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vendredi 14 mai 2010

Les plages de l'Ile à Vache attendent les touristes

Agence France-Presse, Ile à Vache
Pas de Casques bleus, pas de routes, des villages pittoresques et des plages paradisiaques: l'Ile à Vache constitue une exception en Haïti. À tel point qu'un tourisme de luxe avait commencé à s'y développer. Mais depuis le séisme, les clients ont disparu.
Comme tout le sud-ouest du pays, ce territoire de 50 km2, situé à une demi-heure de bateau de la ville des Cayes, a été totalement épargné par le tremblement du terre du 12 janvier.
Les enfants n'ont jamais arrêté l'école, les cultures n'ont pas été perdues et les plages de sable blanc n'ont connu aucun débarquement de sinistrés fuyant le chaos de Port-au-Prince.
Et les 15.000 habitants, descendants d'esclaves ou de Noirs américains venus s'installer au XIXe siècle à l'initiative du président Abraham Lincoln, ont continué à vivre au rythme des couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, des combats de coqs et des chants de mainates.
Mais cette île idyllique, présentée comme la dernière totalement vierge des Antilles, a malgré tout été une victime indirecte de la catastrophe qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts selon l'ONU.
«Aucun touriste n'est venu pendant les deux mois qui ont suivi le séisme. On a perdu 47.000 dollars», raconte Didier Boulard, un Français qui a ouvert il y a neuf ans un hôtel de 20 chambres construit sur les hauteurs d'une petite baie qui servait de refuge aux pirates aux XVIe et XVIIe siècles.
Avec une cinquantaine d'associés, ce natif du Mans a investi 2,8 millions de dollars pour ouvrir le premier établissement touristique de l'île. Pour entretenir la longue piscine à l'eau de mer et les chambres luxueuses installées dans des cases créoles, le complexe emploie d'ordinaire 40 personnes. Ils ne sont désormais plus que 25.
«Avant le tremblement de terre, on commençait à équilibrer le budget. Pour la première fois l'année dernière on a fait un petit bénéfice», poursuit-il.
Ce week-end, il n'a reçu que huit personnes: cadres de l'ONU, travailleurs humanitaires ou journalistes. «Ca reprend un peu», se console M. Boulard.
Symbole de ce redémarrage timide, l'hôtel accueille pendant une semaine une «vraie» touriste: une retraitée venue de la banlieue de Montréal après avoir vu un reportage de la télévision publique Radio-Canada.
«C'est du tourisme solidaire. Je suis venue ici pour dépenser mes devises étrangères dans un pays qui en a bien besoin», confie Francine Leclerc, avouant que tous ses proches voient d'un très mauvais oeil son séjour en Haïti.
Avec ses coups d'états à répétitions et ses catastrophes naturelles, le pays le plus pauvre des Amériques souffrait déjà d'une bien mauvaise presse et seuls de rares guides de voyage lui consacraient quelques pages.
Alors avec le séisme, tous les efforts pour en faire la promotion ont été anéantis.
Pourtant, se persuade M. Boulard, «le potentiel du tourisme en Haïti est colossal: les pays voisins accueillent 10 millions de touristes chaque année. (...) 40 000 chambres pourraient être construites dans le pays, c'est le chantier du siècle!».
Mais toutes les infrastructures font défaut. À commencer, pour l'Ile à Vache, la présence d'un aéroport international aux Cayes.
Dans l'immédiat, l'homme d'affaires lorgne la manne financière que représentent les milliers d'expatriés envoyés en Haïti par l'ONU et les ONG après le séisme. Mais en raison des règles de sécurité leur interdisant de prendre leurs semaines de repos en Haïti, ils vont dépenser leurs devises dans les îles voisines, telles la République dominicaine, la Guadeloupe ou la Martinique.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/autres-destinations/amerique-latine/201005/14/01-4280339-les-plages-de-lile-a-vache-attendent-les-touristes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1

Enfants «volés» en Haïti: une Américaine risque six mois de prison

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le ministère public haïtien a requis jeudi six mois de prison ferme contre la missionnaire américaine Laura Silsby, arrêtée fin janvier alors qu'elle essayait de quitter le pays avec 33 enfants haïtiens, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le verdict sera prononcé dans les prochains jours, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.
Mme Silsby est présentée comme la chef d'un groupe de 10 Américains baptistes arrêtés fin janvier avec 33 enfants haïtiens sans papiers à la frontière dominicaine. Les neuf autres personnes ont été libérées.
Laura Silsby était initialement poursuivie pour «enlèvement de mineurs» et «association de malfaiteurs» mais ces charges ont été abandonnées. Elle comparaît maintenant pour «voyage irrégulier» avec un groupe de 33 enfants.
«Le juge ne peut pas ordonner la condamnation de Mme Silsby, parce qu'après le (séisme du) 12 janvier la frontière avec la République dominicaine était ouverte», a expliqué l'un des deux avocats haïtiens de la défense, Me Jean Renel Tessier.
Au moment de leur arrestation, les 10 Américains avaient expliqué avoir agi avec de bonnes intentions, croyant que les enfants étaient orphelins, mais certains parents ont déclaré de leur côté qu'ils avaient conclu avec eux un accord pour leur laisser les enfants.

Les 33 petits Haïtiens ont depuis retrouvé leurs familles après avoir séjourné dans un orphelinat de l'ONG américaine Save the children.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/14/01-4280305-enfants-voles-en-haiti-une-americaine-risque-six-mois-de-prison.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2

La mobilisation anti-Préval tend à s’amplifier

Plusieurs centaines de manifestants dans les rues de Petit-Goâve jeudi pour exiger le départ du chef de l’Etat à la veille de nouvelles journées de protestation prévues lundi et mardi à Port-au-Prince et en province jeudi 13 mai 2010, Radio Kiskeya
La contestation politico-sociale à laquelle fait face depuis plusieurs jours le régime de René Préval s’est encore accentuée jeudi avec l’entrée en scène de Petit-Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince) où plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour réclamer le départ du chef de l’Etat accusé de vouloir "instaurer une nouvelle dictature" en Haïti et de "brader" la souveraineté nationale.
Parcourant sans incident les rues de la cité Faustin Soulouque, les protestataires ont affirmé en avoir assez de la tactique de M. Préval qui vient de faire approuver coup sur coup au Parlement deux lois portant respectivement sur son maintien au pouvoir si nécessaire jusqu’au 14 mai 2011 et la prorogation de l’état d’urgence pour une période supplémentaire de 18 mois.
Les tenants de la mobilisation antigouvernementale à Petit-Goâve, la première dans cette ville traditionnellement à l’avant-garde des insurrections populaires, ont fait savoir que le mouvement ne s’arrêtera pas tant que René Préval n’aura pas quitté ses fonctions.

Parallèlement, les dirigeants de plusieurs partis et organisations politiques de l’opposition réunis au sein du Collectif pour un autre 18 mai ont promis de manifester mardi comme prévu en rejetant catégoriquement la décision du maire du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), Michel St-Croix, d’interdire tout rassemblement non officiel le jour de la fête du drapeau.

Les représentants de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et de Fanmi Lavalas ont appelé leurs partisans à se mobiliser en vue d’exiger la démission du Président de la république dont le mandat constitutionnel prendra fin le 7 février de l’an prochain.

Les forces de l’ordre sont invitées à assurer la sécurité des manifestants qui doivent défiler dans la deuxième ville du pays alors que la presse locale n’a pu confirmer les propos du maire St-Croix selon lesquels il aurait décidé conjointement avec la PNH d’empêcher la marche en raison de la tenue parallèle d’une cérémonie officielle de commémoration de la création du bicolore national.

A Port-au-Prince, où une foule nombreuse avait répondu lundi à l’appel d’une opposition hétéroclite déterminée à mettre un terme au règne politique de René Préval, de nouveaux rassemblements sont annoncés pour lundi et mardi prochains.

Une série de protestations antigouvernementales relativement importantes ont été enregistrées au cours des dernières semaines dans différentes villes de province.

De plus en plus critiqué pour sa gestion "irresponsable" de l’après-séisme au moment où des centaines de milliers de sinistrés sont encore livrés à eux-mêmes, quatre mois après la tragédie du 12 janvier, le chef de l’Etat bénéficie du soutien de la communauté internationale omniprésente et dirige désormais un régime fonctionnant en dehors de tout contrôle du Parlement après le départ lundi de la Chambre des Députés et d’un tiers du Sénat.

Aucune date n’a encore été fixée pour l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives qui devrait être confiée à l’actuel Conseil électoral provisoire jugé pourtant partisan et illégitime par l’opposition et des représentants de la société civile.

Dévastateur pour Haïti au point de vue économique, social et institutionnel, le tremblement de terre a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés, selon les estimations des autorités. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6759

Pas de semences OGM en Haiti, selon le ministre de l’agriculture

P-au-P., 13 mai 2010 [AlterPresse] --- Le ministre de l’agriculture, Joanas Gué, dément l’introduction de semences transgéniques en Haiti et déclare que l’offre faite au gouvernement par la multinationale Mosanto ne contient pas d’Organismes génétiquement modifiés (OGM). Le gouvernement a pris « toutes les précautions avant d’accepter l’offre de la multinationale Mosanto de faire un don de 475 947 kg de semences de maïs hybride, ainsi que de 2067 kg de semences de légumes », affirme le ministre Gué lors d’une conférence de presse le 12 mai.
Le Père spiritain Jean-Yves Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial à Port-au-Prince, s’était alarmé à l’annonce de la distribution d’intrants Monsanto aux paysans haïtiens.
« Monsanto va ‘offrir’ aux paysans haïtiens un cadeau empoisonné », écrit le prêtre dans une déclaration qui a été reprise par AlterPresse. « Monsanto présente ce ‘don’ aux paysans haïtiens comme une aide généreuse. Mais, pour avoir le droit de resemer après, il faudra payer chaque fois des droits à Monsanto », ajoute-t-il.
« Monsanto a déjà commencé à distribuer des semences OGM de maïs dans les régions de Gonaïves, Kenscoff, Pétion-Ville, Cabaret, Arcahaie, Croix-des-Bouquets et Mirebalais », indique le Père Urfier.
Selon le ministre, Haïti n’a pas la capacité de gérer les OGM. « Je ne peux pas autoriser l’introduction en Haiti de semences "Roundup ready" ou de toute autre variété transgénique », martèle-t-il. [gp apr 13/05/2010 12 :00]

Haiti-Monsanto : Le Père Urfier rectifie sa dénonciation

Vendredi 14 mai 2010 P-au-P., 13 mai 2010 [AlterPresse] --- Le Père spiritain Jean-Yves Urfié, rectifie la dénonciation qu’il a faite de l’introduction de semences transgéniques en Haiti suite à une offre de la multinationale Monsanto.
« Je dois honnêtement rectifier ma dénonciation, car d’après un agronome digne de foi, il y aurait eu une offre réelle de 400 tonnes de semences OGM (Organismes génétiquement modifiés), mais le Ministre (de l’agriculture, Joanas) Gué, personnellement, a rejeté cette offre », reconnait-il dans une lettre en date du 13 mai dont copie est parvenue à AlterPresse
Auparavant, dans une conférence de presse le 12 mai, le ministre de l’agriculture a démenti l’introduction d’intrants OGM en Haiti et a déclaré que l’offre faite au gouvernement par la Mosanto ne contient pas d’éléments transgéniques.
Le gouvernement a pris « toutes les précautions avant d’accepter l’offre de la multinationale Mosanto de faire un don de 475 947 kg de semences de maïs hybride, ainsi que de 2067 kg de semences de légumes », a affirmé le ministre.
Le Père Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial à Port-au-Prince, avait considéré l’offre de Monsanto comme « un cadeau empoisonné ».
« L’honnêteté m’oblige à rectifier », écrit -il dans sa lettre du 13 mai. [gp apr 13/05/2010 20 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9521

Charles Henry Baker contre le départ anticipé de René Préval

Contrairement aux autres partis politiques, Le Respé se prononce contre un départ prématuré du Président Préval. C'est ce qu'a affirmé le responsable de cette formation politique, Charles Henry Baker. Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, le responsable du Respé a indiqué que son parti a pris ses distances par rapport aux secteurs qui réclament le départ du Chef de l 'État avant la fin de son mandat.
« Je crois qu'il faut tout simplement rappeler le président à l'ordre afin qu'il puisse mettre de la discipline dans son travail, ce qui favorisera l'avancement du pays » a déclaré Charles Henry Baker qui conditionne le départ du numéro un (1) haïtien à la tenue d'élections dans le pays.

Toutefois, il exhorte tous les secteurs à maintenir la mobilisation en vue de forcer le Président de la République à respecter la constitution et à organiser des joutes crédibles avant la fin de cette année.

« L'accent doit être mis aujourd'hui sur les conditions dans lesquelles les prochaines élections vont se tenir dans le pays, mais non sur le renvoi du Président. », a indiqué, monsieur Baker, qui plaide en faveur de l'organisation d'élections générales dans le pays en novembre 2009.

Par ailleurs, l'homme d'affaire qui avait terminé en troisième position lors de la présidentielle de 2006, annonce sa candidature à la succession de René Préval.
EJ/Radio Métropole Haïti

1.7 millions d'haïtiens vivent actuellement sous des tentes selon l'OCHA

Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l'aide humanitaire (l'OCHA) a révélé que le nombre de personnes sous des tentes est de loin supérieur à la quantité de sinistrés recensés après la catastrophe du 12 janvier. 1.7 millions de personnes vivent actuellement sous des tentes, ce qui dépasse largement les 1.5 millions de sans-abri recensés après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier, a indiqué la porte parole de l'OCHA, France Hurtubise.
Madame Hurtubise a souligné la volonté des Nations Unies de poursuivre avec le processus de relocalisation des milliers de sinistrés dans des nouveaux centres d'hébergement déjà disponibles.

L'OCHA a fait remarquer que plus 235.000 personnes ont été relogées dans plusieurs camps, repartis un peu partout au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Par ailleurs, l'organisation annonce que plus de 60 mille tentes ont été distribuées à plus d'un million de sinistrés à travers le pays.

Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l'aide Humanitaire s'engage à s'impliquer d'avantage dans le processus de reconstruction du pays.

EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17721

Vers la modernisation de l'Office des Postes d'Haïti

L'Union Postale Universelle, annonce qu'elle va mettre sur pied un projet devant permettre la modernisation de l'Office des Postes d'Haïti sérieusement affectés par le séisme du 12 janvier. Ce projet dont le montant s'élève à 600 mille dollars américains vise à restructurer le service postal haïtien.
Selon la directrice de l'Office des postes d'Haïti, ce projet facilitera également l'achat de véhicules et de matériel devant faciliter le fonctionnement de l'institution.

La construction d'un nouveau bâtiment devant loger le bureau central au Parc Industriel de Port-au-Prince est également en cours, fait remarquer le site de l'ONU.

Il est aussi prévu un don de logiciel financier de la Coopérative télématique de l'UPU qui doit permettre à l'Office des postes d'optimiser entre autres ses services de transferts d'argent électroniques.

Depuis Le 10 mai le service de distribution de courriers au niveau de l'office des Postes, recommence à fonctionner timidement grâce à un appui technique de l'Union Postale Universelle qui vient de lever l'embargo qu'elle avait imposé à Haïti suite à la catastrophe du 12 janvier.

Mais selon Margarette Emile, directrice générale de l'Office des Postes d'Haïti, les citoyens haïtiens avaient déjà commencé à recevoir du courrier en provenance des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de la France depuis la fin du mois d'avril.

EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17720

Le PAM lance un nouvel appel à l'aide pour Haïti

La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) Josette Sheeran a appelé la communauté internationale à maintenir la solidarité avec le peuple haïtien. Au terme d'une visite de 48 heures, Mme Sheeran a soutenu qu'Haïti n'est pas encore sorti de la période de crise. " Nous devons nous préparer pour la saison des pluies et les ouragans", a-t-elle martelé.
Elle a révélé que le PAM avait pré positionné de la nourriture et du matériel d'urgence dans plusieurs régions dans le but de venir en aide aux Haïtiens les plus exposés aux catastrophes naturelles.

Mme Sheeran a fait part des difficultés rencontrées dans l'effort humanitaire. «Nous avons réalisé que les urgences aujourd'hui sont très complexes, en fait les plus complexes que nous ayons jamais expérimentées», a-t-elle précisé.

Mme Sheeran en compagnie de la pop star Christina Aguilera a visité une cantine scolaire à Port-au-Prince. Christina Aguilera avait participé récemment à un télé ton de MTV qui avait permis de collecter plus de 60 millions de dollars en faveur d'Haïti.

La directrice du PAM s'était également rendue dans des villes de province.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17719

Haïti- Reconstruction : Brésil et Venezuela apportent les premières contributions

Deux Etats latino-américains, Brésil et Venezuela, ont décroché les premières places en ce qui a trait au décaissement des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti. Les deux pays sud américains ont versé 150 millions de dollars qui seront utilisés dans le cadre du Plan d'Action pour la Reconstruction et le Développement d'Haïti. L'ambassadeur du Venezuela à Port-au-Prince, Pedro Gonzalez, a indiqué hier que son pays a décaissé 100 millions de dollars en faveur de la reconstruction d'Haïti. Le diplomate vénézuélien souhaite que le plan de reconstruction soit bien élaboré et que le programme puisse être réalisé sous le leadership des autorités haïtiennes.
La moitié de l'enveloppe du Venezuela a été accordée dans le cadre de l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (Alba).

L'ambassadeur Gonzalez a attiré l'attention sur l'intérêt des pays latino-américains à contribuer à la reconstruction d'Haïti.

Mardi dernier le gouvernement brésilien était devenu le premier pays à contribuer au Fonds pour la Reconstruction d'Haïti (FRH). Le Secrétaire général du ministère des Relations extérieures du Brésil, Antonio de Aguiar Patriota, avait signé au siège de la Banque Mondiale une contribution de 55 millions de dollars pour la caisse du Fonds pour la Reconstruction d'Haïti.

De son coté, le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a soutenu qu'il est urgent de transformer les promesses en réalité pour le peuple Haïtien. Le Brésil a une longue histoire d'amitié avec Haïti et a apporté un soutien essentiel au maintien de la paix et des efforts de sécurité au cours des dernières années a insisté M. Zoellick.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17718

Deux humanitaires enlevés à Pétion ville

Deux travailleurs humanitaires ont été enlevés le mardi 11 mai 2010 révèle le porte parole de la Minustah, Georges Ola Davies. Les autorités policières onusiennes n'ont pas voulu fournir plus d'informations sur cet rapt enregistré à Pétion ville. La cellule contre enlèvement de la Direction Centrale de la Police Judiciaire a déjà lancé une enquête sur ce dossier. Les cas de kidnapping avait considérablement diminué à la fin de l'année 2009.
Les spécialistes en sécurité publique et les autorités policières estiment que les cas d'enlèvement enregistrés après le séisme sont liés à une tentative des évadés de reconstituer des gangs.

Des autorités policières haïtiennes et onusiennes ont promis d'intensifier les efforts en vue de capturer plus de 4 000 évadés.

567 fugitifs ont été appréhendés depuis le 12 janvier avait indiqué en début de semaine le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. D'autres fugitifs moins chanceux ont été lynchés par la population. Deux cas de lynchage ont été enregistrés à Cité Soleil et Paloma ( Carrefour ).

Les récents cas d'enlèvement d'étrangers ont été enregistrés dans la commune de Pétion ville, où les activités commerciales se sont intensifiées après le séisme.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17715

Le maire des Cayes est l'objet d'une procédure judiciaire

Le commissaire du gouvernement des Cayes, Alix Civil, affirme qu'une procédure judiciaire est lancée contre le maire de cette ville, Pierre Yvon Chéry. Ce dernier est accusé d'avoir blessé par balles Frito Frazil. Même si une entente a été trouvée entre les parties sur le plan civil, le chef du Parquet veut poursuivre l'affaire sur le plan pénal. Les autorités judiciaires sont déterminés à poursuivre l'affaire qui remonte au 23 avril.
Le porte parole de la police des Cayes, Luckner Alphonse confirme qu'un mandat d'arrêt a été décerné en début de semaine à l'encontre du maire Chéry.

L'intéressé nie avoir gagné le maquis pour fuir les forces de l'ordre. Le Maire Yvon Chéry explique que lundi dernier il était comme d'habitude à son bureau.

Il révèle avoir eu au cours de la semaine des entretiens avec les responsables du ministère de l'intérieur autour du dossier.

Interrogé par radio Métropole sur les circonstances de l'incident, Yvon Chéry explique que Frito Frazil avait tenté de l'agresser avec un couteau.

M. Frazil a été atteint d'un projectile à la jambe lorsque le maire a fait usage de son arme à feu.

Yvon Chéry dénonce l'instrumentalisation de cet incident par ses ennemis politiques. Il soutient que les persécutions ont débuté lorsqu'il a entrepris de déplacer les containers dans la ville.

Tout en étant surpris des déclarations du chef du Parquet, le maire Chéry signale que le dossier a été déjà transmis à un juge instructeur.

LLM / Radio Métropole Haïti

HAITIENS! SI ON ARRETAIT NOS CONNERIES

Qui aurait imaginé qu’après 122 jours du terrible tremblement de terre qui a ébranlé les faibles et rares structures de la nation haïtienne, avec des milliers de personnes vivant dans les rues, des millions vivant de la charité humanitaire, les haïtiens au lieu de se mettre d’accord pour panser quelques plaies et essayer de reconstruire sur des bases plus réelles et plus adaptées serait entrain de s’arracher les cheveux pour s’accaparer du pouvoir ?

La situation d’Haïti devrait sans aucun doute rentrer dans ces fameuses rubriques titrées comme incroyables mais vrai ou l’insolite.

Après maintes promesses, après moult conférences, après des résolutions vastes et chimériques, on ne sent pas encore la moindre ébauche de coordination ou de mise en place pour les différentes phases d’un plan bien mené et bien conçu.

Toutes les organisations non gouvernementales continuent à gérer l’urgence. Elles n’oublient pas de faire un clin d’œil aux personnes généreuses de cette terre car donner à manger a plus d’un million de personnes ce n’est surtout pas de la tarte.

Quand on n’observe la situation de loin en prenant le recul et en se basant sur ce qui s’est déjà passé en Haïti, nous avons le droit de nous sentir ensevelis sous une couche épaisse d’inquiétude.

Haïti ne possède aucun secteur organisé capable de prendre part activement au défi qui s’est dressé devant le monde au dessous des décombres laissés par le tremblement de terre de janvier. Là on se réfère à un vrai secteur capable de coopter les revendications de tout un pays. On ignore volontairement ces mobilisables monnayables et utilisables qui sont poussés par des politiciens leaders de partis politiques édentés sans militants qui en matière d’opinions et d’actions n’existent que pour exister.

En fait le seul secteur qui peut s’arroger le droit de présenter un semblant d’organisation c’est bien le « gouvernement ». Préval et Bellerive ont eu la chance de se retrouver à la tête du pays le 12 janvier 2010. Et qu’on le veuille ou non ils incarnent l’autorité. Cette autorité de l’état que personne n’a jamais sentie ou ressentie.

Les manipulations politiques ont pris le dessus sur la situation chaotique de ce pays. Tout le monde utilise une langue de bois commune pour continuer à faire usage du politiquement correct. Rien ne changera ni en Haïti ni pour les haïtiens si tout le monde persiste et signe dans cette direction.

Nous avons toujours voulu rentrer dans la tête des décideurs d’Haïti pour essayer de capter leurs points de vue sur la situation du pays. Les entendre dire justement ce qu’ils racontent à leurs femmes, leurs enfants, leurs amis, leurs amants, leur maîtresses quand ils rentrent de mission. Les discours souvent trop optimismes contrastent de façon flagrante avec la réalité du pays.

Personne n’ose introduire le doit dans la plaie pour essayer de la guérir. On évite de crever l’abcès. Sans trop savoir pourquoi. Les discours résonnent faux. Divergents. Creux et vides.

Que l’actuel président essaie de tenter un coup de force pour rester au pouvoir est aussi nul et inutile que les voix de l’opposition qui scandent à qui veut l’entendre que René Preval devra quitter le pouvoir sous la pression des manifestations qui vont s’intensifier dans tous le pays.

Elles le sont tout aussi bien, l’écho des voix qui reprennent ces refrains désuets et démodés qui réclament le retour de tous les exilés politiques y compris l’ancien prêtre-défroqué-président Aristide.

Et quand un politicien voulant se mettre du côté de la faveur des hordes lavalassiennes, clament haut et fort que l’ancien tout-puissant de Tabare doit revenir en Haïti, c’est carrément indécent.

Haïti aujourd’hui a besoin de compétences réelles pratiques. Haïti doit faire la cour aux investisseurs. Si Jean Bertrand Aristide et Jean Claude Duvalier sont capables de démontrer qu’ils peuvent se ranger dans l’une de ses catégories, qu’ils demandent là ou ils se trouvent cachés des autorisations de laisser leur terre d’exil. Le cas échéant qu’ils oublient Haïti comme nous tous nous essayons d’enterrer ce passé que nous n’avions jamais su gérer.

L’héritage de ces deux dictateurs est trop lourd à porter. Leur poids n’a cessé de nous handicaper.

Après deux siècles, l’activité politique en Haïti continue a se renfermer dans des moules morbides. La lutte pour le pouvoir et le pouvoir à tout prix. Nos politiciens sont incapables de comprendre aujourd’hui que la donne a changé dans le monde. Le pouvoir politique n’est qu’une sorte facétie, une sorte de leurre et que l’utilité de ce pouvoir est justement de protéger et sauvegarder le vrai pouvoir, le pouvoir économique des puissants.

Tandis que le monde s’engouffre la tête et le cul en avant dans une crise financière sans précédent, Une crise qui semble dépasser toutes les compétences politiques actuelles, en Haïti nous ne nous posons pas les questions adéquates. Personne ne se demande ce que deviendra le pays si sous l’effet de la crise, les pays qui ont promis de l’argent à Haïti se retrouvaient dans l’obligation de ne pas les honorer.

Peu de gens se soucie de comment agir pour essayer de mutualiser et de tirer le maximum de profit du peu que l’on recevra de ces sommes mirobolantes promises.

Si on se dépouillait une fois pour toutes de la langue de bois, on dirait ces vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire, même quand elles réfléchissent les caractères de l’évidence.

Après la lecture d’une approche savante d’un ancien diplomate haïtien sur ce qu’il a intitulé le « pari » américain en Haïti ou il était question de la vision américaine de la reconstruction d’Haïti, un commentaire a beaucoup attiré mon attention. Le lecteur considéra que pendant l’exécution du plan américain, on devrait administrer des somnifères à tous les haïtiens ; de façon à ce que le projet puisse être conduit jusqu’au bout sans encombres.

Aujourd’hui, le pire ennemi des haïtiens ne doit pas être déniché au sein de la communauté internationale. Le pire ennemi d’Haïti est Haïti. Si un effort n’est pas fait pour éradiquer ces pratiques qui nous ont acculés au bord du gouffre avant le 12 janvier 2010.

Ceux qui veulent sérieusement aider Haïti doivent eux aussi tenir compte du côté archaïque et non adapté de leurs visions d’antan pour balayer tous ces déchets qui ont été érigés comme base de notre modus operandi pendant des siècles.


SI SEULEMENT ON POUVAIT ETRE SERIEUX CETTE FOIS-CI !

Haïti: deux travailleurs humanitaires enlevés


Deux travailleurs humanitaires ont été enlevés en début de semaine en Haïti par des inconnus, a annoncé jeudi la mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti (Minustah).
«Il s'agit bien de deux étrangers qui travaillent pour une organisation humanitaire qui ont été enlevés», a déclaré à l'AFP Jean-François Vézina, de la police de l'ONU, refusant de révéler l'identité des personnes.
Les deux étrangers ont été enlevés dans la banlieue de Pétion-ville à l'est de Port-au-Prince.
On ignorait jeudi si les ravisseurs avaient réclamé des rançons pour libérer leurs otages, comme c'est généralement le cas.
«Ce que je peux vous dire, c'est que nous (l'ONU) enquêtons sur cette affaire. Une enquête est également conduite par la police nationale d'Haïti (PNH)», a encore indiqué le porte-parole de la police de l'ONU en Haïti.