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jeudi 7 août 2014

Haïti corruption, trafic de drogue: L'ancien président Aristide interdit de quitter le pays

L'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide et plusieurs dizaines de ses anciens alliés sont frappés d'interdiction de quitter ce pays des Caraibes et sont l'objet de graves accusations de corruption, de détournement de fonds publics et de trafic illicite de stupéfiants entre 2001 et 2004, alors que des mandats de comparution ont été lancés dans le cadre de cette enquête criminelle initiée depuis 2005, a appris HCNN.
Près d'une quarantaine de personnes, dont beaucoup d'entre elles liées à la Fondation Aristide pour la Démocratie entre 2001 et 2004, ont été citées à comparaître devant le juge d'instruction Lamarre Bélizaire qui interdit les suspects et les personnes d'intérêt pour l'enquête de voyager à l'étranger, selon des fonctionnaires familiers avec le dossier au bureau de l'immigration.
La décision du juge d'interdir ces personnes - dont l'ancien directeur de la Fondation Aristide, Mirlande Liberus Pavert, Yvon Neptune, Jean Nesly Lucien, Gustave Faubert, Marie Carmel Latouche, Jonas Petit - de quitter le pays, a été rendue le 4 Août 2014.
"Il est à la fois triste et incroyable de voir combien d'argent Aristide et ses alliés ont volé du trésor public et le système qu'ils ont utilisé pour dilapider ces fonds," a déclaré à la Haitian-Caribbean News Network (HCNN) un enquêteur administratif indépendant, qui a travaillé sur le dossier en 2005 et qui a requis l'anonymat.
Plusieurs suspects et personnes d'intérêt pour l'enquête seront entendus jeudi par le juge Bélizaire,tandis que plusieurs autres seront interrogés dans les jours et semaines à venir, a-t-on appris de source judiciaire.
D'énormes sommes d'argent extraites du Trésor public ont été détournées à travers la Fondation Aristide pour la Démocratie, des prête-nom et d'autres organisations fictives qui auraient été mises en place par Aristide et ses alliés pour détourner des fonds publics, selon des documents produits par l'Unité de Renseignements Economiques et Financiers (UCREF), et d'autres rapports.
"Nous parlons d'énormes, mais de très énormes sommes d'argent transférées à de fausses entreprises commerciales et autres entités pour des services qui n'ont jamais été livrés et aussi d'énormes sommes transférées à des correspondants à l'étranger," a expliqué le chercheur qui a exprimé le choc que lui et certains autres de ses collègues ont ressenti, peu après avoir découvert les faits.
"Bien sûr, en tant que professionnels, nous avons fait notre travail avec toute la sérénité nécessaire, mais en tant que citoyens, nous étions tellement choqués de découvrir ce que nous avons découvert", a rapporté l'enquêteur qui a indiqué qu'il avait, dans le passé, une sympathie pour Aristide en raison de l'inspiration et l'espoir qu'il avait créé quand il est arrivé au pouvoir en 1991.
Aristide, à travers son secrétariat privé au Palais présidentiel, aurait transféré la plupart des fonds sur des comptes bancaires hébergés à la Banque Populaire Haïtienne (BPH), sous le contrôle de la directrice générale de la banque, Rodnée Deschineau, qui aurait fait des aveux lors d'échanges avec les enquêteurs administratifs.
Ensuite, l'argent allait atterrir sur des comptes bancaires de Se pa'n Provisions Alimentaires, Quiskeya Store, une société dénommée VGLS, Socol SA, COCSOBFO, entre autres, tous liés à la Fondation Aristide qui avait également reçu directement des montants importants, selon un rapport administratif officiel.
"Je n'ai jamais été impliqué dans la politique partisane, mais quand le président Aristide était arrivé, la première fois, au pouvoir, j'étais encore étudiant et je voyais mon image en lui quand je considère d'où il venait pour arriver là où il était," a-t-il déclaré. "Probablement, c'est pourquoi ma surprise fut encore plus grande", a-t-il ajouté.
Le juge Belizaire a pris des mesures conservatoires à l'encontre de plusieurs des personnes visées par l'enquête, mais qui ne vivent plus en Haïti. C'est le cas pour Mirlande Libérus Pavert qui vit en Floride.
Le Juge Bélizaire a refusé de répondre à des questions ou faire des commentaires sur le dossier pour des "raisons juridiques et éthiques", mais HCNN a confirmé auprès de sources judiciaires que les accusations contre Aristide ont été très bien documentées et que les enquêtes administratives menées depuis 2005 montrent des preuves irréfutables de détournement de fonds publics et de blanchiment d'argent.
L'enquête a débuté en 2005, après l'éviction, en février 2004, d'Aristide qui a pris fonction en 2001 pour un second mandat présidentiel de cinq ans, après avoir servi comme président en 1991 pour être renversé le 30 Septembre, qui avait marqué son 7e mois au pouvoir.
Une nouvelle loi anti-corruption, portée par le Premier ministre Laurent Lamothe et promulguée de manière solennelle par le président Michel Martelly, a été adoptée plus tôt cette année pour renforcer les mesures punitives contre les personnes reconnues coupables de pratiques de corruption. Joseph Guyler C Delva - Source: HCNN
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/ha_ti_corruption_trafic_de_drogue_l_ancien_pr_sident_aristide_in.html

Haitiano Anthony Phelps gana Premio Sabines de poesía en México

Entre sus libros tiene dos poemarios bilingües francés-español: el que fue premiado, traducido como "Mujer América", y "Este es mi país" ("Mon pays que voici")
POR: DPA
miércoles, 06 de agosto del 2014
México, D.F..- El poeta haitiano Anthony Phelps, que estuvo preso en su país durante el régimen de Francois Duvalier (1957-1971) y se exilió en Canadá, obtuvo hoy el Premio de Poesía Sabines-Gatien Lapointe, fallado en Ciudad de México.
El escritor de 85 años recibirá el reconocimiento dotado de 50,000 pesos (unos 4,000 dólares) por su libro "Femme Amérique", donde "yuxtapone naturaleza, memoria poética y vida para profundizar en su historia personal y en el poema", según el acta del jurado.
Phelps nació en Puerto Príncipe el 25 de agosto de 1928 y ha obtenido dos veces el premio Casa de las Américas de Cuba, en 1980 y 1985. En 1964 se radicó en Montreal y en la década de los 80 vivió durante un tiempo en México.
Entre sus libros tiene dos poemarios bilingües francés-español: el que fue premiado, traducido como "Mujer América", y "Este es mi país" ("Mon pays que voici").
El galardón que le fue concedido hoy es otorgado por el Seminario de Cultura Mexicana y el Festival Internacional de Poesía de Trois-Rivières anualmente desde 2003.
De manera alternada, se premia a un poeta mexicano elegido por un jurado de la provincia canadiense de Quebec y a un poeta radicado en Quebec seleccionado por un jurado mexicano.
"Su resistencia a toda opresión ha hecho que su poesía narre el dolor al mismo tiempo que celebra la vida. La poesía de Phelps refleja su universalidad y su errancia por el mundo sin dejar de lado su espíritu caribeño celebratorio", dijo la presidenta del Seminario de Cultura Mexicana, Silvia Molina. El premio se entregará en el XVI Encuentro de Poetas del Mundo Latino, que tendrá lugar del 23 al 30 de octubre en tres ciudades mexicanas.
http://www.vanguardia.com.mx/haitianoanthonyphelpsganapremiosabinesdepoesiaenmexico-2131955.html

Un nouvel espoir pour Haïti

BAN KI-MOON / SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL | LE 06/08 À 12:31
Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU, revient d'Haïti où il a pu constater de réelles améliorations des conditions sanitaires sur place.
NEW YORK – Lors d'une récente visite dans la communauté rurale de Los Palmas en Haïti, j'ai eu l'occasion de parler à des familles directement touchées par l'épidémie de choléra qui frappe le pays depuis le tremblement de terre de 2010. Un homme m'a expliqué que non seulement la maladie avait tué sa sœur, mais aussi sa belle-mère qui a péri après de nombreuses heures de marche pour atteindre l'hôpital le plus proche. Lui et son épouse s'occupent à présent de cinq nièces et neveux orphelins.
En Haïti aujourd'hui, les histoires comme celle-ci ne sont pas rares. En effet, des milliers de personnes à travers le pays ont subi des épreuves et des tragédies similaires.
Mais il y a aussi de bonnes raisons de garder espoir. L'engagement renforcé de la communauté et l'évolution des pratiques d'hygiène ont libéré du choléra les femmes, hommes et enfants de Los Palmas et du village voisin de Jacob (un retournement spectaculaire de ces dernières années) et ont réduit les risques de contracter d'autres maladies d'origine hydrique. Une famille que j'ai rencontrée m'a montré fièrement un nouveau filtre à eau.
Cette approche communautaire sera essentielle à la réussite de la campagne d'assainissement total que le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe et moi-même avons lancé à Los Palmas durant ma visite. En encourageant l'investissement des ménages dans des latrines hygiéniques durables, en offrant une amélioration des produits et des services d'assainissement à des prix abordables et en veillant à ce que les écoles et les centres de santé aient suffisamment d'eau et d'infrastructures d'assainissement, l'initiative va permettre d'améliorer les conditions de santé de trois millions de personnes dans les zones à haut risque durant les cinq prochaines années. Juste avant de quitter le village, nous avons posé la première pierre symbolique d'une nouvelle source d'eau potable.
La campagne est la dernière étape d'une vaste opération de soutien des Nations Unies pour éradiquer le choléra en Haïti. L'ONU et le gouvernement haïtien ont récemment créé un haut-comité chargé de la mise en œuvre d'une stratégie globale qui couvre tous les aspects de la prévention et du traitement d'urgence du choléra, y compris une assistance accrue destinée aux familles et aux communautés.
En outre, le Ministère de la Santé d'Haïti et les Organisation Panaméricaine de la Santé / Organisation Mondiale de la Santé ont entamé la deuxième phase d'une initiative de vaccination financée par l'ONU, qui cible 600 000 personnes dans les zones où le choléra persiste : 200 000 personnes seront vaccinées durant les deux prochains mois, ainsi que 300 000 d'ici la fin de cette année. Pendant la première phase l'an dernier, 100 000 personnes ont été vaccinées.
Ces efforts ont déjà réduit de manière significative l'ampleur de l'épidémie. Au cours des premiers mois de cette année, le nombre de cas de choléra et de décès a diminué de près de 75% par rapport à la même période en 2013, atteignant le niveau le plus bas depuis le début de l'épidémie.
Haïti compte toujours le plus grand nombre de cas suspects de choléra dans l'hémisphère Ouest, ce qui est inacceptable dans un monde pourvu d'autant de connaissances et de richesses. Mais le pays est en bonne voie pour sortir de cette crise. Tout comme le choléra a été éradiqué dans d'autres environnements difficiles à travers le monde, il peut être éliminé en Haïti.
Les perspectives d'Haïti s'améliorent dans d'autres domaines, en partie en raison de l'engagement de l'ONU dans le pays. Depuis 2004, la Mission de Stabilisation en Haïti de l'ONU (MINUSTAH) s'emploie à améliorer la sécurité de l'environnement, assiste le processus politique, renforce les institutions gouvernementales et protège les droits de l'Homme. Elle a également joué un rôle majeur dans la stabilisation et la reconstruction du pays après le tremblement de terre de 2010.
Suite aux efforts de la MINUSTAH et d'autres agences des Nations Unies, la situation de sécurité s'est considérablement améliorée, aidée par un système judiciaire fort et par des forces de police nationale plus efficaces. Pendant ce temps, le taux d'inscription dans les écoles primaires a grimpé en flèche, passant de 47% en 1993 à près de 90% aujourd'hui.
Compte tenu de la fragilité politique et sociale persistante, d'une économie faible et de finances fortement limitées, les prochains progrès d'Haïti sont loin d'être garantis. Afin d'améliorer ses chances d'atteindre ses objectifs de développement, Haïti doit donner suite à ses plans longtemps attendus d'organisation d'élections législatives et locales plus tard dans l'année, suivies d'élections présidentielles l'année suivante. Les dirigeants haïtiens de toutes tendances politiques doivent dépasser leurs différences afin de s'assurer que le processus électoral se déroule de manière équitable, faisant ainsi progresser l'état de droit, la protection des droits de l'Homme et la consolidation des fondements démocratiques du pays.
Le soutien continu de la communauté internationale va également être essentiel. Le besoin le plus urgent pour Haïti est à présent celui d'une aide au financement de son développement , soit 2,2 milliards de dollars sur dix ans. Jusqu'à présent, seulement 40% des 448 millions de dollars nécessaires les deux premières années pour les investissements en matière d'alerte précoce, d'intervention rapide pour l'eau, l'assainissement et les vaccins ont été mobilisés, et seulement 10% du total a été promis.
Le peuple haïtien dispose de toute la compassion et de la détermination nécessaires pour surmonter l'épidémie de choléra et pour réussir un développement économique inclusif. Mais la communauté internationale, et en particulier les institutions financières internationales travaillant dans la région, doivent accélérer la cadence et leur venir en aide.
J'ai été profondément ému par l'hospitalité et la compassion des habitants de Los Palmas. Mais je comprends aussi que les Haïtiens attendent de leur gouvernement et l'ONU tiennent les promesses faites ce jour-là. Si tout le monde fait sa part, nous parviendrons à offrir aux Haïtiens l'avenir plus sain et plus prospère qu'ils méritent.
En savoir plus sur
http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-107066-un-nouvel-espoir-pour-haiti-1030866.php?PHxVV7005BCtcXzG.99

A Prescription for Haiti’s NGO-Related Problems: Heal Thyself

How quickly our sector drops issues! Remember the vigorous debate about the benefits and damage from the international assistance delivered to Haiti in the wake of the nation’s devastating January 2010 earthquake? Clare Lockhart, the founder and executive director of the Institute for State Effectiveness, and Johanna Mendelson Forman, a senior advisor at the Stimson Center, have written in a recent issue of Foreign Policyonline a powerful reminder of Haiti’s development and NGO problems that merits plenty of attention in the nonprofit sector.
The two authors remind us that the earthquake, centered on the Haitian capital, Port-au-Prince, killed an estimated 300,000 people and made one-tenth of the nation’s population instantaneously homeless. Donor nations pledged $5 billion in short term aid and $10 billion in long term aid, with much positive results—90 percent of the homeless resettled, 80 percent of the earthquake rubble cleared.
On the other hand, 100,000 Haitians still live in camps that the authors describe as “squalid” and “characterized by poverty, cholera epidemics, and sexual violence toward women.” The nation is still the poorest nation in the Western Hemisphere, much poorer than citizens of the Dominican Republic who occupy the other half of the island of Hispaniola. Lockhart and Forman report, “The Haitian government still depends on donor assistance and remittances from abroad for nearly all of its revenue.” With the bulk of Haitian policing still handled by UN troops, and with the government still dependent on donor assistance for its revenues, Haitians feel “they are an occupied nation.” NGOs still don’t trust governmental institutions as reliable partners and have created “parallel administrative structures that undermined Haiti’s government and alienated its people.”
What can get Haiti out of this devastatingly difficult trap of deep poverty and weak sovereignty? Lockhart and Forman call for a “national discussion” that would “take stock of Haiti’s considerable assets and generate grassroots pressure to transform the Haitian political and governmental system.” Citing successful models from Mexico, Guatemala, Peru, and Chile, they envision “a national dialogue that would cut across traditional class, party, and geographical lines, giving voices outside the usual political elites an opportunity to participate in shaping the national agenda.”
Given the challenges that Lockhart and Forman detail in the article, which is based on a longer report, a Haitian national discussion seems well intentioned but difficult to imagine getting very far. They report, for example, that political office is seen as the only means of upward mobility; political incumbents will “resort to any means to secure their inherently precarious political positions” and, as a result, a “narrow, kleptocratic elite has captured key positions in government agencies and civil society organizations.” However, the international donor community is in a weak position to call for governmental and civil society reforms in the country.
“Donors themselves set a poor example of successful finance management and transparency,” Lockhart and Forman write. “The U.N. agencies, NGOs, and contractors have yet to publish accounts of financial expenditure that are readily available to Haitian citizens. They waste time and money on duplicating inefficient projects because they fail to coordinate with one another or with local governments. Meanwhile, they are complicit in the siphoning off of significant foreign-aid dollars for favored NGO and U.N. contractors. Only 10 percent of the $6.04 billion in funding donated between 2010 and 2012 went to the Haitian government, and less than 0.6 percent went to Haitian organizations and businesses. By circumventing Haitian institutions in the effort to deliver aid, the donor community missed an opportunity to use its resources to reform the institutions themselves.”
From our vantage point, it seems that the NGO community and the donor nations on the international scene need to pursue their own self-improvement dialogue. Given their financial dominance of the nation, their practices could well frustrate any positive outcomes from the Haitian national dialogue Lockhart and Forman call for. Poor Haiti has been subject to all kinds of prescriptions from well-meaning external actors that would fix and cure the nation’s ailments. However, given the track record of NGOs in Haiti, it might be a critically important moment for donors and NGOs to hear and heed the message, “doctor, heal thyself.”—Rick Cohen
https://nonprofitquarterly.org/policysocial-context/24620-a-prescription-for-haiti-s-ngo-related-problems-heal-thyself.html

WHY IS HAITI POOR? [WITH COMMENT BY PAUL]

POSTED ON AUGUST 6, 2014
BY JOHN HINDERAKER
IN ECONOMY, OBAMA ADMINISTRATION SCANDALS
I recently discovered, via a reader, an excellent web site called Manhattan Contrarian. There is lots of good stuff there, but consider this article: Why Is Haiti So Poor?
The wealth of nations, or lack thereof, is a topic of longstanding interest. Haiti and the Dominican Republic, which share the island of Hispaniola, are something of a laboratory experiment, a bit like East and West Berlin. Manhattan Contrarian notes that Haiti is, by any measure, one of the world’s poorest countries, and asks why.
The first hypothesis tested is that Haiti is dirt poor because it is pretty much all black. But that isn’t the problem:
In the case of the hypothesis that all black-dominated countries are poor, there are multiple counterexamples that prove it wrong. Number one is Bermuda (55% black), which is at the very top of the income distribution of countries, ranking way ahead of the United States in the CIA ranking (at $86,000) and just behind the U.S. per the World Bank (at $53,030). At about 85% black population, we have the Bahamas (IMF – $32,036; WB – $23,102; CIA – $32,000) — this country is right on the tail of places like France, Japan and the UK. Even among countries that, like Haiti, are well above 90% black in ethnic mix, we have Botswana (IMF – $16,377; World Bank – $15,675; CIA – $16,400) and Barbados ($25,181 – IMF; $15,566 – WB; $25,100 – CIA). These countries are solidly middle-income, and are considerably wealthier than, for example, Mexico and China. So no, black-dominated countries are not inherently poor.
Has Haiti been ruthlessly exploited by “the evil rich capitalist countries?” If only! Haiti, unfortunately, has all too little to do with the world of free enterprise and free trade:
Haiti’s exports in 2012 were $801 million — around $800 per person in a country of about 10 million people, which is rather pitiful. It seems that the rest of the world is just staying away, perhaps because Haiti doesn’t have much to sell — but it’s hard to call that “exploitation.” By comparison, close neighbor Barbados, with a population of only about 250,000, had 2012 exports of almost $500 million — about 25 times Haiti’s level on a per capita basis. Yet it is a middle income country.
Somehow the evil exploiters are failing to keep Barbados down. My own view would be that trade makes you rich, not the reverse….
So what is the culprit? Manhattan Contrarian’s analysis is, I think, on the money: Now, might I suggest hypothesis number 3, which is that endemic corruption and the absence of the rule of law make it nearly impossible to invest in or trade with Haiti. Let’s just look at a few pieces of data:
* In an International Finance Corporation project in 2012 called Doing Business, Haiti was ranked 187 out of 189 countries surveyed in terms of ease of starting a business.
* How about tourist hotels? Lots and lots of international capital is available to build them, and most every Caribbean country has used that capital as a source of good jobs for the people. Trip Advisor here lists some 47 tourist hotels in Haiti. Does that sound like a lot? They list 102 in Barbados — and Barbados has only one-fortieth the population! So Barbados has more than 80 times the number of tourist hotels per capita.
* According to Atlas Media, Haiti’s main exports, such as they are, are t-shirts, knit sweaters, other garments, and scrap iron. Notable for all of those is that these are things that do not require an expensive factory to make. Or to put it another way, nobody but nobody builds an expensive factory in Haiti. Why not? The labor is really cheap — couldn’t you make a lot of money? The simple answer is, you could make a lot of money if the government wouldn’t steal it. QED — If you make a big investment, nobody trusts the government not to steal it. The nice term for that is “absence of the rule of law.” * According to the Center for Global Development here (2012), the so-called “formal sector” of the Haitian economy accounts for only 10% of employment. That’s another amazing statistic, which says that the large majority of all business activity is essentially hiding from the government.
* Transparency International in 2008 ranked Haiti the 4th most corrupt country in the world.
Ponder that next-to-last statistic: 90% of all business activity in Haiti is outside the legal economy. The United States is trending in that direction, but 90% is an astonishing number.
What is the standard Western reaction to poverty in a place like Haiti? Foreign aid! Will that solve the poverty problem? No:
Haiti is perhaps the all-time champ of foreign aid. If foreign aid worked to raise a country up out of poverty, then Haiti would be a rich country. The Center for Global Development (no enemies of foreign aid) here has a history of foreign aid in Haiti, including the statistic that by 1970 “foreign assistance was 70% of the Haitian national treasury revenues” and proceeded to increase from there: “aid levels rose to $35.5 million in 1975.” And “by 1991, Haiti received $380 million from abroad.” And so on. But the aid thing really exploded after the big earthquake in January 2010. A compilation here has the total of gifts and pledges to Haiti in the aftermath of the earthquake at $9,337.8 million.
That’s about the equivalent of a full year’s GDP for Haiti! But the title of this report from Foreign Policy In Focus in January says it all: Haiti: billions in Aid, Pennies in Progress since Earthquake. You really need to read the whole thing to see how one government-imposed obstacle after another has kept Haiti from moving forward.
Barbados? They basically don’t get any foreign aid.
The rule of law is the sine qua non of prosperity, and has been a key to America’s economic growth for more than two centuries. But don’t be overconfident: the Democratic Party is eroding, every day, the rule of law here in the U.S. From Barack Obama ruling by unconstitutional decree, to judges who substitute their own policy preferences for the language of statutes, to the administration’s attempt to destroy the legal basis for national sovereignty, to–perhaps worst of all–the unconstitutional combination of legislative, executive and judicial powers in countless federal agencies that issue the equivalent of statutes with hardly any oversight, the rule of law is declining fast. If you want to see where that path ends, look at Haiti.
PAUL ADDS: My wife and I enjoyed a great vacation in the Dominican Republic earlier this year. I was struck by the contrast with Haiti, whose population migrates illegally into the DR much like Mexicans and Central Americans migrate illegally into the U.S.
John’s analysis, via Manhattan Contrarian, of why Haiti is so much poorer seems correct; the problem is a startling level of corruption. By why is Haiti so much more corrupt?
It isn’t a matter of race; John is right about this too. Note in this regard that the Dominican Republic is much “blacker” than many suppose (Trujillo actively worked to create the image/myth of a white DR, emphasizing the Spanish culture and suppressing the African one).
Note as well that the French originally ran Haiti, whereas the Spanish ran the Dominican Republic. If anything, this might cause one to suspect that Haiti was better administered during colonial times, and thus might be less corrupt today. But that’s not how it is.
Haiti was liberated from colonialism at a very early date — 1804 — via an extremely violent revolution (of course the U.S. broke away even earlier, but not before learning a fair amount about relatively proper governance from the English). The DR remained under Spanish control until 1821, when the army officer in charge of the colony “liberated” it from Spain rather bloodlessly. Soon Haiti seized control, and it wasn’t until the 1840s that the DR became truly independent.
Did Haiti suffer from severing ties with Europe so early and so cleanly? I don’t know; it’s a theory, anyway.
http://www.powerlineblog.com/archives/2014/08/why-is-haiti-poor.php