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dimanche 9 août 2009

Une cinquantaine de sans-papiers rapatriés de la République Dominicaine

Quatorze mineurs faisaient partie du groupe qui, selon Santo Domingo, représentait un danger pour la population de Santiago
samedi 8 août 2009, Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont procédé samedi au rapatriement de 45 sans-papiers haïtiens, parmi eux 14 adolescents, arrêtés au moment où ils se livraient à l’oisiveté dans les rues de Santiago (nord de la République Dominicaine), ont annoncé des sources officielles citées par EFE.
Les responsables de la direction de la migration soutiennent avoir décidé d’expulser les illégaux en raison de présumées attitudes attentatoires à la sécurité des citoyens de la deuxième ville dominicaine. Diverses organisations ainsi que des riverains se seraient plaints de leur présence à l’origine de graves inquiétudes au sein de la population.
Concernant les mineurs, ils étaient entrés récemment en territoire voisin grâce à l’aide de trafiquants.
La plupart de ces jeunes gens auraient pris part à des combats de rue en utilisant des armes blanches, des pierres et des bâtons. A ce propos, au moins trois automobilistes ont indiqué avoir vu les pare-brises de leurs véhicules casser par des projectiles, selon les autorités migratoires dominicaines.
Elles affirment enfin tenir des informations fiables selon lesquelles ces adolescents auraient dans leur majorité fait la prison en Haïti avant de gagner la République Dominicaine où ils ont commis des vols et autres délits.
Le gouvernement dominicain rapatrie régulièrement sans ménagement de nombreux ressortissants haïtiens ayant traversé la frontière dans des conditions irrégulières dans l’espoir de pouvoir trouver un emploi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6079

La Présidence ne formera pas de commission d’enquête sur les résultats des récentes législatives partielles

Le chef de l’Etat se prononce via le Secrétariat général du Palais national

La Présidence haïtienne a clairement rejeté jeudi la proposition de formation d’une commission d’enquête sur les résultats des récentes législatives partielles formulée notamment par la Fusion des sociaux démocrates haïtiens, l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et l’Union des Citoyens Haïtiens pour le Développement, la Démocratie et l’’Education (UCHADDE).

La demande concernait principalement les résultats des élections dans le Sud et dans l’Artibonite.

Voici le texte intégral du communiqué du Secrétariat général de la Présidence présentant les arguments de celle-ci contre l’exigence des partis et regroupements politiques sus-mentionnés :

COMMUNIQUE

Certains partis et dirigeants politiques, insatisfaits des résultats des dernières élections sénatoriales, se sont adressés au Président de la République pour qu’il intervienne dans la proclamation des résultats, soit par action auprès du CEP, soit en nommant une Commission d’enquête chargée de vérifier les travaux du Bureau du Contentieux électoral national (BCEN).

Examinons ensemble la question sans parti pris d’aucune sorte.

Si le président de la République a clairement exprimé l’opinion que la Constitution de 1987 devait faire l’objet d’un débat préalable à son indispensable mise à jour, il s’est toujours évertué à en respecter les prescrits, en particulier en ce qui concerne la séparation des pouvoirs.

Le Législatif, Sénat et Chambre des députés, exerce manifestement son indépendance. Les décisions du pouvoir judiciaire sont scrupuleusement reconnues par l’exécutif comme le mot du droit. En somme, nous progressons sur le chemin ardu de la démocratie, que l’Histoire et les aspirations du peuple haïtien nous ont tracé. Nous n’avons pas le droit d’emprunter inutilement des chemins de traverse, encore moins celui de reculer.

Sans en faire un pouvoir, la Constitution a consacré l’indépendance du Conseil Electoral, dans son chapitre I du titre VI, y ajoutant un article 289 visant à organiser la transition entre dictature et démocratie. C’est ici l’occasion de rappeler le prix du sang payé par la population lors des élections de 1987, pour sauvegarder cette indépendance.

Le CEP a été formé suivant l’esprit de l’article 289 de la Charte Fondamentale, après la consultation de différents secteurs qui ont accepté de contribuer à sa formation, notamment les partis politiques qui, à travers la Convention des partis politiques et le Conseil national des partis politiques, ont proposé un conseiller électoral par regroupement. Mis à part son caractère provisoire, ce Conseil constitué par consensus, jouit de la complète indépendance, de toute l’autorité et de tous les pouvoirs accordés au Conseil électoral permanent par la Constitution de 1987. Complète indépendance que doit respecter non seulement l’Exécutif, mais également le Parlement, les partis politiques et l’ensemble des citoyens.

Ainsi, le Conseil, se prévalant de l’article 191-1, a élaboré un projet de la Loi Electorale, soumis à l’Exécutif qui l’a discuté avec tous les partis politiques participant lors au Gouvernement. Le vote de la Loi Electorale par les deux Chambres a été l’occasion de nouvelles consultations des partis politiques.

Tous les partis ayant participé au choix de neuf arbitres et à la définition des règles du jeu devraient aujourd’hui se plier aux prescrits de la Loi électorale qui prévoit :

Article 191 : Les décisions du Bureau du Contentieux Electoral Nationale (BCEN) sont définitives et ne sont susceptibles d’aucun recours. Ces élections doivent être affichées suivant les délibérations du BCEN.

Le CEP serait-il autorisé à violer la Loi électorale qu’il est chargé d’appliquer en acceptant qu’une Commission d’enquête vienne éventuellement modifier des résultats légalement déclarés définitifs ?

Article 177 : Après leur proclamation par le Conseil électoral Permanent, les résultats des deux tours sont officiellement envoyés au Pouvoir Exécutif pour publication dans le Journal Officiel de la République, le Moniteur, dans un délai ne dépassent pas huit (8) jours francs.

Le Président de la République serait-il autorisé à violer la Loi Electorale en retardant la publication des résultats au-delà de la limite de huit jours qu’elle lui impose ?

Port-au-Prince, le 4 août 2009

Fritz Longchamp Secrétaire Général

La commission présidentielle sur la sécurité recommande la constitution d’une force à caractère militaire et la création d’un Conseil National de Sécu

Recommandation spéciale sur le renforcement de la surveillance et de la sécurité des côtes du pays
vendredi 7 août 2009, Radio Kiskeya

La Commission présidentielle chargée de réfléchir sur la sécurité nationale a remis jeudi son rapport au chef de l’Etat, René Préval, en présence de la première ministre Michèle Pierre Louis.
La commission présidée par le Docteur Patrick Elie, ex-secrétaire d’Etat à la Défense, recommande, entre autres, l’existence aux côtés de la Police Nationale d’Haïti (PNH) d’une force publique à caractère militaire et la création d’un Conseil National de Sécurité.
L’une des premières missions de la nouvelle force publique serait, selon la commission, de garantir la surveillance et la sécurité des côtes du pays.
Le chef de l’Etat a souligné le fait que la commission a travaillé en toute indépendance pendant plus d’un an. Il a exhorté les parlementaires et les représentants de différents autres secteurs du pays à se pencher sur les conclusions du rapport publié, de même que sur celles des autres rapports de commissions présidentielles, notamment celle sur la justice, dans la perspective de l’élaboration d’une véritable stratégie de sécurité nationale.
La commission présidentielle sur la sécurité comportait des historiens, des ex-officiers de l’armée officiellement dissoute et des membres de différents autres secteurs.
Interrogée en marge de la cérémonie de remise du rapport sur le récent vote de la Chambre des députés sur le salaire minimum, le chef du gouvernement, Mme Michèle Pierre Louis, s’est contentée de déclarer que le parlement est souverain et que l’Exécutif ne fait qu’attendre sa position finale sur l’objection du chef de l’Etat sur la loi relative au salaire minimum de 200 gourdes. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6077

Fin du processus d’inscription des 11 élus des dernières législatives partielles

Fin du processus d’inscription des 11 élus des dernières législatives partielles

Le doute plane encore sur la validation de leurs pouvoirs

Les sénateurs élus de la Grande Anse sous la bannière de LESPWA, Maxime Roumer, et du Nord-Ouest sous la bannière de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Hyppolite Mélius, ont clos jeudi le processus d’inscription au Sénat des élus des dernières législatives partielles dans le pays.

En référence au débat sur la validation ou non des pouvoirs des nouveaux élus, Maxime Roumer qui a déjà représenté la Grande Anse à deux reprises au Sénat, a estimé que tout devrait se passer sans difficulté une fois que le concerné ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire, que son nom est publié dans le journal officiel de la République, Le Moniteur, et qu’il détient le certificat délivré par le Conseil Electoral Provisoire reconnaissant sa victoire aux élections.

Hyppolite Mélius, qui a déjà représenté par deux fois le Nord-Ouest au parlement, a pour sa part repris une proposition formulée déjà par plus d’uns à savoir que les sénateurs en fonction devraient valider les pouvoirs de ceux des nouveaux élus qui ne font pas l’objet de contestations. Il suggère la formation ‘par le Sénat d’une commission d’enquête sur les départements où les résultats des sénatoriales sont encore contestés, en l’occurrence le Sud et l’Artibonite.

Le bureau du Sénat devrait tantôt annoncer les prochaines étapes du processus de validation des onze nouveaux élus. On ignore encore les résultats d’une rencontre qu’avait sollicitée le président du Sénat avec ses pairs, autour de la controverse relative à la validation des pouvoirs des nouveaux élus.

Le quorum au Sénat étant des plus fragiles, deux sénateurs peuvent facilement faire échouer ou empêcher la tenue d’une séance y relative. Or, justement, le sénateur de l’Ouest, Roudy Hérivaux (Lavalas), maintient qu’il ne participera à aucune séance relative à la validation des pouvoirs des nouveaux élus. C’est également la position du sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest, LESPWA) et du vice-président du Sénat, Andris Riché (Grande-Anse, OPL). Ce dernier exige la comptabilisation des suffrages exprimés à Petite-Rivière de l’Artibonite. [jmd/Radio Kiskeya]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6076

Deux morts et une quinzaine de blessés par balle, lors d’une mobilisation à Lascahobas contre le black-out

Sur la sellette, la MINUSTAH se défend d’avoir ouvert le feu sur la foule qui réclamait le retour de l’électricité et affirme compter dans ses rangs dix blessés légers
jeudi 6 août 2009, Radio Kiskeya
La situation demeurait extrêmement tendue jeudi à Lascahobas (Centre) au lendemain de graves incidents ayant fait, au cours d’une série de manifestations contre le black-out, deux morts par balle, dont un enfant en bas âge, et près d’une quinzaine de blessés parmi lesquels dix casques bleus.
La Police Nationale et les autorités civiles de la ville ont donné des versions contradictoires des faits tandis que la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), accusée par plus d’un, nie toute responsabilité dans les violences et conteste le bilan des victimes.
La porte-parole de la force onusienne, Sophie Boutaud de la Combe, explique que seules trois personnes ont été blessées et aucune n’a été tuée après que les membres du contingent népalais ont tiré des coups de feu en l’air. Dix des casques bleus ont été légèrement touchés, a-t-elle souligné sans annoncer l’ouverture d’une enquête sur des incidents dont la responsabilité est pourtant rejetée sur la MINUSTAH.
De leur côté, l’inspecteur divisionnaire Samuel Alcénat et le commissaire Frantz Lerebours, respectivement responsable du commissariat de Lascahobas et porte-parole de la PNH, soutiennent que les policiers haïtiens n’étaient pas impliqués dans les opérations lorsque les incidents ont éclaté. Affirmant que seuls les casques bleus s’étaient chargés du service d’ordre, les deux hommes ont fait savoir que la Police Nationale avait accompagné, dimanche et mardi, les manifestants qui exigent depuis plusieurs jours la fin du black-out dans leur commune totalement privée d’électricité.
Joint par Radio Kiskeya, le Député de Lascahobas, Dénaud Charlemagne, a déclaré que l’une des personnes tuées l’aurait été par des agents de la PNH. Il précise également que les militaires népalais ont blessé des manifestants qui lançaient des pierres contre leurs véhicules.
Enfin, le maire principal de la ville, Gérald Joseph, a avancé un bilan d’un mort et de quatre blessés en donnant sa propre version des incidents. Ricardo Moret, 25 ans, a été abattu lorsque les agents de la MINUSTAH sont passés à l’offensive pour repousser la foule, laisse entendre l’élu local.
Au nombre de 9.000, les soldats onusiens, déployés en Haïti depuis 2004, sont régulièrement accusés d’implications dans des incidents armés enregistrés à travers le pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6075

Benoît XVI nomme deux nouveaux Evêques en Haïti

Benoît XVI nomme deux nouveaux Evêques en Haïti

L’ex-Evêque du "Rache Manyòk", Mgr Willy Romélus, part à la retraite

Le Pape Benoît XVI a fait choix des Evêques Simon Pierre Saintilien et Gontran Décoste pour diriger respectivement les diocèses de Hinche (Centre) et de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), a annoncé jeudi le Saint-Siège dans un communiqué repris par l’Associated Press.

Mgr Saintilien succède à Mgr Louis Kébreau, l’actuel président de la Conférence épiscopale qui, parallèlement à son statut d’Archevêque du Cap-Haïtien, avait sous sa responsabilité l’Evêché de Hinche.

A Jérémie, le père Gontran Décoste, qui vient d’être élevé par le Saint-Père au rang d’Evêque, remplace Mgr Joseph Willy Romélus, longtemps considéré comme la "figure charismatique de l’église des pauvres", qui a fait valoir son droit à la retraite en raison de son âge, 75 ans.

Le communiqué du Vatican précise que Benoît XVI a accepté sa démission conformément aux dispositions du droit canon.

Le nouvel Evêque de Hinche, Simon Pierre Saintilien, était depuis le 10 décembre 2002 Evêque auxiliaire de l’Archevêché de Port-au-Prince. Titulaire d’un baccalauréat en théologie et philosophie, le prélat est né le 6 juillet 1951 aux Gonaïves (Artibonite, nord).

Quant à Mgr Gontran Décoste, né le 24 avril 1957 à saint Jean du Sud et ordonné prêtre le 1er juillet 1984 aux Cayes, il est professeur et directeur spirituel au grand séminaire de Port-au-Prince où les prêtres reçoivent leur formation académique.

Son prédécesseur au diocèse de Jérémie, Willy Romélus, a symbolisé pendant de longues années l’aile militante de la hiérarchie catholique engagée dans le processus du changement démocratique. Monté en première ligne dans la lutte ayant débouché sur la chute, le 7 février 1986, du dictateur Jean-Claude Duvalier, il devait être par la suite surnommé "l’Evêque du Rache Manyòk". Très populaire, le prélat avait, en effet, incarné le leadership moral d’une mobilisation nationale orchestrée sans succès, en 1987, en vue du renversement du Conseil national de gouvernement (CNG) des généraux Henry Namphy et Williams Régala, dont le régime néoduvaliariste a eu une grande part de responsabilité dans l’échec de la transition démocratique en Haïti.

Après avoir joué un rôle de premier plan dans l’émergence du mouvement Lavalas et l’ascension vers la Présidence, en 1990, du père Jean-Bertrand Aristide -dont il est un cousin lointain- Mgr Willy Romélus avait perdu progressivement de son aura en adoptant des positions politiques jugées controversées.

De plus en plus en retrait ces derniers temps, il avait pratiquement cessé de se prononcer sur la vie politique du pays. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6074