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dimanche 26 décembre 2010

Haïti : Martelly veut un résultat '' normal et légal ''

26/12/2010 Les avocats du candidat à la présidence Michel Martelly, ont présenté, ce jeudi 23 décembre, les différentes irrégularités appuyant leur contestation et demandent la proclamation d’un résultat "normal et légal" en vue de connaitre leur vraie position dans la course électorale. "Je veux qu’on donne un résultat normal et légal", déclare Gregory Mayard Paul, un des avocats de Michel Martelly, au cours d’une conférence de presse. C’est, selon lui, la meilleure façon de connaitre la vraie position occupée par le candidat.

"Jusqu’à date il y a des gens qui ne savent pas où ils sont positionnés", ajoute-t-il. Les avocats de Michel Martelly soutiennent à nouveau que le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre était truffé d’irrégularités. Le nombre de bulletins valides ne correspond pas au nombre de votes dans plus de 38% des bureaux qui ont accueilli les électeurs, relèvent-ils.
Ils affirment que le Conseil électoral provisoire (Cep) a distribué 1000 bulletins dans des bureaux de plusieurs régions du pays, notamment, à Bainet et Cayes Jacmel (Sud-est), à Tabarre et Pétion-ville (Ouest) ou dans la Grande Rivière du Nord, au lieu de 480 qui est la quantité normale. Me Gregory Mayard Paul dénonce le fait que le Cep a compté des procès verbaux là ou il n’y avait pas délections.
D’après l’avocat, qui reprend un rapport d’observation de l’organisme américain Haiti Democracy Project, "il y a plus de 14 408 votes - acceptés comme valides par le cep - qui mériteraient d’être considérés comme frauduleux et mis à l’écart". Ces anomalies présentées par les avocats du candidat de Repons Peyizan (Réponse Paysanne), sont le fruit de "recherches et études" réalisées sur 312 procès verbaux mis en quarantaine par le Conseil électoral.

Les avocats proclament leur refus des résultats déjà publiés et exigent un "audit" des élections du 28 novembre par un organisme indépendant. La publication des résultats définitifs a été officiellement reportée sur demande du président de la république, René Préval, après un avis émis en ce sens par l’Organisation des États Américains (OEA).
http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_veut_un_resultat_normal_et_legal_,20294.html

L’an 2010, annus horribilis en Haïti

LIONEL MARTIN, MÉTRO
Publié: 25 décembre 2010 23:30
La Perle des Antilles a vécu une année 2010 calamiteuse. Le plus pauvre des pays des Amériques a subi un séisme qui a détruit sa capitale, une épidémie de choléra et une contestation violente des résultats de l’élection présidentielle.

Port-au-Prince, épicentre d’un violent séisme de magnitude 7,3
Un tremblement de terre d’une magnitude 7,3 est survenu le 12 janvier 2010 à 16 h 53. Son épicentre est situé à 25 km de Port-au-Prince, la capitale.
Ce séisme a fait 250 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. De très nombreux bâtiments ont été détruits dans la capitale, dont le palais national et la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince. Les dons ont afflué du monde entier et les Haïtiens vivent dans d’immenses camps de toile dressés par les ONG.
La reconstruction bute sur la désorganisation de l’État et un problème structurel antérieur lié à la propriété foncière.
2 500 décès attribués au choléra
Selon le ministère haïtien de la Santé, l’épidémie de choléra a entraîné la mort de 2 591 personnes et 121 518 personnes ont été traitées pour cette infection. Les premiers cas avaient été recensés en octobre dans la région de l’Artibonite, au nord d’Haïti, avant que la maladie ne se répande ailleurs au pays.
Un camp des Casques bleus népalais de la région a été pointé du doigt comme étant à l’origine de l’épidémie. La MINUSTAH, la force de maintien de la paix de l’ONU, avait fait savoir que tous les tests effectués dans le camp étaient négatifs. L’ONU a toutefois mis sur pied un comité scientifique international pour enquêter sur l’origine de l’épidémie.
Évincé, Sweet Mickey a la rue derrière lui
Le 28 novembre, les Haïtiens ont voté pour élire un nouveau président, malgré le chaos provoqué par le séisme et le choléra. Les résultats préliminaires, le 7 décembre, classent Michel Martelly troisième, 6 500 voix derrière le candidat du pouvoir, Jude Célestin. La rue prend parti pour le célèbre chanteur, qui évoque des fraudes massives, et c’est tout le processus électoral qui est remis en cause, 12 candidats sur 18 demandant l’annulation pure et simple du scrutin.
http://www.journalmetro.com/monde/article/727699--l-an-2010-annus-horribilis-en-haiti

Présidentielle en Haïti: l'impasse

26/12/2010 à 16h27 Alors que de nombreux enfants haïtiens sont arrivés en France à la veille de Noël, les Haïtiens vivent avec désespoir une nouvelle crise électorale et politique.

Le collège électoral a décidé de suspendre la publication du résultat des élections présidentielles du premier tour du 28 novembre dernier. Un report demandé par le président sortant René Préval (beau-père du candidat arrivé second... et qu'on soupçonne d'avoir bénéficié de fraudes) et l'Organisation des Etats Américains (OEA).
Le président René Préval a demandé à cette organisation une expertise pour le recomptage des procès verbaux.
Un communiqué de presse de l'instution électorale précise que la mission de l' OEA commencera ses travaux ce lundi à Port-au-Prince. Dans un climat de défiance, car les candidats à l'élection la critiquent avant qu'elle ait commencé son travail. La favorite des élections présidentielles haitiennes, Mme Mirlande Manigat (arrivée en tête au premier tour) ne souhaite pas que la solution à la crise haitienne de vienne pas de "l'étranger". "C’est une crise haïtienne, ce sont les Haïtiens qui devraient trouver la solution" déclare Mme Manigat à des journalistes.
Elle s'interroge sur les modalités de la mission de l'OEA dans le recomptage des procès-verbaux. Ces procès verbaux sont les bilans de bureaux de vote, pas les bulletins eux-même. Pour elle, on demande à l'OEA de recompter partiellement les résultats tronqués (certains procès verbaux émanent de bureaux de vote... qui n'existent pas, d'après un candidat battu) d'un scrutin suspect où le candidat soutenu par le président a devancé d'un cheveu un autre candidat bénéficiant d'un réel soutien populaire (22% contre 21%)...
Pour le président sortant, une annulation est impossible
Alors que l'opposition dans son ensemble réclame l'annulation de cette mascarade électorale et l'instauration d'un nouveau gouvernement provisoire le 7 février 2011 (date constitutionnelle) pour organiser des élections transparentes, René Préval est sorti de son silence pour affirmer jeudi dernier: " "il n'y a aucune solution possible en dehors de la loi et de la Constitution".
Pourtant, René Préval devrait savoir que c'est possible d'être élu sans avoir eu 50% des voix au second tour, puisqu'en 2006, il avait prêté serment entre le premier et le second tour, pour éviter d'avoir à affronter un second tour. L'ONU avait mystérieusement réparti les bulletins blancs entre les candidats, et Préval avait été "élu" pour un second mandat...
Le recomptage doit (théoriquement) s'achever le 30 décembre et le second tour avoir lieu le 16 janvier. Rien n'est moins sûr...
Mon avis:
Nous sommes entré dans une phase d'interminables discussions.
Par cynisme politique, M Préval, préfère que l'OEA apporte la solution.
Mais, il n'est écrit nulle part dans la constitution haitienne et la loi électorale qu'une mission de l'OEA doit s'occuper du recomptage des procès verbaux.
Quelle sera la réaction des partisans de Jude Célestin (le futur gendre Préval), si ce dernier est exclu du deuxième tour?
Encore une fois, on préfère faire traîner les choses et chercher à faire valider un vote en qui plus personne n'a confiance...
http://www.lepost.fr/article/2010/12/26/2351959_presidentielle-en-haiti-ou-en-sommes-nous.html