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vendredi 29 février 2008

Vers le contrôle de la pollution marine dans la baie de Port-au-Prince

Une étude sur la pollution marine par la sédimentation, commencée le 25 février, se poursuivra jusqu’au 6 mars dans la baie de Port-au-Prince. Elle aidera à déterminer le niveau de pollution de la mer au cours des cent dernières années et l’état des différents écosystèmes y relatifs. Àl’initiative du ministère de l’Environnement (MDE), une équipe formée du Service maritime et de Navigation d’Haïti (Semanah), de la faculté des Sciences (FDS) et du laboratoire Tamarinier réalise une étude sur la pollution marine par la sédimentation dans la baie de Port-auPrince du 25 février au 6 mars 2008. Cette étude, conduite par l’expert cubain Misael Diaz Asencio, s’inscrit dans le cadre d’un projet régional de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) auquel participent quatorze pays de la Caraïbe. L’objectif de la visite de M. Asencio en Haïti est « l’application des techniques nucléaires dans la gestion intégrée des zones côtières de la région. Ceci permettra d’étudier le niveau de la pollution de la mer au cours des cent dernières années et l’état des différents écosystèmes y relatifs », a-t-on appris. Cette étude aidera également à une meilleure compréhension de la pollution marine par la sédimentation. Elle permettra d’avoir une équipe préparée pour étudier l’évolution de la pollution marine dans les différentes baies du pays.« Une des raisons de ma visite en Haïti est de recueillir des données sur la pollution marine dans la baie de Port-au-Prince, de les évaluer, de partager cette expérience et de monter une équipe nationale capable de travailler à la vigilance en vue d’une gestion rationnelle et intégrée, et, bien sûr, d’un meilleur contrôle de la pollution marine du pays. Outre la baie de la capitale, d’autres sites comme les baies des Gonaïves, du Cap-Haitien, des Cayes et de Fort Liberté feront l’objet d’études de sédimentation marine », affirme M. Asencio, arrivé en Haïti le samedi 23 février 2008. Le biologiste Asencio accompagne l’équipe nationale dans la réalisation de la campagne océanographique dans la baie de la capitale.En Haïti, aucune étude du niveau de la pollution marine n’a été encore réalisée, précise l’expert en environnement, Lucienna Exil. L’étude en cours, par l’application des techniques nucléaires, entend évaluer, recueillir des informations sur la quantité et la répartition des sédiments qui polluent la baie.La dégradation des différents bassins hydrographiques, le déboisement, la mauvaise pratique agricole, l’exploitation des carrières et la mauvaise gestion des déchets et du milieu marin et côtier ont des conséquences néfastes sur la vie des différents écosystèmes marins et côtiers et diminuent les potentialités économiques, touristiques et infrastructurelles du pays, ajoute Lucienna Exil.À rappeler que dans les projets de coopération avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), l’agence finance les missions d’experts et les équipements nécessaires. L’État haïtien, à travers le ministère de l’Environnement, a assuré la contrepartie nationale dans l’exécution de ce projet.Source : Panos Caraïbevendredi 29 février 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11564

Sacrifice de mille coqs pour cause de l’influenza aviaire

SANTIAGO. Les autorités de la section élevage du secrétariat de l'agriculture, ont sacrifié mille coqs, après avoir détecté un foyer de grippe aviaire, dans une ferme de la Communauté la Delgada de la commune de Villa González.
Le sacrifice des coqs s'est produit après que le virus ait été détecté mardi dernier sur des tests réalisés sur deux d’entre eux.
Le propriétaire non identifié des oiseaux, a qualifié « d’abus » la mesure des autorités du département de l’agriculture, et a ajouté qu'avec cette action des dizaines de personnes seront au chômage.
Pour sacrifier les coqs, les techniciens du département de l’agriculture ont été accompagnés de plusieurs militaires.
« Il est normal de sacrifier les deux coqs atteint de l'influence aviaire mais pas les milles », a affirmé le propriétaire des oiseaux abattus.
Rencontre. D'autre part, les producteurs avicoles de la région Nord ont montré une préoccupation devant les problèmes que présente le secteur, qui ont réitéré les pertes millionnaires et la faillite à des petits et moyens producteurs.
Le président de l'Association des éleveurs de Poulets du Nord (ASOPOLLON), José López, a déclaré que le secteur avicole national doit s’unir pour continuer à combattre et éviter que les producteurs disparaissent, tandis qu'il a appelé à réduire la production.
Il a dit que comme producteurs, l'idéal est de baisser la production jusqu'à l’ouverture de nouveaux marchés.
http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=143617

Suspicion de décès par grippe aviaire de 53 poulets en quartier Cienfuegos en Santiago

Santiago, 28 février 2008. - Le décès surprenant 53 poulets et poules de l’élevage d’un particulier dans le quartier Jose Manuel du secteur de Cienfuegos en Santiago, crée la suspicion et expectatives qu’il pourrait s’agir de décès causés par la grippe aviaire. Les oiseaux appartenaient à Angel Méndez, qui a déclaré que ces derniers sont morts de manière soudaine dans la cour de leur résidence du quartier indiqué.
Méndez n'a pas spécifié les symptômes qu'il a détectés parmi les poussins et les poules, mais a dit qu’il s’agissait de 53 animaux qu’il élevait sur la cour de son domicile. Ces cas, ont commencé à créer le soupçon de que ces derniers pourraient avoir succombé suite aux effets de la grippe aviaire.
A Santiago, c'est le premier cas connu, concernant le décès de poussins et poules qui périssent en manière suspecte. Cette situation a produit de la panique entre les voisins de Méndez, qui exigent des autorités de faire des recherches sur la mort des oiseaux.
Malgré l'incertitude créé par ce fait, aucune autorité gouvernementale créditée dans la ville Santiago de los Caballeros, a manifesté la préoccupation de faire des investigations.
Autor: MARCELO PERALTA

http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92665

Alexis passe l'examen

En compagnie des membres de son cabinet ministériel, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a répondu, aujourd'hui, aux questions des députés. A l'issue de la séance d'interpellation très mouvementée, le vote s'est soldé par 63 députés pour le maintien d'Alexis comme Premier ministre, 8 députés contre et 13 abstentions.

L'argumentaire, soigneusement préparé par les députés interpellateurs, a été lu avec aisance par le député Isidor Mercier, portant, entre autres, sur des dossiers relatifs à la vie chère, à l'insécurité, au chômage, à l'administration publique, à l'agriculture, aux infrastructures routières et à l'organisation des prochaines élections.

Passion, émotion et manifestations ont ponctué la séance d'interpellation.

Aux abords du Palais législatif, un imposant dispositif de sécurité a été déployé. Seuls les individus et les véhicules autorisés pouvaient circuler dans l'aire du Parlement.

Toutes les artères donnant accès au bâtiment ont été occupées par des unités de la PNH et de la MINUSTAH. Même les manifestants pro-Alexis ont été tenus à l'écart. Plusieurs centaines de manifestants avaient monté leur tente sur la Place des Nations unies.
Pancartes en mains et sur fond de musique, ils chantaient et scandaient des slogans favorables au Premier ministre Alexis. « Alexis pou tout tan, Alexis pèp la avè w, se pa Alexis ki la koz grangou... », lit-on sur les pancartes.
« Coordination régionale pour l'avancement, KTEL Lespwa #1, Université publique de l'Artibonite aux Gonaïves, Groupement des femmes en action pour le développement, MO-10, MDVDS », sont quelques-unes des organisations qui ont manifesté en faveur de Jacques-Edouard Alexis. « Le gouvernement est sur la bonne voie, a lancé Nikanord Myrtho de MO-10. Je suis ici pour le soutenir. »
Même son de cloche du côté de Cadet B. Gerland du Groupement des femmes en action pour le développement : « Nous sommes là depuis lundi. Les parlementaires doivent permettre au gouvernement de faire son travail.
Ils doivent l'accompagner pour relancer la production nationale et faire baisser le coût de la vie. »Les manifestants, outre le maintien du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, ont aussi exigé le retour de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil depuis le 29 février 2004.
Pour célébrer cette date, ils comptent manifester dans les rues de Port-au-Prince le vendredi 29 février. Depuis plusieurs jours, des informations publiées dans la presse laissaient croire que des activistes avaient été payés pour manifester devant le Parlement, ce jeudi, en faveur du chef du gouvernement.
Des informations pourtant démenties par des manifestants qui se dispersaient au fur et à mesure.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54846&PubDate=2008-02-28

Le gouvernement sort renforcé de la séance d’interpellation

Les députés ont renouvelé leur confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis à l’issue de la séance d’interpellation du jeudi 28 février.
63 députés ont rejeté la motion de censure présentée par les députés interpellateurs, au terme de plus de 9 heures de débat.Le premier ministre a la fin de la séance a remercié les députés qui ont exprimé leur confiance au gouvernement. " Nous ne prenons pas ce vote comme un cheque en blanc ", a déclaré M. Alexis admettant que des difficultés causent des retards dans l’action du gouvernement.
Jacques Edouard Alexis promet d’œuvrer afin d’améliorer l’efficacité du gouvernement afin qu’il puisse répondre aux attentes des élus et du peuple. Il a également invité les députés a rejoindre les sénateurs dans le cadre des consultations sur les stratégies pour faire face à la cherté de la vie.
La séance a été courtée grâce à une tactique utilisée par le député Steven Benoît (Lespwa) contraignant le président de la chambre basse à passer directement au vote.
Le député Benoît, supporté par 25 de ses collègues, a surpris les députés interpellateurs en soumettant au bureau sa proposition qui visait à mettre fin au débat.Des échanges houleux ont eu lieu pendant une vingtaine de minutes avant que l’assemblée par 61 voix pour appuie la proposition de Steven Benoît. Le député Fritz Gerald Bourjolly aura beau essayer d’obtenir une suspension de séance réclamant une enquête sur un cas de corruption à l’usine de Darbonne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13530

Pour l'éducation : Préval en action

Avec pour objectif de produire des propositions qui permettront d'améliorer le niveau de l'éducation en Haïti, le président Préval a lancé, mercredi, le «Groupe de travail sur l'éducation et la formation» au Palais national. Ce groupe est composé de 20 personnalités de la vie politique, économique, religieuse et intellectuelle du pays.
Avant même d'arriver à son objectif qu'est d'investir le groupe de travail sur l'éducation et la formation, le Chef de l'Etat a rappelé à l'assistance le contexte de stabilité fragile dans lequel se trouve le pays. Comme pour montrer l'importance de l'éducation dans le développement d'un pays, M. Préval a critiqué ce qu'il appelle la dictature de 1957, période au cours de laquelle des milliers de techniciens et d'intellectuels haïtiens avaient laissé le pays pour fuir les persécutions de toutes sortes, a- t- il dit. De l'avis de M. Préval, de 1957 à 1986, 29 ans de dictature, et de 1986 à 2007, 21 ans d'instabilité politique, ce qui, selon lui, résulte à 50 années perdues.

Il n'y a pas de compétence dans la dictature ni dans l'instabilité politique. « Il n'y a pas de développement sans compétence », a martelé le président Préval.
Selon le chef de l'Etat, l'éducation est l'affaire de tout le monde. Il a promis tout le soutien du gouvernement au Groupe. Il a aussi promis de laisser travailler ce dernier en toute indépendance. D'après lui, cette indépendance est la garantie de la réussite de l'équipe qu'il a lui-même choisie. Le Groupe aura à son tour à former d'autres structures pour faciliter le travail. Le Président a demandé au groupe de travailler aussi sur le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté.Selon le président du Sénat, Kelly Bastien, le Parlement est prêt à apporter tout son soutien au Groupe pour lui faciliter la tâche. Dans le but d'améliorer le système éducatif, le parlementaire propose la formule d'accréditation temporaire pour les écoles, en ce sens que la licence de fonctionnement pour les écoles devra se limiter dans le temps et sera renouvellée suivant la performance de l'établissement.
Le «Groupe de travail sur l'éducation et la formation» est composé de 20 membres sous la direction de Jacky Lumarque comme coordonnateur général, assisté d'un comité exécutif formé de Michelle Pierre Louis, Daniel Henrys, Charles Manigat, Norbert Stin-Fil. Leur mandat est de 12 mois. La présidence promet de leur donner toute l'assistance nécessaire pour mener à bien leur mission. Il faut souligner que le panel était composé du président de la République René Préval, du Premier ministre Jacques Edouard Alexis, du ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, du président du Sénat Kelly Bastien et du coordonnateur du Groupe de travail sur l'éducation et la formation. Le protocole a omis d'appeler M. Jacques Edouard Alexis qui, à l'instar des autres personnalités, devrait prendre la parole en la circonstance.
Les membres du Groupe de travail sur l'éducation et la formationPatrick Attié, Victor Benoit, Carl Brown, Rony Desroches, Mgr Pierre André Dumas, Mgr Jean Zaché Duracin, Professeur Wesner Emmanuel, Cary Hector, Dr Daniel Hanris, Marise Jean Jacques, Jean Joseph Gelerme Laguerre, Michel-Philipe Lerebours, Marie Marthe Franck Paul, Kesner Pharel, Michèle Pierre Louis, Norbert Stin-Fil, Jean Vernet Henri, Jacky Lumarque, Charles Manigat, Michel Saint-Louis.

Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54777&PubDate=2008-02-29

Redécouvrir l'île d'Haïti

La 3e édition de la foire biennale et binationale ecotouristique et de production haïtiano-dominicaine aura lieu cette année à Belladère, dans le département du Centre. En une quinzaine de jours, cette ville fondée par le président Dumarsais Estimé invite toute l'île d'Haïti à se (re) découvrir à travers son histoire, sa musique, sa culture, sa production, sa gastronomie, ses sports et loisirs..
.Du 1er au 16 mars 2008, la commune de Belladère, (Lascahobas) sera le théâtre de la 3ème Foire Binationale Ecotouristique et de Production entre les deux pays se partageant l'île d'Haïti, et la province Comendador, (Elías Piña, République Dominicaine) est retenue comme site secondaire de cet évènement. Cette initiative de la Fondation pour le Développement du Tourisme alternatif en Haïti (FONDTAH), de concert avec la Fondacion Ciensa y Arte (RD) et Sant Pon Ayiti vise à rapprocher les deux peuples des deux côtés de la Frontière.

De manière spécifique, cette troisième édition a pour objectifs :1- d´encourager, dans les régions participantes, la mise en valeur des ressources naturelles, productives et culturelles ; 2- d´y créer un climat favorable à la mise en marche de projets et de petites entreprises ; 3- d´accroître les rapports de solidarité entre les peuples haïtien et dominicain.
Un menu copieux et varié attend les participants à cette foire au cours de laquelle plusieurs exposants haïtiens étaleront leurs produits et services et présenteront les dernières avancées technologiques enregistrées dans plusieurs domaines à travers des conférences et des simulations. « Expositions, programmes scientifiques, présentations artistiques et culturelles, sports et excursions des deux côtés de l'île », font partie du programme de cette foire, étalé sur une quinzaine de jours.

Les présidents haïtien et dominicain, respectivement l'Agr. René Préval et le Dr Leonel Fernandez Reyna, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, les ministres haïtien et dominicain de l'Environnement, le sénateur du Centre Edmonde Supplice Bauzile, présidente d'Honneur de la Foire Binationale, prendront part à la cérémonie inaugurale prévue pour ce samedi. « Des espaces d'accueil ont été aménagés pour recevoir les participants qui voudraient faire de cet évènement un moment d'excursion, d'évasion, d'apprentissage ou de divertissement », a confié au journal l'un des organisateurs.
« La foire binationale écotouristique et de production est un processus de sensibilisation, d'éducation, de promotion et d'organisation des communautés dominicaines et haïtiennes qui se déroule, tant au cours de ses rencontres préparatoires que pendant sa célébration, autour de la possibilité d'envisager l'écotourisme comme option de développement, d'apprentissage d'instruments essentiels de développement régional et d'étude de la situation économique, sociale et culturelle de la région, afin d'identifier les obstacles au développement et les potentiels et de dégager des projets et plans d´action » lit-on dans une note de presse émanant du comité organisateur.« Haïtiens et Dominicains seront, par ailleurs, amenés à se connaître davantage, à travailler ensemble, à faire le bilan de leurs rapports actuels et potentiels de façon à entreprendre des projets communs », poursuit la note.

Des thèmes comme « Rapports entre les Etats et peuples dominicain et haïtien », « Protection de l'Environnement et Ecotourisme dans le cadre d'un Développement durable et intégral (instruments de développement régional et installation d'entreprises écotouristiques) », « Etude de la réalité environnementale, socio- économique et culturelle de l'Arrondissement de Lascahobas, de la province de Elias Piña et autres Provinces frontalières » sont autant de sujets qui seront abordés au cours des conférences, tables rondes et débats prévues pendant toute la durée de cette activité.
Les femmes ne seront pas en reste au cours de cette foire binationale écotouristique et de production. « La femme dans la protection de l'environnement et des rapports hatïano-dominicains », est le thème retenu pour le 8 mars, journée internationale de la femme. Le ministre à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, et d'autres personnalités haïtiennes et dominicaines interviendront au cours de cette journée.
« La Foire binationale écotouristique et de production haïtiano-dominicaine» est un évènement biennal. La première édition a eu lieu en 2004 et le quartier de Fonds Parisien dans la commune de Ganthier a été retenu comme site principal. A la deuxième édition, la province de Dajabon, en RD, était la ville principale de l'événement et Ouanaminthe, ville secondaire.
La quatrième édition aura pour siège principal la province de « Pédernales » (en RD) et la commune d'« Anse à Pitre », dans le Sud-Est, est retenue comme site secondaire. Il s'agit d'un évènement qui gagne en intensité de plus en plus et qui mérite d'être valorisé et encadré si l'on veut effectivement rapprocher les deux peuples se partageant l'Ile Quisqueya.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54862&PubDate=2008-02-29

Ti Malice ouvert aux quatre coins

Comme l'abeille qui butine et enrichit la ruche, le conseil de coordination du Centre Ti Malice sillonne tout le territoire national afin de vulgariser la méthode de lecture et d'écriture « Ti Malice au pays des lettres ». Cette équipe d'enseignants a ouvert à ce sujet un Centre de formation du même nom à Port-au-Prince en septembre 2007.
Cinq mois après l'ouverture du Centre de formation Ti Malice, des enseignants évoluant dans les villes de province s'ouvrent pratiquement à la méthode de lecture et d'écriture « Ti Malice au pays des lettres » qui consiste à associer un geste à chaque son.

Élaborée en 1965 par l'institutrice Jacqueline Turian Cardozo, cette méthode synthétique et phonétique est appréciée et utilisée jusqu'à présent dans les écoles haïtiennes, ont indiqué Raphaelle Cardozo Baker et Ursule Chéry, coordonnatrices générale et adjointe du Centre Ti Malice, sis à la première impasse Lavaud, au local de l'Ecole Jacqueline Turian Cardozo.
« Étendre la méthode "Ti Malice au pays des lettres" à travers tout le territoire national par la formation des instituteurs », telle est, entre autres, la grande ambition du conseil de coordination qui dit vouloir aider à l'amélioration du système éducatif haïtien.
« Après avoir réalisé des tournées dans le Nord et dans le Sud et grâce aux conseils de différents directeurs d'école, nous avons compris la nécessité de fonder ce Centre de formation, ont expliqué les responsables. Ce programme vise à former les enseignants du préscolaire et de l'école fondamentale afin qu'ils puissent mieux aider leurs élèves à apprendre, à lire et à écrire facilement par la méthode Ti Malice. »S'inspirant de la vieille méthode de Grosselin, Ti Malice a été conçue pour les enfants de plus de quatre ans. « Nous sommes contre l'apprentissage de lecture avant cinq ans », a déclaré Mme Cardozo Baker précisant que cette méthode permet aux élèves d'apprendre à lire et à écrire en s'amusant.
« Dans la méthode Ti Malice, le tracé de la lettre est un dessin simplifié, le b par exemple représente la jambe du footballer et son ballon; le d représente le dos du dindon et son cou mince et long, avait écrit Mme Turian Cardozo avant sa mort. On explique à l'enfant que lorsqu'on est pressé et qu'on n'a pas le temps de dessiner le personnage en entier, on dessine seulement ses traits les plus caractéristiques : le gros ventre et le bras de Monsieur o, le grand t si grand, si maigre avec son chapeau. »

Des séminaires pour atteindre l'objectif

Pour continuer à véhiculer ce principe, des séminaires de formation ont été organisés gratuitement dans plusieurs villes du pays. L'équipe du Centre Ti Malice, satisfaite du succès obtenu, a décidé d'organiser ces mêmes séminaires à travers tout le territoire national afin de toucher un maximum d'enseignants.
Les instituteurs de Jacmel, Miragoâne, Belladère, Jérémie, Port-de-Paix et l'Ile de La Gonâve seront les prochains bénéficiaires de ce programme de formation. « Il n'est pas normal de rester uniquement à Port-au-Prince alors qu'il y a beaucoup de besoins dans nos villes de province », a martelé Mme Cardozo Baker.
D'autres perspectives
Les responsables envisagent de fonder un centre d'apprentissage Ti Malice au bénéfice des enfants non scolarisés âgés de plus de cinq ans. Une façon pour nous de leur apprendre à lire et à écrire et de contribuer, disent-ils, au programme d'alphabétisation lancé par l'État haïtien. A en croire les coordonnatrices, ces enfants défavorisés pourront bénéficier aussi d'un plat chaud régulièrement. « Tout ceci est possible, a dit l'institutrice Ursule Chéry. Il suffit de trouver le support des sponsors. »

L'équipe du Centre Ti Malice est en train de préparer la nouvelle édition de Ti Malis Kreyòl et du cahier d'écriture qui seront disponibles en septembre 2008. Un site Internet (www.timalice.net), un kit scolaire comprenant un CD de chansons, le Bravo Ti Malice #1 et un guide pour parents et professeurs, un centre d'appels gratuits, tels sont les derniers projets conçus par ce groupe d'enseignants afin de remettre Ti Malice à la page. « Contrairement à d'autres Haïtiens, nous avons fait le choix de rester dans le pays afin d'apporter notre aide à ceux qui en ont besoin », a affirmé Raphaelle Cardozo Baker avant de rappeler cette phrase de sa mère Jacqueline Turian Cardozo : « Là où l'on est planté, il faut savoir fleurir. »
victorjeanjunior@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54761&PubDate=2008-02-29

jeudi 28 février 2008

Labadie, ce modèle de réussite

La Royal Caribbean est en passe d'investir, sur deux ans, 50 millions de dollars US à Labadie. 25 millions iront à la construction d'un quai où, pourra accoster, d'ici à 2009, « The Genesis of the seas », un navire de croisière de 6.200 passagers qui coûtera la rondelette somme de 1 milliard 400 millions de dollars US.
Les habitants du Village de Labadie, qui seront intégrés dans le programme d'expansion des opérations de la compagnie, bénéficieront d'un ensemble de projets à caractère social pour protéger le site.
Chaque seconde est vécue avec intensité à la station balnéaire de Labadie. Sur le visage des touristes se lit l'envie de croquer le meilleur de la vie. Et le tout, dans une ambiance créole, tropicale qui renforce une communion à la limite mystique avec cette baie somptueuse surplombée de montagnes verdoyantes au relief volcanique.


La peau rougie par le soleil, un des visiteurs exprime sans réserve sa satisfaction : « C'est magnifique, la nourriture est bonne, le cadre paradisiaque et le service impeccable », dit-il en rappelant à sa compagne, sur le chemin des toilettes, que le blizzard qui frappe le Montana, aux Etats-Unis, pourrit la vie de ses amis restés au pays. « Il ne savent pas ce qu'ils ont loupé », ajoute-t-il comme un gamin fasciné, subjugué et un tantinet taquin.

Le touriste, satisfait, fait de la bonne publicité, explique Maryse Pénette Kédar, présidente de la Société Labadie Nord (SOLANO). Selon Mme Kédar, le site exploité par la Royal Carribean reçoit chaque année quelque 500.000 touristes. Un nombre qui va croître considérablement, avec, sur deux ans, l'investissement additionnel de 50 millions de dollars US. 25 millions seront alloués à la construction d'un quai capable d'accueillir le dernier paquebot à sortir dans les chantiers navals. « The Genesis of the seas », un navire capable d'accueillir 6.200 passagers et qui coûte la rondelette somme de 1 milliard 400 millions de dollars, enchaîne cette femme on ne plus dynamique.
Comme Maryse Pénette Kédar, l'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Mme Janet Ann Sanderson croit que les nouveaux investissements consentis par la Royal Caribbean à Labadie est un signal envoyé aux investisseurs pour qu'ils emboîtent le pas.

« J'encourage le secteur privé, si important dans le développement, à regarder ce qui se passe à Labadie et à se dire que cela peut être fait dans d'autres endroits du pays », souligne la diplomate, au cours d'une petite cérémonie de signature d'un accord entre la USAID et la Royal Carribean, en présence du ministre du Tourisme, M. Patrick Delatour, pour réaliser un ensemble de projets dont la protection de bassins versants autour de Labadie et d'autres à caractère social au profit des habitants du village de Labadie.
Travailler en collaboration avec la communauté de Labadie qui, en dix ans, est passée de 1 000 à 5 000 habitants, pour protéger l'environnement, construire des infrastructures leur permettant d'avoir accès à l'eau, gérer les déchets solides, font aussi partie du lot de projets, affirme un représentant de la USAID.

La formation professionnelle des résidents du village pour qu'ils puissent travailler sur le site et à bord des navires de croisière est en passe d'être renforcée dans le cadre de ces projets qui s'étendront sur trois ans et qui devront coûter 1 million 460 mille dollars.
La Royal Caribbean, à travers la Fondation Solano, et la USAID s'attendent à ce que ces projets permettent de générer des ressources au Village de Labadie. A terme, ces bailleurs espèrent aussi que 1 800 nouveaux emplois seront créés.
Labadie est un paradis qui rapporte chaque année au moins 4 millions de dollars US à l'Etat haïtien. C'est aussi un business qui commande de faire des investissements dans le sens de sa pérennisation et de son expansion. C'est tout simplement un modèle de réussite. Ce n'est pas le touriste qui vient du Montana qui dira le contraire..., car, pour lui, Labadie est un paradis...

Roberson Alphonse

Une nouvelle vague de divas

Je cherche et je recherche longuement dans ma tête, et je ne trouve pas. Combien de chanteuses haïtiennes se sont révélées et imposées depuis Emmeline Michel ?
Des noms vont et viennent, rappelant une chanson, des émotions, quelques frissons : Jacqueline Denis, Sandra Jean, Barbara Guillaume, Lisa Williams Beauvil, Sherley Desgrotte, Lunise Morse, Sylvie d'Art, Chantal Drice, Manzè, Misty Jean, Patricia Juste, Georgie Métellus, Nya..., j'en oublie certainement.
Des noms viennent et vont, aucun ne se retient. Souvent fondues dans des groupes -compas ou racine- aucune de ces vocalistes ne possède une vraie personnalité, une marque, une aura avec en sus un répertoire, un parcours défini.
Chanteuse à voix et à tripes, et quelques fois à texte, l'ex-égérie de Ralph Boncy après avoir supplanté sa rivale immédiate Maguy Jean-Louis est demeurée seule reine d'un champ curieusement dépeuplé. Pourtant au temps de ma jeunesse, je veux parler des années 1970-1980, les grandes et bonnes interprètes féminines ne manquaient pas.
Je peux citer en vrac : Carole Demesmin, Ti Corn, Fédia Laguerre, Farah Juste, Danielle Thermidor, Yanick Etienne...
Mais depuis Emmeline Michel, c'est-à-dire depuis 1986 (presque une génération), aucun oiseau n'a crevé l'horizon. La créatrice d' "A.K.I.K.O" et de "Pa gen manti nan sa" a pratiquement fait la course en solitaire. Et après vingt années de carrière bien sonnées et bien fêtées (c'était en 2006) à qui va-t-elle passer le relais ?
Sans vouloir jouer au prophète, je pense que les années 2010 peuvent espérer une éclosion exceptionnelle, une véritable pluie d'étoiles, une nouvelle vague de divas.
De belles promesses se dessinent qui attendent la confirmation et la maturité. Nadège Dugravil, Willène Guérismé (Wil-N-G), Stéphanie Séjour (Tifane), Tamara Suffren, Donalzie Théodore et dans le milieu évangélique une Myriam Blanchard et beaucoup d'autres encore.
Mais attention, un seul bémol ! Dans ce pays gouverné par l'ignorance et la facilité, où le dernier des gratte-guitare peut devenir une super-star, le vedettariat à bon marché est un ver (luisant et vorace) qui menace la future récolte. Certaines filles ont déjà la grosse tête, au risque de perdre la voix (voie) !

Marc Exavier

« Une fenêtre musicale ouverte sur le monde »

la deuxième édition du Festival International de Jazz de Port-au-Prince se tiendra du 2 au 9 mars à l'Institut français d'Haïti, au Parc Historique de la Canne à Sucre et au Champ de Mars.

Plus d'une dizaine d'artistes et de groupes musicaux haïtiens et étrangers sont sélectionnés cette année : le duo Strakhof/Bauer de l'Allemagne, Clube de Charo do Brasilia du Brésil, Annie Poulain du Canada, Siroco Trio du Chili, Jerez-Texas de l'Espagne, Mimi Jones Band des Etats-Unis, Henri Texier et le Strada Trio de la France, Sacbé du Mexique, le trio Weber/Doran/Amstad de la Suisse, et Jowie Omicil et The Core, Les frères Courtois, Mushy Widmaier, Turgot Théodat, Marc Richard Mirand d'Haïti.

« Le festival s'ouvrira le dimanche 2 mars à partir de 7 heures au Parc Historique de la Canne à Sucre avec Henri Texier et le Strada Trio de la France », a informé Joël Widmaier de la Fondation Haïti Jazz, l'institution coordonnatrice du festival.

Contrairement au Kiosque Occide Jeanty (Champs de Mars) et à l'Institut français d'Haïti où les spectacles seront ouverts, au Parc Historique de la Canne à Sucre les mélomanes paieront 500 gourdes par spectacle pour avoir droit à l'entrée les 2, 7 et 9 mars. Les 3, 4, 5, 6 et 7 mars, le public a rendez-vous à l'Institut français d'Haïti et le 6 mars au Champ de Mars.

Cette année, l'événement qui coûtera une enveloppe de 40 000 dollars américains s'accompagne de deux grandes nouveautés. Il s'agit premièrement des ateliers pour musiciens et amoureux du jazz qui seront animés par des Jazzmen du 5 au 8 mars à la FOKAL et à l'Ecole de musique Ste-Trinité.

Les intéressés sont priés de contacter Pascal au 465-0418. La deuxième grande innovation, les « After Hours », des soirées visant à regrouper les artistes invités autour d'une Jam session dans un cadre chaleureux les 4, 5, 6, 7 et 8 mars à 8h. p.m., au Quartier Latin.
Turgot Théodat, Mark Richard et le trio Weber/ Doran/ Amstad de la Suisse animeront ces soirées.
Née d'une idée de Joël Widmaier, de Paul-Elie Levy, directeur de l'Institut français d'Haïti (IFH), et de l'ambassade du Mexique, le Festival International de Jazz se propose de « promouvoir la culture haïtienne dans sa globalité en revalorisant une de ses composantes essentielles : la musique jazz lit-on dans le document de presse.

Il se veut être à la fois un témoin de la vitalité du jazz haïtien et une porte ouverte sur des formations venues de tout le monde». L'initiative, dès la première édition, a été vite supportée par d'autres institutions : le ministère de la Culture et de la Communication, la Fondation Françoise Canez Auguste, la radio Métropole, L'Institut français d'Haïti et d'autres ambassades présentes en Haïti.
Les représentants d'institutions ayant participé à la cérémonie de lancement se sont montrés enthousiastes. Stéphane Malebranche du ministère de la Culture et de Communication, Paul-Elie Lévy de L'IFH, René Max Auguste de la Fondation Françoise Canez Auguste, Pascale Monier de Fondation Haïti Jazz et les représentants de différentes ambassades se sont dits enchantés de collaborer a cet événement qu'ils considèrent comme « la seule manifestation d'envergure autour du jazz en Haïti et une fenêtre musicale ouverte sur le monde».

Ouanaminthe: nouvelle route, nouveau plan

En partant de l'idée que les réseaux donnent forme au territoire, le ministère des Travaux publics, Transports et Communications en consultation avec d'autres institutions impliquées dans le développement de la ville de Ouanaminthe propose un nouveau schéma d'aménagement pour cette cité qui verra bientôt l'achèvement du tronçon Cap-Dajabon.
Depuis 1991, le taux de croissance annuel de la population de Ouanaminthe est de 17%. Consécutivement, chaque décennie voit cette population doublée sans que les infrastructures de base ne changent. Le réseau d'adduction d'eau potable, le système électrique, les ouvrages de drainage sont restés les mêmes.
Devant les défis que représentent les différents problèmes auxquels est confrontée cette ville, le ministère des Travaux publics Transports et Communications consultent les acteurs afin d'achever un plan d'aménagement de la ville de Ouanaminthe qui demeure une porte d'entrée pour Haïti, depuis la ville dominicaine de Dajabon.
C'est en substance les propos du ministre des TPTC, qui a visité Ouanaminthe et l'état d'avancement du tronçon reliant cette ville au Cap-Haïtien.
Selon Frantz Vérella, ce nouveau schéma de développement prévoit la construction d'une voie secondaire jouxtant la zone franche de Codevi et doit permettre de réduire significativement les embouteillages à l'intérieur de la ville. Les flux de camions bourrés de marchandises emprunteront cette voie jusqu'au Cap-Haïtien ou vers les autres villes avoisinantes.

Comparativement à la ville de Dajabon, Ouanaminthe fait pâle figure en termes de disponibilité d'espaces verts. Les rares végétations à mettre à l'actif de la ville font partie du patrimoine de l'ancienne caserne des Forces Armées d' Haïti.

La firme Ghella chargée de la réhabilitation de la route doit la livrer complètement à la circulation avant la fin de cette année. Pour le moment les travaux de revêtement en béton bitumineux vont bon train. Selon ce que Le Nouvelliste a constaté sur place, le revêtement est complet entre les villes de Quartier-Morin et de Limonade. Les techniciens et le matériel de Ghella sont à pied- d'oeuvre pour respecter les délais prévus dans le contrat. La réhabilitation de la route Cap-Dajabon est un avantage qu'il faut vite transformer en une énorme opportunité. Pour cela, Ouanaminthe doit devenir une vraie ville, une plate-forme logistique.

En dépit du fait que des incidents regrettables se sont produits à plusieurs occasions durant les travaux de réhabilitation de la route, le ministre des TPTC reste pourtant convaincu que les retards n'excéderont pas deux ou trois mois. « L'équipe chargée de la supervision veille à ce que les normes de qualité soit respectées », rassure l'ing Frantz Vérella.
« Il ne suffit pas de construire des réseaux routiers, d'aménager les structures de toutes sortes pour avoir le développement souhaité », a déclaré le ministre des TPTC soulignant au passage le rôle que doivent jouer les institutions, la société civile en général et les municipalités en particulier. « Le renforcement institutionnel est plus que nécessaire dans le cadre d'un tel projet », a insisté le ministre Frantz Vérella qui fait remarquer que l'éducation, la formation professionelle doivent atteidre un nouveau pallier.

Certains travaux ne relèvent pas de la compétence du ministère des TPTC, a déclaré le titulaire de ce ministère qui croit que la société civile de Ouanaminthe doit s'approprier de ce plan qui représente le devenir de cette ville sans cesse en expansion.
La réhabilitation de la route nationale # 6 (RN-6) d'une longueur de 75 Km comprise entre Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays et la ville frontalière de Dajabon est financée par l'Union européenne à hauteur de 40 millions 680 mille euros.
Ces travaux exécutés par la firme italienne Ghella dureront 36 mois à compter de la date de la signature du contrat le 8 décembre 2005.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54775

Ouverture de la séance d’interpellation du Premier ministre Alexis

Mobilisation des partisans d’Aristide en faveur du chef du gouvernement
jeudi 28 février 2008,
Radio Kiskeya

La séance d’interpellation du Premier ministre haïtien, Jacques-Edouard Alexis, s’est ouverte jeudi peu après 11h30 locales (16h30 GMT) à la salle des séances de la Chambre des Députés.
L’appel nominal ayant accusé 92 présences, le quorum a été atteint, selon le président de l’assemblée, Pierre Eric Jean-Jacques.
Le chef du gouvernement et tous les membres de son cabinet ont été introduits dans la salle par une délégation de trois Députés.
De nombreux Sénateurs, dont le président du bureau, Kelly Bastien, assistaient à la séance.
A l’extérieur du Palais Législatif, des membres d’organisations populaires Lavalas manifestaient dans une ambiance de rara leur soutien au chef du gouvernement et leur hostilité aux parlementaires à l’origine de l’interpellation. Ils réclamaient dans le même temps le retour de leur leader, Jean-Bertrand Aristide, dont vendredi marquera le quatrième anniversaire de la chute et du départ en exil sous les pressions conjuguées d’un soulèvement populaire, d’une insurrection armée et de pressionjs internationales, le 29 février 2004.
Des unités de la Police Nationale étaient déployées autour du Parlement où un imposant dispositif de sécurité était visible. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4754

Rappel de la composition du gouvernement Préval/Alexis

Interpellé jeudi par le Chambre des Députés, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis est à la tête d’une équipe de 18 ministres et 5 secrétaires d’Etat
jeudi 28 février 2008,
Radio Kiskeya

Voici un rappel de la composition du gouvernement haïtien dont le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis était confronté jeudi à une interpellation dont l’issue devait être un vote de confiance ou de censure.
18 ministres, dont huit représentant des partis politiques de la mouvance Lavalas et de l’ancienne opposition démocratique, et cinq secrétaires d’Etat intègrent l’actuel cabinet.
Les portefeuilles ministériels
Jean Rénald Clérismé : Affaires étrangères et Cultes
Jean Généus : Haïtiens Vivant à l’Etranger
René Magloire : Justice et Sécurité Publique
Paul Antoine Bien-Aimé : Intérieur et Collectivités Territoriales
Daniel Dorsainvil : Economie et Finances
Jean-Max Bellerive (Fanmi Lavalas) : Planification et Coopération Externe
François Sévrin (Lespwa) : Agriculture, Ressources Naturelles et Développement Rural
Patrick Delatour : Tourisme
Maguy Durcé (Alyans Demokratik) : Commerce et Industrie
Frantz Vérella : Travaux Publics, Transports et Communications
Jean-Marie Claude Germain (Union) : Environnement
Gabriel Bien-Aimé (OPL) : Education Nationale et Formation Professionnelle
Fritz Bélizaire (Fanmi Lavalas) : Jeunesse, Sports et Action Civique
Robert Auguste (Fusion) : Santé Publique et Population
Gérald Germain : Affaires Sociales et Travail
Marie-Laurence Jocelyn Lassègue : Condition Féminine et Droits de la Femme
Eddy Lubin : Culture et Communication
Joseph Jasmin (Lespwa) : Relations avec le Parlement
Cinq postes de secrétaires d’Etat
Eucher-Luc Joseph : Sécurité Publique
Daniel Jean : Réforme Judiciaire
Sylvain Lafalaise : Finances
Joanas Gué : Agriculture, Ressources Naturelles et Développement Rural
Michel Péan : Réhabilitation des Handicapés
Le deuxième cabinet Préval/Alexis, après une première expérience commune de 1999 à 2001, était entré en fonction le 9 juin 2006. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4753

L’interpellation suscite un débat intense entre les députés

Le principal député interpellateur, Joseph Isidor Mercier (RDNP) réaffirme sa détermination à présenter à ses collègues des arguments prouvant la nécessité de renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis.Tout en annonçant que le débat sera très intéressant, le député de Jérémie dit avoir en sa possession des documents pour prouver l’incapacité de l’équipe gouvernementale.
De son coté, le député François Malherbe (Lespwa) plaide en faveur de la stabilité et accuse les députés interpellateurs de vouloir conduire le pays au chaos. " Il veulent créer un climat de trouble et rendre le pays ingouvernable", argue t-il.
Le député Malherbe soutient que le gouvernement bénéficie d’un appui confortable à la chambre basse, mais souligne que plusieurs élus ont rejeté les consignes de vote de leurs partis. Le député de Bainet dénonce le comportement ambivalent de son collègue qui réclame le départ d’un gouvernement qu’il vient d’applaudir il y a une semaine. " Je ne comprends pas cette attitude et le peuple ne le comprend pas non plus", lance le député Malherbe.
Isidor Mercier rétorque qu’il avait salué l’initiative du gouvernement lors du lancement des travaux de la route Jérémie –Cayes. " J’ai dit vive le Canada, vive le gouvernement mais ma position n’a pas changé", fait-il remarquer.
Isidor Mercier qui veut aller jusqu’au bout soutient que le gouvernement n’a aucun plan pour sortir le pays de la situation actuelle. " Si une majorité vote en faveur de M. Alexis il s’agira d’une victoire à la Pyrrhus parce que le gouvernement finira par succomber", prévient le député Mercier qui dénonce des gaspillages pour mobiliser des manifestants devant le palais législatif lors de la séance d’interpellation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13529

René Préval appelle à protéger la stabilité politique

Quelques heures avant la séance d’interpellation de son premier ministre, le chef de l’état, René a apporté implicitement son appui au chef du gouvernement.
Sans faire référence à la séance d’interpellation de la chambre des députés, le président Préval a invité les différents acteurs à œuvrer afin de protéger la fragile stabilité actuelle. " Cette stabilité est la voie du développement et nous devons la protéger comme nos yeux", indique le chef de l’état qui rappelle que les 29 ans de dictature et les 21 ans d’instabilité ont eu pour conséquences la fuite des compétences." Nous avons accumulé 50 ans de retard", a martelé le chef de l’état lors de son intervention dans le cadre du coup d’envoi des activités du Groupe de Travail sur l’éducation (GTE).
Plusieurs chefs de partis politiques ayant participé à la cérémonie ont appuyé les déclarations du président Préval.
Le leader du Mochrenah , Luc Mesadieu dit s’attendre à une relance parce que le chef de l’état est conscient des problèmes. Il croit que le gouvernement doit adopter des mesures urgentes contre la cherté de la vie qui peut a terme déboucher sur un soulèvement, prélude d’une instabilité politique.
Le président de la Fusion, Victor Benoît, reconnaît que les troubles politiques constituent des obstacles pour le progrès économique du pays. Le leader de l’Union, Chavannes Jeune, rappelle que la stabilité politique est essentielle pour attirer les investisseurs et appliquer un plan de développement durable.
Par ailleurs, l’association des Maires Haïtiens sollicite un vote de confiance en faveur du premier ministre Jacques Edouard Alexis lors de la séance d’interpellation à la chambre basse. Yvon Jérôme, porte parole de l’Association, indique que les élus ne doivent pas agir pour eux-mêmes mais dans l’intérêt de la population. " Nous apportons notre appui au premier ministre et à tous les ministres ", ajoute t-il.
Dans le même temps, le porte parole du groupe des parlementaires progressistes se prononce pour le maintien de Jacques Edouard Alexis.
Le député Guy Gérard Georges informe que le groupe qui compte une cinquantaine d’élus réclame un remaniement ministériel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13528

Des autorités dominicaines confirment un nouveau cas de grippe aviaire dans le sud-ouest

Saint-Domingue, 27 feb (EFE). - Le ministre de l’Agriculture dominicain, Jiménez Salvador, a confirmé aujourd'hui l'apparition d'un nouveau cas de influenza aviaire dans la province Pedernales (sud-ouest). Le fonctionnaire a spécifié que le virus H5N2, détecté dans le pays il y a plusieurs mois, a été trouvé dans une population de coqs dans un élevage de Perdernales, mais ceci ne signifie pas un plus grand danger.
« Le virus a été détecté grâce au contrôle qu'effectuent les autorités, et il est bon de spécifier qu’il ne s’est plus produit de nouveau cas de maladie dans les exploitations avicoles », a dit Jiménez à des journalistes réunis au Congrès National.
Le Ministre a dit qu'on est dans un processus de certification des élevage de coqs et il s’est montré favorable à l’idée d’une industrie avicole plus fortifiée puisque ce secteur est celui qui apporte plus au PIB agricole ».
De même, il a informé qu'on travaille pour adapter tout le processus productif aux exigences des marchés, ce qui permettra avec la certification que devra émettre l'Organisation Mondiale de Santé Animale (OIE, en Anglais), d'améliorer la situation du commerce avicole dans le pays.
Jiménez a révélé qu'il y aura prochainement une rencontre entre les responsables du Ministère de l'Agriculture et les producteurs d'œufs pour conclure un accord qui permette d'adapter la production nationale « aux exigences réelle de la population dominicaine ».
L'apparition du virus de la grippe aviaire dans le pays a provoqué que les autorités de Haïti interdisent l'importation de poulets et d’œufs depuis le pays, ce qui produisit des pertes millionnaires pour secteur, selon des secteurs officiels et ceux de la production.
L'OIE a déterminé, récemment, que ses représentants dans le pays et en Haïti, dirigent le processus de détection et de contrôle de la maladie avec l’objectif avoué de la déraciner complètement.
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92588

Funérailles nationales de "Manno" Sanon mercredi à Port-au-Prince

Rapatriement lundi de la dépouille du célébrissime disparu
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

Les funérailles nationales de l’ancienne star du football haïtien, Emmanuel "Manno" Sanon, seront chantées mercredi prochain (5 mars) au stade Sylvio Cator, dans le centre de Port-au-Prince, a appris Radio Kiskeya auprès des autorités sportives.
Un comité d’accueil accompagnera lundi la dépouille de l’illustre mondialiste de 1974 à son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture. La mère, l’épouse et les quatre enfants du disparu prendront le même vol.
La veille, une cérémonie funèbre se tiendra à Orlando, en Floride.
Après de longues discussions avec les représentants du gouvernement, la famille de "Manno" Sanon a finalement accepté de rapatrier le corps et de l’inhumer à Port-au-Prince. Dans son testament, le défunt avait souhaité que ses restes reposent à Orlando où vivent ses proches.
Une réunion de planification du déroulement des obsèques devait se tenir mardi en fin d’après-midi au Palais National (siège de la Présidence).
En raison de l’immense affection populaire dont jouissait le flamboyant attaquant international des années 70, les autorités ont jugé nécessaire de donner aux haïtiens l’opportunité de lui rendre un ultime hommage.
Lors de la deuxième journée du championnat national (Div.1), samedi et dimanche, le drapeau haïtien a été mis en berne sur les différents terrains et une minute de recueillement observée par tous les joueurs qui portaient un brassard noir.
Agé de 56 ans, Emmanuel "Manno" Sanon est décédé le 21 février (jeudi dernier) à Orlando d’un cancer du pancréas.
Le goleador avait inscrit son nom dans le livre d’or de la Coupe du monde en réalisant les deux buts de la sélection nationale pour son unique participation à l’épreuve reine, mettant notamment fin à 1.142 minutes d’invicibilité de l’italien Dino Zoff, l’un des plus grands gardiens de l’histoire du football, le 15 juin 1974 à Munich. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4745

Le Parquet de Port-au-Prince "convoque" le président de la CNDDR, Alix Fils-Aimé

"L’ usage abusif, intempestif, répété et illégal de la fonction de commissaire du gouvernement constitue un facteur de destabilisation de l’Etat, particulièrement de la Police Nationale d’Haiti"
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

Un bras de fer semble s’être engagé entre le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, dirigé par Me Claudy Gassant et le président de la Commission Nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Alix Fils-Aimé, a appris Radio Kiskeya.
Le président de la commission chargée d’assurer le désarmement des groupes armés aurait été convoqué par le Parquet suite à certaines de ses déclarations sur l’épineux dossier du kidnapping.
Faisant allusion à cette convocation et, implicitement, à la stupéfaction de l’intéressé, le sénateur Youri Latortue (Artibonite), président de la Commission justice et sécurité du Sénat, a appelé mardi le chef de l’Etat à intervenir au plus vite dans ce dossier, afin d’éviter une nouvelle crise au pays. Il a mis l’accent sur la nécessité que les institutions de l’Etat cessent de s’entredéchirer (comme ce fut le cas dans maints autres dossiers) et que les plus hautes autorités du pays fassent preuve de plus de leadership.
La copie d’une lettre datée du 21 février 2008 de Alix Fils-Aimé au premier ministre Jacques Edouard Alexis relative à sa convocation au Parquet, circule dans les médias. Interrogé mardi par Radio Kiskeya sur l’authenticité de la correspondance, M. Fils-Aimé a répondu par l’affirmative, tout en s’étonnant sur le fait qu’elle soit aux mains des journalistes.
Dans cette lettre, M. Fils-Aimé, se référant à la convocation que lui a adressée le substitut Joseph Manès LOUIS, délégué par le commissaire en chef, Me Claudy GASSANT, s’insurge contre le fait qu’on l’y désigne comme Responsable de la CNDDR et non comme Président de la Commission Nationale de Désarmement, de Démantelement et de Reinsertion (CNDDR), organe exécutif créé par arrêté dûment signé par le président de la République et le chef du gouvernement.
"Ne s’agissant d’une quelconque organisation, mais d’un organe de l’Etat [en l’occurrence la CNDDR], cette banalisation constitue un manque de respect tant à l’autorité elle-même qu’à l’autorité de nomination", écrit le président de la CNDDR.
Il invoque alors son statut administratif de "Grand fonctionnaire de l’Etat" tel que défini aux articles 400 à 406 du Code d’instruction criminelle (CIC), pour dénoncer le fait par le commissaire du gouvernement d’agir, dans son cas, au mépris de ces articles du CIC et tout aussi bien en violation des articles 183, alinéa 1 et 187 du même code. Par ainsi, souligne-t-il, le chef du Parquet se rend passible de l’article 150 du Code pénal.
"L’ usage abusif, intempestif, répété et illégal de la fonction de commissaire du gouvernement constitue un facteur de destabilisation de l’Etat, particulièrement de la Police Nationale d’Haiti", déclare Fils-Aimé, faisant implicitement référence à de nombreux autres dossiers dans lesquels le role du Parquet a souvent suscité de sérieuses controverses. "Cet état de fait, Monsieur le premier ministre, mérite d’être redressé avec urgence et célérité", recommande-t-il.
Le président de la CNDDR demande par ailleurs au chef du gouvernement de saisir le ministre de la Justice, le supérieur hiérarchique immédiat du commissaire du gouvernement, afin que les mesures correctives appropriées et les suites légales, conformément aux articles 150, 183-1 et 187 du Code pénal, soient mises en application, ainsi que les articles 400 à 406 du CIC.
A rappeler cependant que, dans de nombreux dossiers dans lesquels était récemment impliqué le chef du Parquet du Tribunal civil de la capitale, le ministre de la justice, Me René Magloire, a fait preuve d’impuissance face à un magistrat qui a toujours clamé haut et fort ne relever que de la présidence. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4746

Nette augmentation du narcotrafic entre le Vénézuéla, Haïti et la R. Dominicaine, selon le "tsar" antidrogue américain

La "vague de cocaïne" déversée sur l’île d’Haïti ou Quisqueya explique en grande partie l’augmentation de 40% du trafic de drogue dans la région, affirme John Walters
mercredi 27 février 2008,
Radio Kiskeya

Le "tsar" antidrogue américain, John Walters, s’est alarmé mercredi du déversement sur Haïti et la République Dominicaine d’une "vague de cocaïne" en provenance du Vénézuéla, en grande partie responsable d’une augmentation de 40% du narcotrafic à l’échelle régionale.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Walters, chef du Bureau de la Maison Blanche chargé de la politique nationale de lutte contre la drogue (ONDCP), a déclaré que, malgré l’implication du personnel américain antidrogue dans de nombreuses opérations, un dixième des 1.421 tonnes de cocaïne expédiées l’année dernière aux Etats-Unis et en Europe avait transité par l’axe Amérique du Sud-Haïti-République Dominicaine.
Devant la gravité de la situation, le haut responsable et l’administratrice par intérim de l’Agence antidrogue des Etats-Unis (DEA), Michele Leonhart, se sont rendus cette semaine à Santo Domingo afin de discuter avec le Président Leonel Fernàndez et les membres de son gouvernement de la meilleure façon d’affronter les trafiquants de drogue.
"Lorsqu’on voit en un temps relativement court une énorme vague de cocaïne inonder l’ìle (d’Haïti ou Quisqueya) ... on voit qu’il existe un grand danger pour les citoyens qui y vivent", a fait savoir à AP John Walters dans un entretien téléphonique depuis la capitale dominicaine.
Selon les données dont dispose le gouvernement américain, seuls environ 20% du volume de cocaïne arrivant d’Amérique du Sud avaient pu être interceptés en 2007. Plus des deux tiers des stupéfiants exportés au cours de la même période ont été transportés par des bateaux en provenance de la Colombie ayant emprunté l’est de l’Océan Pacifique. Les 21% restants étaient issus de l’Amérique centrale et de la Caraïbe occidentale.
Washington ne cache pas ses préoccupations face à l’utilisation des territoires vénézuélien, haïtien et dominicain par les narcotrafiquants qui cherchent à contourner les obstacles rencontrés entre le Mexique et l’Amérique centrale.
Le Vénézuéla, dont le Président, Hugo Chàvez, est l’un des pires ennemis de l’administration Bush, qualifie de "purement politiques" les accusations de la DEA et soutient avoir confisqué d’importantes quantités de drogue.
Dans son rapport mondial 2007 sur le narcotrafic, le gouvernement américain avait classé le Vénézuéla parmi les principaux pays producteurs de drogue et Haïti et la République Dominicaine sur la liste des principaux territoires de transit.
Malgré quelques saisies importantes réalisées récemment, l’arrestation et l’extradition vers les Etats-Unis de certains poids lourds du narcotrafic, des éléments très puissants continuent d’entretenir le commerce de la drogue en Haïti. Des petits avions provenant directement des bases des cartels d’Amérique du Sud atterrissent fréquemment sur des pistes clandestines ou de fortune sans que les trafiquants impliqués dans ces opérations ne soient forcément arrêtés et traduits devant des tribunaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4747

Haïti : La présidence demande de valoriser les compétences

mercredi 27 février 2008
A quelques heures de l’interpellation du Premier ministre, qui s’annonce cruciale pour l’avenir du pays avec la levée de boucliers contre le laxisme des dirigeants vis-à-vis de la vie chère, la présidence en Haïti lance un appel pour une valorisation des compétences nationales. Un groupe de travail sur l’éducation, qui n’est pas dénommé « commission », vient de voir le jour…
La malice populaire ne cesse de signaler que la création de commissions, par les différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir en Haïti, répond au vœu inavoué d’ « enterrer les questions » au lieu de faire fonctionner véritablement les structures existantes…
P-au-P, 27 févr. 08 [AlterPresse] --- Vingt-quatre heures avant l’interpellation de son Premier Ministre par la Chambre des députés - une session qui se profile comme une mise en accusation de la politique gouvernementale appliquée de juin 2006 à février 2008 -, le président René Garcia Préval a plaidé en faveur de la valorisation du trinôme « Connaissance, compétence et expérience » en vue de conduire Haïti sur la voie du développement et de la démocratie.
« Aujourd’hui, le pays vit une stabilité fragile dans une démocratie. Il faut la consolider, parce qu’elle est la voie du développement », déclare Préval ce 27 février 2008, lors de la cérémonie de lancement du Groupe de Travail sur l’Education (Gte), une nouvelle structure mise en place par le régime au pouvoir, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Le chef de l’Etat admet qu’aucun pays ne peut prétendre se développer sans une valorisation de ses compétences. Il critique le fait que plusieurs milliers d’Haïtiens ont dû fuir le pays pour échapper à la dictature des Duvalier de 1957 à 1986.
« La connaissance, la compétence et l’expérience sont les conditions essentielles du développement », affirme Préval, estimant que « la stabilité et la démocratie constituent le terrain propice qui permettra à la connaissance, la compétence et l’expérience de jeter les bases du développement ».
Pour la présidence de la république caribéenne, Haïti ne connaîtra jamais de développement en dehors d’une vision commune, clairement définie en concertation avec les différents secteurs de la société.
Les 29 ans de dictature des Duvalier (père et fils) et les 21 ans d’instabilité politique qui précède la chute de Jean-Claude Duvalier ont conduit le pays dans une situation de retard, selon Préval.
Les cadres haïtiens évoluant à l’étranger seraient, pour la plupart, prêts à retourner au bercail pour participer au développement du pays, souligne le chef de l’Etat qui appelle à la consolidation de cette « stabilité fragile ».
La vision commune à définir doit prendre en compte, suggère la présidence haïtienne, les différents domaines de la vie nationale, à savoir l’agriculture, l’environnement, la santé, la justice, l’économie, etc.
La nation tout entière devrait participer à l’élaboration de cette vision.
Après son élection à la présidence en février 2006, bien avant son investiture le 14 mai de la même année, Préval avait fait état de son intention de voir une concertation multisectorielle pour aboutir à un plan national étalé sur au moins 25 ans. Depuis son arrivée à la tête du pays pour un second mandat (il a eu un premier mandat de 1996 à 2001), aucune information ne filtre sur la convocation de cette rencontre multisectorielle qui aurait amené à la définition d’une vision commune souhaitée par nombre de citoyennes et citoyens.
En lançant le Gte, Préval annonce la formation d’autres groupes de travail devant aider aux efforts de développements engagés dans le pays. Car, à son avis, la force et la richesse naturelle sont insuffisantes pour construire un pays.
« Nous vivons une époque où la connaissance et l’information dominent. Haïti doit en emboîter le pas », reconnaît René Préval.
Composé d’une vingtaine de personnalités de la société, le Groupe de Travail sur l’Education a un délai de 12 mois pour soumettre son rapport. Créé par arrêté présidentiel en date du 8 février 2008, le Gte est coordonné par le professeur Jacky Lumarque, recteur de l’Université privée Quisqueya.
De nombreuses personnalités civiles et politiques, dont des sénateurs et députés, des ministres et secrétaires d’Etat, des personnalités étrangères, entre autres, ont assisté au lancement de ce groupe, au Palais national. [do rc apr 27/02/2008 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6983

mercredi 27 février 2008

Des inconnus lui coupent le zizi à un touriste anglais dans un hôtel de Cabarete, Puerto Plata, République Dominicaine

26 Février Santiago.
Des inconnus ont mutilé la kikette d’un touriste britannique dans une chambre d’hôtel du consortium touristique de Cabarete sur la côte nord de la République Dominicaine selon des informations de sources officielles.
La police dominicaine a déclaré que monsieur Khardreed Alan Paul, âgé de 43 ans, a été admis dans un centre hospitalier privé de la ville de Puerto-Plata ou des chirurgiens essaient de lui greffer sa virilité, l’homme aurait été attaqué pour des motifs passionnels, a ajouté l’organisme officiel.
L’étranger a révélé qu’il dormait dans sa chambre d’hôtel quand des inconnus firent irruption et lui coupèrent le zizi.
Des cris déchirants du touriste attirèrent l’attention du personnel du centre hôtelier qui vint a son secours en informant la Police qui prit en charge son transfert vers un centre hospitalier privé.
La police de Puerto-Plata aurait interrogé plusieurs personnes par rapport à cet incident. L’organisme officiel selon un communiqué dit essayer d’établir si le fait a été causé par des étrangers ou par des nationaux dominicains.
EFE
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92507
Traduction Dr JJ pour HRV

Mort d’un citoyen haïtien au cours d’une confrontation armée avec l’armée et le corps spécialisé de Sécurité frontalière.

Des sources militaires ont annoncé qu’un citoyen haïtien a été tué à Dajabon, au cours d’une confrontation armée entre un groupe de citoyens haïtiens identifiés comme de supposés voleurs de bétails et des membres de l’armée dominicaine et du Corps Spécialisé de la sécurité frontalière de la République Dominicaine.
Selon les mêmes sources les faits auraient eu lieu très tôt ce matin dans la communauté de Sanché de la province de Dajabon, quand les voleurs de bétails ouvrirent le feu sur un quartier général de la localité.
Les militaires postés dans la région de la frontière ont essayé d’arrêter leur progression, mais ceux-ci ont essuyé des tirs, la mort du citoyen haïtien en situation irrégulière, s’est produit quand les militaires dominicains repoussèrent l’agression armée.
Une investigation a été ouverte avec la participation d’une commission mixte de l’armée et du corps de la sécurité frontalière avec aussi la participation du ministère publique, et des agents de la police nationale d’Haïti attachée à la ville de Fort Liberté.
Les évènements se sont produits quelques jours après que des haïtiens aient kidnappés deux citoyens dominicains agissant en représailles contre el vol de bœufs, et chevaux par des dominicains.
Ceux-ci a leur tour agissant pour exiger aux autorités haïtiennes à les aider a récupérer plus de cent tête de bétail que des voleurs haïtiens auraient soustraits.
Après ces faits la surveillance au niveau de la frontière par l’armée régulière dominicaine et le Corps Spécialisé de la Sécurité frontalière a été renforcée.

Source:http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=49529

Commentaires :
Les évènements rapportés à la fin de cette dépêche ont eu lieu il y a deux semaines. Des incidents d’une sérieuse gravité pour les deux nations mais qui semblent avoir été pris à la légère par les autorités haïtiennes.
Pendant le week-end, les agences de presse chôment et les nouvelles ne sont pas divulguées. Nous avions été très inquiets à la lecture des informations offertes par la presse dominicaine ayant couvert l’incident.
D’après les différentes dépêches, les éleveurs dominicains ne cessent de se plaindre des pertes occasionnées par l’action d’un réseau de voleurs de bétails constitué par des citoyens dominicains et haïtiens. Quelques jours avant, les voleurs auraient profité de l’absence ponctuelle des militaires chargés de surveiller la zone pour commettre leur forfait qui s’est soldé par le vol de plus d’une douzaine de têtes de bétails.
Les traces du troupeau semblerait avoir conduit de l’autre côté de la frontière. Pour exprimer leur ras le bol, le président de l’association des éleveurs de Dajabon pris la tête d’un groupe de dominicains armés de fusils traversent la frontière et s’approprient à leur tour d’une douzaine d’animaux en territoire haïtien. D’après les dominicains, leur action visait comme objectif obtenir l’intervention des autorités locales pour les aider d’une part à récupérer les animaux volés et surtout pour arrêter une fois pour toutes cette pratique.
Plus tard comme riposte, des haïtiens aussi armés de fusils de machette et de pierre, traversent les lignes frontalières et séquestrent deux citoyens dominicains, conducteurs d’engin qui travaillaient sur les rives de la rivière massacre.
Sans vouloir rentrer dans des considérations qui viseraient de façon équivoque et partielle à justifier l’action au niveau d’un ou des deux camps il faut remarquer que ceci inspire de l’inquiétude justifiée en considérant le fait que des citoyens d’un pays n’hésitent pas à traverser une frontière et faire des incursions armées sur un autre territoire.
Une frontière ne se traverse pas de cette façon.
Ces derniers temps la situation a été particulièrement tendue entre les deux pays après l’interdiction par les autorités haïtiennes à l’importation des produits avicoles après la détection du virus de la grippe aviaire de l’autre côté de la frontière. Cette interdiction qui a causé des pertes estimées en millions de dollars pour le secteur avicole.
Une confrontation entre les deux pays n’est jamais opportune certes mais dans un climat déjà tendu ce serait « mettre un abcès sr un furoncle » que de créer un autre foyer de discorde.
Il convient de noter cependant que le problème de vol de bétails a été l’un des arguments utilisés par les acteurs de la tuerie de 1937 ordonnée par le dictateur Rafael Leonidas Trujillo Molina.
Dans un contexte d’armée démobilisée et d’absence de consensus autour de l’avenir de cette institution, les autorités haïtiennes devraient se montrer un peu plus présentes de façon à démontrer que la surveillance du territoire fait partie des responsabilités du gouvernement.
Nous espérons de tout cœur que les autorités des deux pays se pencheront sérieusement sur le problème de façon à trouver une solution logique raisonnable et équitable respectant la souveraineté des deux nations.

Alexis a-t-il la confiance de Préval ?

48 heures avant la séance d'interpellation du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis devant la Chambre des députés, le président de la République, René Préval, se garde de faire la moindre déclaration publique sur ce dossier brûlant d'actualité.
René Préval veut, semble-t-il, jouer la carte de la prudence comme il l'avait fait à l'occasion de l'interpellation du Premier ministre Rosny Smarth, le 26 mars 1997 (au début de son premier mandat présidentiel), pour ne pas donner l'impression d'influencer les parlementaires dans leurs prérogatives constitutionnelles.
Réuni hier avec les partis politiques membres du gouvernement pluriel, René Préval préfère mettre le cap sur le renouvellement du tiers du Sénat en lieu et place de véritables débats sur le dossier de l'interpellation.
Cependant, à la question d'un représentant de parti politique sur ledit dossier, René Préval estime qu'en cas de renvoi de Jacques-Edouard Alexis, il lui sera difficile de trouver un accord avec le Parlement sur le choix d'un nouveau Premier ministre. Les représentants des partis politiques présents à la réunion ont pris note sans faire trop de commentaires.
Se sentant confortable, contrairement à la semaine dernière, Jacques-Edouard Alexis multiplie ses interventions dans la presse. Il se dit prêt à défendre la politique de son gouvernement devant les députés jeudi. En effet, qu'il s'agisse des parlementaires du regroupement LESPWA ou de ceux d'autres partis politiques qui soutiennent le Premier ministre, aucun n'a exprimé sa satisfaction de la politique gouvernementale.
Pour certains députés, il est question d'éviter au pays une nouvelle crise institutionnelle comme c'était le cas en 1997. D'autres plaident pour un remaniement ministériel.Pendant les vingt mois de sa gestion, Alexis a déjà annoncé deux remaniements ministériels. Mais sans succès !D'où vient ce blocage ?
Sur les 13 chefs de gouvernement qui se sont succédé à la Primature, aucun n'avait la latitude de conduire la politique gouvernementale sans l'emprise du président de la République. Exception faite de Marc Louis Bazin, Jean-Jacques Honorat et Gérard Latortue qui ont été premiers ministres pendant des périodes de transition.


Qu'il s'agisse de Premier ministre choisi par le président (Martial Célestin, René Préval, Robert Malval, Smack Michel, Claudette Werleigh, Jean-Mairie Chérestal, Yvon Neptune et Jacques-Edouard Alexis) ou issu d'un parti majoritaire (Rosny Smarth, février 1996), c'est la volonté du président qui prime dans la gestion du pouvoir.
Le contrôle du pouvoir est entre les mains du président de la République qui choisit la quasi-totalité des ministres, secrétaires d'Etat, directeurs généraux et parfois les chefs de cabinet des ministres.
Jacques-Edouard Alexis a tenté à deux reprises de remanier le cabinet ministériel, Préval s'y est toujours opposé.
Faut-il espérer que l'Exécutif bicéphale, introduit dans la Constitution de 1987 qui implique une réelle cohabitation entre le Président et le Premier ministre, fera un jour partie de notre culture politique ?

Lemoine Bonneau

Dorsainvil et Magloire sous enquête

La rencontre programmée pour ce mardi entre le ministre de la Justice, René Magloire, et la commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité des sénateurs et des membres du gouvernement n'a pas eu lieu.

Si le ministre a répondu à l'invitation des parlementaires, il s'est pourtant gardé de répondre à leurs questions sur son éventuelle nationalité canadienne. « Le ministre Magloire a sollicité le report de la rencontre afin de contacter le gouvernement sur le dossier, a réagi le sénateur Youri Latortue, président de la commission.
Nous attendons le ministre à la huitaine dans le cadre de l'enquête sur la nationalité des parlementaires et des membres du gouvernement. »

A sa sortie du Palais législatif, le ministre de la Justice s'est gardé de tout commentaire.
« Je ne peux pas réagir maintenant », a-t-il répondu aux journalistes qui lui ont demandé s'il avait acquis la nationalité canadienne. Selon des déclarations faites par le sénateur Youri Latortue, le ministre Magloire aurait à un certain moment occupé le poste de procureur d'une ville canadienne. « La commission veut confirmer cette information auprès de l'intéressé », a-t-il dit.
Me René Magloire n'est pas le seul ministre du gouvernement pluriel de Jacques-Edouard Alexis qui détiendrait une nationalité étrangère.
Le non du ministre de l'Economie et des Finances est aussi inscrit sur la liste. Ayant répondu dans l'après-midi du mardi à une convocation des membres de la commission sénatoriale, Daniel Dorsainvil, comme son collègue de la Justice, s'est gardé de se prononcer sur ce dossier qui pourrait lui coûter son poste.

La semaine écoulée, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, et le directeur de l'Immigration et de l'Emigration, Roland Chavannes, avaient été entendus à deux reprises par la commission sénatoriale.
Des fichiers retraçant les voyages effectués de 1986 à nos jours de tous les ministres, sénateurs et Premiers ministres, avaient été soumis aux parlementaires. A part les deux ministres, deux sénateurs, Rudolph Boulos et Ultimo Compère, sont soupçonnés de détenir un passeport étranger. La commission sénatoriale spéciale chargée de l'enquête doit, dans les prochains jours, confirmer ou infirmer ces informations.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54722&PubDate=2008-02-27