POUR VOS RECHERCHES

Google

samedi 27 novembre 2010

Haïti: renforts médicaux cubains, crainte de propagation du choléra

LA HAVANE - Le dirigeant communiste cubain Fidel Castro a annoncé l'envoi en Haïti de 300 médecins et professionnels de santé en renfort du contingent de secours cubains déjà sur place, pour faire face à l'épidémie de choléra, dont il craint la propagation en Amérique Latine et dans les Caraïbes. "Aujourd'hui (vendredi), le parti (communiste cubain) et le gouvernement ont décidé de renforcer la Brigade médicale cubaine en Haïti avec un contingent (...) de 300 médecins, infirmières et techniciens de la santé", a déclaré Fidel Castro dans un article publié samedi par la presse cubaine.
Pour l'ancien président cubain, il "est absolument nécessaire de chercher des solutions efficaces et rapides pour lutter contre cette épidémie" qui, selon un dernier bilan a fait 1.648 morts, avant qu'elle ne "s'étende à d'autres pays d'Amérique Latine et des Caraïbes", ce qui "causerait des dommages considérables".
Fidel Castro, 84 ans, qui a laissé la présidence à son frère cadet en 2006 pour raisons de santé, a assuré que les 965 médecins et professionnels de santé actuellement déployés en Haïti ont "soigné près de 40% des malades" et sont parvenus à "réduire le nombre de morts à moins de 1%".
(©AFP / 27 novembre 2010 15h40)
http://www.romandie.com/ats/news/101127144054.rfkz3ci1.asp

Haïti - Élections : Armes en circulation, la Minustah joue sur les mots...

27/11/2010 09:33:19 Rappel des faits : le 6 octobre dernier, le candidat Jacques Édouard Alexis avait révélé que le pouvoir en place était en train de distribuer des armes à feu à ses partisans. Des propos suivit le 9 Octobre, par les allégations de la Sénatrice Edmonde Beauzile, qui avait dénoncé a circulation d’armes illégales dans son département, mettant en cause, des candidats de la plateforme officielle INITE.
Vincenzo Pugliesse, le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), avait déclaré le 10 novembre dernier, qu’après un mois d’enquêtes menées par les forces de l’ordre, il n’avait pas été possible de confirmer les allégations concernant des distributions ou un trafic d’armes dans le pays au cours de la campagne électorale..
Devant les incidents meurtriers, impliquant des armes à feu au cours de la campagne électorale, il n'est plus possible à la Minustah d’en nier l’existence. Aussi, Edmond Mulet, le chef de la mission de l'ONU en Haïti s’est senti obligé de clarifier hier la situation. Au micro d’un radio de la capitale, il a expliqué « Il n’y a pas eu d’arrivée d’armes nouvelles. Ce que je vois, c’est une redistribution des armes qui étaient déjà dans le pays. Mais on ne voit pas de volonté du gouvernement ou de certains candidats pour acheter des armes et les distribuer, ça, je ne le crois pas ». Pourtant des témoignages crédibles, confirment que des chefs de gang ont réussi à se procurer des armes importées...
En résumé, des armes circulent dans le pays, c’est un fait, mais elles n’ont pas été distribuées par des partis entre de mauvaises mains, mais simplement redistribuées (par qui et dans quel but?).
Nous voilà rassuré, merci Mr Mulet de cette importante précision ! Mais distribuées ou redistribuées, ces armes restent une menace pour les élections de dimanche et la population. Rappelons que durant cette campagne électorale, ni la Minustah, ni la Police Nationale Haïtienne (PNH) n’ont saisie ces armes illégales pourtant bien visible à plusieurs reprises...
http://www.haitilibre.com/article-1757-haiti-elections-armes-en-circulation-la-minustah-joue-sur-les-mots.html

Haïti: les autorités tentent de rassurer les électeurs

Publié le 27 novembre 2010
Stéphane Jourdain

Agence France-Presse
Urnes et bulletins de vote étaient acheminés samedi à travers tout Haïti à la veille d'un scrutin dont l'ONU et les autorités haïtiennes assurent qu'elles se passeront dans le calme, malgré une campagne émaillée par des violences sporadiques et des soupçons de fraude.
Des centaines de personnes étaient encore réunies samedi devant le commissariat de Pétion-ville, à la veille du vote, comme pendant toute la semaine, dans une ultime tentative pour obtenir la «carte nationale d'identité» qui va leur permettre de voter dimanche.
«J'espère que je vais avoir ma carte. C'est mon devoir de voter. C'est pour aider mon pays après le choléra et le séisme. Je ne sais pas encore pour qui je vais voter. Je verrai demain», a déclaré samedi à l'AFP Josué Phanon, 19 ans, qui va voter pour la première fois.
Le quotidien Le Nouvelliste titrait samedi en Une: «Bonnes élections à tous!». Le journal espère que l'élection va permettre d'entamer «l'après 12 janvier», date du séisme. «Pas parce que les candidats ont enfin trouvé la baguette magique. L'attente est autre. Un changement de personnel, un renouvellement des ambitions, une envie de faire autrement. C'est tout ce que nous souhaitons pour commencer», est-il écrit.

Trois candidats favoris
Vendredi, les principaux candidats réunissaient leurs partisans à travers le pays avant la clôture de la campagne électorale officielle. Sur le terrain et dans les sondages, le candidat du pouvoir sortant Jude Célestin, l'ex-première dame Mirlande Manigat et la star de la chanson Michel Martelly semblent les mieux placés pour accéder au second tour.
À l'issue de plus de cinq heures de carnaval dans les rues de Carrefour, dans la banlieue de Port-au-Prince, Mirlande Manigat s'est adressée à des milliers de partisans. «Êtes-vous prêts à défendre votre vote? Êtes-vous prêts à défendre votre peuple? Si on vous vole ce vote, je veux voir le même rassemblement», a-t-elle dit, calme mais déterminée après avoir dénoncé dans la journée des fraudes en préparation.
Au même moment, à quelques centaines de mètres de là, Jude Célestin réunissait ses fans, arborant le tee-shirt jaune et vert du parti Inite.

Une embuscade visant Martelly fait un mort
La campagne a de nouveau été entachée vendredi par des violences. Selon son équipe de campagne, Michel Martelly et des milliers de partisans ont été visés par une fusillade qui a fait un mort et plusieurs blessés dans les rues des Cayes, dans le sud du pays. La police de l'ONU a confirmé l'incident sans pouvoir préciser s'il y avait effectivement eu des victimes.
Deux personnes avaient déjà été tuées et plusieurs autres blessées par balles lundi soir dans le sud-ouest lors d'affrontements entre des partisans de Jude Célestin et ceux de Charles-Henri Baker, un autre favori.
Michel Martelly et Mirlande Manigat ont réitéré vendredi leurs craintes que des fraudes n'entachent le scrutin. Le président du conseil électoral chargé de l'organisation du scrutin, Gaillot Dorsinvil, leur a répondu que «le vote de chaque électeur» serait «compté», lors d'un point de presse.
Par mesure de sécurité, la circulation «des motocyclettes» sera interdite dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince dimanche. La vente d'alccol sera aussi interdite.
Dans une page de publicité publiée dans la presse haïtienne samedi, Edmond Mulet, le chef de la mission de l'ONU en Haïti, assure que «tous les votes déposés dans les urnes seront comptabilisés et respectés». Il invite tous les Haïtiens à voter à l'occasion de ce «rendez-vous avec l'Histoire».
Dimanche, 4 714 112 électeurs sont appelés à voter, dans les 11 181 bureaux de vote qui seront ouverts de 06H00 à 16H00.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/27/01-4347034-haiti-les-autorites-tentent-de-rassurer-les-electeurs.php

Haïti: une embuscade contre un candidat fait un mort

Publié le 27 novembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
La porte-parole d'un des favoris à l'élection présidentielle en Haïti, Michel Martelly, a indiqué à la presse que le candidat a été victime vendredi aux Cayes d'une embuscade qui a fait un mort et plusieurs blessés, ce que l'ONU a en partie confirmé.
La porte-parole du candidat, Karine Beauvoir, a indiqué à la presse qu'il y avait eu un «attentat contre le candidat» vendredi dans la soirée dans la ville des Cayes.
«Martelly était dans la rue avec ses partisans. Des gens attendaient dans une rue. Il y a eu une embuscade. Ils ont tiré sur la foule avec des armes automatiques», a-t-elle dit. «Il y a un mort et plusieurs blessés», a-t-elle assuré.
Le porte-parole de la police de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), Jean-François Bezina, a confirmé à l'AFP samedi que l'équipe de M. Martelly avait été victime d'«un incident aux Cayes» la veille, mais n'a pas pu confirmer le nombre de victimes ni les circonstances exactes de l'incident.
«La police de l'ONU n'est pas impliquée dans l'incident», a-t-il déclaré.
Le camp de M. Martelly pointe la responsabilité du parti Inite du candidat du pouvoir, Jude Célestin. «Nous avons reconnu certains des hommes en armes, ils sont d'Inite», a déclaré à l'AFP Karine Beauvoir.
Aucun élement ne permettait d'étayer cette affirmation dans l'immédiat.
C'est le deuxième incident grave de la campagne électorale qui s'est achevée officiellement vendredi.
Deux personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées par balles lundi soir dans le sud-ouest d'Haïti lors d'affrontements entre des partisans de Jude Célestin et ceux de Charles-Henri Baker, un autre favori.

La finance au secours d'Haïti

Mis à jour à 06h00 Montréalaise d'origine haïtienne, Katleen Felix poursuivait une belle carrière à Wall Street avant de tout plaquer pour aider le pays de ses parents. À la veille des élections présidentielles haïtiennes, cette apôtre de la micro-finance sert un avertissement: «en Haïti, il n'y aura pas de démocratie politique sans démocratie financière».

«Papa? Maman? Claudette? Cécile? Vous suivez? OK. On est en business.»
Mercredi soir de novembre, dans une petite salle du Marché Jean Talon. Katleen Felix explique les rudiments de la micro-finance à une poignée de bénévoles réunis pour la soirée-bénéfice de Résultats Canada, une organisation qui se décrit comme le «chien de garde» de l'aide internationale canadienne.
Entre les plats de biscuits et les chansons de la chorale, on devine la jeune femme à des années-lumière de sa vie de financière de Wall Street, où elle travaillait avant de tout laisser tomber pour suivre ses convictions.
Drôle, allumée, Katleen Felix est pourtant ici comme un poisson dans l'eau.
«La mauvaise micro-finance se penche seulement sur les résultats financiers. La bonne regarde aussi les indicateurs sociaux. Si nos clients ne mangent pas tous les jours, s'ils n'ont pas de bonnes habitudes d'hygiène, si leurs enfants sont malades, ils ne peuvent pas être productifs», explique-t-elle.
Katleen Felix est directrice de projets et responsable des relations avec la diaspora pour Fonkozé, la plus grande entreprise de micro-finance d'Haïti. Fonkozé est une abréviation du créole Fondasyon Kole Zepòl - littéralement Fondation collées épaules - un organisme qui, on le devine, veut épauler le peule haïtien.
Ses outils pour le faire sont les micro-prêts, la micro-épargne, les micro-assurances. Bref, Fonkozé est une banque qui sert les pauvres d'Haïti selon leurs moyens.
Mais s'il est plutôt rare que votre caisse Desjardins vous donne un coup de pouce pour réparer votre maison, vous propose un cours de lecture ou vous donne une chèvre et quelques poulets pour assurer votre sécurité alimentaire, c'est le genre de services qu'offre aussi Fonkozé.
C'est qu'en plus de la branche «services bancaires», Fonkozé compte aussi une fondation qui, elle, s'occupe de développement social grâce à l'argent de ses donateurs.
«Il faut les deux. Si on ne fait pas la charité, on ne peut pas être rentable en affaires», explique Mme Felix.
Les clients de Fonkozé sont en très grande majorité des femmes, qui, selon l'organisme, forment la «colonne vertébrale» d'Haïti.
«Ce n'est pas qu'on ne veuille pas d'hommes. S'ils sont présents, tant mieux. Mais il y a une féminisation de la pauvreté en Haïti», dit Mme Felix.
Avec 43 succursales partout en Haïti, Fonzosé compte 800 employés, 210 000 épargnants et a accordé des prêts à 45 000 clients. L'organisation gère des actifs de près de 34 millions.
À la veille des élections présidentielles et à l'heure où Haïti doit maintenant affronter le choléra et la colère de certains de ses citoyens, Mme Felix insiste pour qu'on parle aussi d'une dimension trop souvent tue dans le pays: l'absence d'autonomie financière des Haïtiens.
«En Haïti, il n'y aura pas de démocratie politique sans démocratie financière», martèle la jeune femme.
Selon elle, on ne pourra parler de réelle démocratie en Haïti tant et aussi longtemps que les citoyens des campagnes ne pourront avoir accès à des outils financiers leur permettant de gérer leur vie.
«Trop souvent, l'accès à la finance est réservé à 10% de la population. Le reste des gens ne peuvent pas participer à la vie économique de leur pays. S'ils ne peuvent pas gagner leur vie, envoyer leurs enfants à l'école, manger trois fois par jour et avoir une habitation décente, comment pourront-ils exercer leur pouvoir politique?» C'est pour remédier à cette situation que Fonkozé a développé une «échelle» pour tirer les citoyens de la pauvreté. Les plus pauvres reçoivent des allocations et des services; à ceux qui parviennent à s'organiser, Fonkozé offre des micro-prêts (aussi peu que 25$) pour démarrer des activités qui pourront les mener à une autonomie financière. À l'autre bout de l'échelle, les véritables entreprises peuvent décrocher des prêts pouvant s'élever jusqu'à 25 000$ pour financer leur développement.

Des rencontres déterminantes
Il y a cinq ans, vous auriez dit à Katleen Felix qu'elle travaillerait un jour pour Fonkozé et elle vous aurait regardé d'un drôle d'air. Cet organisme, elle en ignorait jusqu'au nom.
À l'époque, la jeune femme poursuit une fructueuse carrière en finance corporative à Wall Street, où elle sert les clients bancaires du géant québécois des services informatiques CGI.
«Je rencontrais les banquiers, je préparais les offres. J'ai eu beaucoup de fun. C'était Wall Street, c'était le buzz», dit-elle.
Mais en parallèle à sa carrière en finance, Mme Felix mène ce qu'elle appelle une «vie parallèle», s'impliquant dans des organismes qui aident les immigrants à se lancer en affaires.
«Je me disais qu'il fallait que je trouve une façon de réconcilier mes deux vies. Je ne pouvais pas rouler comme ça longtemps: Wall Street, l'action citoyenne, deux enfants, un mari...Tu ne veux pas un divorce non plus!»
En 2006, un sommet sur la micro-finance organisé à Halifax attire son attention. Quand elle propose à son patron de s'y rendre, celui-ci lui suggère plutôt de s'occuper de sa fin de mois. Katleen Felix bondit.
«J'ai dit: comment ça, je ne peux pas y aller? Je vais la faire ta fin de mois, je vais travailler le soir et le matin. Mais Je vais aller à la conférence. Sinon, je démissionne!»
Le patron est furieux, mais finit néanmoins par la laisser partir.
«On m'appelle la tornade. Tu ne niaises pas avec Katleen!», lancera-t-elle plus tard au cours de l'entrevue.
Ce sommet sera déterminant pour elle. Elle y rencontre Muhammad Yunnus, un économiste récipiendaire du Prix Nobel de la Paix qui a fondé l'une des premières banques de microcrédit, ainsi que Sam Daley-Harris, auteur et fondateur de l'organisation Results, celle-là même qui a invité Mme Felix à parler à Montréal plus tôt ce mois-ci.
La présence de cette jeune femme «habillée à la Wall Street» - «j'avais mon cachemire et tout, raconte Mme Felix» - intrigue les deux hommes. Devinant qu'elle est d'origine haïtienne, les deux hommes lui demandent, chacun de leur côté, si elle connaît Fonkozé. Intriguée, elle doit admettre que non.
Mais la magie du réseautage suit son cours. Si bien que quand Mme Felix croise la présidente de Fonkozé, Anne Hastings, celle-ci lui lance: «Ah! C'est vous que je dois rencontrer!»
Deux semaines plus tard, les deux femmes se rencontrent à New York. Avant que Katleen Felix puisse vraiment comprendre ce qui lui arrive, Mme Hastings lui fait une offre.
«Le salaire n'était même pas le tiers de ce que je faisais», se rappelle Mme Felix. Elle décide tout de même de sauter.
Trois mois plus tard, elle est en Haïti et travaille pour Fonkozé.
Le mari de Mme Felix, entre temps, se fait bientôt offrir un poste au Brésil, où la petite famille déménage. Voyages continuels, travail de terrain, rencontres avec la diaspora du monde entier, mobilisation par des conférences prononcées de Genève à Israël: Katleen Felix trouve un rythme de vie à sa mesure, qui n'a rien à envier à celui de Wall Street.
Quatre ans plus tard, elle est maintenant installée à Miami. Et elle ne s'ennuie pas de Wall Street.
«La seule raison pour laquelle j'y retournerais, dit-elle, c'est si j'y trouvais une façon d'aider directement les pauvres».

Haïti : agir contre le choléra dès les premiers symptômes

Plusieurs semaines après la découverte du choléra en Artibonite, la maladie prend de l'ampleur. Les dix départements que compte Haïti sont aujourd’hui tous affectés. Le bureau de l’Unicef en Haïti met tout en œuvre pour prévenir la maladie.
Dans les quartiers vulnérables, comme ici à Cité l'Eternel,
 les bonnes pratiques de l'hygiène sont affichées.
©UNICEF/NYHQ2010-2456/Dormino
Avec près de 30000 cas de choléra déclarés dans les hôpitaux et 1603 décès recensés, d'après les autorités haïtiennes, l’épidémie de choléra est loin d’arriver à sa fin. Désormais, ce sont surtout les quartiers surpeuplés qui préoccupent les acteurs humanitaires. La promiscuité, le manque d'eau potable multiplie les risques de propagation de la maladie au moment où l'épidémie se répand comme une trainée de poudre à travers tout le pays . C’est notamment le cas à Port-au-Prince, la capitale. L’Unicef a déjà distribué des tentes pour dix centres de traitement du choléra autour de la ville et les approvisionne en sachets de sels de réhydratation .

Dans le même temps, ces centres de traitement sont prêts à faire face à de nouveaux cas, comme le dispensaire de Gheskio. C’est là qu’a été pris en charge le fils de Fabiula Deballe. « Nous l'avons emmené ici en moto-taxi, on s'est immédiatement occupé de lui et le médecin m'a dit qu'il allait s'en sortir », raconte cette jeune maman soulagée. Actuellement, le dispensaire de Gheskio dispose d’une quarantaine de lits. Mais d’après le Docteur Margarethe Colepodre, cela ne va pas suffire : « De la façon dont évolue l a situation , je pense que nous devons rapidement augmenter le nombre de lits » s’inquiète t -elle.


La maladie peut être évitée et soignée
Le dispensaire jouxte la Cité l'Eternel, un des quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince est doté de peu d'infrastructures et quasiment pas d'assainissement. Ici, les lieux souffrent d’une surpopulation évidente. Et depuis l’arrivée des sinistrés du 12 janvier, les installations se sont davantage dégradées.
Face à cette situation, l'Unicef et ses partenaires ont apposé des affiches et diffusé par mégaphone des informations sur la prévention du choléra, dans les quartiers touchés. « La principale information est que le choléra est évitable et curable, » dit Mireille Tribie, chargée de Santé à l'Unicef. « Une fois que le malade a été diagnostiqué, le choléra est traité ». À présent, la plupart de la population de la Cité l'Éternel prend son eau à des points publics où l'Unicef et ses partenaires distribuent gratuitement des comprimés chlorés pour la purification de l'eau.
D’après certaines estimations, le pic de l’épidémie pourrait avoir lieu, au plus tard, à la fin du mois de décembre. Dans le même temps, certaines régions comme l’Artibonite, où l’épidémie s’était initialement déclarée, le nombre de nouveaux cas au quotidien a tendance à baisser ces jours-ci. Mais il faut rester très prudent avec ces estimations, car on ne peut pas savoir si le pic de l’épidémie aura lieu à une échelle localisée ou à une échelle nationale.
http://www.unicef.fr/en/node/15397

Elections en Haïti : l'OIF envoie une mission d'informations et de contact

L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a envoyé une mission d'informations et de contact en Haïti à l'occasion du premier tour des élections présidentielles, législatives et sénatoriales du pays, dont la date a été fixée au 28 novembre.

Selon un communiqué de l'OIF, cette délégation est composée de huit personnalités issues de l'espace francophone et sera conduite par Charles Josselin, ancien ministre et parlementaire français.
Dans le cadre de son mandat, cette mission, qui séjourne à Port- au-Prince depuis le 24 novembre, travaillera en étroite collaboration avec les autres partenaires internationaux présents sur le terrain et rencontrera les principaux acteurs et les institutions impliqués dans le processus électoral en Haïti.
http://french.cri.cn/781/2010/11/27/281s233318.htm