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dimanche 16 septembre 2012

Une soixantaine de Députés forment un nouveau Bloc majoritaire présidentiel

Réunis dans un contexte de crise au Club Indigo en vue de donner, au cours d’une retraite spéciale, les coudées franches au pouvoir et d’entériner le projet du chef de l’Etat relatif à la désignation unilatérale de deux conseillers électoraux par la Chambre basse, les parlementaires ont signé un « pacte d’agrément » mais, resteraient accrochés à la procédure constitutionnelle en vigueur, sans, paradoxalement, évoquer avec l’Exécutif le dossier brûlant du CEP permanent ; la question de la fameuse prime de dix millions de gourdes n’aurait pas été, par ailleurs, à l’ordre du jour Publié le samedi 15 septembre 2012 54 Députés ont pris part à la retraite de la Côte des arcadins où a été officialisée la constitution à la Chambre basse du Bloc majoritaire présidentiel qui, avec la bénédiction du Président Michel Martelly, s’est engagée à se mettre au service de l’Exécutif embarqué dans un processus controversé visant à compléter le conseil électoral permanent en butte à l’opposition farouche de parlementaires, de leaders politiques et de dirigeants de la société civile. Selon le Député de Côtes de Fer (sud-est), Lesly Guirand, interrogé par Radio Kiskeya, les parlementaires présents vendredi et samedi au Club Indigo continueraient à défendre le principe selon lequel ce sont les deux Chambres réunies en assemblée nationale qui devraient, le cas échéant, désigner à la majorité des deux tiers, les trois conseillers électoraux manquants. Selon divers parlementaires opposés au projet, l’objet initial de la réunion était justement de dégager une formule pour arriver à la sélection unilatérale par la Chambre basse de deux nouveaux membres d’un organisme électoral fortement contesté. Cependant, M. Guirand, qui se dit conscient de la nécessité pour les acteurs concernés de trouver une issue à la crise actuelle, affirme que la vie chère et la rentrée scolaire étaient les thèmes de discussion prioritaires entre les parlementaires et plusieurs ministres qui participaient à la retraite. Autrement dit, le dossier du conseil électoral, pourtant au coeur de l’actualité, a été écarté. Par ailleurs, le Député soutient que pour les différents participants il n’a jamais été question de marchandage politique reposant sur l’attribution supposée à chacun des Députés d’une enveloppe de dix millions de gourdes. Il rappelle que ce montant correspondant à un fonds de soutien aux collectivités territoriales prévu dans le budget de l’exercice fiscal 2011-2012 reste à verser aux communes. Pour sa part, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a annoncé que chacune des deux parties devait rendre publique une déclaration après cette retraite qui, dit-il, visait à consolider une majorité déjà existante au Parlement et à construire un outil permettant au pouvoir d’aborder les grands problèmes nationaux. Abondant dans le même sens que le Député Guirand, Théano explique que le processus de formation du CEP permanent n’était pas à l’ordre du jour, car, la priorité était accordée à d’autres dossiers tels les dégâts causés, le mois dernier, par le cyclone Isaac dans le monde rural, la réouverture des classes et la réalisation à la fin de l’année des élections sénatoriales, municipales et locales. 64 Députés avaient fait le déplacement et quatre aux autres avaient mandaté des collègues pour signer la déclaration du Club Indigo, a laissé entendre le ministre précise que le président de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, n’a pas été invité à ce conclave politique. La raison est simple, en raison de son statut, le représentant de la circonscription de Desdunes est appelé à se placer au-dessus de la mêlée en traitant avec équité la majorité et la minorité, conclut Ralph Théano. Le nouveau bloc parlementaire présidentiel, qui détient la majorité des sièges à la Chambre basse, a à sa tête le Député de Croix-des-Bouquets/Thomazeau (ouest), Jean Tholbert Alexis, qui, en sa qualité de responsable des affaires politiques, travaillait à la formation d’un bureau provisoire. Il était difficile de dire dans l’immédiat si la retraite avait permis au régime de Michel Martelly d’atteindre ses objectifs de normalisation de la situation du conseil électoral qui peine à surmonter son énorme déficit de légitimité et continue de représenter, pour une bonne partie de la classe politique et de la société civile, une dangereuse pierre d’achoppement susceptible d’entraîner le pays dans une crise majeure. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9120

Martelly confirme le maintien du CEP et fait de son fils Olivier un éventuel successeur

Fermant pratiquement la porte aux négociations en cours, le Président a soutenu, en visitant l’Ed’H, que le très contesté conseil électoral permanent est « définitif » et que les politiciens craignent l’accession au pouvoir, un jour, d’Olivier Martelly, soupçonné, de même que sa mère, de détournement de fonds du trésor public Publié le vendredi 7 septembre 2012 Le chef de l’Etat, Michel Martelly, a fermement déclaré jeudi qu’il n’entendait pas revenir sur la formation du conseil électoral permanent à travers une véritable salve d’artillerie lancée contre la classe politique post-Duvalier qui, di-il, aurait peur d’une éventuelle accession au pouvoir, au cours des prochaines années, de son fils Olivier visé en même temps que sa mère par de graves accusations de corruption. « La nouvelle est que j’ai déjà mis en place le CEP permanent et que c’est définitif », a affirmé l’air rageur le dirigeant haïtien qui haranguait une petite foule d’employés lors d’une visite au siège de l’Electricité d’Haïti. Estimant que beaucoup étaient déterminés à lui barrer la route, parce qu’avant d’occuper le fauteuil présidentiel il n’était que le « petit chanteur Sweet Micky », Martelly a, dans la foulée, pris la défense de son épouse Sophia et de leur fils aîné en affirmant haut et fort que ce dernier faisait peur à des politiciens passés maîtres dans l’art de la médisance. « Lorsqu’ils regardent un jeune de 24 ans faire tant de choses, ils se disent qu’il sera peut-être Président aussi dans dix ans et qu’il faut le marquer à la culotte », a poursuivi le chef de l’Etat sans donner l’impression de réaliser qu’il venait lui-même de révéler que l’implication de son fils dans la construction d’infrastructures sportives avait peut être des motivations politiques. Revendiquant de fait l’héritage du duvaliérisme, le Président a mis sur le compte de la gestion politique catastrophique des 25 dernières années l’effondrement de l’Ed’H, ancienne entreprise d’Etat phare qu’il souhaite moderniser et autonomiser financièrement afin que les pouvoirs publics cessent de subventionner un énorme déficit annuel à hauteur d’environ 160 millions de dollars. Flanqué de son conseiller juridique Grégory Mayard Paul, dont il ne se sépare jamais, Michel Martelly avait été accueilli à son arrivée à l’Ed’H par la nouvelle directrice générale Andress Apollon et son adjoint, Duckens Raphaël. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9120 http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9120