Google

mercredi 26 septembre 2007

Arrêt complet de la production de l’électricité à la centrale de Péligre

Une "intervention technique d’urgence" qui accentue le rationnement à Port-au-Prince et dans d’autres régions
mardi 25 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Un nouveau plan de rationnement du courant électrique dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et d’autres régions du pays est entré en vigueur depuis lundi matin après la décision de l’Electricité d’Haïti (ED’H) de mettre à l’arrêt, pour des raisons techniques, les turbines de la centrale hydro-électrique de Péligre près de Mirebalais (Centre).
Dans un avis, la compagnie d’Etat justifie cette mesure par la nécessité d’effectuer une "intervention technique urgente" dont la nature n’a pas été précisée.
Ces travaux entraîneront durant une période indéterminée une "réduction sensible de la distribution du courant sur les différents circuits", prévient l’ED’H. Les abonnés devraient pouvoir bénéficier à nouveau d’un régime de distribution normale dès la fin de l’intervention.
Cependant, déjà avant la suspension de la production à Péligre, la crise énergétique s’était accentuée ces derniers jours dans différents secteurs de la capitale. De nombreux foyers privés quotidiennement d’électricité n’étaient que rarement alimentées après de longues périodes d’interruption en raison d’une mauvaise politique de distribution de l’ED’H ou de la surcharge qu’accuse le réseau dans des zones situées à proximité des bidonvilles où vit une importante population totalement marginalisée. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4176

Le Brésil et le Panama expriment leur soutien à la MINUSTAH devant l’assemblée générale de l’ONU

Le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva réclame l’entrée de son pays au Conseil de sécurité au nom de son "leadership" en Haïti ; son homologue panaméen, Martin Torrijos, estime indispensable le renforcement des institutions du pays avant le départ des casques bleus
mardi 25 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les Présidents brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et panaméen, Martin Torrijos, ont appelé mardi à New York au maintien des casques bleus en Haïti, à l’ouverture de la 62e assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations Unies.
Le chef de l’Etat brésilien a mis en relief le caractère indéfectible du soutien de son pays à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) en exprimant sa confiance dans l’efficacité d’une diplomatie multilatérale en Haïti.
"En Haïti, nous sommes en train de prouver que la paix et la stabilité sont capables d’amener à la construction de la démocratie et du développement social", a affirmé du haut de la tribune des Nations Unies Lula dont les déclarations ont été reproduites par le Centre de nouvelles de l’ONU.
Pour sa part, le Président panaméen s’est prononcé pour le renouvellement du mandat de la MINUSTAH, mais a souligné que des efforts supplémentaires s’avéraient nécessaires dans le processus de consolidation de la démocratie en Haïti. "Il est essentiel qu’il ne soit mis un terme au travail de la force de stabilisation pas avant que les institutions du pays ne soient renforcées", a expliqué Martin Torrijos en s’adressant aux différents chefs d’Etat et de gouvernement présents au siège de l’ONU.
Le dirigeant panaméen doit avoir des discussions bilatérales avec son homologue haïtien, René Préval, arrivé mardi soir à New York.
Concernant le projet d’élargissement du Conseil de sécurité à des pays en voie de développement, Lula est revenu à la charge en réclamant une fois de plus un siège permanent pour le Brésil. Dans ce contexte, le chef de l’Etat a justifié les prétentions de son pays en soulignant "son leadership au sein de la composante militaire de la MINUSTAH", rapporte l’agence officielle brésilienne Agência Brasil.
Le 15 octobre, l’actuel mandat de la mission onusienne arrivera à expiration. Elle compte 9.000 militaires et policiers internationaux, dont 1.200 brésiliens, soit le contingent le plus important. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4178

Commentaire:
Tout ça pour ça…Avec le leadership en Haïti on a droit à un siège au niveau du conseil de sécurité ?
Merci Lula
!

Haïti et Louis Joinet appellent le Conseil des droits de l’homme à renouveler le mandat de l’expert indépendant des Nations Unies pour les droits huma

Le représentant d’Haïti à Genève, Jean-Claude Pierre, attribue les progrès réalisés depuis quelque temps aux recommandations du magistrat français tandis que ce dernier révèle son "affection" pour le pays
mardi 25 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le gouvernement haïtien et l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Louis Joinet, ont sollicité mardi à Genève le renouvellement du mandat du magistrat français à l’occasion de son examen par le Conseil des droits de l’homme dans le cadre de sa sixième session qui s’achève vendredi.
Le représentant d’Haïti auprès du Conseil, Jean-Claude Pierre, a particulièrement salué la qualité du travail de l’expert indépendant et indiqué que les récents progrès enregistrés dans le pays en matière de respect des droits humains étaient le fruit de ses recommandations. Il a appelé au maintien du mandat de M. Joinet tout en souhaitant le renforcement de sa coopération avec les autorités et la société civile haïtiennes en vue de l’établissement d’un Etat de droit.
"La plupart des recommandations de l’expert indépendant sont appropriées. Ce climat de confiance a permis d’aboutir à plusieurs réalisations, notamment la mise en place de l’office national d’identification (ONI), la nomination d’un fonctionnaire indépendant à la tête de l’institut médico-légal et l’épuration au sein de la police", a affirmé Jean-Claude Pierre en insistant sur l’amélioration de la situation sécuritaire et les efforts de l’administration Préval/Alexis visant à promouvoir la bonne gouvernance.
De son côté, Louis Joinet a exhorté le Conseil à proroger son mandat et en a profité pour appuyer la procédure des mandats dits géographiques dont le rôle est différent, selon lui, de "l’examen périodique universel" contrairement aux points de vue de certains membres du Conseil.
"A chaque fin de mission en Haïti, lorsque je quitte le pays, chaque fois que l’avion s’élève au-dessus de l’immense bidonville de Cité Soleil, qui sort enfin de son aliénation aux gangs, chaque fois que je vois progressivement s’éloigner la capitale, alors je me demande, reverrai-je encore Haïti et son peuple ? La réponse dépend de vous", a déclaré le magistrat en invitant les membres du Conseil des droits de l’homme à lui renouveler leur confiance.
Louis Joinet a rappelé qu’avant le pouvoir actuel, le gouvernement de transition du Premier ministre Gérard Latortue (2004-2006) et même celui du Président Lavalas, Jean-Bertrand Aristide (2001-2004), avaient été favorables à la reconduction de son mandat.
Au cours du débat consacré à l’examen du mandat de l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, les représentants d’une quinzaine de pays sont intervenus, certains comme la France rendant hommage au travail de M. Joinet d’autres, à l’image du Portugal (qui assure la présidence de l’Union européenne), mettant l’accent sur la nécessité de la poursuite des réformes entreprises au sein de la police et de la justice haïtiennes.
Successeur du sénégalais Adama Dieng, Louis Joinet occupe ses fonctions depuis cinq ans. Il avait été désigné le 25 mars 2002 par le Secrétaire général d’alors de l’ONU, Koffi Annan. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4179

Drogue/Affaire de Tiburon : le sénateur Joseph Lambert contre-attaque

Le juge d’instruction et un député dans la ligne de mire du président du Sénat
mercredi 26 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le sénateur Joseph Lambert, président du Sénat haïtien, a solennellement rejeté mardi les allégations selon lesquelles il serait le propriétaire d’un navire impliqué dans le trafic illicite des stupéfiants au début du mois à Tiburon (extrême pointe Sud d’Haïti).
Profitant d’une rencontre entre la commission justice et sécurité du Sénat avec le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, le ministre de la justice, René Magloire et le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, le premier sénateur du Sud-Est a assuré sa défense en exhibant un bordereau de douane et des documents, tels manifestes et pièces d’enregistrement du navire à Miami, pour établir le fait que le bateau appartient plutôt au nommé Joseph Jean Pierre appréhendé dans le cadre de l’affaire.
Au cours de ce qui a paru comme une plaidoirie au Temple de Thémis, Joseph Lambert a exhibé la copie de la carte d’identité de Joseph Jean Pierre. Par la suite, sans révéler la façon dont il a mené sa propre enquête, il a fait visionner à l’assistance un disque vidéo digital (DVD) de l’interrogatoire des prévenus dans le cadre de cette affaire dans lequel Jean Pierre assure être propriétaire du bateau.
Il a également fait auditionner une bande sonore dans laquelle Jean Délouis Félix, un député de son département et de la même plate-forme politique que lui (LESPWA), l’identifiait comme le propriétaire du bateau.
Pour Joseph Lambert muet jusqu’à ce mardi sur le dossier de Tiburon, les accusations portées contre lui constituent une véritable tentative d’assassinat politique contre sa personne. Il s’en est pris, de façon virulente, au juge d’instruction des Côteaux (Sud), Jacques Saint-Jean qui, dit-il, a délibérément falsifié la déposition des prévenus pour l’impliquer, lui, dans l’affaire. Il a tout aussi bien fustigé Jean Délouis Félix qui avait affirmé avoir personnellement lu le rapport du juge d’instruction citant nommément Lambert comme le propriétaire du bateau.
Lambert exige que le parlementaire présente des excuses publiques, ajoutant qu’il va intenter une action en dommages intérêts, notamment contre le juge d’instruction. Il justifie une telle décision par le fait que, dit-il, son père est récemment décédé en raison de ce dossier.
Intervenant suite à la plaidoirie du président du Sénat haïtien, le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé et le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, ont affirmé ne pas disposer d’informations sur l’affaire de Tiburon, en dépit du fait que le ministère de l’intérieur y avait dépêché une mission. Luc Eucher Joseph a abondé dans le même sens, ajoutant pour sa part que la Garde-Côtière d’Haïti, qui devrait pouvoir mener des enquêtes ne dispose pas de moyens pour y parvenir.
En définitive, le ministre de la justice, René Magloire, a annoncé sa décision de porter plainte contre le juge par-devant le Conseil supérieur de la magistrature, en raison de sa mauvaise gestion du dossier. D’abord, Me Jacques Saint-Jean n’aurait pas dû lui adresser un rapport sur le dossier, le juge d’instruction n’ayant à entreprendre aucune démarche de ce type en raison de l’indépendance du judiciaire par rapport à l’Exécutif. Le principe du secret de l’instruction est également violé par le fait que, précise Magloire, le juge a divulgué dans la presse des éléments recueillis dans le cadre de l’instruction de l’affaire.
Le ministre croit toutefois que, quant au fond de l’affaire, c’est à la justice qu’il revient de se prononcer.
Interrogé sur la demande d’excuses publiques formulée par Lambert, le député Jean Délouis Félix a répondu par un non catégorique, précisant que c’est plutôt au juge d’instruction que Lambert devrait s’en prendre. Il précise à ce sujet n’avoir fait autre chose que prendre lecture du rapport adressé par le juge au ministre de la justice. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4180

Commentaires :
Peu importeront les détails et les arguments que Monsieur Lambert fera prévaloir pour démontrer son innocence, il aura beaucoup de difficulté pour se refaire une image digne d’un honorable parlementaire. Malgré toute la bonne volonté du monde, un citoyen quelconque devra se fier à son instinct pour se faire lui-même un jugement dans cette affaire.
Les antécédents, les déclarations d’autres membres du sénat concordent pour ne pas donner la communion sans confession aux membres des deux chambres.
Dans les déclarations type contre-attaques du Sénateur pointé du doigt, ne ressortent les conditions ni les circonstances justifiant l’introduction de son nom dans ce dossier.
Les observateurs ont du remarquer un silence trop prolongé de la part du sénateur qui aurait eu dès le départ sa conscience tranquille. Ce temps de silence pourrait être assimilé au temps utilisé pour la mise en œuvre d’une mise en scène propice à une décharge.
La lumière sera-t-elle faite un jour sur cette histoire ?

L’ex-responsable de la DCPJ, l’inspecteur général Michaël Lucius, blessé par balle

Vraisemblablement, Lucius a été la cible des tireurs
mercredi 26 septembre 2007,
Radio Kiskeya

L’ex-chef de la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ), l’inspecteur général Michaël Lucius, a été blessé par balle mardi soir à Frères (Pétion Ville, Est de Port-au-Prince) par des inconnus armés.
On ignorait encore, tard dans la soirée de mardi, les circonstances exactes de l’incident. Mais, selon des sources proches du haut-gradé de la police, il aurait été atteint d’au moins deux projectiles, dont l’un au thorax. Il devait subir dans la soirée une intervention chirurgicale dans un centre hospitalier de la capitale, selon les mêmes sources qui précisent que, vraisemblablement, Lucius a été la cible des tireurs.
Michaël Lucius qui avait la réputation d’être l’un des plus efficaces des officiers de la PNH dans la lutte contre le grand banditisme, dont le trafic illicite des stupéfiants, avait dû démissionner de son poste de directeur central de la police judiciaire au terme d’une véritable saga qui l’avait mis aux prises avec un juge d’instruction près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Napela Saintil. Ce dernier avait décerné des mandats d’amener contre lui et deux autres policiers sous l’accusation de "complicité de kidnapping". Ce qu’il avait obstinément démenti jusqu’à un arrêt en sa faveur de la Cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire du pays.
L’affaire avait pris une telle dimension qu’elle commençait à menacer sérieusement les rapports entre la PNH et le système judiciaire. Le juge Napela Saintil devait d’abord se dessaisir du dossier. Michaël Lucius devait peu de temps après annoncer sa démission de la DCPJ.
Jusqu’à l’agression dont il vient d’être l’objet, Michaël Lucius remplissait la fonction de conseiller en matière d’enquête judiciaire au sein du cabinet particulier du commandant en chef de la police, Mario Andrésol. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4181

Commentaires :
L’inspecteur général Michael Lucius est une des personnalités haïtiennes impliquées dans une « histoire » qui n’a pas été complètement élucidée. Cet attentat contre sa vie sera diversement interprété. Un acte de banditisme banal ou un règlement de compte ? En Haïti on est tellement habitué à des histoires inachevées se disputant la une de l’actualité que la tentative d’assassinat perpétrée contre l’inspecteur de Police sera sans doute un cas de plus.