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samedi 30 octobre 2010

Publié le 29 octobre 2010 à 13h20 | Mis à jour le 29 octobre 2010 à 13h20 Choléra en Haïti: 25 décès de plus en 24 heures

gence France-Presse
L'épidémie de choléra en Haïti avait fait 330 morts vendredi, soit 25 de plus que la veille, ont annoncé les autorités haïtiennes, qui ont également fait état de 65 hospitalisations supplémentaires, soit 4714.
Le nouveau bilan a été communiqué par le directeur général du ministère de la Santé haïtien, Gabriel Thimoté, au cours d'une conférence de presse.
Ce nouveau bilan montre à la fois une hausse du nombre de décès et un net ralentissement du nombre de nouvelles hospitalisations: la veille, les autorités avaient enregistré 13 morts et 502 hospitalisations nouvelles.
«Nous avons pris toutes les dispositions pour contrôler la propagation de l'épidémie en renforçant la sensibilisation et la surveillance épidémiologique», a déclaré le Dr Thimoté.
«Nous avons demandé à nos partenaires internationaux d'aider le ministère de la Santé à renforcer la surveillance épidémiologique», a-t-il ajouté, précisant que les autorités avaient reçu de ces partenaires «des lits en quantité et des médicaments» qui ont été prépositionnés dans les différentes régions du pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/29/01-4337483-cholera-en-haiti-25-deces-de-plus-en-24-heures.php

Avis de tempête : Le cyclone Thomas menace Haïti

Des pluies diluviennes capables de causer des inondations et des glissements de terrain sont prévues pour tous les départements entre dimanche et mardi, selon le Centre national de météorologie qui annonce le passage à l’alerte jaune vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a décrété vendredi l’alerte jaune aux inondations et aux glissements de terrain après la transformation d’une puissante onde tropicale en une tempête tropicale baptisée Thomas qui pourrait provoquer d’importantes précipitations sur Haïti.
Dans un premier bulletin spécial, le Centre national de météorologie (CNM) informe que tous les départements sont menacés, notamment le grand sud et l’ouest.
Il a aussi averti que ce système en progression dans l’Océan Atlantique pourrait toucher dimanche, mais surtout lundi et mardi prochains les côtes haïtiennes et entraîner, à cause d’une abondante pluviométrie, des inondations et des éboulements.
De ce fait, le plan national de gestion des risques et des désastres a été activé. Car, une amélioration des conditions météo n’est pas attendue avant mercredi dans les différentes régions du pays.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le directeur du CNM, Ronald Semelfort, affirme que l’alerte devrait passer dès samedi aun niveau orange. Quant aux opérations de cabotage sur la côte sud, elles seront suspendues de dimanche à mardi.
Outre d’intenses périodes pluvieuses, l’alerte hydro-météo en vigeur concerne également de violents coups de vent et des orages qui pourraient menacer différents points du territoire, précise le météorologue.
Il rappelle aux populations des zones à risques la nécessité d’appliquer les consignes de sécurité et de se déplacer si nécessaire.
Tour à tour frappée par un séisme dévastateur en janvier, une brusque tempête en septembre et maintenant une épidémie de choléra, Haïti doit continuer à affronter jusqu’à fin novembre une saison cyclonique 2010 très active.spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7181

Choléra : Plusieurs centaines de manifestants réclament à Mirebalais le départ des casques bleus

Diabolisant les soldats népalais, des jeunes en majorité ont défilé dans les rues à l’occasion de l’une des plus importantes marches de protestation en faveur du désengagement de la MINUSTAH rendue responsable d’une épidémie dont le bilan a atteint vendredi 330 décès et plus de 4.700 personnes hospitalisées ; des journalistes troublés par des évidences concernant une fosse septique apparemment polluante Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de personnes, en majorité des écoliers et étudiants, ont manifesté vendredi à Mirebalais (centre) pour réclamer le retrait d’Haïti des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qu’ils ont rendues responsables de l’épidémie de choléra qui, en une dizaine de jours, a fait au moins 330 morts.
Le mouvement de protestation, qui s’est déroulé sans incident, a pris fin devant la base du contingent népalais déployé dans la région et accusé d’avoir contaminé le fleuve Artibonite avec les matières fécales de casques bleus qui seraient des porteurs asymptomatiques du vibrion cholérique, la bactérie à l’origine de la maladie.
"A bas MINUSTAH, A bas le choléra importé", ont scandé des manifestants très en colère qui ont aussi demandé "justice et réparation" pour les nombreuses victimes de la maladie dont le point de départ était les communautés rurales traversées par le fleuve, lui-même situé en aval de deux affluents, les rivières Meille et La Tombe.
Le bacille du choléra aurait infecté la première rivière où, pour des raisons inconnues, les soldats népalais auraient déversé leurs excréments dont la gestion est confiée à une compagnie qui se sert d’un site de décharge dans la localité de Meille, près de Mirebalais.
Les responsables de la Sanco Entreprises S.A ont organisé vendredi une visite guidée afin de montrer aux journalistes que toutes les normes de sécurité sanitaire sont respectées dans les opérations de vidange réalisées dans une décharge située à 250 mètres de la rivière Meille.
Cependant, un fait troublant retient l’attention. Les reporters dépêchés sur place ont constaté que des pierres et de la terre en quantité ont été utilisés pour dissimuler la présumée fosse septique incriminée contenant des matières fécales et qui débouche sur la rivière.
Multipliant ses interventions dans la presse afin de couper court aux rumeurs, la MINUSTAH, qui est déployée en Haïti depuis 2004, a pourtant décliné toute responsabilité dans la propagation meurtrière du choléra en prenant la défense des militaires népalais issus d’un pays où la maladie est à l’état endémique.
Le nouveau bilan communiqué par les autorités sanitaires fait état de 330 morts, soit 25 de plus par rapport à jeudi, et d’un total de 4.714 cas d’hospitalisation dans le Bas-Artibonite (nord) et le Bas-Plateau Central, les deux régions les plus affectées.
Le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Timothée, qui maintient que l’épidémie est en régression, a exhorté, une fois de plus, la population à respecter scrupuleusement les règles d’hygiène. Le pays, rappelle-t-il, n’est toujours pas à l’abri d’une nouvelle vague cholérique encore plus virulente que la première. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7183

Les militaires dominicains intraitables à la frontière : Près de 200 expulsions vendredi

Violentes protestations des haïtiens contre des mesures excessives également désapprouvées par l’OMS Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
La République Dominicaine a renforcé vendredi ses contrôles militaires à la frontière avec Haïti où près de 200 compatriotes ont été refoulés, au milieu de violentes protestations contre des mesures visant à empêcher la propagation de l’épidémie de choléra sévissant dans notre pays.
Selon la presse dominicaine, les soldats du Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT) ont arrêté et expulsé 170 ressortissants haïtiens, lors de plusieurs opérations menées dans la ville frontalière de Dajabòn (nord) en vue de chasser des sans-papiers.
Soucieux d’éviter l’apparition d’un foyer de contagion du choléra, le gouvernement dominicain a également suspendu les activités du marché binational de Dajabòn qui se tient habituellement les lundi et vendredi.
Quelques haïtiens bloqués au point de passage de Ouanaminthe/Dajabòn ont protesté violemment contre cette mesure les empêchant d’aller travailler, étudier ou faire leurs emplettes en république voisine.
Depuis lundi, les autorités dominicaines avaient établi un cordon sanitaire et exigé de nos compatriotes la présentation d’un passeport et d’un visa pour pouvoir franchir la frontière.
Malgré le bilan de 330 morts et plus de 4.500 hospitalisations de l’épidémie, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il n’était "pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l’île et le commerce avec Haïti". spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7182

Le candidat à la présidence Charles Henri Baker (Respè) furieux contre un dernier sondage le plaçant en 4ème position derrière sa rivale du RDNP, Mirlande Manigat

« Sondages bourgeois commandités par des amis de Préval ayant amassé fortune pendant son mandat »
Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le candidat à la présidence du parti « Respè », l’homme d’affaires Charles Henri Baker, s’en est violemment pris jeudi au secteur privé des affaires et à la série de sondages sur la popularité et les intentions de vote commandités par celui-ci auprèsdu Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES) dont le dernier le place en 4ème position derrière Mirlande Manigat (RDNP), Jude Célestin (INITE) et Michel Martelly (Repons Peyizan).
Pour Baker (classé en 4ème position lors de la présidentielle de 2006), « les sondages bourgeois en question sont l’œuvre d’un petit groupe d’hommes d’affaires proches du président René Préval qui, après avoir bénéficié des largesses du pouvoir, cherchent maintenant à préserver leurs intérêts en pavant la voie au dauphin du chef de l’Etat ».
« C’est uniquement dans l’enceinte du Palais national (siège de la présidence) que le candidat de la plateforme officielle INITE (Unité) peut occuper la seconde place dans un sondage », a péremptoirement déclaré le leader de « Respè ». D’après lui, « jamais l’on ne verrait pareille situation à Cité Soleil et à Raboteau » ( deux quartiers défavorisés de Port-au-Prince et des Gonaïves (Artibonite, Nord).
Un autre candidat, à la députation cette fois-ci, l’avocat Jean Tolbert Alexis (Ansanm Nou Fò), a menacé jeudi de traduire en justice la firme BRIDES si celle-ci s’avise encore d’utiliser son nom dans ses prochains sondages, sans son autorisation préalable. Me Alexis qui se présente pour la circonscription Croix-des-Bouquets/ Thomazeau (Ouest) proteste contre son classement dans le dernier sondage du BRIDES. Pour lui, les sondages de ladite firme sont manipulés et portent préjudice aux candidats, dont lui-même.
De nombreux autres candidats, partis et plateformes politiques ont déjà dénoncés les sondages du BRIDES commandités par le Forum économique du secteur privé, un regroupement d’associations patronales. Le responsable de la firme, le professeur Frantz Fortunat a défendu jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya le caractère scientifique de ces sondages, mettant l’accent sur le fait que les uns et les autres devraient se résigner à ne plus se faire d’illusion sur leur réelle popularité. Il a aussi souligné la nécessité qu’Haïti s’ouvre à la modernité en acceptant l’utilisation de techniques telles que les sondages d’opinion. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7180
Commentaires:
Des outils de la démocratie participative dans des mains inexpertes c'est comme des perles jetées à des bêtes sauvages.

L'épidémie de choléra a déjà fait plus de 330 morts

Les autorités sanitaires haïtiennes annonce que le nouveau bilan de l'épidémie de choléra qui touche actuellement le pays est de 330 morts et de plus de 4 mille personnes atteintes de la maladie.
Lors d'une nouvelle conférence de presse tenue ce vendredi, le directeur général du ministère de la santé publique, Gabriel Thimothé a indiqué que le nombre de décès est en nette augmentation alors que le nombre de personnes hospitalisées tend à la baisse.
Monsieur Thimothé a déclaré que toutes dispositions nécessaires sont déjà prises par les autorités sanitaires dans le but d'empêcher la propagation de l'épidémie.
Il a fait remarquer que le ministère de la santé et ses partenaires internationaux a déjà mis en place une campagne de sensibilisation et ont activité le plan de surveillance épidémiologique.
Rappelons que, le directeur général du ministère de la Santé, Gabriel Timothée, avait révélé que des analyses ont permis de déterminer que le premier cas de choléra avait été enregistré à Grand Boucan dans le département du Centre. Toutefois plus de 90 % des décès proviennent de la région limitrophe au fleuve de l'Artibonite. Les habitants de Drouin et Grande Saline ont payé le plus lourd tribut.
EJ/Radio Métropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18405

Relative stagnation de l'épidémie de choléra

Les autorités sanitaires haïtiennes affirment que le nouveau bilan de l'épidémie de choléra est de 305 morts. 13 malades ont succombé dans des centres hospitaliers mardi et mercredi. Pendant ce temps 502 nouveaux cas ont été enregistrés. , a indiqué jeudi le ministère de la Santé haïtien, soit 13 décès de plus que le bilan communiqué la veille, tandis que 502 Le nombre de personnes hospitalisées atteint 4.649.
La campagne de sensibilisation a provoqué un recours au principe d'hygiène et dans le même temps une certaine phobie à l'égard de la maladie.
Les élèves du lycée Stenio Vincent de Saint Marc ont organisé une manifestation pour protester contre la volonté des autorités d'installer un centre de traitement du choléra à quelques encablures de leurs établissements. Les élèves et leurs parents craignent que l'épidémie d'atteignent les élèves.
La star du Hip hop, Wyclef Jean s'était rendu dans la région en début de semaine. Le fondateur de Yélé Haïti annonce des dons de bouteilles d'eau et d'une ambulance pour l'hôpital de Saint Marc.
Dans le même temps, le directeur général du ministère de la Santé, Gabriel Timothée, a révélé que des analyses avaient permis de déterminer que le premier cas de choléra avait été enregistré "à Grand Boucan dans le département du Centre". Toutefois plus de 90 % des décès proviennent de la région limitrophe au fleuve de l'Artibonite. Les habitants de Drouin et Grande Saline ont payé le plus lourd tribut.
Interrogé sur l'origine de l'épidémie, il a précisé que le choléra avait pu venir d'un porteur sain, haïtien ou étranger.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18404

Des prétendants au sénat à l'ombre des candidats à la présidence

C'est dans le département de l'Ouest que la plus rude bataille pour un siège au grand corps sera livrée. A l'instar des candidats à la magistrature suprême, ils sont 19 à briguer un siège vacant au sénat. Avec 20 communes qui représentent 40 % du corps électoral, la campagne dans l'Ouest peut être comparée aux travaux d'Hercule pour les candidats. Nombre d'entre eux s'activent à commencer par le sénateur sortant Rudy Heriveaux. Des ex- sénateurs dont Wesner Emmanuel et Evelyne Chéron, des ex-députés Jonas Coffi et Steven Benoît et même un chef de parti, Himmler Rébu sont également en piste.
L'ex député de Pétion ville qui a lancé sa campagne tambour battant ne bénéficie pas de l'appui de l'Alternative. Il assure avoir visité tous les communes de l'Ouest à l'exception de Cornillon.
De son coté, Himmler Rébu, affairé à gérer les dossiers des candidats du Plap lancera sa campagne dans les prochains jours.
Plusieurs candidats au sénat font cavalier seuls et choisissent eux-mêmes leurs candidats à la présidence. Steven Benoît, pourtant membre de Coreh, réclame des clarifications avant de supporter la candidature de Myrlande Manigat. Il évoque la candidature de M. Rébu du Plap, regroupement auquel adhèrent les candidats du RDNP. M. Rébu révèle de son coté que le Plap n'a pas encore opté pour un candidat.
Par ailleurs, Jonas Coffi de Lavni n'apporte pas son appui au candidat à la présidence de son regroupement, Yves Christalin. M. Coffi invite ses électeurs à voter pour Yvon Neptune ( Ayisen pou Ayiti).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18403

Marlene Liautaud recommande des principes d'hygiène pour lutter contre le choléra

L'épidémiologiste Marlene Liautaud recommande l'adoption de principes d'hygiènes en vue d'empêcher la propagation du choléra. Elle révèle que l'utilisation du savon de lessive est efficace pour le lavage des mains. Le détergent présent en grande quantité dans le savon de lessive détruit le vibrio cholérique assure Mme Liataud également microbiologiste.
Intervenant à la rubrique « Le Point sur le 100.1 de radio Métropole Dr. Liautaud a démenti les rumeurs sur la nécessité d'éviter certains aliments pour se prémunir du choléra. Tous les aliments secs, haricots et riz notamment, ne portent pas la bactérie, explique Dr Liautaud qualifiant d'absurde l'interdiction du riz de l'Artibonite dans certaines régions.
Le poisson cuit n'est pas nocif, dit-elle précisant qu'on peut prendre sans crainte des bains de mer. En ce qui concerne les légumes et les fruits, Dr. Liautaud soutient qu'il faut les laver dans de l'eau chlorée. La bassine d'eau chlorée pourra être utilisée pendant une journée..
Docteur Marlene Liautaud n'est nullement surprise par l'entrée du choléra en Haïti. Elle rappelle que la bactérie est déjà présente dans de nombreux pays.
Outre les principes d'hygiènes et l'utilisation du chlore, la bactérie ne résiste pas aux températures extrêmes. Le vibrio cholérique meurt a moins de 4 degrés et a plus de 57 degrés centigrades.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18402

jeudi 28 octobre 2010

Cuba : Les étudiants haïtiens réclament une meilleure intégration et le paiement de 300 000 dollars de subvention

Haïti: Par Ives Marie Chanel Plus de 300 étudiants haïtiens réunis à l'auditorium de la faculté des sciences médicales numéro 2 de Santiago de Cuba ont réclamé samedi une meilleure intégration des médecins formés à Cuba dans le système de santé haïtien. Par la voix de leur porte-parole, Exalus Jeantifils, les étudiants en médecine, boursiers du gouvernement cubain, ont sollicité les bons offices du ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger auprès des autorités du ministère haïtien de la Santé afin que leur intégration soit effective dans les hôpitaux et centres de santé en Haïti à la fin de leurs études.
« Nous ne sommes pas optimistes en ce qui concerne notre avenir dans la carrière médicale. Nous déplorons qu'il y ait tant de polémiques entre médecins formés en Haïti et ceux formés à Cuba. Nous déplorons une absence d'intégration des médecins formés à Cuba et la pénurie de centres hospitaliers dans le pays", a déclaré Leosthène Jonathan, un étudiant en médecine en deuxième année.
Sur 615 médecins formés à Cuba au cours de ces six dernières années, moins de deux cents ont pu intégrer le système de santé en Haïti. De retour dans leur pays, nombre de ces jeunes médecins ont continué à maintenir des relations avec l'île communiste à travers les nouvelles familles créées par des mariages cubano-haïtiens ou ont dû se convertir en commerçants, particulièrement dans le secteur de l'habillement.
Les étudiants se plaignent également de ne pas recevoir depuis 11 mois une allocation mensuelle de 50 dollars américains prévue pour chaque boursier par le gouvernement haïtien. La même revendication a été faite samedi soir par une trentaine d'étudiants haïtiens de l'école internationale d'éducation physique et des sports de la Havane. Ces derniers affirment n'avoir pas reçu cette allocation depuis trois ans. Le gouvernement haïtien a ainsi une dette d'un montant de 239 250 dollars vis-à-vis des 435 étudiants en médecine et d'un montant de 66 600 dollars vis-à-vis des étudiants en éducation physique.
Les étudiants regrettent qu'il n'existe aucun mécanisme structuré et fiable de transfert de cet argent payé par les ministères de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la Planification.
L'allocation destinée aux étudiants haïtiens représente le dixième de ce que reçoivent mensuellement leurs homologues angolais. Le coût de la vie a beaucoup augmenté à Cuba au cours de ces dernières années, affirment-ils, tout en indiquant que le minimum pouvant couvrir leurs dépenses mensuelles devrait être supérieur à 100 pesos convertibles ($120 US).
Le ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger, Edwin Paraison, en visite officielle dans l'île, a promis aux étudiants que son ministère allait jouer le rôle de facilitateur dans le processus de leur réintégration. Il en fera rapport aux responsables haïtiens concernés lors de son retour en Haïti. Paraison a également promis au nom de son ministère un laboratoire informatique équipé d'une quinzaine d'ordinateurs afin d'aider les étudiants à résoudre les problèmes de communication auxquels ils font face.
L'intégration a été aussi le thème central d'une rencontre tenue le vendredi 22 octobre au siège central de l'Institut cubain de l'amitié avec les peuples (ICAP) entre les membres de la communauté Toussaint Louverture, regroupant les descendants haïtiens de Camaguey et le ministre Edwin Paraison.
Le président de l'Association, Adolfo Dimanche, a souhaité que les professionnels cubano-haïtiens de Camaguey soient intégrés dans les missions de la coopération cubaine en Haïti. « Nous avons vu des professionnels de la santé de Santiago, Guantanamo et Holguín partir en direction d'Haïti après le tremblement de terre. Nous aurions souhaité voir des descendants d'Haïtiens vivant dans la zone de Camaguey intégrer ces missions, a-t-il affirmé.
Monsieur Dimanche a également sollicité un appui du gouvernement haïtien pour la mise en place d'un cours de créole dans la province de Camaguey. Il est désolé de constater que la troisième génération des descendants haïtiens ne parle plus le créole qui est considéré comme la deuxième langue parlée à Cuba après l'espagnol.
Au cours de sa visite de trois jours à Cuba, le ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger a eu des entretiens avec le vice-ministre cubain du commerce extérieur et des investissements étrangers, Ramon Ripoll Diaz, le vice-ministre des relations extérieures, Marcelino Medina Gonzalez, et le chef de la Direction d'immigration, le colonel Oscar Acosta Dominguez.
Le directeur de radio Havane-Cuba s'est montré ouvert à toute collaboration visant la production de programmes en créole à l'intention des ressortissants et descendants haïtiens vivant à Cuba ainsi que des programmes concernant les populations d'Haïti.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85118&PubDate=2010-10-28

L'Artibonite tient le coup

La vie reprend timidement à Drouin, la plus touchée des 11 localités de Grande Saline, qui a vu enterrer, en moins d'une semaine, 73 de ses enfants. Comme dans tout le département de l'Artibonite, l'épidémie de choléra se stabilise. Les gens ne meurent plus dans ce coin du département, où désormais les habitants ont peur de vivre. Haïti: Depuis trois jours, on ne compte plus de morts au centre de santé de Drouin. Les cas de contamination vont aussi au ralenti dans cette localité de Grande Saline où le vibrio cholerae a été, le premier, découvert dans le département de l'Artibonite. « Je peux enfin respirer, soupire Jean Emmanuel Thibert, ambulancier du ministère de la Santé publique (MSPP) affecté depuis vendredi au centre de santé de Drouin. Jusqu'à hier lundi, personne d'ici n'a eu droit au repos tant les cas de contamination se multipliaient. Maintenant, ils ne viennent plus au même rythme depuis dimanche. »
Grâce à la mise en place de cliniques mobiles à travers les localités les plus enclavées de Grande Saline, la distribution massive d'eau et de produits traitants et surtout la mobilisation communautaire qui s'intensifie dans les 11 localités de cette commune, les cas de contamination ont baissé. « Plus d'une dizaine d'ONG sont arrivées sur le terrain », explique Jean-Robert Délivrance, maire adjoint de Grande Saline. Ces organisations apportent l'aide nécessaire afin d'aider les autorités à venir à bout de la maladie qui a entraîné la mort de 73 Saliniens et plus de 280 dans les deux départements affectés.
« La mobilisation communautaire a donné beaucoup de résultats », fait remarquer le maire adjoint. Les voisins du fleuve sont de plus en plus réceptifs des messages véhiculés autour des risques encourus par les utilisateurs de cette eau contaminée, il y a une semaine, par des bactéries d'origine non encore connue. Les règles d'hygiène semblent aussi y avoir été observées. « Ils ne fréquentent plus les canaux d'irrigation ni le fleuve », dit l'édile de Grande Saline, qui pense déjà à la réhabilitation du seul cours d'eau de sa commune.
« Les habitants risquent de mourir si l'eau doit être désaffectée pour longtemps, s'inquiète Jean-Robert Délivrance. Notre agriculture, la cuisson de notre nourriture, notre breuvage et celui de notre bétail, notre bain, tout dépend du fleuve. »

Opération portes fermées.
Jusqu'à présent, aucune activité n'est encore reprise à Drouin. Les portes des maisonnettes sont verrouillées, les écoles et les boutiques sont fermées. « Nous nous attelons à rouvrir les classes lundi, dit Estama Murat, directeur de l'Ecole méthodiste Etzer Vilaire. Mais, de toute évidence, ce ne sera pas chose facile. Car certains de nos élèves ne se relèvent pas encore de la maladie ; d'autres ont eu des parents décédés, d'autres encore ont quitté la zone. »
M. Murat explique que les habitants de Drouin ont cru à une calamité de source diabolique à l'apparition de la maladie. Ils ont fui leurs maisons pour se réfugier aux Gonaïves et à Saint-Marc, les deux plus grandes villes du département de l'Artibonite.
Des 350 écoliers qui fréquentaient son établissement scolaire, M. Murat ne s'attend pas à revoir la moitié. Car, dit-il, le village est encore sous le choc.
Pour favoriser l'accueil des écoliers, les autorités sanitaires, avec le concours de partenaires étrangers, ne lésinent pas sur la distribution de produits traitants dans les écoles. Pure Water for the World travaille à l'installation de filtres d'eau en vue de faciliter la vie à la population. 300 filtres sont déjà disponibles, selon Noelle Thabaut, l'un des responsables de Pure Water.
En dépit des multiples rencontres et de promesses du gouvernement, la mairie se trouve encore dans l'incapacité de venir à bout de ses responsabilités vis-à-vis de la population. « La mairie serait heureuse de prendre en charge certains membres du personnel médical en déplacement, mais nous ne disposons pas de ces ressources », dit M. Délivrance
La magie de la mobilisation communautaire
La mobilisation communautaire, c'est le maître mot qui a pu aider les autorités sanitaires à reprendre confiance, en dépit du fait que la maladie tend à se propager dans d'autres régions du pays. Le maire adjoint de Grande Saline le croit, à l'instar de Agma Prins, chef de mission du projet Santé pour le développement et la stabilité d'Haïti (SDSH) implémenté par Management sciences for health (MSH), qui encourage les acteurs à ne pas abandonner la campagne de sensibilisation enclenchée. « Ce sera dangereux pour la population si on ne poursuit pas avec la campagne, dit-elle. Car la population se déplace à l'intérieur du pays et les gens infectés peuvent constituer des risques de propagation des bactéries à travers les endroits sains. »
Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85106&PubDate=2010-10-27

Violents affrontements électoraux dans le Plateau Central : une quinzaine de blessés légers

Les partisans des candidats à la Députation Arodon Bien-Aimé (INITE) et Hugue Bien-Aimé (Solidarité) se sont livrés à une guerre de pierres et de bouteilles, en marge d’un rassemblement public à Cerca Carvajal Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
Des affrontements à coups de pierres et de bouteilles entre les partisans de deux candidats briguant le siège de la circonscription électorale de Cerca Carvajal (centre), le Député sortant Arodon Bien-Aimé (INITE) et son rival Hugue Bien-Aimé (Groupement Solidarité), ont fait mercredi une quinzaine de blessés légers dans les deux camps.
L’ex-parlementaire, qui se trouvait sur le théâtre des événements, après avoir tenu un meeting dans la localité de Cercady, a affirmé au micro de Radio Kiskeya avoir été giflé à deux reprises par les partisans déchaînés de son rival.
Il estime qu’il a réagi "sagement" à cette provocation, ce qui aurait évité un bilan plus lourd à son équipe qui a essuyé des jets de pierres en passant devant le quartier-général de Hugue Bien-Aimé.
Ce dernier n’était pas joignable par les journalistes qui se sont rendus sur place.
Les autorités policières et judiciaires de Cerca Carvajal ont tenté de trouver une conciliation entre les deux parties, lors d’une rencontre.
Aucune arrestation n’a été effectuée.
Les incidents violents entre rivaux politiques affectent régulièrement les périodes électorales dans le Plateau Central (centre) où des armes auraient été distribuées à des partisans zélés du pouvoir en prévision du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre, ont dénoncé des parlementaires de l’opposition. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7175

Le choléra n’en serait pas encore à sa "vitesse de croisière", selon l’OMS

Mise en garde du Dr Claire-Lise Chaignat, une spécialiste de l’Organisation mondiale de la santé qui croit qu’Haïti devrait se préparer au "pire" ; elle écarte, par ailleurs, l’hypothèse d’une "maladie importée" dont des étrangers seraient responsables
Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
L’épidémie de choléra sévissant en Haïti où près de 300 personnes ont été tuées en une semaine n’a pas atteint son "pic", a prévenu mercredi l’Organisation mondiale de la santé au moment où des rumeurs continuent de mettre en cause la responsabilité de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dans l’apparition de la maladie, malgré un démenti officiel.
"Je ne pense pas qu’elle est contenue", a fait savoir le Dr Claire-Lise Chaignat, coordinatrice du groupe spécial de lutte contre le choléra à l’OMS qui, souligne-t-elle, recommande aux autorités haïtiennes de se préparer au "pire scénario".
Autrement dit, il y a de fortes possibilités de voir la bactérie se propager à Port-au-Prince où plusieurs centaines de milliers de sinistrés du violent séisme de janvier vivent dans des camps d’hébergement insalubres.
Cette sévère mise en garde de l’OMS tranche avec l’optimisme affiché par la chef de la diplomatie haïtienne, Marie Michèle Rey, qui s’était déclarée dimanche "confiante", allant jusqu’à affirmer que l’épidémie semblait "contenue jusqu’à nouvel ordre".
"Je ne pense pas que nous avons atteint un pic", a, au contraire, rétorqué la spécialiste de l’OMS tout en relevant que le taux de mortalité avait baissé, atteignant 7,7%, contre 10% au début de l’épidémie. "Cela montre que la réponse se met en place. C’est un signe positif", a-t-elle admis.
Face aux interrogations sur l’origine du choléra et aux accusations visant la Mission de stabilisation de l’ONU dans la découverte d’une maladie éradiquée en Haïti, il y a un peu plus de cent ans, le Dr Claire-Lise Chaignat juge "absolument impossible" qu’elle ait été introduite par des humanitaires originaires de pays où le choléra est présent. "Ce n’est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu’aucune explication soit trouvée", a-t-elle conclu.
Une dizaine de jours après ses premières manifestations, le choléra a causé environ 300 décès et plus de 4.000 cas d’hospitalisation, selon le dernier bilan officiel communiqué mercredi. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7171

Chavannes Jean-Baptiste, le MPP, le MPNKP et la base du parti KONBA s’allient au candidat à la présidence de « Renmen Ayiti », Jean Henry Céant

Le coordonnateur du MPP et « Renmen Ayiti » dénoncent "le projet" de reporter les élections Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP, Hinche, Centre), Chavannes Jean Baptiste, a officiellement annoncé mercredi sur les ondes de Radio Kiskeya la conclusion d’un accord entre son organisation, la base de l’organisation politique KONBA et le candidat à la présidence de « Renmen Ayiti », Me Jean Henry Céant.
Le leader de l’une des plus importantes associations paysannes du pays révèle que l’accord en question résulte d’intenses discussions avec le candidat sur le programme qui devrait être le sien. Dans le cadre de cet accord, une grande mobilisation doit incessamment être lancée dans 120 communes du pays où le MPP, le Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye (sigle créole MPNKP) comptent des représentants et militants.
Chavannes Jean-Baptiste dénonce par ailleurs le projet qu’aurait le pouvoir de reporter les élections en prenant l’épidémie de choléra pour prétexte. Ce revirement serait en rapport avec l’engouement tout à fait inattendu manifesté par le peuple par rapport aux élections, déclare-t-il.
A signaler que le parti « Renmen Ayiti » du candidat Céant a lui aussi dénoncé mercredi ce projet prêté au pouvoir de reporter les élections. En conférence de presse, Henri Robert Sterlin et Eslhomme Raymond, deux membres du directoire de la plateforme politique, ont estimé qu’en plus du tremblement de terre et du choléra, le chef de l’Etat René Préval planifie actuellement une catastrophe politique pour le pays.
Les deux responsables politiques ont enfin assimilé à de la pure manipulation les sondages du Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES). Ils les imputent au Groupe des 184 qui s’opposait en 2004 à Jean Bertrand Aristide. Ils en veulent pour preuve le fait que, selon eux, ce sont les membres de ce groupe, aujourd’hui candidats, qui sont les mieux placés dans les sondages. [jmd/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7174
Commentaires:
C'estdrôle de lire des déclarations non nunacées de certaines personnalités publiques du pays. Nous ne pensons pas que ce serait un complot que d'annoncer le report des présidentielles si jamais l'épidémie de choléra n'était pas endiguée.
Que le pouvoir en place, se sentant menacé pour une raison quelconque, profite de l'épidémie pour annuler les élections ce serait une manière de dire que Préval est définitivement béni des dieux et que cette maladie viendrait juste avec une mision salutaire pour son clan.
Si les haïtiens se respectaient réellement il n'y aurait pas d'élections en novembre.
Les milliosn qui sont entrain d'être dilapidés sans  connaître  de façon certaine l'origine de cet argent aurait mieux servi à soulager unpeu la peine et le visage hideux des haïtiens.
Il sera difficile de réaliser des élections si le champ de mars se tranforme en camp de "cholériques".

Mme Mirlande Manigat satisfaite du dernier sondage du BRIDES qui la place en 1ère position dans les intentions de vote

Elle se montre toutefois perplexe par rapport à la fulgurante progression du candidat du pouvoir, Jude Célestin (INITE) au regard des 2 précédents sondages de la même firme Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
La candidate à la présidence du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Mme Mirlande Hyppolite Manigat , a exprimé mercredi sa satisfaction de son classement en 1ère position dans le dernier sondage sur la popularité et les intentions de vote réalisé par le Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES) pour le compte du Forum économique du secteur privé (regroupement d’associations patronales).
Mme Manigat s’interroge tout de même au sujet du bond accompli par le candidat du pouvoir, Jude Célestin (INITE), qu’elle qualifie de « saut du kangourou », en référence à la distance qui la séparait de ce dernier dans deux précédents sondages réalisés par la même firme. Elle a souhaité garder la tête du classement jusqu’aux élections.
La candidate à la présidence du RDNP dénonce par ailleurs une certaine tentation d’« utiliser le choléra comme prétexte pour reporter les élections ». Exprimant sa compassion et sa solidarité envers les victimes, Mme Manigat estime que, dans ce domaine, c’est l’avis des médecins qui compte. Or, dit-elle, ces derniers croient que la vague peut-être contenue. « Dans ces conditions, rien ne justifierait que les élections soient reportées à cause du choléra », a-t-elle conclu. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7173

Choléra : un centre de traitement de MSF incendié à St-Marc

Médecins sans Frontières déplore l’action violente de manifestants contre ses nouvelles installations qui devaient permettre de maintenir en quarantaine les malades hospitalisés Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
Un centre de traitement du choléra (CTC) de Médecins sans Frontières à Saint-Marc (Artibonite, nord), l’une des villes les plus touchées par le mal, a été attaqué mercredi par des manifestants qui ont brûlé des tentes, un incident qui a considérablement affecté la capacité d’intervention de l’ONG humanitaire dans le cadre de la lutte contre l’épidémie.
"La conséquence majeure est que nous sommes désormais incapables de répondre à l’épidémie de choléra dans la région de l’Artibonite de manière efficace et dans les meilleures conditions possibles", a regretté Francisco Otero, chef des équipes d’intervention d’urgence MSF à Saint-Marc, dans un communiqué cité par l’AFP.
"La construction d’un centre d’une capacité de 400 lits allait être achevée quand un groupe de personnes ont manifesté violemment contre l’ouverture de l’établissement. Plusieurs tentes ont été brûlées. Aucun blessé grave n’est à déplorer", précise Médecins sans Frontières.
L’organisation souligne l’importance cruciale que devait avoir le centre détruit dans le renforcement du dispositif médical envisagé en vue de confiner dans des zones stériles les malades et de diminuer ainsi les risques de propagation de la maladie.
"Isoler les malades atteints de choléra est essentiel pour limiter le risque de contamination pour le reste de la population hospitalière", a fait remarquer M. Otero.
La MINUSTAH s’est défendue mardi contre toute implication de son contingent népalais dans la flambée de choléra qui, selon le dernier bilan officiel, a entraîné 292 morts et plus de 4.000 cas d’hospitalisation en Haïti.
Le Sénateur Youri Latortue a demandé l’ouverture d’une enquête sur l’origine de l’épidémie suite à des accusations d’habitants de Mirebalais (centre) selon lesquelles les casques bleus, originaires d’un pays où le choléra est à l’état endémique, auraient contaminé le fleuve Artibonite avec des matières fécales. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7172

L'ambassadeur du Canada préconise la poursuite du processus électoral

L'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Gilles Rivard, confirme l'engagement de son pays dans les efforts visant à endiguer l'épidémie de choléra. Il assure que le Canada est toujours aux cotés du peuple haïtien dans les moments difficiles. Le diplomate arrivée en fin de mission ne doute pas de la capacité des haïtiens à surmonter les difficultés. Se disant impressionné par la résilience de la population, M. Rivard se réjouit de l'hospitalité et de la richesse culturelle des haïtiens.
Le diplomate canadien exhorte les autorités haïtiennes à tout mettre en œuvre afin de poursuivre le processus électoral. Si l'épidémie de choléra est contrôlée grâce à la l'implication de l'ONU et des ONG il serait opportun d'organiser le scrutin, martèle M. Rivard.
Il salue la détermination des candidats qui ont investi des montants énormes au cours de la campagne électorale. Toutefois l'ambassadeur Rivard invite les autorités à légifère sur le financement des partis politiques pour éviter l'intégration de l'argent sale dans la politique.
Le Canada contribue à hauteur de 6 millions de dollars soit 20 % du budget des élections.
Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1 " de radio Métropole, Gilles Rivard a rappelé que l'aide canadienne à Haïti dépasse les 200 millions de dollars annuel.
Le diplomate, en poste depuis deux ans à Port-au-Prince, a été récemment désigné chef de la représentation canadienne au siège de l'ONU à New York.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18399

Les marchés binationaux à nouveau fonctionnels

Le gouvernement dominicain a autorisé mardi la réouverture des marchés proches de la frontière. Les marchés dominicains proches des villes de Belladères, Anse-a-Pitres, Ouanaminthe et Malpasse avaient été fermés dans le cadre de mesure préventive pour empêcher une propagation de l'épidémie de choléra en République Dominicaine. Plusieurs milliers d'haïtiens en provenance d'autres villes frontalières participent à ces marchés considérée comme binationale.
Le ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas, a précisé que des contrôles sanitaires dans toutes la zone frontalière ont été établis avant la réouverture des "marchés binationaux".
Les postes de contrôle sont dotés d'eau potable, de savon et de chlore pour "garantir l'hygiène" sur ces marchés tenus deux fois par semaine. Les autorités sanitaires dominicaines ont également annoncé le lancement d'une campagne nationale de prévention du choléra.
L'interdiction des marchés était jugée comme une disposition excessive par l'OMS. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a assuré qu'il n'était "pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l'île et le commerce avec Haïti".
Tandis que les autorités dominicaines annoncent une réouverture de la frontière, les autorités régionales du sud-est ont décidé la fermeture de la frontière dans le point de passage à Anse-a-Pitres. Cette décision s'inscrit dans le cadre des dispositions visant à empêcher une propagation de l'épidémie en provenance de l'Artibonite ou de la république dominicaine.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18400

Les autorités régionales veulent se prémunir de l'épidémie de choléra

La peur du choléra a gagné plusieurs départements une semaine après le début de l'épidémie dans l'Artibonite. Dans le sud-est où un cas suspect est en observation les autorités ont adopté de nouvelles dispositions en vue d'empêcher l'entrée de la bactérie. Au moins 5 postes de contrôle seront mis en place à Jacmel afin de désinfecter les véhicules en provenance du bas Artibonite.
Dans le même temps, le délégué départemental, Ramilus Bolivar et le maire de Jacmel, Edwin Zeny, ont interdit l'entrée des produits alimentaires du bas artibonite.
Les autorités entendent tout mettre en œuvre pour empêcher une contamination et ont interdit l'entrée de cadavre des personnes décédées lors du début de l'épidémie dans l'Artibonite.
Dans la Grand Anse les autorités sanitaires affirment qu'un comité de vigilance et de prévention a été constitué. Une rumeur faisant état du décès de 7 personnes atteintes du choléra avait causé la panique à Jérémie hier mercredi. Les autorités régionales assurent qu'aucun cas de choléra n'a été enregistré dans la région.
Les directions départementales du ministère de la santé ont lancé une campagne de sensibilisation sur le respect des principes d'hygiène. Des prélèvements ont été effectués sur des cas suspects au Cap Haïtien et aux Cayes en début de semaine. Les résultats des tests n'ont pas encore été rendus public par le laboratoire national.
Au cours de la journée du mardi 26 octobre 8 nouveaux cas de décès et 535 cas d'hospitalisation ont été recensés par les autorités. Le bilan partiel de l'épidémie dans l'Artibonite et le Plateau Central est de 292 morts et 4147 hospitalisés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18398

L'Ocha intensifie ses efforts pour contenir l'épidémie de choléra

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) affirme que 96% des décès et des cas d'infection au choléra proviennent de l'Artibonite et du Centre. L'Ocha poursuit ses opérations de prévention et d'intervention, en partenariat avec le ministère haïtien de la Santé (MSPP) et les organisations humanitaires. Un plan national d'action pour répondre à l'épidémie de choléra été récemment mis en place par les autorités sanitaires haïtiennes et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les trois axes de cette stratégie sont: la distribution continue de sels de réhydratation orale et de sachets et comprimés de purification d'eau aux familles dans toute la capitale, le renforcement des soins de santé primaires dans 80 centres de santé et le renforcement d'un réseau de 10 centres de traitement du choléra et de 8 hôpitaux destinés à traiter les cas les plus graves.
Dans le même temps, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a distribué du matériel médical dans trois villes des zones les plus durement touchées, notamment 10.000 sachets de sels de réhydratation orale. L'Ocha et l'OIM poursuivent la campagne de distribution de comprimés de purification d'eau et de chlore dans plusieurs villes de l'Artibonite.
Par ailleurs, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires informe qu'une campagne d'information publique sur la prévention du choléra et la promotion de l'hygiène est en cours dans les différents départements du pays.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18397

UN probes base as source of Haiti cholera outbreak

By JONATHAN M. KATZ

The Associated Press
Thursday, October 28, 2010; 2:51 AM
MIREBALAIS, Haiti -- U.N. investigators took samples of foul-smelling waste trickling behind a Nepalese peacekeeping base toward an infected river system on Wednesday, following persistent accusations that excrement from the newly arrived unit caused the cholera epidemic that has sickened more than 4,000 people in the earthquake-ravaged nation.
Associated Press journalists who were visiting the base unannounced happened upon the investigators. Mission spokesman Vincenzo Pugliese confirmed after the visit that the military team was testing for cholera - the first public acknowledgment that the 12,000-member force is directly investigating allegations its base played a role in the outbreak.
Meanwhile the epidemic continued to spread, with cases confirmed in two new departments in Haiti's north and northeast, said U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs spokeswoman Imogen Wall. At least 303 people have died and 4,722 been hospitalized.
International aid workers and the United Nations are focusing their efforts on stemming the spread of the outbreak, which was first noted on Oct. 20. But Haitians are increasingly turning their attention to its origins: How did a disease which has not been seen in Haiti since the early 20th century suddenly erupt in the countryside?
The mission strongly denies its base was a cause of the infection. Pugliese said civilian engineers collected samples from the base on Friday which tested negative for cholera and the mission's military force commander ordered the additional tests to confirm. He said no members of the Nepalese battalion, whose current members arrived in early October for a six-month rotation, have the disease.
The unit's commander declined to comment.
Local politicians including a powerful senator and the mayor of Mirebalais are pointing the finger at the Nepalese peacekeeping base, which is perched above a source of the Meille River, a tributary to the Artibonite River on Haiti's central plateau. The Artibonite River has been the source of most infections, which remain concentrated in the rural area surrounding it - mostly down river from the mouth of the Meille.
"They are located exactly where the sickness started," Mirebalais Mayor Laguerre Lochard, who is also running for Senate, told the AP. Area residents are also blaming the base; a young man walked by its gate laughing and chanting, "Co-co-cholera. Cholera MINUSTAH" - referring to the peacekeeping mission by its French initials.
Cholera is pandemic in much of the world but almost unheard of in the Western Hemisphere. It is endemic to Nepal, which suffered outbreaks this summer. A recent article in the Japanese Journal of Infectious Diseases about outbreaks in 2008-09 said the strain found by researchers was "Vibrio cholerae O1 Ogawa biotype El Tor."
That is the same strain that has been identified in Haiti, epidemiologist Eric Mintz of the U.S. Centers for Disease Control and Prevention told the AP. But he cautioned that strain is common and description too general to be a "smoking gun" that would identify the strain's country of origin.
The CDC is not directly investigating the base, spokesman David Daigle said.
The U.N. issued a statement on Tuesday defending the base. It said the Nepalese unit there uses seven sealed septic tanks built to U.S. Environmental Protection Agency standards, emptied every week by a private company to a landfill site a safe 820 feet (250 meters) from the river.But those are not the conditions AP found on Wednesday.
A tanker truck deposits excrements from the Nepali UN base in an
area 400 meters away from the base in Mirebalais, Haiti, Wednesday,
Oct. 27, 2010. U.N. investigators took samples of foul-smelling
waste flowing behind a Nepalese peacekeeping base toward
an infected river system on Wednesday, following persistent
accusations that excrement from the newly arrived
unit caused the epidemic that has sickened more than 4,000
people in the earthquake-ravaged nation.
(AP Photo/Ramon Espinosa)  (Ramon Espinosa - AP)

A buried septic tank inside the fence was overflowing and the stench of excrement wafted in the air. Broken pipes jutting out from the back spewed liquid. One, positioned directly behind latrines, poured out a reeking black flow from frayed plastic pipe which dribbled down to the river where people were bathing.
The landfill sites, across the street, are a series of open pits uphill from family homes. Ducks swim and pigs wallow in pools of runoff. The pits abut a steep slope which heads straight down to the river, with visible signs where water has flowed during recent heavy rains.
The people who live nearby said both the on-base septic tank and the pits constantly overflow into the babbling stream where they bathe, drink and wash clothes.
"The water is no good at all. You shouldn't wash in it," said Jean-Paul Chery, a sand miner who lives near the human-waste pits with his wife and five children.
Lochard, the mayor, said he had told Nepalese officers not to place the landfill sites in that location but never received feedback from peacekeeping headquarters in Port-au-Prince.
Pugliese denied that the reeking black flows from the base were human waste, saying that the only liquid investigators was testing came from kitchens and showers. He said the pipes had only been exposed for the tests, though he could not explain why the liquid inside them was allowed to flow toward the river.
The samples were collected in mid-morning by uniformed military personnel, who scooped black liquid into clear jars with U.N. sky-blue lids. About a half hour later, as AP and Al Jazeera journalists stood by, the Nepalese troops began hacking around the septic tank with pickaxes and covered the exposed pipe jutting from behind the fence, but did not plug it.
Then tanker trucks from the contractor, Sanco Enterprises S.A., arrived to drain the septic tank and dump their contents across the street in the waste pits. As the septic tank drained, the flows behind the base stopped.
The waste company's CEO, Marguerite Jean-Louis, declined to comment, citing her contract with the U.N.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/27/AR2010102707728.html

Psychose du choléra en Haïti: un centre de traitement attaqué

Publié le 27 octobre 2010

Agence France-Presse Saint-Marc, Haïti
Un centre de traitement du choléra de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville haïtienne de Saint-Marc (centre) a été attaqué par des manifestants qui redoutaient une propagation de l'épidémie, a constaté mercredi l'AFP.
Des habitants de la ville, située au coeur de l'épidémie à environ 100 km au nord de la capitale, ont jeté des pierres mardi soir en direction du personnel médical de l'association humanitaire, qui tentait d'installer ce centre de traitement en dehors de l'Hôpital St-Nicolas, débordé par les malades.

Des habitants de Saint-Marc ont jeté des pierres
en direction du personnel médical de MSF, qui tentait
d'installer un centre de traitement en dehors de l'Hôpital
 St-Nicolas, débordé par les malades.  Sur la photo,
des casques bleus argentins discutent avec des enfants,
alors qu'ils montent la garde devant le centre médical
en question. PHOTO: NICHOLAS KAMM, AFP
 «La construction d'un centre d'une capacité de 400 lits allait être achevée quand un groupe de personnes ont manifesté violemment contre l'ouverture de l'établissement. Plusieurs tentes ont été brûlées. Aucun blessé grave n'est à déplorer», a indiqué MSF dans un communiqué.
Des casques bleus argentins de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) sont intervenus pour mettre fin aux échauffourées, ont indiqué des responsables sur place. Mercredi, ces soldats montaient la garde pendant que ce qui restait du centre médical était démonté.
À l'hôpital, le Dr Yfto Maquette a expliqué que le centre de MSF devait être installé à proximité de deux écoles et que les habitants ont craint que l'afflux de patients ne propage l'épidémie, qui a fait près de 300 morts et plus de 4000 malades.
«L'idée était de désengorger l'hôpital en installant des patients dans le centre mais nous aurions dû commencer par parler à la population pour qu'elle comprenne ce que nous étions en train de faire», a déclaré à l'AFP le Dr Maquette, dans la cour de l'Hôpital St-Nicolas où des centaines de patients attendaient sur des lits de camp d'être pris en charge.
Le Dr Maquette a précisé que 800 malades étaient en cours de traitement à l'hôpital, où 300 nouveaux cas arrivent chaque jour depuis le début de l'épidémie provoquée par l'eau contaminée de l'Artibonite, fleuve qui arrose le département du même nom.
Des rumeurs circulent dans le pays sur l'origine de l'épidémie, qui reste un mystère, et font un lien avec l'aide étrangère, incriminant particulièrement des soldats népalais de l'ONU.
La MINUSTAH a démenti: certains croient «que des matières organiques humaines jetées dans une rivière (...) par la MINUSTAH sont à l'origine de l'épidémie (...), mais (la mission) utilise en fait sept fosses septiques».
À Genève, une responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé qu'il était «absolument impossible» que la maladie ait été apportée par des humanitaires venant d'autres pays. Selon elle, ce n'est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu'aucune explication ne soit trouvée.
En attendant, l'incident de mardi soir retarde les efforts de MSF pour lutter contre l'épidémie.
«La conséquence majeure est que nous sommes désormais incapables de répondre à l'épidémie de choléra dans la région de l'Artibonite de manière efficace et dans les meilleures conditions possibles», a déclaré Francisco Otero, chef des équipes d'intervention d'urgence MSF à Saint-Marc, cité dans le communiqué.
«Isoler les malades atteints de choléra est essentiel pour limiter le risque de contamination pour le reste de la population hospitalière. Un centre opérationnel aurait soulagé la pression que connaît l'hôpital, débordé par un nombre élevé de malades», a expliqué M. Otero.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/27/01-4336761-psychose-du-cholera-en-haiti-un-centre-de-traitement-attaque.php
Commentaires :
Quand les ONGs s’haïtiannisent !
A quoi servent toutes ces ONGs en fait ?

L'épidémie de choléra en Haïti pourrait s'intensifier

Publié le 27 octobre 2010

Clarens Renois Agence France-Presse Port-au-Prince
L'épidémie de choléra qui a fait 292 morts en Haïti n'a pas atteint son «pic», a averti mercredi l'Organisation mondiale de la santé, au moment où des rumeurs sur l'origine du mal crispaient les relations entre une partie de la population et l'aide étrangère.
Une dizaine de jours après l'apparition de la maladie sur les rives de l'Artibonite, l'OMS a ravivé les craintes d'une intensification de l'épidémie.
«Je ne pense pas qu'elle est contenue», a déclaré le Dr Claire-Lise Chaignat, une responsable de l'OMS.
Elle a expliqué que l'OMS recommandait aux autorités de se préparer au «pire scénario», soit la possibilité de voir la bactérie se développer dans la capitale Port-au-Prince, où des centaines de milliers de personnes s'entassent dans des camps depuis le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts.
L'avertissement tranche avec l'optimisme affiché dimanche par la ministre haïtienne des Affaires étrangères Marie Michèle Rey, qui s'était déclarée «confiante», affirmant que l'épidémie semblait «contenue».
«Je ne pense pas que nous avons atteint un pic», a renchéri la spécialiste de l'OMS, tout en relevant que le taux de létalité avait baissé, atteignant 7,7%, contre 10% au début de l'épidémie. «Cela montre que la réponse se met en place. C'est un signe positif».
La maladie a fait 292 morts, selon un bilan communiqué mercredi par les autorités haïtiennes, portant sur une période allant du 19 au 27 octobre.
Ces chiffres montrent une relative stagnation du nombre de nouveaux morts (huit) par rapport à mardi, mais une augmentation des nouvelles hospitalisations (535, pour un total de 4147).
L'origine de l'épidémie de choléra, éradiqué à Haïti depuis plus de cent ans, reste un mystère, alors que des rumeurs dans le pays mettent en cause des soldats népalais de l'ONU.
La Mission des Nations unies en Haïti (Minustah) a démenti: certains croient «que des matières organiques humaines jetées dans une rivière (...) par la Minustah sont à l'origine de l'épidémie (...), mais (la mission) utilise en fait sept fosses septiques».
Mme Chaignat a affirmé pour sa part qu'il était «absolument impossible» que la maladie ait été apportée par des humanitaires venant d'autres pays. Selon elle, ce n'est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu'aucune explication soit trouvée.
A défaut de connaître l'origine du mal, les autorités haïtiennes et les ONG s'attachaient à limiter sa propagation, en intervenant au niveau de la distribution d'eau potable, un des vecteurs de la maladie.
A l'Arcahaie, petite ville au nord de Port-au-Prince, de petits sacs de plastique bleu censés contenir de l'eau «propre», traitée, sont distribués à la population.
Mais Gabriel Thimoté, le directeur général du ministère de la Santé, a indiqué qu'elle n'était peut-être pas bonne pour la santé.
«Je n'ai bu que de l'eau potable», protestait ainsi un malade âgé.
Le choléra est une maladie hautement contagieuse dont la propagation est favorisée par les défaillances des réseaux sanitaires et l'absence d'hygiène.
Aux difficultés dans les zones touchées s'ajoute un climat tendu à la frontière avec la République dominicaine, partiellement fermée par Saint-Domingue. Lundi, des heurts entre la Minustah et des Haïtiens s'y étaient produits.
Malgré tout, Haïti continuait de préparer les élections présidentielle et législative du 28 novembre. Mardi, une première cargaison de «kits électoraux», composée d'urnes et d'isoloirs, est arrivée dans le pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/27/01-4336679-lepidemie-de-cholera-en-haiti-pourrait-sintensifier.php

Editorial / Honteux !

Publié le lundi 25 octobre 2010 à 11H09 Dévastée par un séisme le 12 janvier dernier, Haïti est en proie à une épidémie de choléra. Neuf mois après le tremblement de terre, la solidarité mondiale accouche d’une catastrophe sanitaire ayant déjà entraîné plus de 250 décès. Quelle honte !
Il ne s’agit évidemment pas de clouer au pilori les personnels des associations humanitaires qui, ici comme ailleurs, donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais, il n’y a pas de quoi être fier de l’action de nos nations, dites développées. Même dans un pays aussi pauvre qu’Haïti, la dernière épidémie de choléra était tellement lointaine que la majorité de la population ne connaissait pas la maladie. C’est dire…
Et pourtant, les ruines de Port-au-Prince tremblaient encore que les grands de ce monde se succédaient pour jurer, la main sur le cœur, qu’Haïti pouvait compter sur la générosité planétaire pour se reconstruire. Fonds de solidarité international par ci, promesses d’aide en tous genres par là, le temps que l’aéroport soit de nouveau praticable et on allait voir ce qu’on allait voir. On voit…
Haïti, ce sont moins de 10 millions de personnes qui vivent sur un territoire à peine plus grand que la Champagne-Ardenne. Et tout le savoir faire des pays industriels n’a pu empêcher ce morceau d’île de patauger dans l’eau souillée ? Une monnaie baptisée gourde ne devrait pas prédestiner à mendier l’eau potable… Donner à chaque catastrophe selon ses moyens pourquoi pas ? Par croyance religieuse, solidarité politique ou simple générosité, peu importe. Mais, il est primordial que la communauté internationale prenne le relais et remplisse sa mission jusqu’au bout. Parce qu’à force d’être rat, ce n’est pas seulement le choléra qui va sévir…
Jean-Michel Roustand
http://www.lunion.presse.fr/article/editos/editorial-honteux

L'école pour tous les enfants d'Haïti

Publié le 27 octobre 2010

Brigitte Trahan Le Nouvelliste
(Shawinigan) Le Comité d'accueil des personnes immigrantes de Shawinigan (CAPI), a lancé, hier, une pétition d'envergure internationale en faveur de la scolarisation des enfants haïtiens.
Le CAPI sera appuyé dans sa démarche par le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, le GRAHN, un organisme créé il y a quelques semaines par la diaspora haïtienne.
Le CAPI entend mettre à contribution les unités du GRAHN qui sont réparties dans huit principaux pays dans le monde, ce que les instigateurs du projet appellent le Grahn-Monde.
Non seulement l'initiative de cette pétition part-elle de Shawinigan, mais c'est le CAPI de Shawinigan qui gérera l'ensemble des pétitions qui circuleront dans les 28 GRAHN du monde, en Afrique, en Europe, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, aux Caraïbes, en République dominicaine et en Haïti.
«Croyez donc en Shawinigan. Les gens attendent que ça origine de Montréal ou de Toronto», a lancé hier l'ex-sénatrice Madeleine Plamondon, porte-parole de cette initiative.
L'école pour tous les enfants d'Haïti. C'est le rêve que souhaitent concrétiser en 20 ans le Grahn-Monde et le GRAHN-Mauricie, a expliqué Claude Bélizaire, bénévole de première heure pour toutes les causes touchant son pays d'origine.
Pour les intellectuels haïtiens qui se trouvent aux quatre coins de la planète, il est clair que la reconstruction du pays doit passer par l'éducation.
Actuellement, «la moitié des enfants haïtiens n'ont jamais eu accès à l'école», signale Andrée Hammond, président du CAPI.
Pour Madeleine Plamondon aussi, la renaissance d'Haïti passe par la scolarisation des enfants. «Ça dépasse les situations temporaires. Quand on montre à lire à un enfant, on lui donne une deuxième vie», plaide-t-elle.
«Lire développe l'esprit critique et permet de participer à l'histoire de son pays. Quand les édifices s'effondrent et que les maisons sont saisies, une chose qui n'est jamais saisie, c'est ce qu'on a à l'intérieur de soi», fait-elle valoir.
La lecture, rappelle Mme Plamondon, permet de prendre connaissance de plusieurs points de vue sur un même sujet, donc de développer son sens critique, une qualité fort importante pour reconstruire un pays.
La pétition sera remise au gouvernement canadien «à qui nous demandons une présence vigilante au sein de la communauté», précise Mme Hammond.
Elle contiendra non seulement des signatures individuelles, mais aussi des résolutions d'organismes désireux d'appuyer la scolarisation de tous les enfants en Haïti.
«C'est par la scolarisation qu'Haïti se donnera du pouvoir», estime Madeleine Plamondon.
Pour obtenir des exemplaires de la pétition, on doit communiquer avec le Centre d'action bénévole de Shawinigan 819-539-8844. La pétition circulera pendant six mois, soit jusqu'au 17 avril.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201010/27/01-4336512-lecole-pour-tous-les-enfants-dhaiti.php

Choléra à Haïti: «La situation est extrêmement grave»

Publié le 27 octobre 2010 Judith Lachapelle, La Presse
La propagation du choléra a ralenti depuis deux jours à Haïti, mais les autorités sanitaires restent vigilantes. L'épidémie est toujours concentrée en Artibonite, à une centaine de kilomètres de Port-au-Prince, et semble épargner la capitale. Mais il est impossible de dire, pour le moment, si le pire est passé.

Q: Quel est le dernier bilan de l'épidémie de choléra?
Des patients atteints du choléra sont soignés à l'hôpital
Saint-Nicolas, à Saint-Marc, au nord de Port-au-Prince.
Les cas traités hier sont «moins graves» que dans  les derniers
 jours, un signe positif, selon Médecins sans frontières.
PHOTO: AFP
R: Selon un nouveau bilan fourni hier par les autorités sanitaires d'Haïti, l'épidémie a fait 284 morts depuis la semaine dernière, soit 25 de plus que le total annoncé la veille. Au total, 3612 personnes ont été hospitalisées. «La majorité de ces personnes vivent dans des régions rurales où il y a des rizières», a expliqué hier la porte-parole du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, Elizabeth Byrs. Plus de la moitié des décès surviennent non pas à l'hôpital, mais dans la communauté. Des experts en enlèvement de cadavres ont été envoyés par l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Q: Où est concentrée l'épidémie?
R: Dans la région rurale de l'Artibonite, à une centaine de kilomètres au nord de Port-au-Prince. L'apparition de la maladie dans cette région a surpris Médecins sans frontières (MSF), étant donné que s'y trouvent relativement peu de personnes déplacées et que la maladie a été éradiquée d'Haïti depuis 100 ans. MSF a indiqué hier traiter 450 patients par jour à l'hôpital Saint-Nicolas, dans la ville de Saint-Marc. Les cas sont «moins graves» que dans les derniers jours, un signe positif, selon MSF.

Q: Le pire est-il passé?
R: «Je ne pense pas que la situation soit maîtrisée», a dit hier Francesco Otero, coordonnateur à MSF, joint à Port-au-Prince. Lundi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU a déclaré: «Une épidémie d'ampleur nationale avec des dizaines de milliers de cas est une possibilité réelle. La situation est extrêmement grave et, sur la base de l'expérience que nous avons des épidémies ailleurs dans le monde, il serait irresponsable de ne pas se préparer à une épidémie beaucoup plus importante.»

Q: L'épidémie pourrait-elle se propager à d'autres pays, notamment en République dominicaine, voisine d'Haïti?
R: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu'il n'était pas nécessaire de restreindre les voyages dans l'île d'Hispaniola. Mais, de son côté, la République dominicaine a annoncé la fermeture partielle de sa frontière, longue de 376 km, aux «personnes qui voyagent sans passeport». Aucun cas de choléra n'a été détecté en République dominicaine, mais «la poussée de choléra en Haïti représente tout le danger du monde pour la République dominicaine. Il est impossible d'empêcher une bactérie ou un virus de passer», a estimé vendredi le ministre dominicain de la Santé publique.

Q: Parle-t-on toujours d'une nouvelle forme de choléra?
R: Selon Francesco Otero, de MSF, il faudra attendre les résultats des tests de laboratoire avant de confirmer si Haïti fait face à une nouvelle forme du virus du choléra. Bogdan Dumitru, de Care Canada, précise toutefois que, même s'il s'agit d'une nouvelle forme de virus, la maladie se soigne bien avec les traitements habituels, dont disposent déjà les organisations humanitaires sur place. «Ce n'est pas une maladie très complexe, mais elle doit être traitée dans les premiers jours parce qu'elle est très violente.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/27/01-4336490-cholera-a-haiti-la-situation-est-extremement-grave.php

Aide humanitaire en vente en Haïti

Dix mois après le séisme de 7 degrés dans l’échelle de Richter qui a dévasté la Capitale haïtienne en janvier, la reconstruction de la ville n’a pas encore démarré. Le gouvernement a embauché des compagnies dominicaines pour déblayer les décombres, il a pu nettoyer un peu le centre ville, mais rien que ça. Ce qui a effectivement fleuri c’est le marché noir des marchandises arrivées après le séisme envoyées par les organisations humanitaires internationales, un fait qui s’étend virtuellement sur tout le pays. A travers une visite dans quelques uns des établissements commerciaux en dedans et en dehors de la capitale, principalement dans les quartiers les plus pauvres, on retrouve facilement des boites de conserves, des sacs de riz et de haricots avec les rotules de l’USAID indiquant qu’il s’agit de dons.
Dans un de ces magasins, le journaliste de elmundo.es questionna le propriétaire sur l’origine des produits et la réponse a été claire : « je ne sais pas »
Dans certains coins de la ville, il facile de trouver des vraies rations de combat qui ont été distribuées gratuitement par l’armée américaine qui participa dans les activités de secours en janvier et que maintenant sont vendues à qui veut bien les acheter à 10 ou 15 dollars.
Durant les mois qui ont suivi le séisme, le gouvernement chinois envoya approximativement un demi millions de tentes de campagne qui portent une étiquette sur le côté ou on lit « République Populaire de Chine » qui était destinées toutes aux campements de réfugiés.
Maintenant, non seulement on les vend dans certains établissements commerciaux de la ville, mais les journalistes de elmundo.es a découvert quelques unes dans les jardins de particuliers. Dans ce cas, les tentes auraient été vendues par les haïtiens qui les reçurent gratuitement du gouvernement quand ils sont restés sans logement.

On cache le marché noir
Le sujet de détournement de l’aide humanitaire est un tabou en Haïti. Le gouvernement de reconstruction dirigé par le premier ministre Jean Max Bellerive, s’efforce de combattre les détournements, mais ses fonctionnaires reconnaissent que c’est une tache « très difficile ».
« Dans ce aspect on a deux problèmes dont on doit tenir compte. Premièrement la corruption est un grand mal, mais la population a des besoins. Si on attrape quelqu’un entrain de détourner les aides, il va en prison. Mais c’est difficile car la population ne coopère pas avec les autorités. Pour elle, la priorité reste l’accès aux marchandises » déclare aux journalistes de elmundo.es un des fonctionnaires qui demanda à ne pas être identifié à cause de la sensibilité du problème.
Immédiatement après le séisme, quand les premières cargaisons d’aide ont commencé à arriver en Haïti, les organisations internationales étaient responsables de la distribution. Mais à cette époque il y eut pas mal de problèmes à cause de la dépendance du système de transport haïtien.
En plus, des pays comme le Maroc par exemple, qui envoya des avions chargés d’aide dont les charges étaient abandonnées sur la piste et les avions décollaient tout de suite.
Après le départ de la grande majorité des organisations internationales, la distribution de l’aide resta directement en mains des autorités locales dont les douanes sont l’une des plus corrompues du continente.
http://www.elmundo.es/america/2010/10/26/noticias/1288120372.html
Traduction Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com

mercredi 27 octobre 2010

Haïti-Elections...Mirlande Manigat favorite, mais avec une avance marginale sur Jude Célestin, selon un nouveau sondage

Cette étude commanditée une fois de plus par le secteur privé semble annoncer un duel serré entre la dirigeante du RDNP et le candidat officiel, les deux devançant largement les autres compétiteurs avec respectivement 23 et 21% des intentions de vote ; l’échantillonnage concernait exclusivement les électeurs ayant l’intention de se rendre aux urnes mardi 26 octobre 2010, Radio Kiskeya
La candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Hyppolite Manigat, 69 ans, conserve la tête dans les intentions de vote, mais elle est désormais au coude à coude avec son rival immédiat Jude Célestin de la plateforme au pouvoir INITE, selon ce qui ressort d’un nouveau sondage d’opinion du BRIDES à un mois exactement des présidentielles du 28 novembre.
Créditée de 23,1% d’opinions favorables (1.230 votes potentiels), celle qui représente désormais l’alliance RDNP/COREH devance le représentant du parti officiel, en progression avec 21,3% (1.132 votes potentiels), indique le Bureau de recherche en informatique et en développement économique et social qui a publié mardi les résultats de cette nouvelle étude d’opinion commanditée par le secteur privé des affaires et menée auprès d’un échantillon de 6.000 électeurs potentiels déjà en possession de leur carte électorale.
Mme Manigat et M. Célestin semblent creuser l’écart sur les autres prétendants à la succession de René Préval dont l’ordre d’apparition réserve toutefois une surprise de taille. Le chanteur de Compas Direct Michel Martelly dit "Sweet Micky", candidat de Repons Peyizan, pointe à la troisième place avec 9,7% d’intentions de vote, damant le pion à l’industriel Charles Henri Baker du parti RESPE, 4e avec 8,7%.
Parmi les autres aspirants susceptibles de jouer les premiers rôles, figurent l’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, présent dans la course sous la bannière du MPH (8,1%) et le notaire Jean Henry Céant de Renmen Ayiti (7,3%).
En revanche, le pasteur Chavannes Jeune de ACCRHA et l’ancien ministre des affaires sociales, Yves Cristallin, de LAVNI, sont à la traîne avec respectivement 3,8% et 3,1% d’opinions favorables de l’électorat.
Quant aux onze autres concurrents, ils recueillent des scores nettement insignifiants et pour certains proches de 0%.
Lors du précédent sondage, début octobre, la secrétaire générale du RDNP était arrivée en tête avec 16% des intentions de vote contre 13% à l’héritier politique du Président René Préval, qui ne reste plus que trois mois à passer au pouvoir.
Réalisée avec l’appui des universités Notre Dame et Quisqueya, la nouvelle enquête, dont la marge d’erreur est d’un peu plus de 1%, a été conduite entre le 13 et le 20 octobre à travers le pays où moment où certaines alliances n’avaient pas encore été annoncées ou venaient à peine d’être scellées.
A l’échelle départementale, la bataille pourrait tourner à un bras de fer entre les deux candidats les mieux placés.
Si Mirlande Manigat est la favorite des sondés dans l’ouest (27%), un département qui à lui seul représente 40% de l’électorat national, le sud (30,9%), les Nippes (sa région natale, 33,9%), le nord-ouest (37,2%) et le nord-est (25,3%) ; a contrario, Jude Célestin s’impose dans les cinq autres départements, l’Artibonite (nord, 20,9%), le nord (30,1%), le sud-est (sa zone d’origine, 49,2%), la Grand’Anse (sud-ouest, 19,3%) et le Plateau Central (centre, 27,9%).
Concernant les sénatoriales, tous les candidats de INITE sont bien placés pour l’emporter. Sauf dans l’ouest, où l’ancien Député Steven Benoît, ex-beau-frère du chef de l’Etat passé à l’opposition, caracole en tête avec 49,4% des intentions de vote contre seulement 14,9% à Marie-Denise Claude, sa plus proche poursuivante qui n’est autre que la représentante du pouvoir.
Interrogé en marge de la présentation du sondage -le troisième réalisé en deux mois- et le deuxième pour le compte du Forum économique du secteur privé des affaires, le PDG de BRIDES, Frantz Fortuna, a dégagé la spécificité de l’étude au cours de laquelle seuls les électeurs ayant l’intention de voter le 28 novembre ont été pris en compte contrairement à la première qui portait sur la popularité des candidats engagés dans la course.
Visé par de nombreuses critiques, le sondeur s’est refusé à tout commentaire sur la progression irrésistible d’un seul des 19 prétendants, Jude Célestin, préférant confier aux médias la responsabilité d’interpréter des données disponibles.
Même attitude du président du Forum et de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Réginald Boulos, dont l’attention a été plutôt monopolisée par l’épidémide de choléra qui frappe le pays.
Le président du CEP, Gaillot Dorsinvil, a réaffirmé mardi, à l’occasion de l’arrivée de 8 mille kits électoraux en provenance du Mexique, la détermination de l’institution à réaliser le premier tour des présidentielles et législatives comme prévu le 28 novembre. L’épidémie de choléra, qui touche principalement deux régions du pays, ne retardera pas le processus électoral, a-t-il promis.
Deux derniers sondages doivent paraître les 16 et 25 novembre. spp/Radio Kiskeya

La Banque mondiale consacre 30 millions de dollars à la reconstruction des habitations détruites, le 12 janvier

Les bénéficiaires seront quelque 140.000 sans-abri qui, par la réparation ou la reconstruction de leurs maisons, accéderont à la réhablitation économique, affirme l’institution multilatérale Mardi 26 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a accordé mardi à Haïti une subvention de 30 millions de dollars destinés aux travaux de remise en état ou de reconstruction des logements endommagés ou détruits par le séisme de janvier, afin de permettre aux résidents de reprendre leurs activités économiques.
Selon un communiqué rendu public à Washington, ce programme de l’institution financière internationale viendra en aide à environ 140.000 habitants de la capitale vivant en situation précaire depuis la catastrophe qui avait détruit 115.000 habitations en plus des dommages sévères ou modérés qu’avaient subis respectivement 14.500 et 167.000 foyers.
"Sortir les personnes des camps et créer les conditions propices pour leur retour en toute sécurité dans leurs quartiers d’origine est l’un des besoins les plus pressants, tout en demeurant également un élément-clé pour garantir la stabilité sociale", a fait savoir Ronald Baudin, le ministre haïtien de l’économie et des finances qui paraphait l’accord de don.
La Banque mondialee, qui joue le rôle d’agent fiscal dans le cadre du processus de reconstruction post-séisme piloté par la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haiti (CIRH), indique que son implication dans la reconstruction du logement est étroitement liée au "Cadre pour la reconstruction et la mise à niveau du quartier". Un projet que le gouvernement Préval/Bellerive est en train d’examiner.
Le communiqué met en également en relief l’importance du Projet de développement communautaire participatif en milieu urbain (PRODEPUR) qui devrait contribuer, dans les communes de Port-au-Prince et de Delmas, à l’amélioration de "l’accès aux infrastructures et aux services de base, y compris le déblayage des débris résultant du tremblement de terre, la réparation et la reconstruction des maisons, ainsi que la réparation et l’amélioration des infrastructures de proximité".
Outre un tableau effroyable de de 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sinistrés, le tremblement de terre a aussi ruiné l’économie haïtienne à travers des destructions massives d’infrastructures, d’investissements et d’emplois. spp/Radio Kiskeya

La MINUSTAH nie toute responsabilité dans l’apparition du choléra

Accréditant la thèse d’une éventuelle contamination du fleuve Artibonite par des déjections de casques bleus népalais, le Sénateur Youri Latortue exige du gouvernement l’ouverture d’investigations scientifiques sur les causes de la maladie avec, potentiellement, des implications pénales Mardi 26 octobre 2010, Radio Kiskeya
La Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a rejeté mardi les "rumeurs" selon lesquelles des matières fécales déversées dans le fleuve Artibonite par les casques bleus népalais déployés à Mirebalais (centre) seraient responsables de la mortelle épidémie de choléra sévissant en Haïti, un dossier sur lequel un Sénateur a demandé l’ouverture d’une enquête scientifique.
"Sept fosses septiques, construites en circuit fermé, desservent la base militaire et répondent aux normes de construction de l’Agence de protection de l’environnement (EPA)", soutient la force onusienne dans un communiqué qui confirme la présence d’un contingent militaire népalais à Mirebalais, dans la localité de Meille, au bord de la rivière du même nom.
Quatre camions d’une compagnie privéee de la place s’occupent toutes les semaines de vider les fosses sur un site de décharge dont l’utilisation se fait avec "l’autorisation" de la mairie de Mirebalais.
La MINUSTAH précise que le site se trouve à 250 mètres de la rivière Meille, soit "plus de 20 fois" la distance exigée par les normes internationales.
En dépit de ce démenti, la mission onusienne s’engage à poursuivre ses investigations afin de vérifier le "respect scrupuleux de ses normes par toutes ses entités".
Le communiqué souligne enfin qu’une unité chargée de la "conformité environnementale" contrôle régulièrement la gestion de tous les déchets produits par la MINUSTAH à la lumière des normes internationale en vigueur.
Cette mise au point tranche avec les allégations du deuxième Sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, qui s’est fait l’écho de certains éléments de la population de Mirebalais soupçonnant les soldats népalais d’être à l’origine de la flambée de choléra constatée depuis une semaine.
Selon des témoignages d’habitants de Grand Boucan, des déjections des casques bleus dans cette localité auraient, en effet, contaminé le fleuve Artibonite qui traverse le Bas-Artibonite et le Bas-Plateau Central, les deux principales régions où la maladie s’est déclarée.
Intervenant lors d’une rencontre entre le ministre de la santé, Alex Larsen, le directeur général du MSPP, Gabriel Thimotée, et la commission santé du Sénat, le parlementaire a insisté sur la nécessité de fixer les responsabilités dans cette affaire qui, prévient-il, pourrait avoir des "conséquences pénales". Une éventuelle action criminelle ayant atteint une telle ampleur ne devrait pas rester impunie, a-t-il répété.
Youri Latortue en a profité pour rappeler que le Népal fait partie des pays asiatiques où le choléra est à l’état endémique.
Pour sa part, le ministre de la santé s’est montré prudent face à la stabilisation de la propagation de la bactérie tout en écartant pas un éventuel retour en force de l’épidémie.
Reconnaissant que les conditions sanitaires précaires de la population étaient depuis longtemps favorables à l’apparition de maladies infectieuses, le Dr Alex Larsen a mis en garde contre la pénétration d’autres régions du pays par le choléra en raison de la mobilité des personnes issues des zones affectées.
L’état d’urgence sanitaire décrété au lendemain de la vague de décès enregistrée est toujours maintenu.
Le dernier bilan officiel communiqué mardi s’établit à 284 morts et 3.612 cas d’hospitalisation recensés en une semaine, essentiellement dans le centre et le nord du pays.spp/Radio Kiskeya

30 000 agents de santé bientôt dépêchés dans les communautés

Les autorités sanitaires haïtiennes veulent intensifier la vigilance dans la région métropolitaine. Le ministre de la santé, Dr. Alex Larsen, annonce que des dispositions seront adoptées afin d'empêcher de nouveaux foyers de choléra notamment dans les centres d'hébergement. La promiscuité et l'absence de règles d'hygiène dans les camps d'hébergement qui accueillent 1.3 millions de sinistrés, peuvent faciliter la propagation de la maladie.
Au cours des prochaines semaines 30 000 agents de santé seront dépêchés dans les communautés de la région métropolitaine. Le ministre Larsen précise que les agents donneront des consignes de propreté et aideront à surveillance sanitaire. Dans les villes de province cette tache incombera aux agents sanitaires. Cette disposition permettra de réaliser une campagne de sensibilisation indispensable pour prévenir des épidémies de choléra.
Le directeur général du Ministère de la santé, Gabriel Timothée, avait mis l'accent sur l'importance d'une campagne d'information sur les principes d'hygiène dans les efforts pour endiguer l'épidémie de choléra. Dans le même temps les autorités sanitaires attirent l'attention sur la nécessité d'une meilleure gestion des détritus dans la région métropolitaine.
Dans le cadre de l'effort dans le domaine de la santé publique, le ministre de la santé annonce la réactivation du service d'hygiène. Deux écoles sanitaires à Pétion ville et aux cayes permettront de former des officiers et agents de santé polyvalents. Le centre de formation de Pétion ville est opérationnel à partir de ce mardi grâce au financement du Brésil et de Cuba.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18394

Réouverture de la frontière haitiano –dominicaine

Les points de passage, de Ouanaminthe, de Belladères, de Malpasse et d' Anse à Pitres qui avaient été fermés par les autorités dominicaines, en début de semaine, sont de nouveau ouvert. Les militaires dominicains demeurent, toutefois, déployés le long de la ligne frontalière.
Le gouvernement dominicain avait décidé de fermer la frontière, le 25 octobre dernier afin d'empêcher une propagation de l'épidémie de choléra sur son territoire.
Les forces armées dominicaines avaient, alors reçu l'ordre de contrôler toute personne voulant entrer en territoire dominicain.
Les marchés binationaux ont recommencé à fonctionner depuis ce mardi, cependant, les autorités dominicaines ont annoncé qu'elles vont sélectionner les marchands et les marchandes qui y auront accès.
Elles n'ont, jusqu' ici, pas fourni de précisions sur les critères de choix.
Des milliers d' haïtiens de la zone frontière se rendent plusieurs fois par semaine dans les marchés de République Dominicaine pour s'approvisionner ou écouler des marchandises.
Le blocage de la frontière avait occasionné un début d'incident entre ces marchands et des soldats dominicains à Malpasse, où la police avait du rétablir l'ordre.
Rappelons qu'avant l'épidémie de choléra les habitants de la commune frontalière d'Anse à Pitre éprouvaient déjà des difficultés à se rendre au marché Binational de Pedernales.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18396