POUR VOS RECHERCHES

Google

jeudi 25 novembre 2010

Haïti - Jacmel : Importante manifestation contre Joseph Lambert et INITE

25/11/2010 08:23:45 Plusieurs milliers de citoyens provenant des 10 communes du département du Sud-Est, ont organisé un mouvement de protestation mercredi matin 24 novembre, devant le parquet de Jacmel en vue d’apporter leur soutien à l’Agronome Gerald Mathurin, coordonnateur du CROSE (Coordination Régionale des Organisations du Sud-Est), qui était cité à comparaître par le parquet de Jacmel, suite à une plaintes du sénateur Joseph Lambert. Gerald Mathurin est accusé d’avoir diffamé le sénateur Lambert Joseph, en traitant ce dernier de « Drug dealer ».
Furieux, les manifestants ont lancé des propos hostiles contre le sénateur Joseph Lambert et la Plateforme Présidentielle INITE, « Aba INITE, viv Jeral, Ba nou Gérald Mathurin poun ale ». Des partisans de la Plateforme présidentielle INITE, vêtus de maillots imprimés ont provoqués les manifestants, criant a leur tour : « Joseph Lambert Cocaïne ».
Les agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre de Jacmel (UDMO), ont appréhendé, devant le parquet de Jacmel, un partisan de l’INITE en possession d’une arme blanche, qui agressait des supporteurs de Gérald Mathurin. Ceux-ci ont qualifié cette arrestation de fantaisiste « Cet individus ne va pas être placé en garde à vue, puisque c’est un partisan d’INITE » ont–ils déploré.
L’agronome Gerald Mathurin, en compagnie de son avocat, Maître Aviole Fleuren, du barreau de Port-au-Prince ont du attendre près de 4 heures l’arrivée du sénateur Lambert qui n’est jamais venu. L’affaire a été renvoyé à la huitième. En sortant du parquet de Jacmel, les manifestants ont gagné les rues de la ville, détruisant les affiches et des posters géants du candidat à la présidence Judes Célestin.
Pourquoi le Sénateur Lambert n’a-t-il pas été arrêté, suite aux actes de banditisme dans lequel il a été impliqué dans la nuit du 11 au 12 novembre alors qu’il dirigeait un commando d’hommes armés? http://www.haitilibre.com/article-1653-haiti-elections-un-commando-d-inite-seme-la-terreur-a-jacmel.html bien que des plaintes ont été formellement déposées (PNH, Caricom, Minustah, CEP)...
Comme l’a dit un des manifestants, on n’arrête pas des membres d’INITE.
http://www.haitilibre.com/article-1738-haiti-jacmel-importante-manifestation-contre-joseph-lambert-et-inite.html

Luidgy est rentré chez lui en Haïti

Les membres de la Chaîne de l'Espoir et la famille d'accueil,
hier matin, à l'aéroport de Blagnac./ Photo DDM
Plaisance.


Il commençait à avoir ses habitudes parmi les Plaisançois. L'école Alphonse Daudet lui avait même ouvert ses portes à la fin de sa convalescence. Arrivé le 10 octobre au foyer de Nicole et Guy Pradel, Luidgy est reparti chez lui, en Haïti, après une opération du cœur. « Lorsque nous l'avons accueilli, il se déplaçait en fauteuil roulant, et trois jours après l'opération il commençait à courir », constatait heureux Guy Pradel, hier matin, à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, lors du retour de Luidgy dans sa famille. « Il a aimé l'ambiance de l'école même s'il a été surpris de voir qu'ici les enfants parlent en classe. Il nous a dit que chez lui, on attend l'autorisation du maître pour prendre la parole »…
Le séjour toulousain et l'hospitalisation de Luidgy ont été rendus possibles grâce à la Chaîne de l'Espoir. L'association qui œuvre en faveur des enfants malades compte à Toulouse six membres bénévoles auxquels s'ajoutent une quarantaine de familles d'accueil et des médecins. « Les opérations coûtent cher, entre 15 000 et 20 000 €», souligne Elisabeth Laurens, coordinatrice des soins. « Nous existons grâce aux dons et aux différentes actions comme la pièce de théâtre qui sera jouée, vendredi, à Castelginest, au profit de l'association. Nous souhaitons aussi l'adhésion d'un maximum d'entreprises pour faire venir des enfants, parfois de très loin, pour être opérés à Toulouse ».

Avec la Chaîne de l'Espoir
Après Luidgy, le jeune haïtien de 7 ans, l'antenne toulousaine de la Chaîne de l'Espoir attend Trésor qui arrive du Cameroun à la fin du mois. Le 20 décembre, quatre enfants Irakiens seront pris en charge par les bénévoles avant d'être opérés du cœur, eux aussi. Au total, entre 15 et 20 enfants, sont reçus, chaque année, par l'antenne de l'association. En janvier, le Dr Roux qui a opéré Luidgy, ira en Haïti pour installer un service de chirurgie cardiaque pédiatrique.
chainedelespoir.toulouse @gmail.com Tél. 05 61 77 78 55.

L’arbre qui cache la forêt...Haiti-Élections/Reconstruction : La confusion plane

jeudi 25 novembre 2010 Enquête
Dans le cadre du partenariat médiatique « Ayiti Je Kale »*, dont AlterPresse fait partie
P-au-P., 25 nov. 2010 [Ayiti Je Kale / AlterPresse] --- Les Haïtiens ont une expérience électorale qui remonte très loin dans l’histoire du pays, mais c’est seulement à la fin de la dictature des Duvalier en 1986 que le pays est entré dans l’ère des élections modernes. Depuis, Haïti a déjà réalisé plus d’une douzaine d’élections présidentielles, législatives et locales.
D’après le préambule de la Constitution de 1987, Haïti est une démocratie, ce qui implique « le pluralisme idéologique » et « l’alternance politique ».
Parmi les droits et devoirs des citoyens, figurent celui de « voter » lors d’élections libres, honnêtes et démocratiques. C’est à travers les élections que le citoyen peut participer à la vie politique du pays.
Mais, en Haïti comme dans d’autres pays, il semble qu’il y a une confusion entre « élections » et « développement ».
Leyan Dorin, une vendeuse qui fait des allers-retours entre Vallue et Grand Goave (Ouest), a indiqué à « Ayiti Kale Je » que « des élections seraient utiles » parce qu’ « il faut des gens qui puissent apporter des solutions aux problèmes des (centaines de milliers de) sans-abri », suite au séisme dévastateur du 12 janvier.
La confusion chez Dorvin entre « élections » et service social ou « développement » n’est pas étonnant, et se retrouve aussi dans les propos du président René Préval.
« S’il n’y a pas un président élu, légitime, un parlement, une chambre basse, un Senat, à mon départ, s’il n’y a pas d’élections… cela créera de la méfiance et il ne pourra pas y avoir de développement », a-t-il déclaré lors de la visite d’une délégation des Nations Unies à Port-au-Prince en avril.
Préval est correct dans les détails : le mandat de beaucoup de parlementaires a expiré et son propre mandat arrive à terme le 7 février 2011. Cela signifie que, d’après la Constitution de 1987, les élections du 28 novembre sont nécessaires. De plus si elles n’ont pas lieu, il est probable que les bailleurs et créanciers qui ont promis de l’argent au pays se sentent mal à l’aise.
Quelques semaines seulement après le 12 janvier, la communauté internationale a « commencé à appuyer l’idée des élections ». Edmond Mulet, représentant spécial de l’ONU en Haïti, a indiqué qu’elles représentaient « un pas important dans le processus de renforcement de la démocratie et de la réhabilitation de l’Etat ».
Colin Granderson, ancien secrétaire d’Etat de la Communauté Économique de la Caraïbe (CARICOM), a travaillé en Haïti dans les années 90 et est revenu récemment pour diriger une mission d’observation OEA (Organisation des états Américains)-CARICOM ayant pour tâche de garantir des élections crédibles.
Granderson a indiqué à « Ayiti Kale Je » que les élections de 2010 sont extrêmement « importantes », et tout comme Préval, il a souligné la nécessité qu’il y ait un président et un parlement « légitimes » en charge d’assurer la « reconstruction » du pays.
Mais ce que Granderson, Mulet et Préval ont oublié de noter c’est que le pays souffre d’une crise économique et humanitaire qui est antérieure au 12 janvier. En plus aujourd’hui, Haïti est en pleine crise politico-institutionnelle et ce ne sont pas des élections qui vont nécessairement changer la donne.
En janvier dernier, le parlement haïtien a voté une « loi d’urgence » spéciale qui donne les pleins pouvoirs à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, dominée par l’ancien président américain Bill Clinton et des bailleurs internationaux, pour qu’elle « conduise le Plan de relèvement et de développement d’Haïti » jusqu’au mois d’aout 2011.
Selon Robert Faton, professeur à l’Université de Virginie aux Etats-Unis, Haïti a « pratiquement perdu sa souveraineté » à cause de la mise en place de cette Commission qui fonctionne avec un éventail de consultants étrangers, de bailleurs et d’agences internationales.
« De plus il n’est pas clair qu’un parlement élu pourra fonctionner dans une situation dominée par cette commission internationale ».
Cependant selon Nicolas Jean Louis, ancien membre de INITE et transfuge de Fanmi Lavalass, « le mandat du gouvernement actuel va prendre fin, cela signifie qu’il faut le remplacer ». Comme Préval, Jean Louis est convaincu que les élections permettront d’assurer de meilleurs services sociaux.

Quels sont les résultats de 23 ans d’élections jusqu’ici ?
Granderson a admis rapidement que la « transition démocratique » en Haïti n’est pas un succès total. Coup d’Etat, répression, assassinat, exil, instabilité. Il a reconnu également qu’il n’y a pas eu une grande amélioration des conditions sociales et économiques du peuple haïtien.
« Il est clair bien sur que le rendement démocratique est très bas. Cela c’est très clair. Mais malgré tout, je pense qu’on n’a pas jeté l’éponge en Haïti en ce qui concerne la démocratie…Il y a des choses qui changent…Pour moi il y a une évolution en cours ».

Mais quelle évolution ?
« Ayiti Kale Je » a interrogé Anselme Rémy, professeur à l’Université d’Etat d’Haïti, qui s’est dit opposé au point de vue de Colin Granderson.
Rémy qualifie les élections du 28 novembre de « perte de temps, d’argent » et de « compromis anti-national ». Selon lui, le type de démocratie en Haïti est une « démocratie bourgeoise » où c’est l’argent et la classe qui déterminent qui prendra la tête du pouvoir.
« Ces élections sont un exemple typique de compétitions électorales dans un contexte de démocratie bourgeoise. Premièrement il y a une série de règles de qualification, qui définissent clairement le caractère de classe. Par exemple pour être candidat il faut donner en dépôt 500 000 gourdes, soit près de 12 000 dollars américains. C’est une fortune en Haïti ! ».
Le système de financement de campagne par des compagnies ou des banques est déjà très développé aux Etats-Unis. Les candidats au Senat dépensent parfois 50 millions de dollars américains et aux élections de 2008, Barack Obama avait dépensé 740 millions.
Toutefois, pour Remy ce système est « encore plus grossier » que celui qui existe jusqu’à présent en Haïti. [akj apr 25/11/2010 15:00]
………………
* « Ayiti Kale Je » (http://www.ayitikaleje.org/) est une initiative de partenariat médiatique en vue d’assurer des investigations journalistiques sur la reconstruction d’Haïti suite au séisme dévastateur qui a frappé le pays et fait 300.000 morts et autant de blessés.
Le Groupe Médialternatif est un des partenaires de cette initiative, à travers son agence multimédia AlterPresse (http://www.alterpresse.org/), avec la Société pour l’Animation de la Communication Sociale (SAKS - http://www.saks-haiti.org/). Deux réseaux participent également : le Réseau des Femmes Animatrices des Radios Communautaires Haïtiennes (REFRAKA) et l’Association des Médias Communautaires Haïtiens (AMEKA), qui est composé de stations de radios communautaires à travers le pays.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10303

Haïti - Épidémie : Plan stratégique national de la DINEPA

25/11/2010 09:51:15 La Direction Nationale de l'Eau Potable et d'Assainissement (DINEPA) a présenté mercredi, les grandes lignes d'un plan stratégique national de lutte contre le choléra en Haïti. Ce plan qui sera réalisé sur 14 mois comprend 3 phases : l'urgence, la stabilisation et le renforcement du secteur de l'eau potable en Haïti.
L'ingénieur Gérald Jean-Baptiste, directeur général de la DINEPA, a informé également la construction d'un site de décharge des excrétas à Croix-des-Bouquets ainsi que la fourniture de 30 camions au Ministère de la Santé pour la gestion des déchets humains.
Eduardo Almeida, l'un des représentants de la Banque Interamericaine de développement (BID), présent lors de cette annonce, a confirmé que son institution, fournira un appui financier, des ressources humaines et logistiques pour soutenir la bonne exécution de ce plan. De plus, la BID aidera au renforcement des capacités du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et de la DINEPA. Cette aide à la DINEPA s’ajoute a celle de l'Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECI).
http://www.haitilibre.com/article-1741-haiti-epidemie-plan-strategique-national-de-la-dinepa.html
Commentaires:
C'est drôle, il y a deux ans déjà le directeur de DINEPA avait participé aux deuxième rencontres Nationales des acteurs de la solidarité Franco-Haïtienne à LYON et il avait détaillé un plan pour Port-au-Prince. Après deux ans rien a été fait. Lors de sa présentation il avait ressortir l'idée que la question de l'eau ne rentrait pas dans les priorités du chef de l'état.
Aujourd'hui l'actualité du choléra exige on nous parle d'un plan stratégique national.
Il existe un plan de stratégie national comme le plan national pour la réduction de la pauvreté en Haiti.
Haïti est et restera ce qu'il est tant que...

Haïti: "La gestion de l'après-catastrophe est catastrophique"

25.11.10 - 09:11

Interrogés par la RTBF, l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot et Marie-Christine Férir de MSF, font un constat d'échec de la réponse internationale au séisme et à l'épidémie de choléra en Haïti. La responsabilité du gouvernement haïtien est pointée du doigt.
Dix mois le séisme, Haïti fait face à une épidémie de choléra. Interrogé par Bertrand Henne, l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot dénonce "l'échec de la communauté internationale, l'échec des Nations-Unies. On assiste à l'échec de tous ces pays qui se disent amis d'Haïti, de tous ces Etats dans leur collaboration avec le gouvernement haïtien qui est le premier responsable de cette catastrophe. La catastrophe qui a touché Haïti le plus durement, ce n'est pas le tremblement de terre, c'est la gestion de l'après, qui a été à la fois catastrophique, nulle techniquement, nulle socialement et, dans certains cas, tout à fait malhonnête. J'ai le sentiment que la population haïtienne est vraiment en colère. Et je pense que cette population, dans sa façon de voir, lie le gouvernement et la communauté internationale qui semblent faire bloc. Et je crois que ça va se traduire d'ailleurs par les résultats des élections. Dans la rue et dans les médias haïtiens, il ya une expression dans les milieux populaires de Port-au-Prince qui est intéressante : les candidats aux élections qui sont liés au gouvernement sont appelés 'des candidats expirés'. C'est l'expression créole, comme si on parlait d'un médicament ou d'un aliment".

Absence de gouvernement efficace
Marie-Christine Férir, coordinatrice des secours d'urgence chez Médecins sans frontières "partage ce constat : dix mois après le tremblement de terre, il n'y a pas grand chose qui se fait. Il y a des choses qui se remettent en route, mais c'est sûr que ce n'est pas à la mesure de l'attente du peuple haïtien, notamment dans la gestion du choléra. La semaine dernière, nous étions aussi assez en colère à Médecins sans frontières perce qu'on avait l'impression qu'il n'y avait pas de prise de conscience de cette problématique ; qu'il y avait assez d'acteurs pour répondre, mais que ça ne bougeait pas. Je peux très bien comprendre que le peuple haïtien se pose des questions. Il y a beaucoup de réunions qui ont lieu, mais ça reste surtout à l'état de mots. On aimerait bien pour le peuple haïtien que des choses concrètes se fassent. Des petites choses se font mais ça reste le sommet de l'iceberg. Il ya plein de choses en profondeur qui doivent être faites et c'est vrai que l'absence d'un gouvernement efficace fait que tout cela n'arrive pas à se mettre en place rapidement. Et donc la communauté internationale est un peu bloquée. Il y a aussi les fonds : je pense que les Etats ont promis des sommes importantes pour reconstruire Haïti, mais très peu d'argent est déjà arrivé sur les comptes. Il y a plein de mécanismes qui nous dépassent, mais le constat est qu'il y a un échec de la réponse internationale en Haïti".
A.L. avec B. Henne
http://www.rtbf.be/info/monde/haiti/haiti-la-gestion-de-lapres-catastrophe-est-catastrophique-279126

Le nombre de cas de choléra à Haïti approche des 50 000 (ONU)

Des responsables des Nations unies ont tiré mercredi la sonnette d' alarme sur le choléra à Haïti, dont le nombre de cas approche les 50 000, mettant en garde que ce chiffre pourrait encore augmenter.

Alors que le nombre de morts s'élève ce mercredi à 1 200, ces responsables ont indiqué que la maladie pourrait déjà avoir en réalité pris près de 2 000 vies, car un certain nombre de décès dans des zones reculées ne sont pas signalés.
Aucune information sur l'épidémie n'a été reçue des communautés rurales, a déclaré mardi Nigel Fisher, coordinateur humanitaire de l'ONU à Haïti, par vidéoconférence depuis la capitale de Port-au-Prince.
Les épidémiologistes de l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) estiment que le nombre de cas pourrait avoir atteint les 70 000, a-t-il indiqué.
Les épidémiologistes ont mis à jour leurs projections sur la maladie, et estiment désormais que le nombre de cas s'élèvera à 200 000 dans les trois prochains mois, a noté M. Fisher. Auparavant, ces experts pensaient qu'il faudrait six mois pour atteindre ce chiffre.
"Malgré la mobilisation de ressources nationales et internationales considérables (..) il faut encore intensifier considérablement nos efforts", a dit M. Fisher, également représentant spécial adjoint du secrétaire général pour Haïti.
Il a également appelé à un déploiement à Haïti de personnel médical supplémentaire, en particulier depuis les pays voisins, pour lutter contre le choléra, qui devrait rester par ailleurs rester un problème pour la région pour au moins un an, selon les estimations.
Les élections générales haïtiennes auront lieu dimanche malgré l'épidémie de choléra, a déclaré à la presse le représentant spécial du secrétaire général et directeur de la Mission de stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH), également par vidéoconférence depuis la capitale haïtienne.
"En dépit de cela, le processus électoral se poursuit de manière imperturbable. Le gouvernement et la grande majorité des candidats sont déterminés à ce que ces élections se déroulent le 28 novembre, conformément aux prévisions et à la Constitution", a dit M. Mulet.
Quelque 4,5 millions d'électeurs sont attendus aux urnes, selon les estimations, et 14 millions de bulletins de vote ont été imprimés et distribués. Tout le matériel pour les élections a été transporté dans les bureaux régionaux de la MINUSTAH, a indiqué M. Mulet.
L'unité de police de la MINUSTAH a aidé l'unité de police à évaluer les risques de sécurité dans chaque zone électorale, les deux forces développant en commun un plan de sécurité complet, a-t- il dit.
Les résultats provisoires devraient être annoncés le 7 décembre et les résultats définitifs le 20 décembre, a déclaré M. Mulet.

http://french.cri.cn/781/2010/11/25/302s233183.htm

Epidémie de choléra à Haïti: Paris annonce l'envoi d'une aide matérielle d'urgence

PARIS (AP) — Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mercredi l'envoi d'une assistance matérielle d'urgence à l'hôpital universitaire d'Etat d'Haïti dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de choléra qui touche le pays.

Le Quai d'Orsay devait acheminer par avion en Haïti, à partir de mercredi, des "médicaments, du matériel médical de soin, d'hygiène et de protection du personnel soignant ainsi que des produits désinfectants destinés à l'Hôpital universitaire d'Haïti", à Port-au-Prince, selon son porte-parole.
L'établissement hospitalier, "le plus important du pays et qui avait été fortement endommagé" par le séisme du 12 janvier dernier est "en cours de réhabilitation grâce à une coopération entre la France et les Etats-Unis".
L'envoi d'une "aide spécifique d'urgence" à l'hôpital universitaire d'Etat "s'ajoute aux actions entreprises par la France, aux côtés des autorités haïtiennes, pour combattre l'épidémie de choléra, notamment les missions médicales menées par les experts de la lutte contre cette maladie et le dispositif d'aide au profit de structures locales de la petite enfance", précise le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. AP
cr/com
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101124.FAP1497/epidemie-de-cholera-a-haiti-paris-annonce-l-envoi-d-une-aide-materielle-d-urgence.html

Haïti...Des élections haïtiennes critiquées et fragilisées par le choléra

Mise à jour le mercredi 24 novembre 2010
À quatre jours des élections en Haïti, le directeur du registre électoral haïtien met en doute l'intégrité du processus électoral, tandis qu'un cinquième candidat à la présidence, Michel Martelly, vient joindre sa voix à ceux qui critiquent l'idée de maintenir les élections en Haïti, frappé par une épidémie de choléra.
Philippe RJ Augustin, le directeur du registre électoral national haïtien, dit craindre des fraudes généralisées lors des élections de dimanche, en raison, notamment, des risques de corruption liés à la pauvreté des Haïtiens.
Je ne suis pas sûr que les 33 000 membres des bureaux de vote soient intègres, dans un pays qui est pauvre.
Le directeur du registre croit aussi qu'il est possible de détourner le système selon lequel chaque électeur, après son vote, se voit apposé sur un doigt de l'encre indélébile pour s'assurer qu'il ne puisse pas voter une deuxième fois.
Michel Martelly, chanteur très populaire en Haïti et l'un des candidats favoris à la présidence, est le cinquième candidat sur les 18 en lice à se prononcer en faveur d'un report des élections, en raison de la crise sanitaire.
Moi, si j'étais le chef de l'État, là, maintenant, j'aurais renvoyé ces élections, justement pour protéger la population.

— Michel Martelly
Quatre autres candidats, Josette Bijou, Gérard Blot, Garaudy Laguerre et Wilson Jeudy, avaient déjà demandé le report des élections samedi dernier, pour que les autorités consacrent toute leur énergie à combattre l'épidémie de choléra.
Des organisateurs des élections vérifient les cartes d'identifications des électeurs, le 19 novembre 2010, à Port-au-Prince.
D'autres candidats souhaitent au contraire que les élections soient tenues comme prévu vendredi. C'est le cas de la candidate Mirlande Manigat, l'une des grandes favorites de la course, aux côtés de Jude Célestin, le protégé de l'actuel président René Préval. Elle estime que les Haïtiens « veulent le changement » et que « le choléra en lui-même ne devrait pas empêcher l'élection ».
Maintenir les élections pour ne pas compromettre la reconstruction
La communauté internationale ne serait pas prête à accepter un report des élections, estime Nigel Fisher, le coordonnateur des Nations unies pour l'aide humanitaire en Haïti. Selon lui, l'épidémie se développe « de plus en plus vite ». Les Nations unies jugent d'ailleurs que le cap des 200 000 cas pourrait être franchi dans trois mois.
Cette thèse vient renforcer l'idée qu'il convient de maintenir les élections, puisqu'il n'y aurait pas de « bon moment », à court terme, pour les remettre à l'ordre du jour.
Si on n'a pas d'élections maintenant, alors quand? Je pense que pendant les 12 mois qui viennent, on aura du choléra.
— Nigel Fisher, coordonnateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Haïti
Le premier ministre Jean-Max Bellerive croit aussi qu'il est important de conserver les élections. Selon ses observations, plusieurs présument que les pays donateurs dépensent frileusement l'argent promis pour la reconstruction d'Haïti en attendant l'issue des élections pour véritablement honorer leur promesse.
« C'est le sentiment qu'on a, et il y a une certaine impatience qui s'installe. D'autant plus que certaines personnes ont une compréhension que cette lenteur, dans certains cas, est due, peut-être, à un certain attentisme : [la communauté internationale veut] connaître les résultats des élections, savoir ce qui va venir après », explique le premier ministre.
Besoin urgent d'infirmières et de médecins
La sous-secrétaire générale de l'ONU pour les affaires humanitaires, Valérie Amos, a lancé un cri d'alarme, mardi soir, au cours d'une visite à Port-au-Prince pour évaluer l'ampleur des besoins en aide supplémentaires. « Nous avons clairement besoin de faire plus », a-t-elle déclaré.
Ce n'est pas une simple question d'argent. C'est une question cruciale de personnel, en termes de davantage de médecins, d'infirmières, de personnes qui peuvent aider en faisant prendre conscience et en informant les gens ici.

— Valérie Amos, sous-secrétaire générale de l'ONU pour les affaires humanitaires
Selon le dernier bilan, publié mardi, le choléra a fait jusqu'à maintenant 1415 morts, et a entraîné l'hospitalisation de plus de 25 000 personnes.
Mme Amos estime que l'épidémie n'a pas encore atteint son apogée.
Photo: AFP/Thony Belizaire
Une Haïtienne et son fardeau devant des affiches électorales du candidat Jude Celestin, le 23 novembre 2010, à Petion-Ville.
Radio-Canada.ca avec
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/11/24/012-haiti-election-corruption.shtml

Haïti - Épidémie : Un scénario d'apocalypse

24/11/2010 11:47:04 Premier scénario :

Au début de l’épidémie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans un premier scénario, avait estimé que le nombre de personnes infectées pourrait atteindre 270,000 sur plusieurs années et causer près de 10,000 morts, en prenant comme modèle, l’épidémie péruvienne de 1991. Rappelons que l’épidémie de choléra au Pérou, qui s’est répandue dans plus de 16 pays, et fut éradiqué en 2005, a infecté près d’un million de personnes et fait plus de 10,000 victimes en 14 ans.
Deuxième scénario :
La situation en Haïti s’aggravant rapidement, les experts ont revu leur modèle épidémique pour Haïti, en se fondant cette fois-ci, sur l’épidémie de choléra d’août 2008 au Zimbabwe. Dans ce deuxième scénario, ils prévoyaient alors que l’épidémie en Haïti, pourrait infecter 200,000 personnes et faire plus de 10,000 morts dans les 6 à 12 prochains mois s’il n'y avait pas d'amélioration. Une mise en garde faite par le docteur Ciro Ugarte, de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), une branche de l'OMS, qui soulignait toutefois, qu'il s'agissait du scénario «le plus sombre». Rappelons qu’au Zimbabwe, avec une population de 12 millions d’habitants, le choléra avait touché 89,000 personnes et fait 4,000 morts (taux de mortalité proche de 5%), les 8 premiers mois (même si l’OMS reconnaît que ces chiffres étaient sous-évalué). Il a fallu 2 ans et près d’un milliard de dollars pour contrôler l’épidémie dans ce pays d’Afrique, qui disposait d’un système de distribution d’eau supérieur à celui d’Haïti.

Troisième scénario :
Avec 60,240 cas infectés et traités dont 25,248 ont nécessité une hospitalisation et 1,415 victimes en 39 jours en Haïti (bilan du 20 novembre 2010), les experts de la santé proposent maintenant un troisième scénario, car la propagation de l’épidémie en Haïti n’est comparable à aucune épidémies antérieures dans le monde. Dans ce 3ème scénario d’apocalypse, le Dr Jon Andrus, directeur adjoint de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) estime maintenant, qu’il pourrait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra en Haïti dans les 12 prochains mois dont 200.000 dans les 3 prochains mois. « Nous travaillons avec les partenaires-clé pour affiner ces estimations préliminaires de manière à améliorer et à maintenir durablement la réponse à l'épidémie ».
Ajoutant « Étant donné les conditions sanitaires extrêmement précaires (58% de la population n'a pas accès à l'eau potable) qui existaient bien avant le séisme, et qui ont empiré après le passage d'un ouragan et avec l'épidémie de choléra, nous nous attendons à voir le nombre de cas continuer à augmenter», Ajoutant que « l'épidémie n'a pas encore atteint son pic. Nous ignorons quand cela pourrait se produire ».
M. Nigel Fischer, le coordonnateur de l’action humanitaire de l'ONU en Haïti, citant des chiffres en circulation, a déclaré que la réalité devait plutôt se situer à près de 2 000 morts et 60 à 70 000 cas, en raison des difficultés qui se posent dans l’obtention de statistiques précises sur l’impact de l’épidémie dans les zones reculées et enclavées du pays. Il a souligné combien il est important de procéder à une accélération de la mise en œuvre des programmes d’accès à l’eau et à l’assainissement. « Au-delà des moyens financiers, il nous faut plus de médecins et beaucoup plus d’infirmiers », a-t-il insisté, en rappelant que l’épidémie continuera à se propager au cours des mois, ou même de l’année à venir.
M. Fischer a précisé que tous les départements d’Haïti étaient désormais touchés. Il a rappelé qu’une personne pouvait être atteinte par le virus et en être le vecteur pendant plusieurs jours avant que les effets de la maladie ne deviennent évidents. La personne peut même être porteuse asymptomatique du virus (sans déclaration des symptômes) et contaminer d’autres personnes.
L'ONU a lancé il y a dix jours un appel de 164 millions de dollars (121 millions d'euros), mais seulement 6,8 millions de dollars (4.14%) ont été récoltés jusqu'à présent. « Le financement est beaucoup trop faible. C'est une situation d'extrême urgence, une question d'heures. L'épidémie n'attend pas et continue d'évoluer » a déclaré la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), Elisabeth Byrs. Elle a ajouté également, qu'il était urgent de réapprovisionner les stocks de matériel et de médicaments et de remplacer le personnel qui est épuisé rappelant qu’il faut en moyenne « 130 personnes pour s'occuper d'un centre de traitement du choléra de 100 lits ».
Entre les spécialistes de la santé qui semblent avoir de grandes difficultés a modéliser l’évolution de cette épidémie «inédite», particulièrement virulente et rapide en Haïti, et la communauté internationale qui semble peu intéressé par le sort des haïtiens en n’apportant pas l’aide financière d’extrême urgence, réclamé par l’ONU, que reste-il comme espoir pour Haïti? Un miracle? Il est vrai que si notre pays avait des richesses naturelles autre que sa pauvreté endémique, la situation serait sans doute très différentes au yeux des bailleurs de fonds.
http://www.haitilibre.com/article-1733-haiti-epidemie-un-scenario-d-apocalypse.html
Commentaires:
L'heure estgrave. Il faut confier le timon à la meilleure équipe: MIRLANDE MANIGAT RESTE LA SEULE OPTION!

Haïti : bientôt 200.000 malades du choléra ?

Par Claire Peltier, Futura-Sciences À quelques jours des élections présidentielles, l’épidémie de choléra en Haïti devient une véritable catastrophe sanitaire. Déjà 1.415 morts sont à déplorer, et la bactérie pourrait contaminer 200.000 personnes au cours des trois prochains mois.

C’est dans un climat toujours difficile que se préparent les élections législatives et présidentielles en Haïti. Edmond Mulet, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu et chef de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) indique tout de même que « cinq jours avant les élections présidentielles, nous allons vers un retour à la normale ». La situation sur le terrain serait plus calme, grâce à la restauration de l’électricité et au ramassage des ordures dans les rues de la capitale.
Mais la normale reste bien loin d’un monde idéal. Selon le dernier bilan communiqué mardi par le ministère de la Santé, l'épidémie de choléra aurait fait au total 1.415 morts depuis le début de l'épidémie, soit 71 décès de plus que dans le précédent bilan. La moitié des décès se concentre dans la région de l'Artibonite où s’était déclarée l’épidémie mi-octobre.

Des chiffres officiels en dessous de la réalité
À Port-au-Prince, la capitale où est apparue la maladie il y a deux semaines et demie, on dénombre désormais 77 décès. « Au début, le nombre de cas doublait chaque jour. Depuis la semaine dernière ça s'est stabilisé », explique Isabelle Janson, membre de l’association Médecins sans frontières (MSF) à l'hôpital Sainte-Catherine.
Le séisme en Haïti avait fait 250.000 morts, auxquels il faut maintenant ajouter les victimes de l'épidémie de choléra. © IFRC, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
Le nombre d’hospitalisations ne cesse toutefois de grimper puisqu’au total 25.248 personnes se sont rendues dans les hôpitaux ou les centres de traitement du choléra pour obtenir des soins vitaux (contre 18.382 lors de notre dernier article le 18 novembre). Le nombre de personnes contaminées est bien sûr supérieur : 60.240 personnes ont officiellement contracté le bacille du choléra, propageant d’autant plus le vecteur de la maladie dans les eaux usées du pays.
Selon Nigel Fischer, Représentant spécial adjoint du secrétaire général en Haïti, les chiffres seraient en réalité encore plus alarmants. Le choléra pourrait déjà avoir provoqué 2.000 morts et plus de 70.000 malades, puisqu’il est difficile d’obtenir des données précises sur l’épidémie provenant des régions reculées du pays.

Le pire est à venir
De plus, « l'épidémie n'a pas encore atteint son pic. Nous ignorons quand cela pourrait se produire » ajoute Jon Andrus, directeur adjoint de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l'OMShttp://www.who.int/fr/. Dans ce pays où le séisme du 12 janvier a fait plus de 250.000 morts, les nouvelles estimations de l'OPS indiquent que près de 200.000 personnes pourraient être atteintes de la maladie dans les trois prochains mois, et 400.000 au cours de l’année 2011. Le challenge pour l’aide humanitaire est maintenant de prévoir suffisamment de médicaments (sels de réhydratation par voie orale, antibiotiques) et de matériel pour lutter efficacement dans la durée.
Dans des conditions si dramatiques, la France tente de négocier avec les autorités

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/haiti-bientot-200000-malades-du-cholera_26270/