POUR VOS RECHERCHES

Google

samedi 21 septembre 2019

Danser sous la pluie avec Jehyna Sahyeir!

La dernière création de Jehyna Sahyeir, le concert MARASA, a été présentée pour la deuxième fois dans le cadre du festival, En lisant, le jeudi 11 juillet 2019, dans la cour de l’Institut Français en Haïti (IFH).

 Dans une atmosphère de convivialité, en fin d’après-midi, la cour de l’Institut Français en Haïti (IFH) était déjà remplie par un public enthousiaste. La plupart d’entre eux étaient présents pour écouter encore une fois, ou découvrir, Jehyna Sahyeir, dans MARASA, durant le festival de théâtre contemporain, En lisant.
Cette année, Port-au-Prince accueille la 4ème édition de ce festival, du 8 au 17 juillet 2019, qui a pour thème « Du bâillonnement de la parole à l’extinction de la parole bâillonnée ». Dédié au monologue, des questions relatives à la libération de la parole et l’(im)possible dialogue sont posées en mettant en scène la collection « Enfin seul », de l’éditeur belge: Emile Lansman. Cette fois-ci, les organisateurs ont tenu un pari en proposant majoritairement des interprètes féminines dont Michèle Lemoine, Jehyna Sahyeir, Sachernka Anacassis, Yvenie Paul, Sylive Laurent Pourcel, Clorete Jacinthe, Louisna Laurent.
L’air était chaud, les sens en éveil, les conversations allaient bon train, puis, d’un moment à l’autre la voix de la chanteuse envahit l’espace! Accompagnée de son percussionniste, Marc-Harold Pierre, de Caleb Texier au piano, Oli Edlin, à la batterie, Johnson St Cyr, faisant vibrer la basse, et la voix de ses vhoristes, Valben et Rimsky Cassamajor, elle ne s’était pas fait attendre, comme font souvent des artistes de chez nous. L’étoile, Jehyna Sahyeir a gravi avec grâce les planches, et a brillé dans tous les sens du terme. Tout de noir vêtue, maquillage léger, avec des bijoux gorgés de couleur, une jupe aérienne d’un tissu diaphane portant à nu ses pieds énergiques esquissant gracieusement des pas de danse. Jehyna qui dit « chanter la vie », use de ses bras, de ses mains, de ses doigts, de ses locks, de ses jambes, de son buste pour délivrer un délice artistique hors pair!

Pour ceux et celles qui sont en train de faire connaissance avec l’artiste, Jehyna Sahyeir Célestin, de son nom complet, est une chanteuse, parolière, comédienne, et membre du collectif Feu Vers (Premier collectif de SLAM en Haïti).
Cette voix de chez nous, a déjà chanté aux côtés d’icônes de la musique haïtienne, tels que James Germain et Emeline Michel. Elle marche dans le sillon des artistes comme Nina Simone, Aretha Franklin, Lauryn Hill ou Jennifer Hudson.

Sans doute pour cela, elle a pris le temps durant son spectacle de rappeler la situation politique et sociale très tendue que nous vivons actuellement, se positionnant en tant qu’artiste engagée et en condamnant le récent massacre de la Saline , moins d’un an après l’autre drame qui a eu lieu dans ce quartier défavorisé.

MARASA, a été joué à la salle Polyvalente de la Fondasyon Konesans ak Libète (FOKAL), le 29 mars 2019, pour la première fois. Pour celui de l’IFH, Jehyna est restée fidèle a son répertoire musical chromatisé, où les couleurs des rythmes Vaudou-jazz fusionnent allègrement. Arc-en-ciel de couleurs, arc-en-ciel d’émotions, c’est ce qu’a offert la chanteuse avec MARASA, « lwa » (esprit Vaudou) représenté par de multiples couleurs. Mais aussi, MARASA, parce que ce spectacle est un mélange particulier entre deux univers culturels, Haïtien et Afro-américain, deux modes musicaux, précisément le vaudou et le jazz, qui partagent les mêmes racines, les mêmes histoires, les mêmes injustices et improbités. Un pont entre les captifs des champs de coton et ceux des cours en terre battue des péristyles.

En tant qu’étoile, Jehyna Sahyeir a ouvert sa voix, diffusant ainsi des rayons de lumière en entrelaçant mot, corps et son. Et comme si cela n’était pas suffisant, dame pluie a décidé de jouer également sa partition en se déversant, goutte par goutte. L’ invitée surprise s’est immiscée en narguant tout le monde, en bon retardataire. Elle s’est rapidement intégrée dans le décor en donnant un tout autre ton à l’événement! Le public a chanté, vibré avec MARASA, et encore mieux, on a dansé, le cœur en joie, sous la pluie!

Auteure:Hervia Dorsinville
dhervia04@gmail.com
Source: https://www.muselles.org/dansons-sous-la-pluie-avec-jehyna-sahyeir/

RAPPELEZ-MOI D'OUBLIER

OPUS 21919

Rappelez-moi d'oublier
Que ma ville se meurt
Rêve par rêve
Espoir après espoir

Rappelez-moi d’oublier
Que ma ville s’étiole
Arbre après arbre 
Que ma ville s’égrène 
Frères après frères 

 Rappelez-moi d'oublier
Que ma ville n'est plus ville 
 Que ma ville n'est plus mienne

 Rappelez-moi d’oublier
Que ma ville s’abreuve 
Du fiel de ses filles 
Et du sang de ses fils 

 Rappelez-moi d’oublier
Que sur ma ville 
Le soleil et la lune 
 Ne se lèvent ni se couchent 

 Et qu'à force de rappels
Ce spectre s'efface 
 Et fasse place 
 A un autre rêve
 A un autre espoir" 

Auteur  Jonas Jolivert
« De Ville et Déville »
DIZON Pam! 
17 MILLIONS POUR NOYER 4.2 MILLIARDS 
Dans la logique d'un peuple qui se lance dans les rues pour finir avec la Corruption et l'impunité, ce genre d'aide représente un vrai frein, un véritable obstacle à l'obtention des revendications haïtiennes. 
L'OEA pour Haïti , n'a jamais été une institution crédible. On dirait plutôt une bande de marionnettes à solde du stablishment! Pour preuve nous avons encore à travers de la gorge cette fameuse sortie de Jovenel qui lança comme une boule puante un appui d'une pseudo mission de l'OEA. 
Pire encore, les états membres de l'OEA avaient mandaté un émissaire pour gérer avec Clinton les fonds destinés à la reconstruction d'Haïti. Là ils arrivent, ils veulent nous faire croire qu'ils nous font l’aumône en nous donnant 17.000.000 de dollars pour noyer les 4.2 milliards qui nous sont dus! " Restons sur nos gardes et veillons! 
 Bonne lecture

"L’OEA va débloquer environ 18 millions de dollars pour lutter contre la corruption en Haïti
Publié le 2019-09-20 | Le Nouvelliste
Il ne se passe pas un mois sans qu’il n'y ait un scandale de corruption impliquant les plus hautes autorités du pays à un niveau ou à un autre. Le dossier de la mauvaise gestion du fonds PetroCaribe dans lequel plusieurs anciens premiers ministres et de nombreux hauts commis de l’Etat ont été cités demeure, à date, l’un des plus grands scandales de corruption non encore élucidé. C’est dans ce contexte que l’Organisation des Etats américains (OEA) a décidé de supporter un programme visant à lutter contre la corruption en Haïti avec une aide technique et financière de 17.7 millions de dollars.
On ne sait pas encore le mécanisme que va utiliser l’OEA pour supporter la lutte contre la corruption dans le pays. Cependant, le ministre haïtien des Affaires étrangères qui a confié au Nouvelliste que l’Organisation hémisphérique a déjà approuvé en ce sens une enveloppe de 17.7 millions de dollars, a souligné que l’OEA va fournir des assistances techniques aux différentes institutions étatiques impliquées dans la lutte contre la corruption comme la Cour supérieure des comptes, l’ULCC (Unité de lutte contre la corruption) et l’UCREF (Unité centrale de renseignements financiers).
Ce programme s’étale sur une période de quatre ans, a précisé Bocchit Edmond, joint au téléphone jeudi depuis Washington. Plusieurs Etats membres de l’OEA ont déjà décidé de financer ce programme, a-t-il dit. « Ce programme a déjà été approuvé et sera mis en œuvre avant la fin de l’année… », a assuré Bocchit Edmond.
Le ministre a fait savoir au journal que pendant sa visite cette semaine à Washington il s’est entretenu avec le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro. « Nous avons discuté de la question électorale en Haïti, du dialogue national, de la lutte contre la corruption… », a confié Bocchit Edmond, annonçant que l’OEA va supporter techniquement et financièrement les institutions haïtiennes impliquées dans la lutte contre la corruption.
Sur son compte Twitter jeudi, Luis Almagro a écrit : « J'ai rencontré le chancelier @BocchitEdmond. #Haïti doit continuer à renforcer sa démocratie, à rechercher un dialogue inclusif et à trouver des solutions pacifiques et institutionnelles. »
Il faut rappeler qu’en juin dernier, une délégation de haut niveau de l'Organisation des États américains (OEA), conduite par l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’OEA, Carlos Trujillo, s’était rendue en Haïti à la demande du ministre haïtien des Affaires étrangères avec pour principale mission de faciliter le dialogue entre le président de la République et l’opposition politique qui, aujourd’hui encore, continue d’exiger la démission de Jovenel Moïse.
Robenson Geffrard
https://lenouvelliste.com/article/207158/loea-va-debloquer-environ-18-millions-de-dollars-pour-lutter-contre-la-corruption-en-haiti

JEAN JACQUES DESSALINES LE GRAND

AVONS-NOUS COMPRIS?
Au moins, devant la nécessité de se battre pour redevenir humain ou pour garder cette humanité retrouvée grâce à lui, les haïtiens ont heureusement réhabilité LE GÉNÉRAL JEAN JACQUES DESSALINES, L'EMPEREUR JACQUES PREMIER!
Je le disais haut et fort, avant Martin Luther King, bien avant Malcom X, bien avant Nelson Mandela, bien avant Barak Obama et Kemi Seba, nous avions eu et nous avons encore et toujours LE GÉNÉRAL JEAN JACQUES DESSALINES, L'EMPEREUR JACQUES PREMIER! JEAN-JACQUES DESSALINES, LE GRAND!
Je n'enlève aucun mérite, toute proportionnalité gardée, à ceux-là qui ont défendu ou qui défendent encore des causes justes. Mais je n'ai jamais pu m'extasier devant ces discours qui ne font que reprendre le verbe révolutionnaire qui a donné naissance à 1804 et à HAÏTI !

Avons-nous compris qu'il reste et demeure la source unique et authentique d'inspiration dans nos moments les plus sombres, puisque ses idées, sa vision et son génie ont disloqué et vaincu le plus inhumain des systèmes !

VIVE JEAN JACQUES DESSALINES, LE GRAND!
21/09/2019
Dr Jonas Jolivert