POUR VOS RECHERCHES

Google

lundi 31 octobre 2011

L'opposition haïtienne crie à la dictature après l'arrestation d'un député

Clarens Renois
Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrestation spectaculaire puis la libération en moins de 24h d'un député recherché par la justice pour «évasion de prison» a déclenché en Haïti une crise entre le parlement et le président Michel Martelly, en fonction depuis moins de six mois.
«Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire», a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation.
Même si le nouveau premier ministre Garry Conille s'est quelque peu distancé de l'affaire, se disant «fortement préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonctions», cela n'a pas calmé le courroux des parlementaires.
Vendredi, quelques heures après la libération du député, les parlementaires ont exigé dans des résolutions la démission de plusieurs ministres, dénonçant au passage «le début de l'instauration d'une dictature par le nouveau chef de l'État».
Le président de la Chambre, Saurel Jacinthe, a appelé la population à «barrer la route à l'autoritarisme et protéger les acquis démocratiques».
Sénateurs et députés sont montés au créneau pour dénoncer les méthodes du nouveau président, un ex-chanteur très populaire auprès des jeunes, qui n'hésite pas à recourir à l'injure envers ses détracteurs.
M. Martelly, arrivé au pouvoir au terme d'un scrutin rocambolesque qui l'avait vu dans un premier temps écarté du deuxième tour, ne dispose au parlement que d'une poignée de membres de son parti. Il a peiné à faire approuver la nomination d'un premier ministre par les parlementaires.
Le président a suscité l'étonnement début octobre en rencontrant ses prédécesseurs Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, l'ex-dictateur qui fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité.
L'interpellation du député Bélizaire, impliqué auparavant dans une joute verbale avec le président, n'est pas le seul incident du genre survenu depuis l'arrivée au pouvoir de M. Martelly, qui s'en est récemment pris à la presse et a dénoncé la présence d'évadés de prison et de repris de justice au parlement.
En réaction, les sénateurs ont monté une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République lui-même, laissant augurer d'une nouvelle crise politique.
Dans l'opposition, la convention des partis politiques a réagi en dénonçant «une dérive inquiétante susceptible d'engendrer une crise sérieuse dans le pays».
L'ancienne adversaire de M. Martelly à la présidentielle, Myrlande Manigat, a appelé la population à la vigilance, disant voir un «grave danger» dans les agissements du pouvoir.
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), Mariano Fernández, s'est dit inquiet du climat politique «nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation».
Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux États-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
Contacté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Défense Thierry Mayard-Paul a refusé de se prononcer sur l'arrestation du député qui selon lui concerne la justice. «Compte tenu de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas à m'en mêler», a-t-il déclaré.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/30/01-4462709-lopposition-haitienne-crie-a-la-dictature-apres-larrestation-dun-depute.php

Une intervention de l'OTAN en Syrie «totalement exclue»

Agence France-Presse
Tripoli, Libye
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était «totalement exclue», tout en condamnant la répression menée par «les forces de sécurité syriennes sur des civils».
«Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
«Évidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux», a-t-il dit, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations qui a fait sept morts en Syrie.
«La seule façon d'avancer en Syrie, comme dans d'autres pays, est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien, introduire des réformes démocratiques...», a-t-il ajouté.
«Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région», a-t-il poursuivi estimant qu'«aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie».
«Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie», a-t-il ajouté.
«Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a-t-il répété.
Le régime syrien qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des «gangs terroristes» ne cesse de réprimer les protestataires qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3000 personnes y ont péri selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/31/01-4462955-une-intervention-de-lotan-en-syrie-totalement-exclue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1
Commentaire:
Ne vous étonnez point si demain des frappes de l'OTAN contre la Syrie devenaient parfaitement justifiées. C'est une question d'enjeux et de conjonctures!

Les sénateurs veulent enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement

Une commission de neufs sénateurs est mise en place en vue d'enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement Martelly /Conille. Cette commission créée, lors d'une séance spéciale réalisée au Senat après la libération du député de Delmas /Tabarre, Arnel Belizaire. Elle envisage également d'enquêter sur le président de la République lui-même.
Le sénateur de la Grand ‘anse Andris Riché souhaite que les membres de cette commission fassent eux aussi l'objet d'une enquête sérieuse, puisque selon lui, certaines informations font croire que des sénateurs de la République auraient la nationalité étrangère.
Cette commission a été mise en place suite à une demande du sénateur du Nord Moise Jean Charles qui affirme que des rumeurs font croire que des membres du gouvernement Martelly/Conille auraient la double Nationalité.
L'élu du nord considéré comme un opposant farouche de Michel Martelly a bénéficié le soutien de plusieurs de ses collègues dans le cadre de cette démarche.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19829
Commentaires:
Nous sommes fin prêts en première ligne pour suivre l'évolutuion de cette nouvelle crise politique. Le parlement va enquêter sur la nationalité des membres du gouvernements Conille/ Martelly. Il y a de forte rumeurs sur le cas particulier du président de la République. C'est en effet une coutume en Haïti d'aller accoucher aux USA. Histoire de donner une chance aux enfants en leur offrant une antionalité différente à l'haïtienne.
On se rappelle encore les démêlées du sénatuer Boulos qui a été chassé du parlement pour double nationalité. A l'époque, l'un de ses compères avaient carrément pris la fuite.
Comme on dit chez nous " nou tout gen you grenn zanno kay ofèv". Si la présidence lui aussi se lance dans une enquête pour dénicher des parlementaires détenteurs de deux nationalités on risque de se retrouver sans giouvernement et sans parlement.
Que personne ne s'inquiète! Si les rumeurs sont fondées , il ya aura juste un arrangement du style "Kase fèy kouvri sa". Et on entendra plus parler de cette affaire.
Et dire que les pupilles de l'oncle SAM n'ont pas encore rélaisé leurs visites de courtoisie au bureaux de nos chers parlementaires!

Vailhan Une délégation haïtienne a découvert tout l'intérêt du centre de ressources

Face aux pertes humaines considérables subies en Haïti dans le secteur de l'éducation après le séisme du 12 janvier 2010, l'Académie des sciences, le Centre national d'études spatiales (Cnes), l'Université numérique francophone mondiale (UNFM) et le ministère français de l'Éducation nationale ont décidé d'unir leurs efforts pour apporter leur soutien aux instituteurs de l'enseignement fondamental haïtien.
C'est notamment sous la forme d'un programme intensif de télé formation que s'exprime ce projet de coopération. Couvrant quatre années de l'enseignement fondamental (du CP au CE2 français), il propose des modules en mathématiques, sciences, usage des technologies de l'information et de la communication, éducation à la santé et inclusion scolaire (ou comment adapter son enseignement aux élèves en grande difficulté), tenant compte des aspects linguistiques créole-français.

Quarante enseignants de l'Ecole fondamentale d'application - Centre d'appui pédagogique de Kenscoff (non loin de Port-au-Prince) - ont déjà suivi ce programme dont l'objectif est à la fois de former les instituteurs et de revitaliser les structures haïtiennes existantes.
Étroitement associée au projet, l'Académie de Montpellier vient récemment de recevoir une délégation haïtienne composée de conseillers pédagogiques, de techniciens du ministère de l'Éducation nationale et de la directrice de l'école d'application de Kenscoff.
Désireuse de créer un pôle ressources sciences, axé sur la démarche d'investigation et les problématiques environnementales, la délégation a découvert avec un intérêt très vif le fonctionnement du centre de ressources de Vailhan, dont nombre des actions lui ont paru transposables en Haïti : accueil de classes sur le terrain autour de problématiques liées au développement durable ; formation des enseignants sur le site ; conception et prêt d'outils pédagogiques généralistes (eau, air, énergies renouvelables...) ou liés à un territoire d'action précis...
Disposant d'un jardin au sein de l'école d'application de Kenscoff, la directrice de cette structure a porté un regard attentif au jardin pédagogique de l'Abelanier où se mettent en œuvre des compétences et des connaissances dépassant très largement les seules pratiques culturales.

http://www.midilibre.fr/2011/10/30/une-delegation-haitienne-a-decouvert-tout-l-interet-du-centre-de-ressources,409942.php

Brésil : L'ancien président Lula commence sa chimiothérapie

L'ex-président brésilien Lula da Silva est arrivé lundi à l'hôpital syro-libanais de Sao Paulo, deux jours après l'annonce de son service de presse ayant indiqué que l'ancien chef d'Etat souffrait d'un cancer du larynx.
Luiz Inacio Lula da Silva a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 SIPA/IPON-BONESSIl avait été admis à l'hôpital samedi. Il vient de fêter ses 66 ans jeudi dernier. L'ancien président brésilien Lula da Silva vient de commencer sa première séance de chimiothérapie ce lundi à Sao Paulo à l'hôpital syro-libanais. Atteint d'un cancer du larynx, l'ancien chef d'Etat était accompagné ce lundi de sa femme Marisa Leticia. Avec elle, il a évité la foule de journalistes amassés devant l'établissement.
Il est "confiant"
La veille, l'un de ses médecins indiquait à la presse qu'il était « confiant » dans le traitement qu'il devait suivre contre le cancer, estimant que c'était « l'essentiel pour le succès de n'importe quel traitement ». « Les oncologues sont optimistes (...) et, avec ce traitement, Lula a 80 % de chances de guérir », a ainsi dit le spécialiste.
Lula, un ancien mécanicien, a quitté la présidence l’an dernier après avoir été considéré comme l’un des présidents les plus populaires du Brésil. Durant son mandat, il a appliqué des programmes sociaux qui ont permis à 29 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté et a placé son pays au centre de la scène diplomatique internationale. L’Hôpital Syro-Libanais est spécialisé dans le traitement contre le cancer, et avait soigné José Alencar, vice-président de Lula, qui avait succombé en mars dernier à un cancer généralisé dans la région abdominale, qu’il avait développé depuis 1997.
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bresil-l-ancien-president-lula-commence-sa-chimiotherapie-152328.html

Les Palestiniens désormais membres à part entière de l'UNESCO

31. octobre 2011, 16h47 Cette fois c'est fait: les Palestiniens sont officiellement devenus membres à part entière de l'UNESCO. Israël a déclaré que cette admission éloigne tout accord de paix et la Maison-Blanche l'a taxée de contreproductive.


Au siège de l'UNESCO à Paris © KEYSTONE
Les Palestiniens ont enregistré à Paris une victoire diplomatique aussi symbolique que significative sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en obtenant le statut de membre à part entière de l’UNESCO, l’une des principales agences de l’ONU.
"La Conférence générale (qui réunit l’ensemble des Etats membres, ndlr) décide de l’admission de la Palestine comme membre de l’UNESCO", dit la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents au siège de l’Unesco à Paris.
"L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’Unesco à 195", a déclaré l’organisation dans un communiqué.
La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion des Palestiniens, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves ces derniers jours sur la démarche palestinienne.
"L’Unesco, ce n’est ni le lieu ni le moment. Tout doit se passer à New York", jugeait encore vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

Demande de reconnaissance à l'ONU à New York
Car beaucoup d’Occidentaux estimaient que la candidature à l’UNESCO ne pouvait précéder l’aboutissement de la démarche entreprise par les Palestiniens auprès de l’ONU à New York.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait solennellement demandé le 23 septembre à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien. Cette demande doit être examinée le 11 novembre par le Conseil de sécurité, où elle pourrait être frappée d’un veto américain.
Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que parmi les Européens, l’Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.
L’admission de la Palestine à l’UNESCO éloigne les perspectives d’un accord de paix, a estimé pour sa part le gouvernement israélien, en condamnant une "manoeuvre unilatérale" des Palestiniens.
"Israël rejette la décision de l’Assemblée générale de l’UNESCO (...) acceptant la Palestine comme Etat-membre de l’organisation", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
"Il s’agit d’une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix", souligne le communiqué.
"Cette décision ne transformera pas l’Autorité palestinienne en un véritable Etat mais place des obstacles inutiles sur le chemin de la reprise des négociations", ajoute-t-il.

Prématuré et contreproductif
La Maison Blanche a déclaré elle que le vote est "prématuré" et "contreproductif" dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix au Proche-Orient.
"Le vote d’admission de l’Autorité palestinienne aujourd’hui à l’Unesco est prématuré et contreproductif vis-à-vis de l’objectif de la communauté internationale de parvenir à une paix complète, juste et durable au Proche-Orient", a affirmé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.
http://www.lematin.ch/actu/monde/les-palestiniens-desormais-membres-part-entiere-de-lunesco-2011-10-31

Ce que la Chine veut obtenir en sortant l'Europe de l'ornière

Pierre Haski
Rue89
L'Europe a-t-elle sacrifié son indépendance en se tournant vers la Chine pour sauver la zone euro, comme l'ont affirmé aussi bien François Hollande que François Bayrou ou Daniel Cohn-Bendit ? La question mérite d'être posée en termes moins simplistes.
Hu Jintao, le numéro un chinois, n'a sans doute pas pu s'empêcher d'avoir un grand moment de jouissance lorsque Nicolas Sarkozy l'a appelé, jeudi, pour l'informer des résultats du sommet européen de Bruxelles.
Son objectif ? Accorder un répit à la Grèce et au delà, à la finance mondiale, en incitant son interlocuteur à investir dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le même Sarkozy qui lui donnait des leçons il y a trois ans sur le Tibet, et s'affichait avec le dalaï lama, la bête noire de Pékin.
Dès jeudi soir, le président du FESF, Klaus Regling, arrivait à Pékin pour des entretiens avec les officiels chinois. Et, selon le Financial Times de vendredi, la Chine pourrait investir 35 à 70 milliards d'euros, voire plus, dans le FESF. A quel prix ?
1: Obtenir des contreparties tous azimuts
Les échanges publics sont polis et vagues. Mais qui peut croire que la Chine ne posera pas ses conditions, explicites et implicites, pour l'octroi de cette aide dont l'Europe, affaiblie, a cruellement besoin. On peut évoquer :
•L'octroi du statut d'économie de marché à la Chine. Pékin doit obtenir ce statut en 2016 selon les termes de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais demande que la date soit avancée.
L'Union européenne a jusqu'ici refusé, car ce statut offrirait de meilleures garanties d'accès aux produits chinois sur le marché européen, en les mettant à l'abri de clauses antidumping.
•Arrêt des pressions sur la valeur du yuan, la monnaie chinoise, dont la sous-évaluation est régulièrement dénoncée à Washington comme à Bruxelles.
•Plus de rigueur dans la gestion des économies européennes, sous contrôle du FMI.
•Arrêt des pressions sur les sujets politiques sensibles pour Pékin comme les droits de l'homme en Chine, le Tibet, Taïwan, etc.
•Levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine : promis par Jacques Chirac et Gerhard Schröder, la levée de cet embargo, héritage du massacre de Tiananmen en 1989, s'est heurté à l'absence de consensus européen. Pékin le vit comme une humiliation.

Les conclusions du sommet signalent le renversement du rapport de force mondial : la vieille Europe, berceau de l'industrialisation et des empires coloniaux, appelle désormais à la rescousse les « émergents », c'est-à-dire l'ancien monde colonisé (Inde, Brésil, Chine...) pour sauver ses économies.
Le prix à payer pour l'Europe : un rapport de force moins favorable face à la nouvelle puissance chinoise, dans les dossiers qui fâchent : importations chinoises ou conceptions divergentes de la gouvernance du monde (comme l'a montré le récent veto chinois et russe sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU).
C'est ce qu'a dit François Hollande, le candidat du PS, lors de son passage sur TF1 :
« Peut-on penser que le fait de se mettre, ne serait-ce qu'en partie, entre les mains de ces nations avec lesquelles nous avons par ailleurs à négocier sur le front monétaire et commercial nous mettra en capacité d'obtenir des résultats positifs pour l'Europe ? »
C'est ce que dénonce également l'eurodéputé Vert Daniel Cohn Bendit, qui regrette qu'au lieu de « communautariser » une partie de la dette des pays de la zone euro, on a préféré une « solution chinoise » (et russe). « Politiquement vous vous mettez dans la main de la Russie et de la Chine », a-t-il dit sur BFM-TV.
Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, explique le nouveau rapport de force au Figaro en termes plus policés :
« Dans la mondialisation, il y a les mondialisateurs et les mondialisés. Les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance, de la richesse, de l'influence, de la décision. Il faut partager avec d'autres. »

2.- Ne pas refaire les mêmes erreurs qu'avec les Etats-Unis
Du point de vue chinois, les choses ne sont pas simples non plus.
La Chine a investi environ la moitié de ses 3 200 milliards de dollars de réserves en devise américaine, dont une bonne partie en bonds du Trésor américain. Elle l'a fait :
• pour placer les liquidités dues à son colossal excédent commercial,
• pour donner des gages aux Etats-Unis inquiets de l'émergence de la puissance chinoise, et ainsi éviter une nouvelle « guerre froide ».
Ce faisant, la Chine a financé le déficit américain, comme le Japon l'avait fait avant elle, et s'est retrouvé sans recours lorsque la crise des « subprimes » a frappé en 2008, et menacé tout l'édifice de l'économie américaine.
La Chine n'investira pas dans les mêmes conditions pour renflouer l'Europe : elle exigera un maximum de garanties sur la réduction de la dette des pays de la zone euro, et sur la réduction des déficits.
Ironiquement, Pékin a créé sa propre agence de notation, qui a déjà privé en 2010 la France de son mythique AAA...
Cet été, déjà, Pékin avait sermonné les Américains sur leur incapacité à gérer convenablement la question de leur dette, alors que la Maison Blanche et le Congrès s'opposaient sur le relèvement du plafond de la dette américaine.
Les Chinois ne supportent pas l'incertitude, et les Européens, de leur point de vue, évoluent dans une zone grise.
En 2007, la Chine avait ainsi défini sa politique de réserves :
« Nous recherchons la stabilité, la liquidité et le retour sur investissement et nous avons une politique stratégique à long terme. »
La zone euro, telle qu'elle est, répond-elle à ces critères ?

3.- Ne pas alimenter la surenchère nationaliste en interne
C'est un fait méconnu en Europe, mais le pouvoir chinois doit faire face à une surenchère nationaliste, interne mais aussi extérieure au parti communiste, qui a lancé de vives critiques contre l'équipe dirigeante pour avoir investi en bons du trésor américains.
Très active sur le Web, cette aile nationaliste considère que la Chine doit utiliser ses ressources à régler ses problèmes de développement, plutôt qu'à financer le déficit des Américains, a fortiori celui des Européens sans enjeu stratégique.
Dans le Financial Times, Li Daokui, membre du Comité monétaire de la Banque centrale chinoise, le dit clairement :
« Le principal souci du gouvernement chinois est de savoir comment expliquer cette décision au peuple chinois. »
Le débat avait très chaud en 2007-2009, lors de la crise des subprimes. Le gouvernement a dû faire face à la surenchère d'une aile nationaliste.
En 2007, deux économistes chinois liés au parti communiste avaient semé l'effroi en menaçant d'employer « l'arme nucléaire » monétaire : mettre sur le marché les réserves chinoises en dollar.
Ils avaient très vite été désavoués par Pékin, mais leur message était passé. Des gens haut placés dans l'appareil du pouvoir chinois réfléchissent à de tels scénarios catastrophes.
Et ils ne risquent pas de se calmer lorsque le Congrès américain menace régulièrement la Chine de déclencher la guerre des monnaies, ou quand leur parvient les échos antichinois des campagnes électorales aux Etats-Unis, ou en France.
En répondant à l'appel à l'aide de l'Europe, Pékin devra en permanence vérifier si l'opinion publique – qui se fait entendre sur Internet malgré la censure –, n'y voit pas la répétition de l'« erreur du dollar ».
Un blogueur, Songhzhe, cité par le New Yorker, sonnait ainsi l'alarme sur Weibo, le site de microblogging chinois :
« Pourquoi devons-nous une nouvelle fois donner ce que nous avons gagné par le fruit de notre sang, de notre sueur et de nos larmes, à ces riches et paresseux Européens ? »
4.- Accéder librement à la technologie
Si la Chine est prête à participer avec modération au plan européen de sauvetage de la zone euro, c'est évidemment afin de sauver le premier marché au monde pour ses produits. Mais c'est aussi pour ouvrir plus grand la porte à ses investissements.
Depuis une décennie, les entreprises chinoises tentent de rattraper leur retard à la fois en investissant plus que leurs concurrents dans la recherche et le développement, mais aussi en rachetant des entreprises disposant de technologies de pointe.
Dans la course aux brevets, Pékin s'est heurté, aux Etats-Unis, à des blocages politiques. Que ce soit dans la technologie ou dans l'énergie, les tentatives de rachat d'entreprises américaines par les Chinois ont souvent été bloquées, à l'exception notable de la branche PC d'IBM, vendue à Lenovo.
Dans ses rapports avec l'Europe, la Chine espère qu'il en ira différemment : elle sait que les Européens sont affaiblis et en ordre dispersé. Les investissements chinois, encore modestes, sont déjà en augmentation de 50% cette année, pour atteindre quelque 5,6 milliards d'euros.
Attendez-vous donc à plus de rachats d'entreprises de pointe européennes par les Chinois, sauveurs providentiels de secteurs en difficulté.
Le hasard a fait que le jour même où l'Europe se tournait vers Pékin, un consortium chinois concluait le rachat pour à peine 100 millions d'euros du constructeur automobile suédois Saab, en faillite financière mais disposant d'une marque et d'un savoir-faire reconnus. Saab rejoint l'autre suédois Volvo et le britannique Rover dans le giron d'une industrie automobile chinoise ambitieuse.
Avec l'accord de Bruxelles, la « diplomatie du carnet de chèques » chinois pourra se déployer sans entraves dans une Europe affaiblie et ouverte.
Les optimistes y verront une nouvelle étape de la mondialisation dans laquelle la Chine prendra toute sa place de grande puissance sans pour autant viser l'hégémonie. Les pessimistes, nombreux, y verront la fin de la capacité de l'Europe de peser sur un monde dans lequel elle représente pourtant l'un des pôles majeurs.
http://www.lepost.fr/extrait-du-web/2011/10/31/2626465_que-demande-la-chine-pour-sauver-l-europe.html

La Chine et l'Europe doivent s'« observer » de façon rationnelle et judicieuse dans leur coopération pour faire face à la crise

Le récent sommet européen est enfin parvenu à un important consensus cadre au sujet de la solution du problème de la dette souveraine qui ravage l'Europe. La Chine déclare qu'elle souhaite que cette dernière puisse s'unir, faire bloc et se solidariser afin de pouvoir résoudre de façon efficace les problèmes de la crise de la dette et qu'à cet effet, elle désire poursuivre et renforcer sa coopération avec l'Union européenne. Lors du colloque internationale « L'UE et l'Européenne vues par les Chinois », tenu le 29 courant à Beijing, plusieurs spécialistes chinois et européens ont indiqué que la bonne coopération entre la Chine et l'Europe nécessite que les deux parties concernées mettent à l'écart et laissent de côté les préjugés et les idées préconçues et s' « observent » de façon rationnelle et judicieuse. Pour ce qui est de l'information selon laquelle la Chine est prêt à apporter sa contribution à la solution de la crise de la dette en accordant une aide financière à la zone euro pour l'aider à résoudre ses difficultés, Yao Shujie, Recteur de l'Institut de la littérature chinoise contemporaine de l'Université de Nottingham de Grande-Bretagne et économiste de renom d'origine chinoise, insiste que l'aide que la Chine apporte à l'Europe au moment où la crise de la dette sévit en zone euro constitue en fait une occasion exceptionnelle permettant de développer et de renforcer davantage la coopération entre les deux partie. Cependant, des voix se font entendre en Europe contestant et mettant en doute l' « aide amicale chinoise » et déclarant que le motif réel de cette aide c'est de « prendre en otage » l'Europe et d'obliger les dirigeants européens de céder et de faire des concessions à la partie chinoise sur de nombreux problèmes-clés, y compris la reconnaissance du complet statut d'économie de marché de la Chine.
Parlant des idées préconçues et des préjugés sur la Chine qui existent en Europe, Liu Yanhong, professeur à l'Ecole supérieure pour aspirants à la recherche de l'Académie des Sciences sociales de Chine, pensent qu'en traitant des problèmes concernant la Chine, les Européens ont l'habitude de recourir à la tactique diplomatique de la « force réglementaire », c'est-à-dire obliger les autres à se conformer à leurs idées et à leurs règles pour établir et instaurer leur avantage et leur supériorité. Mais, avec le développement vigoureux et rapide de la Chine, l'équilibre des forces internationales est en train d'évoluer. Compte tenu des intérêts réels des relations entre la Chine et l'Europe, il est important pour cette dernière de réajuster convenablement cette tactique diplomatique.
Quant à Li Daokui, professeur à l'Université Qinhua et membre du de la Commission de la politique monétaire de la Banque du Peuple de Chine (banque centrale), il indique que l'UE est le plus grand partenaire commercial de la Chine, c'est pourquoi l'aide que celle-ci apporte à l'Europe répond entièrement à ses intérêts à long terme. Toutefois, pour le moment, il est important pour le gouvernement chinois de donner des explications aux masses populaires du pays pour qu'elles comprennent effectivement les bonnes raisons d'aider l'Europe dans cette période de crise et de difficulté.
Tang Haihua, Maître-assistant à l'Institut des Relations internationales de l'Université du Peuple de Chine, indique qu'en Chine, la masse populaire ne connaît pas très bien la place importante qu'occupe actuellement l'UE sur la scène internationale de notre monde. C'est pourquoi lorsque la Chine et l'Europe s'observent réciproquement, des deux côtés, il manque souvent de jugements rationnels et judicieux et les médias des deux parties en sont responsables, car souvent ce sont eux qui jettent de l'huile sur le feu. D'autre part, certaines idées qui se prêtent aux « facteurs négatifs de la flatterie et des mauvaises habitudes » cachent et dissimulent les dangers latents susceptibles de compromettre sérieusement la bonne entente et la coopération entre les deux parties.
Pour pouvoir établir un système permettant à la Chine et à l'Europe de s'observer mutuellement de façon rationnelle et judicieuse, Sun Long, Assistant professeur à l'Institut des Relations internationales de l'Université du Peuple de Chine, indique qu'en prenant la Chine comme exemple, il existe certain écart de vues entre le public et l'élite intellectuelle sur de nombreux problèmes concernant les relations sino européennes. De même pour l'élite intellectuelle, il existe également, parmi les fonctionnaires du gouvernement, les savants et spécialistes et les médias, différentes idées ainsi que des jugements et appréciations contraires sur des problèmes d'importance. Par conséquent, dans le processus de l'établissement d'une observation mutuelle rationnelle et judicieuse, il est nécessaire de déployer des efforts soutenus face à des catégories de personnes différentes.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7631325.html

Crise de l’euro : quand la Chine possédera l’Europe (après l’Afrique)

En 1973, Alain Peyrefitte avait publié la première édition du livre « Quand la Chine s'éveillera », qui, à l'époque, avait retenu une attention polie et des sourires convenus. A l'époque, le pays le plus peuplé du monde n'intéressait pas grand monde.....
En 2011, alors que les sociétés chinoises rachètent le sous-sol et les infrastructures de plusieurs pays africains, mais aussi de la Grèce par l'intermédiaire opportun de la crise de l'euro, les propos du livre apparaissent non plus comme « ridicules », comme le pensaient certains voici 38 ans, mais bien en -dessous de la réalité actuelle.
Le plus formidable retournement de l'histoire économique récente s'est opéré en défaveur tout d'abord des pays africains riches en minerais du futur, et maintenant des pays de la zone euro dont les dirigeants supplient- littéralement- les responsables chinois (et asiatiques plus généralement) de combler leurs dettes abyssales afin de tenter le sauvetage impossible de l'euro.
Des décennies de mépris arrogant de la Chine en particulier, et de l'Asie plus largement, par les politiques, les économistes et les chefs d'entreprises européens, se retournent en terrifiant boomerang contre les Etats qui, naguère, ont humilié, occupé, pillé, ruiné, colonisé la Chine et le continent asiatique.
Au début, il y eut l'Afrique et ses sous-sols.....
Depuis maintenant près de 20 ans, les dirigeants européens, inquiets du phénomène, mais ne souhaitant pas l'évoquer trop publiquement, suivent avec angoisse l'empiètement progressif, et en apparence irrésistible, des entreprises et de l'Etat chinois sur les territoires africains, surtout riches en matières premières indispensables au développement rapide du pays et de son marché intérieur.
En première ligne était la France, avec sa célèbre autant que sulfureuse « Françafrique », ses réseaux opaques s'appuyant sur des dirigeants africains corrompus facilitant la vente des richesses de leurs pays aux entreprises françaises (AREVA, TOTAL, BOUYGUES, VINCI, etc...). L'irruption de la Chine, avec ce que d'aucuns ont appelé « ses missionnaires laïques » apportant, non le réconfort moral d'une religion de soumission aux populations exploitées et pillées, mais de l'argent frais, des infrastructures à bas coût, des opportunités de stabilité politique, a bouleversé le cours des choses sur le continent noir.
Certes, les envoyés chinois ne sont pas plus intéressés par un vrai développement local et pérenne des pays africains que ne l'étaient auparavant les corps expéditionnaires de la France ou de la Belgique, mais ils disposent de moyens financiers colossaux et abordent les questions politiques africaines sans complexe hérité de lourds contentieux coloniaux avec les peuples africains.
De manière générale, les émissaires chinois en Afrique essaient de convaincre, par des faits et réalisations, les populations locales que travailler avec eux et pour eux est un marché « gagnant-gagnant », conforme aux traditions commerciales chinoises.
Puis, arriva la crise de l'euro et la vente à la découpe des richesses de la zone euro
En Europe, par le biais de la crise de l'euro et ses terribles conséquences, les intérêts chinois trouvent partout des achats judicieux, fructueux et bon marché.
La Grèce a inauguré cette arrivée publique, décomplexée et ouverte en Europe, avec des achats lourds des anciens biens publics nationaux du pays. Le plus emblématique est l'achat du port du Pirée, poumon économique et commercial d'Athènes et de la Grèce.
Mais, cela n'est que la pointe émergée du processus. En France, par exemple, les capitaux chinois sont en chasse permanente : que ce soit des propriétés viticoles rentables, des châteaux admirables, les cafés- tabac-restaurants de Paris et d'autres grandes villes, l'argent venu de Chine trouve partout des proies faciles.
A terme, selon des investisseurs chinois que nous avons interrogés, d'autres secteurs seront visés : les terres agricoles adaptées à la mécanisation, l'immobilier rural pour des résidences secondaires, des sociétés françaises réputées du secteur du luxe et des hautes technologies, des banques et des infrastructures privatisées (autoroutes, ports, aéroports, réseau ferré, compagnies aériennes, recyclage des métaux, chimie, etc....).
Certains,en France, ont en partie préparé, anticipé ce phénomène comme les notaires qui entendent « former » des homologues chinois.
Doit-on révéler à cette profession très spécifiquement franco-française que, demain, avec des lois modifiées par des conventions entre Etats- projet déjà dans les « tuyaux prévisionnels » à Pékin- ces notaires chinois seront leurs concurrents directs pour les affaires sino-françaises ? La vision économique à court terme suicidaire est-elle une spécialité française, comme la tête de veau en cuisine ?
Ce qui est décrit ici est inscrit dans un contexte économique, financier et monétaire : celui de la crise de l'euro, cette monnaie, « magique » selon les mots d'un très riche investisseur chinois, « car elle permet de s'ouvrir sans fatigue et sans pots de vin les portes des économies et des biens de 17 pays. C'est une clé passe-partout miraculeuse qui facilite tous nos achats et leur suivi sur place ».
Mais, au-delà de la vague de profits juteux en vue pour des capitaux chinois (et asiatiques) qui attendent de pouvoir trouver des cibles intéressantes à prix soldés, la situation politique d'ensemble de la zone euro est en passe de démultiplier ces processus, pour l'heure relativement silencieux et partiels.
Le jour où la zone euro dut supplier pour obtenir des fonds chinois (et asiatiques)
Le récent « plan européen » censé sauver la zone euro souffre d'un mal d'origine tragi-comique, presque surréaliste, pour le mettre en œuvre : il lui faut plus de 100 milliards d'euros, que les signataires de l'accord ne possèdent pas !!!
Cet argent, les dirigeants de ladite zone ne peuvent, en l'état de leurs économies nationales exsangues et du fait de leur monnaie unique les étranglant en groupe, que le trouver en Asie, et plus spécifiquement en Chine !!!
Ainsi s'écroule aux yeux du public européen la trilogie mensongère qui présida à la naissance de l'euro : celui de la grandeur unie, de l'indépendance garantie et de l'économie protégée des pays de la zone euro.
De la grandeur annoncée, il reste l'humiliation de devoir envoyer à Pékin des hauts dignitaires du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) implorer, à genoux et la sébile à la main, pour abonder un Fonds vide avec des euros qui sont partis en Asie !!!
De l'indépendance de la zone euro, il demeure en fait une soumission totale, obligée, humiliante, aux seuls intérêts des investisseurs chinois (et asiatiques) à qui les dirigeants européens sont prêts à tout accorder maintenant pour quelques milliards d'euros de plus !!!
De l'économie européenne protégée, il subsiste en réalité la vague formidable d'achats en cours et à venir par les fonds chinois et asiatiques de sociétés, biens, infrastructures des pays de la zone euro !!!
Telle est la réalité des rapports de puissance euro-asiatiques en cette fin 2011
En économie, il est un principe que le bon sens populaire a traduit avec intelligence pr la formule « qui paie commande ».
Qui, en cette fin 2011, pourrait permettre à la zone euro en ruines, de continuer à se désintégrer progressivement en vendant tous ses joyaux et biens propres afin de se survivre quelques semaines ou quelques mois de plus ?
La réponse, les chefs de la zone euro la connaissent et la crient sans aucune pudeur : les détenteurs, publics et privés, de capitaux disponibles, en Chine et en Asie !
Déjà, les dignitaires chinois, et les financiers privés du continent asiatique, indiquent avec un sourire narquois, poliment, mais fermement, les conditions obligatoires que leur aide financière momentanée supposerait.
Ces conditions sont de nature politique, économique et financière, un peu à la façon dont naguère le FMI traitait les états africains et/ou sud-américains endettés.C'est dire quelle est la situation désastreuse de la zone euro en cette fin 2011 !
De manière publique, et cela est une contradiction étonnante qu'il convient de souligner, les dirigeants qui veulent sauver la zone euro sont amenés, pour essayer de réaliser leur mission impossible, à détruire les bases économiques mêmes de cette zone.
Dit plus simplement : pour recevoir, avec des intérêts à régler plus tard de l'argent frais immédiatement, ces responsables européens vont être contraints de brader tout ce qui a une valeur pour les spéculateurs chinois (et asiatiques), tout en se pliant à leurs souhaits que d'aucuns verront comme des diktats.
En un mot ; la zone euro est à vendre à qui peut se payer ses biens et richesses.
Les pères fondateurs de l'Europe économique et politique doivent, comme le dit l'adage populaire, se retourner dans leurs tombes de honte et de confusion devant ce constat.
Pour résumer la situation en une image saisissante pour toutes et tous : afin d'essayer, en vain, de sauver une monnaie condamnée, les dirigeants de la zone euro se préparent à vendre aux enchères leurs économies nationales, leurs pays comme tels et leurs ressources futures.
La Grèce ne fut donc bien que le sort qui attend les 16 autres pays de la zone euro, et leurs peuples, si rien ne vient stopper ce processus annoncé.
Une jeune économiste chinoise dit les choses autrement, mais aussi clairement :
« le FESF est par sa nature même une corde de chanvre solide tendue par les dirigeants politiques européens aux financiers asiatiques pour étrangler la zone euro avec. Quand la corde des dettes envers ces financiers sera bien serrée parce que les pays de la zone euro auront vendu tout ce qui en fait le prix et constitue leur richesse, il suffira de tirer sur la corde des dettes accrues pour tenir 17 pays à merci, comme on peut tenir un chien en laisse afin qu'il soit bien obéissant.
En ce sens, la politique actuelle des responsables européens, du point de vue de l'Europe, est suicidaire pour eux et pour leurs peuples. Pour les détenteurs de capitaux asiatiques, c'est au contraire une aubaine fabuleuse qui surgit, un véritable nouveau Far West qui s'ouvre, une forme moderne d'eldorado qui s'étend devant eux ».
La fable chinoise des animaux réunis ensemble de force par le sorcier fou
Il est pertinent de conclure cet article par l'analyse que cette jeune économiste chinoise a donnée de la zone euro à travers une fable morale naturelle. En voici le résumé en sa substantifique moelle :
« La zone euro peut être comparée à un sorcier fou qui aurait voulu, pour réaliser un rêve absurde, mettre ensemble dans une maison fermée des animaux aussi différents qu'un lion, une girafe, un tigre, un ours, un lièvre, une gazelle, une tortue, un lézard, et d'autres animaux tous nécessitant un biotope différent. Le sorcier fou leur dit qu'ils doivent tous vivre ensemble, mais chaque animal a ses propres besoins, habitudes, rythmes de vie et aspirations. Ce que constatant alors, le sorcier fou entend leur imposer de force, sans leur avis, des lois et des règles communes à respecter alors que les animaux sont tous très différents. Les animaux, loin d'être aimés et protégés comme il leur avait été promis, se retrouvent piégés et prisonniers dans une maison-prison.
Mais, la nature a ses lois supérieures à toutes les autres car chaque animal veut vivre sa vie sans se soumettre à une loi commune unique qui les conduirait tous à une mort certaine.
Alors, les animaux, sans se concerter, mus seulement par leur instinct vital, commencent à attaquer, qui le toit de la maison avec sa tête, qui le plancher avec ses griffes et ses crocs, qui à creuser des trous dans les murs avec ses pattes agiles. Tant et si bien qu'à la fin, leurs efforts communs finissent par faire s'écrouler la maison où ils étaient tenus prisonniers sur la tête du sorcier fou tandis que les animaux s'enfuient afin de retourner chacun à sa vie habituelle naturelle ».
Une fable chinoise, certes. Mais qui ne s'applique pas à la Chine !
Et une situation totalement renversée des rapports de puissance euro-asiatiques en ce 100ème anniversaire de la Révolution chinoise de 1911...
.http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-de-l-euro-quand-la-chine-103310

Pourquoi la Chine n'a pas encore donné le feu vert au fonds de secours européen

La Chine pourrait venir au secours de l'Europe en abondant le Fonds européen de stabilité financière de 50 à 100 milliards de dollars. Mais aucun officiel chinois ne confirme. Le directeur général du FESF n'ose même pas parler de négociation, tant les enjeux sont lourds. Ecrit par
Marie-Christine CORBIER
Klaus Regling n'a dupé personne en affirmant, vendredi, qu'il n'y avait « pas de négociations en cours » sur des investissements chinois dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le directeur général du FESF cherche à gagner du temps dans une négociationdélicate.
« Sur le plan stratégique, les Chinois sont d'accord pour intervenir, avance Yves Tiberghien, professeur associé du département de sciences politiques à l'université de Columbia (UBC). Il y a un intérêt mutuel de la Chine et de l'Europe à ce que la zone euro ne s'écroule pas. » Il serait difficile, pour la Chine, de laisser tomber son premier marché , alors qu'elle en subirait directement les conséquences sur sa propre croissance, déjà touchée par un ralentissement.

Clarification
Des diplomates européens affirmaient en fin de semaine dernière que la Chine était prête à abonder le FESF. Mais aucun officiel chinois n'a confirmé un tel engagement. Et encore moins le montant avancé vendredi par le « Financial Times » de 50 à 100 milliards de dollars pour une intervention directe ou via un fonds nouveau placé sous la houlette du FMI. Le quotidien britannique citait une source proche du gouvernement chinois. Pourquoi la Chine n'a-t-elle encore rien annoncé ?
D'abord, elle a besoin de clarifications sur l'accord européen conclu la semaine dernière. La Chine « attend les détails techniques pour y voir clair », a déclaré vendredi son vice-ministre des Finances, Zhu Guangyao. « Comment demander à la Chine d'intervenir alors qu'elle ne sait pas dans quel entonnoir elle va entrer ?, explique le président d'Asia Centre, Jean-François Di Meglio. C'est pour elle légitime de savoir ce qui sera effectivement émis, comment ce sera garanti et quelle sera la qualité de la dette avant que de se prononcer sur le montant à acheter. »
Deuxième raison : l'Union européenne ne veut pas d'une appréciation de l'euro. Or, si la Chine achète de la dette en euros, l'euro risque de se renchérir. D'où la proposition de Klaus Regling, à Pékin, que le FESF émette des obligations libellées en yuans si les autorités chinoises donnent leur accord en ce sens. « Accepter cela pour les Chinois reviendrait de fait à perdre le contrôle de ce qui peut arriver à leur devise, la dette achetée en yuans pouvant s'apprécier ou se déprécier et échapper ainsi au contrôle de la Chine, poursuit Jean-François Di Meglio. Cela équivaudrait à déclencher une libéralisation des changes. Or la Chine veut contrôler son taux de change. Si la Chine acceptait cela, ce serait un geste énorme. »

Enjeux
Troisième raison : les exigences de la Chine. Elle préférerait intervenir via le Fonds monétaire international (FMI) pour peser davantage sur une institution où elle s'estime sous-représentée « et peut-être édicter de nouvelles règles monétaires mondiales », ajoute encore Jean-François Di Meglio. De son côté, l'Europe cherche à gérer seule ce qui relève de la zone euro. La Chine a d'autres exigences, comme celles d' « un investissement mixte comprenant non seulement des obligations via le FESF mais aussi des participations directes dans des banques ou des entreprises européennes », croit savoir Yves Tiberghien.
La quatrième raison est commerciale et déterminante. En plein débat sur la réciprocité, on voit mal comment les Européens vont continuer à tenir un discours ferme face à des marchés chinois qu'ils jugent trop peu ouverts aux intérêts européens. On comprend que, avec tous ces enjeux, la négociation entre l'Europe et la Chine ne soit pas encore bouclée.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, Les Echos
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201720923335-pourquoi-la-chine-n-a-pas-encore-donne-le-feu-vert-au-fonds-de-secours-europeen-241579.php

dimanche 30 octobre 2011

Syrie: Assad met en garde contre un séisme en cas d'intervention occidentale

Le président syrien Bachar al-Assad a averti qu'une intervention occidentale contre son pays provoquerait un séisme dans la région et demandé le soutien de la Russie, au moment où une réunion entre la Syrie et la Ligue arabe se tenait à Doha dans un climat de méfiance. AFP
Deux personnes ont été tuées dimanche dans la province de Homs en Syrie, où les militants pro-démocratie ont appelé à des manifestations pour réclamer que la Ligue arabe gèle l'adhésion de la Syrie, sous le slogan: "Gel de l'adhésion. Arrêtez votre appui aux assassins".
"Les milices d'Assad nous tuent depuis huit mois. Ils nous arrêtent et nous écrasent sous les (obus). Et vous, les Arabes, épris de discours, que faites-vous?", ont écrit les militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011".
Un comité ministériel de la Ligue arabe s'est réuni en début de soirée avec une délégation syrienne dirigée par le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem, qui devait transmettre la réponse de Damas aux propositions de ce comité pour arrêter la violence.
La réunion se tient dans un climat tendu, la Ligue arabe ayant exprimé dans un message au président Assad samedi "son rejet des meurtres de civils" et "l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger".
Le ministère syrien des Affaires étrangères avait répliqué en se déclarant "étonné que le comité arabe ait basé sa position sur les mensonges diffusés par les chaînes de télévision qui incitent" à la violence.
Le comité qui s'était réuni mercredi à Damas avec le président Assad l'aurait averti que l'échec de la médiation arabe aboutirait à une internationalisation de la crise", notamment un embargo économique, d'après l'influent quotidien koweïtien Al-Qabas.
La délégation, présidée par le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a demandé au président Assad de s'engager sur un calendrier précis de réformes, d'accepter une réunion avec l'opposition à l'étranger et l'arrêt de la violence, selon le journal.
Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique The Sunday Telegraph, M. Assad a prévenu que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un "tremblement de terre" au Proche-Orient.
"La Syrie est désormais le centre de la région. C'est la ligne de fracture et si vous jouez avec, vous provoquerez un tremblement de terre: voulez-vous voir un nouvel Afghanistan, ou des dizaines d'Afghanistan?", a menacé le président syrien.
"Tout problème en Syrie enflammera la région entière. Si le plan est de diviser la Syrie, cela revient à diviser la région entière", a ajouté M. Assad, selon lequel les forces de sécurité syriennes ont commis "beaucoup d'erreurs" au début de la contestation mais visent désormais uniquement des "terroristes".
Le président syrien a par ailleurs demandé à la Russie de continuer à le soutenir face aux condamnations occidentales de sa répression des manifestations, dans une interview à la télévision russe.
Pour sa part l'émissaire de la Chine au Moyen-Orient, Wu Sike, a appelé dimanche au Caire le régime de Bachar al-Assad à "respecter et répondre aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple syrien".
La Russie et la Chine --membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU-- avaient opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant Damas de "mesures ciblées".
La répression en Syrie a fait depuis le 15 mars, selon l'ONU, plus de 3.000 morts.
Et l'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs.
Les défections se sont multipliées ces dernières semaines dans les rangs de l'armée, de nombreux déserteurs rejoignant l'"Armée syrienne libre", une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par le colonel déserteur Riad al-Asaad, réfugié en Turquie.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait demandé samedi "la fin immédiate des opérations militaires contre les civils" et "la libération de tous les prisonniers politiques et des personnes détenues pour avoir participé à des manifestations".
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/syrie-la-ligue-arabe-menace-assad-dune-intervention-internationale

LE JOUEUR HAITIEN DU MANS KERVENS BELFORT FRAPPE ENCORE ET LE MANS GAGNE!

Que d'émotions décidément cette semaine au MMArena ! Une victoire aux tirs au but mercredi face à Rennes et encore trois points arrachés dans les arrêts de jeu face à une solide équipe de Boulogne... Des nordistes qui ont bien cru pouvoir faire un hold up en fin de match, lorsque les forces physiques mancelles diminuaient.
Les 120 minutes de mercredi auront pesé dans les jambes en deuxième période et il aura fallu du courage aux manceaux pour résister puis s'imposer. Ils avaient pourtant bien débuté le match, jouant le plus souvent dans le camp de Boulogne.
Dès les premières minutes, un centre bien ajusté de Joffrey Cuffaut était repris de la tête par Modibo Kané Diarra mais Gurtner claquait la balle qui partait en lucarne. L'Ivoirien était encore présent en première période pour enchaîner sur une passe de Fredrik Stromstad. Sa frappe contrée revenait dans les pieds du Norvégien qui, surpris, ne parvenait pas à cadrer alors qu'Idir Ouali était seul à sa droite.
Boulogne restait solidement derrière tout en jouant les contres à fond, bien aidé par la justesse de son milieu de terrain Enzo Reale, prêté par Lyon. Allart obligeait ainsi Giorgi Makaridze a une superbe détente sur sa droite, sur une frappe quasi-similaire à celle qui allait faire gagner LEMANS FC ce soir...

Du coeur pour contrer la fatigue
La seconde période sera beaucoup plus dur pour les manceaux, qui ressentaient le contre-coup physique de mercredi. Boulogne en face flairait le coup à jouer et les manceaux devaient être vigilants derrière pour ne pas se faire surprendre par la vitesse de Reset ou encore de Salibur en fin de match.
Les 15 dernières minutes du temps réglementaires ont même vu les joueurs d'Arnaud Cormier se mettre en danger par de nombreuses pertes de balle, dues sans doute à la fatigue. A ce moment-là, Boulogne montait d'un cran sur le terrain...
Et c'est en contre que les manceaux finiront par trouver la faille face à leur adversaire ! Alors que les supporters pensaient sans doute au match nul, Frédéric Thomas servait sur la droite du terrain Kervens Belfort. Le Haïtien effectuait un crochet intérieur sur son vis-à-vis pour finalement envoyer une frappe du gauche victorieuse dans le petit filet opposé de Gurtner ! Superbe! Le MMArena pouvait laisser exploser sa joie, à la 92ème minute de jeu...
Trois minutes plus tard, le coup de sifflet final soulageait définitivement tous les supporters. Des supporters manceaux qui voient leur équipe reprendre un peu de poil de la bête avant les deux prochains matchs de championnat : Monaco à l'extérieur et Lens à domicile. Entre-temps, ils disputeront un premier match de Coupe de France. Mais avant tout cela, un jour et demi de repos fera du bien aux organismes manceaux, qui l'ont bien mérité. Quelle belle semaine!
http://www.lemansfc.fr/compte-rendu/au-finish---233.html

samedi 29 octobre 2011

Haiti - Situation d'Arnel Belizaire : déclaration du Porte-parole du Quai d'Orsay

Le gouvernement français estime que le député Arnel Bélizaire a été arrêté sur la base d'un mandat d'arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire. Selon le Porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valéro , la France invite le gouvernement et le Parlement à respecter les procédures prévues par la Constitution haïtienne en matière de séparation des pouvoirs et d'immunité parlementaire.
Ecroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d'avion, le député Arnel Bellizaire s'attend à une réponse de la chambre basse. C'est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d'un ordre d'incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l'unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l'accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n'étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu'il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu'il n'avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19820

Le gouvernement haïtien contesté par l'Assemblée

Pour la majorité des députés haïtiens, le président Michel Martelly est un dictateur en devenir ReutersPar RFI
Une nouvelle crise politique débute en Haïti. En réaction à l'arrestation jeudi 27 octobre d'un député, alors qu'il était sous protection de son immunité, les parlementaires réclament désormais la démission de plusieurs ministres. La contestation des élus envers le pouvoir exécutif s'accroit, surtout contre le président Michel Martelly que beaucoup de députés accusent de dérives dictatoriales.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La libération, sans explications, du député Anel Bélizaire, moins de 24 heures après son arrestation, n'a pas apaisé la colère des parlementaires. En session extraordinaire, 71 des 90 députés ont voté une résolution contre les responsables de ce qu'ils appellent la « séquestration de leur collègue ». Les élus réclament donc la démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur, de deux secrétaires d'Etat et du Commissaire du gouvernement.
Ce vote des députés est un coup dur porté à l'équipe gouvernementale qui n'a pris ses fonctions que depuis une semaine. Mais les parlementaires ne veulent pas rester inactifs devant le non-respect de la Constitution et, dans les rangs de l'Assemblée, députés et sénateurs ne mâchent pas leurs mots et accusent Michel Martelly de dictateur en devenir.
Le président de la République, qui avait mis cinq mois pour faire accepter un Premier ministre, fait désormais face à un pouvoir législatif ouvertement hostile, ce qui va lui compliquer la poursuite des affaires, à commencer par le remplacement des ministres dont l'autorité n'est plus reconnue par les députés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20111029-crise-politique-pointe-haiti

Haïti: le député Arnel Bélizaire, accusé d'être un évadé de prison, a été libéré

Port-au-Prince Un député haïtien arrêté jeudi parce qu'il était accusé de s'être évadé de prison le jour du tremblement de terre de l'an dernier a finalement été libéré, vendredi.
Après sa libération, le député Arnel Bélizaire s'est rendu au parlement, où des dizaines de partisans s'étaient réunis pour l'accueillir.
La détention de M. Bélizaire, qui a duré moins de 24 heures, est l'un des rares cas où la police haïtienne a arrêté un élu. Les enquêteurs doivent normalement demander la levée de l'immunité des parlementaires avant de pouvoir les interroger.
La police a arrêté M. Bélizaire jeudi soir, peu après son retour d'un voyage en France. Selon la police, il s'est évadé du pénitencier national dans la foulée du séisme de janvier 2010. Il était emprisonné depuis 2004 en lien avec des accusations de possession illégale d'armes.
Malgré son dossier criminel, M. Bélizaire s'est porté candidat aux dernières élections en Haïti et a été élu comme député.
Depuis qu'il a pris ses fonctions, Arnel Bélizaire a ouvertement critiqué le président Michel Martelly. Les deux hommes ont été vus en train de se disputer au Palais national.
M. Bélizaire est membre de Veye Yo, un parti politique dont le siège se trouve à Miami, en Floride, et qui entretient des liens étroits avec l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide.
La brève détention de M. Bélizaire risque d'aggraver les relations déjà difficiles entre le président et le Parlement, dont les dirigeants ont rejeté les deux premiers choix de M. Martelly pour le poste de premier ministre, avant d'approuver le troisième.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/28/01-4462425-haiti-le-depute-arnel-belizaire-accuse-detre-un-evade-de-prison-a-ete-libere.php

Haïti: député arrêté puis libéré

AFP Publié le 29/10/2011
 Les parlementaires haïtiens ont réclamé hier la démission de trois membres du nouveau gouvernement après l'interpellation et la brève détention d'un député recherché par la justice pour évasion en 2005, a annoncé le président de la chambre des députés, Saurel Jacinthe. Dénonçant le "début de l'instauration d'une dictature en Haïti" par le nouveau président Michel Martelly, les députés ont voté une résolution exigeant la démission des ministres de l'Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères du gouvernement installé il y a une semaine.
"Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire", a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation. "Nous sommes en présence d'une dictature qui prend forme dans le pays, nous appellons le peuple à nous aider à stopper cette tendance", a affirmé le président de la chambre.
Le parlementaire qui est longuement intervenu dans les radios de Port-au-Prince vendredi, a dénoncé un plan attribué au président Martelly de vouloir se débarrasser du Parlement dominé par l'opposition. Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux Etats-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/29/97001-20111029FILWWW00331-haiti-depute-arrete-puis-libere.php

MONDE - Un contact informel a été établi entre le fils de l'ex-dirigeant libyen et la CPI...

Saïf al Islam, fils du dirigeant libyen défunt Mouammar Kadhafi, a fait savoir à la Cour pénale internationale  (CPI) qu'il était innocent des crimes contre l'humanité dont il est soupçonné, a indiqué le procureur de la CPI ce samedi à Pékin.
Un contact informel
La cour, installée à La Haye, a précisé que le fils en fuite de Kadhafi a établi un contact informel avec l'instance juridique qui a lancé contre lui un mandat d'arrêt international et souhaite le faire comparaître pour des crimes commis lors de l'insurrection libyenne. Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a précisé que ces contacts ont été établis par le truchement d'intermédiaires.
Saïf al Islam a répété qu'il était innocent des charges retenues contre lui et qu'il souhaitait savoir ce qu'il adviendra s'il était exonéré de toutes les accusations. «Nous faisons une entière confiance à la personne qui a établi le contact pour nous. Il dit être innoncent, qu'il prouvera qu'il est innocent et qu'il souhaite savoir quelles conséquences cela entraîne», a ajouté le procureur.
Des mercenaires pour l'aider à fuir
La CPI avait émis des mandats d'arrêt contre Kadhafi, son fils Saïf et l'ancien chef du renseignement Abdoullah el Senoussi pour avoir fait bombarder et ouvrir le feu sur des civils lors de manifestations en février. Un haut responsable du Conseil national de transition libyen (CNT) a indiqué cette semaine que Saïf al Islam et Senoussi souhaitaient se rendre à la CPI car ils craignaient pour leur sécurité en Libye, en Algérie et au Niger.
La CPI reconnaît qu'al Islam peut lui échapper en fuyant vers un autre pays grâce à l'assistance de mercenaires payés en puisant dans l'immense fortune accumulée par le clan Kadhafi pendant 42 ans. «Nous essayons d'empêcher cela», a prévenu le procureur. Parmi les mercenaires, figureraient des Sud-Africains, selon des informations des services de renseignement. «Nous travaillons également avec plusieurs Etats pour voir si on peut faire échouer cette tentative», a-t-il encore précisé. «Nous savons qu'il a examiné plusieurs options et notre position est de l'aider à se rendre», a-t-il conclu.
http://www.20minutes.fr/article/814714/libye-saif-al-islam-kadhafi-clame-innocence

vendredi 28 octobre 2011

Vers une future école des métiers de l'eau en Haïti

Par Claude TOUTANT
Thématique: Eau
Rubrique: Initiatives-Actions
Portail Caraibes, 28/10/11 à 08h51 GMT
Une Ecole des Métiers de l'Eau et de l'assainissement (EMEA) verra probablement le jour en Haïti. Pour en définir les contours, l'Office International de l'Eau (OIEau), en partenariat avec l'Ecole Nationale du Génie de l'Eau et de l'Environnement (ENGEES), a réalisé l'étude de faisabilité. Cette étude s'est faite dans le cadre du Fonds d'Etudes et d'Aide au Secteur Privé (FASEP) sous l'impulsion d'AgroParisTech, qui réalise en 2011 la formation des cadres d'urgence de l'eau en Haïti.
Cette étude menée entre avril et septembre 2011 a eu pour objet de définir les besoins en renforcement de capacité du secteur mais également, les contours techniques, de gouvernance, ainsi que financiers permettant la création d'une telle structure.
L'EMEA, devrait couvrir un champ de formation très important. Les niveaux académiques devraient être multiples : licence, master,... Cette Ecole devrait soutenir la formation certifiante (formation initiale), de même que les métiers techniques issus des formations qualifiantes (formation continue), dispensées sous forme de stages courts.
A l'issue de cette étude de faisabilité les principes dimensionnels de l'école et ses équipements pédagogiques spécifiques seront connus. Les mécanismes de financements envisageables seront également présentés et discutés dans le but de rendre la structure pérenne et autonome à terme.
Les enjeux locaux du pays font partie des difficultés de la démarche : l'OIEau, intervenant depuis plusieurs années en Haïti, a pu ainsi plus facilement intégrer ces particularismes tout en appliquant sa maîtrise de la pédagogie orientée vers les métiers et des infrastructures optimales associées. L'optimisation est recherchée également en associant finement les formations qualifiantes et certifiantes.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111028085129.html

Le choléra en Haïti : 1 an après, mise en place d’une stratégie à long terme

COMMUNIQUE DE PRESSE
CARE continue à répondre à l’épidémie de choléra, en intégrant sa réponse dans des initiatives à long terme pour l’eau, l’assainissement et la promotion de l’hygiène.
Depuis que l’épidémie de choléra a éclaté en octobre 2010, CARE mène des programmes dans les régions les plus touchées du pays : Grande-Anse, le Haut Artibonite et les départements du nord-ouest.
Malgré une baisse du nombre de nouveaux cas pendant la saison sèche, on note une résurgence significative de l’épidémie pendant la saison des pluies (avril-mai) et celle des ouragans (juin-Novembre) : les fortes pluies et les inondations accélèrent la dispersion des eaux contaminées.
Depuis octobre 2010, CARE fourni les centres de santé et de traitement du choléra en médicaments et en matériel, installe ou réhabilite des systèmes d’eau et d’assainissement et met en place des postes de réhydratation orale. L’association distribue également du savon, des tablettes de purification de l’eau, des jerrycans, des seaux et des solutions de réhydratation orale, destinés à la prévention du choléra. En outre, CARE utilise un vaste réseau de bénévoles issus des communautés locales pour promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et diffuser des informations sur la prévention du choléra dans les zones d’intervention.
A ce jour, les activités de CARE de promotion aux bonnes pratiques d’hygiène ont touché plus de 1 700 000 personnes. L’association a également construit plus de 1 300 latrines communautaires et familiales, et réhabilité 211 points d’eau communautaires.
L’intervention de CARE en réponse au choléra s’étend également à la zone métropolitaine de Port-au-Prince, y compris dans les camps. Craignant une crise sanitaire de grande ampleur en cas d’épidémie majeure dans la capitale densément peuplée et les camps de réfugiés, CARE et d’autres acteurs humanitaires améliorent l’accès à l’eau potable grâce des camions-citernes contenant de l’eau chlorée.
D’après Tamara Shukakidze, directrice adjointe du Programme de Réponse aux Catastrophes de CARE en Haïti, « au moment de la phase finale, lorsque le choléra ou toute autre maladie liée à l’eau deviendra endémique, l’intervention face à ces maladies sera intégrée dans des initiatives à long terme pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène, mises en oeuvre par CARE. Nous travaillons en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé haïtien pour rendre notre intervention durable.»
Pour plus d’informations ou pour organiser une interview avec nos équipes présentes sur le terrain:
Charlyne Liquito (France) : 01 53 19 87 61, liquito@carefrance.org
Mildrède Béliard (à Port-au-Prince): +509 3804 0211, mbeliard@pap.care.org
Melanie Brooks (à Genève): +41 79 590 30 47, brooks@careinternational.org
A propos de CARE France
Fondé en 1945, CARE est l’un des plus grands réseaux humanitaires mondiaux, apolitique et non confessionnel. En 2010, CARE était présente dans 87 pays auprès de 82 Millions de personnes. Dans les situations de réponses à l’urgence ou dans des contextes d’aide à long terme, CARE s’attaque aux causes profondes de la pauvreté.
Les femmes sont au coeur de nos actions car elles sont un levier essentiel dans la lutte conte la pauvreté. Le rôle des femmes est central dans la cellule familiale, et elles peuvent aussi faire changer les choses durablement dans leurs communautés.
En savoir plus sur CARE : www.carefrance.org
http://www.espacedatapresse.com/fil_datapresse/consultation_cp.jsp?ant=reseau_2724931

L'eau unit les enfants de La Pocatière et d'Haïti

Carl Thériault, collaboration spéciale Le Soleil
(La Pocatière) Les petits dons mènent parfois à de grandes choses chez des populations totalement démunies. L'installation d'un système de pompage de l'eau pour consommation et l'irrigation dans la cour de l'école Village d'espoir, près de Cap haïtien, au nord d'Haïti, grâce à un don de 1000 $ amassé par les enfants de l'école Sacré-Coeur de La Pocatière a permis à l'eau vive de jaillir.
Des enfants des deux pays se sont inspirés de cette réalisation pour concevoir 46 dessins qui font l'objet d'une exposition jusqu'au 21 novembre au Centre culturel Gérard- Dallaire de La Pocatière. «C'est grâce aux petites banques de l'Aide internationale à l'enfance [AMIE] que nous avons amassé cette somme d'argent. Il y a aussi tout un travail de sensibilisation dans les écoles pour informer les enfants à quoi va servir l'argent. Ce sont comme nos petits missionnaires», explique Hélène Desjardins, bénévole à L'AMIE.
Pour garder le contact, des bénévoles ont eu l'idée de faire réaliser un projet commun aux enfants des deux pays, soit celui de dessiner ce que représente l'eau pour eux, dans leur pays respectif, avec les moyens dont ils disposent.
L'action de l'AMIE se poursuit dans d'autres causes. Lors de la soirée de l'Halloween lundi, les élèves de huit écoles ont accepté de participer à la collecte de sous par les petites banques de l'AMIE au moment de l'Halloween.
Près de 500 enfants du primaire solliciteront donc l'aide du public au nom de l'AMIE pendant la fin de semaine de l'Halloween.
Cette année, les sommes amassées seront attribuées à trois écoles du Cameroun afin de poursuivre ce qui avait été débuté lors de la collecte 2009, soit l'aménagement de salles de classe dont les planchers seront cimentés compte tenu qu'ils étaient en terre battue.
L'AMIE, qui oeuvre pour le mieux-être des enfants défavorisés dans 14 pays partout dans le monde, offre trois programmes relatifs aux parrainages, à des projets de développement et à des stages reliés aux besoins fondamentaux de l'enfant, tels que l'éducation, la santé et l'alimentation.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201110/27/01-4461911-leau-unit-les-enfants-de-la-pocatiere-et-dhaiti.php

Santé: le président haïtien aux USA

AFP Publié le 28/10/2011 à 07:12 Réagir
Le président haïtien Michel Martelly a quitté son pays hier pour les Etats-Unis "pour des raisons de santé" et sera de retour en Haïti le 6 novembre, a annoncé la présidence. "Il doit subir une intervention à l'épaule", a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence haïtienne.
Le président a quitté le pays à destination des Etats-Unis "pour des raisons de santé. Il y sera pris en charge par des médecins haïtiens", précise simplement un communiqué.
"Le président Martelly profitera de son voyage pour participer à une levée de fonds en faveur d'un programme d'éducation qui sera organisée à New York par la star du hip-hop Wyclef Jean, ambassadeur de bonne volonté d'Haïti", ajoute-t-il.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00343-sante-le-president-haitien-aux-usa.php

Laurent Lamothe prend ses premiers engagements en tant que nouveau ministre haïtien des Affaires étrangères

PORT-AU-PRINCE, Haïti, October 28, 2011/PRNewswire via African Press Organization (APO)/ -- M. Laurent Lamothe a prononcé son premier discours officiel en tant que nouveau ministre haïtien des Affaires étrangères, lors de sa cérémonie d'installation lundi dernier à Bois-Verna, à Haïti. Le Président Michel Martelly a assisté à cette cérémonie, aux côtés du Premier ministre Garry Conille et de plusieurs ministres, parlementaires et représentants du corps diplomatique. L'ex-ministre Marie-Michèle Rey a souhaité "le plus grand bien" à la nouvelle chancellerie et a promis de rester à la disposition du nouveau ministre. Pour sa part, le Président Martelly voit en M. Lamothe un combattant expérimenté. Il l'a invité à promouvoir Haïti à travers le monde et lui a rappelé la nécessité de prendre des mesures concrètes pour attirer les investissements dans le pays.
D'ailleurs, les investissements à Haïti étaient l'un des principaux thèmes du premier discours de M. Lamothe. Le nouveau ministre s'est engagé à multiplier ses efforts dans le but de moderniser et de redynamiser la chancellerie, en la transformant en véritable moteur de la promotion et du développement d'Haïti.
"à la tête de la Chancellerie, je travaillerai à raffermir les liens d'Haïti avec ses partenaires traditionnels du Nord et du Sud, tout en m'évertuant à explorer toutes les opportunités de coopération économique, commerciale, culturelle, scientifique et technique en faveur de mon pays", a déclaré M. Lamothe.
"Haïti est prête à faire des affaires !", a-t-il affirmé. "Le Président l'a dit, le Premier ministre l'a réaffirmé. La diplomatie haïtienne sera orientée vers l'afflux de capitaux étrangers, les investissements directs, générateurs d'emplois et de croissance économique."
Source: Laurent Lamothe Office
Contact : Michel Cauchy, Directeur des communications institutionnelles, Global Voice Group, michel_cauchy@yahoo.ca, +509-450-681-2829.
SOURCE : Laurent Lamothe Office
http://www.afrik.com/communique4177.html

Haïti/Justice-Affaire-Bélizaire : Des parlementaires en appellent à la destitution de Michel Martelly

Jeudi 27 octobre 2011 à 21:46 Arrêté, le député de Delmas/Tabarre (Est de Port-au-Prince) a été conduit directement au Pénitencier national où il va passer sa première nuit comme parlementaire.
Le législateur écroué qui revenait de Pointe à Pitre, a été appréhendé à sa descente d’avion sur ordre du commissaire Félix Léger. Ce dernier lui reproche de s’être évadée du plus grand centre pénitentiaire du pays en février 2005.
Le représentant de Delmas/Tabarre a été repris en présence du président de l’Assemblée nationale, Rodolphe Joazil dont il a refusé l’accompagnement.
« Une procédure de destitution contre le président Michel Martelly sera engagée dès la rentré parlementaire en janvier prochain », a annoncé le député de Desdunes, Nord d’Haïti, Levaillant Louis Jeune indigné de l’arrestation de son collègue.
Quant au président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe a fustigé Michel Martelly qui, selon lui, est responsable de l’humiliation du député tout en le qualifiant de « dictateur féroce ». « Les trois pouvoirs n’existent plus, il n’y a qu’un seul pouvoir en Haiti, c’est la personne de Michel Martelly, le chef suprême » a-t-il martelé.
« Nous allons nous réunir, nous allons donner à Michel Martelly une réponse réciproque dans le cadre de ce dossier », a indiqué pour sa part, le sénateur Simon Dieuseul Desras.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=10063

Haïti. Encore plus d’un demi-million de déplacés dans les camps

Catastrophe vendredi 28 octobre 2011 Un peu plus d’un demi-million de Haïtiens vivent toujours dans les camps de déplacés 21 mois après le violent séisme qui a frappé le pays, a estimé vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). « La population totale vivant dans les camps en Haïti reste supérieure au demi-million près de deux ans après le tremblement de terre de janvier 2010 », déplore l’OIM dans un communiqué. Malgré tout, il y a une certaine amélioration puisqu’en juillet, l’OIM estimait qu’ils étaient encore 1,5 million à vivre dans les camps.
« Des zones de la capitale, dévastés par le séisme, reçoivent finalement l’attention qu’elles méritent et cela permettra à l’OIM d’augmenter la vitesse à laquelle nous facilitons le retour des familles dans leurs communautés », a déclaré le chef de la mission de l’agence onusienne en Haïti, Luca Dall’Oglio.
Pour l’ONU, la crise humanitaire en Haïti n’est pas terminée. « La situation reste vulnérable dans les camps de déplacés » a ainsi récemment déclaré la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les affaires humanitaires, Valérie Amos.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part déploré le manque de vaccins contre le choléra pour administrer aux populations vulnérables en Haïti, où le nombre de cas devrait atteindre la barre des 500 000 fin 2011.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Haiti.-Encore-plus-d-un-demi-million-de-deplaces-dans-les-camps_6346-2005642-fils-tous_filDMA.Htm

Haïti: un parlementaire serait un évadé de prison

THE ASSOCIATED PRESS

PORT-AU-PRINCE, Haïti - La police haïtienne a arrêté un parlementaire dont le nom est apparu sur une liste de prisonniers s'étant échappés du principal pénitencier au pays lors du séisme de janvier, l'an dernier.

Le porte-parole de la police Gary Desrosiers a fait savoir que des agents avaient interpellé le député Arnel Bélizaire à l'aéroport international d'Haïti pour un interrogatoire, jeudi soir. L'homme venait de descendre d'un avion provenant de la France.
Les policiers donnaient suite à un ordre du procureur pour retrouver quelque 4200 détenus qui se sont évadés du pénitencier national dans la foulée du tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Avant son évasion, Bélizaire avait été arrêté en 2004 en lien avec des accusations de possession illégale d'armes. Il a été élu au Parlement lors du second tour le 20 mars.
Les policiers arrêtent ou détiennent rarement des législateurs, leurs postes offrant habituellement une immunité.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1008908--haiti-un-parlementaire-serait-un-evade-de-prison

Un député haïtien arrêté et incarcéré

Un député haïtien, Arnel Bélizaire, a été spectaculairement appréhendé et incarcéré hier soir à l'aéroport international de Port-au-Prince à sa descente d'un avion venant de Paris, a annoncé le Parlement haïtien.

Le député, sous le coup d'un avis de recherche lancé par la police haïtienne, a été emmené directement dans une cellule au pénitencier national au centre de la capitale où il a été immédiatement écroué, a-t-on constaté. Le nom du parlementaire figurait sur une liste de 10 évadés de prison recherchés par la justice.
M. Bélizaire s'était rendu à Paris la semaine dernière pour répondre à une invitation "dans le cadre d'une mission parlementaire", selon l'ambassade de France à Port-au-Prince. "Notre collègue a été arbitrairement arrêté, il jouit de l'immunité parlementaire, les procédures n'ont pas été respectées. Nous sommes face à une dérive politique en Haïti", a affirmé à l'AFP le député Stevenson Timoléon, devant le le pénitencier où s'étaient rassemblés jeudi soir une cinquantaine de parlementaires.
Un procureur, Félix Léger, avait écrit à la chambre pour demander que le député Bélizaire, "évadé de prison en 2005", soit livré à la justice. Le président haïtien Michel Martelly avait récemment dénoncé "des repris de justice réfugiés au Parlement haïtien" au lendemain d'une vive discussion avec le député lors d'une réunion au palais présidentiel.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00332-un-depute-haitien-arrete-et-incarcere.php

jeudi 27 octobre 2011

Canadian women's soccer team to open Olympic qualifier against Haiti

Canada will open the CONCACAF Olympic women's soccer qualifying event against Haiti on Jan. 19.

The tournament will be held in Vancouver from Jan. 19 to Jan. 29. The event schedule was released Wednesday.
Canada, who took part in the Beijing Games, is expected to face its biggest test Jan. 23 against Costa Rica, a two-time semifinalist, in the final game of the Group A schedule.
The tournament semi-final is scheduled for Jan. 27, with the two winners qualifying for the 2012 London Summer Games. The event's final game will be played Jan. 29.
Canada will play in Group A with Costa Rica, Cuba and Haiti. The Canadians meet Cuba on Jan. 21.
The Group B teams will be the U.S., Mexico, Guatemala and the Dominican Republic.

http://www.theglobeandmail.com/sports/soccer/canadian-womens-soccer-team-to-open-olympic-qualifier-against-haiti/article2214254/

Haiti orphanage closes for allegedly selling donations

Gainesville-based group that helped kids grew ‘suspicious’ of operation By Dallas Duncan
dduncan@gainesvilletimes.com
POSTED: October 27, 2011 12:16 a.m.
The Haitian government shut down an orphanage last week in light of abuse findings by several U.S. charitable organizations, including Gainesville-based Adventures in Missions.
Operators of the Son of God Orphanage in Carrefour, Haiti, are alleged to have abused the children at the orphanage. Instead of using the medicine, clothes and other donations to care for the children, Maccene Hyppolite, his wife Marie and their children are accused of selling the goods for profit and selling the orphans as well.
Rania Batrice, executive director of the Dallas, Texas-based Freedom Project, said she was unsure of the total worth of the goods sold, but said it was "pretty substantial."
"We started to notice the children we were trying to help ... their condition seemed to get worse. We started to get suspicious about 15 months ago," said Jeff Goins, director of communications for Adventures in Missions.
Goins said the organizations did not want to jump to any conclusions. The teams on the ground in Haiti kept an eye on how things were going. Eventually, Goins said, the organizations realized that not only were the Hyppolites misappropriating funds, they were abusing children.
Children were also disappearing from the orphanage.
Maccene Hyppolite is now in jail in Port au Prince on these charges, according to a news release. He was arrested in July "while attempting to sell one of the orphans" during a police sting operation, but his wife and children continued to run the orphanage. Accounts from those still in Haiti demonstrated the situation continued to worsen.
Members of the organizations met last week with senior level officials to Haitian President Michel Martelly to make them aware of the situation at Son of God Orphanage, the news release said.
"They were shown photographs and a first-hand account of the people who've been on the ground for the last 15 months," Batrice said. "(The orphans) were still starving to death and still many were naked. The evidence is so damning you can't look over it."
Goins said though the groups were advocating for the orphanage to be closed, they did not expect the government to do so on such a fast timetable.
Even after the orphanage was shut down, Marie Hyppolite and her children were not arrested, Batrice said.
The orphans were relocated to other orphanages in Haiti.
"Efforts continue ... to locate the missing children, ensure the safety of the relocated children and push for a full and thorough investigation of anyone involved in the situation," the news release said.
Batrice said there were about 85 children in the orphanage.
"There are 46 of these kids who are missing. That's on top of the 53 kids who were already missing," she said.
Batrice said part of the speculation about the orphanage is that Maccene Hyppolite trafficked at least some of these missing children. She said when some of the aid workers wanted to take their sponsored children to the doctor, he told them no but said he would sell them to the workers for $2,000.
The groups, Adventures in Missions, along with Bridgeway Church, Timberline Church, Children's Hope Chest, Journey Community Church and Respire Haiti, began working with Son of God Orphanage shortly after the country was devastated by the earthquake in 2010.
"We discovered this orphanage that was in great need after the earthquake hit Haiti," Goins said. "We sent a team down immediately."
Barnes said when he saw the orphanage, it was "horrible."
"The earthquake had damaged the building. The kids were sleeping on the floor. They were doing school under a tree," said Seth Barnes, executive director of Adventures in Missions.
Batrice said there are still teams in Haiti, and some who were in the states returned when they realized the severity of the children's condition. They are checking on the relocated orphans and still pursuing those who are missing.
Barnes said the groups hope to find the kids who are still unaccounted for and help them find a safe home.
"They're just really trying to push the issue," Batrice said. "All of this is speculation, but they think there's about 20 other orphanages trying to do the same thing."
http://www.gainesvilletimes.com/section/6/article/58248/

Cuban musicians embrace their Haitian roots

By JIM TRAGESER jtrageser@nctimes.com North County Times Posted: Thursday, October 27, 2011 6:00 am
Creole Choir of Cuba
The members of the Creole Choir of Cuba aren't just Cuban fans of Haitian music
: They're ethnic Haitians, descended from refugees who fled to Cuba
in the early 1800s and settled in the city of Camaguey. Courtesy photo
When: 8 p.m. Tuesday
Where: Mandeville Auditorium, UC California,
 9500 Gilman Drive, La Jolla
Tickets: $15-$30
Info: 858-534-8497
Creole music is to Haiti what son is to Cuba, flamenco to Spain, blues or bluegrass to the United States.
Both the language and the traditional music of Haiti are called Creole, and both the language and the music are uniquely Haitian mixtures of the French spoken by the European colonizers of the western half of the island of Hispaniola and the numerous languages brought to Haiti by slaves from Africa.
So to find a musical outfit called the Creole Choir of Cuba (playing Tuesday at Mandeville Auditorium at UC San Diego) is a bit like finding a blues band in Belgrade or a bluegrass band in Japan.
Except the members of the Creole Choir of Cuba aren't just Cuban fans of Haitian music: They're ethnic Haitians, descended from refugees who fled to Cuba in the early 1800s and settled in the city of Camaguey. Their music is their way of embracing their heritage and keeping it alive.
Emilia Diaz Chavez, the choir's founder and director, said in an email exchange (with the assistance of a translator) that Cubans celebrate their family ethnic histories in ways that would seem familiar to most Americans.
"In Cuba, many events celebrate the cultures of various ethnic groups, and Haitian culture also has several special spaces dedicated to it, such as 'the Feast of Fire' in Santiago de Cuba, 'Eva Gaspar' in Ciego de Avila and 'The Days of Haitian Culture' in Havana."
According to the band's official biography, the Creole Choir was formed in 1994 by Diaz Chavez out of the existing Haitian ethnic singing groups, which she wrote are popular even among Cubans not of Haitian descent.
"They want to know information about the Haitians and their descendants in Camaguey. The stories of our journeys here, which are diverse and adventurous. Culturally, there is much to know because we are the country's oldest Haitian dance group, based in Camaguey for over 80 years."
Living in a nation like Cuba, known globally as one of the most musically rich cultures, pays dividends even for a band such as the Creole Choir, Diaz Chavez wrote.
"Music is part of the life of the Cuban people. Every day is filled with cheer and dancing in our community, so it is a natural inspiration for our work."
And the two islands' music developed along similar paths, particularly in the religious traditions that fused Catholicism with African beliefs.
"There are many similarities between musical Cuban Santeria and Haitian Vousdous as to the ritual ceremonies and the act of singing to their respective gods. The ceremonies in Haiti are more holy, or 'Iwas,' which is something that our parents have passed to us and our generation now safeguards."
One of the challenges of trying to preserve Haitian music from Cuba is trying to keep up with current developments in Haitian popular music. Diaz Chavez wrote that this can be difficult.
"It is not possible to follow the Haitian music scene directly from my house because I do not hear much the broadcasting directly. We keep a connection through music recorded and obtained in Haiti or other countries that is passed to our friends who live outside Cuba and brought to us. When we were in New York in June, although only in town for 24 hours, our priority was to find music to bring back to Cuba to aid us in our work. That music is shared in the Haitian community in Cuba. There is also a lot of Haitian music produced in Cuba which we have access to."
And while the universal access of the Internet has been slower to make its way into Cuban society than elsewhere in the West, with the ability of young people today to hear music from any part of the world, Diaz Chavez said she does not think this exposure to various folk music will weaken the appeal of local folk styles.
"Each musician has his own charm, and our identity is based on geography."
Read more: http://www.nctimes.com/entertainment/music/article_b66dd507-c781-50b1-b84c-fb3b0b0f815c.html#ixzz1bzdCK7Qh