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mardi 24 août 2010

Appel désespéré de l'ISC

Comme prêchant dans le désert, pour la quatrième fois consécutive, des organisations de la société civile, visiblement en panne d'attention du public, lancent un appel pressant à un réveil civique et à une grande mobilisation citoyenne, alors que tous les esprits se concentrent sur les élections. Dans une déclaration conjointe, elles ont critiqué le Parlement et la Cour supérieure des Comptes qui n'ont pas pu livrer dans un délai raisonnable les certificats de décharge. Le CEP et le CNE ont également écopé d'une forte amende. Haïti: L'épineuse question de certificat de décharge soulève le mécontentement de ces organisations de la société civile. « Les droits du citoyen ne sont pas respectés. Lorsque celui-ci, après avoir servi à des fonctions de haute responsabilité, sollicite décharge de sa gestion, les instances préposées à cette fin ne prêtent guère attention à sa demande, à moins qu'il ne soit en odeur de sainteté auprès du pouvoir, ont-elle avancé. Quand ce n'est pas la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif qui ne dresse pas le rapport, c'est le Parlement qui se dérobe de ses obligations statutaires. »
De plus, pour ces organisations, les prescrits constitutionnels sont foulés aux pieds. « Le Conseil électoral provisoire s'arroge de façon abusive le droit de ''mettre en quarantaine'' l'exigence constitutionnelle relative à la décharge des grands commis de l'État, sans se référer aux trois pouvoirs, qui en cette circonstance exceptionnelle aurait à se prononcer sur la question », ont-elles jugé.
« En ce moment de grande détresse économique, ont-elles ajouté, le CEP se propose d'engloutir des millions de dollars pour organiser des élections présidentielles qu'il faudrait refaire au cas où l'élu n'obtiendrait pas une décharge post-électorale. »

Le CNE indexé
Ces organisations de la société civile n'ont pas fait de rabais pour le CNE dont le directeur, Jude Célestin, est candidat à la présidence sous le label de la plateforme présidentielle INITE. « La valse des candidatures a remis sous les feux de la rampe le Centre national des Équipements (CNE), une institution dont on ne sait pas si elle relève du droit public ou du droit privé, ont-elles avancé. Le CNE n'est ni le ministère des Travaux publics, ni une firme privée de construction, et pourtant une part substantielle des deniers publics lui est confiée. Particulièrement les importants fonds de Pétro-Caribe, pour lesquels la nation attend encore un rapport approprié. »
Perplexes, ces organisations s'interrogent sur un ensemble d'institutions importantes de la société. « Qui contrôle le CNE ? La Cour supérieure des Comptes ? La Commission nationale des marchés publics ? Le Parlement ? Avons-nous affaire à une instance au-dessus de la loi, au-dessus de l'État, qui serait la ''chose'' du président de la République et qui aujourd'hui se transforme en formation politique pour proposer des candidats à la présidence et au Parlement ? » Des questions qui restent pendantes.
Selon les signataires de cette déclaration, ce qui prévaut aujourd'hui dans le pays c'est la logique partisane, le clientélisme politique, le népotisme, le favoritisme, le paternalisme...
Par ailleurs, dans leur précédente prise de position, ces représentants de la société civile souhaitaient voir l'émergence d'une force politique unitaire pour les prochaines élections. Les partis politiques ont manifestement fait la sourde oreille. Pour cause, 34 candidats à la présidence ont fait le dépôt de leur candidature. « Les partis politiques n'ont pas réussi à dépasser les rivalités de personnes ou de clans pour constituer deux ou trois grandes forces politiques bien structurées », ont-ils déploré.
Les partis politiques ne sont pas les seuls à blâmer. « Les élites intellectuelles, morales, professionnelles, économiques ont également leur part de responsabilité dans cet échec. Elles n'ont pas su dépasser leurs intérêts personnels pour apporter leur contribution intellectuelle et financière dans la construction de ces deux ou trois grands partis politiques, ont-ils regretté. Chacun attend prudemment que le gagnant se profile à l'horizon pour l'appuyer et obtenir sa bénédiction ou ses faveurs. »
Le résultat de ce comportement, ont-ils poursuivi, c'est que la magistrature suprême de l'État, un poste de décision aussi important, qui requiert une bonne maîtrise des dossiers et une fine connaissance des hommes et des institutions, est convoitée soit par des inconnus, soit par des personnalités populaires dans d'autres domaines, mais qui n'ont ni la préparation, ni l'expérience pour une tâche aussi délicate.
Ces organisations de la société civile tiennent à faire savoir que la politique n'est pas un jeu, les élections ne sont pas un festival. « Ce sont des affaires extrêmement sérieuses qui demandent l'attention, l'engagement et l'investissement de tous, ont-elles indiqué. Nous invitons les citoyens et citoyennes à suivre avec la plus grande vigilance ce qui se passe au niveau du processus électoral, à continuer à exiger les changements et les corrections nécessaires. »
Tout n'est pas perdu. Le moment est à la réflexion, à la concertation, à des choix judicieux et à l'action, concluent ces organisations. Comme prêchant dans le désert, elles lancent pour la quatrième fois un appel pressant à un réveil civique et à une grande mobilisation citoyenne.
Interrogé ce lundi matin par les présentateurs de Panel Magik (radio Magik 9) sur la capacité des organisations de la société civile à mobiliser la population, le directeur exécutif de l'Initiative de la société civile (ISC), Rosny Desroches, a estimé que le niveau de conscience civique du peuple haïtien n'arrive pas encore à maturité. « Nous allons continuer avec la sensibilisation afin de les porter à arriver à ce niveau de conscience civique », a-t-il dit.
Selon lui, la population commence déjà à voir venir le danger. En outre, il a souligné que les organisations de la société civile ne sont pas en panne de crédibilité, pour répondre à une question des journalistes de l'émission Panel Magik.

Les signataires de cette déclaration :
Rosny Desroches, de l'Initiative de la Société civile (ISC)
Léopold Berlanger, de l'Organisation des Patriotes haïtiens (OPA)
Jean-Claude Bajeux, du Centre oecuménique des droits humains (CEDH)
Jean Gary Denis, de l'Initiative citoyenne (IC)
Jean Gardy Théodore, de CEPRODHD
Dominique Joseph, de l'Officie de concertation pour le développement (OCODE)
James Jacques, de GRAFNEH
Bellegarde Berthony, de Action citoyenne (AC)
Alfonse Francis, de MODODH
Edouard Paultre, CONHANE

Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82708&PubDate=2010-08-23
Dizon pam:
Moun ki siyen deklarasyon fransé tulututu pale pwenti sa yo seri sanble yo soulaje lè yo aprann que Wyclef jean te pran kanè. Paske se pa de kakarel ki te monte sou biskèt tout bann moun sa yo. Depi Jean Claude Duvalier kite peyi dayiti nan lane 86, moun sa yo swa dizan pran lapawol pou ede konstwi demokrasi, eta de dwa etc...Men lè nou gade sa kap pase se you seri de ti boutik moun sa yo creye pou yo ka fè pale de yo e jwenn la manjay nan pale na fowom pale pwenti.
Sa mwen remake, tout loganizasyon sa yo, menm jan ak tout pati politik ki pral patisipe nan eleksyon prezidansyel yo , se you ban oganizasyo sefaloyid, ki vle di ke pati sa yo se biwo ak prezidan selman yo genyen. Ti pèp la pa konsène nan bann pawol anpil, nan bann pale pwenti sa yo.
Lide tiboutik pa-m, tiboutik pa-w la klè kou dlo kokoye le ou gade selman lis moun ak loganizasyon ki siyen dekalrasyon pale pwenti saa. Eskè you moun ka dim ki diferans ki genyen ant "Initiative citoyenne " ak "Action citoyenne"? Poukisa gen de loganizasyon ki preske gen menm non? Poukisa gen platfom, gen rezo kap travay nan dwa de lom. Poukisa tout loganizasyon sa yo pa mare sosis yo ansanm pou yo fè you mouvman ki gen nen nan figi yo?
Se paske chak moun vle rele tèt yo chè mèt chè metrè-s de tiboutik pa yo.
Nan tou-t pale anpil sa yo, ti pèp la chita ap tann. Ap trann you moun ki vle pale menm jan ak yo. Yo prannan Aristide, yo prannan preval. Anyen pa chanje pou yo. Jounen jodi-a yo wè you dennyè espwa nan WYCLEF JEAN, epi tout moun kap pale fransé pale pwenti pran nan kakarel.
Yo pap janmen pra ekzanp..yo pap jan-m reflechi pou yo konnen ki sapou yo fè pou yo montre ke se zafè pèp la reyelteman ke yap regle.
Kreyol pale, kreyol konpran-n!

3 candidats réclament leur réintégration dans la course électorale

Wyclef Jean, Olicier Pieriche et Jacques Eugène écartés du processus électoral espèrent une nouvelle décision des autorités électorales en vue de réintégrer la course électorale. Wyclef Jean ( Viv Ansanm) a dénoncé une violation de la constitution et un comportement partial des responsables de l'organisme électoral. L'artiste n'entend pas lâcher prise et promet de continuer la lutte afin d'améliorer les conditions de vie de la population. " Je continuerai à sacrifier ma vie pour la lutte du peuple haïtien", a insisté M. Jean.
D'autres candidats se montrent conciliant et estiment que les conseillers électoraux se sont trompés de bonne foi à leur sujet.
C'est le cas de Olicier Pieriche ( Reconstruire Haïti) qui révèle que le document confirmant sa nationalité haïtienne n'avait pas été retrouvé par les autorités électorales. Il s'attend à ce que les dirigeants de l'organisme électoral rectifient le tir et l'autorisent à prendre part au processus électoral.
Il y aurait eu confusion entre les passeports diplomatique et personnel de cet ancien consul d'Haïti.
Le candidat du Parti Social Rénové (PSR), Jacques Philippe Eugène, révèle également que le document prouvant son titre de propriété n'a pas été retrouvé. Il s'est présenté hier lundi à la Direction des affaires juridiques du CEP et a soumis une copie de ce document. M. Eugène croit que cette erreur sera corrigée par les responsables du CEP. Il n'envisage même pas que les conseillers électoraux puissent refuser de le réintégrer dans la course.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18172

Haïti sera dotée prochainement de 5 nouveaux sismomètres

Un accord a été signé la semaine dernière entre le Bureau des mines et le projet WINNER en vue de l'installation prochaine de 5 sismomètres dans le pays. Selon le directeur du Bureau des Mines, Dieuseul Anglade, cet accord a pour but de prévenir les risques sismiques en Haïti.
« L'objectif est de mettre en place un réseau de surveillance sismique », a déclaré le responsable du Bureau des mines, tout en faisant remarquer que l'acquisition de ces cinq sismomètres vient renforcer le processus de collecte de données, dans le cadre de l'étude des failles, qui est actuellement en cours de réalisation.
Monsieur Anglade, a précisé que des marqueurs GPS seront également installés dans les zones concernées par ce projet financé par l'USAID.
Les responsables du projet WINNER, Jean Robert Estimé, et le directeur du Bureau des Mines, estiment que l'installation de ces nouveaux sismomètres, permettra de mieux appréhender la sismicité d'Haïti à un moment où les données disponibles sur le séisme du 12 janvier paraissent contradictoires.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18174

Vers le sauvetage du patrimoine culturel haïtien

Le Centre de sauvetage du patrimoine culturel haïtien a organisé ce lundi une séance de formation à l'intention des responsables d'établissements culturels à Port-au-Prince. Ce séminaire de formation s'inscrit dans le cadre d'un projet de récupération des œuvres d'arts et des monuments historiques endommagés lors de la catastrophe du 12 janvier.
Ce projet consiste à récupérer, sauvegarder et restaurer les biens culturels, c'est-à-dire, les archives historiques, collections d'ouvrages et d'éléments architecturaux. Soulignons que quatre laboratoires de traitements et de restauration, seront sous peu opérationnels en Haïti, une annonce d'Olson Jean Julien, le directeur du centre de sauvetage du patrimoine culturel haïtien.
Ces laboratoires ont été ont été mis à la disposition du gouvernement haïtien par le Smithsonian Institut, l'American Institut for conservation et la commission américaine du bouclier bleu.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18173

La Minustah et la mission OEA-Caricom se réjouissent du déroulement du processus électoral

Les membres de la mission d'observation électorale conjointe OEA-Caricom appelle les candidats à contribuer à la stabilité du processus électoral en faisant preuve de civisme et d'engagement démocratique. Le coordonnateur de la mission Colin Granderson s'est gardé de faire des commentaires sur les recours exercés par certains candidats après la publication de la liste définitive des candidats. La mission encourage les acteurs impliqués à maintenir leurs efforts en vue de la réalisation d'élections crédibles et transparentes. Les membres de la mission annoncent la poursuite des rencontres avec les dirigeants des partis politiques, les candidats, les organisations de la société civile, les responsables de l'organisme électoral et les membres du gouvernement.
De leur coté les responsables de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont appelé la population haïtienne à respecter la loi électorale après la publication de la liste des candidats habilités à participer à la présidentielle du 28 novembre.
Réitérant son engagement à contribuer à la tenue d'élections libres, transparentes et justes, les responsables de la mission onusienne ont exhorté les candidats et les partis politiques " à promouvoir chez leurs membres les valeurs qui permettront à ces élections de se dérouler dans la plus grande sérénité et le respect des électeurs".
De plus les dirigeants de la Minustah invitent les candidats à s'engager activement dans la refondation du pays qui se relève difficilement du séisme dévastateur du 12 janvier. La MINUSTAH « accueille positivement le nombre élevé des candidatures aux élections présidentielles et législatives qui représentent un très large éventail de l'opinion nationale ».
La mission de l'ONU qui a noté " l'intérêt accru des électeurs à participer au prochain scrutin" encourage le CEP à poursuivre et à compléter son travail conformément aux prescrits de la Constitution et de la Loi électorale ».
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18171

Une procédure judiciaire est lancée contre Enel Désir

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Aristidas Auguste, a ordonné une procédure judiciaire à l'encontre de M. Enel Désir, ex membre du Conseil Electoral Provisoire (CEP). Vendredi dernier quelques heures après l'audition de M. Désir au Parquet, le commissaire du gouvernement avait révélé que le dossier de M. Désir sera acheminé à un juge d'instruction. L'audition de M. Désir en présence d'un proche et d'un juge de paix a duré plus de trois heures. Au cours de son interrogatoire M. Désir a admis avoir détourné les cheques de deux employés de l'institution électorale. A sa décharge l'ex conseiller explique qu'il s'agit d'une pratique au sein de cette institution. Des cheques sont confiés à des conseillers électoraux qui sont souvent habilités à les transmettre à certains employés.
Le commissaire du gouvernement a réalisé l'audition suite à un rapport de l'unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) relatif à des cas de corruption au sein de l'organisme électoral.
Toutefois le chef du Parquet n'entend pas exiger l'incarcération de l'ex représentant de l'église catholique en raison de la dégradation de sa santé. M. Désir qui souffre d'insuffisance rénale et de difficultés respiratoires était muni d'une bouteille d'oxygène au cours de son audition.
Se considérant comme un conseiller démissionnaire, M. Désir signale que sa démission n'a toujours pas été acceptée par le chef de l'Etat. De plus il précise que sa démission doit être également acceptée par la hiérarchie de l'église catholique haïtienne.
A ce stade de la transition, M. Désir entend jouir des prérogatives liées à sa fonction de conseiller. Une fois de plus, Enel Désir a dénoncé un complot de ses ex collègues qui veulent avoir les mains libres pour des actes de corruption.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18170

Haïti en finale à Singapour

Les joueurs de la sélection haïtienne U-15
après leur victoire sur Singapour (2-0).
Ils iront en finale mercredi contre la Bolivie.

Ils viennent de Gérald Bataille (bas Delmas 33), du Nord, de l'Ouest et d'un peu partout en Haïti. Réunis au Centre des Talents Sportifs depuis juin 2010, ils sont partis dans l'anonymat à Singapour disputer les Jeux de la Jeunesse. Pire, ils encaissent 9 buts pour leur première sortie dans cette compétition de la jeunesse devant la Bolivie et ont pleuré toutes les larmes de leur corp après ce qu'ils ont considéré comme une grande humiliation avant de sortir la tête de l'eau, pour atteindre maintenant la finale. Haïti: En dominant le Singapour 2-0 en demi-finale de la compétition de football aux Jeux de la Jeunesse à Singapour, la sélection nationale haïtienne de football U-15 s'est qualifiée pour une médaille d'argent, dimanche, dans la compétition de football. « Nous allons maintenant travailler pour la médaille d'or », promet le capitaine et buteur de la sélection Daniel Gédéon sur les ondes d'une station de la capitale haïtienne dans la matinée du lundi, vingt-quatre heures après cette qualification pour la finale.
Partie dans l'anonymat, la sélection haïtienne a fait son entrée par la petite porte en essuyant une cuisante défaite contre la Bolivie au début de la semaine dernière. Un score qui les fit pleurer amèrement, a fait savoir le sélectionneur Sonche Pierre quelques heures après la défaite de son équipe. Au lieu de se laisser abattre, les petits Haïtiens se sont repris, et, contre Vanuatu, Jean Bonhomme et Daniel Gédéon ont inscrit les deux premiers buts de la sélection nationale haïtienne dans la compétition ; deux buts synonymes d'une place en demi-finale.
Une tâche un peu compliquée pour la bande à Sonche Pierre, vu qu'elle était condamnée à défier la formation d'un pays hôte qui témoigne de beaucoup d'admiration et d'affection pour le football qu'elle pratique. Compétition étant ce qu'elle est, les deux formations se sont affrontées dimanche. Cette fois, Jean Bonhomme qui avait cloturé la marque contre Vanuatu a récidivé en ouvrant le score en faveur de l'équipe haïtienne. Daniel Gédéon a aggravé la marque sur penalty en seconde période, permettant ainsi aux Haïtiens de se faire une place en finale. Une place en finale synonyme déjà d'une médaille d'argent.
Haïti jouera la finale contre la Bolivie mercredi prochain. Une Bolivie qui rappelle de bien tristes souvenirs aux protégés de Sonche Pierre puisqu'elle les avait battus lors de leur première rencontre. Cependant, le contexte ne sera pas le même, mercredi. D'abord, contrairement au jour de la première sortie, la sélection nationale des moins de quinze ans bénéficiera de la présence de tout son staff technique. Ensuite, elle est animée d'une soif de se racheter contre son homologue bolivien, enfin l'appétit de décrocher la médaille d'Or est désormais présente. « Nous allons nous battre pour remporter la médaille d'or », ont-ils fait savoir, en choeur, sur les ondes d'une station de radio de la capitale.
« Nous allons maintenant travailler pour transformer cette médaille d'argent en médaille d'or » a fait savoir le sélectionneur Sonche Pierre ébahi par l'envie de jouer de ses protégés.
« Dans la souffrance de notre peuple touché dans sa chair par le séisme du 12 janvier, le parcours de la jeune sélection nationale constitue une raison de nous sentir fiers en tant qu'Haïtiens », s'enorgueillit un jeune homme dans un tap-tap faisant le parcours Pétion-Ville - Centre-Ville.
Lorsque le coup d'envoi de la finale sera donné, mercredi, au Jalan Besar Stadium de Singapour, les coéquipiers de Daniel Gédéon se jetteront dans la bataille avec une ambition, celui d'oublier le match d'ouverture et de montrer aux jeunes Boliviens que le séisme du 12 janvier n'a ni le football ni la combativité du peuple haïtien.
Enock Néré
nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82795&PubDate=2010-08-23
EDITO (Le Nouvelliste) ...Le souverain CEP
Haïti: « En ce qui concerne les 15 candidatures jugées inéligibles, des explications sur les raisons de l'invalidation auraient contribué à la transparence du processus. » Cette phrase se trouve au 7e paragraphe d'un communiqué publié samedi par la Mission OEA/CARICOM qui observe le processus électoral.
Une innocente phase d'une mission qui avait clairement annoncé les couleurs en déclarant qu'elle n'interviendra pas dans les affaires haïtiennes.
De nombreux observateurs avaient noté cette première dans l'histoire des missions d'observation des affaires haïtiennes depuis plus de 20 ans que nous épuisons le regard de nos voisins en requérant ou en souhaitant leurs bons offices pour justifier ou ajuster la marche de notre démocratie balbutiante.
En fait, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) est-il tenu de donner des explications après avoir arrêté une décision, particulièrement en ce qui concerne l'exclusion de candidats de la course?
Qui n'a pas en mémoire les premiers carnets délivrés en application de l'article 291 en octobre 1987 ? Les Désinor, Lahens et Raymond en ont fait les frais. On se rappelle aussi de l'ambigüité de l'acte de naissance de Roger Lafontant qui motiva son exclusion en 1990, de l'impossibilité de cumuler deux mandats présidentiels consécutifs qui mis fin aux ambitions de Leslie Manigat, cette même année. En ce temps-là, on savait pourquoi on se faisait sortir du jeu.
Il y a eu depuis d'autres séances de carnets moins médiatiques, qui ne sont pas restées dans les mémoires. Qui a été exclu en 1995 ou 2000 ? Y en a-t-il eu ou non ? Personne ne s'en souvient.
il faudra attendre 2006, avec la sortie avant la course de Mourra et surtout de Siméus pour que le carnet se rappelle à nos bons souvenirs.
Les verdicts du CEP provoquent des remous si les candidats évincés sont populaires ou s'ils ont un poids sur l'échiquier politique. Cette mesure est à la fois motivée par des considérations d'ordre politique, stratégique et légal.
En réalité, la loi est le maillon faible du processus. Si on l'appliquait dans toute sa rigueur, il resterait à chaque fois très peu de candidats en course. Les pouvoirs préfèrent toujours prendre des précautions en contrôlant le CEP. Un exercice qui a tenté tous les gouvernements depuis que l'organisme électoral existe. Si le CNG s'est cassé les dents sur le premier CEP - on connaît la suite - et si Ertha Pascal Trouillot laissa faire celui de 1990, il y a peu d'exemples de libre choix des conseillers dans leurs attributions légitimes.
Pour ce qui est des recours pour tenter de faire modifier une décision du CEP, toutes les tentatives opérées ont avorté, certaines sont mort-nées, d'autres perdues dans les limbes des introuvables demandes.
Si cela permet aux avocats d'allonger leurs honoraires, aucun plaignant important n'a jusqu'ici eu gain de cause une fois le carnet publié.
Dans un court communiqué publié lui aussi ce samedi, la MINUSTAH a appelé « les candidats et partis politiques participant aux élections présidentielles et législatives à respecter les prescrits de la Loi électorale et à promouvoir auprès de leurs membres les valeurs permettant la conduite de ces élections dans la plus grande sérénité et le respect des électeurs. »
Nombreux aussi sont ceux qui ont relevé la délicatesse de l'attention de l'ONU envers le CEP dispensé de respecter la loi qui le gouverne...
Bienvenue dans la course électorale au pays du CEP souverain !
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82796&PubDate=2010-08-23

Les évincés veulent faire appel...Les candidats de la diaspora rejetés en bloc

Certains candidats à la présidence qui se sont vus écartés de la course électorale n'entendent pas se laisser faire. Plus de 48 heures après la publication de la liste des candidats agréés, ils annoncent un recours par devant la cour de Cassation pour contester la décision du Conseil électoral provisoire tout en dénonçant le comportant partisan du CEP. Haïti: Wyclef Jeannel Jean, Olicier Pieriche, Christoph Hector Jean Bertin dit Jean Mouscardy, sont, entre autres, des candidats évincés qui entendent porter plainte contre le CEP devant la plus haute instance judiciaire du pays. La star du hip hop qui avait vendredi passé, quelques minutes après la publication de la liste, accepté la décision finale du CEP, change de ton sur recommandations de ses conseillers juridiques. « Nous avons respecté tous les critères fixés par les lois pour participer aux compétitions électorales », a-t-il dit dans un message préenregistré.
Le chanteur qui a attiré l'attention des médias étrangers sur les élections en Haïti a appelé la population à ne pas soutenir ceux qui veulent violer la Constitution tout en dénonçant la décision du CEP. Il a en outre réitéré son engagement de continuer à travailler pour la paix, la santé, l'éducation et l'emploi en faveur de tous les Haïtiens. Wyclef Jean, d'un ton responsable et déterminé, dans un créole familier, a martelé que le travail vient tout juste de commencer.
Par ailleurs, dans une interview à l'Associated Press, l'ex-chanteur des Fugees a dit détenir un document qui montre que tout est correct pour lui. Il a indiqué que son entourage et lui ont le sentiment que ce qui se passe ici a tout à voir avec la politique haïtienne.
Pour sa part, le leader de l'organisation politique "Reconstruire Haïti", Olicier Pieriche, qualifie d'indécente la décision du CEP. « C'est indécent quand le Conseil électoral décide de favoriser certains candidats et de pénaliser d'autres, a-t-il déclaré. L'institution électorale ne devrait pas céder à des pressions politiques. »
Selon le candidat évincé, les membres du CEP ont vérifié avec lui toutes ses pièces. « J'ai déjà adressé une correspondance au CEP pour lui faire part des contestations et des points justificatifs, a fait savoir Olicier Pieriche qui entend porter l'affaire par-devant la Cour de cassation. La jeunesse du pays n'acceptera pas cette décision », a-t-il ajouté.
« La contestation de Pierre Gaston Garnier n'est en rien fondée », a martelé un proche du candidat Jean Bertin qui lui non plus n'est pas arrivé à digérer la décision du CEP. Il a annoncé un recours en Cassation.

Les candidats de la diaspora rejetés en bloc
Tous les prétendants à la présidence de la diaspora ont été écartés de la course électorale. Qu'il s'agisse de Lavarice Gaudin, activiste lavalas de Miami et ex-collaborateur de feu père Jean Juste, de l'homme d'affaires Voigt Charles Henry, du Dr Kessler Dalmacy ou de l'ancien ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond A. Joseph. Le CEP a mis sur le banc de touche tous les candidats du 11e département.
Wyclef Jean étant plus populaire que les précédents a bénéficié d'une plus grande attention des médias.
Deux autres candidats indépendants de la diaspora, Rodriguez Mario Eddy Gabriel et Cluny Duroseau Vilaire ont été également écartés du processus électoral. L'un pour n'avoir pas soumis son titre de propriété et le document du ministère des Haïtiens vivants à l'étranger, l'autre pour n'avoir pas soumis son titre de propriétaire, selon le CEP.
Au sujet des candidats de la diaspora susmentionnés, Lavarice Gaudin n'a pas pu soumettre son titre de propriété, Voight Charles Henry, le document du ministère des Haïtiens vivants à l'étranger : A Kessler Dalmacy il a manqué l'attestation de résidence, et l'ancien ambassadeur d'Haïti à Washington Raymond A. Joseph est victime de la question de décharge.
En ce qui concerne le populaire chanteur Wyclef Jean, selon la dernière mise à jour du CEP, le dossier de ce dernier est complet. Cependant, le Bureau du contentieux électoral national (BCEN) a décidé de l'écarter du processus.
Il faut noter que selon l'article 191 de la loi électorale, les décisions du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) sont définitives et ne sont susceptibles d'aucun recours.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

Visite jeudi en Haïti du Secrétaire général de l’OEA

José Miguel Insulza aura des discussions avec les autorités haïtiennes sur des thêmes d’intérêt commun Lundi 23 août 2010,Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, est attendu jeudi à Port-au-Prince pour une visite devant clôturer une mini-tournée latinoaméricaine et qui lui permettra d’aborder avec les autorités haïtiennes les questions d’actualité relatives à la reconstruction post-séisme et à l’organisation des prochaines élections.
Selon un communiqué de l’OEA rendu public lundi à Washington, le diplomate chilien s’entretiendra notamment avec le Président René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et la ministre des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey.
Avant d’arriver en Haïti, José Miguel Insulza se rendra au Costa Rica et en Colombie pour des discussions respectivement avec la Présidente Laura Chinchilla et Juan Manuel Santos, le nouveau chef d’Etat, successeur d’Alvaro Uribe.
Avec la Communauté Caraïbe (CARICOM), l’OEA dirige une mission d’observation électorale conjointe qui, grâce à un contingent 193 observateurs, suivra de près les différentes étapes nécessaires à l’organisation des élections présidentielles et législatives du 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6967

Le CEP a "violé la constitution", dénonce Wyclef Jean

Ecarté de la course présidentielle, le rappeur promet de se "sacrifier" pour contribuer au changement social en Haïti Lundi 23 août 2010, Radio Kiskeya
La star internationale du hip-hop, Wyclef Jean, a accusé lundi les membres du Conseil électoral provisoire d’avoir "violé la constitution" au profit de leurs "familles et amis qui s’approprient les ressources du pays", trois jours après le rejet de ce qui était considérée comme la candidature vedette aux prochaines présidentielles haïtiennes.
S’exprimant dans un créole soigné qui tranche avec son style très anglicisé, l’artiste qui, parallèlement, se pose en porte-parole des victimes de l’exclusion sociale de masse, estime que le CEP a traité de manière partisane et inéquitable les dossiers des différentes personnalités qu briguaient la magistrature suprême. Il soutient que ses amis d’ici et de l’étranger l’avaient prévenu qu’en déclarant sa candidature il s’exposait à un "jeu truqué à l’avance".
"Je veux sacrifier le reste de ma vie afin de permettre au peuple de vivre dans la dignité, d’abandonner les tentes et d’avoir accès à la nourriture, au travail, à l’éducation et à la santé", affirme le chanteur dans un message audio enregistré peu avant son départ lundi matin pour les Etats-Unis.
Sur un ton interrogatif, Wyclef Jean a demandé aux haïtiens en général, et aux jeunes en particulier, s’ils souhaitaient continuer à avoir les conditions de vie exécrables qui sont les leurs aujourd’hui.
Si le célèbre auteur-interprète et compositeur a paru plus offensif que jamais en clouant au pilori l’institution électorale, il n’a toutefois pas renouvelé la menace faite la veille, dans une interview à l’Associated Press, d’exercer un recours en cassation contre le verdict du CEP.
14 autres candidats à la présidence ont été évincés en même temps que Wyclef Jean, dont la présence dans la course électorale avait été fortement médiatisée et laissait entrevoir une possible explosion de la popularité d’un néophyte dans l’arène politique.
Agé de 40 ans et vainqueur avec les Fugees, son ancien groupe, de trois Grammys Awards, M. Jean, reçu par le Président René Préval 24 heures avant le "carnet", a été disqualifié pour n’avoir pas eu cinq années consécutives de résidence en Haïti conformément à la constitution.
Le rappeur, qui a émigré aux Etats-Unis à neuf ans avec sa famille, vit dans le New Jersey et effectue depuis plus d’une dizaine d’années des séjours réguliers dans son pays natal. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6970

Le Président équatorien attendu le 31 août à Port-au-Prince

Rafael Correa viendra évaluer sur place l’action post-séisme de son pays et de l’UNASUR lundi 23 août 2010, Radio Kiskeya
Le Président équatorien Rafael Correa, président pro tempore de l’Union des nations sud-américaines, effectuera en Haïti le 31 août une visite destinée à superviser les efforts de coopération entre l’UNASUR et notre pays sévèrement affecté par le violent séisme du 12 janvier.
Dans des déclarations faites lundi sur les ondes de la radio locale Sonorama et relayées par AP, le vice-chancelier équatorien Kinto Lucas a indiqué que M. Correa viendra à Port-au-Prince "avant de céder la présidence pro tempore de l’UNASUR afin de voir les réalisations que sont en train d’accomplir l’organisation et l’Equateur dans le cadre du processus de reconstruction".
Le responsable équatorien souligne que "Correa va passer un ou deux jours au maximum en Haïti et va s’entretenir avec le Président René Préval, visiter les différents campements où interviennent l’Equateur et l’UNASUR".
En laissant Port-au-Prince où il était déjà venu au lendemain de la tragédie de janvier, le chef de l’Etat équatorien se rendra successivement en Corée du Sud et au Japon pour des visites à caractère économique.
Les douze pays membres de l’Union des nations sud-américaines ont créé un fonds spécial de 100 millions de dollars en faveur d’Haïti qui a accusé un bilan de 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,5 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6968

Le processus électoral avance à grands pas, selon le CEP

Les centres d’opération et de vérification (COV) commencent à localiser les nombreux électeurs déplacés suite au séisme du 12 janvier lundi 23 août 2010, Radio Kiskeya
Le processus électoral ne s’arrête pas et est entré dans une nouvelle phase avec la publication le week-end écoulé de la liste des 19 candidats habilités à participer aux présidentielles de novembre, a annoncé lundi le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumel.
Les centres d’opération et de vérification (COV) viennent de démarrer leur travail qui consiste à recueillir des données sur le niveau de migration des électeurs potentiels dans les différentes régions depuis le tremblement de terre destructeur du 12 janvier.
M. Dumel précise que les COV sont déjà opérationnels dans le grand nord, désignée zone 1, et le seront prochainement dans la zone 2 qui comprend les départements du sud, de la Grand’Anse (sud-ouest) et de l’Artibonite (nord).
En septembre, les enquêteurs mèneront les mêmes investigations de terrain dans l’ouest, le sud-est et les Nippes (sud-ouest), les trois départements directement touchés par le séisme.
D’autre part, le Conseil électoral provisoire s’apprête à réaliser à travers le pays des tirages au sort en vue de désigner les représentants des partis politiques en compétition dans les bureaux de vote (BV).
Quant à la campagne électorale pour les candidats à la présidentielle, elle s’ouvrira le 27 octobre et ne durera qu’un mois.
A quelque trois mois des élections du 28 novembre, une partie de la classe politique continue de contester la légitimité du CEP accusé d’être à la remorque du pouvoir et de faire les quatre volontés du Président René Préval. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6969

Manifestations en province contre le CEP et la Minustah.

Plusieurs centaines de personnes ont gagné les rues ce week-end dans la deuxième ville du pays pour réclamer la démission du Conseil Electoral provisoire et le départ des casques bleus. Parallèlement aux Gonaïves dans l'Artibonite, des membres de l'opposition ont également manifesté pour exiger le renvoie de l'institution électorale.
Les manifestants accusent l'institution électorale de partialité suite à la publication de la liste des candidats agréés. Ils mettent aussi en cause les casques bleus onusiens dans l'assassinat d'un jeune de 16 ans retrouvé mort dans l'enceinte du camp de l'Unité de Police Constituée (FPU).
Les protestataires pour la plupart des jeunes entendaient réclamer justice en faveur de la victime.
Rappelons, que dans un communiqué rendu public, la semaine dernière , la mission onusienne avait indiqué qu'une équipe d'enquêteurs de la Police des Nations Unies (UNPOL) et de l'Unité des Enquêtes spéciales de la MINUSTAH a été dépêchée sur place pour les besoins de l'enquête préliminaire en attendant de plus amples instructions du Bureau des Services de Contrôle Interne (OIOS).
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18169