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lundi 3 mars 2014

Marc Collat. À Haïti, la vie d'après

Il y a un peu moins de 15 ans, il entraînait le Stade Briochin en D2, jusqu'à la liquidation brutale du club, le 17 mars 1997. Depuis le mois de janvier, Marc Collat a changé d'univers : il est le sélectionneur national de l'équipe d'Haïti, qui livrera mercredi un match historique au Kosovo. Le premier que cette république d'ex-Yougoslavie livrera sous l'égide de la FIFA.
Quand le deuil l'a frappé, l'été dernier, Marc Collat s'est raccroché à ce qui lui restait : un ballon, le même que celui qu'il chérissait dans les ruelles de Fort-de-France. « Pour essayer de panser un peu les plaies », dit-il. Après trois années passées au chevet de sa femme, épousée en seconde noce, « j'ai eu la volonté de retravailler », raconte l'ancien joueur du Racing Paris, de Malakoff et du Stade Français. Plus qu'une volonté d'ailleurs, « un besoin », devine Julie, sa fille. Comme sa mère, elle est restée vivre à Plérin après la liquidation du Stade Briochin. En habitué de la Bretagne, son père est passé la voir, ce week-end, avant de s'envoler pour le Kosovo.
« C'est tout ce qu'il me fallait »
Marc Collat entraîne depuis 30 ans. « Ma première expérience, c'était en tant qu'entraîneur-joueur, à la fin de ma carrière, avec la Celle-Saint-Cloud. On était monté de PH en DH. » Trois décennies plus tard, le voici à Haïti. Au plus près de ses racines antillaises. Face à sa nouvelle vie. « Quand ils ont su que j'étais disponible, ils m'ont tout de suite appelé. Ils pensaient que j'avais arrêté. » Au bout du fil, Yves Jean-Bart, le président de la fédération l'a vite convaincu. « Le courant est bien passé. Il m'a invité, je suis resté là-bas une semaine. » Le court séjour a suffi à l'emballer. « Je voulais voir notamment dans quelles conditions on allait s'entraîner. Elles sont assez bonnes, avec un terrain synthétique dernière génération. » Contacté en décembre, Marc Collat a officiellement été présenté à la presse locale le 15 janvier. Il s'est engagé pour deux ans. « Je n'avais jamais été responsable d'une sélection, sauf celle des moins de 20 ans du Qatar. Ce challenge, c'est tout à fait ce qu'il me fallait. »
« Offrir à ce pays un peu de bonheur »
Depuis sa nomination, l'homme se partage entre l'État insulaire des Grandes Antilles et dans l'Hexagone. Vendredi soir, il était encore à Caen où évolue Jean-Jacques Pierre, le joueur en activité le plus capé. « Sur place, avec mes deux adjoints, Jérôme Velfert et Marc Cheze, nous avons commencé à travailler avec les joueurs de première division haïtienne pour situer leur potentiel. Certains sont intéressants.
Nous avons également ciblé plusieurs jeunes, de 17 à 21 ans, qui devraient faire des essais en avril dans des clubs français. J'ai déjà pris des contacts avec les centres de formation de Nice et Montpellier. » Touché par un séisme dévastateur en janvier 2010, d'une magnitude de plus de 7,1 sur l'échelle de Richter, Haïti est toujours engagé dans une lente reconstruction et redevient tout juste une destination touristique. « Mon ambition, c'est aussi d'offrir à ce pays un peu de bonheur grâce au football », avoue le Martiniquais de naissance.
Dans les rues de Port-au-Prince, la capitale, qui regroupe deux millions d'habitants, « on voit encore les stigmates de la catastrophe. Le pays est l'un des plus pauvres au monde, plus de 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. » À Haïti, l'espérance de vie moyenne est de 61 ans, 500.000 enfants en âge de l'être ne sont pas scolarisés...
« La population a énormément souffert. » Mais, depuis peu, Haïti revit. Et, avant comme maintenant, sur ce morceau d'île des Caraïbes, « ils sont dingues de foot. Par exemple, les gens sont persuadés que si leur sélection joue un jour contre le Brésil, elle va l'emporter. »
« Entraîner, c'est comme le vélo »
Successeur du Cubain Blake Cantero, limogé après l'élimination prématurée lors de la Gold Cup 2013 aux États-Unis, Marc Collat est le quatrième technicien engagé en six ans par la fédération haïtienne.
« J'aurais pu partir comme adjoint en Afrique mais ma motivation n'était pas financière. Cela fait trois ans et demi que je n'avais plus entraîné. Finalement, c'est comme le vélo, ça revient vite ! » Sa dernière étape l'avait mené au Stade de Reims. Une deuxième fois, il avait extirpé le club champenois du National. Avant de partir, Marc Collat avait oeuvré pour qu'Hubert Fournier, son adjoint, lui succède.
Avec le succès que l'on sait. « Dans ma carrière, il y a eu plus de joies que de peines. Je pense aux deux montées en Ligue 2 avec Reims, à toute la période passée au Paris Saint-Germain. Et, bien sûr, à la montée du Stade Briochin en D2. »
Forcément, la liquidation du club costarmoricain, en mars 1997, est aussi son pire souvenir. « Il s'agit de ma plus grosse déception d'entraîneur.
Il y avait tout à faire dans ce club, des jeunes d'un excellent niveau, un vrai potentiel pour réussir. » La vie l'a dévié de ce destin tout tracé. La nouvelle qui commence sera un beau chemin. 63 ans. Né le 24 mai 1950 à Fort-de-France (Martinique)
Carrière de joueur :
RC Paris (1969-1972), USM Malakoff (1972-1980), Stade Français (1980-1982), Versailles FC (1982-1983).
Carrière d'entraîneur :
La Celle Saint-Cloud (1983-1986, entraîneur-joueur, de la PH à la DH), Paris SG (1986-1993, centre de formation), Créteil (1993-décembre 1994, D3), Le Tampon (La Réunion, janvier-juin 1995), STADE BRIOCHIN (1995-mars 1997, National et D2), Amiens (janvier-juin 1998, directeur sportif), Paris SG (1998-2000, centre de formation), Reims (novembre 2000-décembre 2002, National et D2), Qatar (2003-octobre 2004, sélection nationale U19), Clermont (2005 - mai 2006, Ligue 2), Île Maurice (2009, DTN), Reims (2009-2010, National), Haïti (depuis janvier 2014, sélection nationale).
Haïti : un groupe de 19
Rassemblés hier soir à Paris, les Haïtiens s'envolent aujourd'hui pour le Kosovo. Marc Collat a convoqué 19 joueurs mais pourrait en exempter certains, dont Jeff Louis (Nancy) et Jean-Jacques Pierre (Caen) concernés par la prochaine journée de Ligue 2, vendredi.
LA SÉLECTION HAÏTIENNE. Gardiens : Placide (Reims, L1), Jean-Zéphirin (Fréjus, Nat.). Défenseurs : Alcénat (Petrolul, Roumanie), Lambèse (Paris SG), Lafrance (Widzew Lodz, Pologne), Bertin (Apollon Kalamarias, Grèce), Meschalk (Kansas City, USA), Jaggy (FC Aaarau, Suisse), Pierre (Caen, L2) ?. Milieux : Mustivar (Petrolul, Roumanie), Metellus (Ivry, CFA), Guerrier (Wisla Cracovie, Pologne). Vorbe (FC Edmonton, Canada), Ambroise (AFC Tubize, Belgique), Louis (Nancy, L2) ?. Attaquants : Belfort (FC Sion, Belgique ; prêté jusqu'au 30 juin à Grenoble, CFA), Nazon (Roye, CFA), Maurice (Paris), James (Sablé-sur-Sarthe, CFA 2). http://www.letelegramme.fr/football/marc-collat-a-haiti-la-vie-d-apres-03-03-2014-10061355.php

Cine haitiano en la Cinemateca de Ecuador

La Cinemateca Nacional de la Casa de la Cultura Ecuatoriana (CCE) y la Embajada de la República de Haití presentan la muestra fílmica ‘El arte haitiano, la otra cara’, que se desarrolla en la Sala Alfredo Pareja hasta mañana, con entrada libre.
Hoy, a las 17:00, se proyectará ‘Cédor, la estética de la modestia’, que narra la historia de Dieudonne Cédor quien, inspirado por la llama de la poesía y la fantasía, se convirtió en uno de los más recientes representantes de la época dorada del arte haitiano.
A la misma hora se ofrecerá el cortometraje de 28 minutos ‘Tiga, Rêve, Possession, Création, Folie’ (2001), dirigido por Arnold Antonin, que repasa la vida de uno de los artistas más importantes de la historia haitiana, considerado un renovador del arte cerámico, músico y poeta.
A las 19:30, se proyectará ‘Préfete Duffaut, pietat y la fantasía urbana’, un documental sobre un destacado pintor del arte naif, cuyas obras se exhiben en museos de Europa y Estados Unidos de América.
A partir de la misma hora se apreciará otro cortometraje, ‘André Pierre, el que pinta lo que es bueno’, de 27 minutos, dirigido por Arnold Antonin.
Programa del sábado
Para mañana, a las 17:00, se podrá ver ‘Boss-Metal’, un documental que rinde homenaje a los herreros que en la ciudad burguesa llamada Noailles mantuvieron vivo su arte y hoy en día 200 artistas siguen allí la tradición del genio herrero Georges Liautaud.
También se proyectará el largometraje ‘Herby, el jazz y la música haitiana’, de 100 minutos, con la historia del destacado músico Herby Widmaier, quien grabó a músicos y orquestas durante casi 40 años en Haití, y tocó y cantó junto a varios grupos nacionales e internacionales..
A las 19:30, se apreciará el corto de 7 minutos ‘Había una vez Péricles’, de 2010, del director Arnold Antonin, que muestra la vida de un personaje que, luego de estudiar un tiempo en el seminario, descubrió temprano su vocación de mago. En 2004, su galería fue saqueada y ocupada por invasores, por lo que Haití y la humanidad perdieron un tesoro que se aspira a encontrar de nuevo.
El Dato
El ingreso a las funciones es libre, hasta agotar aforo.
http://www.lahora.com.ec/index.php/noticias/show/1101640287/-1/Cine_haitiano_en_la_Cinemateca.html#.UxRiEON5NGY

Dominicanos en EU rechazan desnaturalización de haitianos

Por: Prensa Latina | 10:04 PM
WASHINGTON, 28 febrero, 2014 (PL).- La comunidad dominicana de la ciudad de Nueva York, en el noreste de Estados Unidos, se movilizó contra la decisión de su país de quitarle la ciudadanía a miles de coterráneos que tienen ascendencia haitiana, informaron hoy medios de prensa.
Cientos de personas aprovecharon el 170 aniversario de independencia del país caribeño y realizaron anoche una vigilia en la plaza Duarte Square de la llamada Gran Manzana, en rechazo al fallo judicial del 23 de septiembre último.
El Tribunal Constitucional de República Dominicana acordó negar la nacionalidad a los hijos de extranjeros indocumentados y en tránsito, una sentencia con carácter retroactivo hasta 1929 y que, en consecuencia, dejaría a unas 200 mil personas sin ciudadanía.
Los participantes en la manifestación calificaron la medida de arbitraria, racista y xenófoba, y exigieron su revocación inmediata.
Denunciaron, además, que pese al rechazo mundial los afectados ahora deben presentar una solicitud de residencia para permanecer en el país donde nacieron.
Agrupaciones internacionales como la agencia de refugiados de Naciones Unidas y la Organización de Estados Americanos, entre otros, condenaron el dictamen del Tribunal y consideraron que ese proceso conllevaría a que tres generaciones de dominicanos de ascendencia haitiana se conviertan en apátridas.
http://www.barrigaverde.net/?q=node/36897