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mardi 13 novembre 2007

Franck ou le goût des mots

Frankétienne vient de publier aux Editions Presses Nationales d'Haïti « Mots d'ailes en infini d'abîme ». C'est sa plus récente spirale qu'il signe cette semaine dans le cadre de la Rentrée littéraire.
« Mots d'ailes en infini d'abîme », 43e titre de Frankétienne, fait appel à la poésie, au dialogue et au récit étoilé, non linéaire. Dans ce corps à corps avec les mots, l'auteur parle de son rapport à l'écriture, du sens de l'acte d'écrire, de la révolte, de la ville, de notre mémoire collective entrebâillée, de la politique.L'oeuvre fuit une certaine linéarité pour embrasser à la fois la poésie, le dialogue et le récit. Il est évident que la « signification transparente ou rationnelle n'est pas dans l'immédiateté » du texte. L'essentiel, c'est de sentir cette spirale de Frankétienne plutôt que de chercher à la comprendre. L'émotion d'abord. Le sens explicatif en second lieu. D'entrée de jeu, Franck pose le problème de l'acte de création. Il rejette les clichés, les stéréotypes littéraires, les modèles figés, les fadaises, les répétitions plates et serviles. Une démarche qui, à son avis, permettra « d'apporter du neuf à l'espace littéraire sans évacuer la dimension idéologique, politique, sociale et proprement humaine ». Il veut, en clair, aboutir à ce que Edouard Glissant appelle une poétique de l'écriture (Ecrire la parole de la nuit, 1994).
Au fil des pages, le créateur voyage avec le lecteur dans l'existence tumultueuse du peuple haïtien. Il parle de nos erreurs, de nos rêves avortés et de nos deux siècles d'irresponsabilité : « Deux siècles d'irrésolution et d'irresponsabilité que la parole et les gestuelles ne tiennent qu'à des effilochures théâtrales, cabotines, démagogiques et burlesques sur une scène délabrée où l'espace et le temps se désagrègent dans une fuite en trompe-l'oeil » (p.261).
Franck, comme Baudelaire, dit que le « temps nous mange » (p.314). Ce « colosse de la littérature haïtienne » souhaite une autre vie : « J'ai rêvé d'un autre ailleurs » (p.295).
Il faut dire que la récente oeuvre de Frankétienne a deux dimensions, l'une littéraire (axée sur l'acte de création) et l'autre politique. D'une page à l'autre, l'auteur de Dezafi les présente avec un luxe de détails. Il se sert du dialogue pour attirer le regard du lecteur. Il y a lieu de découvrir à travers ces 318 pages une conversation entre un locuteur et un adjuvant.
Dans cette spirale, il utilise des fragments de phrases qu'il reprend plusieurs fois dans l'oeuvre :Chemin de croix/Chemin de proieChemin de fer/Chemin de fiel« Gen lontan nou kase tèt tounen san nou pa konnen kibò nou prale ». (p.298)« Mots d'ailes en infini d'abîme » est une réflexion sur la manière d'écrire, le social, la politique. Il faut le lire aussi comme une révolte. C'est une oeuvre subversive et succulente. A lire!

(1) ETIENNE (Franck), Mots d'ailes en infini d'abîme, Editions Presses Nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2007, 318 p.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50461&PubDate=2007-11-13

HAÏTI/TRANSPORT / Les taximotos : la nouvelle vogue dans les campagnes

par Phoenix Delacroix
phedelacroix@yahoo.fr

On les rencontre sur toutes nos routes, ces motos, exploitées à fond.
« Se lajanw ki pou rete’w. Mwen pare pou mwen menen’w kotew vle ale». Jean, taximotoman, lance à brûle-pourpoint ces propos à son interlocuteur d’un air de défi. Chevauchant sa mécanique, il esquisse quelques manœuvres hardies pour impressionner le voyageur qui vient marchander ses services. Notre bonhomme, visiblement heureux, sourit derrière son casque. Tout joue en sa faveur : sa moto neuve, l’absence de ses concurrents partis faire le décompte de la jour née, l’impatience du passager, l’heure assez avancée. « Toutes les conditions sont réunies pour une bonne affaire », se dit Jean qui se rappelle les consignes à appliquer dans ces genres de situation. Alliant expérience, intuition et psychologie, il applique toujours à la lettre les conseils que lui avait prodigués son instructeur avant de se lancer dans cette profession toute nouvelle en Haïti. Il est cinq heures de l’après-midi, heure indue pour quelqu’un désirant se rendre à Grigri (Côtes de Fer). La scène se passe à Carre four Fond des Blancs (SaintMichel du Sud). « Cinq cents gourdes », se décide enfin Roger, prêt à payer le prix pour ne pas rater son rendez vous. « Cents gourdes de plus et partons », lui réplique aussitôt le gaillard qui rabaisse d’un geste brusque sa visière avant de déclarer avec conviction : « Dans une heure environ, tu seras à destination ». Il n’en fallut pas plus pour con vaincre Roger de partir à l’aventure. Dans un passé encore récent, il n’aurait eu d’autre choix que de passer la nuit chez un ami avant de prendre la route à pied le lendemain. Il tressaille encore d’effroi en pensant à ces longues et harassantes marches de toute une journée presque. Pour remonter son moral, il se remémore les récits de ses amis vantant les exploits des « bèt seren », (surnom donné aux conducteurs de taximotos qui n’ont pas d’heure pour prendre la route) et pense déjà au lit douillet qui l’attend.
Révolution dans les campagnes
Penser la vie sans penser taximoto est désormais impossible dans nos campagnes. Fini le temps des longues marches. Personne, les écoliers aussi bien les marchands, ne prend plus la route à pied. Partout, on recourt aux services des taximotos. Le phénomène est, rappelons le, récent. Il est apparu au milieu des années 90 au niveau de quelques grandes et moyennes villes du pays en dedans, avant de se généraliser dans presque toutes les communes éloignées et difficiles d’accès. Toutefois, les observateurs ne s’accordent pas sur son origine. Ouanaminthe en aurait la paternité pour ceux qui soutiennent que nos compatriotes du Nord’Est on dupliqué les fameux motors (motòl) dominicains. Pour d’autres, la pratique a vu le jour à Jacmel, classée incontestablement, aujourd’hui, ville des taximotos. Quoi qu’il en soit, la motocyclette quelle que soit sa marque, a conquis nos campagnes. On les retrouve désormais partout ces engins à deux roues, de La Vallée à Ouanaminthe en passant par Bainet, Côtes de Fer, Aquin, L’Asile, PetitGoâve, SaintMarc, Plaisance, pour l'usage privé ou public, sur nos routes et nos sentiers. Dans le nord, les marques japonaises dominent, tandis que dans le sud les chinoises font la loi. Rouler plus viteLes taximen ne s’imposent pas de limites. On les retrouve sur toutes nos routes et mêmes nos sentiers les plus inaccessibles. Ils exploitent à merveille les raccourcis pour économiser du carburant. Pourvu que le client accepte d’en payer le prix, ils sont prêts à se rendre jusqu’au bout du monde. Ils simplifient la vie à plus d’un. « Se lajan’w ki pou rete’w », entendons souvent dire au niveau des circuits. Le culte de la vitesse est encouragé par le changement des mœurs de nos campagnards. Les écoliers et les marchands sont incontestablement les grands bénéficiaires de cette pratique qui fait gagner du temps, mais comporte de grands risques. Les accidents sont en effet courants et parfois graves. Chaque taximan a ses clients fidèles. Aux heures de pointe, avant l’entrée des classes, on peut croiser facilement dans les rues un transporteur avec quatre passagers et bagages. Les prix varient d’un circuit à l’autre, selon les distances et l’état des routes. Ils peuvent atteindre jusqu’à mille gourdes au niveau d’Aquin, de Côtes de fer et de Bainet. Ils ne dépassent pas généralement cinquante gourdes dans le nord, sauf pour les trajets intercommunaux ou les «frets » de nuit.
Mardi 13 novembre 2007

« Nou tout Konte » - Chronique sur Population et DéveloppementHaïti / Environnement : Arrêter la saignée

lundi 12 novembre 2007
P-au-P., 12 nov. 07 [AlterPresse] --- « Les rues se transforment en rivières. Nous avons tout perdu. Trois enfants se débattaient dans l’eau. Un particulier a sauvé l’un d’eux. Ce sauveteur improvisé (ce bon samaritain) a failli se noyer avec les deux autres enfants. Seules des équipes héliportées peuvent évacuer ces gens. Il était 0 heure (minuit) quand les inondations ont commencé. Ceux qui étaient dehors y sont restés. Ceux qui étaient à l’intérieur y sont bloqués ».
Scènes de désolation décrites par des familles sinistrées de Duvivier, une localité de Cité Soleil, après le passage de la tempête tropicale Noël, dans la nuit du 28 au 20 octobre (2007).
Les habitants de Duvivier ainsi que ceux de plusieurs autres zones du plus grand bidonville d’Haïti ont subi les rigueurs (les débordements) de la rivière grise. Celle-ci prend sa source dans l’une des plus hautes chaînes de montagne d’Haïti (le massif de la Selle) et traverse toute la partie Est et Nord de la capitale.
Dans ces localités, des familles entières ont dû se percher sur le toit de leurs maisons pour échapper à la furie des eaux.
À Ganthier, toujours dans le département de l’Ouest, les mêmes images apocalyptiques. Cette fois-ci, ce n’est pas la rivière grise. Mais l’explication (du drame) n’est pas trop différente.
Le maire de Ganthier, Ralph Lapointe, met en cause le déboisement et le non curage de la rivière blanche.
« C’est un phénomène national, le déboisement. Mais à Capois Léger où nous nous trouvons, c’est le curage de la rivière blanche. A bien regarder, vous verrez que la rivière se situe au même niveau que les maisons des gens. Donc, pour que les gens puissent trouver un soulagement, on doit curer la rivière blanche. Sinon, un beau matin, la population et toute cette zone que vous regardez disparaîtront », explique le premier citoyen de la ville.
Le même tableau se donnait à voir à Bréman, une localité du Sud-Est du pays située à deux heures de Port-au-Prince. De nombreux sinistrés ont pu quitter les lieux à bord de canots pilotés par des particuliers.
La rivière « Zoranje » (en français Oranger) – qui traverse le bas de la ville de Jacmel – n’a pas non plus fait de détail. De nombreux petits commerçants ont vu leurs avoirs (et marchandises) partir en fumée.
« Quand je suis arrivé. J’ai vu que mes affaires (mes marchandises) ont été inondées. Alors, je demande aux autorités de dire un mot. Car je paie annuellement la Direction générale des impôts (DGI) », déclare le propriétaire d’un entrepôt.
Un autre commerçant, l’air désabusé, raconte : « Toutes nos marchandises sont perdues. Car, elles ne peuvent pas être réparées. Nous laissons à la population le soin d’en disposer. Nous ne pourrons pas les revendre. Car elles ne sont pas en état ».
Nous pourrions multiplier les exemples vu que (la tempête Noël) a fait plus de dix mille familles sinistrées à l’échelle d’Haïti.
Ces nouvelles inondations surviennent alors que le pays ne s’est pas encore remis des intempéries du début du mois (d’octobre 2007) qui avaient fait une trentaine de morts et des dégâts considérables.
Ce n’est pas un « sort » qu’on a jeté à Haïti. Si nous ne pouvons pas empêcher les ouragans et tempêtes, nous pouvons toutefois faire de la prévention, prendre des dispositions pour en limiter les effets (les dégâts).
Pour l’agronome Jean André Victor, membre de la Fédération des amis de la nature (FAN), l’explication est simple : « Toutes les villes côtières s’adossent à une montagne. Donc, si la montagne se dégrade, il en résulte des problèmes d’écoulement des eaux pluviales, de drainage. Si vous ajoutez à cela la prolifération des bidonvilles dans les mornes et sur les côtes, la situation devient alors plus grave. C’est tout cela que nous avons. Et nous ne réagissons pas ».
Le processus de détérioration de l’environnement d’Haïti (à l’époque Saint Domingue) remonte à la période coloniale. Déjà en 1792, soit trois siècles après la « découverte » de Christophe Colomb, il ne restait plus grand-chose de ces forêts chantées au moment de l’arrivée des européens à Hispaniola.
Cette surexploitation de la terre s’est poursuivie pendant la colonisation française. En outre, l’abattage systématique des arbres achevait cette entreprise de destruction qu’accomplissait la racine de canne dans le sol de Saint-Domingue. Le bois ayant été la seule source d’énergie utilisée à Saint-Domingue pour les multiples cuissons de la canne, les esclaves coupaient les arbres sur ordre de leurs maîtres.
Il faudra aussi mentionner la destruction des multiples forêts, champs de maïs, plantations de canne, de cacao et de café dans le cadre de la lutte contre le système esclavagiste.
Pendant toute notre histoire de « nation libre et indépendante », ce processus de dégradation ne s’est pas arrêté. Et pour cause, le pays compte moins de 2% de couverture végétale, consécutivement à l’abattage systématique des arbres, plus particulièrement dans les mornes (érosion verticale) et les flancs des montagnes (érosion latérale).
Cette situation désastreuse se caractérise par une baisse de la production agricole, la pollution des sources, des inondations, sécheresses, épidémies, pertes des infrastructures et habitats, et même des pertes de vies humaines comme ce fut le cas (ces dernières années) pendant les tempêtes Gordon, Georges, Jeanne, Alpha, Dennis et (ces deniers jours) lors du passage de (la tempête) Noël.
Selon l’agronome Jean André Victor, nous sommes arrivés à un point où c’est seulement une solution globale qui peut freiner la dégradation. Cette solution globale requiert, à son avis, une action sur plusieurs fronts à la fois « et de façon significative sur chaque front ». Jean André Victor rappelle que beaucoup de documents ont déjà été produits sur les problématiques environnementales. « Il suffit de suivre les recommandations », martèle-t-il.
La résolution des problèmes environnementaux en Haïti passe nécessairement par l’éradication de la pauvreté, une maîtrise de la dynamique démographique et la réduction des inégalités.
La matérialisation de tels objectifs exige la mise en œuvre d’une politique de développement qui tient compte de l’intersectorialité des problèmes. La question de population, en tant que problématique transversale par excellence, doit être au centre des politiques nationales. Cela implique la constitution d’un organe stratégique, une sorte de point focal pour la question de population. [vs gp apr 12/11/07 23 :00]
……………
Cet article fait partie d’une série intitulée « Nou tout konte » et réalisée avec le concours du
Fond des Nations-Unies pour la Population (UNFPA). Dans ce cadre, des chroniques radios hebdomadaires sont également diffuées sur Radio Kiskeya suivant l’horaire ci-dessous :
- Mardi, au journal de 6 :00 AM
- Mercredi au journal de 7 :00 AM
- Jeudi au journal de 4 :00 PM
- Vendredi, peu avant le journal des sports (12 :55 PM)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6611

Haïti-Littérature : Il faut travailler le fond et cultiver une forme esthétique, selon l’écrivain Lyonel Trouillot

Lundi 12 novembre 2007
P-au-P, 12 nov. 07 [AlterPresse]--- Les auteures et auteurs, écrivaines et écrivains, doivent tendre à œuvrer en faveur d’un fond « travaillé » et d’une forme esthétique, indique l’écrivain haïtien Lyonel Trouillot au cours d’une rencontre avec un groupe d’étudiantes et d’étudiants le vendredi 9 novembre 2007, à la Faculté des Sciences Humaines (Fasch) autour de la littérature.
« L’écriture littéraire doit être la résultante d’un fond travaillé et d’une forme esthétique recherchée », suggère Trouillot à cette rencontre programmée par les Presses Nationales d’Haiti (Pnd’h) dans le cadre des causeries d’auteurs avec le lectorat haïtien et de la 2e édition de la rentrée littéraire.
La causerie du 9 novembre 2007 s’est déroulée dans une atmosphère de débats animés, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
L’écrivain Trouillot distingue deux catégories d’auteurs.
D’une part, il y a des auteurs qui pourraient être subdivisés à leur tour entre ceux qui sont trop révolutionnaires - qui privilégient l’aspect réel en oubliant le jeu formel -, et ceux-là trop formalistes qui peuvent être considérés comme niais.
D’autre part, il existe ceux qui lient l’engagement et l’esthétisme et dont leurs oeuvres demeurent à travers le temps.
’’La littérature moderne est fondée sur cette relation toujours difficile entre la dimension formelle et la dimension sociale’’.
’’Il n’y a pas d’écriture littéraire sans oeuvre de création’’. Et ’’ Chacun fait son jeu formel avec ce qu’il a à l’intérieur’’, précise Lyonel Trouillot.
Ce parallèle a semblé ne pas être trop bien compris par certains étudiants qui n’ont pas hésité à faire passer leurs préoccupations, tantôt sur des questions se rapportant à l’essence même de la littérature, tantôt sur la différence existante entre la forme et le genre.
A propos du genre, Lyonel Trouillot considère le roman comme une oeuvre beaucoup plus vulgaire que la poésie, qu’il aime particulièrement écrire en français.
Intervenant sur le sujet qu’il a choisi lui-même, au lieu de s’entretenir sur son dernier ouvrage ’’ Amour avant que j’oublie’’, Lyonel Trouillot a fait l’éloge de cette discipline axée sur l’esthétique.
Selon lui, la littérature est un jeu formel où les formes, représentées par l’esthétique, jouent un rôle important.
’’Je suis persuadé qu’il n’y a pas de littérature sans formes.’’
’’ La littérature est la forme’’ ajoute-t-il.
Si l’écriture n’est pas forcément liée avec le vécu, ce dernier doit être présent. La forme n’est donc pas vide, elle est remplie d’expériences humaines.
’’La forme, c’est le travail de l’auteur, sa manière d’accoucher ses idées, ses thémathiques’’. Car, la littérature ne saurait écrire sur rien.
Publié par les Editions des Presses Nationales d’Haiti (Pnd’h), le dernier roman de Lyonel Trouillot, « l’Amour avant que j’oublie’’ a été parmi les 40 titres rendus disponibles à l’occasion de la 2e édition de la rentrée littéraire, réalisée du 5 au 10 novembre 2007, dans le département de l’Ouest d’Haïti.
Né à Port-au-Prince (Haïti), Lyonel Trouillot, l’auteur de ’’Rue des Pas-Perdus », ’’ Thérèse en mille morceaux », ’’ Les enfants des héros’’, a publié de nombreux poèmes et textes critiques. Professeur de littérature, journaliste, il a co-fondé les Revues Lakansyel, Tèm et langaj, et est toujours membre du Collectif de la revue Cahiers du vendredi et codirecteur de la collection. [kj rc apr 12/11/2007 10 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6609

Littérature/Haïti : Mémoire d’Encrier à l’édition 2007 du Salon du livre de Montréal

Lundi 12 novembre 2007
P-au-P, 12 nov. 07 [AlterPresse] --- La trentième édition du salon du livre de Montréal se tiendra du 14 au 18 novembre 2007 avec la participation de la maison d’édition Mémoire d’Encrier, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
L’écrivain haïtien Gary Victor et l’américain Thomas C. Spear sont les deux auteurs invités à cet événement sous le label de Mémoire d’Encrier.
Jeune maître du fantastique, Gary Victor est romancier et nouvelliste. Il réside à Port-au-Prince et signe son dernier titre « Treize nouvelles vaudou », considéré comme un véritable régal.
Thomas Spear vit, quant à lui, à New York et enseigne à City university of New York (Cuny). Il dirige le collectif « Une journée haïtienne », qui rassemble les textes de quarante auteurs haïtiens. Selon l’écrivain mauricien Édouard J. Maunick, cet ouvrage est « désormais une référence ».
Le militant et enseignant Normand Baillargeon sera, lui aussi, en signature avec le collectif « Sève et sang, chants et poèmes de révolte et d’espoir ».
« DUVALIER La face cachée de Papa Doc » de Jean Florival sera aussi de la partie. « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Gary Klang ; « Cartes postales d’Asie » de Marie-Julie Gagnon et « Mon pays que voici » de Anthony Phelps seront également disponibles durant cette 30e édition du salon du livre de Montréal qui se déroule à la Place Bonaventure. [do rc apr 12/11/2007 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6610

Conflit armé entre deux dirigeants de la FUSION : Un blessé par balle à Hinche

Atteint de deux projectiles à la jambe, le délégué du parti dans le Plateau Central, Hébert Sériphin, accuse la vice-présidente du Sénat, Edmonde Supplice Beauzile
lundi 12 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Le délégué de la Fusion des sociaux-démocrates dans le département du Centre, Hébert Sériphin, a accusé lundi la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, membre des instances dirigeantes du même parti et vice-présidente du Sénat, d’avoir été à l’origine d’un grave incident au cours duquel il a reçu dimanche après-midi deux balles dans la cour de l’hôpital Sainte-Thérèse de Hinche.
Touchée à la jambe droite, la victime était soignée dans l’établissement hospitalier dont elle est responsable de la sécurité tandis que ses partisans avaient du mal à contenir leur colère.
A couteaux tirés depuis un certain temps avec la Sénatrice, M. Séraphin soutient avoir été la cible des gardes du corps de Mme Beauzile en raison de son refus de rendre une motocyclette en sa possession. Il venait de mettre fin unilatéralement à une rencontre à laquelle l’avait invité la parlementaire de la FUSION. L’incident aurait provoqué le départ précipité de celle-ci pour Port-au-Prince.
Hébert Sériphin souligne que loin de se laisser décourager, il est plus que jamais déterminé à poursuivre sa carrière politique à l’échelle régionale.
Cependant, l’incident, qui risque d’éclabousser les sociaux-démocrates, était lundi loin d’être clos. Des partisans du blessé ne cachaient pas leur intention de se venger en pointant du doigt la Sénatrice comme le cerveau de l’agression armée.
Jusqu’à la mi-journée, Edmonde Supplice Beauzile n’avait pas encore réagi. On ignorait également la position officielle du parti.
Depuis quelques années, le Plateau Central est coutumier de violents conflits entre acteurs politiques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4408