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lundi 29 mars 2010

Les élèves s'attendent à une réouverture des classes en plusieurs étapes

La reprise des activités académiques est l'une des préoccupations des responsables du ministère de l'éducation qui ont intensifié le dialogue avec leurs principaux partenaires. Le ministre de l'éducation Joël Desrosiers Jean Pierre promet une réouverture des écoles à partir du début avril. La seconde partie du calendrier scolaire 2009-2010 comptera 90 jours et s'achèvera le 30 août.
Il est évident que de nombreux élèves ne bénéficieront pas des 90 jours de classe puisque leurs établissements scolaires n'ont pas encore été nettoyés.

Le programme élaboré par le ministère de l'éducation intègre de nouveaux sujets. Au cours des premières semaines les élèves bénéficieront d'un appui psychosocial et ensuite une introduction à la gestion des risques et catastrophes naturelles.

,br> Les enseignants pourront ensuite dispenser les notions de base indispensables au cursus académique de chaque classe. Le ministre Jean Pierre assure que le calendrier scolaire revisité permettra d'atteindre les objectifs essentiels des programmes.

En ce qui a trait à l'assistance financière indispensable aux établissements scolaires, les responsables du ministère de l'éducation ont annoncé la poursuite du dialogue avec les partenaires. M. Jean Pierre rappelle que les besoins sont énormes tandis que les ressources disponibles sont faibles.

La réouverture officielle des écoles confirmera le fonctionnement de plusieurs établissements scolaires dans la région métropolitaine. De nombreux élèves, ne portant pas l'uniforme, sont remarqués depuis plusieurs semaines dans les rues de Port-au-Prince.

LLM /Radio Métropole Haïti

Préval arrive à New York pour préparer la conférence des donateurs


Le chef de l'Etat haïtien René Préval est arrivé à New York ( Etats-Unis) 72 heures avant le début de la conférence des bailleurs consacrée a la reconstruction d'Haïti.
Le président Préval, qui a pris l'avion hier après midi, précède plusieurs membres de la délégation dont le Premier Ministre Jean Max Bellerive, le président du sénat Kelly Bastien et le président de la chambre basse Levaillant Louis Jeune.
Dans un communiqué le secrétaire général de la Présidence Fritz Longchamps a souligné que le ministre des finances Ronald Beaudin, le gouverneur de la Banque Centrale, Charles Castel, le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, et plusieurs représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations religieuses, et des secteurs syndical et paysan participeront à la conférence au siège de l'ONU ce mercredi 31 mars.
Les partis politiques sont les grands absents de cette conférence destinée à mobiliser des fonds pour reconstruire le pays dévasté par un violent séisme le 12 janvier dernier.
Les chefs de file de plusieurs formations politiques dont Alternative, Libération, Rasanblé et Ucadde avaient le week end écoulé dénoncé la mise à l'écart de l'opposition dans le processus d'élaboration du plan d'action pour le relèvement et le développement National (PARDN). Ils avaient critiqué la fusion du PDNA avec le PARDN estimant que ceci entraînait une confusion dans le document.
LLM . Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17345

Haïti: «La République des ONG»

Depuis les années 1990, la communauté des donateurs a eu tendance à intervenir directement auprès d'une myriade d'ONG (haïtiennes et internationales) afin d'éviter la corruption et l'inefficacité des institutions gouvernementales. On estime aujourd'hui, le nombre d'ONG en Haïti, à plus de 10,000. La situation post-séisme a vu l'apparition de centaines de nouveaux intervenants. Cette multiplication effrénée, même si elle se justifie dans l'urgence du séisme, porte préjudice aux capacités de l'État.
Trop ONG ciblent mal leurs interventions et se concentrent sur les villes plutôt que sur les zones rurales. L'aide apportée aux ONG se traduit généralement sous la forme de petits projets soutenant des écoles ou des cliniques. Toutefois, ces projets se sont trop souvent révélés désorganisés, incohérents et en contradiction avec les priorités de développement au niveau national. La coordination que nous voyons aujourd'hui dans le pays est focalisée pour l'essentielle, aux actions d'urgence post-séisme et concerne les acteurs majeures.

Les moyens financier du gouvernement ne permettant pas de fournir les services requis, il leur est difficile de développer leurs propres capacités et les rares services qu'il parvient à proposer sont souvent de piètre qualité ou inusffisant. Toutefois, l'émergence d'un État haïtien efficace et responsable, dépendra de la volonté des Haïtiens de voir l'État prendre en charge des services de base comme entres autres: l'éducation et l'accès à l'eau potable.

L'État, les ONG et la population doivent travailler ensemble pour garantir la mise en place et la prestation de services de qualité basés sur l'équité et répondant à des priorités définies en commun. Il est temps, pour Haïti, d'envisager l'avenir et le passage d'une République d'ONG» à celle d'un État efficace.

N/ Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17348

«Handicap International» déploie des moyens sans précédent en Haïti

Plus de 130 personnes dont une quarantaine d'expatriés provenant du Canada, de Belgique, du Liban, des Etats-Unis, du Salvador, d'Afrique du Sud, de Suisse, du Togo... des interventions dans 14 hôpitaux, 9 «Antennes handicap», des équipes mobiles... Handicap International a déployé des moyens sans précédent en Haïti. Les équipes d' Handicap International, sont renforcées par du personnel haïtien (infirmières, personnels de réadaptation et travailleurs communautaires). Ces personnels de soutien reçoivent des formations sur la prise en charge des personnes blessées (présentant des fractures, des écrasements, des brûlures ou encore des lésions cérébrales), des personnes amputées et des personnes paralysées, ainsi que pour les transferts des patients et l'utilisation des aides à la mobilité.
Deux mois après la catastrophe, ces équipes interviennent régulièrement dans 12 hôpitaux de Port-au-Prince et dans 2 hôpitaux supplémentaires pour proposer un appui technique à la demande. L'association a également déployé 9 «Antennes handicap». Abritées dans des tentes dispensaires, souvent à proximité des hôpitaux, ces «Antennes Handicap» permettent d'assurer le suivi des patients à leur sortie de l'hôpital. Elles apportent une aide gratuite aux personnes blessées, aux personnes âgées et aux personnes handicapées.

Neuf équipes mobiles de soins, composées chacune de six personnes, rayonnent à partir de ces Antennes et dispensent un appui médical au cœur des quartiers, pour les blessés qui n'ont pas pu ou pas voulu se rendre dans un hôpital, ainsi que pour ceux qui en sortent et dont la blessure nécessite un suivi.Ce dispositif de proximité doit favoriser l'accès au soin et le suivi des personnes les plus vulnérables.

Plus de 1 700 personnes ont déjà bénéficié de soins ou de séances de réadaptation. Dans le même temps, près de 300 personnes amputées ont été évaluées en vue d'un appareillage, et une cinquantaine a été appareillée ou est en voie de l'être. Et depuis début mars, les appareillages ont commencé, avec l'installation d'un atelier permettant la préparation des prothèses temporaires au cœur de Port-au-Prince. Les équipes de Handicap International vont chercher les patients là où ils ont trouvé refuge, parfois à plus d'une heure de route du centre d'appareillage ou sont effectués la production des prothèses, les essais et le suivi des patients en termes de réadaptation et d'entraînement.

L'association envisage de produire entre 300 et 400 prothèses d'urgence et une centaine d'orthèses (attelles, corsets, gouttières...) au cours des six prochains mois.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17349

Bill Clinton et Jean Max Bellerive à la tête du comité de reconstruction

Une commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti sera mise en place dans les prochains jours. Elle aura à sa tête l'ancien président américain Bill Clinton et l'actuel premier ministre haïtien Jean Max Bellerive. Cette commission pourrait être composée de 16 membres dont 9 étrangers. Elle devrait avoir la marge de manœuvre pour prendre des décisions importantes dans le cadre de la reconstruction du pays ravagé par un puissant séisme le 12 janvier dernier.
Pendant 18 mois, cette nouvelle entité va gérer les fonds disponibles pour la réalisation de toutes les opérations ayant rapport avec la reconstruction d'Haïti.

Selon un plan présenté par les autorités haïtiennes lors d'une réunion technique qui s'est tenue la semaine dernière en République Dominicaine, 11.5 milliards de dollars seraient nécessaires pour reconstruire Haïti.
EJ/Radio Métropole

La section de visa non-immigrant de l'ambassade américaine bientôt opérationnelle

L'ambassade des États-Unis en Haïti, annonce pour ce 5 avril, la reprise de ses services pour les demandes de visa non- immigrant, d'affaires et de tourisme (B1/B2). Cette section était fermée, depuis le 12 janvier dernier, suite au puissant séisme qui a ravagé Haïti.
L'ambassade des États-Unis à Port au Prince précise que les demandeurs de visa devront solliciter un rendez vous en ligne à l'adresse suivante : http://evisaforms.state.gov/shedulingsystem.asp général des États-Unis à Port-au-Prince.

En outre, l'ambassade informe, que le renouvellement de visa à travers les agences de voyages est désormais suspendu.

« Les demandeurs désireux de renouveler leur visa multiple de cinq ans devront obligatoirement utiliser le système de rendez-vous en ligne », indique le consulat américain.

Rappelons, que la section de visa immigrant fonctionne à nouveau depuis le 3 février dernier. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17351

«Vers un nouvel avenir en Haïti»

Intitulée «Vers un nouvel avenir en Haïti», la conférence des donateurs qui se tiendra au Siège de l'ONU, organisée par les Nations Unies et les États-Unis, en coopération avec le Gouvernement d'Haïti, sera la manifestation, le 31 mars prochain, du ferme engagement de la communauté internationale envers la population de ce pays qui lutte pour rebâtir sa vie, suite au tremblement de terre dévastateur qui a frappé la capitale, Port-au-Prince, le 12 janvier dernier. Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, la Secrétaire d'État des États-Unis, Mme Hillary Clinton, le Président d'Haïti, M. René Préval et l'Envoyé spécial de l'ONU pour Haïti et ancien Président des États-Unis, M. Bill Clinton, devraient tous faire des déclarations liminaires à cette occasion.
Plus de 100 États Membres sont attendus à cette Conférence qui sera coprésidée par le Brésil, le Canada, l'Union européenne, la France et l'Espagne. Ces pays comptent parmi les principaux donateurs d'Haïti.

«Au cours des jours à venir, les dirigeants du monde se lèveront pour se mettre aux côtés d'Haïti en signe de solidarité; une solidarité qui sera mesurée en termes d'années, très longtemps après que soit passé le choc initial provoqué par le tremblement de terre. J'ai confiance qu'ensemble, nous pourrons placer Haïti sur la voie d'un avenir nouveau et différent», a déclaré M. Ban Ki-moon.

Une évaluation post-catastrophe, préparée par le Gouvernement d'Haïti avec l'appui de la communauté internationale, estime à 11,5 milliards de dollars le montant nécessaire pour relancer le secteur social, l'infrastructure et le secteur de production du pays, ainsi que la gestion de l'environnement et de la prévention des désastres. Le Gouvernement haïtien espère réunir 3,9 milliards de dollars au cours de cette Conférence, afin de financer les 18 premiers mois du redressement et de la reconstruction du pays.

«C'est l'occasion pour nous de dire au monde entier que la reconstruction de notre pays doit avant tout être un effort national, juste reflet de la solidarité démontrée tout de suite après le tremblement de terre par toutes les couches sociales haïtiennes», a déclaré le Président d'Haïti, M. René Préval. «C'est aussi l'occasion pour le Gouvernement d'être le porte-parole de la nation, unie et solidaire, présentant d'une seule voix ses remerciements à la communauté internationale pour l'appui qu'elle apporte à la vision haïtienne, aux choix des Haïtiens et aux orientations stratégiques que nous avons décidé de suivre pour la reconstruction de notre pays».
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17352

Ban Ki-moon : «Non pas reconstruire mais créer un Haïti nouveau»

À deux jours de la conférence des donateurs pour Haïti à New York, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé lundi à faire de l'espoir une réalité «C'est le défi que nous devons relever à New York : non pas reconstruire mais plutôt 'construire mieux', pour créer littéralement un Haïti nouveau», a souligné Ban Ki-moon dans une tribune publiée dans le quotidien américain Washington Post. «Ensemble, le Président Préval et son gouvernement ont élaboré un plan d'action stratégique national devant orienter le relèvement et le développement du pays. Il s'agit à tous égards d'un document visionnaire », a-t-il assuré. «De toute évidence, l'aide doit être bien dépensée et bien coordonnée », a continué le Secrétaire général, rappelant que jusqu'ici, les Nations Unies ont fourni à 1 million de personnes (soit environ les trois quarts de la population dans le besoin) des tentes et des bâches et en distribueronT encore 300.000 au cours des prochaines semaines.
«Nous disposons désormais aux alentours de Port-au-Prince de plusieurs sites importants où nous pouvons reloger les personnes qui vivent dans des secteurs menacés par les inondations lorsque la saison des pluies commencera vraiment», a-t-il ajouté.

Mais, «à mesure que nous acheminons de l'aide d'urgence à la reconstruction à plus long terme, il faut admettre que nous ne pouvons pas nous contenter de faire comme d'habitude», a-t-il dit. «Notre ambition aujourd'hui c'est de rebâtir le pays de fond en comble. En collaboration avec la communauté internationale, les dirigeants haïtiens s'engagent à conclure un nouveau contrat social avec le peuple ».

«Autrement dit, il faut un gouvernement entièrement démocratique, doté de politiques économiques et sociales judicieuses pour faire face à l'extrême pauvreté et aux disparités profondes en matière de répartition des richesses. Cela signifie aussi qu'il faut des élections libres et régulières, organisées avec l'aide de l'ONU, de préférence avant la fin de l'année », a ajouté M. Ban.

Le Secrétaire général a aussi souligné que «ce nouveau contrat social doit rendre plus autonome les femmes, comme chefs de ménage assurant l'entretien de leur famille, comme entrepreneurs créant des entreprises, comme défenseurs des personnes vulnérables, qui exercent tous leurs droits en tant que responsables dans les institutions démocratiques et les organisations d'action civile en constante évolution».
En outre, «il doit offrir de nouvelles possibilités de promotion économique, et surtout des emplois ». Ban Ki-moon a notamment estimé que « le programme 'travail contre rémunération' de l'ONU devrait être un modèle».
«En fin de compte, seuls les Haïtiens peuvent reconstruire, ou plutôt mieux construire, Haïti », a-t-il insisté. «Les dirigeants haïtiens savent bien que ce nouveau partenariat exige un attachement à la bonne gouvernance, à la transparence et à la responsabilité mutuelle – entre l'administration et les administrés, entre les secteurs public et privé, entre Haïti et la communauté internationale [...] Il faut donc trouver de nouvelles formules pour faire face aux problèmes de longue date, notamment l'avenir de la capitale haïtienne surpeuplée».

Le Secrétaire général a souligné que «pour qu'Haïti s'épanouisse, il faut que toutes les régions et les villes du pays bénéficient des infrastructures sociales et du développement économique. C'est pourquoi le plan national haïtien prévoit d'importantes ressources pour le relèvement de l'environnement, pour la réforme foncière et pour de nouveaux investissements dans la pêche et l'agriculture».
«Dans les prochains jours, les dirigeants du monde se mettront à la hauteur de la situation en épaulant Haïti dans la solidarité, une solidarité qui sera mesurée dans plusieurs années, longtemps après que le choc initial de la catastrophe sera passé », a enfin écrit Ban Ki-moon. «Je suis convaincu qu'ensemble nous pouvons mettre Haïti sur la voie d'un nouvel avenir, très différent».
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17347

Le Canada fournira 100 millions pour reconstruire Haïti

Publié le 28 mars 2010 à 16h01 | Mis à jour le 28 mars 2010 à 16h10
La Presse Canadienne Ottawa
Le Canada s'apprête à payer 100 millions de dollars pour se joindre à un nouveau groupe international exclusif qui aurait pour mandat de mener la reconstruction d'Haïti, dévasté par un séisme en janvier, selon ce qu'a appris La Presse Canadienne.
C'est le prix à payer pour occuper un siège au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti dont la mise sur pied devrait être annoncée lors de la conférence internationale sur Haïti, cette semaine, à New York.
La nouvelle commission sera constituée de représentants de plus d'une douzaine de pays donneurs, du gouvernement haïtien, de l'Organisation des États américains (OEA), des 15 pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), d'organisations non gouvernementales et d'institutions internationales.
Sa création fera l'objet de l'une des deux principales annonces devant être faites mercredi dans le cadre du sommet de New York, selon des responsables de la Banque mondiale.
L'autre annonce concerne la mise sur pied d'un fonds en fiducie pour la reconstruction à long terme d'Haïti, qui fonctionnerait de concert avec la commission.
La Banque mondiale et d'autres acteurs internationaux souhaitent que le Canada joue un rôle actif au sein de la commission.
Le gouvernement haïtien estime qu'il coûtera 11,5 milliards de dollars pour reconstruire le pays à la suite du séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 220 000 morts.

Haïti: conférence à l'ONU pour financer la reconstruction

Publié le 28 mars 2010 à 12h30 | Mis à jour le 28 mars 2010 à 12h33
Gérard Aziakou Agence France-Presse New York
Plus de cent pays se réunissent mercredi au siège new-yorkais de l'ONU pour une conférence qui devrait permettre de recueillir plus de trois milliards de dollars pour la reconstruction d'Haïti, dévasté par le séisme du 12 janvier.
Cette «Conférence internationale des donateurs pour un avenir meilleur pour Haïti» sera présidée par le chef de l'Etat haïtien René Préval, avec comme co-hôtes le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
«Cette conférence vise à lever des fonds pour la reconstruction à long terme d'Haïti», selon une déclaration d'Helen Clark, l'administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui joue un rôle clé dans les efforts pour remettre l'économie d'Haïti sur les rails.
Pour ses organisateurs, la réunion est cruciale pour aider le pays, le plus pauvre du continent américain, à «se reconstruire en mieux», après le tremblement de terre qui a détruit une grande partie de sa capitale Port-au-Prince, tuant au moins 220 000 personnes et faisant 1,3 million de sans-abri.
Les Etats membres de l'ONU devraient prendre de nouveaux engagements permettant de financer la reconstruction pendant 18 mois à deux ans, a dit à l'AFP Jordan Ryan, chef du département de prévention des crises et de reconstruction du Pnud.
Il a souligné que le gouvernement haïtien avait établi une feuille de route pour la reconstruction identifiant une série de besoins, d'un coût de 3,9 milliards de dollars.
«Nous espérons bien que cette conférence permettra de recueillir plus de trois milliards», a-t-il ajouté.
Une telle somme représenterait un premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée pour la reconstruction sur 10 ans. Le séisme de magnitude 7 a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120% du PIB d'Haïti.
Mais l'argent n'est qu'une partie du problème, souligne dimanche le New York Times.
Les sommes réuniees devraient être déposées sur un fonds géré par la Banque mondiale qui se concentrera sur le financement de «gros projets» et évitera «une redondance» d'initiatives similaires mais disparates, affirme le journal, citant des extraits du plan qui sera présenté.
Selon le quotidien, le plan prévoit la création d'une commission temporaire consacrée à la reconstruction, composée d'Haïtiens et d'étrangers, qui pourrait évoluer ensuite en une «Agence haïtienne de développement» dépendant du Premier ministre haïtien.
Et pour que le pays le plus pauvre des Amériques cesse d'être sous perfusion internationale, il faut rendre son économie «auto-suffisante». «Des investissements modestes dans l'industrie textile, associés à des préférences commerciales, pourraient promptement créer des milliers d'emplois et accélérer l'investissement étranger», selon le quotidien new-yorkais.
Egalement, le gouvernement haïtien doit encourager le retour de l'élite haïtienne expatriée, quitte à proposer des salaires avantageux, afin de profiter de leur «grande expertise», poursuit le New York Times.
Plus de trois millions d'Haïtiens vivent hors de leur pays, principalement aux Etats-Unis, au Canada, en République dominicaine et d'autres pays des Caraïbes, et en France.
La conférence, décidée lors d'une réunion de donateurs à Montréal le 25 janvier, commencera mercredi matin par des discours de MM. Préval et Ban et de Mme Clinton.

Des marques rouge, jaune et verte sur les bâtiments

Ce programme initié le 25 janvier dernier. Il a fallu dans un premier temps recruter des ingénieurs, assurer leur formation dans l'évaluation des bâtiments après un tremblement de terre, organiser les effectifs en équipes, former les travailleurs sociaux, procéder au découpage des zones géographiques par priorités et enfin coordonner leurs actions avec les autres acteurs qui effectuent des activités similaires, nous informe Suranga Mallawa, Coordinatrice du Projet Unité de Réponse d'Urgence du Bureau des Nations Unies pour les Services d'Appui aux Projets (UNOPS) .
D'un coût total de 2,3 millions US$, le projet emploie au total 200 ingénieurs, 40 chefs d'équipes et 150 évaluateurs». La majorité des ingénieurs proviennent du Ministère des Travaux Publics, une partie d'entre eux étant des ingénieurs du secteur privé. «Tous ont été formés aux normes d'évaluations ATC20 pour évaluer les dommages structurels des bâtiments après un tremblement de terre», selon les précisions de Mme Mallawa.
Tous les bâtiments des zones touchées par le tremblement de terre sont concernés, sans discrimination, par ledit programme. Toutefois, le Ministère des Travaux Publics a donné la priorité aux quartiers d'où sont originaires les personnes déplacées dans les 25 camps prioritaires de Port-au-Prince, ainsi que les écoles afin de favoriser la prochaine rentrée scolaire.
En moyenne, 1.700 à 2.000 bâtiments sont évalués chaque jour. 10.600 bâtiments ont déjà fait l'objet d'une évaluation entre Delmas 33 à Delmas 81A et entre la Route de Delmas et la rue de Marbois, ainsi que dans certains quartiers de Delmas 2.
Comme le précise la Coordinatrice du Projet Unité de Réponse d'Urgence de l'UNOPS, «dans certains cas, le retour dans les maisons de la catégorie rouge et jaune est envisageable après réparations et autorisations des autorités». Par ailleurs, «le retour des occupants des maisons vertes est possible immédiatement».
Autre appui de l'UNOPS, avec le soutien du Ministère des Travaux Publics, le déploiement des travailleurs sociaux qui accompagnent les équipes d'ingénieurs sur le terrain. Leur rôle : « informer le public de cette campagne d'évaluation gratuite des bâtiments et avertir les communautés vivant dans les camps, les quartiers et dans les maisons du prochain passage des ingénieurs dans leurs quartiers ». De plus, ces travailleurs sociaux sensibilisent et expliquent aux personnes concernées la signification de la couleur attribuée à leur maison et les actions à envisager : «quitter le camp et rentrer chez eux sans danger si la maison est classée dans la catégorie verte, expliquer le danger de rester dans un bâtiment jaune ou rouge sans réparation, proposer des solutions alternatives d'abris transitionnels sur place ou dans la communauté», nous explique Suranga Mallawa.
Le Ministère des Travaux Publics prévoit de faire l'évaluation des dommages structurels de 100.000 bâtiments publics et privés au cours des trois (3) premiers mois du programme. Au total, il s'agira d'évaluer 900.000 bâtiments dans les zones géographiques affectées par le tremblement de terre, dans la capitale et en région. «le Ministère des Travaux Publics et l'UNOPS ont besoin de financement additionnels afin d'augmenter leurs capacités opérationnelles, la durée du projet et augmenter les zones couvertes» souligne Suranga Mallawa,
Comme le souligne l'UNOPS, ce programme constitue «la pierre angulaire de l'assistance humanitaire et de la prochaine reconstruction d'Haïti après le tremblement de terre». En effet, l'ensemble des bâtiments évalués sont enregistrés dans une base de données nationale et va permettre d'identifier non seulement les maisons vertes dans lesquelles les personnes actuellement déplacées dans les camps vont pouvoir rentrer, mais également les maisons et les quartiers qui vont nécessiter une démolition ou un enlèvement des débris et des gravats afin de reloger rapidement les habitants dans des abris transitionnels qu'UNOPS propose de construire. «Le projet va donc contribuer de façon déterminante à la décongestion des camps de déplacés en permettant aux habitants des maisons vertes de rentrer chez eux et en offrant des solutions alternatives d'abris après avoir identifier les maisons à réparer ou à remplacer avec des abris transitionnels». Cette base de données constituera également un outil déterminant pour planifier la reconstruction, elle permettra de créer des cartes et d'avoir des informations clefs sur l'habitat à l'échelle d'un quartier, d'une ville ou d'une région en vue des futurs plans d'urbanisation et de reconstruction.
Le Ministère des Travaux Publics avec le soutien technique de l'UNOPS va coordonner l'ensemble des acteurs désireux de s'associer à cette initiative nationale. Enfin, la formation des ingénieurs publics du Ministère des Travaux Publics va permettre d'avoir de meilleurs appuis et structures institutionnels et techniques lors la prochaine phase de reconstruction. Selon le dernier rapport de la Direction de la Protection civile, «entre 50 à 90% des maisons ont été détruites (105.369 maisons) ou endommagées (208.164 maisons) dans les zones les plus frappées. «Le chiffre des maisons endommagées ne tient compte que de celles présentant des signes extérieurs de dommages. Plus d'un million de personnes (1.301.491) sont aujourd'hui logées dans les sites d'hébergement provisoires ».
N/ Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17340

Haïti-Séisme : Pour une recomposition profonde et durable de l’espace politique national

Samedi 27 mars 2010 par Ronald Colbert
Cayes (Haïti), 27 mars 2010 [AlterPresse] --- Haïti doit profiter des opportunités qui s’offrent, au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, pour se donner (à ses ressortissantes et ressortissants) les chances d’un nouveau départ en agissant sur l’espace politique grâce à une vision de refondation de la nation comme nécessité absolue.

Telles sont, entre autres, les conclusions dégagées d’une première rencontre interdépartementale, déroulée, le samedi 13 mars aux Cayes (à 165 kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince), dans la perspective d’aménager les bases d’une force politique régionale dans le Grand Sud : Sud, Sud-Est et Sud-Ouest (Nippes et Grande Anse), dont un compte-rendu a été acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
“ L’émergence de forces politiques régionales, issues de l’interactivité entre les pôles de réflexion au niveau des départements (Ndlr :géographiques), apparaît comme une stratégie légitime, efficace, susceptible de contribuer à l’émergence d’une puissance politique organisée et visionnaire, capable de s’opposer aux caciques de Port-au-Prince et de réorienter le cours de l’histoire en Haïti”, préconisent les participantes et participants à cette rencontre interdépartementale du 13 mars.
A 18 jours du sommet des bailleurs de fonds internationaux, le 31 mars à New York, ils ont insisté sur “la concentration outrancière des leviers de développement dans la zone métropolitaine de la capitale ; la nécessité d’une décentralisation rapide et ordonnée des ressources humaines, matérielles et financières vers les provinces ; l’accélération de la dégradation de l’environnement sur toute l´étendue du territoire national ; le poids de la communauté internationale dans le budget gouvernemental ; l’attitude de prédateurs, affichée par les élites nationales malgré les maigres ressources du pays et la paupérisation envahissante qui gangrène le tissu social”.
A noter que le Fonds monétaire international (Fmi) se prononce en faveur de l’octroi, par les bailleurs de fonds au sommet du 31 mars, d’environ 350 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41:00 gourdes aujourd’hui) d’appui budgétaire, sollicités par l’administration du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive pour l’exercice fiscal 2009-2010.
Seulement 20 et 35 % des recettes fiscales prévues ont été collectées en janvier et février 2010, rappelle le Fmi.
Pour leur part, les délégués des organisations, ayant pris part au forum de discussions du 13 mars, invitent à un consensus sur l’idée de rupture avec les pratiques politiques (traditionnelles) dans le pays, les échéances électorales et politiques, la constitution de forces politiques régionales, la problématique de la décentralisation, du développement local et régional.
A leur avis les causes, qui expliquent l’immensité des pertes en vies humaines (plus de 250,000 morts, plusieurs centaines de milliers de sans abris et de milliers de handicapées et handicapés) ainsi que matérielles (destruction de la quasi-totalité des infrastructures immobilières de la capitale, entre autres), enregistrées dans le tremblement du terre du 12 janvier, doivent être recherchées dans l’inefficacité des politiques publiques et l’irresponsabilité des organismes d’État.
Aujourd’hui, Haïti se trouve aux bords de l’abîme, le fonctionnement des institutions reste chaotique, les citoyennes et citoyens sont livrés à eux-mêmes. Quel que soit l’angle de perception envisagée, l’action gouvernementale semble décevante, disent-ils.
Face à ce constat, il importe de parvenir à un consensus sur la reconstruction d’Haïti (qui n’a d’ailleurs pas été construite, argumentent certains).
Les réflexions de cette première rencontre doivent être approfondies au cours d’une deuxième rencontre interdépartementale, toujours aux Cayes, ce samedi 27 mars 2010.
Une troisième rencontre de suivi doit avoir lieu à une autre date, non encore déterminée (probablement en avril 2010), ou dans le Sud-Est ou dans le Sud-Ouest d’Haïti.
Avec l’apport de plusieurs dirigeants politiques et d’autres membres d’organisations sociales, l’initiative du forum régional de discussions est l’œuvre de la ligue citoyenne pour le progrès (Lcp, Cayes / Sud), la coordination régionale des organisations du Sud-Est (Cros), la coordination des organisations de la région des Nippes (Korenip, de son sigle en Créole), la coordination de la résistance dans la Grande Anse (Korega, de son sigle en Créole). [rc apr 27/03.2010 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9397

Haïti-Séisme : Initiative pour construire une force politique régionale dans le Grand Sud

Samedi 27 mars 2010 Cayes (Haïti), 27 mars 2010 [AlterPresse] --- Après une première, organisée le 13 mars, une deuxième rencontre interdépartementale, de mise en commun de réflexions et d’actions en vue de parvenir à la mise en place d’une force politique regionale dans le Grand Sud d’Haïti - incluant les départements géographiques du Sud, du Sud-Est et du Sud-Ouest (Nippes et Grande Anse) - se tient, pendant la journée du samedi 27 mars 2010, aux Cayes (troisième ville du pays, à 185 kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince), constate l’agence en ligne AlterPresse.
En plus de la construction d’une force politique régionale (dans le Grand Sud), l’initiative des forums de discussion aurait également pour objectif d’aboutir à une large représentativité régionale, susceptible d’encourager une décentralisation véritable et un développement régional pertinent, en passant par le développement local.
Les grandes orientations pour la reconstruction nationale, avec les conséquences du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sur la zone métropolitaine de la capitale (Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Pétionville, Tabarre, Croix des Bouquets), Léogane, Petit-Goâve et Grand-Goâve (Ouest), le Sud-Est et une partie des Nippes (Sud-Ouest) constituent un des thèmes qui seront abordés ce 27 mars, à 4 jours de la rencontre des bailleurs de fonds internationaux sur Haïti au siège de l’organisation des Nations Unies (Onu) à New York.
Les échanges, du samedi 27 mars aux Cayes, seront aussi axés sur la conjoncture nationale et régionale, notamment la situation post-séisme du 12 janvier 2010, la proposition issue d’organisations de Nippes pour la formation d’un conseil d’Etat (avantages et inconvénients) dans le contexte actuel de gestion, les échéances électorales (à 11 mois de la prestation d’un nouveau chef d’Etat, en principe le 7 février 2011 et à quelques mois de consultations – les dates ne sont pas encore déterminées, ni pour la présidentielle d’ailleurs - pour le renouvellement de sénateurs, de l’ensemble des députés, de conseils municipaux et de conseils d’administration de sections communales / Casec).
Cependant, les partenaires du Sud, membres de l’initiative de concertation pour le Grand Sud, feront part de leur proposition, consistant en l’organisation (prochaine) d’un “congrès régional du Grand Sud et sa diaspora” (les personnes originaires du Grand Sud et résidant à l’extérieur d’Haïti) et en la “création des conseils régionaux de la décentralisation pour aboutir à un conseil national de la décentralisation”.
Diverses citoyennes et divers citoyens du pays, y compris des consultants autour des grands dossiers techniques nationaux, participent à cette deuxième rencontre interdépartementale pour la “construction d’une force politique régionale” dans le Grand Sud d’Haïti.
Parmi les organisations, auteures de l’initiative, figurent la ligue citoyenne pour le progrès (Lcp / Sud), la coordination régionale des organisations du Sud-Est (Cros), la coordination des organisations de la région des Nippes (Korenip, de son sigle en Créole), la coordination de la résistance dans la Grande Anse (Korega, de son sigle en Créole). [rc apr 27/03/2010 11:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9395

Haiti-Séisme/Littérature : Dany Laferrière inspiré


Samedi 27 mars 2010 P-au-P., 26 mars 2010 [AlterPresse] --- Le grand écrivain haitien Dany Laferrière vient de publier à Montréal un livre/témoignage sur le seisme du 12 janvier 2010 sous le titre « Tout bouge autour de moi ».
Dans ce livre sur le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, l’auteur retrace les principaux moments du désastre, indique la maison d’édition Mémoire d’encrier dans un communiqué transmis à AlterPresse.

L’ouvrage est constitué de textes brefs, portraits, informations, impressions et projections.

« Laferrière livre en des touches discrètes ses émotions, ses sentiments et ses pensées, dans cette poignante chronique », selon Mémoire d’encrier.

« Partout où je vais, les gens m’adressent la parole en baissant la voix. Conversation entrecoupée de silences. Les yeux baissés, on m’effleure la main. Bien sûr qu’à travers moi, on s’adresse à cette île blessée mais de moins en moins isolée. On me demande de ses nouvelles. Ils comprennent vite qu’ils sont plus au courant de ce qui se passe que moi. Je me suis éloigné de cette rumeur intoxicante afin de préserver ces images qui brûlent encore en moi », écrit Dany Laferrière.

Les profits tirés de la vente de l’ouvrage contribueront à financer la publication des textes de jeunes auteurs haïtiens chez Mémoire d’encrier.

Dany Laferrière a gagné le Prix Médicis 2009, le Grand Prix du livre de Montréal 2009 et le Grand Prix Métropolis Bleu 2010 pour son roman L’énigme du retour (Montréal, Boréal/ Paris, Grasset). [gp apr 26/03/2010 21 :00] .

http://www.alterpresse.org/spip.php?article9394