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lundi 22 février 2010

Haïti: Préval sauvé par sa petite-fille

AFP
23/02/2010 | Mise à jour : 07:18
Le président haïtien René Préval a échappé au séisme qui a ravagé son pays le 12 janvier parce qu'il avait pris quelques instants pour jouer avec sa petite-fille dans son jardin, a-t-il raconté hier soir à la télévision mexicaine.

Le président Préval a déclaré que le bilan du séisme approchera 300.000 morts en arrivant avant-hier soir au sommet dit "de l'Unité" de trente-deux pays d'Amérique latine et des Caraïbes, réuni au Mexique dans la station balnéaire de Cancun (sud-est), et dont l'aide à Haïti est un des thèmes principaux. Le dernier bilan officiel fait état de 217.000 morts.

M. Préval a expliqué hier, dans une interview à la chaîne de télévision mexicaine Televisa, qu'il avait échappé à la mort pour avoir pris le temps de jouer avec sa petite-fille dans son jardin en revenant d'une réunion officielle. "J'allais rentrer chez moi, mais je ne suis pas entré tout de suite, car le me suis arrêté pour jouer avec ma petite-fille qui était là dans le jardin. Et la maison est tombée et j'ai vu le palais présidentiel qui s'effondrait aussi", a expliqué M. Préval. "Ceux qui sont restés vivants, c'est parce que leur jour n'était pas arrivé", a-t-il conclu.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/23/01011-20100223FILWWW00357-haiti-preval-sauve-par-sa-petite-fille.php

Des parents adoptants en colère veulent se rendre en Haïti


Marion Souzeau | 22.02.2010, 15h47 | Mise à jour : 20h19
«Pourquoi notre enfant n'est pas considéré comme les autres ?». Voilà plus d'un mois que Christine et son mari attendent le rapatriement de Mickenson, leur fils adoptif toujours bloqué en Haïti depuis le séisme.
Considérant que «Bernard Kouchner ne [leur] donne pas le choix», ce couple de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a décidé de se rendre là-bas «au péril de [leurs] vies» pour ramener leur petit.
Leur cas est loin d'être isolé : au total, 116 familles françaises réclament actuellement le transfert de leurs enfants. Toutes ont obtenu, avant la catastrophe, un jugement d'adoption valide. Mais le ministère des Affaires étrangères, qui avait décidé d'accélérer l'évacuation des orphelins haïtiens en cours d'adoption, a décidé de faire machine arrière. Aucun rapatriement n'a eu lieu depuis le 11 février dernier. «Sur les 371 enfants rapatriés jusqu'ici, certains retours d'expérience ne sont pas positifs», justifie-t-on au Quai d'Orsay.
Le Quai d'Orsay fait valoir l'intérêt supérieur des enfants
Le porte-parole du ministère, Bernard Valero, a donc annoncé lundi l'envoi en Haïti, «dans les meilleurs délais», d'une équipe de pédopsychiatres. Ils auront pour mission de rencontrer les enfants adoptés afin de leur assurer une arrivée en France «dans les meilleures conditions». «Même si nous comprenons parfaitement l'impatience des familles, ce temps de travail et de conception est un temps nécessaire de respect de l'enfant», fait valoir le porte-parole, alors que le projet de création d'un «sas» en Guadeloupe a également reçu l'aval du Premier ministre la semaine dernière.
Interrogé sur l'intention de certaines familles de rejoindre «l'île martyre», le Quai d'Orsay répond qu'il ne peut pas les en empêcher. «Les vols commerciaux ont repris, rappelle-t-on. Mais ces familles ne pourront pas partir avec leurs enfants si l'ambassade ne leur a pas délivré de laisser-passer».
Malgré les mises en garde de certains spécialistes de l'enfance, Christine juge l'attitude du gouvernement. «inadmissible». «Là-bas, les émeutes gonflent de plus en plus et il y a eu encore une secousse ce lundi. La directrice de la crèche où se trouve Mickenson est très inquiète. Nous ne pouvons pas laisser notre fils dans cette situation», s'insurge-t-elle.
http://www.leparisien.fr/seisme-haiti/des-parents-adoptants-en-colere-veulent-se-rendre-en-haiti-22-02-2010-825210.php

DES MAUX D'HAITI A TRAVERS DES MOTS D'HAITI

Que de temps et de l'énergie de perdu juste pour un sac de riz
Coucou en direct d'Haïti
Nos femmes attendent patiemment pour un sac de riz. Elles sont des milliers à attendre depuis six heures du matin faisant une queue qui ne finit pas. Sous un soleil ardent. Dans la poussière et la boue… Elles préfèrent attendre. Juste pour un sac de riz.
C’est incroyable! Voyez-vous combien d’heures de travail que nous perdons, combien de bras libres… combien de têtes qui ne pensent qu’à un sac de riz?
En plus ce n’est pas tout, plus loin après la file quand ces femmes sortent avec leur sac de riz sur la tête nous voyons plus loin, nos hommes, qui eux aussi attendent leurs femmes, ou doit on dire le même sac de riz. Donc de six heures du matin à midi et trente sept minutes, il y a deux personnes qui ont perdu six heures et demie de temps. Cela veut dire douze heures de travail par jour de perdu pour un sac de riz.
Personne n’est là pour mettre un frein à tout ça?? Personne ne pense qu’il faut commencer à créer du travail pour ces gens là, un travail peut être qui ait rapport à la construction du pays, à la propreté de nos rues, de notre Haïti.
Faire des équipes pour le nettoyage, demander à ces gens de faire au moins quatre heures de travail pour ce sac de riz, c’est à la fois un mieux pour leur dignité et pour le pays aussi.
Ils doivent travailler si non des milliers de gens sont en train de vagabonder dans nos villes sans rien faire et finiront par se lasser pour devenir ensuite des aigris, des paresseux, et des faiseurs d’enfants car leur seul loisir à présent c’est de jouer, jouer et jouer à tout.
I WAS THERE!
Coucou
22/02/2010

Les autorités veulent créer de nouveaux abris provisoires

Les autorités gouvernementales et locales ont entrepris des démarches en vue de déloger les sans abris regroupés sur les places publiques. Des fonctionnaires du gouvernement ont pu déplacer un premier groupe de 190 familles du champ de Mars vendredi dernier. Ces personnes disposent maintenant de tentes et de sanitation non loin des ruines de la Cathédrale.
Un haut cadre du ministère de l'environnement a expliqué que 90% des sans abris du Champ de Mars proviennent de Bel Air, Fort National et Carrefour feuilles.
Les sinistrés du champ de Mars ne sont pas prêts à abandonner leur nouveau quartier. Des maisonnettes en toitures métalliques ont été construites ces derniers jours dans ce espace vert qui donne accès au Palais National, au Palais de ministères (en ruine) et au Mupanah.
De nombreux sinistrés refusent de se rendre à Morne cabri ou Ganthier (Ville frontalière) comme annoncé par les autorités. Certaines personnes s'adonnent à la vente de produits de première nécessité non loin de leurs tentes rudimentaires.
Pire certains individus ont entrepris de construire des maisons pour les vendre ou louer à des sinistrés au Champ de Mars.
Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason a réclamé des actions urgentes du gouvernement pour ces sans abris livrés à eux-mêmes.
De son coté, le maire de Delmas, Wilson Jeudi, a demandé aux sinistrés regroupés à Saint Louis de Gonzague de déguerpir. Le maire disposerait de 130 tentes pouvant accommoder plusieurs salles de classes. Il se réjouit de la collaboration des frères qui sont prêts à créer un campus scolaire.
Le maire de Delmas se propose de reloger ces sinistrés dans un autre endroit avant la fin de ce mois.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17025

Préval réclame des dispositions pour protéger la production nationale


Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, appelle les bailleurs de fonds et les ONG à apporter des modifications dans la distribution de l'aide humanitaire afin qu'elle n'affaiblisse pas la production agricole locale. Il souhaite que l'assistance internationale se matérialise par la création d'emplois pour les haïtiens dans le but de favoriser une reprise de l'activité économique.
Répondant aux questions des journalistes en marge d'une rencontre avec la présidente du Chili, M. Préval a fait valoir que les agriculteurs haïtiens continuent à alimenter le marché en céréales et denrées de toutes sortes. Il encourage les ONG désireuses de continuer à fournir des rations alimentaires à s'approvisionner sur le marché local.
Le président Préval justifie sa démarche par la nécessité de faciliter une reprise des activités commerciales. Il révèle que les grossistes et les détaillants ne peuvent écouler leurs stocks en raison d'une concurrence de l'aide humanitaire.
Cet avis est partagé par le coordonnateur général de la Commission Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), Gary Mathieu, qui confirme une augmentation de la production agricole au cours de ces derniers mois. M. Mathieu assure que 53 % des 105 000 tonnes de nourriture nécessaires pour les sans abris au cours des 6 prochains mois seront disponibles sur le marché local.
Dans le même temps, le coordonnateur de la commission chargée de la gestion de l'aide, Michel Chancy, informe que le volume des importations de riz au cours des deux derniers mois représente 10 % du volume habituel. 2 000 tonnes de riz ont été importées contre 20 000 en janvier et février 2009.
M. Chancy explique que le pays n'est pas touché par la famine et que les foyers disposent de quelques ressources financières. Il révèle que le montant des transferts de fonds de la diaspora en janvier 2010 est 10 fois supérieur à celui du mois précèdent.
LLM

Un plan Marshall pour Haïti

Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union Européenne pour les Affaires étrangères a annoncé aujourd'hui que l'Union européenne veut lancer "un plan Marshall" pour Haïti.
Le plan Marshall, officiellement appelé "Programme de rétablissement européen", fut un plan américain pour aider la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale.
"Nous devons mettre en œuvre une sorte de plan Marshall pour Haïti" a déclarée Catherine Ashton au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE. Elle a également souligné que le soutien européen. Le montant de l'aide financière européenne s'élève jusqu'à présent à 609 millions d'euros (829 millions de dollars)(budget UE et budget national), dont 309 millions d'euros (421 millions de dollars) d'aide humanitaire (120 millions du budget UE, 189 millions des États de l'UE). 300 millions d'euros (408 millions de dollars) sont destinés à la reconstruction et la réhabilitation.
Mme. Ashton devrait se rendre à Port-au-Prince la semaine prochaine.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17030

Haiti : Les Canadiens s'en vont


Le Canada a commencé le retrait des troupes envoyées en Haïti pour apporter de l'aide humanitaire d'urgence. Le navire NCSM Halifax qui se trouvait au large de Jacmel a quitté les eaux haïtiennes pour retourner au Canada. Le Canada avait déployé juste après le séisme près de 2.000 soldats, Peter MacKay ministre de la Défense nationale du Canada avait précisé que le mandat de la majorité des militaires envoyés sur place s'étirerait entre 30 et 60 jours.
Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères au Canada a tant qu'à lui précisé que "Les forces canadiennes continueront à apporter une aide à la mission de stabilisation". Un plan de transition "concerté" avec les autorités haïtiennes, l'ONU et les autres pays impliqués a été mis sur pied, a dit M. Cannon.
N/ Radio Métropole Haïti

Des avocats offrent gratuitement des consultations aux Haïtiens

La Presse Canadienne, Montréal
Pour venir en aide aux Haïtiens de Montréal qui désirent parrainer des membres de leur famille touchés par le séisme qui a dévasté Haïti, un service de consultations juridiques gratuites vient d'être mis sur pied.
L'initiative a été lancée par l'Association du Barreau canadien et le Barreau du Québec.
Les consultations, offertes bénévolement par une trentaine d'avocats, se déroulent à la Maison d'Haïti, à Montréal.
Un volume important de demandes de parrainage est attendu, puisque des règles d'exception ont été annoncées le 3 février par la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.  Ainsi, un Canadien d'origine haïtienne peut parrainer ses parents et grands-parents, son conjoint, ses enfants, peu importe l'âge, et ses frères et sœurs. Il doit toutefois accepter la responsabilité de la personne qu'il parraine.
Des avocats spécialisés en immigration sont sur place pour répondre aux questions des demandeurs.

Haïti: du cinéma pour les sinistrés

Quiconque est arrivé au Champ-de-Mars ce week-end sans trop savoir à quoi s'attendre a connu une grande surprise. Deux écrans géants à double face éclairés par des projecteurs numériques.
Philippe Mercure, envoyé spécial La Presse
(Port-au-Prince) Victor Fabrice, 20 ans, est venu avec sa copine Robertine qu'il a enlacée toute la soirée. Wislande Trésor a regardé la chose debout devant sa tente. Christy, 2 ans, a donné la main à sa grand-maman Chantale pour s'y rendre à petits pas, l'air très impressionné dans sa jolie robe jaune. C'était le «Sinema anba Zetwal» en fin de semaine au Champ-de-Mars de Port-au-Prince. Prononcez tout haut et vous comprendrez: «Sinema anba Zetwal», c'est du cinéma sous les étoiles. À la fois moyen de divertissement, de rassemblement et d'éducation pour un peuple qui doit collectivement se remettre de bien des émotions depuis le tremblement de terre du 12 janvier.
«C'est de la nourriture pour l'esprit, explique Laurence Magloire, Montréalaise à l'origine de l'activité. Ils ont distribué du riz pour nourrir les ventres. Nous, on nourrit les âmes.»
Quiconque est arrivé au Champ-de-Mars ce week-end sans trop savoir à quoi s'attendre a connu une grande surprise. Deux écrans géants à double face éclairés par des projecteurs numériques, une scène balayée de lumières multicolores, des consoles et haut-parleurs de qualité: derrière, Laurence Magloire et son équipe dirigeaient le spectacle, penchés sur une longue rangée d'ordinateurs portables.
Le groupe est loin d'en être à ses premières armes. Laurence Magloire est une ancienne de Radio-Canada qui a tout quitté il y a 10 ans pour revenir dans son pays d'origine. Depuis 2002, elle organise des tournées de cinéma dans tout Haïti pour montrer, éduquer et émanciper.
Inutile de dire qu'avec le séisme du 12 janvier, son projet a redoublé de pertinence. La représentation de vendredi dernier a marqué le départ de Food for Souls
(de la nourriture pour les âmes) - une ambitieuse tournée de 17 semaines qui vise à tenir 260 représentations dans le pays. Le groupe compte entre autres visiter 52 camps de déplacés de Port-au-Prince.
«Les gens n'ont rien à faire actuellement, dit Laurence Magloire. La télé était déjà inexistante et ne remplissait pas son rôle d'éducation. C'est ce qu'on veut faire.»
Chaque représentation compte des spectacles musicaux, des interventions au micro, des vidéos et des films. Les animateurs font régulièrement circuler le micro parmi la foule, qui envoie ses appels à l'aide, ses récriminations ou quelques blagues qui font rire l'assistance.
De superbes images de paysages haïtiens ont défilé, afin de renforcer le sentiment d'appartenance des habitants pour leur pays. Entre tout ça, des messages éducatifs sur l'environnement, la planification familiale ou la façon d'affronter le traumatisme sont passés.
«Ça nous permet d'oublier nos problèmes, ça nous permet de relaxer», a dit Chantale René, l'une des milliers de sinistrés qui ont trouvé refuge au Champ-de-Mars.
Les fonds proviennent de commanditaires, parmi lesquels on trouve le célèbre rhum Barbancourt, ainsi que LGLSA, bureau haïtien de la firme d'ingénierie québécoise SNC-Lavalin.
Mme Magloire explique que le tremblement de terre a attiré l'attention sur la cause qu'elle défend. «C'est la première fois que les gens comprennent vraiment ce que je fais en Haïti. Avant, je mendiais pour avoir des sous. Là, tout le monde me dit: Je veux t'aider, je veux t'aider.»
Scène extérieure, foule qui se serre les coudes, longues rangées de toilettes chimiques: on aurait pu se croire au Festival de jazz ou aux FrancoFolies de Montréal, ce week-end, au Champ-de-Mars. Le hic, c'est qu'on ne sait pas encore quand on pourra enfin retirer ces toilettes «temporaires». Et que bon nombre de ceux qui se pressaient sur la place centrale y campent aussi depuis maintenant plus de cinq semaines.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201002/22/01-953924-haiti-du-cinema-pour-les-sinistres.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-international_section_ECRAN1POS1

Le bilan du séisme du 12 janvier pourrait atteindre 300 000 morts selon le président haïtien

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 22.02.10 | 08h32  •  Mis à jour le 22.02.10 | 09h50
Le président haïtien René Préval estime dimanche que le bilan du séisme qui a frappé son pays le 12 janvier pourrait s'établir à 300 000 morts. "Vous avez vu les images, vous avez pu vous rendre compte de la situation. Plus de 200 000 cadavres ont été récupérés dans les rues, sans compter ceux qui se trouvent toujours sous les décombres", a déclaré Préval lors d'une réunion des dirigeants des pays d'Amérique latine et des Caraïbes au Mexique. "Nous pourrions atteindre le nombre de 300 000 morts." La question de la reconstruction d'Haïti sera le principal sujet abordé lors du sommet régional qui se déroule près de la station balnéaire de Playa del Carmen.
Si ce nombre était confirmé, le tremblement de terre qui a frappé Haïti pourrait être la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l'histoire moderne. Le tsunami qui avait touché l'océan Indien en 2004 avait fait plus de 200 000 morts. Les dégâts provoqués par le séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter sont évalués à 14 milliards de dollars, selon une estimation de la Banque interaméricaine de développement.

Le séisme a détruit plus de 250 000 habitations et laissé 1,5 million de personnes sans abri à Port-au-Prince. Préval a précisé que l'urgence concernait la mise en place d'abris d'urgence. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain s'inquiètent de l'absence de sanitaires et d'eau potable qui pourrait se traduire par l'apparition d'épidémies, alors que la saison des pluies est attendue pour le mois de mars.
"Les premières précipitations qui ont commencé à s'abattre sur Port-au-Prince rendent impossible une vie décente et c'est pour cela que nous avons besoin d'abris", a déclaré Préval. "Plutôt que des travaux de reconstruction, nous devons travailler à une refondation du pays en ne nous concentrant pas seulement sur la capitale", a ajouté Préval. Le président haïtien a appelé les pays latino-américains à investir dans l'industrie afin d'aider son pays à s'affranchir de sa dépendance à l'aide internationale.
Près de 900 000 Haïtiens attendent toujours les tentes promises par la communauté internationale et le gouvernement a fait de l'acheminement d'abris provisoires une priorité, a déclaré samedi le président Préval. "Nous accordons la plus haute priorité" à la recherche des moyens de "permettre le plus rapidement possible aux familles de s'abriter dans des conditions décentes", a-t-il souligné, expliquant qu'une autre des principales priorités du pays était de rouvrir les écoles.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/22/le-bilan-du-seisme-du-12-janvier-pourrait-atteindre-300-000-morts-selon-le-president-haitien_1309426_3222.html

SOIRÉE DE SOUTIEN POUR LES JOURNALISTES HAÏTIENS

14 FÉVRIER 2010
 La catastrophe survenue à Haïti entraîne on le sait d’énormes besoins de différentes nature. En dehors des besoins les plus vitaux (soins, alimentation), de nombreux haïtiens sont privés de leur outil de travail, notamment les journalistes. Or, dans de tels moments, l’information est d’autant plus essentielle  pour la population. Nos collègues, avec un courage exemplaire, essaient avec les moyens qui leur restent de continuer à faire leur métier. Mais ils ont besoin de notre soutien.

L’Union des clubs de la presse de France et francophones (Ucpf)a donc décidé d’apporter, via les 25 clubs qu’elle regroupe dans l’hexagone, outre-mer et dans des pays francophones, une aide spécifique à ses confrères. Depuis trois ans, un club de la presse existe à Haïti et adhère à l’Ucpf. Si les journalistes qui l’animent  sont bien heureusement indemnes, la plupart ont vu les locaux de leurs médias détruits avec leur matériel. Compte tenu des difficultés de transport, nous avons choisi d’organiser dans nos clubs respectifs des opérations permettant de réunir des sommes qui seront envoyées au club de la presse haïtien. Nous espérons ainsi aider nos confrères à pouvoir acheter sur place – donc en contribuant à la relance de l’économie locale – le matériel le plus urgent dont ils ont besoin pour travailler.
Notre club de la presse Marseille Provence Alpes-du-Sud organise pour sa part une soirée spéciale de solidarité en faveur de ces journalistes haïtiens. Celle-ci aura lieu le jeudi 18 février au Château Ricard, dont les salons sont mis à notre disposition par la direction de la communication de la société Ricard.
De grands témoins participeront à cette soirée : le Dr Jonas Jolivert, président de l’Association culturelle haïtienne de Marseille, Serge Montesinos, président-fondateur de « Pompiers sans frontières », Philippe Larue, grand reporter à La Provence de retour de Haïti comme Jean-François Giorgetti, grand reporter à France 3 Méditerranée. Un groupe de musiciens haïtien « Melo Band » animera cette soirée.
Par ailleurs, une tombola aura lieu, dotée de nombreux lots grâce à nos partenaires et amis : voyages, week-end, invitations au restaurant, abonnements à des journaux et tableaux…
Les toiles et lithographies offertes pour cette tombola sont visibles sur ce site, rubrique Les Photos, « Haïti, soirée de soutien » ou en cliquant .

SÉISME DE HAÏTI, LES CLUBS DE LA PRESSE SOLIDAIRES


Un article retrouvé sur les médias de la région, qui parle de solidarité avec les jounalistes haïtiens. Nous le publions malgré la date...
15 JANVIER 2010
Face à la catastrophe subie par Haïti, où se trouve un club de la presse adhérent à l’Ucpf, l’ensemble des clubs de métropole et d’outre-mer se mobilisent pour apporter leur soutien à leurs confrères, et assurer le peuple haïtien de leur solidarité.
C’est avec une grande tristesse que les clubs de la presse de France et francophone ont appris hier matin la catastrophe qui a blessé si durement Haïti. Depuis, ils se mobilisent pour tenter d’obtenir des nouvelles de leurs confrères vivant dans ce pays. Ce nouveau drame, qui s’est abattu sur un pays si souvent meurtri, ne peut que consterner, d’autant plus quand on a des amis là-bas. On se sent certes bien impuissants, mais cela ne doit pas nous empêcher d’agir et de témoigner notre solidarité.
Pour ceux qui liront cet article et qui l’ignorent, un club de la presse a été créé à Haïti il y a environ trois ans, avec le soutien de l’Union des clubs de la presse de France et francophones (Ucpf). Il est actuellement présidé par Vario Serant, rédacteur en chef de Télé Haïti. Lors des Journées du grand reportage, organisées par notre club de la presse en décembre 2008, le club d’Haïti avait délégué deux de ses administrateurs : Frantz Duval, journaliste au quotidien Le Nouvelliste, responsable du service économique, et Hugo Merveille, également journaliste au Nouvelliste et secrétaire général du club de la presse d’Haïti. Tous deux avaient alors participé à notre débat sur la faim dans le monde et le rôle des médias. Des témoignages aussi forts que documentés, venant de témoins d’un pays où s’étaient déroulées les premières émeutes de la faim.
Nous avons pu avoir des nouvelles de Hugo Merveille, actuellement en voyage professionnel et qui nous écrit : « Merci a tous pour votre soutien. Moi je suis à l’extérieur d’Haïti, et je vis ce drame dans l’angoisse de l’absence de nouvelles de mes proches, de mes amis, de mes collègues… le pays est complètement détruit. Tout le monde ici est effondré. On pleure à défaut de pouvoir faire quelque chose face à cette catastrophe. Haïti est mort ce 12 janvier… » Hugo Merveille a pu aussi nous informer que Frantz Duval allait bien, mais qu’il n’avait pu encore joindre leur président.
Les membres du Bureau et les administrateurs de l’Ucpf, l’ensemble des clubs de la presse de métropole et d’outre-mer ne cessent, depuis l’annonce de la catastrophe, d’échanger mails et coups de fil pour se tenir au courant et dire aussi leur volonté de participer à une opération de solidarité afin de venir en aide à leurs confrères haïtiens, leurs médias, leur club de la presse.
Le président de l’Ucpf Karl Sivatte, journaliste et administrateur du club de la presse Martinique, qui coordonne ces échanges et les relaie, a notamment écrit à l’attention de nos confrères de Haïti : « Au nom de l’ensemble des clubs de la Presse de l’Ucpf, je veux vous transmettre ce message de fraternité et de solidarité dans l’épreuve difficile que traverse votre pays. Les images sont terribles, le bilan sera lourd et nous souhaitons vous dire combien nous sommes touchés au plus profond de nous par cette catastrophe. (…) Les mots sont certainement faibles devant l’ampleur du drame, mais je tenais à vous faire savoir que nous sommes tout près de vous, de vos familles et de la nation haïtienne. Nous organiserons au sein de l’Ucpf notre soutien, le coup est dur, même si j’entends déjà, comme d’habitude, les Haïtiens dire que « péyi-a ké sa lévé » ( le pays saura se relever ). »
Nous formons des vœux pour cela. Et notre premier « pot » de l’année, le 21 janvier, sera l’occasion de vous donner des informations récentes.
http://www.club-presse-provence.com/marseille/les-infos/seisme-de-haiti-les-clubs-de-la-presse-solidaires