POUR VOS RECHERCHES

Google

mercredi 14 mars 2012

Des Parlementaires haïtiens s’engagent contre la corruption

14/03/2012 06:52:00
 A l’issue d’une retraite de trois jours -du 9 au 11 mars 2012-, consacrée à l’examen du projet de loi pour la prévention et la répression de la corruption, une cinquantaine de Parlementaires haïtiens de la 49e législature réunis pour l’occasion ont adopté à l’unanimité, le 11 mars 2012, la « Déclaration de Moulin-Sur-Mer, Montrouis », du nom de la localité où a eu lieu cette rencontre.
Dans cette déclaration signée par tous les parlementaires présents, ces derniers se sont engagés à « enclencher le processus législatif et à le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Avec cette initiative, un nouveau cap est franchi dans la lutte contre la corruption, car il existe déjà des mesures anti-corruption parmi lesquelles on peut citer la ratification, par le Parlement haïtien, de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption (CICC) en décembre 2000 ; celle de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC) en mai 2007 ; l’obligation de déclaration du patrimoine par certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics, votée en février 2008 ; et l’adoption, en mars 2009 par le Gouvernement, de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption. Pour une application effective de ces mesures, il faut ajouter la création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), par décret en date du 8 septembre 2004.
Dans son analyse de l’évolution de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International en Haïti entre 2002 et 2011, la Responsable du Service de Statistiques et de Programmation de l’ULCC, Mme Darlyne Loiseau, a indiqué qu’Haïti s’est, au fil des années, éloignée des Etats classés probes pour dégringoler du 89e rang en 2002 au 175e en 2011, rejoignant ainsi la dizaine de pays perçus comme les plus corrompus au monde.
Trois jours durant, il s’est donc agi, au cours de discussions thématiques, d’établir un état des lieux de la corruption en Haïti, notamment par la clarification du «rôle de chaque institution ou organisation dans la lutte contre la corruption » sur les réformes législatives et l’analyse du projet de loi anti-corruption adopté par le gouvernement le 31 décembre 2009.
Parmi les thèmes abordés figuraient « Haïti et ses engagements internationaux dans la lutte contre la corruption », présenté par le Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH/Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) ; « Haïti et les indices de perception de la corruption », présenté par la Fondation Héritage/Branche Transparency International-Haïti ; ou encore les deux volets, à savoir la prévention et la répression, de l’« Examen analytique du projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption », présentés par l’ULCC.
L’objectif de cette retraite -un partenariat entre le Parlement haïtien, l’ULCC, la Fondation Héritage et la MINUSTAH, financée dans le cadre de ses Projets à Impact Rapide (QIP) – était de renforcer les capacités des parlementaires dans le domaine de la lutte contre la corruption. La séance de travail était ouverte à tous les Parlementaires, notamment ceux de la Commission Ethique et Anti-Corruption de la Chambre Basse et de la Commission des Affaires Institutionnelles et Juridiques du Sénat.
Pour le sénateur Youri Latortue, par ailleurs Président de la Commission Justice et Sécurité du Sénat – qui a qualifié de « première » la rencontre, a estimé qu’elle a permis aux parlementaires de bien s’imprégner du sujet et de rencontrer d’autres acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. M. Latortue n’a pas manqué d’encourager ses collègues à voter le projet de loi avant la fin de la session parlementaire en cours, laquelle doit prendre fin en mai prochain.
Un avis que partage Pierre Emmanuel Ubalijoro de l’Unité d’Appui au Parlement de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH, pour qui « l’objectif a été atteint » dans la mesure où la retraite a permis de « mettre en place un cadre d’échanges ». Cela aura pour résultat, comme l’indique Come Hervé Gogo du Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH, de « renforcer le cadre juridique de lutte contre la corruption en Haïti, tout en l’harmonisant aux standards internationaux ».
Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Uwolowulakana Ikavi

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/des_parlementaires_ha_tiens_s_engagent_contre_la_corruption.html

Le processus de ratification du Premier ministre désigné enclenché

14/03/2012 07:00:00
Le Sénat a lancé mardi soir en séance plénière le processus de ratification du Premier ministre désigné, Laurent Lamothe, à travers la formation d’une commission spéciale chargée d’analyser les pièces du candidat à la succession de Garry Conille, démissionnaire depuis trois semaines.
Constituée de sept membres avec un mandat ne dépassant pas quinze jours, la commission de ratification est dirigée par Rodolphe Joazile, l’ancien président du Sénat. Six autres élus complètent sa composition, Kély Bastien, un autre ex-patron de l’assemblée, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Mélius Hyppolite, Jean William Jeanty, François Lucas St-Vil et Francky Exius.
Une résolution introduite par le président du Grand Corps, Dieuseul Simon Desras, et qui a reçu la bénédiction des 22 Sénateurs présents, a fixé les attributions des commissaires qui devront recevoir le dossier de Laurent Lamothe, l’étudier en procédant à la vérification de toutes les pièces avant de produire un rapport sur lequel planchera l’assemblée.
L’accumulation de chocs et le départ provoqué de Conille ont considérablement mis à mal les méthodes peu orthodoxes de l’ancien chanteur Michel Martelly, au pouvoir depuis dix mois et désormais confronté à une sérieuse crise politique.
Le processus de ratification du Premier ministre désigné est mis en route alors que le Sénat a ouvert une enquête potentiellement lourde de conséquences sur la présumée nationalité étrangère des dirigeants parmi eux Laurent Lamothe lui-même, ministre des affaires étrangères du gouvernement sortant, et le Président de la république.
Homme d’affaires pressé et ancien joueur de tennis, l’éventuel successeur du Dr Garry Conille est, selon certaines informations, le co-fondateur d’une entreprise de communication avec le chef de l’Etat, un ami proche dont il aurait grandement financé la campagne électorale. spp/Radio Kiskeya

Assassinat de cinq membres d'une meme famille à l'avenue N

14/03/2012 07:03:00
Cinq (5) membres de la famille du coordonnateur adjoint de la Plateforme des employés victimes des entreprises publiques (PEVEP), Réginald Antoine, ont été tués mardi à l’aube en leur résidence sise à l’Avenue N, à Port-au-Prince.
Selon Réginald Antoine, des individus armés ont fait irruption dans la maison où ils ont commencé à molester les personnes qui s’y trouvaient. Ces dernières, dont son frère et sa sœur, Claudy et Nancy Antoine, ainsi que son beau-frère Wilson, qui tentaient de résister à l’agression, ont été abattus par balle.
Les agresseurs ont par la suite lancé à l’intérieur de la maison un engin qui serait une grenade dont l’explosion et l’incendie qui s’en est suivi ont tué les nièces du coordonnateur du PEVEP, Insara et Shelda Antoine, âgés de deux et dix ans.
Réginald Antoine qui affirme avoir été élevé dans cette maison, ne s’y trouvait pas au moment du drame. Il lance un appel aux autorités pour que les auteurs du carnage soient retrouvés et châtiés.
Une source policière a confié à Radio Télé Métropole que la tuerie serait un acte de vengeance contre Claudy Antoine perpétré par un évadé de prison qui serait de plus un psychopathe. La police disposerait d’informations précises à ce sujet, rapporte la station. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/assassinat_de_cinq_membres_d_une_meme_famille_a_l_avenue_n.html

Le president de la conference episcopale dominicaine demande aux évêques haïtiens de leur dire ce qui se passe réellement en Haïti

14/03/2012 07:07:00
Le cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi aux autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe reellement en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou perturbation affectant ce pays voisin a des consequences sur la vie en republique dominicaine. Le président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette intervention à l'occasion d'une rencontre annuelle entre les deux conférences pour une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en Haïti et en République dominicaine.
« Il est important que nous soyons informés de ce que passe en réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays, les unes plus etranges que les autres, a dit le Cardinal, felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.
"Les évêques haitiens ont fait l'effort de venir jusqu'ici se réunir avec les collèguesdominicains pour parler de la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent aider les populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr. López Rodriguez.ahp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/demande_d_information_de_la_conference_episcopale_dominicaine.html

3 policiers de la MINUSTAH coupables d'agressions sexuelles

14/03/2012 06:50:00  Trois policiers pakistanais membres de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) ont été déclarés coupables d'agressions sexuelles par une cour martiale pakistanaise réunie à Port-au-Prince, a indiqué mardi le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
Les trois policiers, qui étaient en poste à Gonaïves, ont été rapatriés au Pakistan et sanctionnés par des peines de prison qu'ils purgeront dans leur pays, selon le porte-parole qui n'a pas donné le détail des peines.
Les Nations unies resteront en contact avec les autorités pakistanaises pour «examiner les détails de la procédure et ses suites», a ajouté M. Nesirky.
À la suite d'une enquête ouverte en janvier, la cour martiale avait été organisée en mars à Port-au-Prince en suivant les procédures en vigueur au Pakistan et des responsables pakistanais ont informé les autorités haïtiennes du jugement lors d'une visite les 8 et 9 mars.
L'ONU avait annoncé le 23 janvier l'ouverture d'une enquête sur deux cas d'«exploitation sexuelle» d'enfants par des policiers de la MINUSTAH, l'un à Port-au-Prince et l'autre dans la ville de Gonaïves.
afp

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3_policiers_de_la_minustah_coupables_d_agressions_sexuelles.html