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samedi 18 décembre 2010

Haïti: l'OEA demande un report de l'annonce des résultats du premier tour

(AFP) – WASHINGTON — L'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi avoir demandé au président haïtien René Préval que les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne soient pas publiés avant recomptage et assuré que le chef de l'Etat avait donné son accord. Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, "a discuté avec le président Préval et demandé un report de l'annonce des résultats définitifs" du premier tour, a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint de l'Organisation, Albert Ramdin.
"Le président a dit qu'il était d'accord pour demander au CEP (Conseil électoral provisoire, ndlr) de ne pas annoncer de résultats tant que l'OEA n'avait pas participé au processus de vérification des résultats", a-t-il ajouté.
Le premier tour de l'élection présidentielle, marqué par des incidents et des accusations de fraudes, s'est tenu le 28 novembre. Le Conseil électoral a publié des résultats préliminaires le 7 décembre. Cette première publication a ouvert une période de recours à l'issue de laquelle les résultats définitifs devaient être publiés le 20 décembre.
Mais, les nombreuses accusations de fraudes électorales qui ont été portées par différents candidats ont amené les autorités haïtiennes à mettre en oeuvre une procédure de recomptage et à demander à l'OEA de la chapeauter.
Le second tour doit avoir lieu le 16 janvier.
L'OEA a commencé à préparer la mission de recomptage des voix et ses équipes pourraient se rendre à Port-au-Prince en début de semaine, a indiqué M. Ramdin. Néanmoins l'OEA, qui travaille conjointement avec les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom), ne se rendra pas en Haïti si l'annonce des résultats définitifs du premier tour n'est pas reportée comme elle le demande.
"Cela n'a pas de sens de vérifier les résultats si ces derniers sont déjà définitifs", a expliqué Albert Ramdin.

Message de Noël pour Haïti par Mgr Stenger

Chers amis,
"A l'approche de Noël, l'Eglise de France vous adresse un immense merci pour les dons que vous avez versés en faveur d'Haïti après le séisme du 12 janvier. Qu'il s'agissent de dons versés aux divers organismes catholiques de solidarité ou directement à la Conférence des Evêques de France, cette générosité a permis de venir en aide aux Haïtiens pendant l'urgence des premiers mois, en leur apportant soins, logement et nourriture.
Mgr Kébreau, président de la Conférence des Évêques Haïtiens, en visite à Paris au mois de juin, a adressé ses plus profonds remerciements à l'Eglise de France et nous sommes heureux de nous en faire l'écho auprès de vous. Vous avez été généreux et la fraternité s'est exprimée largement dans ce grand élan de charité effective. Restons en communion de prière avec nos frères et sœurs haïtiens. Maintenons-nous informés. Parlons d'Haïti autour de nous.
Pour gérer la reconstruction des infrastructures, la Conférence Episcopale d'Haïti, avec le concours des Églises sœurs, des financeurs et de techniciens, a mis en place une Unité Opérationnelle de la Reconstruction (PROCHE). Il a fallu constituer les équipes et embaucher du personnel qualifié pour reconstruire durablement et en conformité avec les normes anticycloniques et parasismiques. C'est en cours. L'aide psychologique indispensable aux victimes du séisme s'est également mise en place. L'inventaire et l'évaluation des pertes matérielles subies par l'Eglise en Haïti sont désormais réalisés. Des séminaristes gravement amputés sont venus en France pour être réopérés et appareillés et plusieurs tonnes de livres d'enseignement en français ont été collectées, triées, étiquetées et envoyées pour les séminaires et maisons de formation, sans compter toutes les actions propres aux associations catholiques de solidarité.
Restons mobilisés pour Haïti car il faudra au moins dix ans pour reconstruire durablement non seulement les infrastructures, mais aussi le vivre ensemble de la population. Ils en appellent à nous, Eglise et chrétiens de France. Nous ne les abandonnerons pas.
Mgr Marc Stenger, Evêque de Troyes,
Et les Associations, Mouvements et Services nationaux et diocésains, de la concertation pour Haïti.
Quelques exemples
Le Secours Catholique - Caritas France
Grâce à la générosité exceptionnelle de ses donateurs, le Secours Catholique-Caritas France a récolté 14 millions d'€ et s'est mobilisé dès les premières heures qui ont suivi la catastrophe pour venir en aide aux Haïtiens. 950 000 € débloqués en urgence ont permis d'acheter des vivres et d'acheminer très rapidement des tentes aux sinistrés.
La phase d'urgence qui a suivi le séisme s'est prolongée pendant plusieurs mois et n'est toujours pas terminée. Le Secours Catholique-Caritas France commence malgré tout à lancer des programmes de réhabilitation et de reconstruction pour les cinq années à venir. Les programmes de Secours Catholique-Caritas France se concentrent en priorité sur la reconstruction de logements et d'infrastructures, l'éducation et le développement rural. 2,4 millions d'euros sont d'ores et déjà engagés pour mener à bien ces programmes.
Le CCFD-Terre Solidaire
Les 2 millions d'€ collectés par le CCFD-Terre Solidaire lui ont permis de renforcer son soutien auprès des 7 organisations locales et organisation d'Eglise qui sont ses partenaires dans le pays. Dans un premier temps, cette aide a été utilisée pour apporter une aide d'urgence aux populations (bâches, tentes, kits alimentaires, semences, soins médicaux....) Le CCFD-Terre Solidaire travaille actuellement à des actions de long terme pour relancer la production agricole (financement innovant du développement rural, filières...) et favoriser la structuration de la société civile.
Corref
La Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) est restée au contact de la Conférence haïtienne qui réunit 40 congrégations religieuses très actives dans le soutien des populations. La Corref a donné son appui à la structure de reconstruction PROCHE mise en place par la Conférence épiscopale d'Haïti. Elle en suit l'évolution et les besoins.
Chrétiens en Grandes Ecoles et la Pastorale étudiante
Dès janvier 2010, Chrétiens en Grande Ecole et la Pastorale étudiante se sont jumelés avec la Pastorale Universitaire de Port-au-Prince. Une étudiante française y termine 6 mois de mission. Deux ingénieurs de 24 ans lui succèdent à la mi-janvier. Ils aideront à l'atelier informatique, aux activités spirituelles et sociales tout comme à la préparation de la délégation haïtienne aux JMJ de Madrid.
Délégation Catholique pour la Coopération
La DCC a répondu à l'appel des acteurs d'Eglise, par le renforcement du nombre de volontaires présents. Ils sont 7 actuellement en mission. Deux d'entre eux, en lien avec CGE, collaborent à la pastorale universitaire. Un gestionnaire coordonne les projets de la Caritas, un autre agit auprès d'associations rurales. Deux psychologues apportent leur aux victimes, en lien avec les pères de St Jacques. Notons aussi la présence d'un constructeur au foyer de Charité et une enseignante de musique. Dans tous les cas, la DCC inscrit son soutien dans des actions pérennes, pour construire solidement l'avenir.
Fidesco
Fidesco envoie en Haïti des volontaires depuis 10 ans (aujourd'hui des professeurs, psychologues, ingénieurs) ; elle travaille actuellement à la reconstruction d'un centre de formation professionnelle (artisanal), et à la construction d'un centre de psychothérapie.
La communauté de l'Emmanuel coordonne ce travail (service Emmanuel Solidarité) et a collecté au total environ 650 000 €. (Bureaux de Fidesco et membres de la communauté).
Aide à l'Eglise en Détresse (AED)
Depuis le 12 janvier 2010, l'AED en France a collecté plus de 1.7 millions d'€ grâce à la générosité de milliers de bienfaiteurs. Après l'envoi en urgence de plus de 100 000 € au lendemain du séisme pour venir en aide aux séminaristes, des projets à plus long terme ont démarré. 69 000 € ont été envoyés pour Radio-Soleil, plusieurs véhicules pour des prêtres ont été achetés, des fonds envoyés pour la réparation de certaines églises ainsi qu'une contribution importante pour l'achat du terrain du futur séminaire sans oublier les milliers d'offrandes de messe qui viennent soutenir les prêtres dans leur quotidien. La reconstruction en Haïti prendra du temps et l'AED sera présente aux côtés des évêques.
Le Pôle Amérique Latine (PAL) service de la Mission Universelle de la CEF
Dans la situation tragique d'Haïti, le PAL maintient le lien avec les missionnaires sur place qui sont un excellent relais. Il a organisé la collecte, le tri et l'envoie de livres (+ de 3 tonnes) pour séminaires et maisons de formation. Il a assuré les démarches, la coordination de la prise en charge de séminaristes amputés gravement pour être appareillés et il a réglé la dépense. Des objets pour le culte ont été recueillis pour ceux qui ont tout perdu. Mgr Stenger, évêque accompagnateur, est allé sur place et il est membre de la concertation des conférences épiscopales pour l'aide à Haïti.
Les Recteurs de Cathédrales de France se sont mobilisés pour participer à la reconstruction de la Cathédrale de Port au Prince avec l'appui des Œuvres Pontificales Missionnaires. Ils ont invité les fidèles à manifester leur générosité. Il faut penser sans attendre à la reconstruction, tout en prenant le temps de l'étude de faisabilité, car on ne peut reconstruire comme avant et cette île, sa population et son Eglise ont un avenir !

Réflexions du compañero Fidel...LES MENSONGES DE BILL CLINTON

par Agence Cubaine de Nouvelles* Je regrette vraiment d’avoir à le démentir. Aujourd’hui, ce n’est plus que quelqu’un à l’aspect bonhomme, consacré au legs historique, comme si l’histoire de l’Empire, voire quelque chose de plus important : le sort de l’humanité, étaient garantis au-delà de quelques dizaines d’années, et ce à condition qu’aucune guerre nucléaire n’éclate au sujet de la Corée, de l’Iran ou de tout autre point chaud.
17 DÉCEMBRE 2010
L’Organisation des Nations Unies, on le sait, l’a nommé son « envoyé spécial » en Haïti.
BILL clinton–président des États-Unis entre les deux Bush – empêcha l’ancien président Carter, par jalousie politique ridicule, de participer aux négociations migratoires avec Cuba, signa la loi Helms-Burton et fut complice des actions de la Fondation nationale cubano-américaine contre notre patrie.
Il existe abondance de preuves sur sa conduite, mais nous ne le prenions pas trop au sérieux pour autant et nous n’étions pas hostiles à ses activités au sujet de la mission que l’ONU lui avait assignée pour des raisons évidentes.
Nous coopérions avec ce pays frère depuis bien des années dans plusieurs domaines, notamment dans la formation de médecins et la prestation de services à la population, et Clinton ne nous gênait en rien. S’il désirait remporter quelques petits succès, nous n’avions pas de raisons de bloquer notre coopération avec Haïti sur un terrain aussi sensible. Puis sont venus le terrible séisme qui a causé tant de morts et de destructions, et l’épidémie.
Une réunion qui s’est déroulée avant-hier dans la capitale de la République dominicaine au sujet de la reconstruction d’Haïti, et qui a rassemblé environ quatre-vingts personnes, dont plusieurs ambassadeurs des pays donateur de plus de cent millions de dollars, de nombreux membres de la Fondation Clinton, ainsi que des gouvernements étasunien et haïtien, est venue compliquer les choses.
Peu de gens y ont pris la parole, entre autres l’ambassadeur du Venezuela, parce que son pays est l’un des donateurs les plus importants, une intervention brève, émue et sûre. Quasiment tout le reste de cette réunion qui a duré de 17 h 30 à minuit, c’est Clinton qui l’a occupé. L’ambassadeur cubain était là, tel un convive de pierre, à la demande d’Haïti et de Saint-Domingue. On ne lui a pas concédé la parole, ce qui en a fait un simple témoin d’une rencontre qui n’a réglé absolument rien. Elle devait se prolonger le lendemain, mais rien ne s’est passé.
Cette réunion de République dominicaine a été une manœuvre trompeuse, et les Haïtiens étaient indignés à juste titre. Leur pays, détruit par le séisme de janvier dernier, a été en fait livré à son sort.
Aujourd’hui, jeudi 16 décembre, une dépêche de l’agence de presse étasunienne AP, affirme ce qui suit :
« L’ancien président Bill Clinton a exprimé sa confiance dans les efforts de reconstruction d’Haïti, durant une visite d’une journée au milieu de désordres civils, d’un mal endémique et d’une crise politique inextricable.
« L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti s’est rendu dans ce pays affligé, un jour après que la Commission intérimaire de reconstruction, dont il partage la présidence, a été contrainte de se réunir dans la République dominicaine voisine, à cause de la violence qui a éclaté après les élections présidentielles aux résultats controversés tenues en Haïti le 28 novembre.
« Clinton a visité une clinique spécialisée pour cholériques, gérée par Médecins sans frontière, qui a traité cent mille personnes touchées par l’épidémie qui a éclaté en octobre. Puis il s’est rendu sur la principale base de troupes de pacification de l’ONU pour rencontrer des fonctionnaires haïtiens et internationaux.
« La réunion de la veille a approuvé des projets pour environ 430 millions de dollars. Mais le plus notable, ce sont les expressions d’indignation devant la lenteur de la reconstruction et une lettre adressée par des Haïtiens frustrés qui affirment qu’on les tient à l’écart des décisions et que les projets approuvés "ne contribuent pas à la reconstruction d’Haïti ni au développement à long terme". »
Mais observez ce que Clinton a ajouté ensuite en conférence de presse :
« "Je partage leur frustration".
« …des centaines de milliers d’Haïtiens trouveront un logement permanent l’an prochain et bien plus cesseront de vivre sous la tente, comme le font plus d’un million de personnes depuis le séisme du 12 janvier.
« Ces promesses ont déjà été faites. […] De plus, des 5,7 milliards de dollars promis en aide pour 2010-2011, seuls 897 millions sont arrivés. »
En fait, ces 897 millions ne se voient nulle part.
C’est par ailleurs prendre vraiment beaucoup de libertés avec la vérité que d’affirmer qu’une clinique gérée par Médecins sans frontière a traité cent mille personnes !
La doctoresse Lea Guido, représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé en Haïti, vient d’informer aujourd’hui dans un communiqué de presse que le nombre de cholériques s’était élevé au 11 décembre à 104 918, une quantité de malades vraiment sans précédent que Médecins sans frontières n’a pas pu traiter dans une clinique.
L’Europe, les USA et le Canada – et M. Clinton le sait pertinemment – enlèvent des médecins, du personnel infirmier et de rétablissement et d’autres techniciens de la santé aux pays caribéens et n’ont pas le personnel requis pour remplir une telle mission, sauf honorables exceptions.
Clinton prétend de toute évidence, par ses mensonges, passer sous silence le travail réalisé par plus de mille médecins, personnels infirmiers et techniciens cubains et latino-américains qui mènent le plus gros de la bataille pour vaincre l’épidémie de la seule façon possible : en allant dans les endroits les plus reculés du pays dont la moitié des presque dix millions d’habitants vit dans des zones rurales.
Il aurait été impossible, dans de telles conditions, de traiter un si grand nombre de personnes sans l’appui de l’éminente Latino-Américaine qui représente l’OPS-OMS à Cuba et en Haïti.
Notre pays s’est engagé à mobiliser le personnel humain requis pour remplir cette noble tâche.
Lea Guido a affirmé : « Les ressources humaines que Cuba envoie sont destinées actuellement aux zones les plus isolées de cette nation. Et c’est tout à fait opportun. »
Ces ressources arrivent, et le reste du personnel nécessaire sera très vite sur place.
Hier, la Brigade médicale cubaine a traité 931 patients, dont deux sont décédés, soit un taux de mortalité de 0,2 p. 100.
Fidel Castro Ruz
Le 16 décembre 2010
http://www.voltairenet.org/article167798.html

Sans complexes ni filtre...bof!!!

Publié le 18 décembre 2010
Marie Ange Barbancourt s'est fait connaître à la télé québécoise comme animatrice à MusiquePlus et grâce au personnage de Marie-Soleil Cézaire dans L'Héritage de Victor-Lévy Beaulieu. Mais dès la fin janvier, la comédienne entreprendra le rôle le plus difficile de sa carrière: la réalisation de Croix des Bouquets, un film coup-de-poing sur son Haïti natal, un pays qu'elle aime et châtie bien.

Marie Ange Barbancourt n'avait que 13 ans lorsqu'elle a quitté Port-au-Prince pour venir vivre à Laval. Son père, fils du propriétaire de la grande distillerie de rhum Barbancourt, avait été assassiné trois ans plus tôt. Le régime violent et répressif de Baby Doc battait son plein. Comme Marie Ange n'avait déjà pas la langue dans sa poche et que son franc-parler mettait ses proches et elle-même en danger, il fut convenu qu'elle irait vivre au Québec chez des amis de sa famille.
C'était il y a 30 ans. Depuis, Marie Ange est retournée à quelques reprises en Haïti, dont la dernière fois en 1982. Elle se préparait à y retourner en septembre 2009 lorsque sa mère a été assassinée dans sa maison de Port-au-Prince. «Ils ont scié la chaîne de la barrière en fer forgé, ont ligoté le personnel de maison. Ils étaient trois. Ils n'ont rien volé. Ils ont tué ma mère d'une balle dans la bouche et d'une balle dans la tête. Elle avait 89 ans. Après cela, il n'était pas question qu'on fasse des funérailles en Haïti. Ma soeur Betty et moi, on a réussi à rapatrier son corps en Floride», raconte Marie Ange Barbancourt avec un air douloureux. Son air est d'autant plus douloureux que le scénario du film qu'elle a coécrit avec Zénon Olejniczak et qu'elle réalisera en janvier, raconte précisément l'histoire d'une Haïtienne vivant au Québec qui retourne en Haïti à la mort de sa mère. Le hic, c'est que Zénon et Marie Ange ont commencé à écrire le scénario il y a 20 ans.
«J'ai entendu des gens me traiter d'opportuniste parce que je profitais du fait que Haïti était dans l'actualité pour faire mon film. Mais je veux faire ce film depuis longtemps. Je suis même allée rencontrer Costa-Gavras chez lui à Paris avec une ébauche de scénario pour avoir son opinion. Puis, faute d'argent, le scénario a été rangé dans un tiroir. Il y a trois ans, en me promenant à La Havane, j'ai retrouvé les couleurs, la nature et des lieux qui ressemblaient à ceux mon enfance. Et l'idée d'y tourner le film a germé. J'ai rencontré les gens de l'Institut cubain des arts et de l'industrie du cinéma (l'ICAIC) et je les convaincus d'embarquer.»
Charme et fougue
Drôle de femme que cette Marie Ange, mère de trois enfants du même père, mariée et divorcée trois fois, mélange de charme féminin et de bling bling, mais aussi de fougue et de force de caractère. Chez les Haïtiens du Québec, elle ne fait pas toujours l'unanimité. Et pour cause. «Des fois, dit-elle, je me sens plus québécoise qu'haïtienne. Je n'ai pas de couleur. En Haïti, je passe d'ailleurs pour une Blanche, sans doute parce que je suis habillée trop chic et que je ne suis pas assez noire de peau. Pour le reste, c'est mon côté direct qui fait la différence. Moi, je rentre dans le tas. Je dis les choses telles qu'elles sont, sans complexes et sans filtre. Les Haïtiens sont plus refermés de nature. Ils refusent de livrer l'essence du pays et vivent dans un mensonge perpétuel.»



Née à Cap-Haïtien, Marie Ange a grandi avec sa soeur Betty dans les beaux quartiers de Port-au-Prince, a fréquenté les collèges privés. Puis, à 13 ans, elle se retrouve parachutée chez les Bélanger de Laval, fréquente le Collège français avant d'aller étudier les communications à l'Université de Montréal. À 18 ans, elle part vivre en appartement. C'est le début des années 80, les minorités visibles sont aussi nombreuses qu'elles sont invisibles au petit écran. Qu'à cela ne tienne, Marie Ange obtient l'animation d'une émission culturelle au canal communautaire de Vidéotron, l'ancêtre du Canal Vox. Elle sera vite récupérée par la télé de Radio-Canada et par l'émission Au jour le jour animé par Dominique Lajeunesse. Viendront MusiquePlus et le magazine FAX, où elle interviewera plusieurs grands noms de la musique et du cinéma, dont Costa-Gavras. Après un passage à Bon matin sur RDI, elle devient réalisatrice à l'émission Mosaïque. Elle continue de faire son chemin dans le milieu de la télé en se sentant appréciée et bienvenue.
Point de vue critique
Mais plus elle s'identifie à la société québécoise, plus elle se détache de son pays natal. Ou du moins, plus elle développe un point de vue critique à son égard.
«Moi, la complaisance et la rectitude politique, c'est pas mon genre. Je pense qu'il est temps qu'on dise des choses pas gentilles sur Haïti. Que c'est une société corrompue où l'on torture les gens, où l'on viole les femmes. C'est fou, l'histoire de ce pays. Les mêmes erreurs se répètent de génération en génération, et cela bien avant Duvalier. Les mentalités ne changent pas. On va bientôt fêter le premier anniversaire du tremblement de terre. Le palais présidentiel est encore à terre. Il y a encore plein de morts sous les décombres. Est-ce qu'il existe un président capable pour une fois dans l'histoire de ce pays, de veiller aux intérêts du peuple plutôt qu'à ceux de la bourgeoisie? J'en rêve, mais je n'y crois pas.»
Marie Ange craint que certains voient Croix des Bouquets comme le règlement de comptes d'une femme qui n'aime pas son pays. Or pour elle, aimer son pays, c'est le regarder avec lucidité sans avoir peur de dire ce qui ne va pas.
«La preuve que j'aime ce pays, quand j'ai vu les premières images du séisme, j'ai hurlé dans mon salon, puis je me suis précipitée au local du CECI pour organiser une soirée de solidarité pour Haïti. Je n'ai pas de haine pour ce pays, mais j'ai une profonde douleur de savoir que mes parents y ont tous les deux été assassinés.»
Si son film porte le titre de Croix des Bouquets, c'est en hommage à Henriette de Saint-Marc, une héroïne de la révolution haïtienne accusée par le régime français d'avoir fourni des armes aux insurgés et exécutée sur la place du marché devant l'église Croix des Bouquets.
Reste que le film ne se déroulera pas à l'époque d'Henriette, mais quelques jours seulement avant le séisme de 2010.
Depuis la conférence de presse annonçant le tournage à Cuba et la participation de Bruny Surin, d'Angelo Cadet et de Tetchena Bellange, tout le monde demande à Marie Ange si elle n'a pas peur pour sa vie, peur que sa vision critique d'Haïti déchaîne contre elle des forces meurtrières. «Je dois être prudente, répond-elle. Surtout face à certains Haïtiens de la diaspora qui n'acceptent pas les points de vue divergents. Je pourrais me faire intimider mais, en même temps, si tous les cinéastes ne prenaient aucun risque, on ne tournerait que des blockbusters américains. Moi, j'ai trop de choses à dire pour me taire.»
un coproducteur belge et une flopée de commanditaires privés dont l'Artisan parfumeur de Paris, Croix des Bouquets demeure un film indépendant au budget modeste de 1,5 million. N'eût été les conditions et les coûts offerts par Cuba, le film n'aurait pu voir le jour. Marie Ange ne s'en plaint pas. Elle sait qu'elle est sur le point d'entreprendre comme comédienne et réalisatrice, un des grands défis de sa vie. Mais plutôt que de s'enliser dans le doute et l'appréhension, elle fait comme elle a toujours fait: elle fonce dans le tas sans complexes et sans filtre.
http://www.cyberpresse.ca/arts/television/201012/18/01-4353701-sans-complexes-ni-filtre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS2

35 millions de dollars pour rendre le crédit plus accessible en Haïti

Les autorités financières haïtiennes viennent de lancer officiellement ce jeudi le Fonds de garantie partielle de crédit (FGPC). Ce programme financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la Banque Mondiale et l'USAID doit servir à la recapitalisation des entreprises qui avaient subi des dommages lors du séisme du 12 janvier.
Selon le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, ces institutions financières internationales ont mis à la disposition du gouvernement haïtien une première tranche de 35 millions de dollars, qui sera utilisée pour le financement des entreprises qui ont été touchées par le séisme du 12 janvier.
Monsieur Castel fait remarquer que ce fonds ne vient pas de garantir le système bancaire haïtien, mais de préférence les entreprises qui ont contracté des prêts au niveau des banques.
« Ce fonds pourra favoriser l'octroi de plus de 140 millions de dollars américains de crédits », précise le gouverneur de la BRH.
Il a indiqué que certaines caisses populaires qui sont supervisées par la banque centrale, pourront également bénéficier de ces fonds de garantie partielle.
Pour sa part, le représentant de la BID en Haïti, M. Edouardo Almeida a fait savoir que cette institution financière vient d'approuver un fond d'investissement social de l'ordre de 67 millions qui permettra aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) de se renforcer. Le décaissement de cette somme sera effectué en janvier 2011, souligne Monsieur Almeida.
De son coté le ministre haïtien des finances Ronald Baudin a salué le décaissement de ce fonds par l'institution financières internationales. Il en a profité pour rappeler, que l'état haïtien vient d'adopter, pour l'exercice fiscal 2010-2011 tout un ensemble des dispositions afin d'encourager les investissements privés dans le pays.
Rappelons que selon les résultats d'une 'enquête menée par le projet WINNER, financé par l'USAID, les per les pertes totales du secteur privé toute catégorie confondue mais en dehors des établissements financiers et des assurances, sont évalués à environ de 2 milliards de dollars américains.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18581

Haïti - Religion : L'archevêque Mgr François Gayot est décédé

17/12/2010 08:33:38 Mgr François Gayot, qui était allé à Rome, représenter l'Eglise Catholique d'Haïti à la rencontre de la Commission internationale de la migration (CIM), avait été hospitalisé d’urgence à l'hôpital Gemelli, à Rome, en Italie suite à un malaise. Il est décédé hier jeudi, suite de complication, à l’âge de 83 ans.
Né à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) le 17 juillet 1927, Mgr François Gayot fut ordonné prêtre chez les missionnaires de la Compagnie de Marie ou Monfortains, le 7 février 1954.
Le 22 novembre 1974, le pape Paul VI le nomme évêque du Cap-Haïtien en remplacement de Mgr Albert Cousineau, décédé. Il fut consacré le 2 février suivant par Mgr Luigi Barbarito, alors nonce apostolique en Haïti.
Le 7 avril 1988, le pape Jean-Paul II érige le diocèse de Cap-Haïtien, en archidiocèse métropolitain, élevant par la même occasion Mgr Gayot à la dignité d'archevêque. Ayant atteint la limite d'âge de 75 ans fixée par le droit canon, Mgr Gayot s’était retiré le 5 novembre 2003.
Président de la Conférence épiscopale pendant plusieurs années, Mgr François Gayot, a contribué à promouvoir la charge pastorale des Évêques. Selon lui, une conférence épiscopale ne doit pas être un regroupement d'évêques isolés, mais une « école de communion », comme le disait Jean-Paul II, c'est-à-dire un épiscopat qui réfléchit, qui pense, qui prie et qui décide ensemble.
Mgr François Gayot était reconnu pour la sérénité de son autorité morale, la modération de son discours et sa personnalité empreinte d’une grande modestie. Il était considéré durant son ministère comme un grand humaniste et perçu par l’église haïtienne comme celui qui pouvait devenir le premier cardinal haïtien.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1934-haiti-religion-l-archeveque-mgr-francois-gayot-est-decede.html

Haïti - Élections : Les Sénateurs minoritaires rencontrent le Groupe des 12

17/12/2010 09:42:09.- Les sénateurs du groupe minoritaire au Sénat, ont rencontré le Groupe des 12 candidats à la présidence, qui réclament l’annulation du scrutin du 28 novembre pour proposer leur proposition de sortie de crise.
Le sénateur Jean William Jeanty a rappelé que ce qui c’est passé le 28 novembre, ne peut pas être considéré comme des élections. Il dénonce une certaine complicité de la communauté internationale dans le vaste mouvement de mépris du droit des haïtiens de choisir librement leurs dirigeants. Au nom du groupe de Sénateurs minoritaires, William Jeanty a proposé l’annulation des « élections » et l’arrestation des responsables des fraudes. Il suggère également la tenue d’une concertation nationale en vue de mettre sur pied un gouvernement de consensus pouvant organiser de bonnes élections dans le pays.
Pour sa part, la Sénatrice Edmonde Bauzile, a fait savoir que cette proposition va être discutée avec les plateformes politiques en vue d’obtenir leurs adhésions. De plus, elle a proposé la mise sur pied d’une commission de suivi afin d’aider la réalisation de cette proposition. Elle souhaite enfin, que ces propositions ne soient pas seulement celles des parlementaires mais soit partagées et deviennent celle du groupe des 12.
http://www.haitilibre.com/article-1937-haiti-elections-les-senateurs-minoritaires-rencontrent-le-groupe-des-12.html

Québec se prépare à faire face au choléra

Éric Yvan Lemay Le Journal de Montréal
17/12/2010 06h29
Aucun cas de choléra n'a été détecté au Québec, depuis le début de l'épidémie en Haïti, ce qui n'empêche pas les autorités de la santé publique d'appliquer une surveillance extrême.

À l'approche du temps des Fêtes, on recommande à tous les gens qui doivent se rendre en Haïti de voir un médecin avant de partir. Celui-ci peut leur prescrire un vaccin pour prévenir la maladie qui a fait des milliers de victimes là-bas.
Ici, on se prépare également à l'arrivée de personnes qui auraient pu être infectées là-bas. «Si un cas survenait, il y a une déclaration obligatoire à la Direction nationale de la santé publique», indique la porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn.
Des mesures plus importantes pourraient être prises en cas de transmission sur le territoire québécois, mais on ne s'inquiète guère. «La transmission du choléra se fait dans des conditions sanitaires inadéquates, notamment par l'eau. Au Québec, ça réduit le risque de transmission», poursuit la porte-parole.
Risque faible en République
Jusqu'à maintenant, aucun échantillon suspect n'a été acheminé aux Laboratoires de santé publique du Québec, ce qui n'empêche pas que des échantillons puissent avoir été vérifiés par les laboratoires dans les hôpitaux, soutient la porte-parole de l'Institut national de santé publique du Québec, Stéphanie Ménard.
L'INSPQ a fait certaines recommandations, comme faire attention aux aliments et à l'eau consommée en Haïti. Pour les voyageurs du pays voisin, la République dominicaine, les risques de contracter la maladie dans les hôtels tout inclus seraient faibles, et on ne recommande pas la vaccination de routine.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101217-062904.html

Haïti - Élections : La Justice partisane au service d’INITE ?

17/12/2010 16:10:52 Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) constate que l’appareil judiciaire est, depuis quelques jours, mis en branle dans plusieurs régions du pays dans le but de réprimer les auteurs présumés des actes de violence électorale enregistrés le 28 novembre 2010 et au lendemain de la publication des résultats des élections. Le RNDDH, a toujours été favorable à la lutte contre l’impunité, et ne peut et ne saurait s’opposer à des actions tendant véritablement à punir les auteurs d’infractions à la Loi pénale et à la Loi électorale.
Cependant, le RNDDH est profondément préoccupé par le caractère sélectif des actions entreprises. Les actes de poursuite ne concernent jusqu’ici que des candidats de l’opposition admis à se présenter au second tour et leurs partisans ou sympathisants. En effet, si les candidats de la plateforme politique du pouvoir, impliqués activement dans beaucoup d’actes de violence enregistrés le jour du scrutin ne sont toujours pas inquiétés et ne font l’objet d’aucune sorte de poursuite, il est évident que depuis près d’une semaine, des partisans et sympathisants des candidats de l’opposition agréés pour le second tour des élections ainsi que ces candidats eux-mêmes, font l’objet d’actes d’intimidation, de menaces, d’invitations, d’arrestations et de poursuites judiciaires. Citons quelques cas portés à la connaissance du RNDDH.
1. Le candidat à la députation sous la bannière de la plateforme ALTERNATIVE pour la première circonscription d’Aquin, Jean Robert BOSSE ainsi que plusieurs de ses proches dont Bellegarde FRANÇOIS, Edras FELICIN, Samson Fils FELICIN, Elton LEDITON, Sobner PAUL, sont sous le coup d’un mandat d’amener émis par le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance d’Aquin, Me Saint Julien CHERIMOND pour Association de malfaiteurs. Des patrouilles policières ainsi que des groupes d’individus armés, composés entre autres du coordonnateur du Conseil d’Administration de la première Section Communale d’Aquin, Appolon HYPPOLITE, de Jojo, de Ti Manno et de Ronald ainsi connus, tous travaillant ouvertement pour le compte du candidat à la députation, Emmanuel Fritz Gérald BOURJOLLY sous la bannière de la plateforme présidentielle INITE, recherchent activement le candidat Jean Robert BOSSE et ses proches susmentionnés. Ces derniers sont contraints de se mettre à couvert. Pourtant, selon les observations du RNDDH, les graves incidents survenus à Aquin le jour du scrutin seraient plutôt l’œuvre des partisans armés de la plateforme INITE.
2. A Marchand Dessalines, plusieurs partisans de Gracia DELVA, candidat à la députation admis au second tour des élections sous la bannière du parti politique LAVNI, sont arrêtés et traduits au correctionnel sur ordre du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc, Me Cina BERNADIN. Ce dernier agit suivant les instructions de Charles SUFFRARD, son supérieur hiérarchique, représentant de la plateforme INITE dans l’Artibonite et membre du cabinet particulier du Président de la République.
3. Dans la circonscription de Plaisance, Jean Baptiste RENAUD et Ducheine FRANKLIN, respectivement candidats à la députation sous les bannières des partis politiques KONBIT et ANSANM NOU FÒ ainsi que leurs partisans et sympathisants ont pris le maquis en raison du fait que le Juge de Paix, Pierre MAXIME, ait émis un mandat d’amener à leur encontre sous le chef d’accusation d’association de malfaiteurs.
4. Dans la commune de la Grande Rivière du Nord, des partisans du pouvoir en place se sont rassemblés autour d’un groupe armé dénommé Lame Zo Reken, composé de Inopère CHARLES alias Pitopè, Raoul SAINT JUSTE, Wilner CHERELUS alias Bòkò, Tèton et Sonson ainsi connus. Lame Zo Reken, dont le fief est localisé à Baz 50, Anba Bouk, a à sa tête l’agent I Garry LORMEUS et est supportée par le vice-délégué de l’Arrondissement de la Grande Rivière du Nord, Denis PHILIPPE et par le candidat à la députation du parti au pouvoir pour la circonscription Grande Rivière du Nord / Bahon, Occinjac BENJAMIN. Depuis le 28 novembre 2010, un climat de terreur est installé dans cette commune par les membres de cette armée au point que même les activités scolaires y ont été paralysées ce, jusqu’au mardi 14 décembre 2010. Aujourd’hui, plusieurs membres de cette armée assurent la sécurité du bâtiment logeant le Bureau Electoral Communal (BEC) de la Grande Rivière du Nord.
5. A Port-au-Prince, le professeur, journaliste et entraineur de football bien connu, Pierre Paul Patrice DUMOND est invité par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, le 16 décembre 2010, à répondre des allégations d’Association de malfaiteurs et de Tentative d’incendie de la Télévision Nationale D’Haïti (TNH). Il lui est reproché sa participation présumée à une réunion qui serait organisée le 12 décembre 2010 à Delmas 22 en vue d’incendier la TNH. Pierre Paul Patrice DUMOND est responsable de communication de la campagne de Mirlande Hyppolite MANIGAT, candidate en ballotage favorable pour les présidentielles sous la bannière du RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES NATIONAUX PROGRESSISTES (RDNP), pour avoir obtenu le plus grand nombre de voix sur l’ensemble du territoire national au cours des élections du 28 novembre 2010.
6. Maxime MENARD, candidat à la députation pour la circonscription de Saint Michel de l’Attalaye / Marmelade, sous la bannière du parti politique AYITI AN AKSYON (AAA) et quatre (4) de ses proches à savoir, Yves VILON, Roland DUPITON alias Diapòt, Rony CHARLES et Michelet ANTOINE sont arrêtés le 2 décembre 2010 et détenus au Commissariat des Gonaïves sous le chef d’accusation d’incendie du Tribunal de Paix de Saint Michel de l’Attalaye survenu dans la nuit du 1er au 2 décembre 2010.
7. Me Jean Robert TAXIL, Conseiller Juridique du Bureau Electoral Départemental (BED) du Sud, proche de la plateforme présidentielle INITE est nommé Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance des Cayes dans l’objectif avoué de s’en prendre aux opposants du Pouvoir en place, sous couvert des violences graves et inacceptables survenues aux Cayes après la publication des résultats des élections du 28 novembre 2010. Le nouveau Commissaire est pourtant sous le coup d’une sanction disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Avocats des Cayes pour conduite incorrecte dans l’exercice de la profession d’avocat. Sa nomination rentre dans le cadre d’une série de nominations, de transferts et de révocations orchestrée par le Pouvoir en place, au sein des institutions judiciaire et policière ce, depuis l’annonce des élections.
Le RNDDH constate que ces actes susmentionnés surviennent après la publication des résultats du scrutin du 28 novembre 2010 par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et sont réalisés dans le but évident de saper, chez certaines personnalités politiques haïtiennes, toute velléité de prendre part à la campagne électorale à venir pour le second tour du scrutin.
Le RNDDH déplore que le gouvernement Préval / Bellerive, activement impliqué dans la campagne électorale du parti au pouvoir utilise les institutions policière et judiciaire à des fins politiques.
Le RNDDH croit que les Commissaires du Gouvernement et Juges de Paix ne doivent pas se ranger aux côtés des fauteurs de troubles pour imposer, par une utilisation malsaine de la Loi, le silence aux candidats de l’opposition, habilités à prendre part au second tour des élections ainsi qu’à leurs partisans et sympathisants. Les partisans et candidats du parti au pouvoir ne doivent pas non plus continuer à bénéficier de l’impunité officielle pour semer la peur au sein de la population et en tirer avantage.
Le RNDDH estime que tous ceux qui sont effectivement impliqués dans des actes de violence électorale et postélectorale doivent être poursuivis ce, dans le cadre d’une justice indépendante, saine et impartiale car à date, les principaux auteurs des actes de violence et de fraudes massives enregistrés lors des joutes électorales du 28 novembre 2010, identifiés pour la plupart, ne sont nullement inquiétés. Ceci porte à croire qu’il s’agit là de persécutions politiques orientées vers les candidats de l’opposition, agréés pour le second tour des élections.
Le RNDDH condamne avec véhémence l’utilisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques et souligne que la justice ne doit ni être asservie, ni représenter une arme au service du pouvoir politique en place pour contraindre au silence les opposants politiques.
Le RNDDH enjoint le gouvernement Préval / Bellerive à mettre un terme à ces actes de persécutions politiques qui constituent en soi une atteinte aux droits politiques des citoyens et aux libertés proclamés par la Constitution de 1987 et consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques et la Convention Américaine relative aux Droits de l’Homme.
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