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jeudi 31 mars 2011

Martelly annonce sa victoire avec 69,74% des suffrages, Mulet appelle à la patience

Haïti: Michel Martelly a annoncé jeudi matin sa victoire aux élections du 20 mars avec 69,74% des voix exprimées. L'ancien chanteur s'est autoproclamé président élu de la République d'Haïti à partir d'une communication sur son compte twitter émise vers dix heures du matin ce jeudi quelques heures avant une conférence de presse de son équipe de campagne.
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31

mercredi 30 mars 2011

Haiti-Élections : La Coalition d’observation électorale demande au CEP de s’expliquer sur les 18 % de procès verbaux écartés

P-au-P., 29 mars 2011 [AlterPresse]--- La Coalition d’observation électorale, qui regroupe les organismes haïtiens ayant pris par à l’observation du second tour des élections présidentielles et législatives du 20 mars dernier, demandent au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de faire le point sur les18% de procès verbaux écartés au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV). « Le CEP doit fournir des précisions, avant la publication des résultats préliminaires, sur 18 % des procès verbaux mis à l’écart », déclare Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), lors d’une conférence de presse de la Coalition d’observation électorale.
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836

HAITI: REPORT DE LA PUBLICATION DES RESULTAS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

La publication des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle haïtienne a été reportée mardi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html

Haïti: l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier quitte l'hôpital

PORT-AU-PRINCE - L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a quitté mardi l'hôpital de Port-au-Prince où il avait été admis il y a une semaine pour des problèmes de santé, a indiqué à l'AFP sa compagne Véronique Roy. "Oui, il (M. Duvalier) va rentrer chez lui, il va beaucoup mieux", a-t-elle déclaré.
Cependant, un proche de l'ancien dictateur a estimé sous couvert de l'anonymat que celui-ci était toujours souffrant: "Il est très malade, mais je ne saurais vous expliquer (pourquoi). Il rentre, parce qu'à la maison il pourra recevoir la visite de ses proches".
Des partisans de l'ancien dictateur âgé de 59 ans avaient campé par solidarité devant le centre de santé privé dans lequel il avait été admis il y a une semaine. Mardi, ils étaient plusieurs centaines devant l'établissement pour sa sortie, a constaté un photographe de l'AFP.
Revenu en Haïti le 16 janvier après 25 années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier, dit "Baby doc", est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et détournements de fonds, tandis que plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité ont été déposées contre lui par d'anciens opposants à son régime.
Un juge d'instruction a délivré la semaine dernière une "ordonnance d'assignation à résidence" contre M. Duvalier, qui lui interdit de quitter la capitale.
Cette décision est contestée par ses avocats, qui ont fait appel. "M. Duvalier doit pouvoir se déplacer normalement, cette décision est arbitraire", a déclaré Me Reynold Georges.
http://www.romandie.com/infos/news2/110329160137.phvjycjv.asp

lundi 28 mars 2011

Haiti : le Général Luiz Eduardo Ramos aux commandes de la Minustah

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a nommé hier, le Général Luiz Eduardo Ramos Pereira comme Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah). Il remplacera le Général Brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz, dont le mandat en tant que commandant de la Minustah se termine le 31 de ce mois. Par Julien Mercier ]
Entré dans l'armée brésilienne en janvier 1976, le Général Luiz Ramos a eu une carrière distinguée, occupant de nombreux postes à responsabilités. Parvenu au grade de colonel, il a été nommé Commandant adjoint à la brigade aéroportée de Rio de Janeiro, entre 2007 et 2009.
Après avoir été promu au rang de général de division, il a pris la tête de la huitième Brigade d’infanterie légère à Rio Grande Do Sul (état méridional du Brésil), en 2010 et 2011.
Il a une expérience considérable du commandement et de l’encadrement de troupes au sein de l’armée brésilienne, ainsi que comme instructeur à l’Académie militaire du Brésil.
D’octobre 1992 à octobre 1993, il était observateur militaire des Nations Unies au sein du Commandement de la Force en Bosnie-Herzégovine. De juin 2005 à juin 2007, il était attaché militaire à l’Ambassade du Brésil à Tel-Aviv, en Israël.
La mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, a un effectif de 8742 soldats, dont 2187 Brésiliens. Le Brésil commande d'ailleurs les troupes de la Minustah depuis 2004, année du départ en exile du Président Aristide, revenu le 18 mars.
Julien Mercier - DOMactu.com
http://www.domactu.com/actualite/13251942709747/guadeloupe-haiti-le-general-luiz-eduardo-ramos-aux-commandes-de-la-minustah/

dimanche 27 mars 2011

PARTIR SANS VOUS

Partir sur l’élan vague et eternel
Des sens en folie
Des sensations givrées

Envoûtée par les effluves acerbes
De l’euphorie de l’extase
D’une simple ouverture blindée de portes
Sur ce spectre vif,
Néant atone longtemps rêvé

Et la plaie béante
Initiatrice habile de désintégration
S’insinue avec malices
Dans le sillon des cicatrices
S’efface dans l’antre hardi
De la chair en décomposition
Les entailles se refermant
A tombeaux ouverts

La peur s’estompe
L’angoisse s’étiole
Et se dissout l’amertume
Dans l’immensité obscure
Rythmée d’épaississements burlesques
Des instants infinis

Et le merveilleux s’ellipse
L’imaginaire se fond
L’essence se fendille
En milles éclats mornes
De fierté devenue dérisions

L’âme, le sens des désirs
S’enlisant dans le sillage ovale
Du mirage hyperbolique
Sur les  contours du dernier souffle
Au rythme de dernier soupir
Jonas Jolivert
Marseille : 27/03/2011

lundi 21 mars 2011

La présence du SCFP et de l’AFPC en Haïti, une contribution utile et appréciée

Port-au-Prince, le lundi 21 mars 2011 - Quatre représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et une représentante de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) sont présentement sur place en Haïti pour lancer la construction d’un nouvel édifice pour des syndicats haïtiens. Ils sont également accompagnés de Denis Malo de la firme Courbec, spécialisée en gestion et développement immobiliers. L’ancien quartier général de la Confédération des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé (CTSP) a été détruit lors du tremblement de terre le 12 janvier 2010. Depuis, ces syndicats haïtiens opèrent sous une tente de dix sur douze pieds.
Cette construction est rendue possible grâce à la contribution du SCFP et de l’AFPC, mais également de l’Union internationale des employés des services (UIES), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).
«Nous sommes ici pour lancer la construction du nouvel édifice syndical, affirme Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP. Nous avons même assisté aux travaux de nettoyage du terrain où sera bâti le nouvel édifice de la CTSP.» La délégation a aussi rencontré l’ingénieur haïtien impliqué dans le projet de reconstruction. «De plus, en parlant à d’autres acteurs sur le terrain, nous avons vite constaté que l’acquisition d’une camionnette constituerait un outil essentiel non seulement pour aider à la reconstruction des bureaux, mais pour les actions syndicales de la CTSP à plus long terme. Les coûts du projet de reconstruction sont évalués à près de 100,000 dollars.
Nous sommes allés plus loin, en offrant de la formation à une quinzaine de leaders syndicaux, notamment sur la gestion financière syndicale. Alors que l’aide internationale n’a pas toujours l’impact souhaité, cette collaboration intersyndicale représente notre effort dans la reconstruction non seulement de l’infrastructure mais aussi de la capacité des syndicats et de la société civile haïtienne.»
Sarah Bélanger de l’AFPC s’est déclarée privilégiée de participer à ce projet. «C’est important pour nous que ça soit les travailleurs et les travailleuses d’ici, avec un ingénieur haïtien, qui aient identifié leurs besoins. Nous, on est là pour les appuyer», a rajouté la représentante de l’AFPC.
Le président de la Confédération des travailleurs et des travailleuses des secteurs public et privé (CTSP), Dukens Raphaël, est reconnaissant de la contribution du SCFP, de l’ACFP et des autres syndicats canadiens: «C’est avec beaucoup de satisfaction et de solidarité que nous recevons cet appui des syndicalistes canadiens et nous sommes extrêmement heureux que cette aide entre dans sa phase d’exécution», a affirmé M. Raphaël. La CTSP compte 6000 membres de douze syndicats différents.
Les représentants du SCFP et de l’AFPC étaient encore présents en Haïti lors du deuxième tour des élections présidentielles de dimanche.
http://scfp.qc.ca/modules/communiques/communique.php?id=1357&langue=fr&menu=74&sousmenu=42

[AlterPresse :: Haiti] Haïti-Elections : Tout se termine dans le calme malgré quelques débordements

[AlterPresse :: Haiti] Haïti-Elections : Tout se termine dans le calme malgré quelques débordements

Rodney Saint-Eloi a lancé les Rencontres francophones -

Depuis 16 ans, l'espace Senghor organise les Rencontres francophones destinées à promouvoir les littératures francophones et les cultures qu'elles expriment, dans une optique d'ouverture à l'autre et d'échanges. « Cette année, annonce Isabelle Lamy, la directrice de l'espace, c'est Haïti qui est l'invité d'honneur. » Pour lancer ces rencontres, c'est Rodney Saint-Eloy, écrivain haïtien et directeur-éditeur de Mémoire d'encrier (Montréal) qui est venu pour répondre aux nombreuses questions de Bernard Magnier, animateur de cette soirée Latitudes. Rodney vit actuellement à Montréal mais sillonne les Caraïbes, l'Afrique et l'Europe pour faire découvrir les auteurs haïtiens.
Très vite, Rodney captive le public par ses propos. « En Haïti, le livre est partout. Chez ma grand-grand mère (arrière-grand-mère), les livres étaient présents. Elle me faisait lire et répéter des textes dès mon plus jeune âge. Ce n'est qu'après, vers mes 16-17 ans, que je me suis aperçu qu'elle ne savait pas lire... L'important c'est la présence du livre dans les familles. » Puis les échanges ont permis d'aller à la découverte de la littérature haïtienne, de ses auteurs. Une belle soirée conclue par une séance de dédicaces.
Samedi 19 mars, vernissage de « A deux mains l'instant ». Jimmy Apourou, d'origine guadeloupéenne, est plasticien et poète. Il aborde également l'émotion humaine par ses oeuvres mixtes où il marie les mots aux matières, aux formes et aux couleurs. « Avec lui, Elodie Barthélemy est une plasticienne de culture franco-haïtienne. » Son travail explore les liens à tisser entre les identités multiples, les rites de passage à réinventer. Il prend différentes formes : dessins, peinture, sculpture, installations... « A quatre mains, ils nous ouvrent les portes de leur humanité. » Toutes ces oeuvres seront à découvrir lors du vernissage ce samedi à partir de 17 h 30. L'exposition est en entrée libre jusqu'au 9 avril.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rodney-Saint-Eloi-a-lance-les-Rencontres-francophones-_14042-avd-20110319-60115992_actuLocale.Htm

Journée historique en Haïti

Agence QMI Caroline d’Astous
20/03/2011 20h48
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les cris de joie ont coloré les dernières heures de l’élection présidentielle en Haïti.

Dans les rues de Port-au-Prince, plusieurs citoyens ont pris d’assaut la rue pour manifester leur satisfaction quant au déroulement de la journée du scrutin.
Une journée que plusieurs observateurs internationaux et le personnel électoral ont qualifiée d’historique. «C’est une journée historique en Haïti par rapport à l’engouement des électeurs à aller voter», a mentionné le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumal.
Aux environs de 14 heures, le Conseil électoral se disait confiant de dépasser le taux de participation du premier tour de scrutin du 28 novembre 2010, estimé à 23%. «On estime que le taux de participation devrait osciller autour des 60%», a renchéri le porte-parole du conseil.
Le second tour de l’élection présidentielle haïtienne a débuté à 6 heures. Dès les premières heures du scrutin, plusieurs irrégularités ont perturbé le déroulement du vote.
Dans certains secteurs du pays, principalement dans la zone métropolitaine du Nord, les Centres de votation ont ouvert avec plus de deux heures de retard. Une situation causée par la difficulté dans l’acheminement du matériel électoral.
«Il y a eu des erreurs dans l’acheminement du matériel. Il manquait des urnes dans certains secteurs ainsi que des marqueurs d’encre indélébile afin d’identifier les électeurs qui avaient voté», a expliqué M. Dumal.
Face à la situation, les intervenants à la radio haïtienne ont appelé les électeurs à faire preuve de patience et de tolérance. La présence policière et militaire était également très visible dans les zones qualifiées de rouges sur le plan des tensions possibles.
Pour éviter les débordements ainsi que les attroupements, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire avaient mis en place plusieurs mesures. Les véhicules de transport public ainsi que les motos taxis avaient interdiction de circuler. La vente d’alcool a également été prohibée toute la journée de l'élection.
Du côté des deux équipes candidates à la présidence, Mirlande Manigat et Michel Joseph Martelly, la consigne était claire: éviter tout appel à la manifestation partisane dans les rues. Une règle respectée tout au long de la journée par les différentes formations.
En milieu d’après-midi, le Conseil électoral provisoire a lancé un appel à prolonger l’heure d’ouverture des Centres de votation à 17 heures dans les zones qui ont connu des retards. Une mesure qui a réjoui les électeurs, nombreux à faire la file pour voter.
Le décompte des bulletins de vote a eu lieu dès la fermeture des Centres de votation et un procès-verbal des résultats a été remis aux mandataires des deux candidats en lice, ce qui pourrait permettre de déceler rapidement une tendance dans le scrutin.
La publication des résultats préliminaires est prévue pour le 31 mars. Après une période de contestation, le Conseil électoral publiera les résultats finaux le 16 avril. La passation du pouvoir est prévue pour le 14 mai.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-204836.html

Présidentielle en Haïti: «la démocratie a triomphé»

Agence France-Presse.- 20/03/2011
Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), Gaillot Dorsinvil, a estimé dimanche que la démocratie avait triomphé, après la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, marqué par quelques irrégularités mais globalement calme.
«La démocratie a triomphé et permettez-moi de saluer le premier artisan de cette victoire: le peuple haïtien», a lancé Gaillot Dorsinvil après la fin du scrutin au cours duquel les 4,7 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés à se choisir un nouveau président. Mirlande Manigat, une ancienne Première dame, était aux prises avec Michel Martelly, un chanteur populaire.
«Le peuple haïtien a répondu massivement à l'appel et a fait ses choix. Le dépouillement se poursuit dans les bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront publiés le 31 mars», a ajouté Gaillot Dorsinvil.
Le directeur général du CEP Pierre-Louis Opont ainsi que le porte-parole adjoint de la police nationale haïtienne, Garry Desrosiers, ont fait part de la mort de deux personnes lors de violences liées au scrutin, l'une dans le département du Nord-Ouest, l'autre dans l'Artibonite (Nord).
La police nationale haïtienne a également procédé à une vingtaine d'arrestations liées à des fraudes.
Mais, globalement, le CEP a souligné le calme qui a régné lors de cette journée, contrastant avec les violences survenues après le premier tour de la présidentielle, en novembre dernier.
«Quelques incidents ont été enregistrés, mais ils n'auront pas d'impact sur l'ensemble de l'opération électorale», a souligné M. Dorsinvil, lors d'un entretien accordé à l'AFP. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-225121.html

samedi 19 mars 2011

Les Haïtiens appelés aux urnes pour élire leur président

Le Point.fr - Publié le 19/03/2011 à 16:30
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP

La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.

Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.

Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php

Sitôt rentré en Haïti, Jean-Bertrand Aristide parle politique

18/03/2011
Tout juste rentré en Haïti après sept ans d'exil, l'ex-président Jean-Bertrand Aristide n'a pas perdu une seconde avant de parler politique et des élections qui auront lieu dimanche, décriant l'absence de son propre parti, Fanmi Lavalas, sur les bulletins de vote.
«L'exclusion de Lavalas aux élections, c'est l'exclusion de la majorité des Haïtiens. La solution est dans l'inclusion», a dit Jean-Bertrand Aristide en créole lors du discours de retour qu'il a prononcé à l'aéroport de Port-au-Prince, laissant entendre qu'il pourrait contester la légalité du deuxième tour du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu dimanche.
Dans son discours d'une quinzaine de minutes, celui qui a été le premier président démocratiquement élu du petit pays des Antilles a appelé la population à «marquer la fin de (son) exil et du coup d'États de 2004», en faisant référence à son départ forcé d'Haïti sous les auspices des États-Unis il y a sept ans.
M. Aristide, aujourd'hui âgé de 57 ans, s'est adressé en cinq langues aux journalistes et aux dignitaires qui s'étaient rassemblés à l'aéroport pour son retour, appréhendé par plusieurs. Ayant quitté l'Afrique du Sud jeudi soir, l'ex-président, sa femme et ses deux filles sont arrivés à Port-au-Prince à 9h10 ce matin à bord d'un avion nolisé.
Après sa première allocution publique, Jean-Bertrand Aristide a pris un bain de foule en rentrant à Tabarre où se trouve sa résidence. L'entrée de sa villa qui a été décorée de petits drapeaux haïtiens pour l'occasion. Brandissant des photos de l'ex-président, des milliers de supporters ont souhaité un «bon retou» à l'ex-président alors que le Fanmi Lavalas diffusait des appels à manifester sur la principale place de Tabarre. Les scènes de joie se déroulaient sous l'oeil attentif de la force internationale déployée en Haïti, la Minustah.
Les États-Unis ont tenté jusqu'à la dernière minute de convaincre Jean-Bertrand Aristide de retarder son retour afin de ne pas perturber la tenue du scrutin de dimanche. Dans deux jours, les Haïtiens seront appelés à choisir entre l'ex-Première dame, Mirlande Manigat et la chanteur Michel Martelly. Selon les derniers sondages, ce dernier a une bonne longueur d'avance dans les intentions de vote.
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3637.html

vendredi 18 mars 2011

Aristide jets back to Haiti and SA foots bill

SEAN CHRISTIE Mar 18 2011 09:28 The South African government has confirmed that ousted Haitian president Jean Bertrand-Aristide will end his seven-year exile in South Africa before the March 20 Haitian elections -- and that the South African taxpayer will now cover the costs of his journey.
"We covered the cost of Aristide's stay in South Africa and now we will facilitate his journey home," said department of international relations and cooperation spokesperson Clayson Monyela.
This could strain Pretoria's relations with Paris and Washington, which have actively sought to delay Aristide's return until after the elections. Monyela said Aristide would announce details of his travel arrangements himself from Lanseria International Airport late on Thursday evening, after the Mail & Guardian had gone to press. It was known that Aristide's lawyer, Ira Kurzban, and actor and activist Danny Glover would accompany Aristide home. Glover recently co-signed a letter to President Jacob Zuma asking that Aristide be allowed to return home.
According to Kurzban Aristide would return to Haiti via private jet, the charter costs of which had delayed Aristide's return thus far. No commercial airlines fly directly to Haiti and it is speculated that the United States government will not allow Aristide to transit through the US. A Lanseria-based charter company said it would cost "well over R6-million" to charter a flight to Haiti.
The cost of Aristide's seven-year stay in the country has run to tens of millions of rands, but it is widely believed he was hosted by South Africa at the behest of the US government. A source well acquainted with issues surrounding Aristide's exile confirmed that South Africa had agreed to keep Aristide until after the Haitian elections and that the French had applied more pressure to ensure that he stayed put.

http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-aristide-jets-back-to-haiti-and-sa-foots-bill/

Bon voyage, Jean-Bertrand Aristide

STUART GRAHAM JOHANNESBURG, SOUTH AFRICA - Mar 18 2011 07:26 Former Haitian leader Jean-Bertrand Aristide left South Africa for Haiti at 11.15pm on Thursday night, after more than seven years in exile in the country.
"The great day has arrived. The day to say goodbye before returning home," Aristide said at a briefing before his departure.
Actor Danny Glover preceded Aristide on to the plane, which left from Lanseria Airport.
Aristide was escorted aboard by International Relations and Cooperation Minister Maite Nkoana-Mashabane, but she did not accompany them on the flight.
They were followed by Aristide's wife Mildred and their children.
"We are delighted to return home after seven years," Aristide told a large media contingent.
"In Haiti also they are very happy because they were waiting for us and they have wanted for us to be back home as soon as possible. It's normal. Their dream will be fulfilled," said Aristide, who read his statement in isiZulu.
'Goodbye interaction'
Nkoana-Mashabane said Aristide, who received a doctorate from the University of South Africa for a comparative study on isiZulu and Haitian Creole, had held a "goodbye interaction" with President Jacob Zuma.
Nkoana-Mashabane said Zuma wished Aristide "bon voyage" and a happy landing as he set about trying to help rebuild Haiti, ravaged by an earthquake 14 months ago.
Aristide left the press conference without taking questions.
His stay in the country cost the South African taxpayer about R5-million a year.
In response to a Parliamentary question last year, Nkoana-Mashabane said that by June 2010 his stay had cost R30-million.
It was reported on Thursday that United States President Barack Obama tried to persuade Zuma to prevent Aristide, a former priest who worked in the slums, from returning to Haiti until it had held its presidential election at the weekend.
Aristide was twice president of Haiti and is popular among the Caribbean nation's poor, who make up the majority on the island.
Concern over return
In his first presidency he was ousted in a coup. He was restored to power in 1994 in a US military intervention ordered by then US president Bill Clinton.
He was re-elected years later, but fled on a US plane during a rebellion in 2004. Aristide claimed the US had kidnapped him.
US National Security Council spokesperson Tommy Vietor told the Associated Press that the United States, along with others in the international community, had deep concerns that Aristide's return to Haiti in the closing days of the election could be destabilising.
"President Obama reiterated ... his belief that the Haitian people deserve the chance to choose their government through peaceful, free, and fair elections [on] March 20," Vietor told AP.
Both of Haiti's presidential candidates, Michel Martelly and Mirlande Manigat, have said that Aristide has the right to return as a Haitian citizen.
South African Minister in the Presidency Collins Chabane said on Thursday that the country could not be held responsible for whether Aristide stayed or returned to Haiti.
"What I should stress is that we are not sending former president Aristide to Haiti.
"He was given the passport by the government of Haiti and we can't hold him hostage if he wants to go," Chabane said.
Aristide has said he will not be involved in politics in Haiti and wants to lead his foundation's efforts to improve education in the Caribbean nation. - Sapa
http://www.mg.co.za/article/2011-03-18-bon-voyage-jeanbertrand-aristide/

jeudi 17 mars 2011

Aristide said to return to Haiti this week

PORT-AU-PRINCE, HAITI - Mar 16 2011 07:35 Ex-president Jean-Bertrand Aristide is due to end seven years in exile in South Africa and return to Haiti on Thursday, three days ahead of a presidential run-off election, a source told Agence France-Presse.
"Aristide is expected this Thursday in Port-au-Prince," the source, close to the three-time former president, said on condition of anonymity.
The United States (US) has urged Aristide to postpone his return until after Sunday's vital presidential run-off, saying he should "delay his return until after the electoral process has concluded to permit the Haitian people to cast their ballots in a peaceful atmosphere".
November's first-round election was marred by violence and fraud and the shattered country is still struggling to rebuild after a devastating earthquake 14 months ago that killed about 250 000 people.
Aristide was ousted from office twice, eventually fleeing a 2004 popular uprising aboard a US plane. He accused US diplomats of kidnapping him. Washington denies the charge.
But he remains a popular figure in certain quarters in Haiti, especially in the capital's teeming slums, as well as in the tent cities that have sprung up since the January 2010 earthquake where many decry the slow pace of progress.
US should discuss Aristide with Haiti
Meanwhile, South Africa Deputy Minister of International Relations and Cooperation said South Africa is helping Aristide return to his homeland from exile in Pretoria, and any problems Washington has with that should be taken up with Haiti.
Marius Fransman told reporters on Tuesday that Aristide could return to Haiti in the next few days, or a week. A South African official last week said Aristide planned to return before a presidential run-off vote on Sunday.
US State Department spokesman Mark Toner acknowledged Aristide's right to return from South Africa, but he said returning this week "can only be seen as a conscious choice to impact Haiti's elections".
Fransman said: "It is not our responsibility if America feels that he should only go in two weeks or three weeks or four weeks. They need to engage the Haitian government."
Aristide, a former slum priest, was Haiti's first democratically elected president and remains popular with the poor.
Aristide has been saying for months that he wants to return to help his homeland recover from the January 2010 earthquake. The way was opened when Aristide's diplomatic passport was delivered last month.-- Sapa-AFP-AP
http://www.mg.co.za/article/2011-03-16-aristide-said-to-return-haiti-this-week/

Aristide should be greeted with prosecution, not praise

MICHAEL DEIBERT Mar 02 2011 13:00
The indictment late last year by the International Criminal Court (ICC) of six prominent Kenyans for their roles in violence following that country's disputed 2007 elections was a welcome sign for those seeking to hold politicians accountable for their crimes. Though the ICC has badly bungled what should have been its showpiece case -- against the ruthless Congolese militia leader Thomas Lubanga -- the Kenya indictments nevertheless represented a welcome extension of its continuing mission.
To those of us who have seen Haiti's political convulsions first-hand over the years, that Caribbean nation makes a compelling case for attention by the ICC as perpetrators of human rights abuses often go unpunished or are even rehabilitated in subsequent governments. With one despotic former ruler (Jean-Claude Duvalier) having recently returned and another (Jean-Bertrand Aristide) announcing his intention to do so, one Haitian case, in particular, would seem tailor-made for the ICC's attention.
In February 2004, in the midst of a chaotic rebellion against Mr Aristide's government, the photojournalist Alex Smailes and I found ourselves in the central Haitian city of Saint Marc, at the time the last barrier between Aristide and a motley collection of once-loyal street gangs and former soldiers who were sweeping down from the country's north seeking to oust him.
Several days earlier, on February 7, an armed anti-Aristide group, the Rassemblement des militants conséquents de Saint Marc (Ramicos), based in the neighbourhood of La Scierie, had attempted to drive government forces from the town, seizing the local police station, which they set on fire.
On February 9, the combined forces of the Police Nationale de Haiti (PNH), the Unité de Sécurité de la Garde du Palais National (USGPN) -- a unit directly responsible for the president's personal security -- and a local paramilitary organisation named Bale Wouze (Clean Sweep) retook much of the city. By February 11, a few days before our arrival, Bale Wouze -- headed by a former parliamentary representative of Aristide's Fanmi Lavalas political party named Amanus Mayette -- had commenced the battle to retake La Scierie. Often at Mayette's side was a government employee named Ronald Dauphin, known to residents as "Black Ronald", often garbed in a police uniform even though he was in no way officially employed by the police.
When Alex and I arrived in the town, we found the USGPN and Bale Wouze patrolling Saint Marc as a single armed unit. Speaking to residents there -- amidst a surreal backdrop of burned buildings, the stench of human decay, drunken gang members threatening our lives with firearms and a terrified population -- we soon realised that something awful had happened in Saint Marc.
According to multiple residents interviewed during that visit and a subsequent visit that I made to the town in June 2009, after government forces retook the town -- and after a press conference there by Yvon Neptune, at the time Aristide's Prime Minister and also the head of the Conseil Superieur de la Police Nationale d'Haiti -- a textbook series of war crimes took place.
Residents spoke of how Kenol St Gilles, a carpenter with no political affiliation, was shot in each thigh, beaten unconscious by Bale Wouze members and thrown into a burning cement depot, where he died. Unarmed Ramicos member Leroy Joseph was decapitated, while Ramicos second-in-command Nixon François was simply shot. In the ruins of the burned-out commissariat, Bale Wouze members gang raped a 21-year-old woman, while other residents were gunned down by police firing from a helicopter as they tried to flee over a nearby mountain. A local priest told me matter-of-factly at the time of Bale Wouze that "these people don't make arrests, they kill".
According to a member of a Human Rights Watch delegation that visited Saint Marc a month after the killings, at least 27 people were murdered there between February 11 and Aristide's flight into exile at the end of the month. Her conclusion supported by the research of the Réseau National de Défense des Droits Humains, a Haitian human rights organisation.
Following Aristide's overthrow, several members of Bale Wouze were lynched, while Yvon Neptune turned himself over to the interim government that ruled Haiti from March 2004 until the inauguration of President René Préval in May 2006.
Held in prison without trial until his May 2006 release on humanitarian grounds, a May 2008 decision by the Inter-American Court of Human Rights found the Haitian state had violated the American Convention on Human Rights in its detention of Neptune, though stressed that it was "not a criminal court in which the criminal responsibility of an individual can be examined". Neptune ran unsuccessfully for president in Haiti's recent elections.
After being jailed for three years without trial, Amanus Mayette was freed from prison in April 2007. Arrested in 2004, Ronald Dauphin subsequently escaped from jail, and was re-arrested during the course of an anti-kidnapping raid in Haiti's capital in July 2006. Despite several chaotic public hearings, to date, none of the accused for the killings in La Scierie has ever gone to trial. At the time of writing, Mr Aristide himself continues to enjoy a gilded exile in South Africa, his luxurious lifestyle and protection package bankrolled by South African taxpayers.
Frustratingly for the people of Saint Marc, far from being supported in their calls for justice, the events they experienced have become a political football among international political actors.
The United Nations independent expert on human rights in Haiti, Louis Joinet, in a 2005 statement dismissed allegations of a massacre and described what occurred as "a clash", a characterisation that seemed unaware of the fact that not all among those victimised had any affiliation with Haiti's political opposition.
The Institute for Justice and Democracy (IJDH), a US-based organisation, has lauded Mr Dauphin as "a Haitian grassroots activist". The IJDH itself maintains close links with Mr Aristide's US attorney, Ira Kurzban, who is listed as one of the group's founders, serves on the chairman of board of directors and whose law firm, according to US Department of Justice filings, earned nearly $5-million for its lobbying work alone representing the Aristide government during the era of its worst excesses. By comparison, the firm of former US congressmen Ron Dellums received the relatively modest sum of $989 323 over the same period.
When I returned to Saint Marc in June of 2009, I found its residents still wondering when someone would be held accountable for the terrible crimes they had been subjected to. Amazil Jean-Baptiste, the mother of Kenol St Gilles, said simply "I just want justice for my son." A local victim's rights group of survivors of the pogrom, the Association des Victimes du Génocide de la Scierie (AVIGES), formed to help advocate on residents' behalf, but have had precious little success in what passes for Haiti's system, broken and dysfunctional long before January 2010's devastating earthquake.
Though Mr Aristide remains something of a fading star for a handful of commentators outside of Haiti - most of whom have not spent significant time in the country, cannot speak its language and have never bothered to sit down with the victims of the Aristide government's crimes there - to those of us who have seen a bit of its recent history firsthand, the words of veteran Trinidadian diplomat Reginald Dumas -- a man who does know Haiti -- seem apt, that Mr Aristide "[acquired] for himself a reputation at home which did not match the great respect with which he was held abroad.''
The ICC has sometimes been criticized for acting as if war crimes and crimes against humanity are simply African problems, taking place in distant lands. The people of Saint Marc, only a 90 minute flight from Miami, know differently. As Mr Aristide currently loudly voices his desire to return to Haiti from his exile in South Africa, doubtlessly transiting several ICC signatory countries (including South Africa itself) in the process, the case of the victims of Saint Marc is one admirably deserving of the ICC's attention.
•Michael Deibert is a Visiting Fellow at the Centre for Peace and Reconciliation Studies at Coventry University and the author of Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti (Seven Stories Press). He has been visiting and writing about Haiti since 1997.

http://mg.co.za/article/1970-01-01-aristide-should-be-greeted-with-prosecution-not-praise

mercredi 16 mars 2011

Aristide quittera jeudi l'Afrique du Sud pour Haïti

PRETORIA - L'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide quittera jeudi l'Afrique du Sud, où il vit en exil depuis 2004, pour rentrer dans son pays avant l'élection présidentielle de dimanche, a indiqué à l'AFP un haut-responsable sud-africain sous couvert d'anonymat. "Le président doit prendre l'avion jeudi après-midi. Les détails de son itinéraire seront communiqués" lors d'une conférence de presse juste avant son départ, a déclaré cette source mercredi.
Les Etats-Unis avaient demandé lundi à l'ancien président de différer son retour pour ne pas perturber le second tour de la présidentielle qui doit opposer l'ancienne Première dame Mirlande Manigat au chanteur populaire Michel Martelly.
"Un retour avant le scrutin peut potentiellement déstabiliser l'ensemble du processus politique", a de nouveau estimé mercredi l'ambassade des Etats-Unis à Pretoria.
"Nous encourageons le gouvernement sud-africain (...) à faire pression sur l'ancien président pour qu'il reporte son retour", a ajouté sa porte-parole, Elizabeth Trudeau.
"Les Etats-Unis doivent voir ça avec le gouvernement haïtien. Si on lui a donné un passeport, ce n'est pas à nous de décider quand il doit quitter l'Afrique du Sud", avait estimé mardi le vice-ministre des Affaires étrangères sud-africain Marius Fransman.
Haïti a fourni en février un nouveau passeport à l'ancien président, lui permettant de rentrer au pays sept ans après son départ, sous la pression de la rue, des Etats-Unis et de la France.
Ses proches ont confirmé mercredi qu'il rentrerait avant dimanche mais que cela n'avait "rien à voir avec l'élection", selon les termes de sa porte-parole en Haïti, Maryse Narcisse.
Il "s'inquiète qu'un changement de gouvernement en Haïti ne l'oblige à rester en Afrique du Sud", a expliqué son avocat Ira Kurzban.
Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, réside à Pretoria avec sa femme et ses deux filles et travaille actuellement à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa).
Ancien prêtre se réclamant de la "théologie de la libération", il reste ultra-populaire auprès des plus humbles grâce à un discours populiste, même s'il a par deux fois été chassé de la présidence haïtienne.
M. Aristide avait fait son entrée en politique en 1985, en prononçant ses premiers discours enflammés contre la dictature de Jean-Claude Duvalier, dit "Baby Doc", qui allait s'effondrer un an plus tard. Ce dernier vient lui aussi de faire un retour remarqué en Haïti en janvier, entre les deux tours de la présidentielle.
http://www.romandie.com/infos/news2/110316140733.jz0l481p.asp

Joie et crainte pour le retour d'Aristide à Haïti

BEN FOX ET TRENTON DANIEL, THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti - L'église Saint-Jean-Bosco, où Jean-Bertrand Aristide a déjà officié et échappé à une tentative d'assassinat, est maintenant en ruines, détruite par le séisme qui a ravagé la capitale haïtienne en janvier 2010. Mais le souvenir du prêtre devenu politicien est encore bien vivant dans l'esprit des chômeurs qui se rassemblent près du lieu de culte.
Pour eux, l'ancien président est le seul leader politique ayant jamais pris la parole au nom des pauvres, qui forment la majorité de la population haïtienne, et son retour imminent à Haïti après sept ans d'exil en Afrique du Sud n'est rien de moins qu'une merveilleuse nouvelle. «Comme si Jésus lui-même revenait», s'est exclamé Lucien Jean, 50 ans, l'un des résidants de La Saline, le quartier de Port-au-Prince où l'église est située.
Voilà des semaines que circule à Haïti la rumeur du retour de Jean-Bertrand Aristide, causant à la fois enthousiasme chez les uns et angoisse chez les autres. Plusieurs s'interrogent sur les motivations de l'ancien président et quel effet sa présence pourrait avoir sa présence sur les élections de dimanche.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman, a affirmé mardi devant des journalistes à Pretoria que M. Aristide foulerait le sol haïtien d'ici quelques jours, tout au plus une semaine. Il a indiqué que son gouvernement aidait l'ex-politicien à préparer son voyage vers sa terre natale et que le département d'État américain, qui a demandé au président en exil de repousser son départ afin d'arriver après les élections, devait discuter de ses inquiétudes à ce sujet avec les autorités haïtiennes.
Le vote de dimanche, qui opposera Michel Martelly et Mirlande Manigat, est essentiel pour assurer la stabilité et le développement de Haïti, qui essaie toujours de se remettre du terrible tremblement de terre tout en luttant contre une épidémie de choléra. Si le premier tour des élections a été difficile, le deuxième s'annonce serré et un mot de Jean-Bertrand Aristide en faveur d'un candidat ou contre la légitimité de l'exercice pourrait avoir un impact important.
Jean-Bertand Aristide a gagné le coeur de bien des Haïtiens dans les années 1980 en délaissant la prêtrise pour la politique afin de s'opposer au régime despotique de Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier. En 1990, il devient le premier président de Haïti à avoir été élu démocratiquement mais est chassé quelques mois plus tard par un coup d'État. Il revient au pouvoir en 1994 avec le soutien des États-Unis. Dix ans plus tard, un soulèvement armé le force à fuir l'île à bord d'un avion américain à destination de l'Afrique du Sud.
Durant son exil, M. Aristide a exprimé son désir de revenir chez lui à maintes reprises, non pas pour faire de la politique mais plutôt pour travailler comme éducateur par le biais de sa fondation. Lorsque «Baby Doc» a fait une apparition surprise à Haïti en janvier, son successeur a renouvelé son souhait. Son passeport diplomatique a été émis le mois dernier.
Même si Jean-Bertrand Aristide compte de nombreux partisans, il n'a pas que des amis. Plusieurs anciens soldats ne lui ont pas pardonné d'avoir dissous l'armée haïtienne en 1995 pour couper court à des années de répression et d'abus militaires alors que l'élite du pays lui reproche son programme centré sur le peuple.
Mais ses plus fidèles admirateurs se préparent à l'accueillir comme un héros. «Nous attendons», a affirmé Supreme Wilson, 34 ans, un autre résidant de La Saline. «Nous attendons notre président.»
http://www.journalmetro.com/monde/article/804546--joie-et-crainte-pour-le-retour-d-aristide-a-haiti--page0

mardi 15 mars 2011

Dans la magie du carnaval d'Haïti

Benjamin Fernandez
Jacmel, située seulement à 40 km de Port au Prince, mais protégée de la folle conurbation de la capitale par un froissement de montagnes, est connue pour sa douceur de vivre, pour ses habitants bavards et affables, mais aussi et surtout pour son carnaval insolite. Retour sur cette première effervescence festive après le deuil du séisme.
"C'est la culture qui sauvera Haïti", René Depestre, Encore une mer à traverser.
"J'ai seul la clé de cette parade sauvage", Rimbaud, Les Illumminations.
Benjamin Fernandez
Loin de la poussière et de la cohue de la capitale, cette petite ville de 10 000 habitants nichée au creux d'une vallée qui plonge dans la Caraïbe reçoit chaque année le carnaval national. Dramatiquement touchée par le séisme du 12 janvier 2010, elle accueillait jusqu'au mardi gras (le 8 mars) le premier carnaval depuis le séisme.
En dépit des protestations de la part de ceux qui considèrent indécent de célébrer dans un pays ou des centaines de milliers de personnes ont perdu la vie ou sont encore dans des abris de fortune, les artisans et musiciens jacméliens ont rivalisé de talent pour offrir aux habitants un spectacle à la hauteur des attentes après une année de terribles efforts, de peines et de deuil. L'énergie et la splendeur du carnaval ont toujours été la mesure de la souffrance et de la frustration endurées. L'année du séisme a été la seule année ou le carnaval n'a pu être célébré. A une semaine des élections et alors que les anciens fantômes de l'histoire (Duvalier et Aristide) reviennent hanter le présent et assombrir l'avenir, le carnaval promettait une échappée plus belle et plus forte que jamais.
Car le carnaval est une respiration - l'expiration et l'inspiration de ce pays qui a traversé deux siècles d'épreuves, de l'esclavage aux catastrophes naturelles en passant par les pires dictatures du continent et la destruction de son industrie agricole sous la lame de la mondialisation libérale.
Loin des images dégradantes et les discours médiatiques qui répandent la rhétorique de la fatalité et de la faute d'un "pays maudit" - les figures carnavalesques incarnent une combativité incandescente, un rêve indestructible qui maintient un peuple debout, la solidarité et l'inventivité quotidienne qui a permis à ce pays de se montrer insubmersible.
Un carnaval créole et vaudou dans le véritable sens de ces mots, puisqu'il est le rituel collectif où ce peuple dont les origines sont perdues dans une Afrique oubliée vient réimaginer et recréer ses racines, en les tressant dans le grand "métier à métisser", par lequel le poète et romancier jacmélien René Depestre désignait la culture haïtienne.
Les artisans, qui confectionnent depuis des mois leurs masques et costumes, donnent vie à un curieux bestiaire : dans les rues se déversent, comme sortis du miroir brisé, des démons rougeoyants, qui incarnent selon les interprétations le malin Lucifer ou le puissant esprit vaudou Ogun Feray, maître du feu et de la guerre. Il n'est pas rare de le voir lutter contre un ange bleu sous les cris des enfants. Les Barons samedis, squelettes élégants aux chapeaux haut-de-forme, gardiens des cimetières qui appartiennent à la famille des guédés, ces esprits tourmenteurs, défilent et assènent en cadence des coups de chapeau sur la tête du spectateur distrait. Des zombis, monstres multicolores, dragons fumants, félins et autres mammifères de la savane lointaine, oiseaux tropicaux depuis longtemps disparus, et même un jardin de fruits et légumes géants…
Comme si le carnaval ressuscitait en rêve un passé imaginaire, ou rêvait éveillé les désirs qui irriguent un présent sans horizon, mettant au grand jour la psyché collective en spirale d'un peuple dont la vitalité et la résistante tiennent à cette créativité déchaînée, ce peuple "né d'une fiction", comme le confie le romancier Gary Victor, condamné à inventer ce qu'il est dans une narrativité effrénée.
Des scènes de rues aux quatre coins de la ville mêlent l'histoire aux légendes du pays. L'on y rencontre les terrifiants "lanceurs de corde", hordes de jeunes gens enduits de siro, mélasse visqueuse d'un noir pétrole, qui encerclent les jeunes filles coquettement apprêtées pour l'événement. Ils rendent hommage aux "Nègres bossals", ces jeunes africains fraîchement débarqués des calles crasseuses des négriers, triés parmi les plus résistants, "beaux et sales". Et font claquer les fouets de leurs anciens maîtres pour que résonne encore deux siècles après le son de la révolte. Car dans le carnaval se rejoue l'histoire, la libération, la dignité d'un peuple devenu par ses seules forces, sujet de son histoire.
Les chaloska, en uniformes de soldats et aux mâchoires carnassières, du nom du colonel Charles Oscar Etienne qui fit régner la terreur sur la région au commencement du XXe siècle, rappellent avec humour la longue lignée des dictateurs militaires et autres macoutes qui marquèrent la tragique histoire d'Haïti. Chaque année apparaissent sur les masques, les allégories des problèmes endurés par le pays, avec humour et parfois crudité. Cette année figuraient Duvalier et Aristide, les dictateurs qui reviennent hanter l'actualité, le séisme et même le choléra. Des prédateurs aux couleurs de l'Oncle Sam et des autres pays qui occupent le territoire sous les couleurs de la communauté internationale.
Une manière de faire "tomber les masques" et les peurs laissées par le tremblement de terre. C'est bien la vertu cathartique du carnaval, qui est d'exorciser les peurs, faire face aux démons d'hier et d'aujourd'hui.
Quand le crépuscule verse sa lumière orangée et que la fraîcheur du soir adoucit l'air alourdi d'humidité, retentissent aux quatre coins de la ville les bandapiés, fanfares de rues qui arpentent les rues suivies des cohortes de partisans, aux rythmes des percussions empruntées aux rites vaudous et au son des konè, cylindres de fer monotoniques qui se succèdent dans une symphonie lancinante. Puis une fois la nuit tombée, s'engagent dans la grande rue les chars colossaux, montés sur des camions et bardés d'immenses enceintes, sur lesquels trônent les "jazz" (groupes) qui se disputent chaque année la popularité, fendant une foule compacte et exaltée.
La tradition veut que s'affrontent à coups de décibels et d'acclamations le jazz du haut de la ville et celui du bas : les "Invincibles" et les "Jouvenceaux". Mais depuis plusieurs années, les célébrités locales ont dû céder de l'espace aux groupes de la capitale qui s'imposent dans une escalade de publicités, et se taillent la part du lion dans le budget attribué aux artistes par l'Etat et la ville. Les meringues populaires (chansons de carnaval) laissent place aux musiques à la mode diffusées à la télévision, aux slogans publicitaires ou électoraux. Les compagnies de téléphone mobile sont omniprésentes et donnent leur couleur à la fête nocturne. Beaucoup regrettent que la tradition ne cède au goût touristique des riches Port au Princiens.
Aussi regrettable qu'elle puisse paraître, cette évolution témoigne de la réalité haïtienne et d'un des caractères incontournables de la culture du pays : celui de l'exclusion, des inégalités sociales abyssales et les disparités géographiques qui viennent souvent gâcher la fête et neutraliser la fantastique vitalité que le peuple tient de son histoire révolutionnaire, de ses origines métissées et de son caractère insubmersible. Il demeure que le carnaval est une des plus fantastiques fenêtres pour approcher le mystère déroutant et fascinant qui entoure Haïti, pour nourrir un regard inédit sur ce qui fait sa force et certainement la ressource de son avenir à construire : sa culture résolument créatrice.
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9996

Arcade Fire retourne en Haïti

Raphaël Gendron-Martin 14-03-2011
MONTRÉAL - Les liens du groupe montréalais Arcade Fire avec Haïti sont plus forts que jamais. La formation, qui compte dans ses rangs Régine Chassagne, Haïtienne d’origine, retournera très bientôt dans ce pays des Antilles pour y offrir quelques spectacles.
Ces prestations seront captées par la photographe et cinéaste Leah Gordon, dans l’espoir de sortir un DVD plus tard au courant de l’année. Gordon est connue pour avoir écrit le livre Kanaval, qui expose la culture haïtienne des carnavals.
Très touchés par le séisme qui a ravagé Haïti l’an dernier, les membres d’Arcade Fire sont parvenus à amasser un million de dollars pour la population haïtienne.
Le groupe avait d’ailleurs enregistré la chanson « Haïti » en 2004, paru sur son album Funeral.
http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2011/03/14/17613536-qmi.html

Les Etats-Unis appellent Aristide à surseoir à son projet de retour

Le Département d’Etat invite l’Afrique du Sud à demander à l’ex-Président de renoncer à l’idée de rentrer en Haïti avant les élections de dimanche ; par l’intermédiaire de son avocat américain, l’intéressé proteste et exprime sa crainte de ne pouvoir regagner son pays avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir politique ; Mirlande Manigat est prête à une collaboration avec Aristide en matière d’éducation tandis que Michel Martelly ne s’oppose pas au retour d’exil de l’ancien prêtre, mais souhaite qu’il intervienne après les élections lundi 14 mars 2011,
L’administration Obama a demandé lundi à l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis sept ans en Afrique du Sud, de "différer son retour" Haïti, que ses partisans disent "imminent", afin d’éviter de perturber le second tour des élections présidentielles dimanche prochain.
Par l’intermédiare de son avocat américain, Ira Kurzban, l’ex-dirigeant Lavalas a rejeté cette proposition.
"Un retour cette semaine ne peut être vu que comme le choix conscient d’avoir un impact sur les élections en Haïti", a déclaré à Washington lors de son point de presse quotidien le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. "Nous demandons instamment à l’ancien Président Aristide de différer son retour jusqu’après l’élection afin de permettre aux Haïtiens de voter dans une atmosphère pacifique", a poursuivi M. Toner.
Un retour avant le 20 mars "pourrait potentiellement être déstabilisant pour le processus électoral", a-t-il insisté.
Dans la foulée, Washington a appelé le gouvernement sud-africain du Président Jacob Zuma à faire la même demande à Jean-Bertrand Aristide.
En réaction, Me Ira Kurzban a indiqué que le retour attendu à Port-au-Prince de son client n’avait rien à voir avec le scrutin de dimanche, soulignant qu’il souhaitait travailler dans le domaine de l’éducation. Cependant, dans une déclaration écrite envoyée l’AFP, l’avocat américain basé en Floride a révélé que M. Aristide "s’inquiète qu’un changement de gouvernement en Haïti ne l’oblige à rester en Afrique du Sud".
Les Etats-Unis "devraient laisser cette décision au gouvernement démocratiquement élu d’Haïti plutôt que de chercher à dicter les conditions du retour d’un citoyen haïtien dans son pays", conclut Kurzban.
L’ancien Président, dont le parti Fanmi Lavalas prépare fiévreusement le retour et qui compte toujours de nombreux partisans, avait notamment avancé en janvier dernier les effets néfastes de l’hiver austral sur ses yeux malades pour justifier sa volonté d’abandonner Pretoria au plus vite.
La candidate à la Présidence Mirlande Manigat, soutenue par certains groupes Lavalas notamment à Cité Soleil, au Bel-Air et au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), s’est déclarée lundi favorable au retour de Jean-Bertrand Aristide et prête à travailler avec lui dans le secteur de l’éducation en cas de victoire aux présidentielles.
Mettant en relief les compétences de l’ex-chef d’Etat en la matière, la démocrate-chrétienne a fait remarquer qu’il avait décroché plusieurs diplômes et consacré son séjour en Afrique du Sud à de nouvelles études universitaires pouvant être utiles au pays.
De son côté, le rival de Mme Manigat, Michel Martelly, soutient ne voir aucun inconvénient au retour de l’ex-Président, mais, comme Washington, il l’a exhorté à attendre la fin des élections.
"Jean-Bertrand Aristide, tout comme le Président Duvalier, a le droit de retourner dans son pays aujourd’hui, demain. Cela ne devrait pas bousculer les élections", a déclaré le chanteur lors d’une conférence de presse consacrée en partie à l’endossement officiel de sa candidature par cinq anciens concurrents et un groupe d’ex-footballeurs internationaux.
"Si j’avais l’autorité, je lui demanderais d’attendre lundi ou mardi pour la stabilité de la période électorale" a toutefois nuancé "Sweet Micky", ancien opposant à Aristide au cours de la période du coup d’Etat de 1991 et qui dit disposer du soutien de plusieurs membres du parti Lavalas.
Le candidat affirme souhaiter la "bienvenue au Président Aristide (...). A moins qu’il ne s’agisse d’une programmation bien étudiée".
Divers observateurs s’accordent à dire que l’électorat Lavalas pourrait jouer un rôle important dans le second tour des présidentielles et législatives qui se déroule dans moins d’une semaine.
Aristide avait dû quitter le pouvoir en 2004 en raison d’une insurrection armée, d’un mouvement pacifique de contestation sociale et de pressions diplomatiques des Etats-Unis et de la France.
L’ancien tyran Jean-Claude Duvalier, accusé de crimes de sang et de pillage du trésor public, est revenu tranquillement à Port-au-Prince il y a deux mois après un exil de 25 ans en France. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7585
Commentaires:
C'est assez hilarant que de voir tout le monde vouloir ouvrir les portes à ces ex-présidents chassés du pays. Le gouvernement français qui laisse filer dans l'indifférence absolue Jean-Claude Duvalier qui se fait applaudir en héros à Port-au-Prince . Maintenant l'Afrique du Sud  voulant se débarasser du pongongon Aristide veut à tout prix renvoyer le colis dans le bordel haïtien.
Au nom de la liberté de tout ce que l'on voudra ils ont certes le droit de reveneir dans leurs pays. Mais si on tient compte de la potentialité destabilisatrice de Jean Bertrand Aristide, a aucun moment de la durée on aurait du évoquer son éventuel retour.
Le pretexte de renoncer à la politique n'est en fait qu'un prétexte banal capable d'endormir et de rassurer les simples d'esprit.
Personne ne sait comment il occupe son temps Jean-Claude Duvalier qui est revenu occuper ces anciennes propriétés et qui sait vendre des parcelles de terrains que son régime s'était approprié de façon indue.
La présence de Jean Bertrand Aristide avant les élections serait une catastrophe en plus pour le pays.
S'il a vécu sept ans comme invité d'honneur deu régime sudafricain pourquoi ne pourrait-il pas attendre juste quelques jours après les élections.
En attendant je cherche des éléments intéressants de l'héritage aristidien, en dehors du kidnapping je n'ai rien trouvé d'autre!

lundi 14 mars 2011

Solidarité pêche. Le Val d'Orge veut aller plus loin

14 mars 2011
Le partenariat initié par la communauté d'agglomération du Val d'Orge devrait se poursuivre. Son président a annoncé son souhait de continuer les actions avec Solidarité pêche.
«J'ai envie que nous soyons un maillon important de la chaîne, que nous nous investissions dans quelque chose de durable». Samedi, lors du baptême du Val d'Orge, caseyeur qui porte désormais le nom de la communauté d'agglomération qu'il préside, Olivier Leonhardt a exprimé son souhait de poursuivre l'aventure avec l'association «Solidarité pêche».
«Opération exemplaire»
La collectivité d'Île-de-France s'était rapprochée de l'équipe concarnoise après avoir découvert ses actions sur Internet. Auparavant engagée dans des actions au Niger, le Val d'Orge a rapidement manifesté sa volonté de s'associer au travail de «Solidarité pêche». «Nous sommes fiers d'entrer dans une opération aussi exemplaire qui mène vers Haïti un bateau au départ destiné au cimetière marin», a déclaré Gaston Ernoult, vice-président de la communauté d'agglomération. En charge de la coopération décentralisée, c'est lui qui a mené les premiers contacts avec Jean-Pierre Coïc, au moment de la livraison du Breizh da Viken, le troisième bateau rénové par l'association. Un partenariat doublé d'un apport financier de 60.000€ de la part de la collectivité a rapidement été décidé, il a été confirmé lors du baptême du caseyeur, samedi matin.

Annie Cochennec marraine
Une cérémonie à laquelle assistaient plusieurs dizaines de personnes rassemblées sur le quai Carnot. C'est à Annie Cochennec, bénévole de l'association, qu'est revenu l'honneur de baptiser l'ex-Nymphea de Roscoff. Elle s'est dite «fière de ce projet collectif qui s'inscrit dans une action de solidarité».

Yannick Noah chantera pour Haïti en juillet
La marraine a rempli sa mission du premier coup, peu avant midi, la bouteille de champagne se brisait sur la coque du Val d'Orge. Le caseyeur devrait faire route vers Haïti d'ici une quinzaine de jours. Tandis que l'équipage continuera à charger du matériel au fil de ses escales, le reste des bénévoles travaillera sur le cinquième bateau aux mains de l'association: Rêve de mousse, arrivé au port la semaine dernière. L'association entre la communauté du Val d'Orge et Solidarité pêche ne se cantonne pas au port de Concarneau, elle va s'étendre jusqu'en Île-de-France.
 Le 10juillet, Yannick Noah animera le concert solidaire «un bateau pour Haïti» à Sainte-Geneviève-des-Bois (91), une animation mise en place à l'occasion des dix ans d'existence de la collectivité.
Contacts:  www.agglo-valdorge.fr; http://solidarite-peche. over-blog.com.
Stéphane Cariou
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/concarneau/solidarite-peche-le-val-d-orge-veut-aller-plus-loin-14-03-2011-1234585.php

dimanche 13 mars 2011

Lombers. Une initiative pour aider les Haïtiens

La joie des Haïtiens. François-Frantz est à droite.
François-Frantz Cadet a adressé d'Haïti un petit bonjour à Guy Berlou, directeur de l'entreprise Femil à Lombers.
La caravane partie le 7 décembre 2010 de Zeebrugge, port belge, a été posée début février, sur un quai de Port-au-Prince. « Sachez que les porteurs de diagnostics inquiétants relevés de notre enquête dans les camps d'hébergements se présentent tous les jours.Partagez chers amis notre contentement.
Merci à tous pour votre contribution. » Guy Berlou avait remis les clés sur le site de l'entreprise, le jeudi 25 novembre à François-Frantz Cadet président du collectif Haïti-Midi-Pyrénées.
La caravane de 6,20 m sur 2,50m est aménagée en cabinet dentaire avec deux fauteuils et donc deux médecins peuvent soigner simultanément les patients. Francois-Frantz est le fils cadet de Max Cadet dentiste en Haïti, mort en 1992.
Ses dix enfants, éparpillés sur le continent américain et en Europe, avaient alors décidé de créer une fondation pour continuer à assurer des soins dentaires à toute la population. «Après 18 ans d'efforts, nous avions construit une clinique avec 9 fauteuils qui arrivait à traiter 160 patients par jour. Le séisme du 12 janvier 2010 a ébranlé les murs.
On a rasé le bâtiment trop dangereux et impossible à rénover », nous avait relaté François-Frantz. « Mes amis français ont décidé d'envoyer un cabinet mobile.
J'ai tapé à la porte de La Fondation de France qui a accepté notre projet et l'a financé à hauteur de 75%. Cette subvention nous a servi de sésame pour solliciter les collectivités territoriales. Le président Martin Malvy, des maires de la couronne toulousaine, la fondation Pierre-Fabre ont apporté le complément ».
Le Haïtien de naissance était enseignant au centre de formation de Brens et est aujourd'hui retiré à Cazères-sur-Garonne.
Ceci explique ses démarches dans la région et auprès des fournisseurs de matériels médicaux pour équiper la caravane. Les noms et logos de 15 partenaires encadrent les deux portes d'accès au cabinet.

http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/12/1033121-Lombers-Une-initiative-pour-aider-les-Haitiens.html

Jean-Bertrand Aristide rentrera en Haïti dans quelques jours

Jenny Gross, Michelle Faul

Associated Press, Johannesburg
L'ancien président Jean-Bertrand Aristide va rentrer en Haïti dans les prochains jours, après sept ans d'exil, a annoncé vendredi un responsable sud-africain.
Ce responsable du ministère des Affaires étrangères a précisé à l'Associated Press que M. Aristide arriverait en Haïti avant le deuxième tour du scrutin présidentiel, prévu le 20 mars prochain.
L'ancien prêtre des quartiers pauvres demeure très populaire en Haïti, et plusieurs craignent que son arrivée ne perturbe le vote.
En Haïti, un représentant du parti Lavalas a confirmé que le retour de Jean-Bertrand Aristide était imminent, mais a refusé de préciser comment et quand l'ancien président reviendrait.
«C'est un événement important pour le peuple haïtien parce que ça fait longtemps qu'il attend ce retour», a affirmé Maryse Narcisse, présidente du conseil exécutif du parti Lavalas. «Il ne voyagera pas incognito, les gens vont savoir qu'il s'en vient.»
Le parti Lavalas a été exclu de l'élection présidentielle et des milliers de partisans d'Aristide ont manifesté le mois dernier, menaçant de perturber les élections s'il ne rentrait pas au pays.
Pour les États-Unis, la présence de l'ex-président serait une distraction fâcheuse pour les Haïtiens et pourrait perturber le cours du scrutin.
Le porte-parole du département de l'État américain, Mark Toner, a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'il revenait au gouvernement haïtien de régler ce problème.
«La priorité des États-Unis demeure d'aider Haïti à réaliser une transition de pouvoir paisible et démocratique et de faire en sorte que le deuxième tour de l'élection, prévu le 20 mars, reflète la volonté du peuple haïtien», a-t-il déclaré.
Plusieurs Américains influents ont fait campagne pour que Jean-Bertrand Aristide puisse mettre un terme à son exil en Afrique du Sud.
En janvier, une annonce pleine page demandant son retour immédiat avait été publiée dans The Miami Herald et signée par des personnalités politiques comme Jesse Jackson, l'envoyé spécial des Nations unies en Haïti Paul Farmer, le chanteur Harry Belafonte et l'acteur Danny Glover.
M. Glover et neuf autres personnes ont également écrit une lettre au président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, pour l'exhorter à aider Jean-Bertrand Aristide à organiser son retour en Haïti.
Prenant la parole au nom des Haïtiens les moins nantis, Aristide avait contribué au soulèvement populaire qui a mis fin aux 29 ans de dictature de la famille Duvalier. Il a été le premier président élu de manière démocratique en Haïti, remportant les élections de 1990 en dépit de la désapprobation de l'armée et de l'élite du pays.
Chassé une première fois d'Haïti par le coup d'État de 1991, il est revenu au pouvoir en 1994 à la suite de l'intervention militaire des États-Unis. À l'époque, des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées autour du Palais national pour le voir arriver à bord d'un hélicoptère de l'armée américaine.
Dix ans plus tard, Jean-Bertrand Aristide quittait de nouveau Haïti à bord d'un avion américain alors que des rebelles approchaient de la capitale. Il a ensuite accusé les diplomates américains de l'avoir kidnappé, accusation niée par Washington.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/11/01-4378615-jean-bertrand-aristide-rentrera-en-haiti-dans-quelques-jours.php

Ce qui distingue le séisme du Japon de celui d'Haïti

Par LEXPRESS.fr, publié le 11/03/2011 à 17:10, mis à jour à 18:30 Quelles sont les premières différences entre les séisme du Japon et celui survenu en Haïti il y a un an?

Le séisme
La préfecture de Myagi, proche de épicentre du séisme du 11 mars 2011.
Japon. La magnitude du séisme du 11 mars 2011 est évaluée à 8,9 sur l'échelle de Richter par l'Institut de géophysique américain (USGS). C'est le plus violent jamais enregistré au Japon. Son épicentre, l'endroit le plus intensément touché, se situe dans l'océan, à 130km à l'est de Sendai (préfecture de Miyagi), et 400 km de Tokyo.
La secousse la plus destructrice s'est produite à 24,4km de profondeur.
Haïti. Le tremblement de terre qui a frappé l'île d'Hispaniola le 12 janvier 2010, peu avant 17h était d'une magnitude comprise entre 7 et 7,3 sur l'échelle de Richter. C'est le pire séïsme de l'Amérique en 200 ans. Son épicentre se situait à Léogane, 16 km au sud-ouest de la ville de Port-au-Prince et se trouvait à une faible profondeur: de 8 à 10 km au-dessous de la surface du sol. Les tremblements de ce type frappent une moins grande surface géographique que les séismes profonds, mais ils sont beaucoup plus intenses.

Léogane, épicentre du séisme du 12 janvier 2010.
"La presqu'île où est construite la capitale haïtienne, Port-au-Prince, est traversée par des failles capables de séismes de magnitude 7,1 à 8", rapporte le journaliste scientifique Sylvestre Huet sur son blog. Hispaniola, l'île où se trouve le pays, se situe sur une 'frontière de plaque tectonique', selon Jean-Paul Montagner, de l'Institut de physique du globe de Paris, interrogé par le blogueur. "Haïti se situe sur la plaque caribéenne. Cette plaque se frotte à la plaque nord-américaine sur ses frontières nord et est. Un contact rugueux qui se traduit par un mouvement de coulissage entre les deux plaques d'environ 2 centimètres par an", conclut le scientifique.

Le bilan humain
Japon. Vendredi en fin d'après-midi, le bilan était de près de 1000 morts. Le plus grand nombre de victimes proviendrait du tsunami consécutif au séisme.

Haïti. Le bilan est d'environ 230 000 morts, mais le nombre de morts n'est pas connu avec exactitude: en effet, dans les jours qui ont suivi le séisme, des Haïtiens ont été enterrés par milliers dans des fosses communes. Or, une partie de la population n'a pas de papiers d'identité.
Selon le gouvernement haïtien, le séisme a fait 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri.

Le coût financier
Japon. Il est encore trop tôt pour évaluer les coûts de cette catastrophe. On estime néanmoins que le coût pour les réassureurs européens devrait se situer entre 1 et 2 milliards de dollars, a estimé le courtier JPMorgan Cazenove, qualifiant la facture de "gérable" mais aussi l'estimation de "très préliminaire". Sur ce sujet, lire l'article de L'Expansion.
Haïti. La Banque interaméricaine de développement a estimé le coût total à une fourchette comprise entre 8,1 et 13,9 milliards des dollars (5,8 et 10 milliards d'euros). La communauté internationale avait promis une aide de de 2,1 milliards de dollars pour 2010. Mais un an plus tard, les bailleurs de fonds n'ont pas tenu leurs promesses. Moins de la moitié de la somme a été livrée.
Lors du séisme, 400 000 bâtiments ainsi que 180 000 maisons ont été rasés. 60% de bâtiments gouvernementaux, administratifs, économiques et infrastructures de base sont détruits dans la région de Port-au-Prince selon la Commission Intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Un an plus tard on ne dénombre que 1000 maisons reconstruites. 800 000 personnes sont encore sans abris, vivant dans les 1150 camps de la capitale.

Pourquoi une telle différence?
Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Troisième puissance économique mondiale, le Japon a eu les moyens de faire de la lutte anti-sismique une priorité. Les normes de construction ainsi que les techniques parasismiques et systèmes d'alerte au tsunami très avancés permettent de réduire considérablement les risques de dommages corporels et matériels.
Haïti, en revanche est le pays le plus pauvre de l'Amérique et l'un des plus pauvres au monde, avec un PNB par habitant de 520 € (716 $) en 2008 contre 28.020 € (38.578 $) pour le Japon selon l'ONU.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ce-qui-distingue-le-seisme-du-japon-de-celui-d-haiti_971223.html

Un téléthon pour reloger les déplacés de la Place St-Pierre

La mairie de Pétion-Ville organise, le dimanche 13 mars prochain, un téléthon dans l'objectif de délocaliser les familles encore logées sur la Place St-Pierre depuis le lendemain du séisme du 12 janvier 2010.
Haïti: La mairie de Pétion-Ville a commencé en novembre dernier à déloger les familles occupant la Place St-Pierre, mais faute de moyens financiers, elle n'a pu continuer avec une telle initiative. Pour continuer de vider cette place publique de ses occupants, l'administration communale de la commune veut recueillir des dons à travers un téléthon pour reloger quelque 800 familles hébergeant encore cette place publique.
« Avec l'approche de la saison pluvieuse, le Conseil municipal de Pétion-Ville pense qu'il est opportun de s'adresser à votre grand coeur pour votre participation financière en vue de permettre le retour de ces familles à leur foyer », a indiqué dans une note, la mairesse, Claire Lydie Parent, comptant sur la générosité de tous pour atteindre son objectif.
« Actuellement, il reste environ 800 familles logées encore sur la Place St-Pierre sans compter celles de la Place Boyer, du Parc Sainte-Thérèse et autres désireuses de bénéficier de ce même accompagnement pour regagner leur demeure respective », a souligné la mairesse.
En fait, la municipalité de Pétion-Ville est en quête de 16 millions de gourdes afin d'accompagner ces familles. Selon les responsables, près de 500 familles ont déjà quitté cette place, grâce au support de la municipalité qui leur avait donné à chacune 20 000 gourdes.
« La mairie de Pétion-Ville ne dispose pas de fonds pour relocaliser les victimes du séisme du 12 janvier 2010 refugiées sur la place Saint-Pierre, la place Boyer, le terrain de Belleville, le parc Sainte-Thérése, les terrains privés des gens de la commune», avait expliqué Claire Lydie Parent.
Pour délocaliser les premières familles, la mairesse a affirmé avoir eu recours à un montant alloué au service social dans le budget de la mairie qu'elle dirige. Ensuite, grâce à un support financier du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, les responsables municipaux ont déplacé plus de 200 familles de la Place Saint-Pierre.
Valéry Daudier
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90114&PubDate=2011-03-12

La Presse en Haïti doit prendre garde aux menaces de Michel Martelly

Haïti: Le Groupe Médialternatif (GM) prend très au sérieux les menaces proférées à l'éditeur et journaliste de son agence en ligne AlterPresse, Gotson Pierre, et par ricochet à l'ensemble de la corporation journalistique, par le candidat à la présidence Joseph Michel Martelly, lors du débat télévisé du mercredi 9 mars 2011. Interrogé sur sa capacité de gestion en référence à un dossier d'intérêt public concernant ses dettes envers les banques américaines et son aptitude à assumer ses responsabilités, Martelly a piqué une colère et a lancé : « Kite l vini / Se voye yo voye l / M ap tann li » (Laissez-le poser ses questions déplacées / Il est en mission commanditée / Je suis prêt à l'affronter).
Martelly a explicitement évoqué de possibles représailles de « la rue ».
Faut-il croire que Martelly a une liste de journalistes qu'il ne tolère pas ou qu'il croit agir en sa défaveur ?
Les graves déclarations du candidat peuvent être considérées, à raison, comme des menaces à la liberté de la presse et d'expression, qui sont des acquis du 7 février 1986, date de la chute de la dictature sanguinaire des Duvalier.
Le GM salue la vigilance de la presse nationale et internationale, qui a relevé ces écarts, et invite l'ensemble de la corporation ainsi que la société toute entière à tirer conséquence de la position d'agression envers les médias et journalistes, affichée par Martelly, qui brigue le fauteuil présidentiel de la république.
Le Groupe Médialternatif se réserve le droit de prendre des dispositions appropriées face à la résurgence de menaces institutionnelles à l'exercice libre du métier de journaliste, garanti par la Constitution du 29 mars 1987.
Pour le Conseil de Gestion du GM,
Ronald Colbert
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90123&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Il est déconcertant de constater que la société haïtienne y compris plusieurs secteurs de la vie nationale n'a pas pu réaliser que Michel Martelly est devenu du jour au lendemain un présidentiable. Un candidat favori malgré lui.
Je reste eprsuadé qu'au moemnt de la présentation de sa candidature, il savait certaineement qu'il n'avait aucune chance de passer le premier tour.
Des circonstances inexplicables si on le veut bien l'ont projeté au devant de la scène politique sans en avoir compris les vrais contours.
Chacune de ses déclarations émaillées d'une allure plutôt candide entachée de maladresse et d'ignorance prend des ampleurs qui le dépassent lui-même.
Aujourd'hui, il faut comprendre que ses seuls alliés et atouts représentent ceux qui sont capables de sortir dans les rues, ceux qui ont en quelques sorte forcé la main de la communauté internationale à demander l'exclusion de Jude Célestin à son profit.
La réhabilitation d'un Sweet Micky dévergondé en Michel Martelly Président de la République doit prendre la forme d'un recyclage dans lequel doit participer tous les haïtiens y compris ceux qui sont dans l'autre camp aujourd'hui.
Après le 20 Mars il faudra apprendre à vivre avec l'un des deux candiats à la présidence comme Président et l'autre comme un citoyen aimant son pays!

L'ancien président Aristide sera de retour en Haïti dans les prochains jours

Haïti: L'ancien président en exil, Jean Bertrand Aristide, retournera dans son pays (Haïti) dans les tous prochains jours, a fait savoir ce vendredi un officiel sud-africain. C'est un officiel du ministère sud-Africain des Affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle sous le couvert de l'anonymat dans une interview accordée à AP.
Le premier président haïtien démocratiquement élu en 1990, qui revint au pouvoir en 2001, a été en deux fois renversé avant le terme de son mandat, la première fois le 30 septembre 1991 par un violent coup d'état militaire. Et la 2ème fois, sous la pression de secteurs de la communauté internationale. Mais l'ancien président et ses proches ont fait état d'un enlèvement.
Le président en exil depuis 7 ans, qui a obtenu le renouvellement de son passeport diplomatique le mois dernier après l'avoir longtemps sollicité, a fait part récemment de son intention de revenir dans son pays pour se mettre au service de ses soeurs et frères, notamment dans le domaine de l'éducaion.
Des responsables de la France et des Etats-Unis — ces 2 pays sont accusés d'avoir joué un rôle de premier plan dans le départ précipité de M. Aristide le 29 février 2004 — ont estimé récemment qu'il serait inapproprié que l'ancien président revienne dans son pays avant le 2ème tour de l'élection présidentielle fixée au 20 mars.
Cependant, plusieurs milliers de partisans de l'organisation politique de M. Aristide allaient par la suite gagner les rues, pour protester contre de telles déclarations et pour exiger le retour de l'ancien chef d'Etat et la collaboration dans ce retour de ceux qui ont joué un rôle dans son évincement.
Jean Claude Duvalier, l'ancien dictateur haïtien qui était en exil depuis 25 ans en France, a pu revenir sans difficulté en Haïti le 16 janvier dernier.
AHP
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90125&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Le retour n'est certes pas impossible. Il est même  envisageable mais il faut juste se mettre d"'accord sur le moment. Et le moment n'est pas propice aujourd'hui.

Mirlande Manigat fait recette au Cap-Haïtien

Haïti: Présents aux côtés de la candidate du RDNP, les musiciens Marco, Izolan, Fantom, Condagana - du groupe Barikab Crew - qui avaient endossé publiquement le jeudi 3 mars la candidature de Mirlande Manigat, lui ont apporté un grand soutien lors de son meeting du 10 mars 2011 au Cap-Haitien. Une ville où la population en grande partie supporte le chanteur populaire Michel Joseph Martelly, son rival. La candidate à la présidence du RDNP, Mirlande H. Manigat, a réalisé sa tournée de campagne dans la 2e ville du pays dans un environnement électrique sur la place Notre-Dame.
Tôt dans l'après-midi, l'ex-première dame s'est rendue dans les quartiers populaires de La Fossette et Nan Bannan pour rencontrer les habitants de ces zones reconnues pour être des zones rouges. En compagnie des sénateurs Youri Latortue et Evaliere Bauplan, Mme Manigat a promis à ces habitants qu'au sein de son gouvernement ils ne seront pas oubliés et que leur appui est indispensable pour son élection à la magistrature suprême.
Comme une femme fidèle à son mari, la jeunesse capoise a manifesté son appui à Michel Joseph Martelly. Sur la place Notre-Dame du Cap-Haïtien, on pourrait observer seulement des photos de Martelly jusqu'à quelques heures avant le meeting de Mirlande Manigat. Dans certaines rues de la deuxième ville du pays, des jeunes, des photos de Martelly en mains, manifestent leur appui à ce dernier qui, selon eux, pourrait apporter les solutions nécessaires aux problèmes du pays. Sur le lieu du meeting des affrontements sont enregistrés entre les partisans du candidat de Repons Peyizan qui se sont introduits dans la foule - exhibant des photos de leur candidat - et des hommes arborant des t-shirts avec le logo sécurité de Mirlande Manigat. C'est la débandade générale au cours de laquelle plusieurs personnes ont subi des entorses et des blessures légères.
Le cortège de la professeure-candidate a essuyé quelques jets de pierres et des tessons de bouteilles sur la route conduisant à la place Notre-Dame sans pour autant causer de graves problèmes. Aux environs de 16 heures, une foule en liesse arrive sur la place Notre-Dame du Cap-Haitien, lieu retenu pour le meeting et au beau milieu de cette foule, la candidate sous bonne escorte policière salue de la main les milliers de sympathisants qui essaient par tous les moyens de la toucher mais c'était des mouvements désespérés.
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a eu dans son cortège composé de plusieurs voitures de support comportant plusieurs anciennes gloires du football haïtien dont Ti Gana et surtout des chanteurs du groupe Barikad Crew qui ont apporté un grand appui à la réalisation de ce meeting. Sous les applaudissements nourris des sympathisants et partisans, elle fait son entrée triomphale sur le podium et déjà c'est le délire dans la foule qui ne cesse de lui crier leur support et leur amour.

Banm Manmanm
Devant quelques milliers de partisans et sympathisants, les chanteurs de Barikad Crew très aimés par la jeunesse capoise, dans leurs premiers mots, ont tenu à remercier le peuple, car, sans leur support, cet événement n'aurait pas eu lieu sur cette place.
Tour-à-tour, les musiciens du groupe « Barikad Crew » Marco, Izolan, Fantom, Condagana, dans leur intervention, ont invité la jeunesse capoise : « à aller voter le 20 mars prochain Madame Manigat qui est une femme modèle, compétente, au parcours exemplaire dont la verticalité devrait influencer le comportement de nos jeunes filles. »
« Se micro mwen konn kenbe, mwen pa ka dim vle vinn prezidan », a déclaré le chanteur Fantom qui croit qu'aujourd'hui la jeunesse doit faire le bon choix, celui de « Mirlande Manigat », « Banm manmanm pou mwen ka tounen lekol pou vinn gen plis konesans », a affirmé pour sa part Izolan pour calmer l'assistance qui criait « Martelly ! Martelly ! ».
Le groupe, une fois de plus, a exprimé de manière unanime sa confiance en Mirlande Manigat en qui il voit une lueur d'espoir pour Haïti. Les musiciens de « Barikad Crew » voient en la candidate du RDNP un creuset où doivent venir se fondre les énergies de tous les citoyens soucieux d'un meilleur avenir pour Haïti.
Pour sa part, Mirlande Manigat promet à la population que son gouvernement se penchera rapidement sur les dossiers sociaux et que son accession à la magistrature suprême de l'Etat permettra aux Haïtiens de reprendre leur dignité partout où ils passent, incombant la faiblesse aux représentations diplomatiques du pays dont elle compte elle-même redresser la barre.
« Map mande nou pou prepare nou pou nou pran lari a le 21 mars » a lancé la candidate comme pour stimuler ses partisans à se rendre en masse aux urnes le 20 mars prochain pour l'élire présidente de la république. Elalrgissant son sujet elle en a profite pour remercier les amis du ghetto et de lavalas qui la supportent.
Fatiguée, car elle revenait d'un périple dans le Nord 'Ouest, elle a fait un briefing de son plan stratégique pour ensuite rendre visite à l'archevêque de Cap-Haitien, Mgr Louis Kebreau.
L'évènement s'est termine sans heurts et la population a pu regagner son domicile en toute quiétude dans l'attente de pouvoir voter son candidat le 20 mars prochain soit dans moins de 10 jours.
Hansy Mars avec la collaboration de Marc-Henry Jean
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90106&PubDate=2011-03-11