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samedi 9 octobre 2010

L'artisanat pour s'affranchir de la culture de la charité

Les grands rendez-vous culturels ne sont pas restés sous les décombres; le tremblement de terre du 12 janvier n'a pas occasionné la démission de nos artisans. « Ane sa a atizan yo travay rèd - Cette année, les artisans ont travaillé durement ». Les organisateurs de Artisanat en Fête, l'Institut de Recherche et de Promotion de l'Art haïtien (IRPAH) et Le Nouvelliste n'auraient pas trouvé mieux comme slogan fédérateur d'énergie autour de cet événement. Haïti: Après Livres en Folie qui a mobilisé la grande foule, le jour de la fête Dieu, Artisanat en Fête passe le cap de la quatrième édition. Pendant deux jours, les 16 et 17 octobre 2010, le Parc historique de la Canne à Sucre à Tabarre accueille deux cents artisans environ, des artisans qui n'ont pas baissé les bras et qui donnent espoir à Haïti. Ce sont des gens qui travaillent avec leurs mains, autrement dit, mettent la main à la pâte pour transformer les matériaux en oeuvres utilitaires.
Remarquons que beaucoup d'artisans, hormis ceux qui ont une renommée locale et internationale, sont des gens du peuple qui triment afin de faire oeuvre qui vaille. Artisanat en Fête permettra à chacun d'ouvrir son marché, de saisir l'occasion d'agrandir sa clientèle. Et, avouons-le, plusieurs artisans tableront sur cette fête de l'artisanat pour envoyer leurs enfants à l'école. La récolte de ces rudes travailleurs ne découlera pas de la charité internationale, mais sera le fruit de leur sueur. Ils restent chez eux et travaillent entre pairs, seuls ou en famille, ces hommes et ces femmes qui donnent un sens à la production nationale. On les verra au Parc historique de la Canne à Sucre, paysage familier à ces braves gens.

Innovation à Artisanat en Fête
Cette année, Artisanat en Fête innove. Les artisans travailleront à chaud sous leur tente. On les verra ciseler le métal, sculpter la pierre, peindre sur le bois, sur le tissu, sur le verre, etc. Chaque artisan, de son côté, permettra au visiteur de découvrir le monde dans lequel il évolue. Autant d'artisans, autant de mondes : métal découpé, peinture et applique sur tissu, pierre taillée, sculpture sur bois et en bois, sculpture métallique, bois peint, jouets en bois, banéco, vannerie, tissage en pite, filigraphie, objets perlés, pailletés, décoratifs, bijoux en bois, en corne, en cuir, lingerie, ustensiles de cuisine en bois, ornements, céramique, hard board, photographie, etc.

Un sens à la production nationale
« Le secteur de l'artisanat est un marché et mérite le regard de l'Etat haïtien », a fait observer la présidente de l'IRPAH, Martine Blanchard, lors d'un point de presse, la semaine dernière, à Pétion-Ville. Regard juste, quand on considère tout le travail fournit par ces hommes et femmes qui donnent un sens au mot production nationale, cantonné au rang de slogan.
Il y a beaucoup d'artisans à travers le pays qui survivent de l'artisanat. Un appui significatif de l'État à ce secteur rendrait énormément service au pays et, par la même occasion, plusieurs problèmes inhérents à ce secteur se résoudraient dans le développement de ce marché.
Le marché n'est-il pas, dans une certaine mesure, générateur d'intérêts matériels et de bien-être ? A l'inverse, si rien n'est fait, ils n'iront pas loin. Les palabres, les belles promesses prononcées la main sur le coeur ne contribueront pas à faire avancer la cause des artisans.
Dans un pays où tout s'écroule, cette armée d'artisans résiste dans une République dominée par une économie de l'humanitaire alimentée par les organisations non gouvernementales (ONG). Les artisans misent sur leur capacité de produire et sont à la recherche des marchés pour écouler leurs oeuvres. Ce sont de telles démarches économiques rationnelles qui sont la locomotive d'un peuple aspiré à sortir de la pauvreté, de l'indigence et de la culture de la charité.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

Edito ...Bilans

Haïti: L'idée de procéder, à la faveur de la fin de mandat présidentiel, à des bilans sectoriels et ministériels est non seulement un exercice capable de bousculer les réputations surfaites mais aussi une démarche circonstanciée enrichissante. Un Etat, ce n'est pas seulement le président de la République. C'est l'administration publique dans ses moindres représentations territoriales et fonctions transversales. Comment voter ? Voter, pourquoi ? L'évaluation dans la gestion du pays, voilà l'équation nouvelle dans un pays où l'impunité est reine, où jan l pase l pase. Du pouvoir judiciaire au pouvoir parlementaire, des organismes déconcentrés aux ministères, toute la folle déprime communautaire met en scène un féroce besoin d'efficacité - une catharsis par la culture ou l'obligation de résultats. En réalité, ce ne sont pas des mots. La Première ministre Michèle Pierre-Louis, après son tonitruant prédécesseur Gérard Latortue, avait médiatisé ce thème en proposant à son équipe gouvernementale l'ultime incarnation de la reddition des comptes.
Comme en écho à ce devoir-droit d'inventaire, la nécessité de sanctionner ou d'apprécier l'action de nos hauts fonctionnaires et nos élus correspond à un aspect régulateur d'une démocratie fonctionnelle. Cela se paie de doutes permanents et d'objectivité assidue. D'abord, il faut poser les bonnes questions.
Que fera-t-on demain qu'on n'avait pas essayé hier en termes d'infrastructures (aéro) portuaires, scolaires, culturelles, sanitaires ? Quand donc aurons-nous une politique étrangère dynamique et utile ? Une vigoureuse politique de la jeunesse et de l'environnement ? Combien de temps faudra-t-il attendre pour avoir une véritable politique économique et commerciale ? Une politique monétaire favorable à l'investissement privé et, du coup, à la création de petites et moyennes entreprises ? Comment l'actuel pouvoir et ses alliés pourraient-ils convaincre les Haïtiens - les électeurs - que « les fondamentaux » de notre économie et de notre (in)sécurité sont bons, alors que nous sommes sur le qui-vive, que les sans-abri sont en sécurité puisqu'ils vivent à la belle étoile, loin du béton ?
Une génération (perdue) en juge une autre (sacrifiée). Une campagne électorale est une occasion en or pour dresser sans complaisance des bilans à tous les niveaux. Pour donner un élan après d'autres échecs et d'autres déceptions. Pour changer de style de pouvoir ou d'orientation. A défaut de pouvoir tout chambarder.
Pierre-Raymond Dumas
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84424&PubDate=2010-10-08

Haitian quake survivors to arrive in Senegal

By RUKMINI CALLIMACHI The Associated Press
Friday, October 8, 2010; 1:25 PM
DAKAR, Senegal -- Senegal's president is honoring a promise to offer a home to Haitians recovering from January's catastrophic earthquake by sending a private plane to the Caribbean nation this weekend to pick up 160 Haitian students, a government official said Friday.
Mamadou Seye, a spokesman for the Ministry of Humanitarian Affairs, said the chartered flight will leave Senegal Sunday and return Wednesday with the students. Accompanying them will be Haitian President Rene Preval and his wife, Seye said.
They will be met at the airport by Senegalese President Abdoulaye Wade, who reacted to news of the Jan. 12 quake by offering free land in Senegal to Haitians impacted by the disaster. His spokesman said Wade considered them the sons and daughters of Africa because their ancestors were taken to the Caribbean as slaves. Both countries are also former French colonies.
There is no longer talk of free land. In September at a speech at the United Nations, Wade said he was inviting the students to continue their studies in local universities. Wade has asked local families to offer to host the students arriving next week. He said he plans to begin bring Haitian families here next year.
Senegal's GDP per capita is only marginally higher than Haiti's, and the country is plagued by massive unemployment. Every year thousands of Senegalese men risk their lives trying to reach Europe in flimsy boats for a chance at a better life.
Wade's project has been met by criticism in a country now facing its worst power cuts in recent memory. Critics accuse him of undertaking showy projects that are intended to build his prestige - including the building of a monument that was supposed to be as tall as the Statue of Liberty - rather than addressing the country's grinding poverty.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/08/AR2010100802940.html

Clinton Foundation donates to Penn Haitian charity

The Associated Press Friday, October 8, 2010; 2:59 PM
LOS ANGELES -- The William J. Clinton Foundation is donating half a million dollars to the J/P Haitian Relief Organization founded by Sean Penn.
The former president says the money will help provide health care, education and job training to tens of thousands of people displaced by the earthquake that struck Haiti in January.
Penn's organization manages a refugee camp in Port-au-Prince and is working to relocate its 55,000 residents. The group also provides medical services, counseling and educational seminars.
Penn praised his mostly Haitian staff Friday for earning Clinton's faith and performing "heroic and vital services."
Online:
William J. Clinton Foundation:http://www.clintonfoundation.org/
J/P Haitian Relief Organization:http://www.jphro.org/

Haïti-Sénégal/Éducation : 160 étudiants haïtiens s’apprêtent à intégrer des universités du Sénégal

P-au-P, 08 oct. 2010[AlterPresse] --- 160 étudiants haïtiens laisseront Port-au-Prince, le dimanche 10 octobre 2010, en direction du Sénégal en vue de poursuivre leurs études universitaires, selon la presse africaine.
Ces étudiants partiront à bord d’un avion affrété par le président sénégalais, Abdoulaye Wade. Ce dernier les accueillera au cours d’une cérémonie spéciale de bienvenue.
Toutefois, certains étudiants sénégalais se questionnent sur la venue de ces étudiants, tout en évoquant le problème du surpeuplement des universités sénégalaises.
Le Sénégal est l’un des pays qui avait ouvert ses portes pour accueillir des Haïtiens après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait 300 000 morts et autant de blessés, selon les chiffres officiels. [rh gp apr 08/10/10 11:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10098

Une cinquantaine de congressmen américains exigent des élections inclusives en Haïti

Maxine Waters en tête, ces parlementaires écrivent à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour demander que Washington retire sa contribution financière au scrutin de novembre si une quinzaine de partis, dont Fanmi Lavalas, ne réintègrent pas le processus électoral après en avoir été écartés ; l’administration Obama promet d’examiner le dossier Vendredi 8 octobre 2010, Radio Kiskeya
45 congressmen américains ayant à leur tête la représentante démocrate de la Californie, Maxine Waters, ont exprimé à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton leurs appréhensions sur le déroulement des prochaines présidentielles et législatives en Haïti, démarche à laquelle l’administration Obama a promis vendredi de réagir, selon la presse américaine.
Dénonçant l’exclusion du processus électoral d’une quinzaine de partis politiques, dont Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, les parlementaires ont envoyé jeudi une lettre à Mme Clinton pour demander au gouvernement américain d’affirmer de manière non équivoque son "refus de financer des élections qui ne respectent pas les principes démocratiques de base".
Le Conseil électoral provisoire a "décidé d’exclure du scrutin des candidats de quatorze partis, dont Fanmi Lavalas", écrivent les signataires de la lettre qui réclament leur réadmission dans la course.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le porte-parole du Département d’Etat, Mark Toner, a pour sa part indiqué que les services de Hillary Clinton étaient touchés de cette initiative et des accusations contenues dans la missive.
"Nous allons les vérifier et nous promettons d’y répondre", a affirmé Toner avant d’ajouter "évidemment, nous voulons que les élections se réalisent en Haïti de manière libre, juste, démocratique et transparente. Nous examinerons ces accusations et nous répondrons de façon appropriée".
Les congressmen soulignent qu’en dépit des graves problèmes auxquels Haïti est confrontée depuis le violent séisme l’ayant ravagée le 12 janvier, la communauté internationale ne peut permettre que se tiennent des élections inéquitables qui causeront des préjudices au processus de reconstruction.
"Les élections doivent aider à rétablir une législature effective, la reddition de comptes pour les énormes dépenses effectuées et la résolution des conflits sociaux actuels en Haïti de manière pacifique et démocratique", concluent les initiateurs de cette démarche.
Parmi les parlementaires américains qui se montrent préoccupés par l’orientation du processus électoral en Haïti, l’on retiendra le nom de Maxine Waters, très proche de l’ancien Président Aristide et de son parti.
Les Etats-Unis figurent parmi les principaux bailleurs de fonds qui se sont engagés à financer les élections présidentielles et législatives fixées 28 novembre et dont le budget d’environ 29 millions de dollars est désormais disponible quasiment à cent pour cent. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7111
Commentaires:
Il estvrai que je n'avais pas beaucoup entendu parler de ce sénateur Maxime Waters quand tout lemonde se mobilisait pour voler au secours des haïtiens au lendemain du 12 janvier. Je me demandais même pourquoi son clan se mobilisait plus pour la cause de Jean Bertrand Aristide que pour la totalité des haïtiens frappée dans leur chair.
Cependant il semble que le sénateur ignore le fonctionnement du parti lavalas. Il n'y a que lui qui pense que le parti de jean bertrand Aristide a été exclu des élections. Que le culte et la bataille des egos a sonné le glas du parti Lavalas, ce n'est la faute à personne.
on devrait dire à ces gens que la liste des candidats compte un nombre important de trasfuges du parti de l'ex dictateur Lavalas. On pourrait citer Yvon Neptune, Yves Christallin, Leslie Voltaire, Jacques Edouard Aklexis entre autres....

Le président du CEP réclame la collaboration des partis dans l'organisation du scrutin

Les autorités électorales veulent impliquer les partis politiques dans les efforts en vue du bon déroulement des joutes. Après avoir réalisé des étapes clés telles la désignation des membres des Centres d'opération et de Vérification (COV) et la nomination de certains responsables de BEC, les conseillers électoraux invitent les dirigeants des partis politiques à participer pleinement dans le processus de sélection des membres des Bureaux de vote. La rencontre du 7 octobre, entre les responsables de l'organisme électoral et les dirigeants des partis politiques, a permis de fournir des informations sur les étapes du processus électoral.
A l'issue de la réunion le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, a promis de tenir une nouvelle rencontre avec les leaders politiques et les candidats avant le scrutin du 28 novembre. Aujourd'hui les acteurs doivent avoir des actions convergentes afin de réaliser de bonnes élections, insiste M. Dorsainvil qui a rappelé que les fonctionnaires du CEP ne seront pas présents dans les bureaux de vote le jour du scrutin.
Les autorités électorales s'évertuent à mettre en évidence les responsabilités des partis dans le bon déroulement des joutes. Les partis délégueront des membres des Bureaux de vote et des mandataires dans les Centres de vote, rappelle M. Dorsainvil. Les 30 000 membres des BV seront des représentants des partis politiques et nous avons demandé aux leaders de designer des personnes compétentes pour la tache soutient le président du CEP.
Les autorités électorales sont d'autant plus confortables dans leur démarches que plusieurs dirigeants de partis, qui avaient envisagé un boycott des joutes, se sont ravisés.
Dans les prochains jours les dirigeants des partis pourront encaisser les subventions promises dans le cadre de la campagne électorale. M. Dorsainvil précise que les fonds seront acheminés aux partis politiques conformément aux prescrits de la loi électorale.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1089893036601291753

CECI vient en aide aux petites commerçantes de l'Artibonite

Le centre d'étude et de coopération internationale (CECI), a procédé, le 3 octobre 2010, a fait de 6 millions de gourdes, à 600 petites commerçantes de la commune de Desdunes, située dans le département de l'Artibonite. Cette activité s'est déroulée dans le cadre du projet Lakansyèl, mis en œuvre par le CECI et financé par l'agence américaine de développement international (USAID) à travers l'Office of U.S. Foreign Disaster Assistance (OFDA).
Les femmes, toutes des marchandes, 70% étant des déplacées internes du séisme dévastateur du 12 janvier, ont pu emporter une enveloppe de 10 mille gourdes chacune, pour relancer ou renforcer leurs activités commerciales. Un dispositif de suivi sur l'utilisation de ces fonds est dors et déjà prévu par le CECI, pour que l'installation de ces femmes ne soient pas perçues comme une menace par les habitantes et habitants de ces communes, mais bien comme une véritable valeur ajoutée destinée à apporter des revenus supplémentaires aux familles.
Déjà, une première étape a été franchie dans la commune de la Chapelle, où 403 femmes ont reçu le soutien financier de Lakansyel. Ce qui porte aujourd'hui à plus de mille commerçantes le nombre de bénéficiaires dans les communes de Desdunes et de La Chapelle.
À travers le volet « Recapitalisation des petites commerçantes », un total de cinq mille femmes doit être rejoint, d'ici février 2011. Le processus de recapitalisation des petites commerçantes va englober, dans les prochains mois, les communes de Verrettes, Gonaïves, Marchand-Dessalines, St. Marc, Grande Saline, L'Estère, Petite Rivière, Gros Morne, Anse Rouge. Ainsi, par ces actions concrètes de réhabilitation économique plus de 25 000 personnes verront leur condition de vie s'améliorer.
En outre, 84 800 personnes-jours d'emplois ont déjà été crées dans le cadre du projet Lakansyèl, au profit de 8 900 bénéficiaires directs dont 58 % sont des femmes.
« Lakansyèl » se déploie dans 11 communes de l'Artibonite, il englobe quatre volets : création d'emplois, relance économique et recapitalisation des femmes, construction de centres d'évacuation et amélioration de l'habitat et promotion de l'hygiène.
« Ce projet vise à éviter le retour prématuré des personnes déplacées à Port-au-Prince et à appuyer les familles d'accueil très démunies elles-mêmes en renforçant leurs capacités à soutenir les membres supplémentaires de leur famille. », informe le CECI, dans un communiqué.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18321

Des hauts fonctionnaires constatent l'impossibilité d'épurer le registre électoral

Les responsables du Conseil Electoral Provisoire (CEP) et de l'Office Nationale d'Identification (ONI) avouent qu'il n'est pas possible d'identifier les électeurs décédés lors du violent séisme du 12 janvier. Environ 250 000 personnes ont été tuées lors de la grande catastrophe qui a également causé des pertes matérielles énormes dans les départements de l'Ouest, du sud-est et des Nippes.
Le directeur de l'Office Nationale d'Identification (ONI), Ronald Covil, estime que d'autres organes de l'Etat pourraient collecter les données relatives aux personnes décédées. Les autorités avouent du bout des lèvres que l'épuration du registre électoral n'est pas réalisable.
Le directeur général du CEP, Pierre Louis Opont, avait également fait le même constat. Les noms des électeurs décédés lors du séisme figureront dans les listes électorales qui seront publiées par le CEP un mois avant les joutes.
Le directeur de l'ONI informe que 4 510 000 citoyens ont été enregistrés par son institution depuis 2005. Au cours du processus d'enregistrement de cette année 80 000 nouveaux électeurs ont été recensés, explique M. Covil.
Les centres d'opération et de vérification (Cov) instaurés par le CEP et l'ONI n'auront permis qu'à enregistrer les électeurs déplacés après la catastrophe.
Certains candidats dont Steven Benoît appellent à la vigilance en raison d'une éventuelle utilisation frauduleuse des cartes d'identification des personnes décédées. Le candidat au sénat de l'Alternative demandera à ces 3 000 mandataires d'être vigilants.
En réalité seules les villes les plus fortement touchées par le séisme, Port-au-Prince, Léogane, Carrefour, Delmas, Jacmel, sont concernées.
L'ONI a mis fin le 28 septembre dernier au processus d'enregistrement des nouveaux électeurs conformément aux prescrits de la loi électorale. Toutefois les responsables de l'ONI continuent à traiter les dossiers des personnes ayant perdu leurs CIN.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18319

Le gouvernement annonce la construction de centres pénitentiaires et d'annexes de tribunaux de paix

Les autorités haïtiennes entendent réaliser des investissements dans le secteur judicaire au cours de cette année fiscale afin d'améliorer l'accès à la justice. Le ministre de la justice Paul Denis veut oublier les moments difficiles de 2010 au cours desquels l'appareil judiciaire était dysfonctionnel. Le violent séisme du 12 janvier avait causé l'effondrement du Palais de justice qui abritait l'ensemble des cours et tribunaux de la juridiction de Port-au-Prince et la Cour de Cassation.
Au début de cette année judiciaire un nouveau palais de justice a été mis à la disposition des juges et fonctionnaires de l'appareil judiciaire. Le ministre de la justice se propose également de construire des centres pénitentiaires et un annexe du tribunal de paix dans chaque section communale.
Selon M. Denis le projet d'annexe des tribunaux de paix vise à rapprocher les citoyens de la justice. Il s'agit d'un effort visant à respecter les prescrits constitutionnels relatifs à la décentralisation des services publiques, insiste le garde des sceaux.
Ce projet semble être prioritaire pour le gouvernement puisque des matériels pour 15 annexes de tribunaux de paix sont déjà disponibles. Les annexes seront réalisés grâce à la coopération des communautés locales qui offrent un appui logistique aux autorités haïtiennes.
Si le premier projet d'annexe des tribunaux de paix sera réalisé avec des fonds du Trésor Public, celui des centres pénitentiaires nécessite un apport financier de la communauté internationale.
Le ministre Denis mise sur une assistance des bailleurs de fonds internationaux puisque la construction des centres pénitentiaires dans les différentes juridictions permettra de respecter les droits des détenus.
Des organismes haïtiens et internationaux de défense des droits humains ne cessent de dénoncer les conditions de vies dans les centres carcéraux surpeuplés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18318

Managers sans frontières: cinq continents en cinq ans

Publié le 09 octobre 2010 à 05h00

Marie-Josée Nantel

Le Soleil
(Québec) Afin de souligner son cinquième anniversaire, le programme de l'Université Laval Managers sans frontières tiendra au cours de la prochaine année une série d'activités, dont l'exposition des meilleures photos de ses finissants, inaugurée mardi au Palais Montcalm.
«Ma passion, c'est l'être humain!» de lancer Véronique Kingsley, encore émue devant sa photographie. En 2009, cette étudiante à la faculté de l'administration a fait un stage de cinq mois au Burkina Faso, orienté vers le développement international et l'action humanitaire. Recrutée par le Centre d'études et de coopération internationale (CECI), elle a été conseillère en communication pour une association locale. Une expérience des plus enrichissantes.
«J'ai développé ma capacité d'adaptation et ma flexibilité dans mon travail, mais aussi, j'ai appris à relativiser, à dédramatiser», raconte-t-elle en se souvenant de cet enfant qui se faisait battre par sa mère. Avec émotion, elle explique pourquoi elle a choisi de ne pas le réconforter, un geste pourtant banal. «Il se serait habitué et quand je serais partie, qui l'aurait fait? Il faut voir plus loin que le moment présent et voir les impacts de nos actions sur le long terme», souligne-t-elle.
Comme elle, Mélissa Laporte a réalisé un mandat à l'international, mais en gestion de l'éducation au Niger, alors qu'elle était étudiante au baccalauréat en 2006. Aujourd'hui directrice de Managers sans frontières, Mme Laporte croit plus que quiconque en ses débouchés.
«Le taux de placement est entre 83 et 89 %. Presque tous les étudiants se font offrir un emploi après leur séjour, par leur partenaire. C'est un excellent tremplin pour la carrière, car la première expérience sur le terrain est difficile à aller chercher.»
En effet, Joël Teurtrie, qui s'est rendu en République démocratique du Congo comme assistant logisticien en 2006, travaille aujourd'hui pour le même organisme, Action contre la faim. Il n'a même pas eu le temps de terminer son stage de six mois! «Ils m'ont embauché après trois mois, précise M. Teurtrie. En humanitaire, il faudrait être né avec deux ans d'expérience. Ils ont besoin de gens opérationnels tout de suite, car ils n'ont pas les moyens ni le temps de nous former sur le terrain», explique-t-il, conscient de l'opportunité.
Jusqu'ici, les coopérants de Managers sans frontières ont réalisé 94 mandats dans 40 pays, sur les cinq continents. Chaque stage, qui coûte entre 5000 et 10 000 $, est financé en grande partie par la Fondation Famille Choquette.
Et cette année, même Grégory Charles sera de la partie. Avec son Collège vocal de Laval, il présentera un concert-bénéfice au Palais Montcalm, le 3 novembre. Au programme, un tour du monde en musique, bien sûr!

Un premier mandat
Afin de devenir lui-même un acteur d'aide humanitaire sur le terrain, Managers sans frontières compte réaliser son premier mandat en janvier 2010. «C'est un projet d'aide à la reconstruction en Haïti pour les études supérieures. Notre mandat est d'aider l'équipe de l'Université d'État d'Haïti à revoir ses stratégies de représentations auprès des bailleurs de fonds», a confié au Soleil Mélissa Laporte, la directrice de l'organisme.
À la fin du mois d'octobre, elle se rendra quelques jours en Haïti pour définir les paramètres du projet et s'assurer de la bonne coordination de toutes les universités qui participeront au projet.
Et qui seront les gestionnaires de ce projet? «Que des anciens diplômés!» a laissé savoir fièrement Mme Laporte. «C'est notre façon de les encourager. Ça [leur] donnera la possibilité de travailler sur le terrain sur un projet exclusif et non pas en mode stage!»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/08/01-4331021-managers-sans-frontieres-cinq-continents-en-cinq-ans.php

Réseau cellulaire Digicel en Haïti: 2,2 millions d'abonnés en quatre ans

Publié le 08 octobre 2010 à 06h29 Marc Tison, LA PRESSE
(Montréal) Quand Digicel a installé son réseau de télécommunication cellulaire en Haïti, en 2006, elle espérait gagner 300 000 clients en cinq ans. L'objectif a été atteint en un mois. Quatre ans et 300 millions de dollars plus tard, Digicel Haïti est devenu le plus important réseau au pays, avec 2,2 millions d'abonnés - le quart de la population.
«C'est une indication de ce qu'on peut faire malgré les défis d'Haïti, observe Greg Van Koughnett, chef du conseil juridique et réglementaire de Digicel Haïti.
L'avocat canadien est à Montréal pour participer au Forum des affaires Québec-Haïti, afin de montrer qu'«on peut travailler en Haïti».
On peut y travailler, mais il faut abandonner certains réflexes acquis dans les marchés riches et faire preuve de souplesse et de créativité.
Digicel, entreprise incorporée aux Bermudes, a été fondée en 2001 par l'entrepreneur irlandais Denis O'Brien, afin d'implanter un réseau cellulaire en Jamaïque. Son succès immédiat lui a permis d'étendre la formule à 32 autres pays des Antilles et du Pacifique.
Avant son arrivée en Haïti, le marché haïtien était occupé par un opérateur national, propriété de l'État, et une entreprise publique américaine. Tous les deux visaient la frange riche de la population.
«C'était le pays le plus pauvre des 32 marchés de Digicel et on ne savait pas combien d'abonnés on pourrait avoir, relate Greg Van Koughnett. L'Haïtien moyen gagne 2$US par jour et 71% des Haïtiens gagnent moins que 2$US par jour.»
Avant l'arrivée de Digicel, les cellulaires coûtaient au minimum 70$US. «Nous avons commencé à 20$US, et atteint très rapidement 15$US, et nous avons maintenant un appareil à 12,50$US.»
Les frais d'abonnement ont été supprimés. «On paie de meilleurs salaires que la plupart des employeurs, mais ils sont quand même moins élevés qu'en Jamaïque, observe-t-il. On peut donc demander des frais moins élevés.»
La structure tarifaire a été édifiée de telle manière que les appels entrants soient gratuits. Grâce à un message texte préprogrammé, un abonné peut donc demander à un interlocuteur mieux loti que lui de le rappeler, réduisant ainsi ses frais. «J'ai appelé ma femme de ménage ce matin, d'ici à Montréal, et ça ne lui a rien coûté», donne en exemple M. Van Koughnett.
La corruption existe, admet-il. «On ne donne aucun pot-de-vin, assure-t-il toutefois. On essaie de travailler correctement, on ne fait rien d'illégal, et c'est un succès. C'est plus de travail, ce n'est pas nécessairement très simple, mais on le fait.»
Résultat, Haïti est le pays le plus pauvre des 32 marchés de Digicel, mais se place au deuxième rang pour les revenus qu'il procure.

Infrastructures et politique incertaines
Digicel doit toutefois composer avec l'incertitude politique et les infrastructures déficientes.
Les 700 tours et antennes de communication sont surveillées en permanence par des gardiens armés. Faute de distribution électrique fiable, la plupart sont alimentées par des groupes électrogènes. La livraison du diesel nécessaire aux génératrices est elle-même aléatoire, sur des routes incertaines.
Les élections du 28 novembre prochain ajoutent encore au chaos. «Il y a des manifestations un jour sur deux, narre M. Van Koughnett. J'ai suggéré à ma femme de rester au Canada jusqu'à la fin du processus électoral.»
Lui-même circule en voiture blindée, accompagné par un garde du corps, pendant que sa maison est sous la surveillance permanente de gardiens armés. «Au début, c'est difficile, mais on s'habitue, dit-il. Les restos et les bars sont superbes, on peut aller dans les montagnes sans danger. Ce n'est que dans la capitale que c'est dangereux.»
Il est arrivé en Haïti en janvier 2010, au moment du séisme. Une importante partie du réseau s'est alors écroulée. Malgré l'effondrement de son édifice, le système de commutation est demeuré en état de fonctionner. Cependant, l'air conditionné ayant rendu son dernier souffle, la surchauffe imposait des interruptions de service à intervalle de quatre heures. Huit mois après le séisme, l'essentiel du réseau a été remis en fonction.
De nouveaux produits, encore une fois adaptés aux conditions du pays, seront bientôt mis sur pied. Ainsi, alors qu'une faible proportion de la population haïtienne possède un compte de banque, Digicel Haïti lance cet automne un service bancaire par téléphone cellulaire. Un peu comme il achèterait des cartes prépayées, l'abonné peut verser des fonds dans un compte lié à celui de son cellulaire. Chez un marchand abonné, il peut faire des achats qui seront payés par transfert d'un compte cellulaire à l'autre. Alors que la manipulation d'argent comptant risque d'attirer la convoitise, un abonné pourra ainsi déposer des fonds dans le compte cellulaire de sa mère, qui habite à l'autre bout du pays.
Les occasions sont nombreuses en Haïti, et le succès est possible, mais les investisseurs doivent trouver des moyens originaux de contourner l'obstacle de la pauvreté généralisée. «Le peuple haïtien veut être plus moderne, conclut Greg Van Koughnett, mais il lui manque les moyens de le faire.»
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201010/08/01-4330651-reseau-cellulaire-digicel-en-haiti-22-millions-dabonnes-en-quatre-ans.php