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jeudi 3 juin 2010

L'écrivain haïtien Dany Laferrière invité d'honneur à livre en folie

La 16e édition de « Livre en folie » se tiendra ce jeudi 3 juin au parc historique de la canne à sucre. Plus d'une cinquantaine d'auteurs seront en signature lors de ce grand événement considéré comme la rentrée littéraire ici en Haïti.
Le lauréat du prix Médicis, l'écrivain haïtien, Danny Laferriére est l'invité d'honneur cette année, il signera son dernier livre intitulé « Tout bouge autour de moi ».
Un ouvrage dans lequel l'auteur présente un vibrant témoignage autour du séisme du 12 janvier.
Pour cette nouvelle édition, de jeunes écrivains haïtiens seront également présents.C'est le cas de Betina Perono, qui fera son entrée, dans la cour des grands avec son premier livre « Les enfants du diable ».
Les habitués seront également de la partie. On peut citer le colonel Himmler Rébu qui va signer le « bal des vautours ». Sans oublier Francketienne et Lyonel Trouillot.
Selon les organisateurs, 1075 titres seront disponibles lors de cette grande foire du livre qui est subventionnée par le ministère de la culture et de la communication.
Livre en Folie a été initié en 1994 par le Journal Le Nouvelliste et ses partenaires, une activité qui occupe depuis certains temps , une place importante au sein de la communauté intellectuelle .Elle a pour objectif de faire la promotion du livre haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti

Former des plombiers et des électriciens en Haïti

Gilbert Lavoie, Le Soleil.-
(Québec) Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, estime que les efforts du Québec pour la reconstruction d'Haïti doivent porter sur la formation professionnelle dans des domaines comme la menuiserie, la plomberie et l'électricité. M. Arcand en fera la proposition demain au comité ministériel mis sur pied par le gouvernement Charest au lendemain du séisme du 12 janvier.
«Je veux essayer de voir de quelle façon on pourrait réaliser cette école qui serait située à Port-au-Prince ou ailleurs» a déclaré le ministre en entrevue au Soleil. Il se pourrait aussi que l'emplacement choisi soit à Corail, une municipalité située à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince, dont le gouvernement Préval voudrait faire sa cité nouvelle, a indiqué M. Arcand.
Le ministre voit plusieurs avantages à cette forme d'aide, notamment le fait que les gens formés dans ces techniques professionnelles sont moins susceptibles que les universitaires de quitter leur pays une fois diplômés. «Si on contribue à former 500 ouvriers de la construction, ce sera 500 ouvriers qui vont pouvoir travailler et gagner leur vie correctement.»
La collaboration du Québec avec Haïti ne date pas du séisme. Le ministre estime que 50 % du petit budget de son ministère dédié à l'aide internationale allait déjà à ce pays avant le 12 janvier. Le gouvernement contribue, à raison de 1,5 million $, au Projet d'appui au renforcement de la gouvernance en Haïti, aux côtés de l'Agence canadienne de développement international qui y a investi 4,8 millions $. Ce programme vise la transmission de notre expertise aux instances gouvernementales et à l'administration publique haïtienne. D'ailleurs, le ministre des Finances de ce pays, Ronald Baudin, un diplômé de ce programme, a participé à une réunion du Conseil des ministres du gouvernement Charest l'an dernier. «On lui a permis d'assister pour voir de quelle façon les décisions se prenaient, comment fonctionnait la machine administrative», a expliqué le ministre Arcand.
«Le gouvernement haïtien voit le Québec comme un pourvoyeur de ressources humaines», a-t-il ajouté. Lorsqu'il a rencontré le premier ministre Max Bellerive à Montréal, en janvier, ce dernier lui a tout de suite dit : «Vous nous avez aidés sur la police, j'ai besoin de 300 fonctionnaires d'urgence, et j'aimerais que vous regardiez aussi la question des cadastres. Vos ingénieurs de SNC Lavalin peuvent-ils nous donner des certifications sur les établissements là-bas? Est-ce qu'on peut ouvrir les écoles qui n'ont pas été détruites? Sont-elles assez solides?»
Effort concerté
Le ministre Arcand, qui s'est fait reprocher d'avoir fait état des contrats à venir pour la reconstruction d'Haïti, fait valoir l'ampleur de la tâche et la bonne réputation de nos entreprises. Il signale que de nombreux fonds seront appelés à faire des appels d'offres, dont celui du Plan maître du gouvernement haïtien, présidé par Bill Clinton et Max Bellerive, sur lequel siègent le Canada et plusieurs pays européens. Le fonds multilatéral hors du plan maître, la Banque mondiale et les ONG comme la Croix-Rouge lanceront eux aussi de nombreux appels d'offres. «Je n'ai jamais mentionné qu'on voulait notre part du gâteau, mais en même temps, on ne peut pas laisser tous les contrats aux Américains», dit M. Arcand.
Il estime que la coordination de ce vaste chantier va bien entre les gouvernements impliqués, mais que c'est moins évident chez les organisations non gouvernementales. «Il y a même des mauvaises langues qui disent que les ONG ne vont pas toujours à la bonne place et que certaines se tiennent au centre-ville de Port-au-Prince parce que c'est là que se trouvent les caméras.» Un autre problème, selon lui, vient du fait que les objectifs des ONG ne cadrent pas toujours avec les besoins exprimés par le gouvernement. «Par exemple, une ONG peut dire qu'elle privilégie un projet environnemental, alors que le gouvernement estime qu'il a davantage besoin d'une école.»
«Il y a une lumière au bout du tunnel, mais la lumière est encore assez loin», a conclu M. Arcand.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/16/01-4280988-former-des-plombiers-et-des-electriciens-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4286197_article_POS1

Bill Clinton rappelle les bailleurs de fond à l'ordre

Publié le 02 juin 2010 à 13h12.- Agence France-Presse, Punta Cana
L'ex-président des États-Unis Bill Clinton a appelé mercredi les bailleurs de fond à «honorer leurs engagements» financiers vis-à-vis de la reconstruction d'Haïti, lors d'une réunion à Punta Cana en République dominicaine sur le pays, dévasté par un séisme le 12 janvier.
«Haïti n'est pas seul et ne le sera jamais. Nous sommes à ses côtés pour toujours, et contribuons non seulement à ce qu'il puisse se remettre des effets dévastateurs du tremblement de terre», a dit le président dominicain Leonel Fernandez lors de l'ouverture de la réunion où 50 pays et organismes internationaux participaient.
Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), a demandé aux pays donateurs d'«honorer leur engagement».
Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les organisateurs de la réunion de Punta Cana souhaitent accélérer le versement des sommes promises.
Les participants examineront des projets de reconstruction qui seront redistribués par groupe de pays et concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités.
Le président haïtien René Préval a remercié les donateurs tout en affirmant que le défi est «immense» en Haïti. Le séisme du 12 janvier y a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans abri.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/02/01-4286197-bill-clinton-rappelle-les-bailleurs-de-fond-a-lordre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1