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samedi 31 mars 2012

« Si je n'avais pas écrit, on ne parlerait que des morts »

Dany Laferrière L'écrivain haïtien est l'invité du Printemps du livre
Il était à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, quand la terre a tremblé. De ce séisme qui a ravagé son île, il a tiré un récit paru en 2011, Tout bouge autour de moi (Grasset), qui a inspiré le thème du 10e Printemps du livre. Rencontre avec l'écrivain haïtien Dany Laferrière.

D'où est venue l'idée de ce récit ?
J'ai commencé à prendre des notes immédiatement, pour ne pas dériver ni devenir fou devant un tel désastre. Il fallait que quelqu'un le fasse pour montrer la dignité des Haïtiens. Ce que je raconte, aucun média international ne l'a dit. Si je n'avais pas écrit, on aurait eu uniquement des chiffres, des images de morts, d'immeubles éventrés. On oublie de parler de reconstruction humaine.

Cela vous agace que l'on présente Haïti comme une terre maudite ?
Qu'aurait fait ce pays pour mériter d'être maudit ? Haïti a arraché son indépendance il y a 200 ans mais qui reprocherait à un esclave de vouloir vivre libre ? Après le séisme, les scènes de pillages ont été marginales. Le peuple haïtien s'est relevé, avec une énergie extraordinaire.
Selon vous, c'est la culture qui a soudé les Haïtiens face au malheur…
C'est cette culture, formée par le créole, la peinture, la musique, le vaudou, qui a structuré le peuple haïtien et l'a sorti de l'esclavage. En Haïti, il n'y a pas de quête d'identité mais un surplus d'identité.

Que raconte votre dernier livre « Chronique de la dérive douce » ?
Mon arrivée à Montréal, en 1976, quand j'ai quitté Haïti après l'assassinat d'un ami. J'ai dû apprendre les règles de ce nouveau monde où tout était différent.
Recueilli par Manuel Pavard

jeudi 29 mars 2012

La reconstruction d’Haïti passe aussi par l’éducation

Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010, les besoins sont encore nombreux pour permettre la reconstruction de l’île. Solidaire de leurs collègues haïtiens, un groupe d’enseignants franco-ontariens partira dans les Caraïbes, cet été, afin d’apporter du matériel et de partager ses connaissances. La solidarité dépasse les frontières et c’est pourquoi les douze conseils scolaires de langue française de l’Ontario se sont unis pour se joindre au projet du Groupe de travail en appui à Haïti (GTAH), une initiative conjointe du ministère de l’Éducation et du ministère de la Formation, des collèges et des universités de la province.
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1

Plongée dans le culte Vaudou...Reportage en Haïti, fille d’Afrique

JEUDI 29 MARS 2012 / PAR HUGUES THIERRY LEMERCIER ST PHARD
Le terme « vaudou » ou « vodoun » désigne au Bénin un esprit et son image. Par extension, il s’applique aux rites de possession pratiqués en Haïti par les descendants des esclaves noirs originaires d’Afrique. A quoi correspond aujourd’hui cette religion ? Quelles sont ses croyances et ses mécanismes ? Reportage en Haïti.
Qu’ils soient asiatiques, africains ou afroaméricains, ces rites adoptent une même configuration : des vivants anthropomorphes investissent le corps d’un humain lors d’une transe qui a lieu au cours d’une cérémonie. Le possédé, ou medium, qu’on appelle « le cheval de Dieu » adopte un langage et un comportement qui sont propres a l’entité qu’il a incorporée et lorsqu’il reprend conscience, "il perd tout souvenir de sa possession", nous explique Max Beauvoir, le Maître suprême du Vaudou en Haïti.
Le vaudou est une véritable religion avec ses prêtres, les hougans , ses prêtresses, les mambo, ses sanctuaires ou houmfo, ses outils et ses panthéons de divinités. Ces êtres surnaturels sont appelés « LOAS ». Les esprits forment deux groupes. Les loas rada et petro. Chacun d’eux possède son rythme tambouriné.
Les loas rada sont les plus doux, les plus civilisés, alors que les loas petro sont les plus forts, mais aussi les plus féroces.
En Haïti les adeptes du Vaudou respectent toujours les loas petro, incarnés par Ti-Jean qui est une puissance féroce. Parmi les loas les plus importants : Legba, Damballah, Ogoun, Erzilli. Et chaque loa a son jour et sa propre nourriture.
Legba est celui qui ouvre les portes, les barrières, maître des carrefours et protecteur des seuils. Il est représenté par un vieillard loqueteux, pipe à la bouche, sac en cuir, et marchant avec difficulté à l’aide d’une béquille. Son jour est le mardi et sa nourriture est du riz collé au pois noirs. Sa boisson est clairin et sirop.
Damballah, dieu du serpent, accompagné de sa femme, est le maître de l’argent qui découvre les trésors : sa couleur est le blanc, donc sa nourriture se compose de riz blanc, lait, œuf ,sirop de miel, gateaux. Sa boisson Whisky écossais, sirop d’orgeat et son parfum florida.

Ogoun ferraille est un guerrier vêtu en rouge avec une épée et il monte un cheval blanc. Ses jours sont le mercredi et le samedi, sa nourriture le poisson rouge, ou rose, avec du riz aux pois rouges, les fruits de mer. Il utilise comme boisson le rhum et se sert dune machette.
Erzilli, lui, incarne la beauté, la coquetterie, la sensualité. Il se présente sous les espèces d’Erzilla dantor et d’Erzilla freda. Les Haïtiens préfèrent l’avatar d’Erzilli qui se présente comme la déesse noire qui aime les parfums, les hommes, les bijoux… Elle aime le riz collé, la banane et le tia maria, l’amaretto, le Grand Margnier, le Cinzano, etc.
Les « guedes » ont aussi une grande importance dans la culture des Haïtiens. Ces loas font allusion aux morts et sont personnifiés par Baron samedi, Baron Lacroix, Baron cimetière et Mama Brigitte. A chaque premier novembre un grand nombre d’Haïtiens se rendent dans les cimetières pour parler aux défunts.
En Haïti, quand on parle de « vaudou » on se doit de citer le maître suprême du vaudou Haïtien, Maître François Max Gesner Beauvoir, qui dans sa déclaration lors de son ordination comme chef suprême du vaudou a notamment declaré : « Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. La force de travail du vaudouisant est extraordinaire mais on ne le reconnait pas en Haïti même si la constitution haïtienne, adoptée le 4 avril 2003, reconnait le vaudou comme religion à part entière".

Et pourtant le Vaudou a été longtemps victime de l’incompréhension, de l’ignorance des une et des autres… Tout récemment, après le tremblement de terre de 2011, plusieurs maitres vaudous ont été attaqués voire assassinés par des Haïtiens qui les accusaient d’être la cause de ce séïsme terrible. Faute d’explication à ce phénomène naturel, des esprits faibles accusaient les prêtres vaudouisants de disposer de pouvoirs suffisants pour provoquer un tremblement de terre.
Face à de telles accusations, Max Beauvoir a justement consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vaudou, comme religion, de son ancienne marginalisation et de sa stigmatisation... Comme toute pratique collective secrète, la Vaudou suscite en effet de grandes hostilités : à toutes les époques, certains voulurent détruire, éradiquer et même faire disparaître et effacer une telle religion. Notamment en accusant le vaudou d’appartenir au monde de la sorcellerie …
Où en sommes-nous désormais ? Le Vaudou n’a probablement jamais été aussi largement pratiqué qu’aujourd’hui à Haïti !
http://www.afrik.com/article25197.html

Le Commandant Ramos au terme de son mandat se confie : « Ce fut un honneur et un privilège pour moi de servir en Haïti »

28 mars 2012
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Après une année en Haïti, le Major Général Luiz Eduardo Ramos Pereira, arrivé au terme de son mandat, a honoré deux rendez-vous importants. Le 27 mars 2012, au cours d’une cérémonie organisée au Camp Charlie (Tabarre), il a passé le Commandement de la Force de la MINUSTAH à son successeur, le Major Général Fernando Rodriguez Goulart. Quelques jours plus tôt, à l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 22 mars dernier, il avait présenté un bilan de son année passée aux commandes des Casques bleus, notamment par rapport à la sécurité, à la reconstruction ou encore sa vision d’Haïti.
Dans son discours d’adieu, le 27 mars, le Général Ramos a remercié les plus hautes autorités haïtiennes, le corps diplomatique accrédité en Haïti et plus particulièrement l’ambassadeur du Brésil, les responsables de la MINUSTAH, la Police des Nations Unies (UNPol), les différents contingents qu’il a eus sous son commandement et avec qui il a travaillé dès son arrivée pour converger vers un « environnement plus stable et plus sûr », « l’amélioration des conditions de vie du grand peuple haïtien » et « plus que tout l’espoir de jours meilleurs à venir ». Avec le peuple haïtien, malgré les différences de langue et de culture, il dit avoir noté plusieurs ressemblances dont la « volonté inébranlable », l’« altruisme remarquable », le « professionnalisme sans pareil », le « dévouement complet », la « croyance de construire ensemble quelque chose de valable » et surtout, l’« esprit de soldat de la paix ».
Le 22 mars, lors de ses échanges avec la presse, le Commandant Ramos rappelant que « la Force est en Haïti conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui consiste notamment à travailler en étroite coordination avec l’UNPol et la Police Nationale d’Haïti (PNH) », en avait profité pour dire que son arrivée ayant coïncidé avec le second tour de l’élection présidentielle, « par conséquent, mon premier mois en Haïti a été axé sur la sécurisation à la fois du processus électoral et de la passation des pouvoirs au nouveau gouvernement du président Michel Martelly ».
C’est donc en tant qu’observateur assidu qu’il suivait de près « les progrès vers la consolidation de l’Etat de droit et de la stabilité » et qu’il s’est prononcé sur plusieurs questions dans le cadre de la présentation de son bilan de fin de mandat.
La sécurité : une question majeure
Au cours de l’année, la composante militaire de la MINUSTAH a fourni des efforts constants dans toutes les tâches pour lesquelles elle est mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, réussissant à maintenir un environnement sécuritaire propice au développement politique et socio-économique. Parallèlement, la PNH poursuit son chemin vers la professionnalisation et le développement dans tous les domaines.
Plus de 2.000 patrouilles conjointes sont effectuées quotidiennement dans 6 des 10 régions du pays. La composante militaire a également assuré la sécurité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans les six plus grands centres de déplacés les plus à risque et effectué des patrouilles quotidiennes dans 23 autres camps.
Deux grandes opérations conjointes de sécurité -l’opération « Phoenix » en juillet 2011 et « Hope » en octobre 2011- ont abouti à l’amélioration de la coordination des opérations conjointes avec l’UNPol et la PNH, réduit la violence des gangs dans les endroits où ces opérations ont été menées, et permis l’intégration du concept de planification intégrée des opérations de la PNH, ce qui a contribué à renforcer leur capacité d’opérer de manière autonome. Malgré la persistance de problèmes en matière de sécurité, des progrès sont en même temps constatés.
Si l’opinion publique s’inquiète d’un pic de la criminalité, il y a aujourd’hui davantage de policiers haïtiens dans les rues équipés de meilleurs moyens que par le passé, ce qui contribue à mieux appréhender et réduire les menaces.

Génie militaire : une expertise quotidienne disponible
La Force compte en son sein six compagnies de Génie militaire composées de plus de 1.000 hommes. Ce personnel répond aux besoins prioritaires identifiés par la MINUSTAH dans les domaines de la reconstruction. Leur contribution a permis à la MINUSTAH de mieux se positionner en ce qui concerne sa contribution à la reconstruction à long terme et les efforts de développement en Haïti.
Au cours de l’année écoulée, les compagnies de génie militaire ont été utilisées dans l’exécution de projets tels que l’enlèvement des débris engendrés par le tremblement de terre, la démolition de bâtiments endommagés par le tremblement de terre et jugés dangereux, le terrassement de sites devant abriter les centres de traitement du choléra, l’amélioration des camps de personnes déplacées, le curage de canaux quand il pleut, la réparation de ponts, la réhabilitation de routes et de trottoirs, le forage de puits, et aussi l’appui au processus électoral.
Les compagnies de génie militaire de la MINUSTAH ont réalisé plus de 400 projets qui ont eu un impact significatif sur l’amélioration des infrastructures locales et nationales ainsi que sur les conditions de vie dans les camps de déplacés.

L’action humanitaire : force militaire et catastrophes naturelles
Haïti fait face à des défis majeurs en ce qui concerne les conditions climatiques et d’autres phénomènes géologiques. La réalité de la vie ici est que les ouragans, les inondations, les éboulements de terrain, la sécheresse et les tremblements de terre -qui pourraient gravement endommager les infrastructures- arrivent fréquemment.
C’est pourquoi la composante militaire de la MINUSTAH a mené un exercice de gestion des catastrophes majeures au début du mois d’avril dernier pour confirmer son niveau de préparation à réagir à tout risque potentiel de désastre naturel en Haïti. Cet exercice a été la plus important jamais mené par la MINUSTAH et a abouti à tirer plusieurs leçons importantes à la fois pour les militaires et leurs homologues civils.

Les défis : priorité aux déplacés
Si cette année a été une année de progrès pour le peuple Haïtien, des problèmes demeurent. Un des principaux défis est de voir encore, tous les jours, des Haïtiens dans des camps de déplacés et qui souffrent. Il faut engager davantage de ressources pour assister ces personnes, parmi les plus vulnérables, vivant sous des tentes dans la chaleur, sans eau ni assainissement et afin qu’elles puissent enfin avoir un toit décent.

La vision: que chacun apporte sa pierre
Compte tenu du fait que lorsque l’Etat de droit, la sécurité et les efforts de stabilisation s’améliorent, le pays n’a plus besoin d’autant de troupes de l’ONU, celles-ci peuvent donc progressivement commencer à rentrer chez elles.
Il revient à chacun de « contribuer de sa petite pierre au succès d’Haïti ».
http://minustah.org/?p=34964

Haïti-MINUSTAH : Sécurité et stabilité, des défis à relever pour le nouveau commandant militaire des casques bleus

P-au-P., 28 mars 2012 [AlterPresse] --- Le nouveau commandant militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), le général Fernando Rodrigues Goulart, a estimé que la sécurité et la stabilité constituent les plus importants défis au moment où il assume le commandement de cette force. « La sécurité et la stabilité représentent les plus gros problèmes » de l’heure, a déclaré le général Goulart à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de commandement qui a eu lieu dans la soirée du 27 mars à la base du bataillon brésilien de la MINUSTAH à Tabarre (périphérie nord-est).
À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.
« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».
« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.
Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».
La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.
Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».
La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.
Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.
Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.
En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.
De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.
Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12611

Arthur H au pays de «l'or noir»

Dans un spectacle et un CD, le chanteur de «Négresse blanche» lit Césaire, Depestre, Glissant, Laferrière et quelques autres poètes caribéens. H comme hypnotique?
Port-au-Prince, 4 février 2012. Une chaleur lourde pèse sur le soir, et un type mal rasé articule des poèmes bizarres. Arthur H clôt l'édition haïtienne du festival Etonnants Voyageurs. H comme Higelin, H comme Haïti, H comme hirsute.
Dans sa voix rauque qui «bêle mieux que cloaque» et «siffle des choses très anciennes», il est question de serpents et de sortilèges, de négritude et de Marie-Galante, de «ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole, mais sans qui la terre ne serait pas la terre», et même d'un «hélico qui ronronne et vrombit comme une mouche à merde collée sur le nez levé des crapauds».
Des mots étranges signés Césaire, Depestre, Laferrière ou James Noël, qui se faufilent entre les arpèges délicats de Nicolas Repac, lequel a dû beaucoup écouter les guitaristes maliens pour composer la bande-son de ce spectacle à base de sanza, piano à pouce et flûte harmonique.
Arthur H n'a pas oublié son désarroi initial devant ces «textes très complexes». C'était fin 2010, lors d'un hommage à Edouard Glissant, peu avant sa mort:
«Un comédien malade avait annulé, je me suis retrouvé face à Glissant à lire, de Césaire, le "Cahier d'un retour au pays natal". Après avoir erré dans les toilettes de l'Odéon en cherchant une clé pour entrer dans ce texte, j'ai décidé de le dire un peu comme du slam, sans m'occuper du sens, avec mon propre rythme intérieur, en me concentrant sur la musicalité de Césaire.»
Le chanteur de «Négresse blanche» s'est aussi souvenu de la sobriété de Jean-Louis Trintignant, qu'on entend sur son dernier album, «Baba Love». L'idée était bonne: elle a accouché d'un concert et d'un disque hypnotiques.
Ca s'appelle «l'Or noir» et ça craque, claque, coule en scintillant comme une pluie fine. Si après cela vous prétendez ne rien comprendre à la poésie, c'est que vous êtes sourd comme un pot.
Grégoire Leménager
L'Or noir (Naïve).
Sur scène le 31 mars, Théâtre de l'Odéon
(01-44-85-40-40), puis en tournée
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120323.OBS4443/arthur-h-au-pays-de-l-or-noir.html

L'ONU réclame de nouveaux dons en Haïti

La mission des Nations Unies en Haïti craint que le manque de ressources financières n'affecte les services offerts aux Haïtiens qui ont perdu leur maison dans le tremblement de terre de 2010. Dans un communiqué publié mardi, le coordonnateur de l'action humanitaire de l'ONU en Haïti, Nigel Fisher, a révélé qu'un appel lancé l'an dernier aux donateurs internationaux afin d'amasser 382 millions de dollars avait seulement permis de recueillir 55 % de cette somme.
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml

Choléra: une campagne de vaccination bloquée à Haïti

L'épidémie de choléra, qui a fait plus de 7.000 morts en Haïti depuis son apparition après le tremblement de terre de 2010 et touché 520.000 Haïtiens, menace de connaître une explosion dramatique avec l'arrivée en avril de la saison des pluies. Des vaccins sont prêts, des équipes sont formées... Mais la campagne de vaccination de masse s'est embourbée dans la bureaucratie, explique la NPR, alors que 100.000 Haïtiens auraient pu en bénéficier.
Si les agences internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé étaient d'abord opposées à cette dose de vaccin à 1 dollar, elles l'ont finalement acceptée en 2011. Le président Michel Martelly a également donné son accord, mais le projet attend toujours l'accord d'un comité national d'éthique qui veut s'assurer que le vaccin n'est plus au stade expérimental.
Cela fait plus d'un an que Gheskio (un groupe médical haïtien) travaille à la mise en place du projet de vaccination à Port-au-Prince tandis que son pan rural est soutenu par Partners in Health, raconte NPR. Deux zones seraient en effet concernées par la campagne de vaccination: un bidonville de Port-au-Prince, Cité de Dieu, et une zone rurale autour du fleuve Artibonite, où le choléra avait été observé une première fois en 2010.
Le risque est particulièrement élevé dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, explique à la NPR Vanessa Rouzier, de Gheskio. Les pluies qui inondent les maisons favorisent le développement d'une maladie qui peut tuer en quelques heures des jeunes en bonne santé, tandis que l'absence d'installations sanitaires adéquates aggrave le problème.
Quant aux villageois proches de l'Artibonite, ils tirent leur eau de ce fleuve contaminé. C'est sur ses rives qu'étaient installées les troupes népalaises de la Minustah (Mission de stabilisation en Haïti), soupçonnées d'avoir transporté le choléra en Haïti, comme l'expliquait France 2.
Des opposants au projet soutiennent que la priorité doit être de garantir aux populations un accès à une eau et à des toilettes propres, mais hygiène et vaccination peuvent aller de pair. Sur AlterPresse, un représentant de Médecins du Monde explique d'ailleurs que le «le système de santé (haïtien) nécessite une vraie réforme», la barrière financière empêchant toute une partie de la population d'avoir accès aux soins.
La campagne de vaccination toucherait seulement 1% de la population haïtienne, alors que pour que l'épidémie soit complètement sous contrôle, expliquent des experts cités par la NPR, il faudrait«vacciner des millions de personnes à haut risque (…) avant la prochaine saison des pluies», en 2013.
http://www.slate.fr/lien/52333/haiti-cholera-epidemie-vaccin

Alcatel-Lucent : un câble optique sous-marin pour Haïti

Alcatel-Lucent va relier Haïti au reste du monde internet via un câble sous-marin de 200 kilomètres, pour le compte de l'opérateur Digicel. Le contrat représente 16 Millions d'Euros. Le projet va être réalisé en collaboration avec Columbus Networks, qui fournira les câbles sous-marins en fibre optique. "Le tremblement de terre de janvier 2010 a endommagé ou détruit une grande partie du réseau de communication haïtien. À ce jour, la seule autre liaison sous-marine du pays n'est toujours pas totalement réparée.
La population et l'économie haïtiennes ont ainsi souffert du manque de connectivité haut débit, laquelle est pourtant vitale pour le commerce, le secteur public et le domaine social", explique l'équipementier.
http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=FPS120329_20476685&numligne=0&date=120329

La Maison des jeunes remet un chèque de 1 511 E pour Haïti

BEAUVOIS-EN-CAMBRÉSIS Souvenez-vous, c'était le 12 janvier 2010. Haïti est victime d'un tremblement de terre. ...
Le bilan est estimé à 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Les structures et l'organisation de l'État haïtien souffrent de la catastrophe au bout de trois jours, l'état d'urgence est déclaré sur l'ensemble du pays pour un mois. L'objectif principal, après l'arrêt des opérations de recherche de rescapés, est à présent de reconstruire le pays, ce qui risque de durer au minimum une dizaine d'années en raison des énormes dégâts provoqués par le tremblement de terre. Il faudra plusieurs milliards de dollars pour ce faire.
L'ONU et des pays apportent leur aide. Comme des associations. Dans la région, l'association Enfance et partage Haute Picardie basée à Saint-Quentin ne tarde pas à se mobiliser. Elle multiplie les actions pour récolter des fonds. Très vite, plusieurs milliers d'euros sont trouvés. Mais il en faut encore.
Localement, la Maison des jeunes, habituée à faire de l'humanitaire, décide, elle aussi, d'apporter sa contribution pour aider Haïti. En partenariat avec l'association saint-quentinoise, elle organise les 27 et 28 janvier dernier, son traditionnel week-end humanitaire qui était donc consacré, cette année, à Haïti.
 Du monde assiste au repas, elles sont 180 personnes. D'où des bénéfices. 1 511,26 E. Que le président Yannick Herbet a décidé de remettre, lundi soir, à la présidente de l'association saint-quentinoise, Maria Richet, accompagnée pour l'occasion de la responsable de l'association d'Haïti, Annie Angot. « Un beau geste » pour les deux représentantes de l'association. Qui remercient vivement le président beauvoisien et son équipe.
Chacun dans les deux associations respectives se félicitera de ce partenariat qui a permis de faire un beau geste, d'aider des gens.
Cette somme entrera dans le pot commun des 25 000 E récoltés par l'association qui serviront à la construction d'une école dans un orphelinat d'Haïti.
Après la construction du bâtiment, il faudra du mobilier et des fournitures. Mais pas seulement, il faut aussi de la nourriture, des vêtements, des produits d'hygiène. Bref, de tout. Appel aux dons est encore lancé.
Du côté de la Maison des jeunes, on donne rendez-vous pour un autre acte généreux, le don du sang. Une collecte est prévue le vendredi 21 septembre.
Enfance et partage Haute-Picardie, rue de Quesnescourt 02 100 Saint-Quentin. Tél : 03 23 62 71 91.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/De_Caudry_au_Cateau/2012/03/29/article_la-maison-des-jeunes-remet-un-cheque-de.shtml

Merah : Alger refuse d'accueillir la dépouille, qui sera enterrée en France

Le tueur devrait être inhumé à Toulouse ce jeudi à 17 heures contrairement à ce que souhaitait sa famille. C'est décidément une dépouille bien encombrante pour Paris et Alger. Les obsèques de Mohamed Merah auront lieu en France "dans les 24 heures" après un refus d'Alger d'accueillir son corps, selon Abdallah Zekri, représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris devant le consulat d'Algérie à Toulouse, cité par l'AFP jeudi 29 mars.
"J'ai été chargé par la famille d'organiser les funérailles dans les 24 heures en France en accord avec les autorités parce que l'Algérie a refusé d'accueillir le corps de Mohamed Merah en invoquant des raisons de sécurité", a déclaré le responsable religieux.
Mohamed Merah devrait être enterré à Toulouse dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu. "Le Figaro" indique que l'enterrement aurait lieu ce jeudi à 17 heures. Un important dispositif de police est prévu.

Source de désordre à l'ordre public ?
Cette annonce met fin à plusieurs jours de confusion sur le lieu de l'enterrement de l'auteur présumé de sept meurtres à Montauban et Toulouse. La famille Merah souhaitait enterrer le jeune homme dans le village d'origine de son père, en Algérie, invoquant la crainte de voir sa tombe saccagée en France. Le jeune Français possédait aussi la nationalité algérienne, ce qui aurait facilité les démarches.
Selon le site du quotidien algérien "Liberté", les autorités locales de Souaghi (Médéa) ont refusé l'autorisation d'inhumer par "souci de préserver l’ordre public".
Mercredi, la famille avait annoncé le départ de la dépouille sur un vol régulier Toulouse-Alger d'Air Algérie à 13h15. Le cercueil hermétique était attendu en début d'après-midi à Alger. Il n'en a rien été.
Le quotidien "Liberté" écrit : "La surmédiatisation des assassinats attribués à Mohamed Merah, dans un contexte français marqué par la campagne électorale pour la présidentielle, a quelque peu irrité Alger dans la mesure où les politiques français n’ont pas manqué d’impliquer, d’une façon ou d’une autre, l’Algérie, dans une affaire franco-française."
Sarah Diffalah avec AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120329.OBS4938/alger-refuse-l-inhumation-de-mohamed-merah-sur-son-sol.html

mercredi 28 mars 2012

Haïti, deux ans après le séisme

27/03/2012
Plus de 60% des 10 millions de mètres cubes de gravats résultant du tremblement de terre ont été déblayés au cours de l'une des plus vastes opérations de ce type menée par les Nations Unies et ses partenaires, et coordonnée par le PNUD. Plus de 80.000 bâtiments de la capitale, Port-au-Prince, et de ses environs se sont effondrés suite au séisme d'une magnitude de 7,0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, produisant un volume de béton, acier et autres débris équivalent à 4.000 piscines olympiques.
Au cours de sa deuxième visite en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, s'est dite impressionnée par les progrès visibles observés dans la capitale, Port-au-Prince, deux ans après la catastrophe qui a bouleversé le pays et coûté la vie à 200.000 personnes.
"J'ai observé une énorme différence avec la désolation dont j'avais été témoin quatre jours après le séisme: les rues de Port-au-Prince revivent. J'ai confiance en la capacité des Haïtiens à reconstruire leur propre pays", a constaté Helen Clark.
Le PNUD a aidé l'État à mettre au point une Stratégie nationale de gestion des décombres, et a créé une Bourse aux débris pour coordonner le réemploi des gravats dans la reconstruction des bâtiments, des maisons, et des infrastructures. Rien que cette année, un total de 25.000 mètres cubes ont été fournis à divers projets et organisations à travers la Bourse aux débris.
"La collecte des décombres a été très impressionnante", a remarqué Nigel Fisher, le coordinateur de l'action humanitaire des Nations Unies et coordinateur résident du PNUD. "Le ramassage de plus de la moitié des débris s'est déroulé à un rythme nettement plus élevé qu'à Aceh, en Indonésie, après le tsunami, ou à Manhattan après le 11 septembre."
L'Administratrice du PNUD a rencontré un groupe de dirigeantes haïtiennes du secteur privé, de l'administration et de la société civile. Il rassemblait des femmes chefs d'entreprises exportatrices de fruits, le Ministre du tourisme ainsi que des personnalités influentes d'organisations non gouvernementales nationales plaidant en faveur de la condition des femmes. (Bien qu'à la tête de plus de 40% des ménages haïtiens, les femmes n'occupent que 4% des sièges au parlement, et presque 60% d'entre elles ne savent ni lire ni écrire.) Haïti affiche également le taux de fertilité le plus élevé de la région: 4,8 naissances par femme (de 15 à 49 ans), et le taux de mortalité maternelle le plus élevé de l'Amérique latine et des Caraïbes, soit 670 décès pour 100.000 naissances vivantes.
Plus de 2.000 transferts d'argent par téléphonie mobile sont prévus dans les trois prochains mois au profit de 1.000 familles à faible revenu, qui recevront chacune une subvention maximale de 500 dollars pour l'achat de matériaux de construction tels que du ciment, du fer et du bois, dans une série de magasins agréés par le projet pour garantir des produits de qualité à des prix abordables.
En audio ci-dessous, mise en perspective par Jérôme Longuet
http://www.podcastjournal.net/Haiti-deux-ans-apres-le-seisme_a11204.html

Marvejols Le lycée Saint-Joseph s'intéresse aux enfants d'Haïti

Deux ans ! Le tremblement de terre survenu en Haïti a fêté son triste anniversaire... Le 12 janvier 2010, un séisme meurtrier dévastait l'île, semant la terreur parmi tous les habitants. Les jeunes lycéens de Saint-Joseph, à Marvejols, voulaient être solidaires et avaient récolté des fonds pour les enfants d'Haïti… Le choix d'une association de proximité avait été fait : les Enfants d'Haïti de Génolhac. Une intervention information et débat avait été organisée.

Aujourd'hui, les lycéens souhaitent continuer cette action, et c'est Patrick, bénévole de cette association, qui est venu les rencontrer. Ils avaient préalablement pu constater que les médias avaient beaucoup parlé ces derniers jours des enfants d'Haïti, et notamment des difficultés liées à l'adoption.
C'est autour d'un sujet pastoral, l'engagement, que le débat a débuté. Patrick a pu témoigner de son engagement personnel pour ces enfants là-bas, et des projets que l'association pouvait mettre en place autour de la crèche.
C'est dans un grand silence que tous ont écouté le récit de Patrick, la douleur de la perte de sa filleule lors du tremblement de terre, ses motivations à poursuivre le choix familial de parrainer un autre enfant, et un état des lieux de la situation catastrophique, faute de moyens matériel et humains, la difficulté à reconstruire le pays.
Ce que les jeunes ont retenu de ce témoignage : le nombre d'enfants en attente d'adoption est important car le gouvernement a durci les règles, et les familles attendent.
83 % de la population est analphabète, 87 % au chômage… Beaucoup de jeunes ont tout perdu et se suicident. Les enfants qui sont à la crèche ne sortent jamais dans la ville, à cause de l'insécurité de la rue (animaux sauvages et violence humaine), mais une de leur joie, c'est de pouvoir dessiner.
Parrainer un enfant, c'est lui permettre d'aller à l'école et de pouvoir prendre un repas par jour.
L'association compte 110 enfants parrainés. "C'est ça, l'engagement : permettre que les choses avancent. Même si je ne peux me déplacer là-bas, c'est une question de volonté. Dans la vie, on a des choix à faire : fermer les yeux ou tendre la main. L''amitié, c'est aussi un engagement, et chacun le vit à sa manière, en étant citoyen de la planète", leur a dit Patrick.
Le message qu'ils ont retenu et doivent aujourd'hui passer : "devenir des ambassadeurs d'Haïti, c'est-à-dire en parler autour de nous. C'est notre engagement de jeunes lycéens solidaires et citoyens."
Les jeunes de la pastorale remercient Patrick et l'association les Enfants d'Haïti.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/le-lycee-saint-joseph-s-interesse-aux-enfants-d-haiti,477410.php

lundi 26 mars 2012

Les enfants adoptés ont aussi des racines ici

C’est la première Journée de l’adoption. Son thème de réflexion : les origines de l’enfant. Qui prend le dessus ? Les liens biologiques ou les liens du cœur? Il y a des journées de tout. Toutes les causes, toutes les souffrances, tous les espoirs… Curieusement pourtant, il n’existait pas de « journée de l’adoption ».

Aucun rendez-vous annuel officiel pour débattre et célébrer ce lien de filiation profond qui fonde ou agrandit, chaque année, environ 5000 familles en France. C’est cet oubli qu’a souhaité réparer un groupe de parents adoptifs de l’association « LiLiT » (Liens Liberté, Transmission) en organisant aujourd’hui un colloque à Paris auquel participent des personnalités comme l’anthropologue Françoise Héritier ou le gynécologue Israël Nisand.
« Il y a tellement de gens qui jugent, qui donnent leur avis sur une aventure qu’ils ne connaissent pas… » explique Yaël Halberthal, l’une des organisatrices.

Changer de regard sur l'adoption
Le thème de cette première journée partira donc d’une réflexion de base : les origines de l’enfant « non biologique », adopté ailleurs. Quelle origine prend le dessus? La lignée auvergnate des parents adoptifs ou Haïti, le pays où leur fille est née et où elle aura peut-être envie de retourner un jour?
Qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui se tisse? « L’idée de cette première journée, avoue Coco Tassel, qui vient de publier J’adopte! et qui coorganise l’événement, c’est aussi d’essayer de modifier le regard stigmatisant que la société a sur les adoptants et les adoptés. On aimerait sortir un peu de ce qu’on entend tout le temps sur l’adoption : C’est compliqué, c’est long, c’est risqué, c’est un déracinement… »


« Une pulsion immédiate de filiation! »
CATHERINE grand-mère de Justine, adoptée au Viêt Nam
L’une est blonde, l’autre brune. Quelque soixante ans les séparent et, pourtant, elles ont le même rire, le même amour joyeux l’une pour l’autre. Justine appelle Catherine mamie, et Catherine se sent intensément grand-mère de cette petite fille de 3 ans que son fils et sa femme sont allés chercher au Viêt Nam. « Ce n’est pas la chair de ma chair, mais quelque chose d’aussi fort et je trouve que ça questionne effectivement beaucoup sur les origines… » tente d’expliquer cette psy parisienne, un peu sidérée elle-même par le fil qui s’est noué. « Quand je suis allée l’accueillir avec ses parents à l’aéroport, je crois que j’ai vécu exactement ce que peut vivre une grand-mère qui va à la maternité. Je n’avais pas anticipé une telle émotion. Un coup de foudre. Une pulsion immédiate de filiation… »
Comme une boutade, de temps en temps, elle joue au jeu des ressemblances, balance des « C’est moi tout craché! » aux grands-parents maternels avec qui elle partage cette douce sensation de familiarité. Catherine a beau redouter le moment où Justine sera assez grande pour se rendre compte de sa différence, ce fil est comme une évidence protectrice qu’elle prend bonheur à tisser : partager, raconter, transmettre. « Je fais comme toutes les grand-mères, je lui ai montré des photos de ma maman et mon papa, je parle de son père quand il était petit… »
Elle inscrit Justine dans une lignée où elle aura toujours sa place, quoi qu’il arrive. « Je pense qu’elle aura un jour envie de chercher ses origines biologiques, conclut Catherine, sereine. Mais je serai toujours sa grand-mère. »
http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/les-enfants-adoptes-ont-aussi-des-racines-ici-19-03-2012-1913351.php

Abdoulaye Wade a concédé la victoire de Macky Sall qui salue la "victoire du peuple sénégalais

DAKAR, Sénégal - Le président sortant du Sénégal, Abdoulaye Wade, a concédé la victoire quelques heures à peine après la fermeture des bureaux de scrutin lorsque des résultats préliminaires ont montré que le candidat de l'opposition l'avait battu à plates coutures.

Macky Sall salue une "victoire du peuple sénégalais"
Le vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise Macky Sall s’est réjoui pour sa part d’une "victoire du peuple sénégalais" au soir du scrutin de dimanche.
Dans une déclaration en français et en wolof, lue dans un hôtel de Dakar, M. Sall a estimé que "les résultats sont sortis des urnes". "Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais", a-t-il déclaré.
Le candidat de la coalition de l’opposition Bennoo Bokk Yaakaar a rendu un vibrant hommage "aux martyrs de la démocratie" qui ont perdu leur vie en défendant la démocratie et la Constitution du Sénégal.
Il a toutefois assuré qu’il sera "le président de tous les Sénégalais", avant de relever l’appel par téléphone du candidat Abdoulaye Wade qui l’a félicité pour sa victoire.
Macky Sall, 51 ans, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui de l’ampleur de sa victoire qu’il a qualifiée de "plébiscite" sur son ancien mentor qui boucle 12 ans de pouvoir.
Le vainqueur a salué le travail de la presse nationale et étrangère, les personnalités et organisations des forces vives de la nation.

Macky Sall salue la mémoire des "martyrs de la démocratie"
Dakar, 26 mars (APS) - Le candidat Macky Sall, vainqueur des urnes dimanche après les premières tendances qui, a salué la mémoire de citoyens disparus et leur combat pour la démocratie et l’Etat de droit au Sénégal.
Dans sa première allocution, tard dimanche, le favori des suffrages des Sénégalais a tenu à rendre hommage aux martyrs qui sont morts pour le respect de la constitution et de la démocratie. "Paix à leur âme", a-t-il dit.
Plus d’une dizaine de morts a été enregistrée à l’occasion des manifestations organisées par l’opposition et la société civile pour contester la candidature du président Abdoulaye Wade.
M. Sall a rendu également hommage à la presse nationale et internationale qui a joué un rôle déterminant dans cette présidentielle. Il s’est engagé à être ‘’le président de tous les Sénégalais’’.
Macky Sall, 51 ans, a été notamment numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS), Premier ministre et président de l’Assemblée nationale sur désignation du président Wade.
Par la suite, cet ingénieur géologue qui fut militant de gauche avant de devenir libéral avec Me Wade, est tombé en disgrâce et a fondé son parti, l’Alliance pour la République (APR) en 2009.
Originaire de la région de Matam (nord-est), il est né à Fatick, dans le centre-ouest du Sénégal. Il été élu et réélu maire de la commune de sa ville natale.
ADL/SAB
http://www.seneweb.com/news/Politique/abdoulaye-wade-a-concede-la-victoire-de-macky-sall-qui-salue-la-quot-victoire-du-peuple-senegalais-quot_n_62566.html
 
Commentaires:
Le peuple Sénégalais vient de démontrer que leur société est basée sur une solide conviction démocratique. Les velléités de l'ancien président Wade ont été annulées par les forteresses inexpugnables repésentées par les porteurs et défenseurs de la vraie concience sénégalaise.
L'ex président Wade a voulu monter un scénario "à l'africaine pour garder el pouvoir et s'arranger pour le passer à son fils.
Les partis de l'opposition ont compris et ont joué pleinement leurs rôles pour dénoncer et désamorcer ce tour de passe-passe de celui qui ne semble pas avoir confiance en la démocratie.
Nous ne pouvons que saluer d'un grand coup de chapeau cette nouvelle victoire du peuple sénégalais qui vient d'envoyer un message fort aux ennemleis internes de la nation et un message d'espoir et de courage à tous ceux qui quelque part dans le monde croupissent encore sous les jougs de l'autoritarisme ou de démocraties prêt-à-porter par des dynasties.

Reconstruction en Haïti: l'ONU demande de reformer le comité de reconstruction

Associated Press, Port-au-Prince, Haïti
Une représentante de l'ONU exhorte les autorités haïtiennes à reconstituer un groupe d'experts dont le mandat était de coordonner les efforts de reconstruction à la suite du séisme de janvier 2010.
Selon Helen Clark, qui oeuvre au sein du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'absence de ce comité empêche le nettoyage des débris, la mise en chantier de maisons et d'autres tentatives de reconstruction.
Le groupe de spécialistes a été dissout en octobre, les législateurs ayant échoué à renouveler son mandat. L'un de ses anciens coprésidents était l'ex-président américain Bill Clinton, qui est l'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.
Les travaux de reconstruction majeurs ont été freinés par l'absence d'un premier ministre. Le premier ministre Garry Conille a présenté sa démission la mois dernier en raison des conflits qui l'opposaient au président Michel Martelly.
Helen Clark a fait cette déclaration samedi, à la fin d'une visite de quatre jours en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/24/01-4509098-reconstruction-en-haiti-lonu-demande-de-reformer-le-comite-de-reconstruction.php
Commentaires:
Des déclarations pour des dupes!
Les membres de la Communauté internationale qui gère la tutelle extraofficielle posée sur les épaules d'Haïti ont ma manie des déclarations vidées de sens, faites pour épater la galerie.
Avec une langue fourchue, ils accomodent leurs discours au contexte de façon à pouvoir retomber comme les chats sur leurs pattes.
En fait le retard dans la reconstruction du pays trouve des raisons avec une base contextuelle très large. A un moment donné ce fut les élections présidentielles; puis l'absence de gouvernement lors de démêlées entre lespouvoirs exécutif et législatif; une cause qui est revenue ces derniers temps c'est l'absence de gouvernement après la démissionde Gary Conille.
Cependant entre ces mini crises, séparées de quelques moments de pseudo stabilité, la reconstruction ne démarrait pas. La cause: les sommes promises n'ont pas été débloquées ou versées.
Comment peut-on oser parler de travaux de reconstrcution majeurs, si même le déblaiement n'a pas été intensifié?
C'est à mourir de rire

samedi 24 mars 2012

Haïti - Radio Boukman reprend sa programmation, quinze jours après l'assassinat de son directeur

Vendredi 23 Mars 2012 14:51 Radio Boukman a repris ses émissions, le 20 mars 2012, quinze jours après l'assassinat par balles de son directeur général. Reporters sans frontières salue le courage et la persévérance des journalistes de la radio communautaire, toujours résolus à promouvoir les initiatives solidaires de la population de Cité Soleil, et en cela fidèles à l'engagement de Jean Liphète Nelson. “La programmation de la radio est reprise et nous continuons d'émettre depuis nos studios de Cité Soleil, en dépit de multiples (...)
Radio Boukman a repris ses émissions, le 20 mars 2012, quinze jours après l'assassinat par balles de son directeur général. Reporters sans frontières salue le courage et la persévérance des journalistes de la radio communautaire, toujours résolus à promouvoir les initiatives solidaires de la population de Cité Soleil, et en cela fidèles à l'engagement de Jean Liphète Nelson.
“La programmation de la radio est reprise et nous continuons d'émettre depuis nos studios de Cité Soleil, en dépit de multiples suggestions de délocalisation de la station. Par cette décision, nous obéissons à la volonté de la population de Cité Soleil, qui considère Radio Boukman comme son patrimoine”, nous a confié Jean Junior Joseph, son rédacteur en chef. Unique média de Cité Soleil, aux visées éducatives reconnues, vaste bidonville de la périphérie nord de Port-au-Prince, Radio Boukman a vu le jour le 8 juin 2006. Elle tire son nom de Dutty Boukman, “hougan” (prêtre vaudou), qui prit la tête d'une révolte d'esclaves en 1791. La station a apporté une contribution majeure à l'aide aux victimes du séisme du 12 janvier 2010.
L'émotion reste vive au sein de la population de Cité Soleil depuis l'assassinat par balles de Jean Liphète Nelson, le 5 mars dernier. L'un des tueurs présumés a été lynché par la foule. “Nous avons été informés de l'arrestation de deux autres présumés complices, mais nous ignorons quelle suite a été donnée au dossier”, nous a fait savoir Joachim Jorel, administrateur de Radio Boukman.
Ces arrestations sont intervenues dans le cadre d'une vaste opération conjointe – baptisée “Boucler Port-au-Prince” – de la police nationale d'Haïti (PNH) et des casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). D'après nos informations, l'un des individus appréhendés dans le cadre de l'enquête sur la mort de Jean Liphète Nelson s'appelle Mackenson Baptiste, un repris de justice récemment évadé de prison. Aucun élément ne permet encore de relier le crime aux activités de la victime.
Voir également le reportage sur Radio Boukman réalisé par les web-documentaristes de Solidar'IT in Haiti.
Radio Boukman - la voix de Cité Soleil (Haiti) par AsianProjekt
Posted: 2012-03-23 13:51:51
Source : RSF (rsf.org)
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Céline et le « nègre haïtien »

Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) est rangé dans la catégorie des grands auteurs français. Il est connu à la fois pour son talent d’écrivain et son antisémitisme notoire. Le docteur ne s’est pas contenté d’avoir des idées nauséabondes et de les coucher sur le papier. Il était aussi un informateur, ce qu’on appelle communément aujourd’hui une balance, une poucave. Livrer des hommes et des femmes aux occupants nazis n’avait pas une portée banale. Celui qui se souciait grandement de la « protection de la race blanche », n’avait pas que les juifs en ligne de mire.
En effet dans ses ennemis figuraient également les Noirs. Posture cohérente, les théories racistes de l’époque ne prétendaient-elles pas que les juifs, peuple dégénéré, descendaient des nègres, eux-mêmes situés sur la dernière marche de l’évolution et pouvant à peine prétendre à appartenir à l’espèce humaine car plus proches de l’animal ?
Le Fwiyapin a pris connaissance d’un autre immonde exemple de l’attitude de Céline en feuilletant « Le Canard Enchaîné » du mercredi 14 mars 2012. Sorj Chalandon y consacre un article au documentaire de David Korn-Brzoza « Dénoncer sous l’occupation ». Le journaliste raconte comment Céline parvient à évincer un concurrent gênant, en l’occurrence, un médecin noir :
Le Dr Louis Ferdinand Destouches – Céline pour la littérature – a ainsi dénoncé le médecin du dispensaire de Bézons, rappelant en toute franchise: « J’ai jeté sur ce poste mon humble dévolu. » Pour Céline, le praticien était juif. Il se trompait. Alors il a rectifié son erreur par un second courrier: « Ce poste est occupé par un nègre haïtien. Ce nègre étranger doit normalement être renvoyé en Haïti, d’après les lois nouvelles. » Le médecin sera révoqué. Le Dr Destouches obtiendra la place.
http://www.fwiyapin.fr/2012/03/celine-et-le-negre-haitien/

Le Salon du livre de Québec à l'écoute des bruits du monde

Québec) Pour une troisième fois, ce sera l'écrivain haïtien Dany Laferrière qui sera le président d'honneur du Salon international du livre de Québec du 11 au 15 avril. Il l'avait déjà été en 2004 et 2010.

Sans doute n'y avait-il personne de disponible parmi les 975 auteurs qui participeront à cet événement qui prendra ses aises au Centre des congrès et qui mettra en évidence la production de 813 maisons d'édition.
Retenu aux salons du livre de Paris et de Grenoble, Dany Laferrière avait enregistré un message pour dire que Québec était une ville construite avec un sens de l'imaginaire et que son salon du livre en était un à taille humaine où l'on se sent bien et où l'on peut converser.
Heureux et fier que la littérature haïtienne prenne beaucoup de place au Salon international du livre de Québec, il a ajouté : «Sans cette littérature qui nous vient du tiers-monde, la littérature se rétrécirait comme une peau de chagrin».
À Québec, Dany Laferrière lancera son nouveau livre, Chronique de la dérive douce. Publié par Grasset, cet ouvrage est déjà sorti en France.
Des écrivains en vue
Au nombre de six, les autres invités d'honneur seront l'auteur-compositeur et interprète Daniel Lavoie, l'auteure jeunesse Johanne Mercier, la journaliste Denise Bombardier, le médecin et poète Jean Désy et les bédéistes Delaf et Dubuc.
En outre, deux pays auront droit aux honneurs de cet événement placé sous le signe de la diversité et des bruits du monde : Haïti, avec une délégation de cinq auteurs, et la Catalogne avec une délégation de neuf auteurs.
Parmi les écrivains en vue qui seront à Québec du 11 au 15 avril : Yves Beauchemin, Chrystine Brouillet, Dominique Demers, Jean-Claude Germain, Sergio Kokis, Daniel Lessard, Bryan Perro.
Sans oublier plusieurs auteurs d'ici : Jacques Côté, Hans Jürgen Greif, Jean Lemieux, Jean-Jacques Pelletier, Anique Poitras et Patrick Sénécal. Et une délégation d'auteurs amérindiens : Joséphine Bacon, Virginia Pésémapéo Bordeleau, Naomi Fontaine, Rita Mestokosho, Louis-Karl Picard-Sioui, Linda Sioui et Manon Sioui.
Au même endroit et en même temps, aura lieu la 25e édition du Festival de la bande dessinée francophone de Québec. Y participeront 70 bédéistes québécois et une quinzaine d'autres venant des vieux pays. Les villes de Bordeaux et de Lyon seront représentées par deux délégations d'auteurs.
Parmi les bédéistes québécois, mentionnons Michel Rabagliati, Denis Rodier, Stéphanie Leduc et Zviane. Traverseront l'Atlantique Patrick Sobral, Yoann, Juanjo Guarnido, Arthur de Pins et Philippe Jarbinet.
Le Britannique Charlie Adlard, dessinateur de la série Walking Dead, sera lui aussi à Québec.
Expositions et prix
Les organisateurs du Salon international du livre de Québec tablent sur la présence de 65000 visiteurs (prix d'entrée 4 $, gratuit pour les 60 ans et plus le vendredi 13 avril).
Ils pourront assister à une quarantaine de rencontres d'auteurs et de tables rondes. Parmi les thèmes qui devraient susciter de l'intérêt : Qu'est-ce qui vous indigne le plus? avec Dany Laferrière, Vivons-nous un désenchantement du monde? avec Daniel Jacques, Avez-vous foi en l'avenir du Québec avec Jean-François Lisée et Le journalisme vous a-t-il servi pour écrire une fiction avec Daniel Lessard, Rafaële Germain et Michel Jean.
Quatre expositions seront montées dans le foyer du Centre des congrès :
- Matshinanau qui montrera la vie quotidienne des Innus de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean grâce à des photos sélectionnées par le poète Michel Côté.
- Hommage à Jean-Claude Dupont, cet ethnologue récipiendaire du prix Gérard-Morisset en 1998 et auteur de plusieurs ouvrages sur les technologies préindustrielles et les pratiques traditionnelles.
- Portrait de famille qui rassemblera une sélection de dessins réalisés par des enfants de 3 à 12 ans.
- Dimitri Kasan : l'aventure Marabout à Québec qui racontera comment, dans les années 50 et 60, Dimitri Kazanovitch, dit Kasan, a réussi diffuser et à implanter les livres des Éditions Marabout au Québec.
Enfin, comme chaque année, un certain nombre de prix et de distinctions seront remis : prix littéraires de la ville de Québec, prix littéraire des collégiens, prix France-Québec Marie-Claire-Blais, prix scientifique Hubert Reeves, prix Adrienne-Choquette de la nouvelle, prix de la revue Alibis, prix littéraire Champlain, prix des Nouvelles littéraires de la Fadoq, prix jeunesse des Univers parallèles, prix J'ai la tête à lire, prix du concours Dis-moi dix mots qui te racontent, prix Portrait de famille.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201203/20/01-4507540-le-salon-du-livre-de-quebec-a-lecoute-des-bruits-du-monde.php

Le FMI débloque 15,1 millions de dollars pour Haïti


LeFonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi
avoir mis à la disposition d'Haïti 15,1 millions de dollars
supplémentaires au titre de son aide accordée à ce pays
après le séisme dévastateur de janvier 2010. Thony Belizaire 
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi avoir mis à la disposition d'Haïti 15,1 millions de dollars supplémentaires au titre de son aide accordée à ce pays après le séisme dévastateur de janvier 2010. Le déblocage de ces fonds porte à environ 40,3 millions de dollars le montant que les autorités de Port-au-Prince peuvent tirer auprès du Fonds.
Les sommes débloquées mercredi correspondent à la troisième et à la quatrième tranches de la ligne de crédit de 274 millions de dollars sur trois ans (au taux de change actuel) que le Fonds avait accordée à Haïti en juillet 2010 et dont la mise en oeuvre a pris du retard.
En même temps qu'il avait accordé ce prêt, le FMI avait approuvé l'annulation totale de l'encours des engagements d'Haïti envers le Fonds, dans le cadre de l'effort international pour soutenir la reconstruction du pays.
"La reprise de l'économie haïtienne continue", écrit le Fonds dans un communiqué.
"Les efforts soutenus des autorités et de la communauté internationale ont contribué à raviver la croissance, maintenir l'inflation en dessous de 10% et renforcer le budget de l'Etat et ses comptes extérieurs", ajoute le texte.
"Néanmoins, note le Fonds, la reconstruction et le rythme de la mise en place des réformes structurelles ont été, d'une manière générale, plus lents que ce qui était prévu, ce qui témoigne essentiellement de la longueur du processus électoral et de la capacité limitée du pays à prendre des mesures administratives".
Haïti n'a plus de Premier ministre depuis la démission de Garry Conille le 24 février. Le président haïtien Michel Martelly a demandé le 1er mars à son ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe de former un nouveau gouvernement.
S'il est confirmé par le Parlement, ce qui devrait prendre du temps dans la mesure où les deux chambres sont dominées par l'opposition, M. Lamothe deviendrait le quatrième chef de gouvernement haïtien depuis l'entrée en fonctions de M. Martelly en mai 2011.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-fmi-debloque-15-1-millions-de-dollars-pour-haiti-21-03-2012-1916919.php

mercredi 21 mars 2012

Haïti-Education/Santé scolaire : Une alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les écoles

P-au-P, 21 mars 2012 [AlterPresse] --- Le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) se sont associées pour lancer, au cours d’un forum, le mardi 20 mars 2012, à l’hôtel Karibe convention Center de Port-au-Prince l’Alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène en milieu scolaire (Eahms), apprend AlterPresse.
L’Eahms « est une coalition de différents acteurs œuvrant dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène en milieu scolaire », selon ce qu’a indiqué le Ministère dans un communiqué.
Le Menfp, le ministère de la santé publique et de la population (Mspp), la Dinepa, l’Unicef, l’Unesco, l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’Organisme d’aide du gouvernement américain Usaid ainsi que des ONG nationales et internationales sont membres de cette structure.
Vue la nécessité pour le pays de réaliser « sa révolution hygiénique qui devrait démarrer à l’école, à l’instar d’autres pays » et des leçons tirées de l’épidémie du choléra, l’alliance « compte appuyer le Menfp pour l’aider à jouer pleinement son rôle régalien en matière de santé scolaire ».
Alors que le Menfp avait lancé la journée nationale du lavage des mains le 15 octobre 2010, quatre jours plus tard soit le 19 octobre l’épidémie du choléra s’est déclenchée, près d’une base de la Minustah à Mirebalais (Nord-Est), touchant plus de 150,000 personnes à travers le pays, dont plus de 7,000 ont été tuées.
« Le choléra a ouvert les yeux sur les situations dramatiques dans lesquelles les enfants reçoivent l’éducation. Nous devons passer d’une prise de conscience à l’action et faire en sorte que toutes les écoles d’Haïti aient accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement », préconise Françoise Gruloos-Ackermans, Représentante de l’Unicef en Haïti.
Selon elle, sur les 22 mille écoles existant en Haïti, 40% seulement ont une installation sanitaire et dans beaucoup de cas inadéquate.
L’Eahms a été créée en juillet 2010. Un comité de pilotage mis en place depuis août 2011 assure sa coordination. [efd kft gp apr 21/03/2012 08:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12567

mardi 20 mars 2012

VIDEO DE CANDELA

http://www.youtube.com/my_videos_edit?ns=1&video_id=5Fwsbhrax38

Sean Penn’s Haiti work earns humanitarian prize

FILE - In this April 10, 2010 file photo, U.S. actor
 Sean Penn carries the belongings of a person
displaced by the earthquake as people are relocated
 from the Petion ville Golf Club to a new camp,
Corail-Cesselesse, in Port-au-Prince, Haiti. Penn
is being honored by a group of Nobel laureates
for his relief work in Haiti following the
country's devastating January 2010 earthquake.
 Penn is to receive the 2012 Peace Summit Award
at the 12th World Summit of Nobel Peace
Laureates at an event in Chicago in April 2012
and is expected to draw such luminaries
as Poland's Lech Walesa and the Dalai Lama.
 (AP Photo/Ramon Espinosa, File)
PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — Actor Sean Penn is being honored by a group of Nobel laureates for his relief work in Haiti following the country’s devastating January 2010 earthquake.

Penn is to receive the 2012 Peace Summit Award at the 12th World Summit of Nobel Peace Laureates. The event will be held in Chicago next month and is expected to draw such luminaries as Poland’s Lech Walesa and the Dalai Lama.
Penn arrived shortly after Haiti’s quake and established an aid organization now known as J/P Haitian Relief Organization. The group has provided schools, medical care and housing to thousands of people displaced by the quake.
The actor issued a statement Monday calling the award an “extraordinary honor.”
http://www.suntimes.com/entertainment/people/11406009-421/sean-penns-haiti-work-earns-humanitarian-prize.html

La section haïtienne de Transparency International appelle au vote de la loi contre la corruption

La Fondation héritage pour Haïti (Lfhh) encourage l’accélération du processus législatif devant conduire au vote de la loi sur la prévention et la répression de la corruption par les deux branches du Parlement.

Lors de la retraite parlementaire organisée du 9 au 11 mars 2012 à Montrouis à l’initiative de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc), 31 sénateurs et députés de la 49e législature, dans une déclaration, se sont engagés à « enclencher ce processus législatif et le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Lfhh croit que la déclaration de Montrouis constitue un pas significatif dans la bonne direction. L’organisation appelle l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) à sensibiliser les parlementaires sur l’importance du vote dudit projet de loi dans le meilleur délai.
Ce projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption a été adopté par le gouvernement haïtien en date du 30 décembre 2009 et soumis à la sanction du parlement, rappelle Lfhh. Selon la fondation, « cette initiative entre dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption adoptée par le gouvernement de la République en date du 16 mars 2009 ».
Elle permettra à Haïti d’harmoniser sa législation avec les prescrits de la Convention des Nations Unies contre la corruption (Cnucc) et de combattre l’impunité en matière de corruption, indique la Fondation héritage.
Créée en 1998, Lfhh est la section haïtienne de Transparency International. Elle entend combattre la corruption, œuvrer à la promotion des valeurs d’éthique, d’intégrité et de probité dans les sphères publique et privée de la société haïtienne.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_appel_au_vote_de_la_loi_contre_la_corruption,22277.html

Haïti : L’accès à l’énergie comme remède contre la pauvreté?

Principal obstacle au développement, le manque chronique d’électricité affecte chaque aspect de la vie des Haïtiens. À la campagne, l’énergie photovoltaïque apporte des solutions concrètes pour s’éclairer, faire fonctionner les hôpitaux et même élever des poissons.
Haïti veut favoriser l'accès à l'électricité des
 particuliers.  ©The Global Orphan Project
Connectée au réseau électrique depuis seulement trois mois, la ville de Boucan-Carré doit désormais supporter les incessantes coupures de courant qui rythment le quotidien des Haïtiens. Une situation qui n’en reste pas moins privilégiée, puisqu’en Haïti seul un quart de la population bénéficie d’un accès régulier à l’énergie électrique.
Sans courant, pas d’industrie. Les entreprises locales peinent à maintenir leur activité, tandis que cette pénurie chronique fait fuir les investisseurs étrangers. Haïti est un pays où les étudiants lisent à la lueur des bougies, et où seuls les riches illuminent leur résidence grâce à des groupes électrogènes.
Le problème est antérieur au séisme qui a ravagé l’île il y a deux ans et freine depuis toujours son développement économique.
Quand l’énergie solaire permet de mieux manger
La situation pourrait toutefois changer radicalement d’ici peu, grâce à l’énergie solaire. À Boucan-Carré, l’ONG américaine Solar Electric Light Fund (SELF) va installer 63 panneaux photovoltaïques, destinés à alimenter les pompes d’un élevage de poissons. L’élevage doit générer une centaine d’emplois rémunérés 2 000 dollars par an et fournir une source d’alimentation riche en protéines aux habitants de la région.
Le gouvernement encourage également l’investissement des particuliers dans le solaire. Il a passé un partenariat avec des banques pour que 200 000 familles puissent bénéficier de prêts facilités. L’argent est destiné à l’achat de générateurs portables fonctionnant à l’énergie solaire. Le gouvernement de Michel Martelly espère ainsi pouvoir multiplier par deux le nombre de foyers ruraux ayant accès à l’électricité.
Parfois, les initiatives surgissent aussi du secteur privé. Par exemple, l’opérateur mobile Digicel développe des lampadaires solaires équipés d’une prise pour recharger les téléphones portables. Il prévoit d’en installer plus de 1000 unités au cours de l’année.
Partners in Health, une ONG basée à Boston, installe quant à elle des panneaux solaires sur le toit des hôpitaux, où les coupures de courant peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Délabré, le réseau doit être réformé
Si ces projets apportent des solutions efficaces à des problèmes ponctuels, le gouvernement sait en revanche qu’ils ne suffiront pas à résoudre la crise énergétique à eux-seuls.
L’entreprise publique de distribution d’électricité bénéficie de 100 millions de dollars, soit 12 % du budget national, de subventions annuelles. Pourtant, elle reste incapable de garantir un accès constant à l’énergie, même au cœur de la capitale.
Pour mener à bien sa réforme, les autorités haïtiennes ont confié les rênes de l’entreprise à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), pour une période de deux ans.
L’autre grand chantier consiste à rénover le barrage hydroélectrique de Peligre, qui ne fonctionne plus qu’à la moitié de sa capacité initiale, en raison d’un manque d’entretien. Avec une puissance installée de 54 MW, il s’agit de la plus grosse centrale électrique du pays. René Jean-Jumeau, directeur du département Énergie en Haïti, pense que la question énergétique est une priorité:
Si nous pouvons aborder de manière appropriée le problème d’énergie, nous insufflerons une dynamique à tout le processus de développement en Haïti.
noticias.univision.mobi
http://www.greenetvert.fr/2012/03/20/lacces-a-lenergie-comme-remede-contre-la-pauvrete/49420

Festin de livres à Balma

Les Rencontres du livre et du vin de Balma connaissent un succès grandissant (7 500 visiteurs l'an dernier, combien cette année, du 22 au 25 mars) ?. Au fil des ans, la manifestation a évolué, oubliant un peu la dive bouteille (certains le regrettent) au profit d'un menu toujours plus riche.
Ce que le festival défend toujours, c'est le métissage francophone, caractérisé par la présence du Haïtien Lyonel Trouillot comme président d'honneur et la venue d'auteurs aussi divers que la Belge Claude K. Dubois, le Turc Nedim Gürsel, l'Algérien Ahmed Kalouaz ou la Sénégalaise Khadi Hane.

Au total, une cinquantaine d'écrivains ont été invités. Ils interviendront lors de rencontres et de tables rondes et signeront bien sûr leurs ouvrages. Parmi les plus connus, on citera Jean-Louis Fournier (dont « Où on va papa ? » fut un gros succès en 2008), Éric Holder (« Mademoiselle Chambon » et autres histoires tendres et mélancoliques) ou Gérard Mordillat (romancier et réalisateur, passionné par la vie du Christ autant que par la galère des ouvriers confrontés à la mondialisation).
Sans oublier Pascal Dessaint, le roi du polar « toulousain » et autres auteurs bien ancrés dans notre région : Rachel Corenblit, Alain Leygonie (président de l'association organisatrice), Alain Monnier, Benoît Séverac, Jean-Jacques Rouch, etc.
Démarrage des Rencontres jeudi 22 mars, à 18 heures… à Toulouse, à la librairie Ombres Blanches, avec Lyonel Trouillot. Suite des opérations à la salle polyvalente de Balma (entrée libre), de vendredi 9 heures à dimanche 19 heures.
Rencontres du livre et du vin de Balma du 22 au 25 mars. Tout le programme sur
http://www.mairie-balma.fr/
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/20/1310459-festin-de-livres-a-balma.html

À Crédin, le Frère Simon témoigne de l’action des Flamboyants d’Haïti

Frère Simon (au milieu) a pu parler de son action,
lors de son passage au foyer communal.
Frère Simon (au milieu) a pu parler de son action, lors de son passage au foyer communal. Les amis et membres de l’association des Flamboyants d’Haïti ont rencontré le frère Simon, de la congrégation de La Mennais de Port-au-Prince, lors de son passage au foyer communal de Crédin.
L’association a collecté des fournitures scolaires pour les jeunes Haïtiens. Le frère Simon s’est chargé de les distribuer. Il a également confié le matériel médical acheminé en container à une association. Il a aussi distribué les tentes à des sans-abri, les fauteuils roulants et les vélos.
La congrégation de La Mennais poursuit en Haïti son rôle éducatif. « Nous venons enfin de poser les fondations d’une nouvelle école destinée à accueillir 1 300 enfants. Nous espérons achever cette construction pour 2014, car nous fêterons alors les 150 ans de l’arrivée de la congrégation à Port-au-Prince », s’est réjoui le frère.
http://www.maville.com/actu/actudet_-a-Credin-le-Frere-Simon-temoigne-de-l-action-des-Flamboyants-d-Haiti_fil-2123886_actu.Htm

Une grenade explose dans une rue d'Epinay-sur-Seine

Une grenade a explosé dans la nuit de lundi à mardi vers 3h00 dans une rue d'Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis; au niveau d'un immeuble, touchant l'appartement d'une famille au rez-de-chaussée, sans faire de blessé, a-t-on appris auprès de la préfecture. Selon cette source, cette grenade a été lancée dans la rue de Lyon au niveau d'un quartier plutôt calme.
Le hall de l'immeuble a été touché, ainsi qu'un appartement du rez-de-chaussée, dans lequel se trouvait quatre adultes et deux enfants haïtiens mais personne n'a été blessé, a-t-on précisé.
"Il n'y a pas de lien" avec les incidents de Toulouse et de Montauban", a-t-on assuré de même source. Une enquête est en cours et le préfet de Seine-Saint-Denis s'est rendu sur place dans la nuit.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/une-grenade-explose-dans-une-rue-d-epinay-sur-seine-7077954.html

MOONLIGHT BENJAMIN, la voix de l'âme haïtienne en concert à Saint Jean de la Ruelle

Dans le cadre du Printemps de l’égalité, le Pôle développement culturel de la Ville de Saint Jean de la Ruelle proposera un voyage au sein de l'immense diversité de l'âme créatrice haïtienne avec la majestueuse Moonlight Benjamin. "Touriste aux mains blanches, touriste en vacances. Là dans tes champs de canne à sucre poussent tes enseignes de la mort et nos bras suent à bêcher l’or pour engraisser tes coffres forts". (Manno Charlemagne)
Envoutante et sensuelle comme un rite vaudou, MOONLIGHT BENJAMIN chante l’exil, l’identité, la révolte. Force des mélodies et du message, le feu de tout un peuple couve en elle et se répand. Sa voix, soul, magnifique et fervente, envoutante comme un rite vaudou, fait résonner avec une émotion rare les voix des poètes haïtiens.
Force des mélodies et du message, elle poursuit dans son second album l'hommage à la culture de son pays et, comme une visite de l'immense diversité de l'âme créatrice haïtienne qui puise son inspiration dans une histoire chaotique, elle met à l'honneur différents textes d'auteurs. La révolte face à l'injustice est magnifiée par un humanisme indécrottable, une sensualité admirable et des choix de textes particulièrement éloquents qu'en créole ou en français, elle porte avec une force hors du commun.
Des prédations culturelles dénoncées par les poètes Emile Roumer et Rodolphe Moïse, aux souffrances de la domination et de l'exil chantées par Manno Charlemagne, en passant par les visions sur-réalistes et prophétiques de Frankétienne, chefs de file du spiralisme et la plume identitaire de Magyd Cherfi, tous les titres de cet album portent en eux une part de la complexité et de la richesse de ce pays, de sa culture merveilleuse.
http://www.obiwi.fr/culture/musiques/93784-moonlight-benjamin-la-voix-de-l-ame-haitienne-en-concert-a-saint-jean-de-la-ruelle

lundi 19 mars 2012

Lynn University Dedicates Remembrance Plaza To Haiti Earthquake Victims (PHOTOS)

In January 2010, Lynn University student Courtney Hayes wrote on her Facebook wall, "It's 32 degrees in Boca; I'm off to sunny Haiti to save the world."

But before her charity work was complete, Hayes and three other Lynn students and two professors were killed in the January 12, 2012 earthquake that devasted Haiti.
The six were part of Journey of Hope, the college's service trip to the impoverished county.
"They love what they have and they work so hard to get nowhere, yet they are all so appreciative," Britney Gengel, another Lynn student, texted to her parents three hours before she was fatally trapped inside a hotel. "I want to move here and start an orphanage myself."
By 2013, Gengel's father and brother will have fulfilled their daughter and sister's wish. They've been building an orphanage on Haiti's west coast set open on the third anniversary of the quake.
And now South Florida has its own memorial for the philanthropic university members who perished in the natural disaster that killed over 300,000 people.
Friday, Lynn dedicated Remembrance Plaza to the four students and two professors killed in the earthquake.
They also presented family members with honorary degrees for the victims: students Stephanie Crispinelli, 19, Katonah, N.Y.; Britney Gengel, 19, Rutland, Mass.; Christine Gianacaci, 22, Hopewell, N.J.; and Courtney Hayes, 23, Douglas, Ga., and professors Richard Bruno and Patrick Hartwick.
Remembrance Plaza, which sits near the school's student center, is a $1.7 memorial that took close to a year to build.
The six victims are immortalized by shimmering pillars bearing their names. The two professors sit on each end flanking the four students in the middle.
The pillars rest under a silver overhang and above steps flowing with water leading down to a reflection pool.
"We hope that in our moments of pain, which will never fully go away, we may find peace and comfort in this sacred place we dedicate today," Lynn President Kevin M. Ross said at Friday's dedication.
http://www.huffingtonpost.com/2012/03/19/lynn-university-dedicates_n_1364716.html

Erzuli dahomey, déesse de l'amour de Jean-René Lemoine

Vaudeville vaudou  La salle « expérimentale » de la Comédie-Française, le Vieux Colombier, nous propose une sacré expérience : « Erzuli Dahomey, déesse de l'amour ».
Cette pièce, primée par la SACD en 2009 et plébiscitée par le bureau des lecteurs du Français en 2010, est l'oeuvre audacieuse d'un écrivain-comédien-dramaturge d'origine haïtienne, Jean-René Lemoine. On y croise une vraie-fausse actrice veuve et dépressive, des jumeaux incestueux, un prêtre-précepteur pervers, une truculente mère africaine, un zombie, un escort-boy et une bonne possédée par l'esprit d'une déesse de l'amour africaine...
Au gré d'une intrigue rocambolesque, l'auteur s'amuse à convoquer tous les genres : le vaudeville, le sitcom, le kitsch, le fantastique, le mélodrame, la tragédie.
On passe d'une petite ville française à un village africain, d'un monologue bouleversant sur l'esclavage à des conversations frivoles sur Lady Di, du « nonsense » à la pure poésie... Politiquement incorrect, en dents de scie, avec quelques tunnels, le texte peut rebuter au début.
Mais on est vite embarqué par la magie blanche et noire de ce vaudeville vaudou.
Par flashs, l'auteur éclaire son propos : douleur de la solitude contemporaine, étouffement de la famille occidentale, séquelles de l'esclavage, désir de libérer nos âmes intranquilles...
Grâce feutrée
Metteur en scène de ce singulier patchwork dramatique, Eric Génovèse (sociétaire du Français) s'est laissé envoûter par la prose de Lemoine, enchaînant les séquences avec la grâce feutrée d'un somnambule. L'onirisme domine : les murs, le plancher, les meubles glissent... les personnages s'enfoncent dans le sol. Le beau décor de Jacques Gabel passe du mortifère au solaire (pour le dernier acte « africain »). Les comédiens-français jouent magnifiquement le jeu de l'illusion et du décalage : Claude Mathieu, pathétique et féroce mère indigne ; Françoise Gillard et Pierre Niney, ados sublimes et sulfureux ; Serge Bagdassarian, atroce et cocasse prélat ; Bakary Sangaré, travesti en irrésistible « mamma » africaine ; Nâzim Boudjenah, troublant zombie en tenue d'Adam ; et Nicole Dogué (comédienne « invitée »), renversante servante rebelle... Il faut laisser ses préjugés aux vestiaires et se laisser porter par ce spectacle sorcier, qui nous raconte un monde surréel, poétique et vénéneux.
PHILIPPE CHEVILLEY, Les Echos
http://www.lesechos.fr/culture-loisirs/sorties/musique/0201951266089-vaudeville-vaudou-303128.php

Une langue ne survit que si elle agrandit son territoire

Au-delà de l’Hexagone, les peuples parlant français ont inventé leur propre manière de le pratiquer. Selon la formule de l’auteur haïtienne Yanik Lahens : « on habite aussi sa langue » « Le français n’appartient pas à la France. Il appartient à tous ceux qui le rendent meilleur », déclarait il y a peu Régis Debray devant une assemblée de Haïtiens, lesquels ont su, à leur manière, s’approprier notre langue en lui donnant une couleur particulière.
L’écrivain haïtien Dany Laferrière prolonge à sa manière cette remarque selon laquelle il ne saurait y avoir une langue française figée à jamais à l’intérieur de l’Hexagone : « la question est de savoir qui parle cette langue et pourquoi. L’origine d’une langue ne compte pas. Ce qui compte, c’est avec qui on la parle. Une langue ne survit que si elle agrandit son territoire en s’infiltrant dans des cultures éloignées de sa source. » Et il poursuit, comme pour mettre en garde l’ancien colonisateur : « quand je parle français, je cherche simplement à dire quelque chose. Ce n’est à mes yeux pas un fait culturel, politique ou historique. Il s’agit de ma vie, et cela ne concerne que moi et la personne qui se trouve en face de moi. Bien sûr, une langue ne tombe pas du ciel. Mais c’est nue qu’elle est belle. »
Plus éloignée de ses racines, la langue n’en est pas moins belle, elle s’enrichit au contraire, et c’est ce dont l’écrivain camerounaise Léonora Miano est bien persuadée : « les Camerounais se sont appropriés le français comme ils ont pu, dans la mesure où ils n’avaient pas le choix. Puisqu’il fallait parler le français, on a trouvé le moyen de l’investir d’une sensibilité subsaharienne.
Plus qu’une simple appropriation, il s’est donc agi d’un acte de survie identitaire, d’un mouvement spontané pour préserver notre propre imaginaire. »
Aussi, on peut entendre dans les rues de Yaoundé ou Douala des expressions comme : « rythme-moi au bout de la rue », ce qui signifie « accompagne-moi » ou encore, tiré d’un « camfranglais » imagé, cette phrase qui n’est autre que le titre d’un tube : « si tu vois ma go, dis-lui que je go chez les wats pour fala les dos », qu’on peut traduire ainsi : « si tu vois ma copine, dis-lui que je m’en vais chez les blancs pour chercher de l’argent » .
Au Cameroun encore, « pain chargé » pour « sandwich » met aussi en appétit, c’est indéniable !
Les Algériens n’ont rien fait d’autre, eux aussi, que d’inventer la langue qu’ils parlent. « Souvent, le français est mêlé aux idiomes autochtones, amazigh ou arabe algérien, ainsi le mot “taxieur” pour dire “chauffeur de taxi” par exemple », relève l’écrivain algérien Yahia Belaskri qui donne cette autre illustration : « traversa el goudrone, crasatou tomobile » qui veut dire « il a traversé la chaussée, il a été écrasé par une automobile. »

Le Québecois, un Français plutôt rural
Bien d’autres pays colonisés – et pas seulement par la France – ont su ainsi inventer leur langue courante, enrichie de multiples influences. Il n’en fut pas de même pour le Québec. Michel Vézina, éditeur dans ce pays, rappelle en effet que « les Québécois ne se sont pas approprié la langue française, ils la parlaient en arrivant. »
 Il ne nie pas cependant que le français parlé au Québec se soit construit sur plusieurs tendances liées à des périodes de son évolution. Selon lui, l’origine « est plutôt rurale », émanant des premiers colons venus notamment du Poitou, de la Beauce, du Nord et de la Normandie, à la fin du XVIIe siècle.
Il précise en outre que « le voisinage constant avec les Américains et avec les colonisateurs anglais a permis d’insérer et de “grammatiser” une partie de la langue parlée. » Par exemple, « je sniffe, tu sniffes, il sniffe » vient du verbe « to snif », soit « renifler ».
Jocelyne Saucier, passionnée de langues et qui habite en Abitibi, une région du Québec, met, elle, plutôt l’accent sur les sens différents attribués aux mots. « Colon », par exemple, ne désigne chez elle ni le défricheur de terres nouvelles ni le dominateur de peuples, mais « un pauvre type ignorant, déphasé, qui s’est tenu à l’écart du monde. »
Une différence de sens qui tient au fait qu’en Abitibi, sont arrivés des milliers d’immigrants victimes de la grande crise de 1929, ou encore débarqués d’Europe de l’est pour travailler dans les mines et les immenses espaces forestiers de cette région.
LOUIS de COURCY
http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/Une-langue-ne-survit-que-si-elle-agrandit-son-territoire-_EG_-2012-03-16-779254

Des cahiers pour Haïti

Les chaises permettront d'accueillir de nombreux élèves.
(photo S. N.)
Un conteneur de fournitures scolaires, habits et matériel médical est parti hier. « Compte tenu du désordre qui secoue la ville de Port-au-Prince à Haïti depuis deux semaines, nous envoyons le matériel destiné à la mairie à l'ambassade de France. Et je me rendrai sur place au moment de l'arrivée du conteneur dans un mois, pour m'assurer qu'il soit bien réceptionné. »
Daniel Groscolas, vice de la communauté d'agglomération de La Rochelle (CdA), délégué aux relations internationales, ne lésine pas sur les moyens pour s'assurer que les dons destinés aux habitants de Port-au-Prince parviennent à bon port.
76 m3 de marchandises
La CdA envoie depuis dix ans, une à deux fois par an, un conteneur de matériel à Haïti. « Mais avec le tremblement de terre, beaucoup de choses ont été détruites, regrette-t-il. Il faut donc recommencer. »
Hier, partait ainsi un conteneur de 76 m³ à destination de Port-au-Prince avec un chargement de fournitures scolaires offertes par les communes de la CdA, des vêtements et du matériel pour les handicapés, comme des fauteuils roulants. Provenant de dons de particuliers et du Comité de soutien Haïti d'Évreux, l'association des Haïtiens de Bordeaux et des associations Échillais solidarité international, ces marchandises sont parties hier de La Rochelle, feront une escale au Havre avant de se rendre à Haïti.
« La mairie de Port-au-Prince veut ouvrir une classe expérimentale pour les jeunes qu'on appelle là-bas les "Reste avec", indique Daniel Groscolas. Ces enfants dits des campagnes viennent à la ville pour aller à l'école et deviennent en fait domestiques. Ils se sauvent souvent vers 14-15 ans. »
La classe s'adresse ainsi à ces jeunes âgés de 14 à 20 ans et a pour objectif de leur donner des qualifications. Ainsi, des machines à coudre permettront d'apprendre les bases d'un métier à des jeunes filles. Elles sont notamment accompagnées de 2 500 cahiers.

Concoules: L'association 'Enfant d'Haïti' voit ses efforts payer

Betty dans son nouveau commerce, synonyme de liberté.
 (© D.R)
Deux ans après le séisme, l'association Enfants d'Haïti continue à se mobiliser pour aider les Haïtiens. La tâche est colossale et on a l'impression que rien ne bouge mais une journaliste membre de l'association, rentrée récemment a fait part de son sentiment qu'enfin quelque chose semble bouger. Ce n'est pas encore le grand chambardement mais le nouveau gouvernement entré en fonction en octobre, après 20 mois de paralysie politique, semble redoubler d'efforts.
L'action de l'association reste principalement centrée sur un quartier, celui de Fontamara 27.
Si la volonté était au départ d'améliorer les conditions d'hébergement des enfants de l'orphelinat l'action se concentre maintenant sur l'aide scolaire.
À l'heure actuelle, 125 parrainages individuels ont permis l'accès à l'éducation d'autant d'enfants. Le but est de doubler ce chiffre dans les mois à venir. Les moyens financiers font défauts à tous les niveaux, en particulier pour débuter les travaux de réhabilitation de l'école Pétion Savain et rémunérer les professeurs.
L'association a mis en œuvre un projet pour libérer les enfants esclaves dont les conditions de vie sont inacceptables.
Ce sont surtout des filles appelées Restavecks (c'est-à-dire reste avec leur employeur). Ces enfants, victimes de violences et maltraitances, sont privés de leurs droits les plus élémentaires.
Betty est la première qui s'en est sortie grâce aux lycéens de l'ensemble scolaire St Pierre St Paul de Langogne et de leur professeur.
Elle a pu s'échapper et l'association l'a aidée à créer son propre commerce pour un coût de 650 Euros . C'est la somme nécessaire pour permettre à chacun de sortir de l'enfer.
Le coût d'envoi des containers étant trop élevé et les procédures administratives trop longues, il va falloir trouver une autre solution pour l'acheminement des dons en nature.
Il est clair qu'il n'est pas utile de démontrer que l'argent est le nerf de toutes actions.
Pour cela, L'association organise diverses manifestations dans le but de récolter des fonds (loto, vente d'artisanat haïtien, bols de riz, marchés…) La plus proche est le loto qui se déroulera demain 18 mars à Chamborigaud.
Ceux qui ne peuvent pas se déplacer peuvent jouer par ordinateur en téléphonant au local au 04 66 83 33 47 ou chez Patrick 04 66 61 14 55.
http://www.midilibre.fr/2012/03/17/l-association-enfant-d-haiti-voit-ses-efforts-payer,472053.php