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mardi 21 août 2012

Haiti-Littérature : Anthony Phelps reçoit le prix de poésie du Salon international du Livre insulaire de Ouessant

P-au-P., 20 aout 2012 [AlterPresse] --- Le prix de poésie du 14 ème Salon international du Livre insulaire de Ouessant (Finistère, France) a été attribué au grand poète haïtien Anthony Phelps pour son livre “Nomade je fus de très vieille mémoire”, selon un communiqué transmis à AlterPresse. Dans ce communiqué, la maison d’édition Bruno Doucey, qui a édité le livre d’Anthony Phelps, indique que le poète Gérard Le Gouic lui a remis le prix le 19 aout au nom du jury. Agé de 84 ans, Phelps, farouche opposant à la dictature des Duvalier (1957-1986), exilé au Canada depuis 1964, est l’auteur notamment d’un livre culte pour tous les Haïtiens, “Mon pays que voici”. L’écrivain “voit ainsi son immense œuvre poétique saluée en France”, se réjouit la maison d’édition, qui décrit Anthony Phelps comme “le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé”.
 En juin dernier, Phelps avait refusé un hommage de la part du président Michel Martelly à cause de l’impunité dont bénéficie l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier en Haïti. “De toute façon je ne saurais accepter aucun hommage, d’un président, en temps qu’auteur de Mon Pays que voici, tant et aussi longtemps que Jean Claude Duvalier ne sera pas traduit en justice”, avait écrit Phelps dans une lettre publique. [gp apr 20/08/2012 16 :00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13263

L’Exécutif paiera cette folie de la formation, en violation de tout, d’un prétendu Conseil Electoral Permanent

Le Conseil Electoral Permanent ! Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ? Par Lyonel TROUILLOT Le représentant de l’Union Européenne en Haïti s’en va. Haut fonctionnaire de l’aide, il va poursuivre sa carrière ailleurs. En partant, comme cadeau de départ, il conseille au Président de la République de faire fi de tous les obstacles institutionnels et objectifs à la création dans l’immédiat d’un Conseil Electoral Permanent. Le Président de la République obéit. Les conseils des riches sont des ordres. Et voilà créé par arrêté présidentiel un Conseil Electoral Permanent dans lequel aucun citoyen haïtien n’a confiance mis à part l’exécutif et les quelques chercheurs d’emploi qui ont accepté d’en faire partie. Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps. Le représentant de l’Union Européenne s’en fout. Il ne sera pas là, et quand les Haïtiens manifesteront leur désaccord, son successeur se contentera de dire : ils ne savent pas se diriger. Car, avec ce Conseil Permanent issu de la viscosité d’un Président de la Cour de Cassation, de la cooptation de certains parlementaires, de l’avilissement et de l’ébranlement de deux pouvoirs de l’Etat, c’est la permanence de la crise institutionnelle qui s’installe. On est déjà passé par là. Cela s’est mal terminé pour un pouvoir qui avait voulu mépriser le point de vue des Haïtiens. Mais le représentant de l’Union Européenne n’est pas payé pour connaître l’histoire d’Haïti, ni celle qui fonde ce pays, ni celle de ces dernières années. Pour lui (de telles attitudes ont des noms), les Haïtiens sont sans doute des abrutis qui vont se soumettre à la création d’une institution qui, ainsi formée, n’a d’institutionnel que le nom. Monsieur le représentant de l’Union Européenne croit-il donc que les formations politiques haïtiennes, les parlementaires ayant le sens de la dignité, les Barreaux haïtiens, les associations syndicales, les intellectuels, les universitaires, le simple citoyen qui pressentent le piège, vont tous, comme des moutons, souhaiter la bienvenue à son Conseil Electoral Permanent ! Monsieur le représentant de l’Union Européenne a cautionné, encouragé l’arbitraire de l’éxécutif. Un éxécutif qui croit peut-être qu’avec la corruption, en distribuant ça et là des miettes des deniers publics, ou avec la création de brigades roses à vocation répressive, ou avec l’aide de l’International, il peut tout faire et se foutre de la volonté générale, piétiner les institutions. Un exécutif qui s’installe dans un néo-jeanclaudisme ultradroitier, affairiste et peu soucieux de la démocratie. Le problème avec les néo, c’est qu’ils font rarement mieux que les originaux et que leur odeur les précède. Cet exécutif paiera cette folie de la formation en violation de tout d’un prétendu Conseil Electoral Permanent. Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ? C’est vrai que les réflexes néo-jeanclaudistes de ce pouvoir lui font oublier qu’il y a eu le 7 février 1986, mais le 7 février 86 a bien eu lieu, et si l’exécutif s’entête dans sa dérive autoritaire, il devra s’enfoncer dedans plus encore chaque jour, il en viendra à vouloir museler, tuer peut-être, et là, le représentant de l’Union Européenne, le nouveau, l’actuel sera en train de gagner ses sous ailleurs, ne pourra rien pour lui, alors que « l’International » aura contribué à l’entraîner dans sa dérive. Le consortium politico-économique multinational qui dirige Haïti vient d’installer le pays dans une crise institutionnelle permanente. Le prix à payer ne sera que pour les Haïtiens. Lyonel TROUILLOT, écrivain http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9062

Sourd aux protestations, Michel Martelly installe son conseil électoral permanent

"Chantre" de la rupture politique, le chef de l’Etat a pris lundi soir le risque de s’engager dans une dangereuse confrontation avec la classe politique et la conscience citoyenne en proclamant l’entrée en fonction du CEP contesté, présentée comme un refus de violer la nouvelle constitution amendée et une volonté inébranlable de promouvoir l’Etat de droit et de clore la série interminable des organismes électoraux provisoires Publié le lundi 20 août 2012 Le Président Michel Martelly a fermement défendu lundi soir comme un « défi majeur à relever » sa décision de mettre en place le conseil électoral permanent malgré les contestations en fermant la porte à toute négociation sur la constitution d’un CEP provisoire résultant d’un consensus national. « J’ai opté pour la solution constitutionnelle », a déclaré dans une adresse à la nation le chef de l’Etat qui a annoncé, dans l’attente des trois représentants du Parlement, l’entrée en fonction le jour même des six conseillers électoraux nommés et qui ont reçu pour instruction de se mettre au travail rapidement dans la perspective de « l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques ». Amputé d’un tiers de ses membres, le Sénat ne parvient pas à combler, de concert avec la Chambre des Députés, les trois sièges restés vacants au CEP au moment où des voix s’élèvent au Parlement et au-delà, dans la classe politique et la société civile, contre la constitution d’un organisme électoral jugé illégitime et inconstitutionnel pour arbitrer le prochain scrutin sénatorial, municipal et local. Estimant que le pays se trouvait aujourd’hui « au carrefour de l’histoire » après avoir expérimenté seize institutions électorales provisoires, M. Martelly a insisté une fois de plus sur la nécessité pour son régime d’éviter, au nom des promesses de campagne, d’un engagement patriotique éprouvé et du renforcement de l’Etat de droit, de perpétuer les violations de la constitution commises ces 25 dernières années. « Former un CEP permanent a toujours été un défi majeur pour tous les chefs d’Etat qui se sont succédés au pouvoir depuis 1986 », a poursuivi le Président qui dit avoir écarté la poursuite de la tradition du provisoire en rejetant les différentes formules de CEP spécial, de consensus, d’exception, de transition ou ultime qui lui ont été proposées. « Le CEP permanent est un défi relevé », a-t-il avancé avec assurance en estimant qu’il incarnait le changement, la défense de l’intérêt collectif, de la démocratie et de son corollairen indispensable, les élections, contre un cycle de désordre interminable, préjudiciable à la population et une approche politicienne du débat actuel. Enfin, le chef de l’Etat exhorte les différents acteurs nationaux à assumer leurs responsabilités dans le sens de l’avancement du pays plutôt que de « fragiliser davantage les institutions de notre jeune démocratie ». « Marchons unis, dans nos rangs point de traîtres », une des strophes de la dessalinienne devenue ces derniers jours le leitmotiv préféré de Michel Martelly, était encore au rendez-vous dans ce message délivré sur fond de polarisation de l’espace politique. Indignés devant la décision du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph, de torpiller le processus de désignation des trois représentants du CSPJ au CEP, divers représentants de la classe politique et de la société civile accusent le pouvoir d’avoir sélectionné des marionnettes -avec à la clé des mandats de trois, six et neuf ans- en vue d’organiser des élections officielles sur mesure. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9068

Haiti – Sécurité : Le nouveau Directeur Général de la PNH officiellement installé

Le nouveau directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), M. Godson Aurélus a été officiellement installé à son poste ce lundi 20 août, lors d’une cérémonie tenue dans les locaux de la Direction générale de la PNH, avons-nous appris de source policière. Déroulée dans une atmosphère calme, l’installation a été faite en présence du haut-état-major de la Police nationale d’Haïti et de l’ancien directeur général, Mario Andrésol, lequel a souhaité du succès à son successeur, nous a informé par téléphone le porte-parole adjoint de l’institution, Gary Desrosiers. « La tâche est rude et difficile, mais elle n’est pas non plus au-dessus de mes capacités. Je compte faire régner l’ordre et la discipline au sein de l’institution », a déclaré M. Godson Aurélus, indiquant par ailleurs avoir à aborder un ensemble de dossiers, mais dit attendre la bénédiction du Parlement. Dans son discours de circonstance, le nouveau DG de la PNH, dit avoir reconnu que les défis sont multiples et les moyens disponibles pour les relever bien moindres. Toutefois, il a promis de se pencher sur les 12 heures de temps fournis par les policiers, mais aussi de chercher des avantages sociaux pour ces derniers. Nommé par le président de la République, Michel Joseph Martelly en remplacement de M. Mario Andrésol qui a passé quelque six ans aux commandes de la PNH, Godson Aurélus est installé à sa fonction pour continuer la mission suprême de l’institution policière, savoir : « Protéger et Servir ». Ancien commissaire divisionnaire et ex-responsable de la Direction de la police judiciaire (DCPJ), l’actuel chef de la PNH a été choisi par le président Martelly. Il est pour l’instant le nouveau commandant de la Police en attendant la ratification de son choix par le Sénat de la République. http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-securite-le-nouveau-directeur-general-de-la-pnh-officiellement-installe/

Haïti-Culture : Pour un regard neuf sur le vaudou

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- Des professeurs d’anthropologie à la faculté d’Ethnologie invitent à sortir des stéréotypes et à projeter un regard moderne sur le vaudou, dans le cadre d’une conférence-débat organisée le 17 août au local de l’institution au centre de la capitale. « Il faut sortir des spéculations historiques … il y a nécessité de présenter une vraie histoire du vaudou (haïtien) », prône Jhon Picard Byron, responsable du département d’Anthropologie de la Faculté d’Ethnologie (Fe). Cette attitude pourrait aider à défaire certains stéréotypes qui marquent les esprits depuis le temps de la colonie, soutient le professeur. Les intervenants ont fait référence aux préjugés transportés dans le domaine de l’Anthropologie par des "chercheurs exotiques" qui veulent que le vodouisant soit automatiquement un illettré, un paysan évoluant dans une situation qu’ils qualifieraient de paupérisation. Une démarche visant à mettre de côté les positions arrêtées sur le vaudou aiderait également à mieux aborder des questions qui ne sont pas toujours posées, telles l’utilisation d’outils technologiques dans les rituels dédiés aux Loas (Esprits médiateurs entre le Grand Maître/Dieu et le serviteur). Cette utilisation se fait en essayant de « rester loyaux aux traditions ancestrales », explique le docteur en Anthropologie et Patrimoine Samuel Regulus, qui a présenté pour l’occasion les résultats d’une recherche qu’il a conduite à travers le pays. Selon lui, les vodouisants qui s’adonnent à ces pratiques croient « préparer le vaudou de demain ». La religion vaudou ne manquera pas non plus de connaître bien des mutations à travers l’espace, ce avec la migration des haïtiens vers d’autres pays et qui continuent à exercer leur foi en ce qu’ils croient. Adrien Munier, doctorant à l’Université Lyon 2, déclare au cours de cette conférence : « le vodou haïtien s’établit dans les communautés haïtiennes diasporiques », comme celle de Montréal au Canada. D’après les observations de Munier, dans la communauté vodouisante haïtienne, au Canada, certains croyants comparent des divinités du panthéon haïtien à des divinités hindoues. Travaillant sur le thème « le vodou haïtien et la mondialisation » Adrien Munier se pose également des questions qui concernent le présent autant que l’avenir du vodou haïtien. Parmi celles-ci, figurent la place du vodou haïtien dans le contexte actuel de mondialisation, la capacité du vodou de rendre visible ces communautés haïtiennes ou encore le sens de cette pratique religieuse à l’heure de la globalisation. Il considère aussi les différentes contraintes sociopolitiques dans ces pays, notamment en rapport à la machine économique néolibérale. Récemment, le chef suprême du vaudou en Haïti, Max Gesner Beauvoir, a pour sa part dénoncé l’éventuelle marginalisation de cette religion par le président de la république, Michel Martelly. [ srh kft gp apr 20/8/2012 11:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13253

Haïti-Justice : Le parquet de Port-au-Prince étudie la dénonciation de l’épouse et du fils de Martelly

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- Le parquet de Port-au-Prince étudie pour suites légales la dénonciation de Sophia St-Rémy Martelly, épouse du chef de l’Etat, et de son fils ainé, Olivier Martelly pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs », produite par l’avocat Newton Louis St Juste. L’information a été obtenue du substitut-commissaire du gouvernement, Paul Eronce Villard, par AlterPresse, ce 20 août 2012. La dénonciation a été déposée jeudi 16 août au parquet de Port-au-Prince. « Le parquet étudie la dénonciation dans sa forme pour voir si elle est correcte en regard de la procédure tracée par la loi », a déclaré le substitut Villard. Contacté par AlterPresse, Newton St Juste se dit « confiant que le dossier va suivre son cours et que le commissaire du gouvernement qui se présente toujours comme l’avocat de la société met le même empressement que dans les cas de corruption au Conseil électoral, à la caisse d’assistance sociale ou à l’Electricité d’Haïti. » A 14 :06, l’avocat était en train de rédiger une correspondance à transmettre à Me Senatus aux fins de lui rappeler les prescrits légaux dans ce cas. L’avocat St Juste, en sa qualité de dénonciateur, a requis du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, à qui il a adressé une lettre datée du 16 aout 2012, de « mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs, coauteurs et complices des ces infractions conformément aux dispositions légales ». « L’immixtion de la première dame et de son fils dans l’administration publique dans le but de manier les deniers publics en dehors des normes régissant la fonction publique est qualifiée par l’article 217 du Code pénal d’usurpation de titre ou de fonction », précise-t-il. Un emprisonnement d’un à trois ans sans préjudice est le sort réservé à toute personne tombée sous le coup de cet article du Code Pénal haïtien. St Juste souligne à l’attention du chef du parquet de Port-au-Prince l’opacité entourant« la provenance et le mode de décaissement des fonds alloués » à ces proches du président pour exécuter des activités en dehors des « règles du Droit Administratif et de Comptabilité Publique et enfreignant les dispositions du Code Pénal ». St Juste a également fait parvenir une copie de la lettre-dénonciation aux commissions justice du Sénat et de la chambre des députés via leur bureau aux fins d’enquêter sur la question conformément à l’article 118 de la constitution haïtienne [efd kft gp apr 20/08/2012 14 :25] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13259

Haiti – Economie : L’Agriculture revendique près de 10 milliards du budget

Le Ministre de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du développement rural, Thomas Jacques, requiert un crédit budgétaire de 9.7 milliards de gourdes du budget national pour l’exercice fiscal 2012-2013. Lors d’une rencontre avec les membres de la commission économie finances et budget du Sénat de la République, le vendredi 17 Aout 2012, Thomas Jacques a exposé son agenda pour le prochain exercice. Il entend œuvrer à l’ « augmentation de l’offre supplémentaire de 60,000 tonnes métriques d’équivalence céréalier dans les différentes zones de construction et de réhabilitation des systèmes d’irrigation du pays », aux « investissements à haute intensité de capital dans l’agriculture, par l’introduction de l’irrigation goutte à goutte, par l’intensification de la production sous serre, par le développement du secteur de la transformation des produits agricoles ». Le ministre Thomas Jacques s’est aussi engagé devant les sénateurs pour « la création d’environ 90,000 emplois directs et de 450,000 emplois indirects à partir de la mise en valeur de 36,000 hectares de surface agricole supplémentaire » et à « diminuer les pertes post-récoltes, qui sont aujourd’hui de l’ordre de 35%, donc nous allons essayer de les baisser autour de 30% ». « ….nous avons proposé un crédit budgétaire de 679 millions 347,729 gourdes pour le fonctionnement et des crédits d’investissements de 9 milliards 85 millions 969,711 gourdes qui est réparti en ressources nationales pour 1 milliard 310 millions de gourdes et des ressources externes, 7 milliards 775 millions 969,711 gourdes soit un total de 9 milliards 765 millions 317,400 gourdes », a-t-il dit aux parlementaires. En termes de réalisation pour l’exercice fiscal 2012-2013, le ministre Thomas Jacques a indiqué avoir fait en sorte que la gouvernance du secteur agricole soit renforcée et que les infrastructures agricoles soient améliorées. « …augmenter la superficie cultivable, accroitre la production et augmenter les revenus des ménages ruraux, augmenter la productivité des filières pour une meilleur disponibilité des produits, accroitre l’accès de agriculteurs aux services de base et aux technologie améliorés », voilà pour les autres actions posées par le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) au cours de l’exercice qui prend fin le 30 Septembre 2012, si l’on en croit le ministre Thomas Jacques. HaitiNews509 http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-economie-lagriculture-revendique-pres-de-10-milliards-du-budget/

Haïti : l’ONU célèbre ses idéaux dans un contexte mitigé

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies (Onu) a rendu hommage aux Haïtiennes et Haïtiens qui ont fait preuve de solidarité et aidé à sauver des vies lors du séisme de 2010, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire ce 19 août 2012, selon un communiqué transmis à AlterPresse. L’Onu souligne « l’héroïsme et la solidarité sans faille des Haïtiennes et des Haïtiens », qui avaient permis de sauver « d’innombrables vies » au lendemain du 12 janvier 2010, lit-on dans le communiqué. Cette célébration intervient dans un contexte où la communauté humanitaire peine à réunir les fonds souhaités pour conduire son action en Haïti, alors que les urgences humanitaires peuvent à tout moment ressurgir. Le pays demeure particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles- et les défis, liés à la réponse à l’épidémie de cholera qui sévit depuis octobre 2010, persistent. Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre, et malgré des efforts pour débarrasser les villes des décombres, la reconstruction n’a démarré que dans les discours politiques en témoigne notamment l’absence d’une politique réelle de logement. Des articles parus récemment dans la presse ont fait état de grandes défaillances dans la gestion de l’aide allouée, surtout du côté des Etats-Unis mais aussi des responsables haïtiens. Par ailleurs les Nations Unies, plus particulièrement sa mission de casques bleus, ont une image controversée dans le pays, et sont pointées par plusieurs organisations sociales, universitaires et syndicales pour des actes de violence et la présence de la maladie du cholera. Ces organisations réclament d’ailleurs le départ de la mission. Quoi qu’il en soit, l’Onu semble vouloir réaffirmer à travers cette journée mondiale de l’aide humanitaire son attachement aux valeurs qui sont les siennes depuis sa création, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, malgré les réactions parfois hostiles des populations devant des résultats mitigés. Les Nations Unies, non sans un certain idéalisme, ont appelé les habitants de la planète à se tourner vers l’autre et réaliser le 19 aout une belle action, comme « préparer un sandwich à un sans-abri », « tondre la pelouse de son voisin » ou se « dresser pour défendre une victime d’agression ». La journée mondiale de l’aide humanitaire a été créée le 19 aout 2003 suite au bombardement du quartier général de l’Onu à Bagdad, qui avait causé la mort de 22 personnes. [jp kft gp apr 20/08/2012 08:15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13254

Vers le renforcement de la coopération entre Haïti et Taiwan

Le Président de la République, Michel Martelly, a eu, jeudi, dernier à Santo-Domingo (République Dominicaine), une réunion privée avec le Président de Taïwan, M. Wu Den-Yih, avec qui il a discuté des sujets de coopération entre Haïti et Taiwan. Selon un communiqué de la présidence, le premier point abordé par les deux personnalités a été l'engagement de la République de Chine (Taiwan) à poursuivre la mise en œuvre des plans de coopération visant à promouvoir la reconstruction d'Haïti. Le Président Martelly en a profité pour adresser ses remerciements au Président Den-Yih pour les résultats obtenus dans ce domaine, ayant contribué au bien-être du peuple haïtien. En outre, les deux Chefs d'Etat ont exprimé la nécessité de travailler dans l'enseignement universitaire et la formation professionnelle en vue d'aider les jeunes à avoir un meilleur avenir et devenir un grand potentiel pour le pays. « Nous devons donner aux jeunes la possibilité de bénéficier de formations professionnelles adéquates pouvant les aider à contribuer à la reconstruction de notre société», reste convaincu le Président Martelly. Le Président de la République a aussi exprimé son intention de renforcer le secteur de l'énergie en Haïti, particulièrement l'énergie électrique. En ce sens, le Vice-président de Taïwan a promis sa collaboration pour soutenir Haïti. La coopération entre Haïti et Taiwan s'étend également dans le domaine de la santé. Les Présidents Martelly et Den-Yih se sont engagés à continuer le travail pour mener à bien ces nouveaux plans de coopération en vue de renforcer les relations entre les deux pays. EJ /Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=21260