POUR VOS RECHERCHES

Google

jeudi 24 février 2011

Martelly promet améliorer l’éducation avec l’argent de la loterie et des jeux

Par Agence EFE – Port-au-Prince le 22 février 2011 (EFE).- Le candidat à la présidence d’Haïti, Michel Martelly s’est compromis aujourd’hui à réinstaurer la loterie Nationale et assigner à l’Etat un 10% des entrées des banques de jeu populaires dans le but d’obtenir des fonds pour améliorer l’éducation et le bien être des haïtiens.
« Les électeurs et électrices ne veulent pas d’argent, mais un vrai accompagnement, de l’eau potable et la construction d’infrastructures comme des routes » a opiné Martelly dans des déclarations publiées dans des médias locaux.
Le candidat de Réponse Paysan, qui aura l’ex première dame de la république Mirlande Manigat comme rival au second tour fixé au 20 mars, est comme elle en campagne.
Durant une visite dans le nord du pays, durant lequel il a repris des chansons de son répertoire comme interprète du compas direct, il a observé selon ce qu’il a dit, « beaucoup d’opportunités dans le département du Nord, comme beaucoup de terres sans activité agricole, des possibilités d’investissements dans le tourismes pour certaines plages ».
Martelly a promis que s’il gagne le deuxième tour des élections, il favorisera des investissements dans l’éducation à partir des ressources provenant de la relance de la Loterie nationale qui n’existe plus depuis des années dans le pays et aussi de 10% des entrées des banques populaires de paris, connues populairement comme « borlette ».
Le candidat-chanteur a mentionné aussi la possibilité d’obtenir un appui de 200 millions de dollars du Fonds Monétaire international (FMI)
Entretemps, madame Manigat a promis hier si elle gagne les élections, de transformer la grande commune de « Cité Soleil » en un espace de lumière, ou les gens pourront vivre dans de meilleures conditions sanitaires et sécuritaires.
Plusieurs milliers d’habitants de Cité Soleil y compris des partisans de Michel Martelly, ont assisté au discours électoral de Manigat, selon les médias locaux.
Outre le président, les haïtiens éliront au cours des élections du 20 mars 79 députés (20 ont déjà assuré leurs places au parlement en gagnant au premier tour) , sept sénateurs qui s’ajouteront aux 4 vainqueurs du premier tour.
Source: http://www.google.com/hostednews/epa/article/ALeqM5hDytpnmE5GeqPq6CNzObsnUTbp-g?docId=1469732
Traduction: Decky Lakyel pour Haïti Recto Verso

La coopération en matière de santé du Brésil et de Cuba avance en Haïti

JUAN DIEGO NUSA PEÑALVER, ENVIOYE SPECIAL La coopération de Cuba et du Brésil dans le renforcement du système national de Santé en Haïti dans le contexte de la commission tripartite, avance de façon satisfaisante à près d’un an de la signature des accords correspondants, a déclaré le Docteur Carlos Felipe Almeida D’Oliveira, coordonnateur de projets du Ministère de la Santé de la nation sud-américaine aux envoyés de la presse cubaine.
Le fonctionnaire brésilien s’est réuni avec le docteur Lorenzo Somarriba, chef de la Mission Médicale cubaine en Haïti, dans le cadre du groupe Gestionnaire d de la Commission Tripartite pour l’exécution des accords durant une rencontre dans le siège de l’ambassade du Brésil à Pétion Ville, a six kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince, la capitale haïtienne dévastée.
Almeida D’Oliveira a qualifié cette coopération comme la plus grande que détient son pays dans le domaine de la santé avec une autre nation et l’a définie comme une priorité du gouvernement de la présidente Dilam Roussef.
Après avoir souligné la volonté politique de Brasilia et de la Havane dans ce domaine, il a fait savoir que le congrès brésilien a approuvé une enveloppe de 80 millions de dollars pour l’exécution cette année et l’année prochaine différents projets comme la construction se basant sur l’expertise cubaine de quatre hôpitaux communautaires de références dans les localités de Carrefour, Bon Repos, Tabarre et Croix des bouquets, dans le département de l’Ouest très proche de Port-au-Prince
Cet effort prévoit aussi l’achat de 30 ambulances pour le système de santé haïtien, de vaccins et du matériel en appui au programme national d’immunisation et la formation en deux ans de 2000 agents communautaires de santé locaux, une expérience appliquée avec succès au Brésil.
En plus de la remise du financement pour la lutte contre le choléra en Haïti domaine dans lequel il a adressé des éloges en faveur de la brigade cubaine, qui jusqu’à mardi avait sauvé la vie a plus de 69.639 haïtiens contaminés par la dangereuse maladie, qui aujourd’hui présente une mortalité très basse (0.39%) sin avoir a déploré des décès depuis 34 jours consécutifs.

Source : http://www.granma.cubaweb.cu/2011/02/24/cubamundo/artic02.html
Traduction Decky Lakyel Pour Haïti Recto Verso

Commentaires :
L'auteur de cet article a failli ne pas mentionner le secteur haïtien. Heureusement que le mot TRIPARTITE existe. Puisqu'il s'agit de vanter la coopération Brésil/Cuba en faveur d'Haïti on imagine que la troisième manche du triptiyque correspond bien à Haïti.
Loin d'un lapsus évocateur, pour reprendre ces formules-clichés trop usitées, ceci traduit justement le comportement du secteur Haïtien dans la gestion des grands dossiers. Absentéisme à défaut d'une démission nette et claire.
L’utopie la plus grande c’est de vouloir faire croire que l’on arrivera à faire d’Haïti une nation, un pays en racolant bric et broc les morceaux de ce gigantesque puzzle qu’essaient de monter des acteurs divers, hétérogènes et hétéroclites dans leurs visions, dans leurs expériences et leur savoir faire. De gouvernement-marionnette on passera à un pseudo pays désarticulé de la tête au pied qui aura définitivement et indéfiniment besoin d’un soutien pour montrer une face. C’est à se demander ou se cachent-elles, les forces vives de la nation, s’il en reste. Ou est-il ce dernier rempart qui devra rester infranchissable malgré vents et marées pour sauvegarder un soupçon de dignité et le gène du phénix qui renaîtra de ces cendres ?

Haïti-Insécurité-Cholera : Cri d’alarme dans le département du Centre

mercredi 23 février 2011
Correspondance : Ronel Odatte
P-au-P, 23 fév. 2011 [AlterPresse] --- La « situation est alarmante » dans les régions frontalières du Plateau Central qui subissent les contrecoups de l’insécurité et de l’épidémie de cholera, s’inquiètent les autorités locales.
Dans les localités de la Mielle, Ti Lory, et Bocbanique, l’insécurité rend impossible tout déplacement durant la nuit. « La situation tend à se dégénérer », et les coups de feu sont de plus en plus fréquents, selon un agent de l’ordre ayant requis l’anonymat.
Le juge titulaire du tribunal de paix de Thomassique (haut plateau central) Demoncier Desarmes indique que la circulation d’armes illicites a considérablement augmenté dans cette région. Le juge, qui n’a fait état d’aucune arrestation, souligne que cette commune compte 7 policiers pour une population de 57.496 habitants.
Selon de récentes estimations, la police nationale compte en tout 8 mille 475 membres, dont les 2/3 sont affectés au département de l’Ouest.
« On enregistre des cas de vols et de viols, tous les jours. Les gens demandent de l’aide, mais nous ne pouvons pas faire davantage, car la situation est compliquée », se désole Desarmes.
Terre d’accueil pour les rapatriés, lieu propice pour le commerce licite et illicite, le trafic d’être humain, et refuge pour les présumés meurtriers ou véritables criminels, le Plateau Central a toujours endossé une réputation peu reluisante.
Aujourd’hui outre l’insécurité, les cas de lynchage en lien avec l’épidémie de cholera persistent. Alors qu’on a déjà recensé 68 morts, le maire de la commune de Thomassique, Wilmane Mathé, a indiqué que 12 personnes ont été tuées à l’arme blanche entre novembre 2010 et janvier 2011 sous prétexte qu’elles avaient en leur possession une poudre magique capable de transmettre le cholera. Les coupables de ces actes n’ont pas été arrêtés.
D’autre part si l’épidémie déclenche la violence elle a aussi des incidences néfastes sur le commerce.
Les commerçants et commerçantes qui fréquentent les marchés dominicains se trouvent dans l’incapacité d’écouler leurs produits. Plusieurs d’entre eux ont déclaré que leurs activités commerciales sont paralysées depuis l’apparition du cholera en Haïti.
C’est interdit de se rendre à l’autre côté de la frontière, et les dominicains ne veulent pas transporter les produits venant d’Haïti de peur qu’ils ne soient contaminés, se plaignent ils.
Par ailleurs, la République Dominicaine continue de rapatrier des haïtiens vers la frontière. Le bureau du Groupe d’appui aux Refugiés et aux Rapatriés (GARR) à Thomassique reçoit plus de vingt personnes par jour, d’après sa directrice Délicieuse Paul.
Une fois rapatriées, ces personnes, qui pour la plupart ne sont pas originaires du Plateau Central, cherchent à s’établir dans la région alors que déjà, l’accès pour les riverains aux services de base est pratiquement inexistant, ajoute-t-elle.
Délicieuse Paul rappelle en outre que ces rapatriements se font dans l’irrespect des droits fondamentaux des migrants haïtiens. [ro kft gp apr 23/02/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10677