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lundi 9 avril 2012

LES CINQUIEME A SOLIDAIRES AVEC HAITI


Pendant toute l'année, avec leur professeur d'histoire et géographie, les élèves de 5e A ont travaillé sur Haïti dans le cadre du programme d'éducation civique et de sensibilisation à la solidarité.
Parmi leurs différents travaux, ils ont notamment réalisé des marque-pages qu'ils ont vendus. L'argent récolté, 250 € qu'ils ont remis à Camille Ferrié, la présidente de l'association des Amis de Mona, permettra, à sa mesure, de venir en aide aux enfants de « Cœurs Joyeux », une maison d'accueil en Haïti: quinze « restavecs », des orphelins placés dans des familles en tant que domestiques, et quatre orphelins qui avaient perdu leurs parents lors du terrible tremblement de terre.
« Grâce à la somme collectée, ils donnent une chance à une enfant, Cilène Estimé, une petite orpheline de 8 ans nouvellement accueillie par Mona aux Cœurs Joyeux », se félicite Camille Ferrié.
Certes, ces 250 € ne sont qu'une goutte dans l'océan - il faut 2 000 $ par mois pour faire fonctionner la maison d'accueil - mais ils sont le résultat d'une belle preuve de solidarité des collégiens carcassonnais qui parrainent désormais Cilène Estimé.
Les Amis de Mona, 2, rue des Mélèzes, à Carcassonne. Tél. 04 68 25 84 21 ; e-mail :amisdemona@gmail.com
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/09/1326714-les-5e-solidaires-des-enfants-d-haiti.html



Haïti : un Etat « sans scrupule » ?...Le pire nous guette !


Publié le lundi 9 avril 2012
Quelle doit être la dimension d’un scandale qui puisse secouer Haïti et produire l’électrochoc apte à le ressusciter ?
Une telle interrogation doit constituer, aujourd’hui, en Haïti, beaucoup plus qu’une question d’examen. C’est même un thème de recherche universitaire si tant est qu’on soit devenu « un cas » vraiment curieux !
Notre système sociopolitique a fini par défier tous les interdits en gardant un drôle d’équilibre, malgré les perturbations et les soubresauts.
On pavane « san wont », sans vergogne. On patauge dans la boue. Dans la merde, dirait d’autres, moins avenants envers nous. Pourtant, on s’y fait. On s’y complait même.
C’est que, nous avons cessé depuis belle lurette d’évoluer dans un cadre normatif reposant sur la Constitution, les lois et les règles en général. « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè ». Un vieil adage qui résume notre triste histoire de peuple délinquant. Mais, il y a plus, comme slogans : « devan green back, pa gen fè bak ! » ; « lajan se san » ; « lajan pa gen odè » ; « peyi sa a pap chanje » ; « èske se mwen ki ka vin sove Ayiti ? ».
Toutes nos institutions ont été désacralisées par notre tradition de délinquance effrénée. Après avoir subi maints assauts, elles n’ont plus aujourd’hui ni force ni vertu morale et coercitive. Une telle considération vaut autant pour les 3 pouvoirs de l’Etat (exécutif, judiciaire, législatif) et les organismes qui relèvent d’eux que pour les instances morales telles que les églises.
On est vraiment en chute libre !
La précarité chronique de l’existence a fini aussi par éroder nos ressorts moraux. Plus rien n’étonne désormais, dès qu’il s’agit de survie, de réussite économique et de promotion sociale. La morale est plus que jamais à la « débrouillardise », au « brasaj ». Récemment, cela se traduisait par la cocasse mais cynique expression : « naje pou sòti ».
Cette situation s’alimente d’un ensemble de facteurs, tels :
  la faillite du système éducatif, et notamment le manque de formation en matière de civisme et d’histoire nationale : on produit autant de médiocres, d’inadaptés que d’apatrides ;
  la dépolitisation croissante encouragée et renforcée par les dérives, les manquements et les trahisons des élites politiques : déçus, les gens ne veulent plus entendre parler des « leaders », de la politique et de la démocratie ;
  l’acculturation accélérée des couches moyennes traditionnellement engagées dans les mouvements sociaux. Les mass-médias et les voyages à l’étranger sont à prendre en compte concernant ce dernier facteur.
La crise haïtienne, comme l’ont déjà dit plus d’uns, est donc loin d’être strictement politique et économique : elle est aussi sociale, culturelle et surtout morale.
La détérioration des normes éthiques est telle qu’on ne saurait maintenant parler de l’existence de forces morales dans le pays. Il est vrai que l’initiative œcuménique « Religions du Monde » tente de remettre les pendules à l’heure. Mais, elles viennent de très loin ces confessions et sectes qui ont été elles-mêmes sérieusement laminées par les crises successives.
Plus d’anathème sur le vol, l’enrichissement illicite, le gaspillage des ressources publiques, le mépris des intérêts nationaux, la vente du pays « an gwo e an detay ».
Plus de réprobation des manquements aux règles régissant la passation des marchés publics ; c’est le silence absolu concernant le financement occulte des partis et des candidats en période de campagne comme à d’autres époques.
En ce sens, Felix Bautista ne choque pas autant en Haïti que chez lui où prévaut encore la notion de moralité publique ! Le chef de l’Etat Martelly, ne s’attarde pas à démontrer qu’il ne recevrait jamais de l’argent dans ces conditions là. Il préfère déclarer que s’il devait en prendre, ce ne serait pas des « sommes aussi modiques » qu’il empocherait. La journaliste Nuria Piera parle pourtant de plus de 2.5 millions de dollars à M. Martelly, avant et après la campagne électorale !
Ah ! Non ! Pas assez, ici, pour qu’on crie au scandale !
Mais, vraiment, y aura-t-il scandale en Haïti ?
Pas certain, dans ce pays où l’on ne condamne plus l’implication d’officiels dans des activités louches ; dans le trafic illicite des stupéfiants ; dans la production et l’usage de faux !
Pas certain, dans ce pays où l’on a vendu impunément du sang et des cadavres humains ! On s’en souvient.
Pas certain, dans un pays où, de façon éhontée, l’on a vendu des « bras », comme au temps de la traite, pour la coupe de la canne en territoire voisin. On s’en souvient également.
Pas certain, dans ce pays où l’on se fiche de la nationalité et de l’identité des dirigeants.
On s’explique alors pourquoi l’haïtien à l’étranger, est livré à lui-même. Il n’existe pas un Etat haïtien qui défend ses ressortissants en République dominicaine, aux Iles Turcs and Caicos, aux Bahamas, à la Jamaïque, aux Etats-Unis, au Canada, en France, partout !
L’haïtien n’est pas mieux servi chez lui : quel pays au monde se ferait complice d’une mission internationale ou garderait le silence après la mort de plus de 3.000 de ses citoyens suite à une maladie introduite dans ce pays par des membres de cette mission internationale ?
Voilà où nous en sommes en Haïti, en l’an de grâce 2012 !
Certes, on ne saurait ne pas prendre en compte, dans cette lamentable situation, le fait que, dépendant de l’étranger et dirigé directement par le « Blan », les haïtiens ont fini par perdre confiance en eux-mêmes. Le sentiment général est que, autant le pays que notre propre destin ne nous appartiennent plus.
Alors, on se laisse aller, au gré du vent ! Au petit bonheur la chance ! Selon le vieux principe du « bon dieu bon ».
Mais, il arrivera un temps, pire que l’actuel, où l’on ne pourra plus continuer à défier impunément toutes les lois de la sociologie, de l’économie politique et de la vie tout court. Nous avons déjà payé au prix fort nos travers en termes de désastres et de catastrophes accumulés. Mais, c’est absolument sûr que le pire est pour demain si nous continuons à avancer aveuglément sur la voie ténébreuse du « vire voye », du « lese grennen », du « tout voum se do » du « tout koukouy klere pou je l ». Car, il est un fait que pour sortir de l’abime, aucun pays n’a emprunté ces chemins-là. Il est encore temps de se ressaisir. « Pi ta, pi tris ».
Marvel DANDIN
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8720

A Halifax, le Titanic reste insubmersible et fascine les touristes


Halifax - Expositions, prières, spectacles et même pièce de théâtre sur "l'unique Noir" à bord: cent ans après, le drame du Titanic anime le tourisme et la vie culturelle dans le port canadien d'Halifax, où reposent toujours 150 victimes.
Le drapeau de la White Star Line, l'armateur du paquebot, flotte dans les rues de la grande ville, la plus proche du lieu de la catastrophe du 14 Avril 1912. Au restaurant "Five Fishermen", on offre pour 46 dollars un menu Titanic "inspiré par celui offert le jour du naufrage aux passagers de la première classe", avec des huîtres à la russe à la vodka et au raifort.
Le Titanic est partout. Ses maquettes et ses photos ornent les vitrines des magasins. Au théâtre, on peut voir une pièce consacrée à "l'unique Noir du Titanic", l'ingénieur haïtien Joseph Laroche, et dénonçant le racisme de l'époque. Un chauffeur de taxi évoque spontanément sa grand-mère qui avait vu les cercueils débarqués dans le port par les sauveteurs arrivés trop tard pour trouver des survivants. "Maintenant, je le raconte à mes petits-enfants", dit Bruce Blandin.
Artistes, scientifiques, autorités et musées de Halifax se préparent à commémorer solennellement la grande catastrophe.  Le 14 avril, les Haligoniens seront invités à un rassemblement, une procession aux chandelles derrière une charrette portant un cercueil, et feront une minute de silence, symbolisant l'interruption finale des SOS émis par le paquebot en détresse. Le 15 suivra une cérémonie oecuménique, réunissant chrétiens, musulmans et juifs.
Dans la nuit du 14 au 15 Avril 1912, les quelque 700 survivants du naufrage ont été recuellis par le paquebot britannique Carpathia, qui les a acheminés à New York, destination du Titanic. Mais c'est depuis Halifax que sont partis les vaisseaux, dont deux câbliers, chargés de repêcher les dépouilles, avec à leur bord fossoyeurs, embaumeurs et cercueils, rappelle Garry Shutlak, un des responsables des Archives de la province de Nouvelle-Ecosse.
Mémoire vivante de l'histoire du Titanic et conférencier très demandé, M. Shutlak peut donner des précisions sur le menu casher offert aux passagers de 3e classe ou sur le nombre considérable de voyageurs de nationalité syrienne.

France: une liturgie tourne au cauchemar, un enfant meurt

 AFP.- Stains.

Un enfant de six ans a été tué et plus de 30 personnes blessées dimanche lors de l'effondrement d'un plancher dans un local de Stains, près de Paris, transformé en lieu de culte, où plus de cent personnes s'étaient réunies en famille en ce dimanche de Pâques.
Ce local est fréquenté par une église évangélique, notamment fréquentée par la communauté haïtienne, sans lien avec les unions protestantes établies.
Le pronostic vital est engagé pour un enfant de deux ans, transporté à l'hôpital Necker à Paris, et une femme de 42 ans, a déclaré le préfet du département Christian Lambert, qui a évoqué une «urgence relative pour 32 autres personnes» blessées dans leur chute survenue vers 14H30.
«J'ai entendu un cri, je me suis retourné et j'ai vu de la poussière, j'ai vu que le plancher s'était effondré, c'est affreux», a raconté un homme présent qui ne veut pas donner son nom et se présente comme Frère Patrick.
«Il y avait une célébration avec entre 100 et 150 personnes au premier étage. Une partie du premier étage s'est effondrée sous le poids», a précisé le préfet Lambert. «Les personnes sont tombées avec le plancher.»
Une source proche de l'enquête précise que la structure a pu être fragilisée par les danses très rythmées qui accompagnent d'ordinaire ces offices. «Ici c'est comme une grande famille qui se réunit dans la joie, l'allégresse, un peu comme le gospel, tous les dimanches, dans un grand culte», raconte Frère Patrick, un des seuls à accepter de s'exprimer.
Le bilan aurait pu être encore plus lourd: «Il n'y avait personne en dessous», souligne Christian Lambert qui a prévenu que ses services allaient examiner «de près le problème de la sécurité de cette salle». L'enquête est pour l'heure menée par le commissariat local.
Ont été mobilisés quelque 150 sapeurs-pompiers, 48 véhicules et un hélicoptère pour évacuer les blessés les plus graves vers les hôpitaux.
Dans une déclaration lue à l'AFP, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a «fait part de sa profonde émotion et de sa tristesse après cet accident survenu dans ce lieu de culte évangélique».
Selon des voisins, cette communauté religieuse fréquente depuis «plus d'un an» ce local récent situé dans un petit secteur pavillonnaire coincé entre une zone industrielle et des voies ferrées.
Nombreux sont les fidèles à s'y presser, selon les voisins. Frère Patrick assure que l'association «Armée combattants pour Christ nouvelle Jérusalem», y est installée depuis quatre ans.
Contacté par l'AFP, le responsable d'une autre communauté évangélique appartenant à l'église Bethel, située dans la même rue, a déclaré: «C'est la communauté haïtienne, on les a vus arriver il y a un an, un an et demi, ils font une location. C'est une salle des fêtes à la base.»
Sur un total de 1,6 million de protestants en France, environ 460 000 pratiquants réguliers se réclament du protestantisme évangélique.
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201204/08/01-4513486-france-une-liturgie-tourne-au-cauchemar-un-enfant-meurt.php