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lundi 17 décembre 2007

Le chef de la police refuse de répondre à une invitation d’un juge

Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol ne répondra pas à l’invitation du juge d’instruction, Fritzner Fils Aimé, en charge du dossier de l’assassinat de Jean Dominique. " Le juge d’instruction a commis une erreur monumentale dans l’exercice de sa fonction en invitant le chef de la PNH à comparaître en tant que témoin ", a déclaré l’avocat du directeur de la PNH, Samuel Madistin. Il indique que le juge instructeur est coupable d’avoir violé les articles 400 et 401 du code d’instruction criminel traitant de la procédure à suivre pour la comparution des grands fonctionnaires de l’état. M. Madistin précise que le juge doit au préalable écrire au ministre de la justice ajoutant que le chef de l’état doit rendre une ordonnance spéciale dans ce cas. " En raison de l’imminente dignité de la fonction de certains responsables de grands corps de l’état, la loi fait une dérogation en ce qui concerne leur comparution par devant une juridiction", ajoute M. Madistin. Il soutient que le directeur de la Police est l’une des plus importante personnalité de la république puisqu’il a été choisi par le chef de l’état et ratifié par le sénat. Samuel Madistin souligne que le Conseil Supérieur de la Magistrature a été saisie de la violation de la loi commise par le juge d’instruction, Fritzner Fils Aimé et le commissaire du gouvernement Claudy Gassant.Selon l’avocat, des gens se donnent des pouvoirs arbitraires en réglant leur affaire personnelle parce que le chef de l’état est intéressé par le dossier de Jean Dominique.
Tout en indiquant que le juge instructeur doit rester dans les limites de la loi, M. Madistin soutient que le demande de comparution doit être formulée par une des parties en conflit. Qualifiant ces pratiques de dérives, le juriste souligne qu’il est temps de rappeler aux magistrats qu’ils doivent respecter la loi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/liste_spor_fr.php?d=1712071

Réactions divergentes autour de la demande de comparution du chef de la police

L’avocat Aviol Fleurant s’interroge sur la justification légale du terme grand fonctionnaire de l’état attribué au chef de la police, et croit que ce dernier devrait répondre à l’invitation du juge d’instruction. Tout en indiquant qu’il n’existe aucun texte de loi définissant qui sont les grands fonctionnaires de l’état, M. Fleurant appelle les parlementaires à préparer une législation en la matière. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le juriste a estimé que le chef de la police devrait faire preuve d’élégance en écrivant au juge instructeur pour faire valoir son statut de grand fonctionnaire de l’état.
" Pour ne pas donner l’impression de faire obstruction à la justice", explique t-il. Tout en rappelant que le chef de la police avait déjà comparu par devant un juge d’instruction, Aviol Fleurant se défend d’être un proche un proche du commissaire du gouvernement. De son coté, le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, croit que la convocation du directeur de la PNH et l’incarcération de trois policiers le week end écoulé sont de nature à favoriser une recrudescence de l’insécurité.
Il annonce que le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) sera convoqué au sénat au cours de cette semaine autour de ces affaires ,précisant que les autorités judiciaires doivent respecter la loi en ce qui concerne les hauts fonctionnaires de l’état. " Cette mauvaise approche peut provoquer une frustration et une démobilisation au sein de la police", insiste M. Latortue rappelant que la PNH dispose de structures pour punir les fautes administratives.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13326

Trois policiers écroués et recrudescence de l’insécurité

Trois policiers affectés à la direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ont été écroués, le week end écoulé, sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Ces agents de l’ordre sont accusés de meurtre et de tentative de meurtre sur des riverains de Martissant au moment de l’arrestation du présumé bandit, Pierre Richard alias " Kanson Fè" ( pantalon métallique). Des résidents de Martissants auraient tenté de lyncher ce bandit lorsque des policiers procédaient à son arrestation a-t-on appris de source digne de foi.
Dans le même temps on apprend que le présumé bandit, Pierre Richard, accusé d’avoir assassiné un chauffeur de tap-tap, le 13 novembre 2007, serait sur le point d’être une nouvelle fois remis en liberté par le parquet.
Le commissaire du gouvernement a confirmé la nouvelle de la prochaine libération de Kanson Fè, qui avait été remis en liberté début novembre, avant d’être impliqué dans une nouvelle affaire d’assassinat.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) avait critiqué la libération de ce bandit, dénoncé par les résidents de Martissant.
Parallèlement on assiste à une recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine, où plusieurs cas de kidnapping et de vol de véhicules ont été enregistrés durant le week end ecoulé. Au moins trois personnes ont été enlevées au centre ville non loin du quartier de Bel Air et 2 deux autres ont été tuées dans des incidents séparés durant le week end.
Dans le même temps, une dizaine de véhicule tout terrain, dont un appartenant à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), ont été vole samedi et dimanche dernier. D’autre part, les trois enfants et une jeune fille de 17 ans dont la mère est une employée de la Minustah, ont été libérés contre rançon alors qu’une autre personne a pu tromper la vigilance de ses bourreaux.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13327

Affaire Jean Dominique : Le chef de la Police Nationale attendu lundi au cabinet d’instruction, selon Guyler Delva

Mario Andrésol ne répondra pas à l’invitation et a porté plainte contre le juge Fritzner Fils-Aimé et le commissaire Claudy Gassant, rétorque l’un des avocats du directeur de la PNH, Me Samuel Madistin ; il proteste, par ailleurs, contre le fait que la convocation ait été annoncée par le président de la commission de journalistes chargée d’appuyer les enquêtes sur les assassinats de journalistes
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, devrait répondre lundi à une invitation du juge d’instruction Fritzner Fils-Aimé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Dominique et du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint, a annoncé le président de la commission dite indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ), Guyler Delva.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, avait, par l’intermédiaire d’un huissier, acheminé mercredi dernier à M. Andrésol une "citation à comparaître à titre de témoin", a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Aucune explication n’était encore disponible sur les raisons ayant porté le magistrat instructeur à vouloir interroger le commandant en chef de la PNH. Ce dernier assumait certaines responsabilités au sein de l’institution lors du double meurtre du 3 avril 2000.
Cependant, les avocats de Mario Andrésol, dont Me Samuel Madistin, annoncent déjà que leur client ne répondra pas à la convocation et a "porté plainte devant le conseil de la magistrature contre Fritzner Fils-Aimé et Claudy Gassant pour abus d’autorité et violation du code d’instruction criminelle". Ils menacent également de traduire en justice le juge d’instruction et le commissaire du gouvernement accusés d’avoir tous deux "violé le secret de l’instruction". Car, l’information relative à l’invitation adressée au directeur de la police a été divulguée par le journaliste Guyler Delva.
Pour sa part, le commissaire de police Jean Daniel Ulysse, arrêté le 10 décembre après avoir subi un interrogatoire au cabinet d’instruction, a été auditionné une nouvelle fois jeudi dernier par le juge Fils-Aimé. La résidence de l’ancien directeur a.i de la police judiciaire (DCPJ) en 2000 aurait été perquisitionnée en son absence et certains de ses effets personnels emportés.
Selon Guyler Delva, qui s’exprimait peu avant l’arrestation, M. Ulysse aurait fait obstruction à l’instruction de l’affaire en refusant à plusieurs reprises de se présenter au cabinet d’instruction. Le responsable de la CIAPEAJ avait fait les mêmes considérations sur l’attitude du Sénateur Rudolph Boulos qui figure lui aussi sur la liste des personnes que le juge Fritzner Fils-Aimé souhaiterait interroger.
Plusieurs suspects identifiés dans l’assassinat du plus célèbre journaliste haïtien ont été assassinés ou sont en fuite à l’image de Markington Philippe réfugié en Argentine.
Outre son statut de propriétaire et directeur de média, Jean Dominique fut l’ami personnel et le conseiller politique du Président René Préval au cours de son premier mandat (1996-2001). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4522

Un otage échappe à ses ravisseurs, trois enfants libérés contre rançon


L’actrice Nathalie Ambroise et son fiancé Stéphane Lerouge toujours séquestrés ; une fonctionnaire d’une institution internationale aurait été blessée par balle lors de son enlèvement dimanche
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Un otage, dont l’identité n’a pas été révélée, s’est échappé dimanche menotté de la planque où il était séquestré alors que trois enfants enlevés la semaine dernière ont été libérés contre rançon quelques heures avant l’enlèvement violent d’une fonctionnaire d’une organisation internationale, a appris Radio Kiskeya de sources combinées.
Le miraculé ayant organisé sa fuite a été récupéré par une patrouille policière avant d’être remis à sa famille. On ignorait l’état dans lequel il se trouvait.
Quant aux jeunes écoliers, leur libération a été obtenue en contrepartie du versement d’une rançon. Ils avaient été interceptés mardi dernier dans le centre de Port-au-Prince par des bandits armés alors qu’ils revenaient de l’école en compagnie d’un chauffeur.
Un quatrième otage a pu recouvrer sa liberté dans les mêmes conditions. En revanche, Nathalie Ambroise et son fiancé Stéphane Lerouge étaient encore lundi en captivité plus de 48 heures après leur enlèvement vendredi soir devant leur résidence à Delmas 64 (banlieue est) malgré les appels lancés aux ravisseurs par l’oncle de la jeune femme, Jean-Robert Simonise.
Une forte rançon serait réclamée.
Petite-fille de deux martyrs de la dictature des Duvalier, Jean-Jacques Dessalines Ambroise et Lucette Lafontant, Nathalie Ambroise fait également du cinéma à côté de ses activités professionnelles. Elle figure notamment dans le casting du film "La Rebelle" du réalisateur haïtien Sacha Parisot.
Par ailleurs, une femme travaillant pour une organisation internationale aurait été blessée par balle au cours de son enlevèment très mouvementé dimanche à Port-au-Prince. Aucune précision n’était disponible lundi sur l’état de santé de la victime. Les rapts se sont multipliés ces dernières semaines malgré le renforcement du dispositif de sécurité annoncé par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) à l’approche des fêtes de fin d’année. Les véhicules de plusieurs personnes kidnappées ont été retrouvés au Bel-Air (centre de Port-au-Prince), un des anciens bastions des bandes armées favorables à Jean-Bertrand Aristide qui avaient déclenché en 2004 "l’Opération Bagdad", un cycle infernal de violences meurtrières qui avait mis Port-au-Prince sens dessus dessous. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4529

Haïti-Rép. Dominicaine : Vers le déploiement de patrouilles onusiennes dans la zone frontalière

P-au-P, déc. 07 [AlterPresse] --- Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), a effectué cette semaine une visite officielle en République Dominicaine autour des dispositions à mettre en place pour la sécurisation de la frontière haïtiano-dominicaine, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?

Haiti-France : Accords de co-développement

P-au-P [AlterPresse] --- Haïti et la France sont désormais partenaires dans un processus de « codéveloppement », scellés par des accords qui viennent d’être présentés publiquement.
C’est dans la soirée du mercredi 12 décembre, devant un parterre d’invités que le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Jean Généus, et l’ambassadeur de France en Haïti, Christian Conan, ont officiellement fait part au public des accords de co-développement signés en Avril dernier entre la France et Haïti, a constaté AlterPresse.
L’ambassadeur Conan a rappelé que « l’on entend par co-développement toute action d’aide au développement, quelle que soit le secteur dans lequel elle est réalisée, à laquelle participent des migrants vivant en France (métropolitaine et DOM-TOM).
Il a poursuivi en avançant que « ces accords de co-développement peuvent concerner aussi bien les Haïtiens qui désirent retourner dans leur pays pour y créer une activité, que ceux (hommes d’affaires, médecins, universitaires, ingénieurs, électriciens, plombiers établis durablement en France...) qui sont disposés à investir dans leur pays d’origine pour y promouvoir des activités productives ou qui souhaitent faire profiter Haïti de leurs compétences, leur savoir-faire et leur leadership ».
Le ministre Généus a rappelé quant à lui qu’« Haïti enregistre la fuite de cerveaux la plus élevée au monde ». Pas moins de 80% des spécialistes haïtiens partiraient du pays, ce qui, de manière évidente, fait obstacle à l’augmentation du niveau de développement d’Haïti.
Les dits accords pourraient, selon le ministre, remédier, dans un certain sens, à ce phénomène.
Concrètement, le programme de co-développement intervient sur trois points. Premièrement, dans le cas d’une association haïtienne établie en France, le programme peut l’aider à financer un projet en Haïti. Le programme privilégiera les projets productifs selon l’ambassadeur Conan.
Dans le cas d’un migrant vivant en France qui souhaiterait retourner vivre en Haïti, le programme peut le soutenir à hauteur de 7000 euros pour mettre en place un projet générateur de revenus qui lui permettra de vivre.
Enfin pour les membres de la Diaspora scientifique, technique et économique le programme peut les appuyer financièrement dans des missions courtes en Haïti.
Le programme est géré conjointement par le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) et le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France (SCAC).
Ces accords interviennent au moment où les pays du nord adoptent une politique migratoire plus stricte dans le cadre d’une restructuration de leurs économies. Ainsi Gustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’informations pour le développement) relativise la notion de co-développement et en donne une autre définition.
Pour lui « le co-développement, c’est de la coopération d’égal à égal. C’est faire le lien entre deux pays. C’est également remettre en question notre propre développement pour le mettre en relation avec celui d’autres pays. Ce n’est de toute façon qu’un outil complémentaire de solidarité internationale, des rapports Nord-Sud. Mais, pour avoir une pensée du co-développement, il faut d’abord avoir une pensée du développement. » [cd gp apr 14/12/2007 16:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6759
Commentaires :
Le concept « co-développement », un « rêve-proposition » cher au Président Français Nicolas Sarkozy risque d’apporter très peu de solutions aux vrais problèmes d’Haïti. Cette façon de s’engager sur une nouvelle forme de coopération se base essentiellement sur une diaspora très forte et organisée. Tel n’est sûrement pas le cas de la diaspora haïtienne. Et cette caractéristique ne concerne pas que la diaspora haïtienne mais toute la communauté des haïtiens vivant à l’étranger qui, malgré leurs tendances à crier haut et fort leurs poids et leur importance comme base et support de l’économie du pays ont encore trop de mal à montrer cette organisation qui en ferait une vraie force sur laquelle il faudrait définitivement compter.
Les Haïtiens de l’étranger traînent les tares caractéristiques et sui generi de tous les haïtiens qui se résument dans cette attitude de méfiance ancestrale et trop ancrée dans nos mentalités et cette volonté expresse de croire que l’on peut toujours être chef, président ou directeur de quelque chose.
Il suffit pour s’en rendre compte d’énumérer les innombrables associations et regroupements professionnels haïtiens oeuvrant sur de petits territoires géographiques et d’espaces conjoncturels étroits.
Dans cette configuration, il sera très difficile de concevoir un projet valable dont l’exécution apporterait un vrai plus à un secteur de la société haïtienne. Les associations ayant Haïti ou une problématique haïtienne en ligne de mire cherchent souvent une reconnaissance trop personnelle et ceci, même quand le projet visé demande et exige un travail mutualisé de plusieurs secteurs associatifs.
Et à cela s’ajoute le fait que l’acceptation d’un projet peut être favorisée par une certaine connivence avec les élus locaux, pièce maîtresse de cette coopération décentralisée. Comme résultat les projets conçus ne sont pas les plus adaptés au secteurs ciblé.
Il n’est pas rare de voir s’élever un projet de création d’université dans une ville de l’arrière pays complètement dépourvu d’infrastructure ou le problème de l’éducation primaire n’a pas encore été réglé.
Il est bien de rester vigilant et voir comment vont s’agencer les projets et surtout en dépister les retombées réellement positives et utiles pour Haïti.

Haïti-Rép. Dominicaine : Vers le déploiement de patrouilles onusiennes dans la zone frontalière

P-au-P, 14 déc. 07 [AlterPresse] --- Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), a effectué cette semaine une visite officielle en République Dominicaine autour des dispositions à mettre en place pour la sécurisation de la frontière haïtiano-dominicaine, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?

Enlèvement d’un jeune couple à Port-au-Prince

Le professeur Jean-Robert Simonise appelle à la libération immédiate de sa nièce, Nathalie Ambroise et de son fiancé, Stéphane Lerouge
samedi 15 décembre 2007,
Radio Kiskeya

Nathalie Ambroise, petite-fille de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, un des martyrs de la dictature des Duvalier, a été enlevée vendredi soir à Port-au-Prince par des individus armés en compagnie de son fiancé, Stéphane Lerouge, a annoncé à la presse l’oncle de la jeune femme, le professeur Jean-Robert Simonise.
Jusqu’à samedi soir, les deux otages se trouvaient encore aux mains de leurs ravisseurs qui auraient exigé une forte rançon en échange de leur libération.
Le couple a été kidnappé pendant qu’il se trouvait à bord d’une Jeep Mercedes, à l’entrée d’une maison dans le quartier de Delmas 64 (banlieue est de la capitale). Le véhicule de couleur beige, immatriculé AA-31618, a été retrouvé abandonné quelques heures plus tard devant l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air (centre de la capitale). Un scénario identique à celui d’autres kidnappings enregistrés ces derniers jours.
"Ma famille a déjà payé le prix du sang, s’il vous plaît remettez nous sains et saufs Nathalie et Stéphane, deux jeunes professionnels", a affirmé dans un appel aux ravisseurs M. Simonise, professeur de relations internationales et ancien ministre des affaires étrangères (1991-1992). Il en a profité pour inviter à la mobilisation tous les artistes en soulignant que le guitariste et leader du groupe "Strings", Jacky Ambroise, est également l’oncle de Nathalie.
Le grand-père et la grand-mère de l’otage, l’avocat Jean-Jacques Dessalines Ambroise et la militante Lucette Lafontant, alors enceinte de sept mois, furent emprisonnés et exécutés en 1964 par les tortionnaires du régime sanguinaire de François Duvalier.
Emmanuel Ambroise, l’un de leurs fils, fit partie du Conseil Electoral Provisoire qui opposa une résistance héroïque au Conseil National de Gouvernement (CNG) des généraux Henri Namphy et Williams Régala qui, avec les "Tontons Macoutes", massacra de nombreux électeurs pour faire avorter les premières élections démocratiques de l’histoire du pays, le 29 novembre 1987. Les chocs psychologiques subis et les attaques violentes contre sa résidence et son magasin eurent raison d’Ambroise quelques années plus tard.
Plusieurs cas d’enlèvement d’enfants ont été notamment recensés ces derniers jours à Port-au-Prince.
Malgré les mesures annoncées par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les kidnappeurs continuent à frapper, cherchant à tout prix à propager la peur au sein de la population à l’approche des fêtes de fin d’année. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4528