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dimanche 18 avril 2010

Haïti-Crise: Nous voulons travailler afin de pouvoir éduquer nos enfants et leur offrir un toit.

«Les efforts [de l‘international] doivent avoir pour priorité de s'assurer que le peuple haïtien recommencera à travailler. Nous, Haïtiens, ne voulons pas continuer à vivre de charité. Nous voulons travailler afin de pouvoir éduquer nos enfants et leur offrir un toit». Quelques mois avant le tremblement de terre, le pays était l'un des plus pauvres du monde. Près de 78 % de la population haïtienne vivait avec moins de 2 dollars par jour, et 54 % avec moins d'1 dollar. Le taux de chômage était de 65 %. Le tremblement de terre qui a ravagé le pays a amplifié cette situation
Selon une enquête commandée par OXFAM, réalisée entre l 9 et le 12 mars dernier auprès de 1 723 personnes appartenant à diverses catégories d'âge, de statut socio-économique et vivant dans dans plusieurs quartiers de Léogâne et de la capitale, Port-au-Prince, dont Pétionville, Delmas et Carrefour, la priorité des Haïtiens concernent en premier lieu l'emploi (26 %), l'éducation (22 %) et le logement (10 %).
Le manque de travail touche toutes les catégories sociales. Pour survivre, des centaines de cadres et de professionels, jetés à la rue, entreprises détruites par le séisme, sont contraints de changer de profession. Comme beaucoup d'autres, ils tentent d'obtenir du travail auprès des ONG. Ces activités fournissent aux ouvriers un salaire quotidien de 180 gourdes, aux chefs d'équipe 250 gourdes, et aux superviseurs 200 dollars américains pour quinze jours.
Ce changement peut être une catastrophe pour certains et une opportunité pour d'autres. Les Haïtiens veulent reconstruire leur pays, mais le manque de confiance dans les autorités haïtiennes pousse la plupart d'entre eux à demander que cette reconstruction soit fondée sur un partenariat entre le gouvernement central et la société civile haïtienne ou qu'un gouvernement étranger supervise la reconstruction de la nouvelle Haïti.
«Les efforts [...] doivent avoir pour priorité de s'assurer que le peuple haïtien recommencera à travailler. Nous, Haïtiens, ne voulons pas continuer à vivre de charité. Nous voulons travailler afin de pouvoir éduquer nos enfants et leur offrir un toit», déclare un haïtien.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17562

Haïti: Loi d'urgence, opinions divergentes entre la classe politique et le peuple haïtien

La loi d'urgence, telle qu'elle a été adoptée, le 16 avril dernier, par une majorité de députés et de sénateurs haïtiens, prolonge de 18 mois l'état d'urgence décrété après le séisme et crée définitivement la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), prévue par la conférence des donateurs à New York. «Par ce vote, le pays a gagné mais aussi la communauté internationale», s'est félicité le sénateur Hector Amacacis. «Maintenant, la communauté internationale doit honorer ses promesses faites à la conférence de New York». Face au risque de voir le Sénat rejeter le projet de loi, une réunion a été convoquée avant le vote dans une ambassade occidentale «pour pousser les parlementaires» à voter la loi, «Les étrangers ont mis tout leur poids dans la balance pour faire adopter la loi», a ajouté le sénateur Amacacis.
Cette loi d'urgence augmente sensiblement les pouvoirs de la présidence haïtienne et autorise par exemple le président Préval à passer des contrats sans appel d'offres, à réquisitionner des terrains privés pour y établir des camps, mais aussi à en décider l'évacuation.

la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) a été décidée lors de la conférence internationale des donateurs à New York, le 31 mars dernier, sera co-présidée par l'ancien président américain Bill Clinton et l'actuel Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Elle comportera seize membres, dont neuf issus de la communauté internationale et sept Haïtiens.
Edgar Leblanc Fils, l'ancien président du Sénat haïtien et actuel coordinateur général de l'OPL, l'Organisation du peuple en lutte exprime explique son analyse «Il se pourrait que le président Préval tente de rester au pouvoir au-delà du 7 février. Mais ceci ne serait possible que s'il a l'appui des acteurs puissants de la communauté internationale qui sont présents et qui sont très impliqués dans la vie politique du pays [...] Et aujourd'hui on constate que le président fait tout pour plaire aux représentants de la communauté internationale. Il leur offre toutes les possibilités et la loi d'urgence est une loi donnant les commandes du pays à la communauté internationale».
Si certains acteurs de la classe politique haïtienne critiquent l'influence que les pays étrangers pourraient exercer sur la reconstruction d'Haïti, d'autres voix d'une population contrainte à vivre sous les tentes, expriment des opinions totalement différentes «Tout vaut mieux qu'un Haïtien à la tête de l'Etat» - «Personnellement, j'aimerais beaucoup qu'Haïti soit dirigé par un étranger, que le pays soit mis sous tutelle étrangère. Comme ça au moins on aura une chance de survivre à ce cauchemar».
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17561

Justice: Enlèvement d'enfants, le procureur Général dément la suppression des charges.

Le procureur Général, Joseph Manès a démenti vendredi que les charges concernant les 9 américains dans l'affaire d'enlèvement d'enfants haïtiens, avait été abandonnés. Le procureur à précisé qu'il avait dit que les accusations contre les américains étaient en attente de la décision du juge d'instruction, Bernard Saint-Vil et qu'il était «absolument faux» de dire que les 9 américains n'avaient plus de compte à rendre à la justice haïtienne et qu'ils pouvaient rentrer chez eux.
Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents.
------------Chronologie---------------
30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains se sont rendus au parquet, seule Laura Silsby a été interrogée par le juge
9 février le juge Saint-Vil a entendu deux familles des 33 enfants, et neuf des dix Américains
10 février le juge a rencontré l'ensemble du groupe ainsi que des parents
11 février le juge aurait recommandé que les 10 Américains soient remis en liberté
17 février certains membres du groupe vont être libérés
17 février huit des dix américains sont rentrer aux États-Unis
19 février Laura Silsby et Charisa Coulter, ont été entendues le juge Bernard Saint-Vil
23 février Charisa Coulter et Laura Silsby, étaient entendues une nouvelle fois au parquet de Port-au-Prince
23 février Aviol Fleurant, l'avocat des deux Américaines a déclaré qu'elles seront libérées au plus tard jeudi
2 mars les deux Américaines ont été entendues par un juge
8 mars Charisa Coulter a été libérée
16 mars une nouvelle charge (Organisation d'un voyage illégal) est retenu à l'encontre de Mme. Silsby
17 mars les enfants ont été remis à leurs familles
15 avril La justice haïtienne abandonne les accusations d'enlèvement portées à l'encontre de neuf des dix missionnaires
16 avril le procureur Général dément la suppression des charges
 Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17560

Des t-shirts Gap made in Haïti?

Vincent Marissal, envoyé spécial,
La Presse
(Port-au-Prince) Le projet est colossal: créer de toutes pièces une zone franche en plein coeur de Cité-Soleil où 25 000 personnes travailleront, notamment dans des usines de textile.
Cette idée était en train de prendre forme avant le 12 janvier, physiquement, avec l'érection d'un premier module de 120 000 pieds carrés. La structure n'a toutefois pas résisté aux secousses dévastatrices et il faut maintenant tout recommencer.
Recommencer avec de nouvelles normes de construction en adoptant le code antisismique californien.
Résultat: des délais pour le démarrage des entreprises et, surtout, des coûts de construction supérieurs de 30%!
«Nous n'avons pas le choix», explique le promoteur de la zone franche, Grégory Mevs, membre d'une des plus riches familles d'Haïti, arrivée d'Allemagne au XIXe siècle. Si on n'adopte pas ces nouvelles normes de construction, les financiers et les assureurs ne suivront pas. Et puis, on se doit de donner un endroit sûr aux travailleurs.»
M. Mevs a reçu La Presse dans une des vieilles maisons en bois presque centenaires du parc industriel de Port-au-Prince. Ces maisons sont intactes, pas une fissure, alors que les bureaux en ville et plusieurs entrepôts autour se sont effondrés.
Jusqu'en 1991, la famille Mevs exportait 40 000 paires de souliers par jour. Elle exportait aussi du sucre, des articles de sport, comme des balles de baseball.
Et puis est tombé l'embargo décidé par George Bush père. Une catastrophe.
«À ce moment-là, en une seule semaine, j'ai dû virer 7000 employés! Cette année-là, ce sont 16 000 de nos employés qui ont perdu leur travail», raconte M. Mevs.
Windgroup, l'entreprise familiale, s'est toutefois relevée. Elle dirige aujourd'hui l'approvisionnement de presque tout le pétrole dans le pays.
Le groupe possède trois parcs industriels et une soixantaine d'immeubles. Il n'exploitera pas les usines de la zone franche, mais il les bâtira sur ses terrains dans Cité-Soleil, près du port.
«Symboliquement, c'est dans Cité-Soleil qu'il faut créer des emplois, dit M. Mevs. Mais il ne s'agit pas seulement de bâtir des usines et des maisons, il faut aussi construire des communautés.»
Grégory Mevs rêve d'une cité industrielle, avec des usines, des cafétérias, des garderies, des installations sanitaires. Il veut aussi construire de 5000 à 6000 logements sociaux à environ 6 km de Cité-Soleil.
La famille Mevs fait aussi dans l'agroalimentaire, dans l'exportation de bananes biologiques, notamment. Dans les cartons, des projets de centres d'appels.
Grégory Mevs voit-il donc Haïti comme une mini-Inde antillaise?
«Non, en fait, Haïti a plutôt le potentiel de devenir un mélange de Singapour et de Malaisie, dit-il. Il faut profiter du canal de Panama. Nous sommes situés sur la plus grande autoroute maritime du monde.»
Ami de Bill Clinton et de George Soros, familier de vedettes comme Demi Moore et Ben Stiller, qui étaient en Haïti ces jours-ci, il est conscient que bien des gens en Haïti et dans la communauté internationale se méfient des grandes familles haïtiennes, souvent accusées de profiter de monopoles sur certains produits.
«Les gens ont souvent un point de vue simpliste, comme si nous étions des groupes secrets», se défend-il.
On accuse aussi la famille Mevs de créer des emplois faiblement rémunérés et de construire des sweat shops.
«J'aurais préféré que l'on donne des emplois autres, mais pour relancer l'économie et la production, le textile et la production agricole sont des passages obligés. Je peux comprendre que les gens aient des craintes, mais cela sera fait dans le respect», assure-t-il.
M. Mevs s'inquiète par ailleurs de l'état lamentable de l'environnement. Selon lui, des gestes simples et peu coûteux pourraient faire une énorme différence.
«En Haïti, nous sommes 9 millions et nous utilisons environ 20 000 tonnes de propane par année. En République dominicaine, ils sont 10 millions et ils en utilisent 750 000 tonnes! La différence, c'est le charbon, ici, ce qui cause la déforestation.»
La conversion de la République dominicaine au propane n'est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d'un vaste programme de subvention lancé il y a une dizaine d'années.
Selon M. Mevs, le gouvernement haïtien devrait consacrer quelques dizaines de millions de l'aide internationale pour donner un réchaud à tous les habitants du pays et subventionner l'achat de propane.
En plein milieu de l'entrevue, un des frères de Grégory Mevs, Fritz, arrive en coup de vent. Il se lance dans une défense passionnée de l'entente conclue la semaine précédente à New York et qui donne les rênes de la reconstruction (l'argent, donc) au gouvernement haïtien plutôt qu'aux ONG.
«On espère que l'argent sera bien dépensé», dit Fritz Mevs, s'en remettant à la surveillance de la communauté internationale.
Les ONG, ajoute son frère Grégory, veulent bien faire, mais elles ne s'y prennent pas toujours bien pour y arriver.
Un exemple: «Tout le monde veut construire un hôpital en Haïti, alors que 20 hôpitaux sont en faillite à Port-au-Prince. Je leur dis: donnez aux hôpitaux existants.»
Évidemment, un plan de reconstruction de plusieurs milliards apporte de belles occasions aux «familles».
Les Mevs ne s'en cachent pas, mais ils affirment qu'Haïti a autant besoin d'investissements privés que d'aide internationale. C'est ce à quoi ils s'affairent avec la zone franche: faire venir des investisseurs privés qui créeront des emplois.
«Je crois que nous avons une chance historique de réussir là où nous avons échoué. C'est vrai que ça ne bouge pas assez vite, notamment pour le logement social, mais il ne faut pas louper non plus cette occasion.»

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201004/16/01-4271454-des-t-shirts-gap-made-in-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4271542_article_POS1

Passer à autre chose

Vincent Marissal,  La Presse
À la réception de la distillerie Barbancourt, le vieux tableau présentant tous les prix internationaux gagnés par le fameux rhum haïtien depuis 148 ans est encore un peu de travers, signe des terribles secousses du 12 janvier dernier.
Il y a d'autres signes encore plus spectaculaires autour, comme les camps de fortune misérables installés entre les champs de canne à sucre, le terrain de soccer de l'entreprise envahi par 300 familles sinistrées et, surtout, le gazon calciné par l'alcool sur le terrain même de la distillerie.
C'est que le tremblement de terre a fait basculer des barriques de rhum, qui ont éclaté en tombant, déversant environ un million de litres du précieux liquide autour des vieux immeubles.
L'odeur est enivrante, mais les dégâts sont faramineux. Il faudra racheter les barriques de chêne français, reconstruire certaines parties des entrepôts de vieillissement, réaménager le terrain et, surtout, négocier avec l'assureur pour récupérer les pertes (stocks, matériel et manque à gagner) évaluées entre quatre et cinq millions de dollars par l'entreprise.
Il a aussi fallu reconstruire un kilomètre de mur en pierre écroulé et réparer tant bien que mal les vieilles machines.
«Encore une chance que personne ne s'est approché de la distillerie avec une cigarette dans les heures suivant le séisme, cela aurait provoqué toute une explosion!» explique le président de Barbancourt, Thierry Gardère, en entrevue à La Presse.
«Seulement» 2 des 250 employés sont morts dans le tremblement de terre, mais 40% d'entre eux ont perdu leur maison. Cela cause évidemment des problèmes d'absentéisme, de ponctualité et de productivité.
De plus, cinq des six secrétaires de l'entreprise sont parties à l'étranger avec leurs enfants, afin de sauver l'année scolaire.
La production a repris difficilement 15 jours après la catastrophe, mais environ 30% des stocks, les vieux rhums en particulier, la fierté de la distillerie, ont été perdus.
L'embouteillage reprendra dans deux semaines; les ventes, dans un mois. Il faudra toutefois quatre ans à Barbancourt pour retrouver son rythme de production et ses stocks d'avant le 12 janvier.
Heureusement, l'entreprise était assurée, y compris contre les tremblements de terre, même si son propriétaire avoue avoir toujours craint plutôt les inondations et les incendies.
Thierry Gardère a aussi perdu sa maison, située près de l'hôtel Montana, dans l'un des coins les plus durement frappés de Port-au-Prince.
La seule «bonne» nouvelle, c'est que le tremblement de terre a permis à Barbancourt de se faire connaître sur la planète, un bénéfice inattendu du battage médiatique qui a suivi le séisme.
Mais M. Gardère est las de parler de tremblement de terre, de destruction, de morts, de ruines, de destruction...
«Je suis un peu fatigué de parler de tout ça, nous avons hâte de passer à autre chose, dit-il. Tous les jours, on passe dans les décombres, on ne voit que ça. Tous les jours, des messages de sympathies à la radio. Je dis: assez, arrêtez!»
La production est en train de retrouver un rythme à peu près normal. Dans la grande cour, à côté des installations de la distillerie, des dizaines de remorques pleines de canne à sucre sont livrées chaque jour par les paysans du coin. Un grand tracteur avec une pelle-mâchoire ramasse les longues tiges et les dépose dans le broyeur qui extraie le jus, qui coule vers une immense cuve de chauffage.
Fondée en 1812, Barbancourt ne l'a pas toujours eu facile. Les soubresauts politiques, les coups d'État, les crises, les incendies, les catastrophes naturelles. Les embargos, surtout.
Au début des années 90, lorsqu'un embargo commercial a durement frappé le petit pays, Barbancourt a énormément souffert, mais l'entreprise s'est relevée.
«Les deux pays qui ont appliqué l'embargo tout de suite ont été les États-Unis et le Canada, nos deux plus grands clients», explique M. Gardère.
La maison Barbancourt est à l'image d'Haïti: résistante et fière. Même s'il ne veut plus parler du tremblement de terre, Thierry Gardère espère que les secousses permettront aussi à son pays de changer et de s'en sortir vraiment, cette fois.
«Haïti, je veux y croire, sinon, nous ne serions plus là», lance-t-il en riant.
D'importants changements sociaux et politiques s'imposent, toutefois, ajoute-t-il. Haïti doit abandonner sa mentalité individualiste et les petites combines.
«Les 10 milliards (de la communauté internationale) doivent servir à reconstruire Haïti. Il est temps que nous ayons en Haïti une fonction publique et un gouvernement au service des Haïtiens. Il est temps de nommer les gens en fonction de leurs compétences, et non pas en fonction de qui ils connaissent», plaide M. Gardère.
Un peu plus de trois mois après le séisme, il dit commencer à voir «un peu de mouvement du gouvernement». «Mais pour le logement social, notamment, c'est flou pour le moment. Il faudrait reloger les gens sur des terrains de l'État et leur donner des titres de propriété.»
Pas facile, cependant, de faire bouger le gouvernement haïtien, se désole M. Gardère.

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/vincent-marissal/201004/17/01-4271542-passer-a-autre-chose.php

Pauline Marois conclut sa mission en Haïti


La Presse Canadienne Port-au-Prince
Au terme d'une mission de trois jours en Haïti, la chef du Parti québécois Pauline Marois s'est dite émue d'avoir retrouvé, au cours de son séjour, «un peuple désireux d'affronter les défis de la reconstruction», ajoutant que Québec a plus que jamais la responsabilité d'aider le pays à se relever.
Mme Marois, accompagnée du député de Deux-Montagnes Benoit Charette, a profité de son séjour en sol haïtien pour rencontrer, vendredi, le président du pays, René Préval, et le premier ministre Jean-Max Bellerive.
Ils ont alors discuté de l'importance de renforcer les institutions démocratiques et de trouver le moyen d'inciter les investisseurs privés, dont ceux du Québec et de la diaspora, à participer à la reconstruction du pays en y investissant.
Une rencontre de travail avec les représentants de l'ambassade du Canada à Port-au-Prince a également eu lieu, afin de parler des difficultés rencontrées par les ressortissants haïtiens qui souhaitent compléter des démarches de parrainage pour rejoindre leurs familles au Québec.
Mme Marois a aussi visité des organismes humanitaires sur le terrain, notamment les installations de la Croix-Rouge.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/18/01-4271752-pauline-marois-conclut-sa-mission-en-haiti.php