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lundi 23 août 2010

Sarodj, la conquérante

Elle est belle. C'est un fait indéniable. Et ce n'est pas que l'avis des milliers de « Facebookers » haïtiens qui la supportent à distance. Sarodj Bertin est peut être la seule candidate favorite à ne pas avoir une impressionnante délégation de compatriotes présente au Mandalay Bay Resort, à Las Vegas. Ce dimanche 22 août, les voix qui l'acclament sur son passage ne sont pas haïtiennes. Elles sont colombiennes, vénézuéliennes, philippines, américaines, péruviennes, mexicaines... dominicaines. Sarodj conquiert Las Vegas. Cette phrase est sur toutes les lèvres : « The haitian pageant is beautiful ».
Haïti: Mandalay Bay Resort. Las Vegas Boulevard. En plein coeur de « la ville lumière de l'Amérique ». Ce grand hôtel, remarquable depuis l'avion de Delta Airlines, est certes un centre de grand événement de Las Vegas, mais ce week-end, il accueil l'événement de l'année. Miss Univers. Là, une fille de 24 ans porte avec confiance le ruban d'Haïti sur sa poitrine. Plus de 20 ans depuis que cela n'arrivait pas. Sarodj Bertin y est. Pour conquérir !
Le convention center qui jouxte le casino est comme une fourmilière qui déborde. La planète entière semble y avoir pris rendez-vous. Ils sont là pour retirer leur ticket pour la finale. Mais ils sont surtout là à fouiner pour rencontrer, photographier, toucher, acclamer... au passage les candidates du concours de beauté. Il est midi à Las Vegas, 14h à Port-au-Prince, quand ces dernières laissent la grande salle pour se rendre au buffet. Une foule hilarante les talonne. Chaque groupe ovationne sa représentante. Mais les latinos semblent être en majorité.
Il est midi 25. Sarodj et la Miss Panama escortée de leur chaperonne sont les premières à sortir. L'Haïtienne porte une légère et courte robe blanche a volant, des chaussures bleus et un sac marron. Confiante et souriante, la démarche élancée, celle qui fait battre désormais le coeur de nombres de males haïtiens traversent le grand hall du convention center du Mandalay Bay, sous les applaudissements du public de tous les pays présents. Ma caméra la suit jusque dans l'ascenseur. Plus belle que sur les photos, plus vraie que sur ces images qui font le tour du monde sur le net, la fille du feu Me. Mireille Durocher Bertin est belle. Je confirme. Dieu revêtait son costume d'artiste quand il concevait Sarodj Bertin. Haïti ! Haïti ! Clame le public. Sarodj ! Lançai-je. Elle reconnait une voix haïtienne. A grandes enjambées nous engageons une courte conversation, laissant la Miss Panama et la chaperonne dans l'expectative. Les deux langues qu'elle et moi utilisons leur doivent être inconnues.
Fini les hilarités. Sarodj Bertin parle créole. Et mieux que le plus Haïtien des Haïtiens. Une rumeur voudrait faire croire que celle qui arbore Haïti sur sa poitrine à Miss Univers ne parlerait pas Créole la langue de Dessalines. Peut être encore mieux que le français, la Sarodj Bertin avec qui j'ai parlé ce dimanche s'exprime, avec naturel et sans accent, en créole. « Kòman m ta fè pa pale kreyòl ? se pa Ayisyen m ye ?», rétorque-t-elle.
L'ascenseur se referme. Un dernier signe de la main. Le flash de ma caméra brille. Un autre instant immortalisé.
Je retourne faire le guet devant l'entrée du buffet. On parle encore du « haitian pageant ». On ignore comment elle y est parvenue, mais Sarodj conquiert l'admiration de tous.
Les autres candidates se mettent en ligne. Elles sortent. Les déclencheurs des caméras n'ont pas de repos. Viva Colombia ! Viva Venezuela !... ! Suivies de la foule, elles retournent dans la grande salle. Les répétitions vont se poursuivent.
Dix minutes plus tard, Haïti et le Panama, flanquées de leur chaperonne reviennent. On accoure vers elles. Mais c'est Sarodj l'objet de la grande admiration. On se bouscule. On la précède. On la veut de face. Pressée, mais elle joue le jeu. Son sourire doit être sur tous les clichés. Les « It's enough » de la chaperonne ne changent rien. On la suit jusqu'à l'entrée super sécurisée du grand hall qui conduit à la grande salle.
Comme dans l'ascenseur, à ma demande, un dernier signe de la main cristallise notre séparation. La porte se referme derrière elle. Plus tard les doigts vont se croiser. Si Sarodj gagne le monde en sera content. Puisque de coeur et d'esprit, l'Haïtienne conquiert tout le monde.
Gaspard DORÉLIEN
Las Végas, NV
Envoyé spécial
Le Nouvelliste
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82744&PubDate=2010-08-23

La Mission d'Observation OEA/CARICOM s'est déjà mise au travail

La Mission d'Observation Electorale Conjointe de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (CARICOM), annonce dans un communiqué qu'elle s'est mise au travail dès son arrivée dans le pays au début du mois d'Aout. Cette mission conduite par l'Ambassadeur Colin Granderson, a indiqué qu'elle a eu des rencontres avec les candidats, les partis politiques, les organisations de la société civile, les autorités nationales et les instances techniques et opérationnelles du Conseil Electoral Provisoire (CEP).
Elle dit avoir constaté le bon déroulement du tirage au sort effectué le 12 août dernier par le CEP pour déterminer l'ordre des nouveaux partis politiques inscrits à l'élection présidentielle sur le bulletin de vote.
« De plus, la Mission a observé l'inscription des candidats à la présidence et le processus de contestation auprès du Bureau du Contentieux Electoral Départemental (BCED) de l'Ouest I. A cet égard, elle a suivi avec intérêt les arguments mis en avant par les avocats représentant les contestataires et les neuf candidats contestés, ainsi que les décisions du BCED qui en ont résultées. », Peut –on- lire dans ce communiqué.
Les membres de la Mission ont également été témoins des recours déposés auprès du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN), en conformité avec l'article 185 de la loi électorale en vigueur. La Mission reconnaît le travail accompli et le dévouement dont a fait preuve le personnel du CEP, y compris les conseillers et conseillères, lors de cette phase de contestations et de recours. Elle a constaté les conditions matérielles limitées dans lesquelles les séances d'audition du BCED se sont déroulées.
Etant donnée l'ampleur du travail requis par le BCEN pour le traitement des recours déposés, le CEP a pris la décision de reporter du 17 au 20 août 2010 la publication de la liste des candidats agréés. Ce retard a ajouté au suspense qui entourait l'attente de la liste et a entraîné une prolifération de rumeurs et de spéculations.
Le contenu de la liste des candidats agréés a été communiqué à haute voix et de façon hâtive par le porte-parole du CEP. 19 candidatures ont été agréées par l'organe électoral offrant ainsi un large spectre politique à l'électorat haïtien. En ce qui concerne les 15 candidatures jugées inéligibles, des explications sur les raisons de l'invalidation auraient contribué à la transparence du processus.
La Mission fait appel aux postulants, aux partis politiques et à leurs partisans à contribuer à la stabilité du processus électoral en cours en continuant de faire preuve de civisme et d'engagement démocratique.
« La conclusion de cette phase marque une étape clé du processus électoral. La Mission encourage tous les acteurs impliqués à maintenir leurs efforts vers la réalisation d'élections crédibles, transparentes et participatives », conclut le communiqué
EJ/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18167

Wyclef Jean dénonce des «tricheries» pour bloquer sa candidature

Publié le 23 août 2010
Wyclef Jean a appris vendredi son exclusion de la course à la présidence d'Haïti.
PHOTO: AP

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le chanteur de hip-hop Wyclef Jean a dénoncé «les tricheries» et le «viol» de la Constitution haïtienne opérés selon lui par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour l'écarter de la course à la présidence, dans un enregistrement sonore remis aux médias haïtiens lundi.
«Même avant de commencer le travail, des amis en Haïti et à l'étranger m'avaient averti que beaucoup de tricheries allaient être faites pour me bloquer. Résultat: le CEP l'a prouvé», en écartant sa candidature, a dit Wyclef Jean dans ce message lu en créole.
«Ils ont violé la Constitution au profit de leurs familles et leurs amis qui continuent de vivre avec l'argent du peuple (...). Est-ce que vous allez continuer à supporter des gens qui ne respectent pas la Loi fondamentale du pays?», a encore lancé le chanteur.
«Pendant que vous vous mobilisez sans cesse pour les forcer à respecter vos droits, je vais continuer à faire flotter le drapeau d'Haïti. Tenez bon, le travail ne fait que commencer», a -t-il conclu.
Dans un premier temps, Wyclef Jean avait assuré respecter la décision du CEP de ne pas le laisser se présenter à la présidentielle du 28 novembre. Mais dimanche, il a indiqué via son compte Twitter qu'il faisait appel de la décision.
Ses avocats avaient également indiqué qu'ils tiendraient une conférence de presse lundi à Port-au-Prince.
Lundi matin, Pierre Thibaut, le directeur de communication du Conseil électoral haïtien, a toutefois indiqué qu'«en matière électorale, le CEP est la dernière instance». Il est toujours possible de contester ses décisions, mais «la décision finale revient au conseil», a-t-il souligné.
Sur les 34 dossiers qui lui ont été soumis, le CEP n'en a retenu que 19, écartant notamment les six candidats de la diaspora, dont la star du hip-hop.
Né en Haïti, Wyclef Jean vit aux États-Unis depuis l'âge de 9 ans, alors que les règles électorales stipulent qu'un candidat doit avoir résidé dans le pays caribéen pendant cinq ans avant la tenue du scrutin.
Parallèlement, la publication lundi du communiqué présentant les candidatures agréées a dévoilé l'absence des signatures de deux membres du CEP.
La première, Ginette Chérubin, a indiqué à l'AFP que l'absence de son paraphe «veut dire qu'il existe quelque part un désaccord».
Mme Chérubin était présente vendredi au siège du CEP et a participé aux longs débats qui ont précédé la publication de la liste.
Une autre conseillère, Laurette Croyance, était absente du pays et n'a donc pas signé le document.
Le CEP est composé de neuf membres, mais l'un d'entre eux, impliqué dans une affaire d'argent, avait démissionné quelques jours avant la publication de la liste des candidats.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/23/01-4309020-wyclef-jean-denonce-des-tricheries-pour-bloquer-sa-candidature.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

L'opposition entend poursuivre la lutte contre le CEP

Les leaders de l'opposition maintiennent leur stratégie à l'égard du gouvernement après la publication de la liste des candidats habilités à prendre part aux élections. La représentante a.i de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, soutient que la publication de la liste des candidats prouve que l'organisme électoral se prépare à organiser une sélection. Les conseillers électoraux ont écarté des personnalités n'ayant pas 5 années de résidence mais ont accepté des anciens comptables des deniers publics n'ayant pas de décharge.
Les anciens Premier Ministres Yvon Neptune et Jacques Edouard Alexis et l'ex ministre Lesly Voltaire n'avaient pas obtenu décharge de leurs fonctions.
Mme Narcisse appelle à une mobilisation de tous les secteurs de la vie nationale afin de bloquer le processus électoral. De plus elle rappelle que son parti ne supportera aucun candidat lors des prochaines joutes.
Cet avis est partagé par le coordonnateur général de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Edgar Leblanc. Il soutient que les autorités électorales se sont versés dans des procédures démagogiques à travers le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) alors que les décisions n'ont pas été pris en compte.
La secrétaire générale de la Fusion des sociaux démocrates, Edmonde Supplice Beauzile, met l'accent sur la nécessité de poursuivre la lutte contre des élections truquées. Elle estime que le processus de mise a l'écart de certains candidats s'inscrit dans le cadre d'une stratégie politique pour promouvoir le processus électoral.
La sénatrice élue dans le Centre dénonce certains candidats du pouvoir qui disposent de montant énorme afin de distribuer à la population. Selon Mme Beauzile la conférence du 20 septembre doit déboucher sur la constitution d'une force unitaire pour provoquer un changement.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18165
Commentaires:
Mon petit doigt m'a dit:
- Il reste peu probable qu'une force politique, aussi unitaire soit-elle, puisse enrhumer la machine électorale mise en marche avec le "combustible" de la communauté internationale.
- La représentante de ce qui reste du Parti Lavalas rêve et défend des décombres. En fait, cette structure politique s'est cindée en plusieurs  fractions qui participent aux élections. Qui plus est, tous les candidats LAVALAS ont été acceptés. Ils sont au nombre de trois: Yvon Neptune ancien premeir ministre d'Aristide, Yves Christallin actuel ministre des affaires sociales, Lesly Voltaire ancien ministre d'Aristide.
Non seulement LAVALAS participe, LAVALAS aussi divisé n'aura aucune chance de gagner.
- La distribution de sous aux militants soit pour acheter des votes ou pour manifester dans les rues ou intimider les opposants est une méthode archi connue qui est souvent utilisée chez nous. Je pense que l'officialisme ne s'en privera pas pour faire gagner son poulain.
- L'opposition a signé pour rester encore une fois du côté de l'opposition stérile...
A suivre!

Cinq sous-stations d'électricité seront bientôt réhabilitées

Selon une annonce de l'ambassade américaine à Port-au-Prince un projet de réparation et réhabilitation de 5 sous-stations d'électricité prioritaires a été approuvé lors de la deuxième réunion de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH). Cet investissement fait partie de la plus grande stratégie du gouvernement américain pour aider à améliorer et moderniser le secteur de l'électricité d'Haïti et fournir de l'énergie électrique fiable et abordable pour un plus grand nombre de familles et d'entreprises, explique un communiqué de l'ambassade des Etats Unis.
"Cet investissement souligne l'engagement continu du Président Obama et du gouvernement des États-Unis à travailler avec le Gouvernement et le peuple haïtiens pour que leur vision d'une nation meilleure et plus prospère devienne réalité", a indiqué Cheryl Mills la représentante du gouvernement américain à la commission Intérimaire.
Le Gouvernement américain se propose d'investir 8 millions de dollars au cours des 18 prochains mois en vue de réhabiliter et réparer au moins 5 sous-stations prioritaires à Port-au-Prince.
L'ambassade américaine indique que les responsables de l'Electricité d'Haïti (EDH) travaillent en étroite collaboration avec les coopérants américains pour identifier les sites prioritaires.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18164

La situation haïtienne préoccupe le souverain pontife

Le Pape Benoit XVI affirme n'avoir pas oublié Haïti rudement affecté par le séisme du 12 janvier. C'est ce qu'a écrit, le souverain pontife dans un message lu à l'occasion du conseil d'administration de l'organisme dénommé Cor Unum du 20 au 23 juillet dernier en République Dominicaine.
La réunion annuelle du Conseil d'administration de la Fondation autonome « Populorum Progressio » s'est en effet tenue en République dominicaine et en Haïti du 20 au 23 juillet. Ses membres ont été accueillis par le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, archevêque de Saint-Domingue.
Dans son message, Benoît XVI a invité les Haïtiens à l'espérance, et a souligné que la présence de l'Eglise, unie à ceux qui souffrent, se manifeste aussi à travers ses institutions et ses organisations de secours.
« Six mois ont déjà passé et le pape désire vous rappeler qu'il ne vous oublie pas », peut –on lire dans ce message.
La réunion a permis de présenter les différentes situations sociales et politiques des nations représentées, dans le contexte pastoral de tout le continent, avec une attention spéciale à la situation en Haïti.
Elle a permis aussi d'examiner les 230 projets présentés au cours de l'année 2010 par les diocèses d'Amérique latine et des Caraïbes : 186 projets - dans 20 pays - ont été approuvés.
Dix autres projets pour Haïti seront financés directement par Cor Unum à travers les dons envoyés par les fidèles en faveur d'Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18163

La diaspora rejetée par les autorités électorales

Tous les candidats en provenance de la diaspora ont été écartés de la course à la présidence de 2010. A l'exception de l'artiste Wyclef Jean et de l'ambassadeur Raymond Joseph, ces candidats du 10 eme département sont peu connus en Haïti. Lavarice Gaudin activiste lavalas de Miami et ex collaborateur de feu père Jean Juste, l'homme d'affaires Charles Voigt et le médecin Kessler Dalmacy ne pourront pas briguer la présidence de la république.
Deux autres candidats indépendants de la diaspora Rodriguez Mario Eddy Gabriel et Cluny Duroseau Vilaire ont été également écartés du processus électoral.
Les candidats exclus, excepté Wyclef Jean, n'ont pas réagi à la décision des responsables du CEP. L'ambassadeur Joseph avait avant la publication de liste des candidats mis en garde contre les conséquences d'un processus électoral vicié.
Les haïtiens de la diaspora ont suivi avec attention ce processus électoral même s'ils ne pourront pas voter lors des prochaines joutes. Les candidats de la diaspora, pour la plupart des indépendants n'auraient pas bénéficié de l'appui des principales organisations du 10 eme département.
Les autorités électorales font valoir que les candidats de la diaspora ne replissent pas les critères prévus par la loi électorale. Le candidat à la présidence doit résider pendant 5 années consécutives dans le pays stipule un article de la loi électorale. Tous les candidats ont soumis au CEP des documents rédigés par des juges de paix assurant qu'ils résident depuis 5 ans dans leurs quartiers respectifs.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18162
Commentaires:
Si on veut pour une fois, mettre de côté, tout l'angélisme qui accompagne les discours qui traite de la diaspora, il faut bien que nous autres haïtiens qui résidons à l'extérieur nous arrivions à nous placer dans la gestion des affaires de notre pays. Pas seulement comme observateurs passifs certes mais comme co-acteurs.
Mais pour arriver à cette phase il faut savoir et pouvoir poser les jalons pour que les politiciens puissent nous regarder et nous voir non seulement comme une manne financière et économique mais comme des preneurs de décisions.
Pourtant les auto proclamés leaders de la diaspora haïtienne veulent prendre d'assaut, un espace non interdit certes mais un espace dont les portes ont du mal à s'ouvrir. L'option de vouloir forcer les portes au lieu de s'arranger pour en obtenir les clés est loin d'être la meilleure.
Les candidats de la diaspora rejetés par les autorités électorales ont voulu volontairement violer notre Constitution. Toujours derrière le même prétexte: Personne n'a jamais respecté la Constitution en Haïti. Pourtant il aurait été tellement simple à ces candidats de lire les articles de la Constitution qui traitent les critères à remplir pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles.
Au lieu d'organiser des pseudos forums exclusifs et de parapher  des texte philosophico-politiques remplis de citations savantes, les meneurs de la diaspora devraient tenter de commencer à s'organiser de façon à pouvoir former un bloc incontournable et canaliser les revendications propres de ce groupe de citoyens.
Les candidats de la diaspora savaient sciemment qu'ils avaient peu de chance de voir leur dossier de candidature primée par un décret de recevabilité favorable.
Il faut se mettre au travail.

Barred from ballot, Wyclef remains an inspiration

BY EDWIDGE DANTICAT It was the presidential bid heard around the world. However, to those who have been following Wyclef Jean closely, it was no surprise. I remember as early as 2004 hearing of a Wyclef Jean candidacy being discussed by friends and family members, some uneasy and others thrilled at the possibility. As much as carriers of Haitian passports are pestered at borders all over the world, Wyclef, who travels constantly, never traded his Haitian passport for any other.
``His journey,'' one friend told me, ``will begin with his foundation [Yele Haiti] and end at the national palace.''
The timing of his presidential run, Wyclef recently told Time magazine, had a lot to do with the Jan. 12, 2010, earthquake that all but leveled Port-au-Prince and several other cities. Otherwise, he would have waited another 10 years to run. Now, unless Article 135 of the Haitian constitution -- which requires habitual residence in the country for five consecutive years prior to the election -- is amended or unless, in spite of reported death threats, Wyclef moves to Haiti for the next five years, he will not be able to run. Haiti's electoral council has decided that he is ineligible because he has failed to meet the residency requirement. That too is no surprise. Had they ruled in Wyclef's favor, they might have opened a Pandora's box that might cast further doubt on their desire and ability to hold elections that are as fair and transparent as possible given the already tenuous and potentially volatile post-earthquake situation in Haiti.
At this point, I should mention that I know Wyclef Jean. From the very beginning of his musical career, I have seen him perform on both small and large stages, but I have also seen him write a song on the spot while looking at footage of a dead friend. I have seen him play with his 5-year-old daughter, and I have seen him act as master of ceremony at both a brother and sister's weddings. I cannot vouch for him as a presidential candidate (and less so as a president), but I must admit that I initially found his candidacy exciting. The idea that he might be our first forty-something, Creolophone, diaspora-hailed candidate -- anticipating this very outcome, I had not allowed my mind to go as far as president -- was rather electrifying. His entry into the race has energized thousands of disempowered young people. It has also brightened a fading international media spotlight on Haiti, where 300,000 people recently lost their lives and more than a million still remain homeless.
Among both his supporters and detractors, Wyclef's candidacy has also generated a passionate dialogue about the kind of leader Haiti needs at one of the most critical moments of its 206-year-old existence. The fact that only Haiti's current president, Rene Preval, has been able to finish a full term in office speaks volumes about the office. Whoever becomes president of Haiti this fall will have the Sisyphean task of rebuilding a nation even as other potential disasters -- health, economic and environmental -- loom ahead. For example, should Haiti be struck by one or a string of hurricanes as it was it was two years ago around this time, there could be as many casualties as during the earthquake.
Now that the decision has been made, we must return to the less exciting and more somber business at hand. Nine million people, many of whom live in deplorable conditions in makeshift shelters, deserve no less. Haiti's next president must burrow in, and along with the people of Haiti, fight corruption, create housing, educational opportunities and jobs, among many other grueling and unglamorous tasks. He or she -- there is one woman in the race -- will have to keep expectations low while working as hard as possible to deliver tangible results to a long suffering population.
I hope that my friend will not be too disappointed that these tasks will not fall on his shoulders. The burden will be enormous on whoever takes on the job. Now there will, of course, be people who lose interest in the race, who feel that they have no dog in the fight. I hope Wyclef Jean is not one of them. What he has promised to do before -- create jobs and educational opportunities and inspire young people who have already lost so much to the earthquake that inspired him to run -- he can continue to do through a reformed version of his Yele Haiti foundation and his music. As our roving ambassador, he can now do this more freely, without the statesman straitjacket and forced political lingo. He can speak directly to us and from his heart. He can console his young supporters and urge them once again to remain calm. And he won't have to do it en francais. That could be his most important contribution yet to a country for which he has proven his love and devotion over and over again.
Edwidge Danticat is an author whose most recent works are y ``Eight Days'' and ``Create Dangerously: The Immigrant Artist At Work.''
http://www.miamiherald.com/2010/08/22/1787068/barred-from-ballot-wyclef-remains.html
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Wyclef Jean: I'm not giving up my bid for prez yet

BY TAMARA LUSH ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Hip-hop singer Wyclef Jean said Sunday he is not abandoning his presidential bid just yet and will try to get the courts to overturn a decision disqualifying him from the race.

Speaking to The Associated Press by telephone from his home in Croix des Bouquets, Jean said his lawyers will file an appeal with the national electoral dispute office.
Jean said that he has a document "which shows everything is correct" and that he and his aides "feel that what is going on here has everything to do with Haitian politics."
"They are trying to keep us out of the race," he said, referring to Haiti's political establishment.
Haiti's elections board rejected Jean's candidacy Friday night - presumably because it decided he didn't meet residency requirements, although the board did not cite a specific reason. Under Haitian law, a presidential candidate must have lived in the country for five consecutive years leading up to the election.
Jean has argued that he was not required to comply with the law so strictly because after President Rene Preval appointed him as roving ambassador in 2007, he was allowed to travel and live outside the country.
Some officials in Haiti worried about political unrest among Jean supporters after his candidacy was rejected. But the singer asked his fans to stay calm, and there were no significant election-related protests or violence over the weekend - although rumors swirled about a large protest planned for Monday.
Many people in Jean's hometown of Croix des Bouquets - a suburb of the capital, Port-au-Prince - cheered the singer Sunday in his quest for the presidency.
"I love what Wyclef is doing," said Paul Jean Augustine, a 27-year-old mechanic. "We're ready to die for Clef, and without him there's no election. We are with him 100 percent."
Although he issued a statement late Friday saying that "I respectfully accept the committee's final decision," the 40-year-old singer said Sunday that he is appealing the Haitian board's decision on the basis that it rejected his candidacy before the national electoral dispute office, or BCEN, could issue a final ruling on the residency issue.
Jean said that shortly after he filed his papers to run in the Nov. 28 election, two Haitian citizens challenged his candidacy, saying he had not met the residency requirements.
The BCEN ruled in his favor, Jean asserted, but the two citizens appealed the decision. The case was still pending when the Haitian elections board decided to disqualify Jean, the singer said.
It was not clear whether Jean's legal argument would hold up. Elections board spokesman Richardson Dumel said that as of Sunday afternoon, he had not seen any paperwork from the candidate indicating an appeal, but he declined to comment further.
The board on Friday accepted 19 candidates and rejected 15. A spokesman read out the names of the approved and rejected candidates quickly at a late, hastily called news conference.
It would have helped both candidates and voters if the council had explained the basis of their decisions, said officials from the Joint Mission of Electoral Observation, a division of the Organization of American States and the Caribbean Community.
"Regarding the 15 candidacies that were deemed ineligible, explications about the reasons for invalidating them would have contributed to the transparency of the process," the OAS wrote in a news release issued Saturday.
Jean said he had planned to leave the country this weekend to see his family in New Jersey, but has decided to stay in Haiti to see the appeal process through.
Shortly after informing the AP of his decision Sunday morning, Jean announced it again on his Twitter feed, saying: "Tomorrow our Lawyers are appealing the decision of the CEP. We have met all the requirements set by the laws. And the law must be Respected."

http://www.miamiherald.com/2010/08/22/1787164/wyclef-jean-im-not-giving-up-my.html
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Wyclef Jean Says He’ll Challenge Election Ruling

By DAMIEN CAVE
Published: August 22, 2010
Supporters of the hip-hop star Wyclef Jean protested
Saturday in Croix des Bouquets, Haiti, against
his exclusion from the country’s presidential election.
Thony Belizaire/Agence France-Presse — Getty Images


MIAMI — Wyclef Jean, the hip-hop star who had hoped to become Haiti’s next president, said Sunday that his lawyers would challenge the recent ruling from election officials that kept him from the list of eligible candidates.
 An election council spokesman said there was no legal mechanism for contesting an election eligibility decision.
He had simply accepted the election council decision when it was announced Friday night, but in a message on Sunday on Twitter, his preferred means of public communication, Mr. Jean said he had decided to appeal because: “We have met all the requirements set by the laws. And the law must be Respected.”
Even with such brevity (and a capital “R”), Mr. Jean actually revealed the central conflict of his candidacy: When faced with a choice between charismatic celebrity and strict loyalty to laws that limit outside influence, which would Haiti choose?
Friday’s ruling seemed to indicate the latter. An election council spokesman, Richardson Dumel, said Sunday that there was no legal mechanism for contesting an election eligibility decision.
But Mr. Jean said he had been barred prematurely. He told The Associated Press that another Haitian elections entity had not issued a final ruling on whether he met the requirement that presidential candidates live in Haiti for five consecutive years before the election in November.
Earlier he had argued that, although as a child he left Haiti for the United States, he should not be barred on the basis of residency because he is a good-will ambassador for Haiti with a mandate from its government to rove the world.
On Sunday, he said he believed his candidacy was rejected because of politics, not law.
“I will be seeking a solution through legal channels, and I urge my countrymen to be patient,” he said in a statement issued later in the day.
At least one of the 19 approved presidential candidates, Leslie Voltaire, said that Mr. Jean should be allowed to run. “It’s not fair” that he was eliminated, Mr. Voltaire said Sunday.
Regardless, the continued back and forth reflects a deeper Haitian rift. Historians point out that the country’s political class has never fully made its peace with what Mr. Jean represents: the successful Haitian diaspora — financially helpful and mostly out of town.
Elections are a prime example. In the Dominican Republic, emigrating — even becoming an American citizen — does not mean sacrificing the right to vote in one’s native country. But dual citizenship is not allowed in Haiti, so millions of Haitians living abroad are cut out of the country’s voting system.
Joe Raedle/Getty Images
Mr. Jean, left, and his lawyer Thursday.
The residency rule for candidates is also an extension of that historic ambivalence. And in the case of Mr. Jean, who announced his candidacy on “Larry King Live” on CNN, it led some Haitians to ask: Who would a Jean administration really serve?
“What was interesting about his candidacy was the way that it crystallized the ambiguities surrounding the role of the Haitian diaspora,” Laurent Dubois, a historian of Haiti at Duke University, said in an interview. “Wyclef talked about bringing the American dream to Haiti, and those who supported him saw him as a potential conduit and communicator between the two countries. But there’s also, of course, anxiety in Haiti about U.S. influence, so that can cut both ways.”
Haiti’s identity, after all, has been linked with resisting outsiders since it became the world’s first black republic in 1804, casting out the French. Whites were prevented from becoming landowners by an article of the Constitution, Mr. Dubois said, until the United States rewrote it during its occupation from 1915 to 1934.
Later interventions by the United States and the United Nations have only increased Haiti’s sensitivity regarding independence, especially after an earthquake on Jan. 12 brought the country to its knees.
But this is not an emotion felt equally by all. With their homes in ruins, many Haitians wander the streets saying they will welcome foreign control if it helps.
Louis Herns Marcelin, a Haitian-born anthropology professor at the University of Miami, said that Haiti had become “an apartheid country”: those with influence and money have greater fears about the change that outsiders might bring, while most people just want to see their own, often wretched circumstances change. What most of Haiti’s population is looking for, he said, “is an opening out of the ghetto, an opening out of the permanent prison and segregation they are living in.”
That was what many people, especially the young, had hoped Mr. Jean could bring. “Clef,” as his supporters in Haiti call him, is not part of the status quo. Even in terms of language, he represents a break from the past because he speaks Creole and English, not French, the language of Haiti’s political order.
“He isn’t like the others who came and became president, then stole all the Haitian people’s money,” said Fafane Petion, 24, a supporter of Mr. Jean in Port-au-Prince, the capital.
And yet, Mr. Marcelin contends, “being a rock star does not qualify you to be president.”
Even before he was disqualified, Mr. Jean faced tough questions (and not just from the elite) about his lack of political experience, his personal finances and his charity, Yéle Haiti.
Mr. Jean has blurred boundaries between his personal business and Yéle Haiti’s mission — using the charity to pay his production company for benefit concerts that he headlined. Some Haitians have worried that the millions of dollars Yéle Haiti raised after the earthquake would be used to advance Mr. Jean’s campaign.
To supporters, Mr. Jean’s brief run for office, which began in early August, has already solidified his position as an inspiring star who knows how to keep Haiti in the spotlight. If he finds a way to stay in the race, young Haitians say, they are more likely to vote.
If he is ultimately disqualified, though, the conversation that he kick-started — about the diaspora, about who is Haitian and about what Haiti needs from beyond its borders — will be cut short, perhaps temporarily.
That could mean one of two things, according to experts. Either it is a sign of maturity, with a country once ruled by dictators holding fast to law and tradition; or it is a sign of insecurity by those in power, which will very likely lead to greater disengagement, anger and frustration.
“People are actually very tired of politicians from inside or outside making promises,” Mr. Marcelin said. “The people, they always end up in the same condition.”
Vladimir LaGuerre contributed reporting from Port-au-Prince, Haiti.
http://www.nytimes.com/2010/08/23/world/americas/23haiti.html?_r=1&ref=haiti

Haïti-Présidentielle : Premières réactions après la publication de la liste définitive des candidats

P-au-P., 22 aout 2010 [AlterPresse] --- Des secteurs d’opposition au gouvernement en place maintiennent leur rejet du processus électoral en cours et des organismes internationaux appellent à la sérénité, après la publication, le 20 aout, par le Conseil Électoral Provisoire (CEP), de la liste définitive des candidats à la présidence aux élections du 28 novembre. Intervenant dans les médias, la sénatrice Edmonde Suplice Beauzile, de la Fusion des Sociaux-démocrates, membre du regroupement Alternative, invite ses collègues à maintenir leur « rejet » du processus électoral, considéré non crédible.
Le sénateur Evalière Beauplan, du parti Pont, estime que les diverses étapes qui doivent conduire aux prochaines élections sont marquées du sceau de « l’exclusion », tandis que son collègue Youri Latortue, d’Haiti en Action, met en relief la nécessité de se « tourner vers les jeunes », qui, selon lui, soutenaient la candidature de la star hip hop Wyclef Jean.
Le CEP a rejeté les candidatures de 15 personnalités, dont celle de Jean, et retenu 19 autres qui pourront entrer en campagne à partir du 27 octobre.
Dans une déclaration émise le 21 aout, la Minustah a salué la sortie de la liste finale des candidats et exprimé sa détermination à soutenir l’organisation des élections « qui devront être libres, transparentes et équitables ».
La force onusienne appelle les candidats et partis politiques à « respecter les prescrits de la loi électorale et à promouvoir auprès de leurs membres les valeurs permettant la conduite de ces élections dans la plus grande sérénité et le respect des électeurs ».
Pour sa part, la mission conjointe d’observation électorale de l’Organisation des États Américains (OEA) et de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), estime qu’une « étape clé » vient d’être franchie avec l’émission de la liste officielle des postulants à la présidence.
Elle encourage toutes les parties prenantes à « poursuivre leurs efforts vers les élections participatives, transparentes et crédibles ».
La situation demeure calme à la capitale, où la présence de la police et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) est très visible.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9875