce lien est étranger aux autres pays européens. «Nous sommes dans un champ de douleur, mais les plus grandes failles sont celles de l'oubli», a glissé à Frédéric Mitterrand l'écrivain Frankétienne, 74 ans, une figure de l'île. «Dites à vos amis qu'Haïti reste encore un grand morceau de la France.»
Tandis que les Américains ont mis un pied sur l'île, un combat diplomatico-linguistique s'opère, face à une élite qui parle un français châtié et un peuple qui s'exprime largement en créole. «Le jour où Haïti basculera dans l'anglophonie, nous nous éloignerons l'un de l'autre», prédit Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti.
L'écrit, facteur d'émancipation
Dans un pays où l'ordinateur est encore résiduel, mais où les écrivains sont féconds, l'écrit reste un facteur d'émancipation. Au collège Saint-Martial - qui, lui aussi, est à moitié détruit -, les responsables de la bibliothèque du Saint-Esprit ont exhumé pour la délégation française des archives haïtiennes, dont d'émouvantes lettres de Toussaint Louverture, sauvées à la grâce de Dieu. Elles sont condamnées à être stockées dans des cartons humides, livrées aux termites. La France devrait aider à numériser une partie des 25.000 ouvrages, lettres et cartes, et s'est engagée à bâtir une ère de stockage.
La Bibliothèque nationale de France a, de son côté, fait don de 30.000 ouvrages à des fins scolaires : bien que le taux de scolarité soit faible et que l'éducation soit payante, une partie des parents continuent envers et contre tout à envoyer leurs enfants à l'école - même s'il s'agit d'apprendre assis par terre. À la fin d'une visite dans un camp de déplacés, à quelques kilomètres de la capitale, Frédéric Mitterrand a usé d'une métaphore : «La culture, c'est sans doute le ciment d'une nation.» On ne saurait mieux dire.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/30/01003-20100630ARTFIG00732-haiti-mitterrand-veut-aider-a-reconstruire-la-culture.php

Haïti: la prison pour femmes déborde de détenues oubliées

Clarens Renois, Agence France-Presse,Port-au-Prince.
Au passage de Marie-Yolaine Mathieu, la directrice de la seule prison pour femmes en Haïti, des détenues s'accrochent aux barres de fer de leur cellule et tentent d'attirer son attention.
«Inspectrice, inspectrice, j'ai besoin de toi, j'ai quelque chose à te dire», crie une jeune femme les cheveux en pagaille et le visage couvert de boutons. «J'ai passé six ans dans cette prison, j'ai un enfant de 10 ans abandonné depuis la mort de ma mère, qui le gardait au moment du tremblement de terre», raconte Magretta. «Je n'en peux plus», crie-t-elle.
Dans cette prison où les conditions de détention sont «cruelles et inhumaines», selon un expert de l'ONU, croupissent plus de 300 femmes, alors que l'endroit ne devrait en héberger qu'une trentaine.
«Selon les règlements internationaux, 36», précise la directrice. «Mais on continue d'arrêter les femmes et on les envoie ici et la justice ne libère pas. Que doit-on faire?», questionne-t-elle.
Une femme dans la soixantaine, diabétique et souffrant d'hypertension est enfermée depuis trois ans, sans jugement. Une autre de 39 ans a perdu son bébé à cause des mauvaises conditions d'incarcération alors qu'elle était enceinte de huit mois. Trois autres ont accouché dans une petite infirmerie, dans des conditions exécrables.
«C'est une injustice criante qu'on est en train de faire aux Haïtiennes», reconnaît le chef du parquet de Port-au-Prince, Auguste Aristidas.
Au-delà de la prison pour femmes de Pétion-ville, dans la banlieue de la capitale, les prisons haïtiennes débordent toutes de détenus en détention provisoire, incarcérés plusieurs années sans être jugés.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont beau dénoncer «des conditions inhumaines, un enfer dans les prisons», rien n'y fait, la situation perdure.
Récemment, le ministre de la Justice a ordonné de monter des tribunaux à l'intérieur des prisons pour essayer de désengorger les cellules, mais les dossiers n'avancent pas.
«Nous sommes conscients de la situation, mais il y a un grand désordre dans le système, les dossiers des détenus sont introuvables, ce qui nous empêche de poursuivre les audiences», remarque Auguste Aristidas qui promet de faire avancer les procédures.
Entre temps, les femmes, dont vingt-six adolescentes, continuent de croupir dans les cellules. «Nous dormons les unes contre les autres, nous ne bénéficions pas de soins de santé, ici c'est l'enfer. Si la justice fonctionnait, il n'y aurait pas toutes ces femmes en prison», dit Sheila Casimir.
Dans une salle de 10 m2, cohabitent 17 adolescentes, de 11 à 17 ans, qui se partagent quatre vieilles couchettes.
«Les mineures arrivent souvent pour des petites infractions punissables de 3 à 6 mois, mais elles purgent souvent, sans jugement, entre 5 à 6 années de prison», constate Mme Mathieu.
Sherline, arrivée à la prison à 16 ans, en a aujourd'hui 21.
«En 2005, j'avais des problèmes avec mon frère qui trouvait que je rentrais trop tard à la maison. Il m'a conduit à un poste de police pour me punir un moment, selon lui. Depuis je suis enfermée ici», dit-elle résignée.
Les autres cas sont semblables, Myrline, 19 ans est arrivée pour vol il y a 5 ans. Elle n'a jamais vu de juge. La toute dernière détenue, 11 ans, est accusée de voies de fait ayant provoqué la mort. Elle s'était bagarrée avec une petite de son âge.
«Ca me fend le coeur de voir ces enfants passer les plus belles années de leur vie en prison, exposées à tout...», confie la directrice de la prison. «Tout. Parce qu'à la prison les plus anciennes contraignent les nouvelles à des activités sexuelles».

Le mari de Michaëlle Jean mal à l'aise avec le nationalisme québécois

La Presse Canadienne, Ottawa.-
Taxé d'être un souverainiste lorsque sa femme Michaëlle Jean a été nommée gouverneure générale du Canada, Jean-Daniel Lafond a récemment accordé une entrevue sans équivoque où il affirme son appartenance au Canada et son malaise avec le nationalisme québécois.
Dans un entretien récemment publié dans le magazine hebdomadaire français L'Express sur son parcours d'immigrant, M. Lafond affirme que les mots «Québec» et «Canada français» l'agacent un peu car la force du mot Canada est plus grande que celle du mot Québec.
Il ajoute qu'il ne s'est jamais senti à l'aise avec le nationalisme québécois.
Appelé à préciser ses propos, il explique que selon lui, l'affirmation de soi ne passe pas par la rupture, ajoutant avoir l'avantage d'appartenir à un territoire pancanadien qui tient debout parce qu'il a une couleur particulière avec ses deux langues enchâssées dans sa Constitution.
Qualifiant le séparatisme d'«aberration géopolitique», il explique plutôt que dès son arrivée au pays, il a cru profondément que le vrai combat était celui mené pour que la réalité culturelle du Québec soit respectée.
Disant d'une part avoir constaté la vitalité de la Francophonie au Canada lors de ses déplacements avec son épouse, il note aussi avoir observé la déperdition de l'enseignement de la langue française au Québec, jugeant par ailleurs bon de souligner que ce n'est pas le gouvernement fédéral qui a organisé cette dégradation.
L'entretien portant le titre «Un désir d'Amérique» est publié dans le cahier «emploi» de L'Express, où l'on retrouve une section bien en vue intitulée «S'installer au Canada» sur fonds de drapeau canadien.
Le bandeau rouge et blanc inclut plusieurs sections dont «Le Québec, bien sûr!» et «L'autre Canada, pourquoi pas!». On y trouve aussi plusieurs articles sur les immigrants, comme celui sur M. Lafond, qui est né et a grandi en France.
La nomination de Mme Jean au poste de gouverneure générale avait été dénoncée notamment parce que son époux avait réalisé un documentaire où l'on voyait le couple porter un toast à l'indépendance du Québec.
Devant se défendre d'être une séparatiste alors qu'elle acceptait un poste qui vise entre autres à promouvoir l'«unité canadienne», Mme Jean avait alors émis un communiqué où elle indiquait qu'elle et son mari n'avaient jamais adhéré à un parti politique ni à l'idéologie souverainiste.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201007/02/01-4295124-le-mari-de-michaelle-jean-mal-a-laise-avec-le-nationalisme-quebecois.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1