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vendredi 23 avril 2010

Appel aux citoyens du monde : La reconstruction d’Haïti prise en otage

SI M PA RELE

La chronique de l’écrivain Lyonel Trouillot
Vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Après la loi votée par le Parlement sur l’état d’urgence, et considérant le mépris avec lequel un exécutif sous pilotage automatique traite les opinions haïtiennes, la bataille sera rude entre ceux qui ont (pris) le pouvoir de décider et ceux qui ont toutes les chances de subir des décisions allant dans tous les sens ou ne faisant pas sens. Les « chefs » - les grands, pas les petits – ont beau parler d’une reconstruction dirigée par les Haïtiens, ce n’est pas ce qui se dessine. On a pu constater – le président Préval a lâché le morceau en révélant aux parlementaires, s’il faut les croire, que « l’international » souhaitait que la loi sur l’Etat d’urgence soit votée sans modifications – que « l’international » institutionnel et le président s’entendent sur au moins deux choses. La première : la Constitution, quand elle contrarie nos intentions, on fait contre. La deuxième : on fait ce qu’on veut et rien que ce qu’on veut.
Aujourd’hui, tout haïtien responsable ne peut être que dans l’opposition. Je ne parle pas d’opposition à Préval. On sera dans la nécessité historique de s’opposer à Préval s’il veut prolonger son mandat. Je parle de l’opposition, au sens où des voix portant de véritables projets haïtiens devront se battre pour se faire entendre, se battre pour avoir une influence, se battre pour que, dans ce qu’on considère déjà comme la chronique d’un gâchis annoncé, il sorte des actions positives pour le pays, pour la transformation du pays en une société plus juste, plus riche en biens et en services, mais en justice sociale aussi.
C’est de cette transformation nécessaire en une société plus juste que l’international et l’exécutif semblent se moquer. Les déclarations aussi malheureuses que précipitées de diplomates étrangers, d’ordinaire mieux inspirés, accueillant avec joie cette loi de la honte, contredisent tous les bavardages sur la souveraineté d’Haïti. Même dans l’hypothèse d’un vouloir agir bien intentionné qui craint les lenteurs, comment se réjouir de l’économie du contrôle strict et de la participation des institutions haïtiennes ? L’Etat haïtien, le Parlement haïtien se privent de tout droit de regard sur la gestion du pays, et privent ainsi la société haïtienne de tout contrôle sur sa destinée immédiate. En considérant le budget haïtien, les promesses d’aide, les dettes annulées, sur dix-huit mois c’est une somme avoisinant les 10 milliards de dollars que « l’international » et des politiques haïtiens en fin de mandat, qu’une majorité de citoyens dénonce à la radio et ridiculise dans ses conversations, vont gérer sur des projets dont ils décideront, et qu’ils appliqueront comme bon leur semblera. Le mandat du président Préval arrive à terme dans quelques mois, cette loi place son successeur dans un carcan. Que va-t-il se passer ? (On ne peut s’empêcher de penser à la vieille pratique coloniale des « engagés » ou dix-huit mois)
Ce qui s’annonce ne promet rien d’une reconstruction conduite par les Haïtiens. C’est pourtant de cela pourtant dont le pays a le plus besoin, une reconstruction allant dans le sens de la transformation des rapports sociaux : vers une école pour tous, des services de base pour tous, du travail, une législation qui protège le travail et les travailleurs, une société en rupture avec ses préjugés, ses divisions.
Dans la rue, chez des honnêtes citoyens, chez des intellectuels et des cadres, un sentiment d’abattement. L’impression d’avoir perdu, que se met en place du n’importe quoi, pouvant laisser beaucoup de place aux calculs privés de quelques politiques haïtiens et d’hommes d’affaires amis à eux. L’impression que quelques cadres de l’international, « experts », coopérants et o-n-gistes vont jouer aux apprentis sorciers pour justifier leurs beaux salaires.
L’impression que les institutions internationales et peut-être certains Etats vont utiliser une « stratégie de choc » pour régler l’heure d’Haïti à leur propre montre, sans forcément de mauvaises intentions, mais à leur montre. Tout cela se met sans doute en place, de manière plus ou moins réfléchie, de manière plus ou moins instinctive.
Dans la rue, de la colère qui monte et qu’on aurait tort de sous-évaluer. Pour une reconstruction haïtienne, il faut commencer par dénoncer le caractère impopulaire de cette loi. Etrange façon pour l’Exécutif et « l’international » de commencer la reconstruction « dirigée par les haïtiens » par une loi dont beaucoup d’haïtiens ne veulent pas.
Lyonel TROUILLOT
Commentaires: J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cette chronique. Comme d'habitude d'ailleurs. Tout ce qui sort de le plume d'un grand écrivain de la trempe de Monsieur Trouillot. Cependant je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je cherchais des réponses concrètes à des questions que se posent tout le monde. Je pensais pouvoir découvrir la formule magique qui allait permettre de construire en 18 mois une société parfaite. En passant du rien au tout. La recette pour établir une justice sociale en 18 mois dans un  pays fendu craquelé par des intérêts divergents de toute sorte.
Tout le monde formule des voeux pieux de voir bourgeonner sur cette terre de nos ancêtres  le pays dont nous avions tous rêvé. Et ce, notre "kwi" à la main, et la méfiance de nous même et entre nous dans la tête.
Dites moi seulement COMMENT FAIRE?

Les Etats-Unis choisissent Haïti pour "Nouveaux Horizons" 2010

De juin à septembre, le commandement sud de l’armée américaine déploiera quelque 500 militaires qui offriront aux haïtiens de l’assistance médicale et effectueront des travaux d’ingénierie vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Le commandement sud de l’armée américaine réalisera en Haïti les exercices d’assistance humanitaire annuels baptisés "Nouveaux Horizons" entre le 1er juin et le mois de septembre, un geste destiné à manifester le soutien de Washington au pays sévèrement touché par le séisme du 12 janvier.
Annonçant l’événement à la presse américaine, le numéro deux du commandement sud, le général Ken Keen, fraîchement rentré d’une mission humanitaire de trois mois en Haïti, a précisé vendredi qu’environ 500 militaires ayant à leur tête la garde nationale de la Louisiane prendront part à l’opération.
Des services médicaux et d’ingénierie seront fournis à plusieurs villes, dont Gonaïves (Artibonite, nord), sélectionnées conjointement par le gouvernement haïtien et l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
L’assistance médicale sera disponible sur cinq sites déjà identifiés où le personnel médical militaire pourra accueillir pendant dix jours consécutivement jusqu’à 700 patients quotidiennement pour des interventions en médecine générale, soins dentaires et ophtalmologie.

Des médecins vétérinaires seront également disponibles pour soigner les animaux.

Quant aux projets d’ingénierie, le général Ken Keen précise qu’ils concerneront la rénovation d’écoles, la construction de trois nouveaux centres éducatifs, d’infrastructures sportives et l’amélioration du système d’eau potable.

Depuis les années 80, le commandement sud de l’armée américaine réalise régulièrement les exercices "Nouveaux Horizons" en Amérique latine et dans la Caraïbe.

Environ 2.000 des 22.000 GI’s déployés en Haïti par l’administration Obama au lendemain du séisme, dans le cadre d’une vaste opération humanitaire, sont encore sur place, plus d’un mois avant le retrait officiel des troupes américaines fixé au 1er juin.

La catastrophe a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, a estimé jeudi Edmond Mulet, le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). spp/Radio Kiskeya.

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6723

Le “spectre” de l’Assemblée constituante de nouveau agité par le président de la Chambre basse

Un projet que l’opposition prête au chef de l’Etat vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des députés, Louis Jeune Levaillant, membre-fondateur de la plate forme présidentielle INITE, a une fois de plus lancé l’idée, jeudi, de la formation, avant la tenue d’élections, d’une Assemblée constituante pour l’élaboration d’une nouvelle charte fondamentale.
De nombreux partis de l’opposition ont à maintes reprises dénoncé le projet du chef de l’Etat, René Préval, d’élaborer une nouvelle charte fondamentale qui lui permettrait soit de succéder à lui-même, soit d’assurer la mise en place d’une équipe à sa dévotion. C’est par crainte d’une telle éventualité que ces partis ont protesté contre les pleins pouvoirs accordés au chef de l’Etat dans le cadre de la Loi d’état d’urgence récemment votée.
Pour le président de la Chambre basse, la formule de l’Assemblée constituante constitue la meilleure alternative à la procédure rigide imposée par la Constitution de 1987 concernant son amendement. Or, dit-il, il est évident que cette constitution comporte des imperfections qui nuisent au bon fonctionnement de la démocratie et qu’il est bien venu le moment de l’amender malgré l’absence de la 49eme législature qui devait s’en charger.
Louis Jeune Levaillant a par ailleurs annoncé que le représentant de la Chambre basse au sein du Comité intérimaire pour la reconstruction sera choisi dans la classe politique. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6721
Commentaires:
On a tout simplement l'impression que nous dominons l'art de l'amalgame à la perfection. La loi d'urgence votée ne contemple pas des transformations politiques d'une telle envergure. La Commission intérimaire est indispensable parce que nous ne savons pas gérer de façon propre et honnête les sommes qui nous seront allouées.
En ce qui concerne des éventuelles modifications de la Constitution  il faut se baser déjà sur ce qu'elle prévoit en matière de procédure d'amendement.
Il faut amender la constitution en respectant ce qu'elle prévoit en la matière.
Que les politiciens se positionnent comme il faut pour éviter des manipulations supportées par l'ego et les intérêts personnels mais de grâce arrêtons les amalgames.

L’UE va lancer cinq projets post-séisme d’un coût de 264 millions de dollars

Attendu vendredi à Port-au-Prince pour le lancement des différents travaux, le commissaire au développement, Andris Pielbags, présente le pays comme la priorité numéro un de l’UE. Jeudi 22 avril 2010, Radio Kiskeya
Le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Pielbags, arrive ce vendredi à Port-au-Prince où il doit lancer les travaux d’exécution de cinq projets post-séisme dans des domaines différents que financera l’UE pour un montant d’environ 264 millions de dollars (200 millions d’euros).
Parmi les réalisations prévues figurent notamment l’érection d’un complexe administratif devant abriter les missions diplomatiques de tous les pays de l’UE représentés dans la capitale haïtienne, la mise en place d’un programme de soutien alimentaire à des milliers de sinistrés et la construction de la route Port-au-Prince/Cap-Haïtien, a annoncé le commissaire Pielbags dans des déclarations relayées par EFE.
"Le cas d’Haïti représente une priorité absolue pour l’Union européenne et pour cette raison nous déploierons tous les efforts nécessaires en vue de contribuer à relancer le pays", a indiqué en visite à Santo Domingo le haut responsable européen en marge d’une série d’entretiens avec les autorités dominicaines.
Des projets binationaux financés par Bruxelles ont été parmi les thèmes de discussion.
Durant son séjour en Haïti, Andris Pielbags rencontrera le Président René Préval, son Premier ministre Jean-Max Bellerive et les ambassadeurs de l’Union européenne et des Etats-Unis accrédités à Port-au-Prince.
Avec environ un milliard et demi de dollars, l’UE était arrivée en tête des donateurs, devant les Etats-Unis, à la conférence interntionale sur la reconstruction d’Haïti organisée le mois dernier à New York. Une aide globale de 9,9 milliards de dollars sur plus de trois ans été formellement promise au pays dévasté par le séisme du 2 janvier dont le très lourd bilan est de 250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés, selon l’ONU. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6720

Haïti : Vers un nouveau mandat pour la MINUSTAH?

Lors d'une conférence de presse tenue jeudi, Edmond Mulet, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a fait état d'un possible ajustement du mandat de la Mission. Lors d'une conférence de presse, Edmond Mulet, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a fait état d'un possible ajustement du mandat de la Mission. Un ajustement qui se baserait sur le rapport du Secrétaire général qui comporte « plusieurs recommandations sur le rôle futur de la Mission sur la base des consultations avec les autorités haïtiennes dans le cadre des objectifs définis dans le Plan d'action pour le Relèvement et le Développement National du Gouvernement ».
Les ajustements proposés au mandat concernent principalement les domaines de la sécurité, de l'appui aux institutions de l'Etat de droit et aux initiatives du gouvernement en faveur de la décentralisation. « Si les recommandations contenues dans le rapport sont approuvées par le Conseil de sécurité, l'effectif policier de la MINUSTAH s'élèvera à un total de 4 391 », dit le représentant spécial, ajoutant que celui de la composante militaire -de 8940 soldats- restera inchangé.
« Les 12 à 18 prochains mois constituent une période critique pour les efforts de relèvement et pour favoriser un environnement propice au développement », souligne Edmond Mulet. Aussi, est-il, selon lui, essentiel que la MINUSTAH et les agences du système de l'ONU poursuivent une approche intégrée articulée autour de cinq objectifs fondamentaux, notamment « la promotion de la stabilité politique, la coordination de l'assistance humanitaire post-désastre, le maintien du climat sécuritaire sûr et stable, l'appui au Gouvernement dans la mise en œuvre de son plan de reconstruction, l'aide à Haïti dans la reconstruction de son capital humain ».
N/ Radio Métropole Haïti

Haïti aura bientôt ses premiers sismologues

Deux étudiants haïtiens de la Faculté des Sciences de l'Université d'état d'Haïti viennent de bénéficier des bourses d'études en sismologie. Une initiative de la Fondation Voila. Ces deux jeunes partiront bientôt aux Etats Unis, où ils vont passer trois ans à L'Université Purdue dans le cadre d'un programme de maitrise en sismologie.
Ce cycle d'étude, qui coutera 300 mille dollars américains, sera entièrement financé par la Fondation Voila.
« Aujourd'hui plus que Jamais, nous devons reconnaitre que la science et ses applications sont essentielles au développement de notre pays » a déclaré, le président de la Fondation Voila, Bernard Fils-Aimé.
Ce dernier estime qu'il est indispensable d'incorporer dans les décisions de l'état, les notions scientifiques qui aboutiront à des normes de construction adéquates.
De leur coté les bénéficiaires n'ont pas caché leur satisfaction. Ils promettent de retourner en Haïti afin de mettre leurs connaissances au service du pays.
Rappelons que depuis sa création en 2006, la Fondation Voila agit dans trois domaines clés en Haïti, à savoir l'éducation, l'environnement et le sport.

EJ/Radio Métropole Haïti

Haïti : Les défis de la MINUSTAH

Avec près de 250.000 personnes décédées, 300.000 blessées et des dégâts matériels considérables, Haïti se retrouve face à d'importants défis. Ceux-ci vont de l'indispensable approvisionnement en abris provisoires de plus d'un million de personnes déplacées, et son corolaire la fourniture de l'eau potable, l'aide alimentaire, les services d'assainissement, la sécurité dans les camps, la santé des plus vulnérables… L'heure est donc aux efforts concertés entre différents acteurs en vue de pallier les besoins urgents et aider le pays à se relever dans un plus ou moins long terme.
A ce jour, « plus de 3.000 personnes qui étaient installées au Club de Pétion-Vielle ont été déplacées au site de Corail Cesselesse », dans la commune de Croix-des-Bouquets, informe Edmond Mulet. A cela s'ajoutent les « 742 personnes de la Vallée de Bourdon ayant trouvé refuge sur le site de Tabarre Issa ».
Avec l'aide des unités de génie militaire de la MINUSTAH, « 204 abris transitoires ont été construits dans les communes de Carrefour, Delmas, Pétion-Ville, Tabarre, Cabaret ainsi que dans les villes de Grand Goâve, Jacmel et Léogâne ».
Edmond Mulet, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) de signaler : « en étroite collaboration avec le Gouvernement et les autorités locales, nous travaillons à créer des opportunités d'emplois, notamment par le biais du programme « travail contre rémunération » pour les personnes relocalisées ». Par ailleurs, la MINUSTAH a décidé d'augmenter le budget de son programme de Réduction de la Violence Communautaire en le faisant passer à « 14 millions de dollars pour 2010 ».
Parallèlement sont en cours quinze grands projets d'aménagement de bassins versants au niveau des ravines dominant les zones dévastées de Carrefour Feuilles, de Martissant et de Fontamara. « Dans le même temps, 6 millions de dollars sont affectés au nettoyage des canaux de drainage de Port-au-Prince. Quarante (40) projets employant 24.758 travailleurs répartis au niveau des municipalités de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville réaliseront le curage et la réhabilitation de 56 canaux de drainage primaires, secondaires et tertiaires ».
« Nous ne devons pas sous estimer les défis qui se dressent devant nous », souligne M. Mulet, qui croit sincèrement que 100 jours après, la situation demeure très difficile pour les populations affectées. « Je crois sincèrement qu'Haïti se trouve sur la bonne voie. Nous pouvons faire preuve d'un optimisme prudent quant aux perspectives de réussite des efforts collectifs de reconstruction », fait-il en outre remarquer.
A la question de savoir le rôle dévolu à Haïti et à ses autorités face au nombre important d'acteurs humanitaires sur le terrain, le Représentant spécial a fait valoir que l'Etat haïtien est au centre des actions. « C'est lui qui identifie les priorités et assure la coordination des efforts », a-t-il dit, ajoutant que « nous suivons les indications des autorités locales »
D'ailleurs, l'une des prochaines actions de la Mission sera de mettre ses capacités au service du pays, en réponse à l'une des attentes du gouvernement relatives notamment au renforcement des capacités locales. Le séisme a occasionné la mort « d'un quart des employés publiques ».
Le Représentant spécial a aussi abordé le volet sécuritaire ainsi que l'épineux problème que constitue l'évasion des prisonniers de pénitencier national, parmi lesquels figurent de grands bandits. Plus de 500 bandits ont déjà été appréhendés, ce grâce aux efforts concertés entre les forces de la MINUSTAH et de l'Institution policière haïtienne.
L'occasion pour M. Mulet de saluer l'importante collaboration des populations avec les forces sécuritaires, ne laissant guère la chance aux évadés de retourner vivre dans leurs anciens quartiers. Il aussi écarté toute possibilité pour ces bandits de se reconstituer en bandes.
MINUSTAH / N / Radio Métropole Haïti

La relocalisation et l'intensification des activités scolaires constituent les priorités des autorités

Une importante réunion de travail visant à coordonner l'action gouvernementale et celle des ONG a eu lieu hier. Le chef de l'Etat, le représentant du secrétaire général de l'ONU, Edmond Mulet ainsi que les responsables d'agences de l'Onu et d'ONG ont pris part à cette rencontre déroulée au siège de la Présidence. Les partenaires dans l'effort humanitaire ont analysé les différentes stratégies qui permettraient une bonne articulation entre la relocalisation des sans abris et l'appui aux établissements scolaires. La relocalisation des sinistrés se trouvant dans les écoles constitue une priorité pour les autorités haïtiennes.
Une vingtaine d'écoles ne peuvent accueillir les élèves en raison de la présence de plusieurs milliers de sans abris. Le président Préval se déclare opposé à un recours aux forces de l'ordre enjoignant les autorités et les ONG à utiliser le dialogue afin de convaincre les sinistrés.

Au cours de la rencontre le président Préval a rappelé aux acteurs que l'éducation représente l'une des priorités du gouvernement au cours de la période d'urgence.

Plusieurs responsables d'ONG et d'agences de l'ONU ont promis d'intensifier les efforts afin d'atteindre un objectif de 50 % d'enfants fréquentant les écoles dans les régions touchées par le séisme.

Le responsable du Programme Alimentaire Mondial (PAM) a révélé que 600 000 plats chauds sont actuellement distribués aux élèves.

Dans le même temps, les efforts se poursuivent pour permettre le déplacement des sinistrés vers les nouveaux camps de Corail Cesse Lesse et Tabarre Issa. Le retour dans les résidences est également envisagé par les autorités qui veulent libérer les sites spontanés. Selon les dernières estimations 40 % des maisons évaluées peuvent être occupées par leurs propriétaires.

Les responsables de l'Organisation de l'ONU pour les Affaires Humanitaires (OCHA), du Programme Alimentaire Mondial (PAM), du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef), de l'Organisation Internationale pour la Migration (OIM), de la Banque Mondiale ainsi que les ministres de l'éducation, des travaux Publics et de l'Intérieur avaient pris part à cette rencontre.

LLM / Radio Metropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17625

Haïti-Construction: Des abris pour résister aux cyclones et aux séismes

Handicap International a mis au point un modèle d'abri temporaire, spécifique à Haïti. Il a été conçu pour être rapide à construire, parasismique, paracyclonique et d'une durée de vie d'au moins trois ans. Il est de surcroit accessible aux personnes à mobilité réduite.   Fait de panneaux de bois montés sur une charpente bois, il est recouvert d'un toit de tôle. Son plancher est légèrement surélevé pour permettre l'évacuation des eaux de pluies, il dispose d'une rampe d'accès en pente douce et ses murs peuvent être renforcés de ciment pour faire face à des vents violents.


Il est adaptable à la taille des familles (surface standard : 18 m² / 6 mètres par 3). Autre atout : conditionné en kit, il est facilement transportable sur le terrain. Ce modèle a été soumis à l'avis des populations suite à quoi Handicap International s'est assurée que leurs futurs occupants puissent facilement les entretenir et a amélioré les panneaux.
Une première série de 200 de ces abris va être construite dans les prochaines semaines. L'association va également réhabiliter 200 maisons qui n'ont pas été complètement détruites mais seulement endommagées.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17623

Haïti-Manifestations : Ça brûle a Léogane, aux Gonaïves ont dénonce l'ingérence internationale

Deux manifestations anti-gouvernementales ont été enregistrées en province, à Léogane et aux Gonaïves au cours de la journée du jeudi 22 avril . Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à ces mouvements de protestation contre l'adoption de la loi d'urgence par le Parlement.
A Léogane (Ouest) un groupe de manifestants avait paralysé la circulation en érigeant des barricades de pneus enflammés sur la route Nationale numéro 2, à hauteur d'une petite localisé dénommée, « La Croix ». Tout en lançant de slogans hostiles au président Préval, les protestataires ont réclamé le retrait de la loi d'urgence qui selon eux est inconstitutionnelle.
Les organisateurs de la manifestation ont fait part de leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
Aux Gonaïves (Artibonite) des dizaines de militants d'une organisation populaire baptisée « Pèp pap dòmi » ont organisé un sit-in à Raboteau pour dénoncer également l'ingérence de la communauté internationale dans la vie politique haïtienne.
Il s'agit de la troisième journée de protestation contre la loi sur l'état d'urgence approuvée par le Parlement, la semaine passée. Vendredi dernier, des dizaines de manifestants avaient défilé dans les rues de la ville des Cayes dans le sud du pays pour protester contre le vote de la loi d'urgence et réclamer le départ du président Préval.
EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17620
Commentaires:
Je suis assez souvent très admiratif devant l'expression de l'imaginaire haïtien si prisé par les lecteurs de nos écrivains dont la renommée n'est plus à faire et de l'interprétation de notre réalité quotidienne et palpable. Je ne comprends toujours pas sur quels critères les politiciens haïtiens arrivent à se baser pour revendiquer des notions comme la souveraineté nationale et l'ingérence internationale.
Si on fait un effort pour comprendre la démarche de nos chers manifestants faisant usage de leurs droits démocratiques de protester contre tout et n'importe quoi, il faut croire que la communauté internationale devrait financer nos élections démocratiques, prévoir des milliards de dollars pour la reconstruction du pays après le tremblement de terre et surtout de confier cet argent comme par le passé dans des conditions qui n'ont jamais fait leurs preuves.
Je crois, qu'à un moment de la durée, il faudra passer à une étape supérieure dans la gestion du pays dans la conjoncture actuelle en divorçant la politique politicienne pure du processus de reconstruction. Au nom de la politique et de la démocratie sur mesure que nous finance la communauté internationale, on va assister à des conflits d'intérêts sans précédent. Des conflits motivés exclusivement par la méfiance et l'appât du gain.
Je vois très mal comment la société haïtienne telle qu'elle est configurée aujourd'hui capable de se mettre d'accord sur un projet qui bénéficierait à la grande majorité. 
Nous sommes très pessimistes!

Haïti: Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole 2010-2012

Les 22 et 23 avril 2010, Le gouvernement organise, au Ranch de la Croix-de-Bouquets, un grand « Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole ».
De manière spécifique, le débat a pour but de présenter et d'expliquer le « Plan d'action 2010-2012 pour l'Agriculture ». Ce plan repose sur la Politique de développement agricole et rural d'Haïti, préparé depuis l'année dernière et encore en processus de validation. Il se prolonge sur le Programme intérimaire de Relèvement économique et social d'Haïti, qui représente le nouveau cadre de coopération du gouvernement haïtien avec les principaux bailleurs de fonds pour les prochains 18 mois.
Le « Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole » s'adresse en particulier aux associations paysannes, aux pouvoirs locaux, aux organisations non gouvernementales, au secteur privé agricole, aux institutions internationales de coopération financière et technique, auxquelles le MARNDR entend fournir toutes les informations sur la démarche qui a mené à l'élaboration du « Plan d'action 2010-2012 pour l'Agriculture », sur les grands programmes qui forment sa matrice opérationnelle, sur les stratégies de leur mise en œuvre et sur les étapes d'exécution qu'il a déjà parcouru depuis le mois de mars 2010.
En organisant ce « Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole  » le Ministère de l'Agriculture veut rendre compte de son action à la collectivité haïtienne, tous secteurs confondus, encourageant ainsi leur participation à la réalisation des grands objectifs de développement agricole et rural durable en Haïti.
En collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, le gouvernement est en train de monter un vaste programme de création d'emploi pour l'amélioration de la sécurité alimentaire. Ce programme a pour objectif d'augmenter la production alimentaire nationale, de diminuer la vulnérabilité dans les zones à risques contre les inondations et de permettre de répondre aux besoins urgents d'insertion des populations déplacées à la vie économique.
Les ONG, organisations communautaires de base, les collectivités territoriales etc, sont invitées à se mobiliser pour participer à ce programme.
N/ radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17618

Dany Laferrière : Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu

L'écrivain d'origine haïtienne Dany Laferrière a reçu mercredi soir le Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu, lors de ce 12 ème Festival International à Montréal qui se poursuivra jusqu'au 25 avril.
Annoncé tôt cet automne, le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu, vise à récompenser l'ensemble de l'oeuvre d'un écrivain. Il a été remis cette année à Dany Laferrière pour l'ensemble de son oeuvre qui rejoint ainsi Norman Mailer, Mavis Gallant, Marie-Claire Blais, , Maryse Condé, Paul Auster, et Michel Tremblay, entre autres lauréats.
« C'est avec plaisir que je félicite cet auteur canadien dont le talent et la créativité ont été notamment reconnus en 2009 par le prix Médicis », a déclaré le ministre du Patrimoine canadien, James Moore.
Présent à Port-au-Prince lors du tremblement de terre du 12 janvier, Dany Laferrière est retourné en Haïti avec un nouveau livre sous le bras. Tout bouge autour de moi parle précisément du séisme ayant complètement bouleversé son pays d'origine.
N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17617

Haïti-Reconstruction: La Banque Mondiale s'implique dans la mise en œuvre du CIRH



Les responsables de la banque Mondiale seront chargés de la gestion des 5.3 milliards de dollars alloués par les donateurs lors de la conférence de New York. La banque Mondiale œuvrera en qualité d'agent fiscal pour la gestion de ce trust fund dédié au financement des projets approuvés par la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH).
Dans le cadre des préparatifs visant un bon fonctionnement de la Commission, une délégation de la Banque Mondiale présidée par la directrice de l'unité de gestion pour la région Amérique latine et Caraïbe, Yvonne Tsikata a eu des entretiens le mardi 20 avril 2010 avec le chef de l'Etat René Préval.
Les modalités de fonctionnement de la CIRH et les domaines d'intervention de la Banque Mondiale figuraient au menu de cette rencontre. La délégation composée de Mme Tsikata et de trois autres experts; Alexandre Abrantes, Envoyé spécial en Haïti, Josef Leitmann, lead environmental specialist Sustainable Development, et Eustache Ouayoro, a également attiré l'attention sur d'autres dossiers importants pour la reconstruction tel la question foncière.
De son coté le président Préval mis l'accent sur les principales priorités de l'urgence; un appui budgétaire, la création d'une agence de surveillance des risques sismiques, l'éducation etc… Il insisté sur la nécessité pour que les projets se concrétisent dans le meilleur délai.
Ces dernières semaines plusieurs représentants d'organisations internationales dont la Caricom, l'OEA, et la Banque Mondiale ont eu des séances de travail avec le chef de l'état afin de préparer le processus de reconstruction d'Haïti.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17616