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mercredi 17 août 2011

Haïti-Politique : La fédération des Casec appelle à un dialogue franc entre la présidence et le législatif


P-au-P, 17 août 2011 [AlterPresse] --- La fédération nationale des conseils d’administration de sections communales (Casec) d’Haïti (Fenacah) souhaite que la présidence et le corps législatif parviennent à un accord dans le cadre d’un dialogue franc, en vue de débloquer la situation politique et de faire avancer le pays dans la bonne direction.
« La Fenacah demande à ce que la présidence trouve, dans un délai bref, un compromis politique à travers un dialogue franc avec les parlementaires en vue de l’établissement d’un gouvernement », déclare Jean Julmé Alexandre, directeur exécutif de la fédération au cours d’un point de presse tenu ce 17 août dans la périphérie de Delmas (au nord-est de la capitale).
Michel Martelly, au pouvoir depuis bientôt 100 jours (le 24 août 2011), ne parvient pas encore à former son gouvernement. Les deux personnalités, qu’il avait désignées, respectivement Gérard Daniel Rouzier et Bernard Honorat Gousse, ont été évincées à tour de rôle par la chambre des députés le mardi 21 juin 2011 et le mardi 2 août 2011.
En outre, la Fenacah souhaite l’organisation d’élections municipales pour le renouvellement des membres des conseils d’administration de sections communales (Casec).
Les mandats des conseillères et conseillers d’administration de sections communales sont arrivés à termes depuis le mois d’avril 2011.
Les conseillers communaux doivent être élus et non nommés, rappelle le président de la fédération nationale des Casec, Paul André.
Certaines rumeurs laissent croire que le choix des conseillers se fera par nomination, une disposition contraire à la constitution haïtienne du 29 mars 1987. [rh rc apr 17/08/2011 12:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11402

Haïti : la sarabande des affairistes, grands et petits

Selon les représentants de l'ONU, la tempête tropicale Emily, qui s'est abattue sur l'île d'Haïti le 4 et le 5 août, n'a fait « aucun dégât majeur ni de perte en vie humaine ». Si la tempête a été moins violente que prévu, elle s'est traduite par de fortes pluies et, dans plusieurs régions, par des inondations qui ne pourront qu'aggraver de façon catastrophique les conditions de vie des centaines de milliers de personnes qui, un an et demi après le tremblement de terre qui a dévasté le pays, vivent toujours dans des campements de fortune. Dans son numéro de juillet, La voix des travailleurs, mensuel trotskyste édité par nos camarades de l'Organisation des travailleurs révolutionnaires (OTR) fait le point dans un éditorial sur la situation du pays livré, plus que jamais, au pillage des profiteurs de tous calibres. Nous en publions des extraits.
Un an et demi après le tremblement de terre, rien ou presque rien n'a été fait pour construire des logements pour les milliers de familles qui s'entassent dans des camps de toile. Les quartiers populaires restent des champs de ruines. Le choléra sévit, de façon endémique, non seulement dans des communes rurales éloignées de tout centre de soins, mais à Port-au-Prince, sur la zone industrielle elle-même. Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que les fatras s'accumulent, que les eaux usées et les déjections empestent les quartiers pauvres...
Pendant que les classes pauvres s'enfoncent dans la misère aggravée par les destructions du séisme, s'intensifie autour d'Haïti la sarabande des affairistes grands et petits. La misère elle-même et les pires catastrophes sont transformées en source de profits.
(...) Un certain nombre de bourgeois petits et moyens, possesseurs d'hôtels, de maisons de location de voitures, etc., se saisissent de l'aubaine constituée par l'afflux des ONG et des conseillers en tout genre pour louer à prix d'or. La pénurie de logements est une calamité pour qui en est victime, mais une source de confortables bénéfices pour quelques-uns.
Ceux-là ne sont cependant que de petits charognards dans la meute. À côté d'eux, au-dessus d'eux, il y a les grands fauves, ceux notamment du bâtiment et des travaux publics, qui louchent vers les contrats qui leur permettraient de décrocher, qui la réfection du palais présidentiel, qui celle des ministères ou de divers bâtiments publics, qui les installations aéroportuaires. (...)
Les Bouygues, les Vinci de France et leurs concurrents américains ou canadiens savent que l'État haïtien est pauvre comme Job et que même le peu de recettes qu'il récupère s'évapore dans la corruption généralisée. Cela ne fait rien, ce n'est pas sur l'État haïtien qu'ils comptent, mais sur leurs propres États respectifs. D'abord pour décrocher le contrat. Puis pour le financer. Chaque État tutélaire conditionne ce qu'il appelle « l'aide à Haïti » à la signature du contrat avec un groupe industriel sous sa protection. Cette aide à Haïti est en réalité une subvention à ses propres industriels.
Pour tout ce beau monde, le tremblement de terre et ses conséquences désastreuses pour la population ne sont que de la matière première pour leurs affaires, comme le pétrole pour les trusts pétroliers, le fer pour les barons de la sidérurgie, ou les actions et les créances sur les États pour les financiers.(...)
Une grande partie des milliards promis à Haïti au lendemain du tremblement de terre ont été volés avant même qu'ils parviennent aux prétendus destinataires ou, du moins, n'ont jamais quitté les caisses des pays « généreux donateurs ». Ce qui reste alimente toute une économie qui profite avant tout à quelques grands groupes capitalistes intéressés par le business de la reconstruction, mais avec des retombées pour toute une hiérarchie de profiteurs, grands et petits, légaux ou illégaux. (...) Le contraste est révoltant entre les milliards d'aide brandis et l'image offerte par une capitale toujours en ruine, par l'agitation des affairistes et la grande misère de ces centaines de milliers de pauvres qui sont abandonnés par tous.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2246&id=26

Haïti-Religion : Sortir du « moyen-âge » !

Mercredi 17 août 2011 Par Roody Edmé *
Spécial pour AlterPresse
Un vent de fanatisme religieux a semblé souffler sur le pays ces derniers jours.
Il faut rappeler que, par le passé, la communauté vaudou a souffert, de manière sporadique mais violente, de ces poussées d’intolérance.
Le saccage de la cathédrale du Cap-Haïtien, à cause du « prestige » dont jouit le catholicisme romain au sein de nos élites, a donné froid dans le dos à plus d’un, est venu attirer l’attention de tous sur un fait de société qui, telle une méduse, nous guette à chaque carrefour « danjere » de notre Histoire tumultueuse.
Depuis quelque temps, que nous parlons de crise des valeurs, il est venu le moment d’une réaction à la hauteur de cette chute apparemment insondable. Il est venu le temps de l’état d’urgence « civique ».
Une réaction saine de la société et de l’Etat, en vue de renouer avec nos fondamentaux culturels, et cultiver les valeurs universelles de tolérance et du vivre ensemble.
Mais qui prendra la tête de cette « croisade » pour la bonne cause ? Un point de départ imminent à la question tant rabâchée de la refondation ?
Pour que l’être haïtien puisse se refonder, il faut le préserver du néant de l’individualisme forcené, de l’intolérance rampante et de l’égoïsme vulgaire du « gate manje ».
Une question qui est venue hanter mon esprit encore plus, avec la disparition du penseur Haïtien de l’éthique et de la solidarité que fut Jean-Claude Bajeux.
Chaque fois que nous mettons en terre une de ces « Femmes debout à la barre, debout sous les étoiles » ou un de ces « Hommes debout à la barre, debout sous les étoiles », pour reprendre Yanick Lahens, il faut veiller à ce que le grain ne meure. Ce grain, que notre terre a besoin de faire fructifier pour offrir un espace de vie conviviale à ces millions de citoyennes et citoyens de fait, qui attendent de l’être dans toute l’acception du terme.
Il existe, chez nous, un fossé intergénérationnel à combler progressivement.
La pensée haïtienne, de Anténor Firmin à Jean-Price Mars, de Jacques Roumain à Jean-Claude Bajeux, en passant par Laennec Hurbon, n’est connue que d’une poignée de privilégiés.
Une démarche pédagogique novatrice, à côté de la gratuité de l’école républicaine, serait d’ouvrir largement les portes et fenêtres de nos écoles et universités pour faire entrer les penseuses et penseurs haïtiens vivants ou disparus, d’ici ou de notre riche diaspora.
Aucun pays ne peut penser son développement avec un simple racolage de slogans politiques, ou avec des conflits personnels, déguisés, pour les besoins de la cause, en enjeux nationaux.
Il est venu le temps d’ouvrir les colonnes de nos journaux et les micros de nos radios aux questions essentielles, et de ne pas réduire nos aspirations profondes de peuple à la « gaguère » politicienne de ses représentants.
A certains de nos politiques, qui portent cette lourde responsabilité de veiller sur la paix dans la Cité. A celles-là et ceux-là dont, précisément, le livre de chevet semble être « le Prince de Machiavel ».
Il faudrait, modestement, rappeler que celui-ci n’expose pas essentiellement une théorie politique « machiavélique », selon laquelle il faut tout sacrifier à la réussite par tous les moyens. Il contient aussi l’idée que l’histoire des femmes et des hommes n’est pas pure fatalité et qu’à certaines conditions, de grandes femmes et de grands hommes parviennent à construire des formes politiques qui sont nécessaires pour vivre, non comme des brutes, mais en paix.
Un grand mouvement civique, en rupture avec le poids de l’histoire, nourri par la pensée visionnaire de certaines de nos intellectuelles et de certains de nos intellectuels « organiques », enraciné dans nos écoles et universités, donnerait cette impulsion nécessaire au démarrage tant souhaité, mais toujours raté.
Pour transformer un État moribond, et avoir enfin des partis politiques dignes de ce nom, il faut une masse critique du changement, qui soit populaire et démocratique, éclairée et progressiste, qui divorcerait avec la politique du chien crevé au fil de l’eau et de « démocratie du lendemain ».
Sur le plan religieux, il se dessine une initiative grosse d’espérance, celle du haut conseil des religieux pour la paix, regroupant toutes les confessions religieuses : vaudou, catholique, protestante, musulmane. Dans une condamnation unanime des incidents du Cap-Haïtien, mais aussi pour une campagne massive de citoyenneté responsable.
Avec cette initiative, Haïti est en avance dans un monde trop souvent déchiré par de puissants malentendus religieux. C’est un fait de civilisation à ne pas prendre à la légère, à soutenir pour qu’elle ne se perde pas dans le feu d’artifice des initiatives sans suite.
Ce qui existe aujourd’hui, c’est un État virtuel, des regroupements politiques spontanés, des élites balkanisées, quelques chapelles politiques qui résistent à toute idée de mouvement organisé. Les lieux de savoirs, censés produire les lumières, sont eux-mêmes assiégés par les travers qu’ils sont censés combattre.
Des initiatives comme celles mentionnées plus haut, si elles dépassent les feux de la rampe de la simple conférence de presse, peuvent devenir un puissant mouvement fédérateur, en écho avec les pulsions revendicatrices de notre peuple qui, comme des coups de bélier, tambourinent aux portes de l’Histoire de ce nouveau siècle.
* Éducateur, éditorialiste
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11401

Haïti/choléra: plus de 6.100 morts (officiel)

Les services sanitaires d'Haïti n'arrivent pas à arrêter l'épidémie de choléra qui a fait déjà plus de 6.100 morts depuis octobre 2010, a annoncé mercredi le ministère haïtien de la Santé.

Selon le nouveau bilan, l'épidémie a fait 6.156 morts. Plus de 425.000 personnes ont été contaminées dont plus de 225.000 ont été hospitalisées depuis le début de l'épidémie. Le choléra a emporté les vies de 655 personnes dans la capitale haïtienne de Port-au-Prince.
L'épidémie a été probablement provoquée par les conditions d'hygiène déplorables dans une base des soldats de la paix népalais située dans le nord-est du pays, selon le rapport de la commission d'enquête sur le choléra, créée par l'ONU. Ces derniers mois, le nombre des organisations humanitaires opérant dans le pays a diminué de plusieurs centaines à une dizaine faute de financement, selon les experts.
En 2010, le plus pauvre pays de l'hémisphère occidental a été ravagé par un séisme dévastateur qui a fait près de 230.000 morts, 3 millions de blessés et un million de sans-abri. Le tremblement de terre a porté un préjudice de 9 milliards de dollars à l'économie haïtienne, selon les estimations provisoires.
Le choléra est une infection intestinale aigüe provoquée par des bactéries de l’espèce Vibrio cholerae. Le vibrion cholérique vit dans l’eau et la nourriture souillées. La maladie se propage généralement sous forme d'épidémie, en provoquant la perte rapide de liquides corporels et une déshydratation plus ou moins grave, pouvant s’avérer mortelle.
http://fr.rian.ru/world/20110817/190530301.html
Jacob Kushner, Associated Press
Port-au-Prince
La Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a annoncé, mercredi, un projet majeur de reconstruction d'une partie de la capitale dévastée par le séisme de l'an dernier.
La commission, coprésidée par l'ancien président américain Bill Clinton, prévoit consacrer 78 millions $ US pour revitaliser 16 quartiers et reloger quelque 30 000 personnes qui vivent dans six grands camps de sinistrés qui se sont formés après le tremblement de terre de janvier 2010.
Le projet vise à déplacer 5239 familles qui vivent dans six camps particulièrement vulnérables dans les 16 quartiers de Port-au-Prince où vivaient la plupart d'entre elles avant le séisme.
Lors d'un discours prononcé après l'annonce du programme, Bill Clinton a déclaré que le projet apporterait des solutions durables en matière de logement pour les sinistrés de Port-au-Prince.
Le projet permettra aussi de créer 4500 emplois, a dit M. Clinton.
L'Organisation internationale pour les migrations estime que quelque 630 000 Haïtiens n'ont toujours pas de logement permanent.
Le président Michel Martelly et son équipe ont identifié les camps ayant le plus besoin d'aide avant de présenter le projet à la commission, qui l'a approuvé cette semaine.
«C'est un grand jour pour le peuple haïtien», a dit M. Martelly. «Il est urgent que ces personnes quittent leurs tentes.»
La majeure partie du financement du projet proviendra du Fonds de reconstruction d'Haïti, alimenté par les donateurs internationaux, et des Nations unies.
Clément Belizaire, coordonnateur du projet dans le gouvernement Martelly, a refusé de donner les noms des camps choisis pour le projet, craignant que d'autres déplacés désespérés n'y affluent pour obtenir de l'aide.
Michel Martelly a aussi exhorté les donateurs internationaux à tenir leurs promesses de dons de 5,5 milliards $ US faites l'année dernière pour soutenir la reconstruction d'Haïti.
«Je veux profiter de l'occasion pour rappeler à la communauté internationale de respecter ses promesses. Nous avons besoin de beaucoup d'argent», a dit M. Martelly devant les journalistes à Port-au-Prince.
Plus tôt dans la journée, Bill Clinton s'était réuni à huis clos avec le conseil d'administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Il a aussi rencontré des membres du Parlement haïtien, qui ont rejeté les deux candidats choisis par M. Martelly pour le poste de premier ministre.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201108/17/01-4426785-un-projet-de-78-millions-pour-reloger-30-000-sinistres-de-port-au-prince.php

Bill Clinton lance un programme pour les entrepreneurs haïtiens

Publié le 16 août 2011
Bill Clinton a visité des entreprises lors de son passage
à Port-au-Prince.  Photo: Thony Belizaire, AFP
Associated Press, Port-au-Prince, Haïti
L'ancien président américain Bill Clinton a lancé, mardi, un nouveau programme de prêts pour les entrepreneurs haïtiens, qui vise à relancer l'économie du pays dévastée par le séisme de janvier 2010.
M. Clinton a annoncé que le premier prêt de ce programme de 20 millions $ US serait accordé à Caribbean Crafts. L'entreprise, qui produit des objets d'artisanat destinés à l'exportation, a perdu son atelier dans le tremblement de terre.
L'entreprise recevra un prêt de 415 000$ US, et les intérêts seront reversés dans la caisse du programme pour soutenir les prêts aux autres entreprises, a expliqué M. Clinton à des journalistes alors qu'il visitait l'atelier temporaire de Carribean Crafts, près de l'aéroport de Port-au-Prince. Il a précisé que le prêt permettrait à l'entreprise d'embaucher 200 employés supplémentaires.
M. Clinton s'est dit «surpris et troublé» par les conditions de prêt imposées aux entreprises haïtiennes, même celles qui ont un dossier de crédit sans tache.
Selon l'ancien président américain, l'un des plus grands freins à la croissance de l'économie haïtienne est le manque de structures offrant des prêts à des conditions raisonnables aux petites entreprises.
M. Clinton mène plusieurs activités en Haïti par le biais de sa fondation et de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, qu'il copréside.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201108/16/01-4426469-bill-clinton-lance-un-programme-pour-les-entrepreneurs-haitiens.php

Grandiose clôture pour la neuvaine

Geneviève Beaulieu Veilleux

Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Il y avait foule lundi lors de la bénédiction des malades, ainsi qu'à la fête haïtienne dans le cadre du Festival de l'Assomption. Les fidèles s'étaient déplacés nombreux au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap afin de demander grâce à Marie dans leurs épreuves et pour assister aux festivités créoles en cette fête de la Vierge Marie.
La culture haïtienne était à l'honneur lundi
avec la tenue d'une fête à saveur créole.
Photo: François Gervais
«Je suis venu à la neuvaine comme je le fais depuis 22 ans déjà», a lancé Henri-Paul Dumas qui se dirigeait vers la bénédiction des malades lundi après-midi. Comme plusieurs pèlerins rassemblés à la basilique, l'homme natif de Saint-Eustache comptait envoyer ses prières à Marie en vue d'améliorer son état de santé, ainsi que celui de ses proches.

M. Dumas est contraint de se déplacer à l'aide d'une canne à la suite de deux accidents vasculo-cérébraux. Il souffre également de dégénérescence maculaire, une maladie de l'oeil due au vieillissement. Sa fille, Claire Chartier, l'accompagnait pour l'occasion et remplaceait ainsi sa mère décédée quelques années plus tôt.
«Je prie pour lui et je prends le relais de ma mère», a affirmé Mme Chartier.
Roger Lefebvre, de Saint-Barthélemy, était également présent pour la cérémonie en compagnie de sa femme en fauteuil roulant. «Danielle a traversé deux cancers récemment, un au sein et un au foie. C'est désormais une arthrose sévère qui l'accapare», raconte-t-il. Le couple de retraité est venu à la bénédiction avant tout pour demander la grâce de Marie, mais aussi celle du frère André pour traverser ces épreuves ensemble.
Mme Lefebvre explique qu'il a été difficile pour elle d'accepter sa situation, d'autant plus que la dame gagnait sa vie dans le domaine de la couture depuis près de 50 ans. «J'avais un bon cercle de clientes qui venaient faire leurs habits et leurs retouches chez moi. J'ai dû arrêter mon occupation il y a deux ans, car le tonus de mes bras et de mes mains ne me le permettait plus», a-t-elle mentionné.
Dans une basilique bondée, plusieurs visiteurs, dont de nombreux malades, étaient présents hier afin de demander une bénédiction en regard de leur maladie. Le prêtre a rappelé aux fidèles «l'importance de reconnaître les signes de la victoire humaine en dépit des conditions parfois difficiles afin que la vie et la liberté triomphent».
Parmi les pèlerins sur place, on comptait de nombreux membres de la diaspora haïtienne. Un trio de visiteurs était confortablement installé sur l'herbe et jouait aux cartes lors du passage du Nouvelliste.
«On profite du beau temps en attendant la fête haïtienne de 16 h», a précisé Eddy qui s'était déplacé de Laval. Wilna et Vely, de Montréal étaient également impatients d'assister à l'échange culturel dans le cadre des festivités haïtiennes.
«Il y aura de la poésie, des chants et de la danse folklorique», a affirmé Wilna qui a elle-même pratiqué la danse folklorique dans sa jeunesse.
Lui même natif de «la perle des Caraïbes», le coordonnateur de la fête, Joseph Charles, a souligné la grande place de la foi auprès du peuple haïtien. «Le peuple a traversé de nombreux bouleversements et catastrophes au fil des ans et la religion aide à traverser les épreuves. L'identité est ce qui fait qu'un peuple existe et Haïti représente un peuple très fier de son identité religieuse», a indiqué M. Charles.
Le Festival de l'Assomption s'est terminé hier soir avec un immense feu de joie flottant sur le lac.
«Le feu symbolise la Vierge qui est montée très haut au ciel», a précisé le père Yoland Ouellet. L'édition du festival, sous le thème «Fou de croire», a connu un bilan «très positif» selon les organisateurs. Ils ont déclaré que l'achalandage fut considérable aux nombreuses activités, messes et animations musicales proposées.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201108/16/01-4426314-grandiose-cloture-pour-la-neuvaine.php

La part des anges

Publié le 16 août 2011
En Haïti, dans un grand campement insalubre, j'imagine que bientôt «Les anges de la rénovation» vont planter des pieux dans la boue afin d'ériger un palace.
Exploiter la misère humaine est toujours payant à la télé. On sélectionne les miséreux qui ont le plus haut potentiel pour émouvoir l'auditoire et le gros show commence. Les profits des producteurs pourraient servir à loger une centaine de familles, mais quelle platitude ce serait de voir construire d'humbles demeures. Les commanditaires se feraient rares et les meneuses de claques manqueraient d'enthousiasme.
Je leur suggère un scénario encore plus éclaté. Parmi les milliers d'enfants mourants de faim en Somalie, les dix plus misérables seraient amenés, mouches en moins, dans de grands restaurants pour un «qui gagne mange». Aura-t-on autant d'intérêt à voir compétitionner pour survivre, dix petits bedons ronds avec de grands yeux tristes, que pour voir suer dix grosses bedaines pressées de perdre leurs bourrelets, pour gagner le gros lot? Oublions l'idée, les émissions américaines doivent bien se terminer. On doit venir nous chercher une larme, mais juste une. Écrasé dans son fauteuil, le téléspectateur ne doit pas mouiller ses chips.
René Myrand, Québec
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201108/15/01-4426135-la-part-des-anges.php

Martelly refuse toute précipitation dans la désignation d'un Premier Ministre

Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly affiche désormais une extrême prudence dans le processus de désignation de son Premier Ministre. Rentré au pays dimanche après une visite au Chili, le président Martelly a mis l'accent sur la nécessité d'éviter toute précipitation. " Les quatre membres de la commission travaillent, je sais qu'ils travaillent mais on ne peut pas forcer d'avancer, on attend d'avancer, on espère avancer, mais on ne peut pas forcer", a déclaré M. Martelly. Il faisait référence aux 4 membres de la nouvelle commission, présidée par Calixte Valentin, chargée de réaliser les consultations préalables à la désignation d'un Premier Ministre.
Aucune information officielle n'a été communiquée sur les noms des premiers ministrables. Il y aurait 5 personnalités encore en lice.
Entre temps, le président Martelly a annoncé des dispositions pour faire fonctionner l'exécutif en attendant la formation d'un gouvernement légitime. " On met sur pied d'autres façons de fonctionner en attendant d'arriver là où on voudrait arriver qui est la mise en place d'un gouvernement", a-t-il précisé.
Le Premier Ministre Jean Max Bellerive, dont le nom figure dans toutes les listes de premier ministrables depuis 5 ans, avait fait état de la nécessité de mobiliser des fonds pour concrétiser certaines promesses du chef d'Etat.
Le président n'a pu faire approuver un Premier Ministre alors qu'il s'approche des 100 premiers jours de son administration.
Cependant M. Martelly ne cesse d'afficher un certain optimisme. " Au niveau de notre satisfaction personnelle, nous pensons que nous avançons très bien, le président est en bonne santé. Il y a des gens qui voudraient nous conduire dans une guerre des nerfs mais ça ne marche pas jusqu'à présent", conclut-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19383

Incertitudes autour de la rentrée scolaire


Pour la première fois le président Martelly a évoqué la possibilité d'un report de la rentrée scolaire. Plusieurs secteurs de société civile dont l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) et l'Union Parents d'élèves Progressistes (UPEP) ont estimé que la rentrée scolaire sera impossible dans moins de deux semaines. "Nous allons décider avec le ministère de l'éducation si la rentrée sera maintenue ou reportée", a fait valoir le président Martelly.
Tandis que le chef d'Etat est préoccupé par son programme de subvention pour 100 000 enfants vulnérables, des leaders d'associations d'enseignants et de parents attirent l'attention sur les énormes difficultés des enfants déjà scolarisés.
Le coordonnateur général de l'UPEP, Leo Litholu et secrétaire général de l'UNNOH, Josué Merilien, réclament des interventions de l'Etat en faveur des parents et des enseignants. Ils soulignent que le programme de subvention de manuels scolaires n'a pas encore été lancé.
En guise de réponse les autorités ont révélé que les manuels pour le niveau fondamental seront subventionnés à 70% grâce a une aide du gouvernement américain.
En revanche c'est le silence complet sur la loi sur les frais scolaire. Les syndicats et les associations d'enseignants réclament à cor et à cri la publication de cette législation. Le président Martelly doit publier cette loi que son prédécesseur René Préval avait refusé de publier, martèle M. Merilien.
Son collègue de l'Upep dénonce les nouvelles hausses des frais scolaires dans le secteur privé. M. Lutholu accuse même un des dirigeants d'associations de directeur d'école, Rosny Desroches d'avoir fait des lobbies pour empêcher la publication de la loi par le président Préval.
La législation abandonnée dans les tiroirs du Palais National est de nature à réduire l'appétit des directeurs d'école qui multiplient les initiatives visant a augmenter leur profit.
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19382

Loi sur les frais scolaires; Martelly suivra t-il les traces de Préval

La loi réglementant les frais scolaires, votée par les deux branches du Parlement depuis deux ans, n'est toujours pas en vigueur. Même s'il n'avait pas fait objection à cette législation, le président René Préval avait refusé de la publier. Deux mois avant la rentrée scolaire le président Martelly est pressé par des secteurs de la société civile et certains sénateurs influents de publier la loi dans le journal officiel.
Le père de cette loi, le sénateur Kelly Bastien (Inité) espère la publication dans le meilleur délai de cette loi votée en septembre 2009.
Cet avis est partagé par le sénateur Youri Latortue (AAA). Opposant farouche à Préval, l'ex officier de l'armée haïtienne, est réputé proche de Martelly. Il déplore une certaine propension du président Préval à jeter des lois aux oubliettes. Selon le sénateur Latortue au moins 3 législations n'ont pas été publiées sous la présidence de Préval.
La Loi sur les frais scolaires fixe des limites dans les " frais annuels". Ceux-ci ne peuvent pas être supérieurs à trois mois d'écolage. De plus, le paiement de ces frais est étalé sur toute l'année scolaire. Les législateurs interdisent les frais de réinscription ainsi que les collations de diplômes pour le préscolaire.
La loi stipule que « L'augmentation des frais scolaires, envisageable chaque 4 ans ne pourra pas dépasser 10% ».
LLM / radio Métropole Haïti
http://metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19381