POUR VOS RECHERCHES

Google

jeudi 31 janvier 2013

Josué arrêta le soleil, Marie-Danielle les lentilles

Elle a un nom, une histoire très médiatisée, un visage… mais pas de photo. Marie Danielle Bernadin a littéralement caché son visage aux caméras pendant les deux mois qu’a duré son " feuilleton " juridico-sexuel. Mieux que Clifford Brandt, l’homme d’affaires qui serait à la tête du "plus grand réseau de crime organisé de toute la Caraïbe". Marie-Danielle Bernadin, présumée victime de viol de Me Josué Pierre-Louis, n’a pas mené son procès jusqu’au bout. Elle a cependant réussi l’exploit de ne pas se faire photographier pendant les deux mois de va-et-vient au cabinet d’instruction. La jeune femme, née en septembre 1985, a même apparu en conférence de presse en cachant littéralement son visage aux journalistes, dont les chasseurs d’images. La foi pour viatique Au lendemain de sa décision d’abandonner la procédure judicaire entamée contre son prétendu-agresseur, Mlle Bernadin a accepté de se présenter le visage découvert, pour la première fois, à la presse. Aucune lentille de caméras n’a été déclenchée. C’était l’exigence de la jeune femme en pantalon, chemise et sandales, pour expliquer sa surprenante décision de redonner à son ex-patron le sommeil tranquille. "J’ai décidé de désister à cause de ma foi chrétienne, a expliqué Marie-Danielle Bernadin. Mais, je tiens à réaffirmer qu’il m’avait effectivement violé." Personne ne m’a forcé à prendre cette décision, a juré la désormais ancienne-plaignante, qui a fait mieux que Clifford Brandt. Ce dernier, un homme d’affaires mêlé dans le kidnapping, restait lui aussi un mystère pour les photojournalistes. Sombres révélations Il faut avoir la foi de Marie-Danielle Bernardin pour échapper à ceux qui vivent de l’image des autres. Elle arrêta pendant deux mois les lentilles, comme "Josué arrêta le soleil lors de la bataille de Gabaon", comme révélé dans la Sainte Bible. Président du Conseil électoral permanent (CEP) controversé, Me Pierre-Louis tire justement son prénom d’un personnage biblique. Celui qui a demandé à Dieu d’arrêter le soleil. Le président de l’institution électorale n’a pas échappé aux révélations de Pierre Esperance, la "gueule de feu" du RNDDH. " J’ai vu des photos de femmes nues prises à la résidence de Me Josué Pierre-Louis. Figurent parmi ces images : des employées du palais présidentiel, de l’institution électorale et du secteur privé ", a révélé, sur les ondes de Magik 9, l’homme qui détient les archives des droits humains en Haïti. L’homosexualité de certaines de ces femmes, dit-il, est immortalisée sur le téléphone de Me Pierre-Louis, qui aurait été manipulé par son ancienne assistante. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/josue-arreta-le-soleil-marie-danielle-les-lentilles-20887.html
Le mois de janvier 2013 a été consacré à l’œuvre de Frankétienne (peintre, écrivain, poète, comédien…) par la bibliothèque de l’Institut pour la promotion et le développement de l’éducation et de la culture dans le Sud (IPDEC), situé aux Cayes.
Conférence-débat, journée porte ouverte, récital de textes, exposition d’œuvres figuraient parmi les activités prévues dans le cadre du mois consacré aux œuvres de Frankétienne. Ces manifestations ont été clôturées le samedi 26 janvier 2013 par la représentation, au centre culturel catholique Saint Louis, de la pièce " Foukifoura " de Frankétienne, interprétée par la compagnie de théâtre Ayizan, de Port-au-Prince. Exprimer la tragédie Après le séisme de janvier 2010, Frankétienne, a changé radicalement le lieu qu'il appelle son "chez lui", pour le transformer en une véritable galerie d'art. Sur les piliers de béton qui soutiennent sa grande maison de Delmas 31 (Port-au-Prince), des têtes hurlent leur désespoir. Visages d'épouvante, ces portraits expriment le regard muet, la peur, les cris, les pleurs, la tragédie... Si certains de ces portraits sont grimaçants, c'est "pour expliquer les terreurs que vivent les gens", indique l'artiste. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/culture/un-mois-consacre-a-franketienne-20884.html

lundi 28 janvier 2013

Haïti-Carnaval : 174 millions de Gdes prévues dans le budget pour le Cap-Haïtien

Une enveloppe de 174 millions de gourdes est prévue pour l’événement carnavalesque dans la deuxième ville du pays les 10, 11 et 12 février 2013, a annoncé dimanche le président du Comité National du carnaval, M. Gilbert Bailly au cours d’une Conférence de presse conjointe avec la nouvelle ministre de la Culture, Mme Josette Darguste. Dans un budget de 197 millions de gourdes prévues pour l’organisation des festivités carnavalesques sur tout le territoire national, 174 millions de cette somme sont allouées à Cap-Haïtien, la Cité d’accueil des trois jours officiels de cette activité culturelle et touristique majeure du pays. « L’Etat haïtien promet 50 millions de la somme, mais c’est à nous d’aller chercher la différence auprès des sponsors du carnaval national», a déclaré le représentant du secteur privé au niveau du comité national de l’événement. « Au fur et à mesure, d’année en année, le carnaval national doit devenir une institution qui ne dépend pas de l’Etat haïtien comme il en est le cas au Brésil par exemple », a expliqué M. Bailly. « Nous espérons que le carnaval sera beaucoup plus rentable pour le pays », a-t-il poursuivi se déclarant déterminé à faire bénéfier les gens du Nord des retombées économiques positives de l’activité carnavalesque. Le boulevard de Cap-Haïtien, soit un 1.9 kilomètres, est la zone choisie comme le parcours officiel du carnaval national. « Le boulevard a été choisi de manière stratégique après l’étude des experts en la matière », a rassuré le président du comité national. Jean Jul Désauguste Hpn-Cap-Haïtien desau4@yahoo.fr http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/art-a-spectacle/8519-haiti-carnaval--174-millions-de-gdes-prevues-dans-le-budget-pour-le-cap-haitien

Haïti-43 e Forum Économique Mondial : Lamothe à Davos

Entretemps, Martelly à Santiago - Les voyages recommencent de plus belle, malgré les critiques dimanche 27 janvier 2013 P-au-P, 27 janv. 2013[AlterPresse] --- Le 43 e Forum économique mondial a débuté le vendredi 25 janvier 2013 à Davos (Suisse), avec la participation du premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, apprend AlterPresse. Arrivé sur place le jeudi 24 janvier, Lamothe a pris part à la réunion annuelle de ce forum de deux jours (les 25 et 26 janvier) autour du thème : « Résilience dynamique ». En son absence en Haïti, l’intérim est assuré par la ministre de l’économie et des finances, Marie Carmelle Jean-Marie. De son coté, le président de la République d’Haïti, Michel Joseph Martelly est arrivé le 25 janvier au chili où il participe au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (Celac), qui se déroule les 27 et 28 janvier. Martelly a laissé le pays le mardi 22 janvier 2013, pour subir un contrôle médical « complet » en Floride (Etats-Unis), avant de prendre la direction du Chili. Le gouvernement recommence de plus belle, en ce début de l’année 2013, les déplacements à l’étranger qui lui ont valu d’être sévèrement critiqué, l’année dernière, par divers secteurs du pays mettant en avant les dépenses exorbitantes et irrationnelles du pouvoir. Lors du forum, le premier ministre haïtien devait intervenir à l’une des sessions de intitulées : « Construisons des économies résilientes » au cours d’une réunion avec plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Il devait prendre part également à une session additionnelle sur le thème : « Une nouvelle vision pour l’agriculture : Accélérons son impact », dédiée à la sécurité alimentaire, secteur prioritaire du gouvernement haïtien, pour lequel les perspectives demeurent très sombres. Lamothe devait aussi diriger une session spéciale sur Haïti, planifiée par les organisateurs du Forum en vue de présenter aux principaux chefs d’entreprises réunis à Davos les atouts d’Haïti. Cet atelier de travail vise à favoriser l’investissement direct étranger et à capitaliser sur des cas de succès obtenus dans le pays pouvant stimuler les investisseurs à venir s’y installer. Des entretiens, entre autres, avec les directeurs exécutifs de Coca Cola, Western Union, Petrobras, SalesForce, Hôtels Marriott et Heineken ont été annoncés, en vue de discuter des opportunités d’investissement en Haïti.[emb kft gp apr 27/01/2013 13 : 00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14001

Haïti-Duvalier : Nouveau rendez-vous à la cour d’appel le 31 janvier

P-au-P, 25 janv. 2013 [AlterPresse] ---- Le dossier de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier a été reporté à la huitaine, soit pour le jeudi 31 janvier, en raison de la mort du juge de la cour d’appel Enock Voltaire, qui a succombé d’une maladie, a appris AlterPresse. Absent de la séance, mais représenté par sa batterie d’avocats, l’ex-tyran fait l’objet de plus d’une vingtaine de plaintes notamment pour crimes contre l’humanité. Reynold George réitère que son client Jean Claude Duvalier s’est montré un véritable « démocrate », parce qu’il s’est présenté aux séances d’audition, contrairement à d’autres personnes qui font le marronnage, faisant référence à l’ex-président jean Bertrand Aristide, qui a été auditionné dans sa résidence à Tabarre (périphérie nord-est). Mais Duvalier n’attendra pas sagement que les mailles de la justice se resserre autour de lui. « Ce mercredi 23 janvier 2013, un arrêt de la de la cour a été déposé au greffe de la cour de cassation, faisant mention que l’on ne peut pas entendre Jean Claude Duvalier pour crime, parce que la cour de cassation a déjà tranché en sa faveur sur ce point », affirme Reynold George. Prétextant que les incidents datent de plusieurs années, en conséquence les victimes ne pourront pas obtenir de certificats médicaux, des témoins, des procès verbaux de constats, Reynold Georges ajoute qu’il faudra « des faits palpables et non des commérages ». « Les gens ont peur que Jean Claude Duvalier se rende aux élections », s’est encore enhardi l’avocat à la voix tonitruante. Depuis quelques mois, tous les biens de Duvalier lui ont été restitués, des fonds de pensions lui ont été accordé, même un passeport diplomatique lui a été octroyé. « C’est un manque de respect pour la justice et pour la population en tant que telle. Cela fait deux années qu’il se pavane dans le pays sans inquiétudes, ce démontre que la justice est piétinée », s’inquiète Danielle Magloire du Collectif contre l’impunité, présente à la cour d’appel. Elle était en compagnie de Marie Yolène Gilles du Réseau national de défense des droits humains (RnddH). Connaissant l’état de la justice dans le pays, Danielle Magloire se dit déterminée à mener la bataille, en épuisant tous les recours prévus par la loi, voire même le recours international, tant que les victimes n’auront pas trouvé justice. [jep kft gp apr 25/01/2013 10 :55] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13996

Le retour des forêts, clé du développement en Haïti

Trois ans après le séisme meurtrier, le gouvernement lance un vaste programme de gestion territoriale destiné à mettre un frein à l’érosion des sols et aux inondations. L’initiative prévoit d’augmenter la couverture forestière de 27 % et pourrait créer jusqu’à 30 000 emplois. Trois cyclones par an Il y a trois ans, la terre tremblait en Haïti, provoquant la mort de 300 000 personnes. Depuis, les survivants ont dû affronter d’autres catastrophes climatiques, et leur sort reste plus incertain que jamais. Frappée en moyenne par trois cyclones d’intensité majeure chaque année, l’île doit faire face à de nombreux épisodes d’inondations, d’érosion, de transport et d’accumulation de sédiments. Des phénomènes qui représentent une menace constante non seulement pour les personnes, mais également pour les infrastructures du pays, comme le révèle un rapport officiel. Des sols fertiles qui disparaissent Face à cette situation, 2013 a été décrétée Année de l’environnement et verra la mise en œuvre d’un ambitieux projet de reboisement et de gestion territoriale destiné à améliorer la préservation des ressources naturelles. À travers la création de forêts communales, le gouvernement espère augmenter la couverture forestière de 27 % d’ici à 2020, afin de réduire l’érosion due au ruissellement. La perte de sol représente un véritable problème pour cette île montagneuse, où plus de la moitié des terrains sont en pente. La conservation de la terre passe également par la mise en place de « centres de propagation » des végétaux dans les dix départements que compte le pays, qui permettront de produire environ 50 millions de plantes par an. Le président souhaite un comportement « écoresponsable » Le projet gouvernemental préconise une approche globale des problèmes environnementaux et comprendra aussi la construction d’infrastructures de protection des villes contre les inondations, l’amélioration de la gestion des sols et de l’eau, ou encore la réhabilitation des quartiers pauvres. Selon les calculs du gouvernement, près de 30 000 emplois pourront être créés grâce à ces initiatives. Pour le président Michel Martelly, la gestion durable des ressources naturelles doit devenir une priorité : « Il est urgent et nécessaire de reconsidérer les modèles actuels qui justifient l’exploitation de nos ressources au-delà de leur capacité de régénération et d’adopter un comportement écoresponsable pour l’utilisation de nos sols, la construction de nos villes, nos méthodes de production et le développement de nos infrastructures. » http://www.greenetvert.fr/2013/01/28/le-retour-des-forets-cle-du-developpement-en-haiti/71165

Haïti: 22 morts dans un accident de la route

Vingt-deux personnes ont trouvé la mort vendredi soir dans un accident de la route survenu dans le nord d'Haïti lorsqu'un camion transportant des pèlerins est tombé dans un ravin, a-t-on appris de sources hospitalières. "Nous avons dénombré 21 morts sur le lieu de l'accident, une personne est décédée pendant son transfert vers l'hôpital", a déclaré au téléphone à l'AFP le dr Rosny, responsable de l'hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc, situé à une centaine de kilomètres au nord de la capitale Port-au-Prince. Une trentaine de passagers qui se trouvaient également à bord du camion ont été blessés, dont certains très grièvement, dans l'accident. "Nous avons enregistré des blessures d'une extrême gravité comme des traumatismes crâniens et des fractures de vertèbres cervicales", a précisé le médecin ajoutant que les blessés les plus graves avaient été transférés vers l'hôpital universitaire de Port-au-Prince. Selon un commissaire de la police haïtienne contacté par téléphone, les passagers du camion se rendaient en pèlerinage dans une région du nord-ouest d'Haïti. "Certains passagers sont morts asphyxiés et d'autres sont mort écrasés", a témoigné le policier. http://www.liberation.fr/depeches/2013/01/26/haiti-22-morts-dans-un-accident-de-la-route_876966

300 livres pour Haïti

Début 2012, l'association nationale des auteurs francophones, présidée par Georges Pagé, en partenariat avec « Bibliothèque sans frontière » a lancé une collecte de livres à destination d'Haïti.
La municipalité, qui, préalablement, avait apporté une aide, à la suite du tremblement de terre, en 2010, s'est associée à l'opération. Le lancement officiel de la collecte mignalienne, s'est effectué en présence de Myriam Senghor-ba, responsable à la direction de la langue française et de la diversité culturelle à l'Organisation internationale de la francophonie, nièce de Léopold Senghor qui fut président du Sénégal et ardent défenseur de la francophonie. 300 ouvrages, en parfait état, ont été collectés (albums, livres dédiés à la jeunesse, dictionnaires, encyclopédies, tous niveaux) et déposés à la bibliothèque municipale ; cette dernière ayant, par ailleurs, fait don d'un fonds documentaire. Récemment, au cours d'une petite cérémonie en présence de Gérard Sol, maire, Gérard Bastière, 1er adjoint et Dany Coineau, adjointe à la culture, Sandra, responsable de la bibliothèque a remis les livres à Georges Pagé. http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/01/27/300-livres-pour-Haiti

L'Amérique latine et Haïti au musée

Deux expositions se déroulent simultanément au Musée des maîtres et artisans du Québec. D'une part, celle du Collectif d’artistes latino-américains du Canada (CALAC), dont 11 des membres posent un regard sur le monde. D'autre part, celle de Ralph Maingrette, artiste d'origine haïtienne qui recycle des objets ordinaires pour composer ses œuvres. L'exposition du CALAC regroupe 11 artistes, originaires pour la plupart d'Amérique du sud. Sous le thèmeConnotations actuelles: Regards sur notre diversité, les artistes réunis présentent leur vision du monde actuel. Une vision «à la fois apocalyptique dans la représentation catastrophée qu’en fait les médias, et multiple dans ses cultures et sa diversité», tel que le décrit Pierre Wilson, conservateur du musée.
«Nous essayons toujours d'offrir une visibilité à des artistes de la diversité pour mieux leur permettre d'affirmer leur appartenance, indique-t-il. Les artistes qui viennent d'ailleurs arrivent avec leur propre langage. Dans le même temps, ils démontrent l'universalité de l'art.» L'exposition de Ralph Maingrette, intitulée Eco-design et Re-créations, reprend le principe de recyclage des enfants pour fabriquer des jouets. «Ralph expose des lampes et des bijoux créés à partir d'objets recyclés», précise M. Wilson. Il faut souligner que cette exposition s’intègre aussi au calendrier d’activités publié dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, ainsi qu’au Rallye-Expos 2013 de Vues d’Afrique. Ralph Maingrette est lauréat du concours 2013. «Les artistes qui viennent d'ailleurs arrivent avec leur propre langage. Dans le même temps, ils démontrent l'universalité de l'art.»- Pierre Wilson, conservateur du Musée des maîtres et artisans du Québec L'exposition du CALAC est présentée jusqu'au 17 mars, et celle de Ralph Maingrette jusqu'au 24 février. Musée des maîtres et artisans du Québec: 615, avenue Sainte‐Croix; 514 747‐7367; mmaq.qc.ca.

Pour ne pas oublier Haïti

STONEHAM - À 10 h lundi, Yannis Roy reprendra le boulot comme si de rien n'était. Pendant que les planchistes mettront le cap sur Blue Mountain pour la prochaine épreuve de snowboard cross, l'ingénieur en informatique continuera à développer des applications pour Apple et Androïd. Un texte de Manon Gilbert
Ses premiers Championnats du monde de surf des neiges nourriront ses pensées. Surtout qu'il y a moins d'un mois, Stoneham ne faisait pas vraiment partie de ses plans. Mais pour aider Haïti, son pays d'origine où il n'a jamais mis les pieds, le Français a décidé de se lancer... advienne que pourra. « Le pays a du mal à se relever. Le but, c'est d'en parler positivement, dit-il. Mon oncle a fondé la Fédération haïtienne de ski, il a représenté le pays aux Championnats du monde à 49 ans, je me suis dit : pourquoi pas moi? » Son oncle, c'est Jean-Pierre. Il a terminé 78e du slalom et 127e du slalom géant à Garmisch-Partenkirchen en 2011. Et il sera à Schladming, en Autriche, au début février. Yannis, lui, ne participera pas aux finales du snowboard cross, samedi. Il y a deux jours, il a fini 60e et dernier sur les concurrents classés. Il sera cependant présent pour encourager les « vrais champions ». « C'était un plaisir de descendre, mais ça faisait toujours aussi peur. Je l'ai fait avec le sourire. J'ai passé la ligne d'arrivée, c'était le but, et j'ai montré le drapeau. C'est que du bonheur, il n'y a plus de pression. J'espère que les gens retiendront qu'Haïti, ce sont des champions en snowboard. » Sa descente, il l'a qualifiée de parfaite. Après tout, il s'est tenu bout, ce qui n'avait pas été le cas à l'entraînement, puis il a franchi l'arrivée un chrono (1:56,81) moins de deux fois plus lent que le meneur, l'Australien Alex Pullin. Même qu'à sa seconde descente, il a retranché trois secondes à son temps. « C'est un sport que j'adore même si je ne suis pas très bon. Ça me fait plaisir de le pratiquer pour une bonne cause. » Sotchi, un objectif surréaliste Avant de s'amener à Stoneham, Roy n'avait que deux courses sous la planche, une de la Fédération internationale de ski (FIS) et une Coupe d'Europe à Puy St-Vincent il y a deux semaines. Et il n'y avait pas fini dernier! « C'était plus de mon calibre. Ici, je n'ai pris aucun saut! » Le Canadien Rob Fagan, lui, trouvait tout ce cirque un peu ridicule. « Le bobsleigh a eu les Jamaïcains. Nous, nous, avons les Haïtiens », a déclaré le Britanno-Colombien de 36 ans. Âgé de 25 ans, Roy a commencé à pratiquer le surf des neiges il y a une dizaine d'années. Comme il habite à Sevran, une banlieue parisienne, les voyages à la montagne se faisaient rares. Une ou deux semaines par année selon le budget de ses parents. À Stoneham, son oncle et lui ont défrayé les coûts du voyage. Environ 2000 $ chacun. Pas besoin de dire qu'il ne bénéficie pas des conseils d'un entraîneur si ce n'est ceux de son oncle. Roy entend bien faire une autre course dans quelques semaines, question de « prendre un peu de métier ». Une autre compétition l'intéresse aussi : les Jeux olympiques de Sotchi. Sauf que la marche est pas mal plus haute. Pour Stoneham, il n'avait à satisfaire à aucun critère de performance. « Au niveau du temps, ça me demanderait un travail trop important pour que je puisse me qualifier. Si j'ai l'occasion, je serais ravi de le faire. Les Jeux olympiques, c'est grand et, pour l'image, ça pourrait servir. » http://www.radio-canada.ca/sports/ski/2013/01/26/002-001-surf-mondiaux-haiti.shtml

HAÏTI : L’IMPASSE PERSISTE DANS LA FORMATION DE LA COMMISSION ÉLECTORALE

Haïti : l’impasse persiste dans la formation de la commission électorale Le média haïtien Haïti Libre révèle aujourd’hui que la plateforme Religions pour la paix, chargée de mener la médiation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire afin de parvenir à la mise en place d’un Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) devant superviser les prochaines échéances électorales, ne s’impliquera plus dans cette médiation. La défection de Religions pour la paix serait à mettre sur le compte du refus des trois représentants sur le CTCEP du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) élus dans des circonstances nébuleuses, de démissionner, et du refus de l’exécutif de s’impliquer dans ce différend qui oppose les trois représentants aux responsables du CSPJ. (Source : Haïti Libre) http://www.operationspaix.net/32471-details-actualite-haiti-limpasse-persiste-dans-la-formation-de-la-commission-electorale.html

jeudi 24 janvier 2013

Haïti-Parlement/Mines : Le sénat propose de surseoir à l’exploitation des mines du pays

P-au-P, 23 janv. 2013 [AlterPresse] --- La commission des travaux publics du sénat appelle à surseoir à l’exploitation de certaines réserves d’or et de cuivre du pays, autorisée par le gouvernement à des compagnies étrangères sans l’aval du parlement. Au terme d’une longue et larmoyante audition du ministre des travaux publics, Jacques Rousseau et du directeur du bureau des mines, Luckner Remarais, la commission sénatoriale a adopté une position tranchée par rapport à la décision de l’exécutif d’autoriser ces exploitations dans deux départements du pays (Nord et Nord-Est). Les contrats de l’ombre Les contrats, qui sont estimés à plusieurs milliards de dollars, ont été signés le 21 décembre 2012 et 3 jours plus tard les compagnies ont entamé les travaux dans le Nord du pays. Or, selon l’article 139 de la Constitution, les accords et les conventions doivent être signés par le président de la république et approuvés par le parlement. Plusieurs sociétés minières sont déjà à pied d’œuvre dans le pays, pour l’exploitation des gisements d’or et de cuivre dans les départements du Nord et du Nord-Est. Il s’agit notamment de la Somine, société canadienne détenant deux permis d’exploitation, la VCS Mining qui détient également deux conventions, et Newmont en partenariat avec Eurasian Minerals. Le directeur du bureau des mines a prétexté que les décisions ont été prises à partir de la convention datant de février 1997, paraphée par le président René Préval et son premier ministre Rony Smarth, convention remise sur le tapis 8 ans plus tard par le gouvernement de Gerard Latortue en 2005. Cependant, ni en 1997 ni en 2005, la convention n’a eu l’approbation du parlement dysfonctionnel ou simplement absent durant ces deux périodes, critiquent les sénateurs. De plus « les mines et les carrières relèvent du domaine public. Il faudrait qu’il y ait une loi qui puisse transformer ces biens du domaine public, en domaine privé, ce qui n’a pas été fait », précise le sénateur Jocelerme Privert. En conséquence, « les accords sont illégaux et inconstitutionnels », souligne le sénateur. Reproches du Senat et mea culpa La commission a été très critique envers le directeur du Bureau des Mines, Luckner Remarais, qui en moins de 7 mois à la tête de cette institution publique a signé une pléiade de contrats avec des firmes internationales, pour l’exploitation des richesses minières du pays, et ce à l’insu du parlement. Outre les contrats, 15 permis de recherches dans 5 départements du pays ont été accordés. Une seule compagnie, Somine, a obtenu les permis d’exploitation pour 16 sites sur les 18 concernés par les contrats. Les larmes aux yeux, le directeur du bureau des mines, Luckner Remarais, a adopté une posture contrite. C’est encore au bord des larmes qu’il a répondu aux questions des journalistes à l’issue de l’audition. Il affirme pour sa défense qu’il a été motivé par la volonté de venir en aide à la population haïtienne en proie à la pauvreté. Mais malgré cette déclaration commode, les contrats et le secret évident que le gouvernement a tenu à maintenir autour, risquent de faire tache sur les dispositions affichées par le président Martelly pour 2013. L’année est en effet décrétée année de l’environnement. Une contradiction quand on sait que les compagnies minières vont utiliser du cyanure dans leurs travaux d’extraction, produit hautement nocif. [jep kft apr 23/01/2013 11 :45]

Haïti-Festival de Jazz : Le célèbre saxophoniste américain Branford Marsalis, satisfait de l’accueil du public

P-au-P, 23 janv. 2013[AlterPresse] --- Le saxophone américain Branford Marsalis, âgé de 52 ans et originaire de la Nouvelle Orleans (Etats –Unis), se réjouit de l’appréciation réservée à son groupe par le public haïtien lors de ses diverses prestations à la 7e édition du festival de Jazz à Port-au-Prince, qui prendra fin le 26 janvier 2013. Le public haïtien a été très sensible au rythme, affirme Marsalis, lors d’une conférence de presse, le mardi 22 janvier 2013. « Tous les descendants d’Afrique [les haïtiens, les noirs américains, etc.] sont unis par la musique et à travers la musique, le rythme les rapproche davantage », explique t-il. Dans les musiques africaines et haïtiennes, on retrouve des éléments de la musique de jazz, fait-il savoir, tout en reconnaissant que le jazz n’est pas très populaire en Haïti. Le célèbre saxophoniste est en tournée en Haïti avec son groupe dénommé « Branford Marsalis Quartet » dans le cadre de la 7e édition du festival international de jazz de Port-au-Prince. Joseph Dominick Calderazzon au piano, Justin Faulkner à la percussion et Eric Sébastian Revis à la basse sont les trois autres musiciens faisant partie de ce groupe de renommée internationale. En avant-première du festival, le groupe a performé dans le port de Jacmel (Sud-est). Marsalis affirme que sa visite ne s’inscrit pas dans un échange culturel, mais un « échange d’idées ». « C’est (plutot) une affirmation culturelle », martèle-t-il. « C’est comme si j’étais chez moi. C’est comme une conversation avec mes frères et sœurs », exprime t-il, affirmant être venu dans le pays surtout pour voir comment sont les choses. Marsalis dit admirer la capacité de relèvement du peuple haïtien, suite au terrible séisme du 12 janvier 2010, qui a fait 300.000 morts et détruit partiellement la capitale Port-au-Prince et plusieurs autres villes. La participation du groupe « Branford Marsalis Quartet » à la 7e édition du festival international de jazz de Port-au-Prince est supportée par l’ambassade des Etats-Unis dans le but de promouvoir ce type de musique en Haïti et augmenter la compréhension mutuelle entre les cultures haïtiennes et américaines, indique l’ambassade. Le Festival international de jazz de Port-au-Prince a été initié par la Fondation Haiti Jazz et est supporté par le ministère haïtien de la culture. A cette édition, 12 pays étrangers sont représentés et le festival se déroule sur pas moins de sept scènes, dont certaines à accès gratuit. [emb gp apr 23/01/2013 00 : 00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13982

D’Haïti à Stoneham!

Championnat mondial | Stoneham Le championnat mondial de surf sert de vitrine pour deux Haïtiens désireux de faire connaître leur pays sous un meilleur jour. «On veut que les gens aient le sourire aux lèvres en lisant notre histoire, a expliqué Yannis Roy, qui a participé à sa première compétition la semaine dernière à l’occasion d’une Coupe d’Europe. Au lieu des catastrophes, du choléra, de la corruption, on veut faire parler d’Haïti de façon positive.» C’est le séisme qui a frappé Haïti en 2010 qui a été l’élément déclencheur. «J’ai fondé la Fédération haïtienne de ski et la Fédération internationale de ski (FIS) nous a acceptés en novembre, raconte Jean-Pierre Roy. En plus d’être le président, j’ai été le premier participant. J’ai pris part au championnat mondial de 2011 en slalom à Garmisch-Partenkirchen, où j’ai terminé au 78e et dernier rang.» Le rêve olympique «Les gens sont curieux de notre présence et posent des questions, poursuit Jean-Pierre, qui est l’oncle de Yannis. Les gens ne doivent pas nous oublier parce que nous avons encore besoin d’aide. Notre drapeau était présent au championnat mondial après celui de la Grèce et c’est notre façon de contribuer. Mon seul objectif était d’arriver en bas sans tomber.» Le président de la Fédération haïtienne, dont le siège officiel est à Pétionville, rêve maintenant de Jeux olympiques et de recrutement. «Il n’y a jamais eu d’Haïtien qui a participé aux Jeux olympiques d’hiver, a souligné celui qui s’entraîne dans les Alpes françaises. En faisant connaître notre initiative, on souhaite intéresser de jeunes Haïtiens qui habitent au Québec. De petits jeunes qui ont été adoptés et qui habitent à la montagne. Ils ne seront peut-être pas de calibre pour l’équipe canadienne, mais on les accueillera à bras ouverts sous les couleurs d’Haïti. Les intéressés peuvent nous joindre au www.haitiski.org.» Racines fortes Même s’il est né à Paris, Yannis a conservé de forts liens avec la mère patrie. «Mes racines sont fortes avec mes ancêtres, a raconté l’ingénieur informatique de 25 ans, qui a fouillé dans ses économies pour s’offrir le voyage à Québec. Même à Paris, j’ai baigné dans la culture haïtienne et je retourne régulièrement dans mon pays. Le message sur le répondeur à la maison était en créole. «Au-delà des dons, il s’agit d’une action supplémentaire pour aider notre pays, ajoute celui qui participera aux qualifications du snowboardcross cet après-midi. On fait ce qu’on peut avec nos moyens limités.» http://www.journaldequebec.com/2013/01/23/dhaiti-a-stoneham

Une exposition pour aider les enfants d'Haïti

L'espace culturel de La Commanderie présente jusqu'au 24 février une série de photographies des Pyrénées vues d'avion réalisées par le Sauvagnonnais Pascal Ledouaré. Organisée à l'initiative de la Route des vins du Jurançon et du conseil général, cette exposition verra ses bénéfices reversés aux enfants orphelins d'Haïti.
Pascal Ledouaré, breton d'origine, a suivi des études aux Beaux-Arts de Rennes, d'où il est ressorti architecte d'intérieur. Dès l'âge de 20 ans, il se consacre à la photographie. Installé à Toulouse pendant une quinzaine d'années, il devient photographe exclusif chez Airbus et réalise plusieurs campagnes publicitaires. Ce goût pour l'aviation l'a mené tout naturellement à la photo aérienne sur la chaîne des Pyrénées, lors de son installation en 2012 à Sauvagnon où il réside désormais. De magnifiques clichés en sont ressortis. Mais Pascal Ledouaré est également très actif dans le domaine de l'aide humanitaire. Membre de l'association Les Calinous d'Haïti, dont il est vice-président, il oeuvre avec d'autres à aider un orphelinat de Port-au-Prince à sauver de jeunes orphelins à la suite du terrible séisme du 12 janvier 2010 qui a fait des milliers de victimes et laissé bon nombre d'enfants dans l'horreur et la misère. Un long combat contre la misère L'exposition à Lacommande est donc adossée à une action caritative dont le but est de trouver des aides financières pour permettre à la Maison de l'espoir de Port-au-Prince d'accueillir une quarantaine d'orphelins, de subvenir à leurs besoins et de les éduquer tout au long de leur adolescence. Cet élan de générosité de l'artiste et de son association est un long combat contre la misère et la protection des enfants d'Haïti. Le produit de la vente des photographies, des cartes postales et des CD sera reversé entièrement à cette oeuvre humanitaire. l Exposition ouverte tous les mercredis, samedis et dimanches de 14h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements au 05.59.82.70.68 http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/01/24/une-exposition-pour-aider-les-enfants-d-haiti,1114739.php

Haïti-Remaniement ministériel : Entrée en scène de 7 nouveaux ministres

P-au-P, 23 janv. 2013 [AlterPresse] --- Sept nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement de Laurent Lamothe et prennent officiellement leur fonction ce mercredi 23 janvier, après un remaniement ministériel réalisé la veille, apprend AlterPresse. Les ministères de l’intérieur et des collectivités territoriales, de la communication, de la culture, de la jeunesse et des sports, de l’environnement, des Haïtiens vivant à l’étranger, des affaires sociales et du travail, sont concernés par ce remaniement qui a été au cœur de multiples rumeurs ces derniers jours. Certains secrétaires d’Etat n’ont pas été épargnés par ces changements au sein de l’administration haïtienne. Guyler C. Delva, secrétaire d’Etat à la communication, Mixon Myrthil, secretaire d’Etat aux affaires étrangères, et Wilner Vacin, secretaire d’Etat à la planification, ont été écartés, sans pour autant être remplacés. La primature a annoncé dans la foulée la nomination de nouveaux directeurs généraux. Emmanuel Menard devient ainsi le nouveau directeur général de la radio télévision nationale d’Haïti(Rtnh). Il est affublé d’un nouveau directeur général adjoint, Gamal Augustin. Même cas de figure au ministère de l’éducation nationale, où Cadeau Denis prend le fauteuil de directeur général et Télémaque Ecclésiaste celui de son adjoint. Les nouveaux ministres : David Bazile, ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales Régine Godefroy, ministre de la Communication Josette Darguste, ministre de la Culture Magalie Racine, ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique Jean François Thomas, ministre de l’Environnement Charles Jean-Jacques, ministre des Affaires Sociales et du Travail Bernice Fidelia, ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger Les ministres maintenus : Laurent Salvador Lamothe, premier ministre et ministre de la Planification et de la Coopération Externe David Bazile, ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales Pierre-Richard Casimir, ministre des Affaires Etrangères et des Cultes Jean Renel Sanon, ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Marie-Carmelle Jean-Marie, ministre de l’Economie et des Finances Thomas Jacques, ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural Jacques Rousseau, ministre des Travaux Publics, Transports, Energie et Communications Wilson Laleau, ministre du Commerce et de l’Industrie Stéphanie Balmir Villedrouin, ministre du Tourisme Vanneur Pierre, ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle Florence Duperval Guillaume, ministre de la Santé Publique et de la Population Yannick Mezile, ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes Jean Rodolphe Joazile, ministre de la Défense Ralph Ricardo Theano, ministre Délégué auprès du Premier Ministre, Chargé des Relations avec le Parlement Marie Carmelle Rose Anne Auguste, ministre Déléguée auprès du Premier Ministre, Chargée des droits de l’homme Marie Mimose FÉLIX est nommée Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé de promotion de la paysannerie René JEAN-JUMEAU est nommé Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Sécurité énergétique Les secrétaires d’Etat maintenus : Marina Gourgues, secrétaire d’Etat à la Formation Professionnelle Réginald Delva, secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique Michel Chancy, secrétaire d’Etat à la Production Animale Philippe Cineas, secrétaire d’Etat aux Travaux Publics et Transports Ronald Décembre, secrétaire d’Etat à la Réforme Fiscale Fresnel Dorcin, secrétaire à la Production Végétale Vernet Joseph, secrétaire d’Etat à la Relance Agricole Ces changements interviennent dans un contexte de critiques récurrentes contre le gouvernement, notamment de la part de secteurs politiques d’opposition, d’organisations citoyennes et de mouvements sociaux, qui estiment que l’administration du président Michel Martelly n’a pas apporté les résultats promis et attendus. Parallèlement, le gouvernement est accusé de favoriser la corruption et de ne pas respecter les normes établies par la constitution. Le contexte est marqué également par des désaccords entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, particulièrement sur la constitution d’un Conseil électoral pour réaliser des élections législatives partielles et locales en retard de plus d’un an. [kft gp apr 23/01/2013 09:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13983

lundi 21 janvier 2013

Un mystérieux tronc d’arbre fait le tour d’Haïti

18 janvier 2013 | Depuis le 1er janvier dernier, un curieux tronc d’arbre porté à dos d’homme traverse le pays, du Sud-ouest au Nord-est, mobilisant sur son passage des milliers d’haïtiens.
« Men bwa ! » (Voici l’arbre !). Depuis deux semaines, ce cri se répand comme une trainée de poudre dans les villes et villages haïtiens au passage d’un tronc d’arbre bien énigmatique. Porté au pas de course par une dizaine de volontaires, « Kita Nago », un objet en acajou de 3 mètres de haut, fait le tour d’Haïti. Sur le Champs de Mars, en plein cœur de la capitale haïtienne, une foule bruyante se masse autour du curieux objet. « Je trouve dans ce tronc d’arbre un exemple d’union nationale », s’écrie, excité, Jean-Baptiste. « Il représente tout ce que nous croyons être irréalisable », explique le jeune homme venu se faire photographier avec le tronc d’arbre de 500 kg. Selon l’un des organisateurs de ce mouvement inconnu il y a quelques semaines, « Kita Nago rassemble la société pour atteindre un objectif commun ; constituer une chaine de solidarité pour éveiller la conscience de la nation », confie l’acteur et publiciste Smoye Noisy. Des émissions radiophoniques aux réseaux sociaux en passant par les tap-tap, le moyen de transport propre aux haïtiens, tout le monde parle de Kita Nago. Coup médiatique ou mouvement d’unité nationale, l’opération ne laisse personne indifférent. Une « révolution tranquille » Selon le poète haïtien Emmanuel Eugène dit Manno Ejèn, le Kita et le Nago sont deux danses distinctes dans la culture haïtienne. « De ces deux mots découle une expression affirmant qu’une personne – ou, par extension, le pays – est figée ». Pour l’artiste résidant au Canada, «Kita Nago est un mouvement pacifique, une révolution tranquille derrière un symbole – l’arbre – qui stimule le peuple haïtien à bouger, à aller de l’avant dans un esprit positif ». Pour sa part, le professeur en sociologie de la communication à l’Université d’Etat d’Haïti, Louis Gabriel Blot, croit que « ce mouvement représente un peuple fatigué des problèmes de tous les jours, qui se redonne confiance et croit qu’avec le courage, la détermination et surtout la solidarité, il peut changer son destin ». En tout cas, à chaque ville ou village traversé par le tronc d’arbre aux formes tarabiscotées, la foule grossit un peu plus. Le 14 janvier, lors de son arrivée à Port-au-Prince, des dizaines de milliers de personnes se sont massées pour l’occasion, bloquant la route nationale accédant à la capitale. L’arbre a même sa propre page sur la plateforme sociale Facebook. Manno Ejèn considère ce mouvement comme « le premier rassemblant tous les Haïtiens de différente couches sociales, religions et tendances politiques ». Le poète pense que celui-ci « doit continuer dans le pays pour que ce même esprit les animent tous et leur permette de construire une nouvelle Haïti ». Un musée à l’arrivée et des milliers d’arbres à planter Parti aux Irois, dans le Sud-ouest du pays, le 1er janvier dernier, l’arbre a déjà parcouru plus de 400 kilomètres en deux semaines. Après avoir longé la côte ouest et nord d’Haïti, et traversé 47 communes et 7 départements, Kita Nago devrait finir sa course à la frontière avec la République dominicaine, à Ouanaminthe. Selon les organisateurs, un musée sera construit dans cette ville pour conserver le tronc d’arbre. En outre, chaque haïtien est invité à planter un arbre le jour, encore incertain, de son arrivée. Jonas Laurince/Sophie Boudre http://minustah.org/?p=39844

Ils se sont mobilisés pour reconstruire Haïti

Les bénévoles des associations Motion France et Amérique latine organisent une fête pour récupérer des fonds pour aider le pays.
« Haïti trois ans après »,lit-on sur l'affiche d'annonce d'une fête de solidarité, vendredi, pour le pays. Avec quel objectif ? Récupérer des fonds pour aider à sa reconstruction après le séisme qui a frappé l'île. « Nous menons des projets, confient Charles Harrigan, président de Motion France et Pierrette Leproust, présidente du comité sarthois de l'association Amérique latine. En particulier l'électrification de la ville de Môle Saint-Nicolas. » Car même si les promesses de dons ont afflué, « la moitié est consacrée au remboursement de la logistique et les frais pour ceux qui sont venus aider », expliquent les deux responsables. Deux intervenants viendront parler de la reconstruction du pays : Stanley Lucas, un Haïtien, en poste à l'ambassade de Washington et Edelyn Dorismond, un philosophe-politologue, professeur de philosophie à Paris. Il y aura aussi de la musique et des danses avec le groupe culturel Capoeira, des poèmes, du folklore, une vente d'objets d'art et un jeu gratuit qui permettra de gagner un tableau d'art naïf. La Maison pour Tous Jean-Moulin apporte sa contribution en mettant les locaux à disposition et du personnel pour l'organisation. Vendredi 25 janvier, à partir de 18 h, Maison pour tous Jean-Moulin, 23, rue Robert-Collet, Le Mans. Tél. 02 43 50 31 60. Assiette créole 12 € à réserver dès maintenant. Conférences à 19 h et 21 h. http://www.lemans.maville.com/actu/actudet_-Ils-se-mobilisent-pour-reconstruire-Haiti_fil-2279783_actu.Htm

jeudi 17 janvier 2013

Haïti : trois ans après le tremblement de terre, la situation en matière de logement est catastrophique

Trois ans après le tremblement de terre en Haïti, la situation du pays sur le plan du logement est tout à fait catastrophique. Des centaines de milliers de personnes continuent à vivre dans des abris précaires. Le séisme du 12 janvier 2010 a fait plus de 200 000 morts et quelque 2,3 millions de sans abris.
Aujourd’hui, on estime que plus de 350 000 personnes vivent actuellement dans 496 camps à travers le pays.
D’après les témoignages recueillis, les conditions de vie dans ces camps improvisés se dégradent ; l’accès à l’eau, les installations sanitaires et les services de voirie en particulier y font cruellement défaut, ce qui contribue à la propagation de maladies infectieuses telles que le choléra. Femmes, jeunes filles et fillettes y sont en outre fortement exposées aux risques d’agressions sexuelles et aux viols.
Comme si le fait d’être à la merci de l’insécurité, des maladies et des ouragans ne suffisait pas, de nombreuses personnes habitant dans des camps de fortune vivent par ailleurs dans la peur constante d’être expulsées de force.
Depuis le tremblement de terre, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées à quitter les camps. L’Organisation internationale pour les migrations a indiqué que près de 80 000 autres personnes vivant principalement dans des camps établis sur des terrains privés risquent actuellement d’être expulsées – cela représente 21 % de la population totale des camps.
Le 21 décembre 2011, Marie et son enfant ont été expulsés de force et de manière violente du camp de la place Jérémie, de même que des dizaines d’autres familles. : « Le comité de camp faisait pression sur nous pour que nous quittions les lieux. Ils disaient qu’ils avaient besoin de la place pour un championnat [de football]. Mais comme nous n’avions nulle part où aller, nous sommes restés. De temps en temps ils distribuaient des prospectus au ton menaçant. La nuit ils jetaient des pierres et des bouteilles sur nos tentes […] Puis un jour, à 3 heures du matin, ils sont venus et ont commencé à frapper aux portes. Ensuite ils ont détruit mon abri avec des lames de rasoir et des couteaux […] Ils m’ont poussée dehors et ont commencé à tout démolir. Je n’ai pas eu le temps de prendre quoi que ce soit avec moi ; je suis partie avec les habits que j’avais sur le dos, c’est tout. »
Haïti souffrait déjà d’une grave pénurie de logements avant le tremblement de terre, mais pour des centaines de milliers de personnes, la situation actuelle est dramatique.Les initiatives actuelles du gouvernement en matière de logement semblent avoir davantage pour but d’empêcher les gens de vivre sur des places publiques plutôt que de leur proposer des logements sûrs. La mise en œuvre de politiques qui feront véritablement du droit à un logement convenable une réalité dans ce pays, voilà ce que nous voulons voir. Xavier Zúñiga, conseiller spécial pour Amnesty International.

Action insuffisante des autorités
En avril 2012, les autorités haïtiennes ont rendu public un projet de politique nationale du logement. Ce projet fixe un certain nombre de priorités concernant la construction de maisons, mais ne définit pas les conditions à réunir pour que les personnes vivant dans la pauvreté puissent bénéficier de logements convenables et abordables. Il ne contient par ailleurs aucun engagement contre les expulsions forcées.
Avec le soutien de donateurs internationaux, les autorités nationales ont par ailleurs lancé en août 2011 un plan visant à reloger dans 16 quartiers des personnes venant de 50 camps de déplacés (« projet 16/6 »). Dans le cadre de cette initiative, des familles reçoivent une allocation logement d'environ 380 euros sur une période de 12 mois – le but étant de les encourager à quitter les camps pour des logements de meilleure qualité –, ainsi qu'environ 20 euros pour les frais de transport. C’est aux familles que revient la responsabilité de trouver leur propre logement à louer et de parvenir à un accord avec le propriétaire.
Si ce projet a aidé quelques familles, le montant de l’allocation est trop faible, les personnes concernées ne sont pas épaulées dans leur recherche de logement et les familles ne sont pas soutenues sur le long terme.
De nombreuses personnes ont fait part aux délégués d’Amnesty International en Haïti de leurs inquiétudes, ne sachant pas où elles vivraient à l’expiration de la période d’allocation puisqu'elles ne seraient plus en mesure de payer leur loyer. En l’état actuel des choses, elles éprouvent déjà des difficultés à nourrir leur famille, sans parler des dépenses correspondant à d’autres articles et services de première nécessité tels que les vêtements, les médicaments et l’éducation.
Le départ d’acteurs humanitaires début 2011 et le manque de financements ont contribué à la dégradation des conditions de vie dans les camps improvisés. Seule une petite partie des fonds versés par les donneurs a été allouée à des projets relatifs au logement.
En 2010, tout le monde s’est empressé d’aider Haïti mais trois ans plus tard, nous constatons que les espoirs d’amélioration n’ont pas été concrétisés, car les droits des Haïtiens ne semblent pas constituer une priorité. Ce pays a besoin que les autorités nationales passent à l’action et que la communauté internationale lui apporte un réel soutien.

LE SÉISME EN HAÏTI : QUELQUES CHIFFRES
Le tremblement de terre
200 000 morts ;

2,3 millions de sans-abri :
105 000 maisons détruites ; 208 164 habitations gravement endommagées.

Les personnes déplacées
357 785 personnes (90 415 familles) vivant dans 496 camps (fin octobre 2012).
52 % sont des femmes.

Les expulsions forcées
60 978 personnes ont été expulsées de 152 camps depuis le séisme.
78 175 personnes sont sous la menace d’une expulsion – ce qui représente 21 % du nombre total de personnes déplacées vivant dans des camps.

Les conditions de vie dans les camps
72 038 personnes déplacées, installées dans 264 des 541 camps existants, n’avaient pas accès à l’eau potable ni à des toilettes sur site (en juin 2012).
50 % des camps restants ne disposaient pas sur site d’un accès à l’eau ni de toilettes, ce qui touchait plus d’une personne déplacée sur six, pour un total de 66 546 personnes (en juin 2012).

Avant le tremblement de terre
67 % de la population urbaine vivait dans des bidonvilles construits sur les zones qui ont été les plus touchées par le séisme.

Le pays le plus inégalitaire des Amériques
56 % des ménages vivent avec moins d’un dollar par jour et 77% avec moins de 2 dollars par jour.
Les 10 % des ménages les plus riches en Haïti contrôlaient 68 % de l’ensemble des revenus des ménages.

Sources : Organisation internationale pour les migrations, Bureau de la coordination de l’aide humanitaire et Programme de développement et d’évaluation des besoins post-désastre en Haïti (ONU).

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Lutter-contre-la-pauvrete/Bidonvilles/Actualites/Haiti-situation-en-matiere-de-logement-toujours-catastrophique-7543

Haïti-Justice : L’accusatrice de viol par Josué Pierre-Louis, auditionnée pour espionnage

P-au-P, 16 janv. 2013 [AlterPresse] --- Le mardi 15 janvier 2013, le magistrat instructeur Lamarre Bélizaire a auditionné Marie Danielle Bernadin, accusatrice de viol par Josué Pierre-Louis, dans le cadre d’une plainte déposée par le présumé violeur pour espionnage.
L’information a été confirmée à AlterPresse par Newton St Juste, l’un des avocats de la nouvellement accusée d’espionnage après son accusation de viol [sur sa personne par Josué Pierre-Louis].
L’audition s’est déroulée au tribunal civil de première instance de Port-au-Prince.
« Le vol d’information n’existe pas dans le droit pénal haïtien. De plus, pour parler d’espionnage, il faut qu’il y ait soustraction d’information d’un pays au profit d’un État ennemi. Il ne peut avoir d’espionnage entre deux nationaux », déclare St Juste qui qualifie la plainte de « prétendue » et de « non-crédible ».
Les avocats de Marie Danielle Bernadin semblent, tout de même, s’étonner de la plainte.
Ils confient avoir constaté, le 28 novembre 2012, avec un juge de paix, qu’aucune plainte de cette nature n’a été enregistrée au greffe du tribunal civil de Port-au-Prince.
« Vu la carrure de l’accusateur [d’espionnage, Josué Pierre-Louis] et son contrôle du système [judiciaire haïtien], cela ne surprend pas que le cahier soit falsifié pour pouvoir rentrer cette plainte, dont même les avocats de Josué Pierre-Louis ne s’entendaient pas sur la date de déposition. Ses avocats indiquaient confusément 22 ou 23 novembre [2012] », croit St Juste.
Marie Danielle Bernadin a demandé qu’elle soit confrontée, le plus tôt possible, avec Josué Pierre-Louis, selon les déclarations de Me St Juste,
Pour parler d’espionnage, « il faudrait que le mobile principal consiste en la transmission de documents en faveur d’un pays étranger », précise, pour AlterPresse, un avocat réputé du barreau de Port-au-Prince, voulant garder l’anonymat.
Ne connaissant « ni le mobile, ni la finalité de la subtilisation de documents », cet homme de loi évite de qualifier l’action pour le moment et en « laisse le soin à la justice haïtienne ».
Les avocats de Bernadin (les mêmes dans le dossier d’accusation de viol contre Josué Pierre-Louis que dans celui d’accusée d’espionne par Pierre-Louis) se disent toutefois, « patients, vigilants et confiants. Pas confiants dans le système, mais dans le courage et la détermination de la victime [accusée d’autre part] ».
Rappelons que le dossier de viol est instruit par un nouveau juge, le magistrat Merlan Bellabe.
Me Joseph Jeudilien Fanfan, chargé initialement du dossier, s’est déporté, en raison de menaces dont il aurait été l’objet.
« Au cours de cette semaine, notre cliente répondra aux questions du magistrat instructeur Bellabe », annonce Me Newton St Juste.
Josué Pierre-Louis, proche du chef de l’État Joseph Michel Martelly, et Marie Danielle Bernadin, sa subordonnée, s’affrontent sur deux terrains judiciaires où les rôles s’inversent.
Marie Danielle Bernadin accuse Josué Pierre-Louis de viol sur sa personne. Josué Pierre-Louis accuse Marie Danielle Bernadin d’espionnage.
Qui des deux sera blanchi par la justice haïtienne ?
Marie Danielle Bernadin s’est déjà présentée au cabinet d’instruction dans le cadre du dossier de viol le 6 décembre 2012. [efd kft rc apr 16/01/2013 15:55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13954

Haïti-Union Européenne : Signature d’un accord de 20 millions d’euros en faveur de la sécurité alimentaire

P-au-P, 16 janv. 2013 [AlterPresse] --- Le gouvernement haïtien et l’Union Européenne (Ue) ont signé conjointement, le mardi 15 janvier 2013, une convention de financement d’un programme évalué à un montant de 20 millions d’euros (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), en vue d’améliorer la sécurité alimentaire en Haïti, apprend AlterPresse.
Cette action, qui s’inscrit dans le cadre de la politique de la coopération européenne avec la République d’Haïti, vise à apporter un soutien aux initiatives de l’État haïtien dans la réduction de l’insécurité alimentaire, annonce l’Ue dans une note.
En cette même occasion, deux conventions - portant sur la mise en œuvre de deux composantes du programme - ont été signées par les représentants de l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et de l’agence française de développement (Afd) avec l’Ue.
Ces composantes ont pour objectif d’améliorer la disponibilité alimentaire à travers le renforcement des systèmes de production, commercialisation et transformation des productions locales.
Cette convention de financement s’inscrit dans le cadre de l’initiative, établie en 2010 par l’Ue et visant à accélérer l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (Omd), informe la note.
L’initiative Omd dans le pays consiste à réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population souffrant de la faim.
En ce sens, ce programme permettra d’améliorer la sécurité alimentaire dans les départements du Nord-Ouest, du Nord-Est, du Centre, de l’Artibonite (Nod) et du Sud, par l’amélioration quantitative et qualitative de la production agricole et de l’élevage.
Il contribuera aussi à la promotion d’opportunités de commercialisation, au renforcement de l’entrepreneuriat et à l’amélioration des conditions nutritionnelles des mères enceintes et allaitantes, et des enfants.
Ce programme débute ce mois de janvier 2013.
Ont procédé, à cette signature conjointe, le chef de délégation de l’Ue, Javier Niño Pérez, l’ordonnateur national du fonds européen du développement, Jean Edner Nelson, le ministre de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr), Thomas Jacques, et la ministre de la santé publique et de la population (Mspp), Florence Duperval Guillaume.[emb kft rc apr 16/01/2013 9:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13948

Haïti-Histoire : Une association du Centre projette une tournée à Ouanaminthe en mars 2013

Perspectives d’un collège ambulant sur le territoire national
Correspondance Shella Chauvette
Belladère 17 janv. 2013 [Alter Presse] --- L’association culturelle et éducative du Centre (Acec) projette une tournée à Ouanaminthe, (département du Nord-Est) du 8 au 10 mars 2013, dans le but de créer des relations culturelles et éducatives entre les deux départements, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Connaître notre histoire » est le thème de cette excursion socioéducative, dont l’objectif est de lancer un collège ambulant dans le pays.
« Une prise de conscience dans nos actions permettra de mieux connaitre nos valeurs et notre engagement dans la reconstruction du pays », affirme le coordonnateur de l’Acec, Jean Phèdre Delva.
Cette tournée durera trois jours, avec des conférences, visites de sites historiques, événements culturels, et échanges socioprofessionnels, selon Delva.
Se réjouissant d’une telle initiative, la coalition des organisations pour la survie de Belladère (Codesbel) encourage les autres départements géographiques à s’initier dans ce mouvement, afin de « créer l’harmonie ».
« Je souhaite que les organisations des autres départements comprennent qu’Haïti ne peut pas se développer sans la participation de toutes ses filles et de tous ses fils. Donc, apprenons à mieux connaitre notre pays, notre culture, et les apprécier à leur juste valeur », recommande le coordonnateur de Codesbel, Frisnel Fleurdé.
Une telle initiative est louable dans la mesure où elle apportera des changements positifs dans la vie de toutes les participantes et de tous les participants, considèrent les responsables de l’hôtel Rozo Plaza, qui, officiellement, soutient cette activité.
« Je loue, de tout cœur, une telle initiative. Je m’associe à l’Acec pour la réussite de cette tournée, qui, dans un premier temps, favorisera une connaissance plus approfondie de la diversité de notre culture », avance le président directeur général de cet hôtel privé, l’ancien ministre de l’agriculture Joanas Gué.
La plateforme pour le développement socio-économique de la région frontalière ainsi que le réseau frontalier Jeannot succès (Rfjs), à Ouanaminthe, se disent prêts pour accueillir les 150 personnes qui viendront du département du Centre.
« Nous serons très contents de faire ces échanges éducatifs et culturels, afin de créer plus d’harmonie et de solidarité entre nous », déclare le coordonnateur de la plateforme de Ouanaminthe.
Plusieurs groupes et artistes de Mirebalais, Belladère, Lascahobas comptent se produire à Ouanaminthe à cette occasion. [sc kft rc apr 17/01/2013 0:50]

Haïti-Union Européenne : Signature d’un accord de 20 millions d’euros en faveur de la sécurité alimentaire

P-au-P, 16 janv. 2013 [AlterPresse] --- Le gouvernement haïtien et l’Union Européenne (Ue) ont signé conjointement, le mardi 15 janvier 2013, une convention de financement d’un programme évalué à un montant de 20 millions d’euros (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), en vue d’améliorer la sécurité alimentaire en Haïti, apprend AlterPresse.
Cette action, qui s’inscrit dans le cadre de la politique de la coopération européenne avec la République d’Haïti, vise à apporter un soutien aux initiatives de l’État haïtien dans la réduction de l’insécurité alimentaire, annonce l’Ue dans une note.
En cette même occasion, deux conventions - portant sur la mise en œuvre de deux composantes du programme - ont été signées par les représentants de l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et de l’agence française de développement (Afd) avec l’Ue.
Ces composantes ont pour objectif d’améliorer la disponibilité alimentaire à travers le renforcement des systèmes de production, commercialisation et transformation des productions locales.
Cette convention de financement s’inscrit dans le cadre de l’initiative, établie en 2010 par l’Ue et visant à accélérer l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (Omd), informe la note.
L’initiative Omd dans le pays consiste à réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population souffrant de la faim.
En ce sens, ce programme permettra d’améliorer la sécurité alimentaire dans les départements du Nord-Ouest, du Nord-Est, du Centre, de l’Artibonite (Nod) et du Sud, par l’amélioration quantitative et qualitative de la production agricole et de l’élevage.
Il contribuera aussi à la promotion d’opportunités de commercialisation, au renforcement de l’entrepreneuriat et à l’amélioration des conditions nutritionnelles des mères enceintes et allaitantes, et des enfants.
Ce programme débute ce mois de janvier 2013.
Ont procédé, à cette signature conjointe, le chef de délégation de l’Ue, Javier Niño Pérez, l’ordonnateur national du fonds européen du développement, Jean Edner Nelson, le ministre de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr), Thomas Jacques, et la ministre de la santé publique et de la population (Mspp), Florence Duperval Guillaume.[emb kft rc apr 16/01/2013 9:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13948







Haïti-Frontière : Lancement des travaux d’infrastructures routières entre Lascahobas et Belladère

Belladère, 16 janv. 2013 [Alter Presse] --- Lancés le lundi 7 janvier 2013, les travaux d’infrastructures routières, entre Lascahobas et Belladère (département du Centre, au nord-est de la capitale), jusqu’à la frontière d’Elias Piña (République Dominicaine) suscitent la joie chez les riveraines et riverains de ces communes, constate l’agence en ligne AlterPresse.
Les travaux qui seront entrepris par la firme dominicaine d’exécution Estrella, dureront vingt mois (janvier 2013 - septembre 2014).
Sur place, déjà sont à l’œuvre, ingénieurs et opérateurs spécialisés, maniant pelleteuses mécaniques, bulldozers et autres engins lourds.
Outre le tronçon de route de 30 kilomètres, cette équipe aura à construire 24 dalots et 2 ponts d’une longueur de 25 mètres à Onde Verte et Las Aguas.
Les habitantes et habitants des communes de Lascahobas et de Belladère, se réjouissent de la mise en œuvre de ces travaux, qui doivent permettre, à terme, de valoriser la production agricole et renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le département.
« Je suis ravie de la construction de cette route. Je vais pouvoir pousser un ouf de soulagement, car je souffre assez souvent du mauvais état de cette route », affirme une commerçante Dulia Desrosiers.
L’idée de réhabiliter cette route, déjà très appréciée, pousse aussi les contribuables à exiger plus d’efforts institutionnels, de l’actuelle administration politique, dans la lutte contre la contrebande et la gestion des frontières.
« Si l’État faillit à sa mission en ne protégeant pas les contribuables, ce sont les racketteurs qui en profiteront, au détriment des contribuables », craint un homme d’affaires, Macluche Ledoux.
Un des axes essentiels pour le développement du département du Plateau central, la réhabilitation du tronçon de route Lascahobas / Belladère devrait favoriser la création de richesses. estime le maire de Belladère, Roselor Alcide.
L’aménagement de « ce tronçon de route constituera un moyen de contrôle important pour la collecte des taxes douanières, une porte d’entrée officielle à la frontière haïtiano-dominicaine, et devra contribuer au maintien des relations conviviales entre les deux pays », anticipe Alcidel.
Le 9 novembre 2012, un accord pour la réhabilitation de l’axe routier Lascahobas / Belladère, d’un montant de 23 millions 5 cent mille euros (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui) a été signé entre le ministre des travaux publics, transports et communications (Mtptc), Jacques Rousseau, et le chef de la délégation de l’Union européenne (Ue) en Haïti, Javier Nino Perez.
Ce financement entre dans le cadre de l’appui à la politique nationale des transports (Apontra), conclu en avril 2012 avec le gouvernement haïtien et s’élevant à près de 184 millions d’euros.
Érigée sur la frontière par le président Dumarsais Estimé, la commune de Belladère (bas Plateau central) a été inaugurée le 31 octobre 1948. Elle est limitée à l’est par la commune Comendador (province d’Elias Piña) de la République Dominicaine. [sc kft rc apr 16/01/2013 1:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13943



Haïti-Delmas 33 : Un drame déjà oublié !

De nombreux débrouillards continuent de s’installer arbitrairement aux abords de la rue de Delmas 33, particulièrement dans les parages de la Télévision nationale d’Haïti (TNH) où, on se le rappelle, un monstrueux accident de la circulation a été enregistré le 16 janvier de l’année dernière. L’État qui s’était montré très ébranlé lors du drame ne dit mot, constate Haiti Press Network.
16 janvier 2012-16 janvier 2013. Un an exactement depuis que s’est produit un terrible accident sur la route de Delmas, notamment au niveau de Delmas 33, où un camion dont le chauffeur aurait perdu le contrôle, avait causé la mort de plus d’une trentaine de personnes et fait quelque 50 blessés.
Qui ne se rappelle pas de ce tragique accident de la circulation qu’a fait pleurer mêmes les âmes les moins sensibles de la population? Des gens se souviennent avoir vu des corps sans vie totalement écrabouillés sur la chaussée. Un an après, peut-on parler d’amnésie ou d’insouciance ?
Chose certaine, ce que le laisser-aller se poursuit et la population s’embarque quotidiennement dans l’anarchie contre elle-même.
En effet, de nombreuses personnes, notamment des marchands et des marchandes, des conducteurs de taxi-moto, au péril de leur vie, s’installent toujours sur les trottoirs dans les parages de la TNH à Delmas 33, a-t-on remarqué.
Même des victimes de cet illustre accident occupent toujours les lieux comme s’ils ont déjà oublié ce qui s’était passé. Les responsables municipaux paraissent impuissants face aux attitudes insouciantes de la population.
Interrogé, l’un d’entre eux indique n’avoir malheureusement pas d’autres endroits en quête d’un pain pour nourrir ses enfants.
« Le danger est imminent. Je sais que je suis exposé encore au malheur. Mais hélas ! Je n’ai pas le choix. C’est ici que je me débrouille pour survivre avec ma famille », laisse entendre Yvon, une victime de l’accident qui trime encore dans les parages derrière son barbecue.
Adèle, une marchande de poulet rôti à Delmas 33, affirme pour sa part vouloir quitter le lieu volontiers, si les autorités constituées le lui demandent.
Entre-temps, le risque de passer de la vie au trépas est plus qu’évident, comme ça a été le cas pour les victimes de l’année dernière. Aucune d’entre elles ne savait pas qu’ils allaient dire au revoir à la vie dans de telle condition.
« En attendant une décision des autorités, je reste là pour continuer à chatouiller la vie jusqu’à ce qu’elle me sourit. Je n’ignore pas à quel danger que je suis exposée. Mais la vie a choisi de me placer là pour l’instant, j’y reste jusqu’à nouvel ordre », dit-elle, pendant qu’elle s’occupe de ses attirails éparpillés sur le trottoir.
Pour des citoyens avisés, aucune leçon n’a été tirée de ce drame de trop. Bénédique, propriétaire d’une boutique à Delmas 33, se rappelle avoir vu une patrouille fixe de la police sur les lieux durant une semaine seulement après l’accident. « Depuis lors, a-t-il indiqué, aucune présence de l’État n’a été remarquée et le désordre continue comme avant. »
« Nous passons les choses trop vite à l’oubli. Trop de laxisme du côté des autorités. Où sont passées les mesures susceptibles d’éviter la répétition de telle catastrophe ? », s’interroge Lucien, avant d’appeler l’État haïtien à adopter toutes les mesures nécessaires pour forcer les marchandes à dégager rues et trottoirs de la capitale.
Texte : Alix Laroche

Source: http://hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8410-haiti-delmas-33-un-drame-deja-oublie-

mercredi 16 janvier 2013

Haïti-Séisme: les malheurs vécus et des opportunités ratées 3 ans après


Lundi, 14 Janvier 2013 09:20 RD/HPN
Pour commémorer le troisième anniversaire du séisme qui avait dévasté plusieurs communes du pays, une conférence débat autour du thème « 12 janvier 2010 – 12 janvier 2013 : Malheurs vécus, opportunités ratées en Haïti », s’est tenue samedi à Petite Rivière de l’Artibonite.
Au cours de cette activité commémorative, les dimensions politiques, économiques, judiciaires et culturelles de la reconstruction d’Haïti ont été abordées par les intervenants à la Rotonde, salle spéciale du Palais aux 365 portes, où se tenait de grandes réunions sous le règne du Roi Henry 1er d’Haïti (Henry Christophe).
Environ 250 élèves en classe de rhétorique et de philosophie ainsi que des jeunes regroupés en associations ont pris part à cet évènement organisé par l’Association des Parents et Professeurs d’Ecoles de Liancourt (APPEL).
Le journaliste Marc Antoine Aldorphe, directeur de radio Tête-à-tête et télé Amani-y a fait office de modérateur lors des discussions intenses portées sur les vulnérabilités d’Haïti amplifiées avec le tremblement de terre et des débats traitant des facteurs de blocage à la reconstruction nationale.
Dans son intervention, Victor Benoit, président de l’Internationale Socialiste a critiqué l’absence de gouvernance, car selon lui les défis existaient depuis l’indépendance même si la catastrophe avait pourtant offert une opportunité. « Les mauvais leaders ont dirigé la barque nationale dans de mauvaises directions », a jugé le professeur Benoit.
L’écrivain haïtien Gary Victor, prix RFO 2004, qui se trouvait dans son fief de Carrefour Feuilles (quartier de Port-au-Prince, où plus 10000 victimes ont été recensées) au moment des terribles secousses de 16h53, le 12 janvier 2010, a pour sa part, regretté que ce choc n’ait pas réellement constitué un électrochoc pour un réel réveil haïtien, trois ans plus tard.
Kénol Louis, directeur du lycée Henry Christophe de la Petite Rivière de l’Artibonite, a invité les haïtiens à se solidariser davantage en dégageant l’énergie qu’il faut comme celle qui constitue la lumière quand elle se trouve dans l’ampoule et la chaleur quand il s’agit du fer à repasser. « Haïti doit être un pays de débats et non de combats », a souhaité l’enseignant rivartibonitien.
Pour Me Dilia Lemaire, membre du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), qui a emprunté des propos de l’écrivain Frankétienne comparant Haïti à un jardin où une fleur doit jaillir des déchets, les opportunités ne passeront jamais tant qu’on est vivant, mais il faut enfin une planification pour savoir saisir les bonnes.
Par ailleurs, Haïti Press Network a constaté que le Palais aux 365 portes se trouve actuellement dans un état de délabrement très avancé. Entrepris en 1816 et construit par Luis Dupeyrac, le Palais de la Belle Rivière a été restauré et achevé par l’ancien président Sténio Vincent en avril 1933.
Le Palais aux 365 portes est malgré tout un symbole fort de l’être haïtien qui est capable de résister, de rester dignement debout en dépit des malheurs, des souffrances et des opportunités ratées, a fait savoir le Dr Ely Thélot, directeur de l’APPEL, concernant le choix de ce site historique pour marquer ce triste jour.
L’APPEL organise régulièrement et systématiquement des séminaires de formation et des activités culturelles dans le département de l’Artibonite dans le cadre d’un projet mis en place grâce à un financement du Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD), OXFAM et Coopération Suisse.
Robens Duversaint, robensfusion@yahoo.fr
http://222.hpnhaiti.com/site/index.php/reconstruction/8369-haiti-seisme-les-malheurs-vecus-et-des-opportunites-ratees-3-ans-apres

Haïti-Séisme/3 ans : Des progrès encourageants au niveau de l’enfance

P-au-P, 14 Janv. 2013 [AlterPresse]--- Trois ans après le séisme du 12 janvier 2010, une amélioration significative a été enregistrée concernant la situation des enfants en Haïti en matière d’éducation, de nutrition, de santé infantile et d’installations sanitaires, selon les résultats préliminaires de la cinquième Enquête mortalité, morbidité et utilisation des services (Emmus V).
Des résultats encourageants pour le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), qui se félicite en même temps de son apport, dans un communiqué.
77% des enfants âgés de 6 à 11 ans sont scolarisés en établissement primaire contre 50% en 2005-2006, selon l’Emmus V réalisé en 2012.
Les données ont été recueillies auprès de 13 350 ménages haïtiens par l’Institut haïtien de l’enfance sous la direction générale du Ministère de la santé publique et de la population (Mspp).
Entre 2005-2006 et 2012, la malnutrition sévère des enfants âgés de 6 à 59 mois a été réduite de moitié, passant de 10% à 5%. La malnutrition chronique, quant à elle, est passée de 29% à 22%.
L’accès à l’assainissement amélioré a presque doublé passant de 14 pour cent en 2005-2006 à 26 pour cent en 2012.
Selon les nouvelles estimations, le taux de mortalité des moins de cinq ans, qui est de 88 décès pour 1000 naissances vivantes, a montré une tendance à la baisse au cours des 15 dernières années avec 112 en 1997-2001 contre 96 en 2002-2006.
L’accès à une source d’eau potable améliorée est cependant resté inchangé à 65 pour cent, tandis que 82 pour cent des habitants des camps de déplacés internes ont eu accès à des sources d’eau améliorées, rapporte le communiqué de l’Unicef.
L’Emmus qui fournit entre autres des indicateurs socio-économiques, démographiques et de santé sur toute la population haïtienne, offre cette fois des données sur les sinistrés du séisme de 2010 vivant dans les camps.
C’est pour la première fois en Haïti que cette enquête combinée à l’étude concernant les enquêtes à indicateurs multiples (Mics) (en anglais : Multiple Indicator Cluster Survey) reflète des données relatives à la discipline des enfants, à leur protection contre la violence, y compris celle exercée par leurs parents, explique Unicef dans le communiqué.
Pour l’organisme onusien ces données vont pousser à relever les défis qui subsistent tout en maintenant le soutien en faveur du pays.
Emmus V a été soutenue par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), l’Unicef, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap), l’Agence canadienne de développement (Acdi) et le Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. [emb kft gp apr 14/01/2013 12 :55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13936

Haïti-Politique : Le gouvernement minimise le mauvais accueil du Pri à Lamothe et critique les députés protestataires


P-au-P, 15 janv.2013 [AlterPresse] --- Le comportement des députés du bloc Parlementaires pour le Renforcement Institutionnel (Pri-opposition), qui a sifflé le premier ministre Laurent Lamothe, à l’occasion de la rentrée parlementaire, le lundi 14 janvier 2013, ne changera pas les rapports entre le gouvernement et le parlement, a fait savoir Ralph Théano, ministre chargé des relations entre l’Exécutif et le Législatif.
Les membres du PRI ont sifflé et klaxonné le premier ministre Laurent Lamothe pour l’empêcher de présenter le bilan de son gouvernement pour l’année 2012 et indiquer les perspectives pour 2013. Le chef du gouvernement a seulement remis des exemplaires de son bilan au président de l’assemblée nationale, Dieuseul Simon Desras.
La « banalisation », c’est le prix du comportement des membres du PRI, selon Ralph Théano. Toutefois, leur attitude ne devra pas modifier les échanges entre l’équipe gouvernementale haïtienne et les élus du Parlement.
Le gouvernement « entend rester droit et conséquent », déclare le ministre Théano, qui n’a pas fait part de démarches à l’endroit du groupe parlementaire.
Les députés protestataires reprochent au chef du gouvernement de n’avoir pas décaissé, jusqu’à présent, les fonds du budget 2012-2013, alloués au développement de leur localité respective.
Théano assure cependant que l’exécution de tous les projets pour toutes les communes du pays, se fera après les analyses, technique, administrative et légale, de ceux-ci. Déjà 40 projets sont en cours d’exécution dont 7 relatifs aux communes de certains membres du bloc PRI, poursuit-il.
« Pas de discrimination », ajoute le ministre.
Il considère ce qui s’est passé comme « un crime, une honte à la nation », qui ne cache pas « un sentiment de colère » vis-à-vis des députés du PRI.
Kedlaire Augustin, porte-parole du premier ministre, souhaite que ce type d’attitude ne se répète pas à l’avenir. Il qualifie l’actuel régime semi-parlementaire de « déséquilibré et irrationel ». [srh kft gp apr 15/1/2013 15 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13947

Reconstruction en Haïti : Laurent Lamothe mise sur le tourisme

EXCLUSIF - Le gouvernement haïtien mise sur le développement de l'industrie touristique pour relancer l'économie du pays mise à mal par une série de catastrophes naturelles. Dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada, le premier ministre du pays, Laurent Lamothe, estime qu'il est maintenant temps pour Haïti « de montrer au monde ses richesses ».
« Haïti a besoin de montrer ses richesses, parce que pendant trop longtemps on parlait des problèmes et des zones à risques. Il est temps de montrer nos super-plages, nos superbes îles, ce qu'on a de beau! » — Laurent Lamothe, premier ministre d'Haïti
Il faut dire que, depuis trois ans, Haïti peine à se remettre sur pied après le tremblement de terre dévastateur qui a détruit, en janvier 2010, une partie importante des infrastructures et laissé des milliers de personnes sans logis.
Selon M. Lamothe, le gouvernement haïtien, qui vit essentiellement d'aide humanitaire et étrangère, a résolu de miser sur le tourisme international pour stimuler l'investissement privé et remettre l'économie nationale sur les rails.
« L'aide humanitaire est ponctuelle. Il faut faire une transition graduelle de l'aide humanitaire à l'aide au développement, en passant par l'investissement privé. Parce que c'est l'investissement privé […] qui pourra amener les touristes, les garder et faire la promotion. » —
« Une destination sécuritaire », assure Laurent Lamothe
En ce qui a trait à la sécurité dans les villes d'Haïti, qui est une condition essentielle au retour des touristes dans le pays, Laurent Lamothe assure que son pays est sécuritaire.
« Haïti, selon les statistiques, est l'une des destinations les plus sûres avec un taux de criminalité de 6,9 % pour 100 000 habitants. Ce qui est bien plus bas que dans la plupart des pays de la région », assure le premier ministre haïtien. Il reconnaît cependant qu'il y a malgré tout des secteurs à éviter, « comme dans toutes les capitales du monde », a précisé M. Lamothe.
Le gouvernement de Laurent Lamothe compte à ce chapitre doter le pays d'une « police touristique » au cours des six prochains mois afin d'améliorer encore la sécurité des touristes.

Des projets se réalisent
Rappelant que plusieurs nouveaux grands hôtels ont été inaugurés dans le pays au cours des dernières semaines, Laurent Lamothe a également souligné l'accord signé par son gouvernement avec le transporteur Air Transat qui desservira Haïti à partir du 23 janvier prochain.
« Comme premier ministre, j'invite tous les Canadiens et les Québécois à venir voir Haïti. On parlebeaucoup d'Haïti à travers le monde et j'invite tout le monde à faire l'expérience haïtienne », a conclu le premier ministre haïtien.
Ces efforts du gouvernement haïtien pour relancer l'industrie touristique dans le pays sont mis en lumière peu de temps après que le gouvernement canadien eut annoncé qu'il ne financerait plus de nouveaux projets en Haïti.
Selon le ministre fédéral de la Coopération internationale, Julian Fantino, il est temps pour Ottawa de revoir son approche de l'aide internationale afin de permettre aux Haïtiens « de se prendre en main ».
Une décision qui a soulevé la colère de l'opposition, qui accuse le gouvernement conservateur de ne pas comprendre le dossier haïtien.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/01/15/008-entrevue-laurent-lamothe.shtml

Haïti-Carnaval : Entre commémoration d’une catastrophe et jouissance populaire !

Quelques heures après la timide commémoration du triste « 12 janvier » qui marque la date du violent séisme l’une des plus grandes catastrophes naturelles de l’histoire d’Haïti, la période pré-carnavalesque a débuté un peu partout à travers le pays. Pour le premier dimanche, comme d’habitude, la région métropolitaine de Port-au-Prince était en branle sous les rythmes de bandes à pied et de Dj, a constaté Haiti Press Network.
« Mais quel contraste ? Quelle dissemblance ? En vérité, il est vraiment difficile de cerner la dimension psychosociale du peuple haïtien. A-t-on fini de digérer la date du 12 janvier ? Qu’est-ce qu’explique que nous ayons la mémoire aussi courte », s’interroge Jude, jeune théologien qui opinait sur l’attitude des milliers de bambocheurs qui déambulaient dimanche devant le char sonore de J-MIX sur la route de Delmas.
« Le paradoxe, poursuit-il, c’est que hier, à l’occasion du 3e anniversaire du séisme, ils jeunaient, pour la plupart larmes aux yeux, plongés dans le chagrin. Aujourd’hui les-voilà qui se déhanchent à tue-tête sur le rythme de mélodies appuyées par des textes mal inspirés. »
Interrogée sur le parcours du char de Dj J-MIX, Jeannette semble comprendre les choses autrement. Elle oublie tout chagrin, toute désolation et tout instant afflictif. Pour elle, la vie est synonyme de jouissance. Les commentaires de Jude ne veulent rien dire pour elle.
« Il est vrai que je jeunais hier. J’ai même pris part à la marche des protestants à Port-au-Prince. Je citais le nom de Jésus et implorais Dieu comme tout le monde. J’ai en mémoire tous les disparus de la catastrophe du 12 janvier. Jusqu’à présent, ma tante Adeline ne s’est pas où est passée ma cousine Cristèle. Dieu merci ! Je suis en vie. La vie continue. Et alors ! », laisse-t-elle entendre.
Pour Bob, un autre danseur qui se rappelle avoir vécu de longues minutes de souffrance sous des blocs de béton d’un bâtiment effondré le 12 janvier, l’avis de Jeannette est partagé. Il faut vivre sa vie quoiqu’il arrive.
« Je m’amuse bien. Pour l’instant j'essaie de tout oublier », lâche-t-il, les bras en l’air, savourant une ancienne méringue du groupe Brother’s Posse.
De toute évidence, les festivités carnavalesques sont lancées. Date mémorable ou pas, les mordus de cet événement artistique et culturel sont en branle et les branle-bas annoncent déjà les manquements comme par exemple : l’éclairage des parcours qui laisse toujours à désirer avec quelques rares lampadaires qui projettent une clarté à peine digne d’une chandelle.
Alix Laroche, allalematin@yahoo.fr

http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/art-a-spectacle/8378-haiti-carnaval-entre-commemoration-dune-catastrophe-et-jouissance-populaire-

http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/art-a-spectacle/8378-haiti-carnaval-entre-commemoration-dune-catastrophe-et-jouissance-populaire
-

mardi 15 janvier 2013

Nouvelle collecte pour les enfants d'Haïti

Depuis le 12 janvier 2010 et le séisme qui ravagea une bonne partie des villes de l'île d'Haiti, le Dr Raphaël Beauzile est mobilisé. Haïtien d'origine, ce dentiste à la retraite, ancien conseiller municipal de Châtellerault, a très durement vécu cette catastrophe qui touche un pays dont il est proche et pour lequel il avait créé voici des années une association d'aide au développement pour le secteur de la ville des Cayes, berceau de sa famille.

La sensibilisation du public, d'abord, puis une première collecte de matériel pour les enfants suivie d'un voyage sur place pour s'assurer de la bonne utilisation des dons avaient marqué le début de son action. Un colloque et une exposition en juin de l'an dernier s'en étaient suivis, toujours dans l'optique de rendre plus visible un pays qui conserve une grande proximité de cœur et de civilisation avec la France.

Depuis, la tempête Sandy d'octobre dernier est venue ajouter un peu de désolation supplémentaire à cette île.
« Même Bill Clinton, qui dirigeait la mission internationale de reconstruction a regretté de n'avoir pu être plus efficace, observe Raphaël Beauzile. Seul 1 % de l'aide initialement dévolue aux Haïtiens leur a véritablement été utile. Le reste a été en grande partie gaspillé par des ONG qui n'ont pas su travailler ensemble et qui ont beaucoup dépensé sans résultat. Aujourd'hui, elles sont reparties et les gravats, eux, ne sont toujours pas enlevés dans leur totalité. Quant à la reconstruction, si elle a permis de rebâtir le grand marché historique de Port-au-Prince et une université au nord du pays, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il reste énormément à faire. »
Nouveaux envois à la fin de l'été
Pour ce qui est de faire, Raphaël Beauzile, lui, œuvre à sa mesure. « Dans ce pays, la population a toujours accordé beaucoup d'importance à l'instruction. Les familles se saignent pour permettre à leurs enfants d'étudier. » Alors, au printemps, le Dr Beauzile voudrait pouvoir renvoyer de nouveaux containers en Haïti. « Je lance donc une nouvelle collecte de fournitures scolaires et de livres pour les enfants. Une collecte que j'espère pouvoir faire parvenir là-bas vers le mois de septembre. Mais d'ici là, j'ai besoin de la mobilisation de tous ici. »
Les personnes qui souhaitent participer à cette collecte ou effectuer des dons de fournitures et de livres peuvent s'adresser à Raphaël Beauzile. Même si elle est nécessairement limitée, son action à lui est efficace.
Contact : 06.64.81.37.98.
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/01/15/Nouvelle-collecte-pour-les-enfants-d-Haiti

L'hommage de Roumazières à son disparu d'Haïti

Jean-Christophe Fernandes disparaissait mi-janvier 2010 en Haïti dans le tremblement de terre. Le centre social de Roumazières ouvre une expo sur son travail auprès des Haïtiens de la Cité soleil à découvrir jusqu'au 25 janvier.
Jeune ingénieur français formé à Limoges, Jean-Christophe Fernandes, originaire de Roumazières-Loubert, vivait depuis un peu plus d'un an à Port-au-Prince en Haïti. Le 12 janvier 2010 il est décédé lors du tremblement de terre qui a ravagé cette île des Grandes Antilles.

Passionné par la protection de l'environnement, le Charentais menait un programme de recherches pour améliorer la gestion des déchets dans les zones périurbaines notamment dans la Cité soleil à Haïti. Sa mission était réalisée en co-tutelle entre l'Insa (Institut national des sciences appliquées) de Lyon et l'université Quisqueya de Port-au-Pince.
Jean-Christophe Fernandes avait un statut de volontaire, financé par le Cefrepade (centre francophone de recherches partenariales sur l'assainissement, les déchets et l'environnement), France Volontaire et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Quelque temps avant la catastrophe, il avait distribué une vingtaine d'appareils photo jetables à des jeunes de Cité soleil pour leur permettre de fixer la réalité de leur quotidien dans cette zone considérée comme un des bidonvilles les plus pauvres et les plus violents du monde.
Après la catastrophe, treize appareils ont été retrouvés. Le Cefrepade a décidé de mettre sur pied une exposition de ces photos en hommage à Jean-Christophe Fernandes et de rassembler quelques-unes d'entre elles, commentées par leurs auteurs dans un recueil. Les recettes de la vente de l'ouvrage sont intégralement reversées au profit du «centre de valorisation des déchets» haïtien qui porte le nom de Jean-Christophe Fernandes.

«Une expo miroir»
Le centre social culturel et sportif de Haute-Charente a relayé cette initiative en exposant à Roumazières les photos prises par les habitants de la Cité soleil. Le projet suivi par Romain Raffin et Stéphanie Defoulounoux sera baptisé «Haïti en valise». «Nous utilisons l'exposition produite par le Cefrepade pour agir en coopération avec les habitants, les bénévoles, l'éducation nationale, les collectivités et les associations locales» expliquent les deux animateurs du centre. Documents et photos circuleront entre les écoles et les collèges du secteur, transportés dans des valises et à vélo.»
Enfants et familles de l'accueil de loisirs seront également invités à réfléchir sur le sujet du développement durable, à réaliser une fresque et à illustrer les grandes thématiques abordées sur l'exposition par des dessins, des collages ou des expressions. Une exposition locale pourra être réalisée sur les thématiques des déchets, la protection de l'environnement, la politique, la religion le travail le bonheur, le malheur... «Comme une expo miroir à celle réalisée par les jeunes Haïtien sur ces mêmes sujets suggérés par Jean-Christophe» concluent les animateurs qui trouvent intéressant l'idée de voir si la vision du petit Français est différente de celle du petit Haïtien.
http://www.charentelibre.fr/2013/01/15/l-hommage-de-roumazieres-a-son-disparu-d-haiti,1134348.php

Haïti-Séisme/3 ans : Sauvées de justesse, 72 étudiantes de l’Enip reçoivent leurs diplômes d’infirmières

Par Jean Élie Paul
P-au-P, 14 janv. 2013 [AlterPresse] --- 72 étudiantes de l’École nationale des infirmières de Port-au-Prince (Enip) ont reçu, le dimanche 13 janvier 2013 à l’est de la capitale, leurs diplômes de fin d’études, soit trois ans après le séisme du 12 janvier 2010.
Quatre-vingt dix (90) étudiantes et trois (3) professeurs ont péri dans l’effondrement du bâtiment de l’école, un effondrement qui a constitué l’une des scènes les plus terribles du séisme dans la capitale.
La promotion sortante 2009-2012 a été la seule de l’établissement, qui, dans l’après-midi du mardi 12 janvier 2010, n’avait pas connu un très grand nombre de victimes. Une camarade a, cependant, été tuée.
Environ douze (12) étudiantes ont abandonné leurs études après le drame.
Certaines sont parties à l’étranger. D’autres, qui s’étaient réfugiées dans les villes de province, n’ont pas suivi le mouvement inverse.
Les jeunes filles ont ainsi décidé de baptiser leur promotion Victory, pour affirmer leur victoire sur tout ce qu’elles ont vécu, depuis ce jour fatidique et au long des trois années qui ont suivi.
« Les choses ne sont pas revenues au beau fixe, depuis, pour cette école d’infirmières, parce que les difficultés de toutes sortes continuent de se présenter », confie à AlterPresse la directrice des études, Christine D. Neptune.
Pour elle, parler du séisme est encore difficile et, avec les souvenirs affreux de ce jour, remontent à ces yeux des larmes qu’elle peine à cacher.
Malgré le lent relèvement, toujours regarder de l’avant
L’Enip fonctionne dans un bâtiment préfabriqué, assemblage de containers, dans les locaux de la faculté de médecine et de pharmacie (Fmp) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh).
L’espace, qui logeait le bâtiment de l’Enip, établissement fondé par feue l’infirmière Simone Ovide Duvalier (1913 - 1997, femme du dictateur François Duvalier et mère du dictateur Jean-Claude Duvalier) abrite, pour sa part, des tentes effilochées, offrant le spectacle d’un petit camp d’hébergement.
AlterPresse a tenté, à plusieurs reprises, de joindre la directrice de formation et de perfectionnement en sciences de la santé, qui a refusé d’accorder toute interview sans l’autorisation de la directrice du ministère de la santé publique et de la population (Mspp), elle-même injoignable.
Silence donc des responsables autour de la reconstruction de cette école-patrimoine. Et même silence autour de l’explosion d’écoles d’infirmières au lendemain du séisme de janvier 2010.
Trois ans après, en tout cas, l’Enip continue de regarder de l’avant, en se rappelant la douleur de la perte de près d’une centaine de jeunes filles, mais aussi tout le courage qu’il a fallu pour surmonter la souffrance.
La lauréate de la promotion « Victory », Ruthnelle Darley Désir, raconte combien a cru que tout était terminé au lendemain du drame.
« C’était vraiment le désespoir. Les locaux de l’école ont été détruits complètement. Malgré les difficultés, nous avons repris les cours sous les tentes. Il n’y avait pas de structures pour travailler correctement, mais malgré tout, nous avons tenu le coup. Et, ce dimanche (12 janvier 2013), nous récoltons le fruit de nos longs efforts », affirme t-elle dans une interview à AlterPresse.
« Le 12 janvier 2010, c’est un chiffre tout à fait inoubliable. Le fait de vivre quelque chose qu’on n’avait jamais vécu, de regarder, en quelques minutes, tous ces dégâts, c’était vraiment choquant. Cette date, c’est une tache indélébile dans le cœur de chacune », ajoute t-elle.
Un sentiment, partagé pratiquement par toutes les autres étudiantes.
Toutefois, la présidente de la promotion « Victory », Fabienne Désilien, croit qu’elles vont pouvoir affronter l’avenir avec assurance, tout en gardant, en mémoire, les disparues. [jep kft rc apr 14/01/2013 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13933

Le logement en Haïti, la crise qui dure

Trois ans après le séisme meurtrier, et malgré les aides, beaucoup d'Haïtiens vivent encore dans des abris provisoires.

Building back better communities. C'était le slogan de l’été 2011, 18 mois après le tremblement de terre meurtrier du 12 janvier 2010 qui a ravagé Port-au-Prince.

Trois ans après le séisme, la reconstruction en Haïti semble au point mort. Le secteur du logement est l’illustration manifeste de ce marasme. Près de 358.000 personnes survivent encore dans des camps de fortune, plus de 100.000 familles victimes du séisme s’entassent dans des abris temporaires et qui sait combien d’autres sont allées grossir les rangs des bidonvilles de la capitale?
Le gouvernement haïtien pensait pourtant avoir trouvé la bonne formule. Directement importée des expériences clintonniennes de reconstruction en Asie, après le passage du tsunami et en Louisiane, après l’ouragan Katrina, il l’avait traduite ainsi: reconstruire en mieux nos communautés.
Le sort de l’Expo Habitat en est l’un des nombreux symboles. Sur ce site, aménagé par la Banque interaméricaine de développement, des constructeurs avaient été invités à installer des prototypes de logement respectant les normes antisismiques et paracycloniques.
Le projet avait été lancé dans le faste, la Fondation Clinton ayant financé trois jours de conférence et l’inauguration du site pour pas moins de 500.000 dollars. Des familles devaient s'y installer pour tester les 70 modèles proposés afin d'élire les meilleurs d'entre eux, qui auraient alors été retenus pour participer aux futurs projets de reconstruction du gouvernement.

Jusqu'à huit personnes dans une pièce sous-louée
A ce jour, les maisons n’ont jamais été habitées. Leurs cuisines et sanitaires n’ont même jamais été raccordés à une quelconque alimentation ou évacuation d’eau. Elles sont à l’abandon. Aucun des entrepreneurs engagés n’a jamais été recontacté pour un projet gouvernemental. Un beau gâchis.
Le logement est pourtant un besoin criant et prioritaire en Haïti. Il l’était déjà avant le tremblement de terre du 12 janvier. Il l’est encore davantage si l’on considère qu'environ 200.000 habitations ont été détruites par le séisme.
«Dans toutes les catégories de population, les générations vivent ensemble, explique Joël Jean-Baptiste, secrétaire général du Mouvement de solidarité avec les sans-abri d’Haïti. Mais ce n’est pas par tradition que 7 ou 8 personnes se partagent une pièce sous-louée à un propriétaire qui lui vit avec sa famille dans une autre pièce, c’est bien parce qu’elles n’ont pas les moyens de faire autrement.»
Mososah, le mouvement de solidarité avec les sans-abri de Haïti, estime qu’il manquait déjà plus de 200.000 logements avant le tremblement de terre. C’est actuellement 400.000 habitations qui font défaut et le chiffre ira grandissant avec la croissance démographique incessante que connaît le pays.
En lieu et place des maisons, ce sont surtout des abris temporaires ou T-Shelter, conçus pour durer ici cinq ans, là dix ans, qui ont été érigés.

Des abris à étage, 12m2 par palier et par famile
A Ravine Pintade, dans la capitale, une ONG américaine (Cooperative Housing Foundation[1]) a même conçu des abris à étage (12 m2 par palier pour une famille) qu’elle estime pouvoir durer jusqu’à 25 ans! Les constructions sont conçues sur une charpente métallique, certes, mais recouvertes d’une bâche plastique grise. L’équipe initiale serait à la recherche de solutions pour remplacer la bâche par un matériau plus durable et plus esthétique...
Il n’en reste pas moins que plus de 110.000 T-Shelters ont été installés en Haïti entre 2010 et 2012. Et les standards que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a tenté d’imposer (une surface minimale de 18 m2, une dalle en ciment, une couverture en contreplaqué ou panneaux de ciment) ne sont pas respectés par les multiples agences et ONG qui ne craignent pourtant pas d’apposer leur logo sur de telles constructions.
«L’eau s’infiltre quand il pleut, car il n’y a pas de joint entre les panneaux de contreplaqué», se plaint un habitant du camp de Corail Cessellesse, à l’extérieur de Port-au-Prince. «Chez nous, les animaux peuvent entrer en se glissant sous la bâche plastique qui n’est pas solidement fixée au sol», critique une autre, dont l’abri est installé aux portes de Jacmel, sur la côte sud-est.
Comme le montre un rapport [PDF] de l’Observatoire des politiques publiques et de la coopération internationale (fondé par le Cerfas), les millions de dollars investis dans ces constructions temporaires ont représenté jusqu’en mai 2012 80% des fonds distribués. «Or les coûts de la reconstruction globale peuvent être diminués de manière significative si on passe rapidement à la construction de bâtiments permanents», lit-on dans ce rapport publié à l’été 2012. Depuis, les organisations internationales se sont engagées à cesser d’encourager l’implantation de T-Shelters.

Passer de l'urgence à la reconstruction

«Mais par ailleurs, en 2010, 2011, 2012, la plupart des ONG qui étaient sur place étaient des organisations d’urgence», note Gwendoline Mennetrier, adjointe au coordinateur des programmes d’ONU-Habitat en Haïti. Elles n’étaient pas préparées à faire de la formation de maçons, d’ingénieurs, ni même la sensibilisation des particuliers à la qualité de la construction tout ce travail nécessaire pour sensibiliser la population aux risques du bâti.
«Nous avons commencé à passer à des équipes qui peuvent vraiment travailler sur le développement, avec du personnel qualifié, des urbanistes, au cours du dernier trimestre 2012.»
Actuellement, ce que le gouvernement haïtien met en avant, ce sont les initiatives en matières de réhabilitation des quartiers, qui incluent un volet logement. Leur but est de renvoyer les habitants dans leur quartier d’origine, et de libérer les espaces insalubres occupés par les camps de personnes déplacées. Terminés, donc, les rêves de déconcentration de la capitale haïtienne.
«Alors qu’on devait libérer les zones à risques de glissement de terrain ou d’inondations, on renvoie les gens dans les mêmes quartiers», regrette Joël Jean-Baptiste. Du côté d’ONU-Habitat, Gwendoline Mennetrier justifie:
«Les choix qui ont été faits sont des choix pragmatiques. Haïti n’avait pas les moyens de raser des quartiers entiers et de les reconstruire. Donc il faut rester sur l’existant en créant les conditions pour limiter les risques.»

Les gens pourraient paniquer «s'ils savaient qu'ils vivent dans une zone à risque»
Ici ou là, des travaux de mitigation sont effectués pour limiter notamment les risques de glissement de terrain ou d’inondation. Mais ce n’est certainement pas le cas partout. En témoigne la confidentialité imposée par l’UCBLP (Unité de construction de logements et de bâtiments publics) sur les cartes des différentes zones à risque de Port-au-Prince. Clément Bélizaire, son directeur, veut bien les montrer rapidement à une journaliste, mais pas plus.
«Ces documents sont réservés aux professionnels, cela pourrait créer de la panique si les gens savaient qu’ils vivent dans une zone classée à risque.»
Le projet 16/6 en particulier fait sa fierté. Il consiste notamment à subventionner le retour des familles dans une maison qui n’a pas été détruite par le tremblement de terre ou que des travaux ont permis de réhabiliter.
«C’est grâce à ce programme que nous n’avons plus aujourd’hui de camps sur nos places publiques.»
A ce jour, 23.000 familles auraient bénéficié d’une subvention au logement et 6.000 logements auraient été réparés ou reconstruits grâce à ce programme.
Mais les critiques sont très vite apparues. «Le 16/6 a encore fait augmenter les loyers», accuse Jackson Doliscar, l’un des responsables de la Frakka (Force d’action et de réflexion sur la question du logement, qui réunit différentes organisations communautaires haïtiennes) créée dans les suites du tremblement de terre, en mars 2010.
«Tous les propriétaires connaissent le montant de la subvention, 20.000 gourdes annuelles (environ 360 euros) qu’ils perçoivent directement du programme. Il n’y a aucune marge de négociation pour le locataire.»

Des maçons qui n'ont pas le temps de se former
La perspective de pouvoir mettre une pièce ou deux en location a également pu inciter certains propriétaires à réparer rapidement leur logement, sans connaissance ni application des normes de constructions antisismiques.

Jackson Doliscar poursuit:
«La pression est forte sur les propriétaires. Et moi j’ai vu des maisons très fissurées qu’on a louées dans le cadre du 16/6. Et puis, quand il y a des réparations, une fois qu’elles sont terminées, aucun expert ne peut assurer qu’elles ont été faites dans les règles de l’art.»
La plus grande partie des maisons haïtiennes qui sont reconstruites ou rénovées le sont avec le seul investissement du propriétaire, souvent aidé par les membres de sa famille vivant à l’étranger. Selon les estimations d’ONU-Habitat, plus de 50.000 logements seraient concernés. Mais la reconstruction s’est généralement opérée sans la moindre garantie de sécurité, les programmes de formation de professionnels ou de sensibilisations de la population n’ayant été mis en place que récemment.
«Et encore, pour construire de manière sûre, il faudrait que nos boss maçons et nos ingénieurs soient vraiment formés, remarque Elonge Othelot, directeur général de l’EPPLS. Des sessions de 6 mois sont nécessaires. Mais aucun boss maçon ne peut laisser son job pendant six mois pour prendre le temps de se former.» Un cercle vicieux.

«Nous ne demandons pas l'aumône»
Le projet de politique nationale du Logement non encore publié maintient pourtant que la construction des logements est de la responsabilité des familles...
«Que peuvent faire les 70% d’Haïtiens qui n’ont pas de quoi se construire une maison?, s’insurge encore Jackson Doliscar. Nous ne demandons pas l’aumône. Mais c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités et de construire des logements que nous pourrons louer. Ou de mettre en place un système de crédit qui soit accessible à tous. Sans quoi, seuls les riches reconstruiront.»
Mais qui est responsable de cette dérive? Le gouvernement haïtien est loin d’être le seul décisionnaire dans l’orientation de l’aide. Au mieux, les fonds sont co-administrés par des comités de pilotage ou des commissions multinationales. Et dans de nombreux cas, les projets sont directement financés par les agences internationales ou étrangères (USAID, par exemple).
Selon le rapport de l’Envoyé spécial des Nations unies en Haïti, seuls 8,5% de l’aide internationale promise lors de la conférence de New York en mars 2010 étaient destinés à l’appui budgétaire, c’est-à-dire versés directement au gouvernement haïtien.
Et sur les quelque 9 milliards de dollars engagés dans la reconstruction, seuls 70 millions ont été décaissés pour un programme concernant le logement. Encore, décaissé ne signifie-t-il pas dépensé, mais simplement transféré à l’organisation qui exécutera le programme...
Et même si l’on ajoute à ces 70 millions les 112 millions de dollars consacrés par le Fond de reconstruction d’Haïti, administré par la Banque mondiale, on est très loin de pouvoir apporter au secteur l’impulsion nécessaire pour construire des logements en nombre.

«On peut retirer 5m2 sur une maison, ça ne se remarque pas»
«De toute façon, intervenir sur le logement prend du temps, souligne encore Gwendoline Mennetrier. Il faut d’abord élaborer la cartographie des zones à risques, faire le point sur le foncier et les droits de chacun, intervenir sur l’urbanisme, la sensibilisation des communautés, implanter des centres de ressources techniques, etc.»
Jusqu’à présent, seuls deux grands projets de construction de logements sociaux ont vu le jour pour les personnes déplacées par le séisme. 400 maisons ont été construites à Zoranje, au nord de la capitale. Et environ 3.000 sont encore en construction au pied du Morne à Cabrit (un projet dont l’origine a suscité diverses polémiques). Mais ce dernier programme est aussi très critiqué par les Haïtiens. Les maisons de trois pièces y font à peu près 25 m2. «C’est de l’argent gaspillé, résume Jackson Doliscar. On dit qu’on construit du logement social, mais les gens du peuple ont beaucoup d’enfants, c’est trop petit.»
Du côté de l’UCLBP, on explique qu’il s’agit d’être économe. «Si sur un logement, on retire un mètre de côté, ça peut nous permettre d’économiser 1.200 à 1.500 dollars par maison ou d’en construire davantage, souligne Clément Bélizaire. Pour nous ça compte. Et puis franchement, je vous assure, on peut retirer 5m2 sur une maison, ça ne se remarque même pas.»
Les projets de logement proposés par des ONG ou des agences étrangères brillent par leur taille réduite. «Quand un projet est lancé, il s’agit, pour l’Etat comme pour les bailleurs, de loger un maximum de gens, le plus vite possible, pour le moins cher possible, souligne Camille Chalmers, économiste et responsable de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA). Peu importe les habitudes de vie ou la concertation locale.»
Depuis le tremblement de terre de 2010, il a fait partie d’un groupe qui a travaillé sur le logement en milieu rural. Deux prototypes ont été construits en concertation avec les populations de Gressier et Cap Rouge.
«Nous sommes parvenus à un coût de 11.000 dollars par maison pour 35 m2. Eh bien, les bailleurs trouvent encore que c’est trop cher.»
A titre de comparaison pourtant, un T-Shelter coûte, lui 4.200 dollars en moyenne...

Pas de sanitaires, pas de route d'accès...
Dans le quartier de Nérette, à Pétionville, l’un de ceux qui sont visés par le programme 16/6, il n’est pas difficile de constater le désenchantement, voire la détresse de la population. Certains ont en effet déjà vu s’achever leur bail, comme Lexon Dutervil, père de 3 enfants.
«Après un an, j’ai dû laisser le logement que j’avais trouvé. Avec ma famille, nous avons pu louer un shelter, 200 dollars pour 6 mois, mais la période touche à sa fin et je ne sais pas où je vais aller.»
Un peu plus loin, Edeline Antoinette a dû, elle, s’installer chez sa sœur avec ses 5 enfants, faute de moyens pour rester dans son logement subventionné. Quant à Vanette Lisher, qui vit avec une amie et leurs trois enfants dans une pièce louée a flan de morne, elle voit l’échéance arriver avec inquiétude.

«Déjà le propriétaire nous harcèle et nous demande quand est-ce qu’on va partir.»
Alors, certes, les camps se vident, et les habitants regagnent leur quartiers, mais dans quelles conditions...
«Le plus alarmant, note Esther Schneider, c’est que beaucoup de familles sont sorties des camps sans aucune aide quelconque.» Elles sont parties d’elles-mêmes avant le lancement du programme à l’été 2011, ou, pire, ont été expulsées manu militari lorsqu’elles se trouvaient sur des terrains privés.
On retrouve certaines d’entre elles sur les flancs du Morne à Cabrit, à une vingtaine de kilomètres du centre de Port-au-Prince. Lorsque l’Etat a annoncé qu’une nouvelle communauté serait construite dans les environs, les populations ont afflué avec quelques planches, quelques bâches pour y construire un abri de bric et de broc. Sans aucune infrastructure sanitaire, sans route d’accès, et à des kilomètres à la ronde du moindre lieu de travail…
«Mais vous savez, l’Etat est très faible, la transition après la dictature au milieu des années 1980 a été mal faite. Les municipalités n’ont pas suffisamment de compétences en matière d’urbanisme. Mais revenez dans deux ans, vous verrez ça ira mieux, on s’y emploie», cherche à rassurer Clément Bélizaire. En attendant, croisons les doigts pour qu’un autre tremblement de terre ne se produise pas…

Sandra Mignot
[1] Depuis, le CHF s’est transformé en Global Communities. Retourner à l'article
http://www.slate.fr/story/67177/haiti-logement